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Commentary: Cantatas BWV 1-50 | Cantatas BWV 51-100 | Cantatas BWV 101-150 | Cantatas BWV 151-200 | Cantatas BWV 201-224 | Other Vocal Works BWV 225-524 | Sources |
Cantata BWV 110
Unser Mund sei voll Lachens
Commentary in French
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KANTATE ZUM 1. WEIHNACHSTAG |
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CONTENU |
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Avertissement |
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Cette notice en français dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui. Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach |
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BASSO [Jean-Sébastien Bach, vol. II, page 256]: « 25 décembre 1725 ; une 2e exécution vers 1728-1731 » SPITTA [Tome II, page 695] donne une date que la musicologie contemporaine a - presque - ratifiée: celle du 25 décembre 1724]. WHITTAKER: après 1734 SCHULZE: « La cantate BWV 110 aurait été exécutée à deux reprises le même jour, 25 décembre 1725, le matin à l’église Saint-Nicolas (l’église principale de Leipzig) et l’après-midi à l’église Saint-Thomas. Le lendemain, 26 décembre, deuxième jour de Noël, [mais dans ces lieux inversés] exécution de la cantate BWV 57 ». |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR Propriété de Carl Philip Emmanuel Bach, elle a figuré dans le Catalogue (dont 86 cantates sacrées) publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre: « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach » 20 feuillets, 40 pages in 4° - Couverture originale et titre manquent Suit une feuille avec un titre [autographe ?] : J. J Feria 1 Nativitatis Xsti. Concerto à 3 Trombe, Tamburi 3 Hautb. Basson 2 Violini e Viola, 4 Vocie Continuo. A la fin: Fine SDGl - Une autre couverture avec annotations du fils de Bach, Carl. Philipp Emmanuel Bach. Titre par un copiste [ ?] : Feria 1 / Nativitatis Christi / Unser Mund sey voll Lachens p. / à 4 Voc. 3 Trombe e Tamburi / 3 Hautbois / 2 Travers. 2 Violini / Viola / Basson / e / Continuo / di Sign : J. S. Bach BASSO [Jean-Sébastien Bach, vol. I, page 625]: « Spitta découvrit l’autographe - c’était en 1873 - de la cantate BWV 110… Filigrane [Spitta, II, page 695]: Un bouclier et deux épées entrecroisées. Type de papier utilisé par Bach à différentes époques de sa vie, de Cöthen à Leipzig. Renvoi à BWV 28 et BWV 32. PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN Mus. Ms. Bach St 92. Berlin, Deutsche Staatsbibliothek. Anciennement East Berlin, avant 1989 24 parties in 4°. Les parties « ripieni » seules sont autographes de Bach Différents filigranes dont une couronne et un couteau de chasseur. HERZ: « Copiste K4. Johann Andreas Kuhnau (à Leipzig du 7 février 1723 au 30 décembre 1725) JSB. Fragments autographes M: Christian Gottlob Meissner ÉDITIONS SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT. BG (Gesamtausgabe) Jg. XXIII, Notes pages XLVI à XLVIII Partition: pages 265-324. Avec cantates 101-110. Préface de W. Rust, mai-juin 1876 NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE. NBA. KANTATEN SERIE I/ BAND 2. KANTATEN ZUM 1. WEINACHTSTAG Bärenreiter Verlag BA 5007. 1957. Avec BWV 63, 197a, 91, 191 BWV 110. Pages 73-130. Kritischer Bericht / BA 5007 41. Johann Sebastian Bach / Neue Ausgabe/ Sämtlicher Werke / Série I – Band 2. Kantaten Zum I Weihnachstag. KB von Alfred Dürr. Bärenreiter Verlag Kassel – Basel – London 1957 BWV 110, pages 54-112. AUTRES ÉDITIONS Bärenreiter Verlag Kassel. Taschenpartitur (partition de poche). Présentation d’Alfred Dürr, 1959. C’est celle du coffret Harnoncourt/ Teldec Breitkopf & Härtel. Partition PB 2960. Chœur B 1937. Orgue et accompagnement (réalisation de M. Seiffert) OB 2630 Peters: Accompagnement et voix BCW: Partition Breitkopf & Härtel B 1937. Voix et accompagnement. 38 pages. Exemples musicaux |
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Premier jour de Noël (I. Weihnachtstag) |
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Texte attribué à Georg Christian Lehms (Liegnitz 1684 - Darmstadt, 15 mai 1717) dans son premier recueil de cantates publié en 1711 pour le service de la chapelle princière de Darmstadt: « Gottefälliges Kirchen-Opffer in einem gantzen Jahr-gang andächtiger Betrachtungen über die gewöhnlichen Sonn und Festag-Texte ». Selon Alberto Basso, ce premier recueil comporte deux parties ; le culte du matin -dont fait partie BWV 110 et celui du soir. |
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BASSO [Jean-Sébastien Bach, Vol. II, page 450]: « …cantate dotée d’une sinfonia d’ouverture tiré d’un allegro de concerto instrumental, comme cela s’est déjà produit dans quelques ouvrages de la troisième année: BWV 35, 49, 52, 146, 169 ». FINSCHER: « La structure même du texte explique la forme peu commune de la cantate, où les récitatifs font pratiquement défaut… [Effectivement une succession inédite de trois arias consécutives ; n° 4, 5 et 6] ». |
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NEUMANN: Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Trompete I-III, Pauken ; Querflôte I, II, Oboe I-III ; Streicher ; B.c ; (+ Fagott) |
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1] CHORSATZ. BWV 110/1 |
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UNSER MUND SEI VOLL LACHENS, UND UNSRE ZUNGE / VOLL RÜHMENS. DENN DER HERR HAT GROßES AN UNS GETAN. [Jean-Sébastien Bach, vol. II, page 410]; « …La première et la troisième sections (grave), à l’allure processionnelle et solennelle sur rythme saccadé, font office de prélude et de postlude au discours vocal développé dans la section fuguée (9/8) sur un texte que le poète Lehms a adapté du Psaume 123, 2-3. La structure « compacte » qu’avait cette page dans sa première version connut par la suite (à l’occasion de reprises en 1728-1731) une articulation différente, par le biais d’un fractionnement, en trois sections avec ripieno et deux sans ripieno, c'est-à-dire avec les soli et, dans le second cas, en confiant le discours à une voix de basse (mesures 128-146) soutenue par les seules cordes dans l’intention d’alléger le propos mais aussi de dégager plus nettement le message, la justification de la gloire que l’on doit rendre à Dieu (« car le Seigneur a fait pour nous de grandes choses »). BOMBA: « La cantate fut créée pour la fête de Noël 1725. Et puisqu’elle contient les pensées tournant autour de la naissance du roi qui va arriver, Bach l’ouvre par un magnifique mouvement orchestral sous forme de l’Ouverture qui était alors cultivée à la cour française. Entre l’introductionsolennelle grave et sa reprise, il insère le fugato du chœur dans lequel on entend réellement rire les différentes voix « Lachens », adaptées à la thématique du texte. Bach ne refit pas une nouvelle composition. Il la tira de l’Ouverture déjà composée (Suite en ré majeur, BWV 1069). Il avait déjà employé un procédé semblable lors de la fête de Pâques 1725 où il fit précéder « l’Oratorio de Pâques », BWV 249 de la parodie d’une œuvre instrumentale datant de Köthen. Il n’y avait également rien d’extraordinaire à ce que les cantates soient introduites par une « Sinfonie » instrumentale ; Bach pratiqua cette méthode dans ses premières cantates, ainsi que plus tard à Leipzig où il se servit surtout de mouvements concertant de Köthen. L’insertion d’un mouvement de chœur dans un morceau dont on peut facilement se représenter la virtuosité en la comparant aux deux autres morceaux, est plutôt inhabituelle. CANTAGREL [Le Moulin et la rivière, pages 294-295]: …en ajoutant le premier mouvement de la Suite n°4, Bach ne peut s’empêcher d’apporter une valeur ajoutée à son travail de transcription, allant toujours dans le sens d’une plus grande plénitude sonore et contrapuntique… et s’il maintient en sinfonia instrumentale le premier volet de son Ouverture, large mouvement à la française, il superpose à l’allegro suivant un grand mouvement choral fugué avant de conclure sur la péroraison lente, aux seuls instruments : nouvel avatar du genre du prélude et fugue, devenu ici prélude instrumental, fugue chorale et postlude instrumental ». DÜRR: « Le premier mouvement est une paraphrase du psaume 126, 2-3, où l’on peut lire, à propos de la libération espérée de la captivité de Babylone : Alors notre bouche sera remplie de rire et notre langue remplie de gloire. Alors on dira parmi les gentils ; le Seigneur a fait de grandes choses pour eux ? Le Seigneur a fait pour nous de grandes choses, c’est pourquoi nous sommes joyeux »… En composant cette cantate Bach a fait des emprunts à certaines œuvres antérieures ; c’est ainsi que le premier chœur utilise l’ouverture de la suite pour orchestre en ré majeur BWV 1069, dans laquelle il a inséré de magistrale façon les voix du chœur. La forme de l’ouverture à la française (lent – vif (fugue) – lent) est utilisée de manière à ce que les parties lentes encadrent la partie rapide du chœur comme une « sinfonia » instrumentale. Cette partie centrale, dans laquelle le « rire » est représenté de manière très imagée, est déjà fortement orientée dans le sens de l’alternance concertante des différents groupes instrumentaux ; Bach a renforcé ces effets en répartissant lors d’une exécution ultérieure les parties du chœur en « soli » et « ripieno ». NYS, Carl de /Manfred Schreier: « Le livret se réfère moins directement aux lectures du jour que dans la plupart des autres cantates ; c’est plutôt un hymne de louange, d’admiration et de reconnaissance devant la contemplation des grandes choses faites par Dieu. Le texte du premier chœur est emprunté au psautier (126, 2-3) et le cantor a dû beaucoup l’apprécier puisqu’il l’a traduit d’une manière musicalement très imagée : dans ce chœur très concertant (répartition entre le petit et un très grand chœur) il va jusqu’à peindre le rire sous forme d’onomatopées. On peut y relever de nombreux procédés caractéristiques de Bach, par exemple le changement de tempo à l’entrée du chœur, l’opposition du tempus perfectum et du tempus imperfectum montrant selon Schreier que lorsque les temps furent accomplis (« parfaits ») un évènement tout nouveau survint dans le monde. Et les grandes choses de que Dieu a faites sont déjà précisées musicalement par la ligne chromatique et le saut d’octave descendant dans la basse continue : l’abaissement du Seigneur ira jusqu’à la passion et à l’anéantissement dans la mort sur la croix… » PIRRO [J.-S. Bach, pages 164-165]: « Dans d’autres cantates, écrites assez vraisemblablement vers 1735, Bach transforme en grands chœurs des œuvres de musique instrumentale. C’est ainsi qu’il ajoute quatre voix à l’allégro de l’ouverture d’une Partita [Pirro n’utilise pas le terme « Suite »] d’orchestre en ré majeur, dans la cantate Unser Mund sei voll Lachens ». [L’Orchestration, page 237] : « …les superbes arpèges des trois trompettes, comme dans BWV 130/1, 120, 129, etc. » SCHWEITZER (J.-S. Bach, page 234]: « A plusieurs reprises, Bach figure le rire à l’aide d’un thème musical ; ainsi dans le grand chœur de la cantate BWV 110 » [Renvoi également à BWV 205/3 et BWV 166/5]. WIEGAND: « Forme musicale d’une ouverture française, la rapide partie fuguée médiane se déroulant sur les mots : Notre bouche est pleine de rires ». WHITTAKER: [The Cantatas of Johann Sebastian Bach, II, page 66]: « Pour la Sinfonia, instrumentation identique à BWV 1069 et ajout de deux flûtes traversières doublant parfois les hautbois I et II » [et modifications de détails] ». |
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2] ARIE TENOR. BWV 110/2 |
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IHR GEDANKEN UND IHR SINNEN, / SCHWINGET EUCH ANJETZT VON HINNEN! / STEIGET SCHLEUNIG HIMMELAN / UND BEDENKT, WAS GOTT GETAN ! / ER WIRD MENSCH UND DIES ALLEIN, / DAß WIR HIMMELSKINDER SEIN. |
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3] REZITATIV BAß. BWV 110/3 |
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DIR, HERR, IST NIEMAND GLEICH. / DU BIST GROß, UND DEIN NAME IST GROß UND KANNST’S MIT DER TAT BEWEISEN. |
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4] ARIE ALT. BWV 110/4 |
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ACH HERR, WAS IST EIN MENSCHEN-KIND, / DAß DU SEIN HEIL SO SCHMERZLICH SUCHEST ? / EIN WURM, DEN DU VERFLUCHEST, / WENN HÖLL UND SATAN UM IHM SIND ; / DOCH AUCH DEIN SOHN, DEN SEEL UND GEIST / AUS LIEBE SEINEN ERBEN HEIßT. [Wustmann. Variante: „wenn Seel und Geist“]. |
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5] ARIE (DUETT) SOPRAN, TENOR. BWV 110/5 |
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EHRE SEI GOTT IN DER HÖHE UND FRIEDE AUF ERDEN UND DEN MENSCHEN EIN WOHLGEFALLEN.Gloire à Dieu dans les cieux et paix sur la terre et [paix] contentement aux hommes… Lukas 2, 14 [PBJ 1536]. Citation littérale: « Gloire à Dieu au plus haut des cieux / et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ». Il s’agit d’une utilisation dérivée du Magnificat latin en mi bémol BWV 243a « Virga Jesse floruit ». La majeur (A-dur), 12/8, 51 mesures BG (Gesamtausgabe). Pages 313-316. Marqué « Largo » St. Lucas 2 V 14 NEUMANN: Duett. Sopran, Tenor, B.c. 51 mesures, A-Dur, 12/8. Partie vocale en trois sections avec ritournelle en forme ostinato SCHMIEDER: « Sopr., Ten. ; Org. ; Cont. Largo BASSO [Jean-Sébastien Bach, vol. II, pages 410-411]; « sobriété au plan instrumental (soutenu par le seul continuo adoptant non pas un texte madrigalesque mais un verset évangélique (Luc 2, 14) ; par analogie avec le Magnificat, Bach a utilisé dans cette page un morceau de sa première version de ce cantique (BWV 243a), le Virga Jesse floruit, quatrième et dernière interpolations dont cette version fit l’objet, et qui devait disparaître de la version définitive (BWV 243) ; et le mélisme qui, originellement, ornait le mot floruit s’adapte à présent parfaitement à Ehre ». BOMBA: « Le Cantique des anges, le « Gloria » en langue allemande, tiré pour mot de l’Évangile selon Luc. Bach emprunte tout simplement le « Virga Jesse floruit », une des phrases intermède du « Magnificat » en mi bémol majeur de 1723 [BWV 243a]. L’atmosphère de détente céleste que transportent ce mouvement et son contexte biblique se veut de donner aux hommes le signal du réveil… » DÜRR: « Dans la citation biblique, c’est encore la gloire de Dieu qui est chantée, mais cette fois par un texte se rapportant directement à l’histoire de Noël (Luc II, 14) … Un duo utilise l’une des pages intercalaires du Magnificat en mi bémol, le chœur « Virga Jesse floruit » ; les parties ont subi des modifications assez considérables pour être adaptées au texte nouveau. Mais le climat lyrique de cette musique reste remarquable ; le chant de louange des anges l’a emprunté à la partition antérieure FINSCHER: « Le duo se réfère à l’intermède « Virga Jesse floruit » du Magnificat (BWV 243a), double allusion au texte et à la parenté entre « Ehre sei Gott in der Höhe » de la cantate et « Magnificat animam meam ». NYS, Carl de / Manfred Schreier: « Le texte de ce duo est une reprise un peu développée de l’un des chœurs intercalaires du Magnificat en mi bémol créé deux ans plus tôt pour les Vêpres de Noël à St. Thomas, le chœur Virga Jesse floruit (la tige de Jessé a fleuri). L’opposition entre les deux voix élevées et la basse continue, tout comme le caractère orné et dansant de celle-ci symbolisant le « concert des anges ». SCHWEITZER [J.-S. Bach, page 130]: « … Nous nous trouvons ici en présence d’une transformation des plus curieuses: Bach a suspendu tout simplement un chœur à quatre voix entre les parties d’orchestre, sans presque rien y changer…Le Virga Jesse floruit, une strophe d’une hymne moitié latine, moitié allemande du Moyen âge, après le « Esurientes implevit ». WIEGAND: « Duo accompagné du continuo, dérivé du Magnificat latin BWV 243a/4, le « Virga Jesse floruit » BWV 243a ». |
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6] ARIE BAß. BWV 110/6 |
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WACHT AUF ! IHR ADERN UND IHR GLIEDER, / UND SINGT DERGLEICHEN FREUDENLIEDER, / DIE UNSERM GOTT GEFÄLLIG SEIN. / UND IHR, IHR ANDACHTS-VOLLEN SAITEN, / SOLLT IHM EIN SOLCHES LOB BEREITEN, / DABEI SICH HERZ UND GEIST ERFREUN.Réveillez-vous, veines et membres endormis, / Et chantez des chants d’allégresse / Qui plaisent à notre Dieu. / Et vous, cordes qui résonnez avec recueillement / Apprêtez-vous à lui rendre une telle louange / Que le cœur et l’esprit se réjouissent. Ré majeur (D-dur), 4/4, 86 mesures BG (Gesamtausgabe). Pages 317-323 NEUMANN: Hohe Trompete (concertante) ; Streicher (+ Oboe I, II und Oboe da caccia) ; B.c (+ Fagott) ; Baß. SCHMIEDER: « Basso ; Tromba I, Viol. I coll ‘Ob. I ; Viol. II coll’ Ob. II ; Vla coll’ Ob. da caccia ; Org. ; Cont. BASSO [Jean-Sébastien Bach, vol. II, pages 411]: « La dernière aria propose une sonorité semblable à celle du morceau d’ouverture, avec l’introduction d’une trompette en fonction dominante et une allure martiale ». [Note 2, 8e partie, chapitre IV, page 841 = Bj 1933 / Schering = voir ci-dessus à datation]. BOMBA: « Bach fait commencer l’air n° 5 [NB.: 6, en fait] par un motif en triples accords brisés ascendants, joué par la trompette solo et met ensuite presque tous les instruments à profit ; dès que le chanteur invite les « andachtsvollen Saiten – vous, cordes qui résonnez avec recueillement » à prendre part aux chants d’allégresse, on entend aussitôt les violons prendre leur envol – un morceau entraînant dont la thématique et le caractère prenant ont dû rester en mémoire des heureux auditeurs de Leipzig durant toute la fête de Noël ». BOYER: « … l’aria de basse, par son texte « Wachet auf » nous fait songer aux cantates eschatologiques telles que BWV 70 et 140. Mais cela doit nous paraître normal, la venue sur terre du Messie est un miroir de la Parousie finale, Bach y songera souvent » ? DÜRR: « L’aria exhorte l’assemblée chrétienne à chanter, elle aussi, des chants de joie ». « Avec cet aria on revient (après les parties centrales moins brillantes) à une orchestration brillante avec une trompette, les hautbois et les cordes. Des contradynamiques sont obtenus par les parties des trois hautbois qui doublent les cordes à certains endroits ; la partie de la trompette est très virtuose et fait appel à un interprète fort qualifié ; il est possible que Bach l’a écrite pour le « Stadtpfeifer » [musicien attaché à la ville de Leipzig] Gottfried Reiche ». FINSCHER: « Fanfares de trompettes, atmosphère typique de musique martiale se transforme en un appel à la chrétienté, qui doit s’éveiller à l’heureuse nouvelle de Noël ». NYS, Carl de / Manfred Schreier: « La trompette (dont le timbre soliste était aussi inhabituel que de nos jours dans une musique d’église) traduit l’appel à sortir du sommeil et à chanter la louange divine résumée dans l’alleluia du choral final… » PIRRO [l’Esthétique de Jean-Sébastien Bach, La direction des motifs, page 26]: «… il associe plusieurs fois le mot « aufwachen » avec un arpège ascendant (exemples BWV 20 et 134)… il procède de même dans la cantate BWV 110 + exemple musical BG XXIII, page 318). La formation rythmique des motifs, pages 118-119]: « …ce procédé est employé par Bach …pour représenter par des notes détachées, l’action de rire aux éclats (motifs entrecoupés)... sur l’alerte vocalise que Bach fait chanter sur le mot Lachens ». |
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7] CHORAL. BWV 110/7 |
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ALLELUJA ! ALLELUJA ! GELOBT SEI GOTT! / [ texte ajouté à celui de Georg Christian Lehms: SINGEN WIR ALL AUS UNSERS HERZENS GRUNDE. / DENN GOTT HAT HEUT GEMACHT SOLCH FREUD, / DER WIR VERGESSEN SOLLN ZU KEINER STUNDE. |
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BACH CANTATAS WEBSITE: [I] Discussions (I): 13 décembre 1999 et (II): 5 août 2007, menées par Aryeh Oron. AMG. Erikson, Erik. Commentary AMG BETHLEHEM. Commentary Notice très complète CROUCH, Simon : Commentary 1996-1998. ORON, Arieh: Discussions 1999. Discographie comparée AMBROSE, Z. Philip (University of Vermont): The new translation of cantata texts. Hänssler/ Rilling. Die Bach Kantate (62). 1992 Voir aussi le NET : Classics/faculty/bach/BWV BACH-JAHRBUCH 1908 - 1920 - 1922 - 1929 - 1932 - 1933 (Schering) - 1938. Bachfestbuch 1930. BJ 1978 S. 124, 133 BASSO, Alberto: Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino, 1979, Fayard. Vol. I (1984): pages 34, 39, 95, 157, 411, 413, 625 Vol. 2 (1985): pages 248, 253, 256, 406, 407, 409, 410-411, 449, 482, 604, 841, 862 BOMBA, Andreas: Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie [Vol. 35]. 1999 BOYER, Henri: Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 62, 232-233 : Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 351-352 BREITKOPF. Recueils Breitkopf n° 10: 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). B n° 57, 321, 359-360 Breitkopf n° 3765: 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. C n° 379-381 CANTAGREL, Gilles: Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach. Fayard 1998. Pages 294-295 : Tempéraments, Tonalités, Affects. Un exemple: si mineur. In Jean-Sébastien Bach. Ostinato rigore Revue internationale d’études musicales. N° 16. Jean Michel Place. 2001. Page 43 CHAILLEY, Jacques: Les chorals pour orgue de Jean-Sébastien Bach. A. Leduc 1974. Pages 250-252. Le cantique Wir Christenleut in BWV 612 et BWV 710 DÜRR, Alfred : Notice du disque Cantate 1961 : Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. 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Page 130 [5], 199, 234 SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 » Novello & Cy 1889 - 1951-1952. Trois volumes. Tome II, pages 684, 695.Tome III, page 78 NB.: Spitta n’a pas consacré (sauf erreur), de notice détaillée à cette cantate VAN WIJNEN, Dingeman: Notice des enregistrement Leusink / Bach Edition 2006. Volume IV. CD page 73 WIEGAND, Gunnar: Notice de l’enregistrement de Diego Fasolis (2007) WESTRUP, Jack. A., Sir: Bach Cantatas. BBC Publications. 1966-1975. Page 20 [1] WHITTAKER, W. Gillies: The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985 Volume I, pages 236, 660 - Volume II, pages 66-73, 99 WITOLD, Jean: D’où vient l’art de Bach ? Pierre Horay. 1957 WOLFF, Christoph: Notice de l’enregistrement de Ton Koopman. CD Erato et Challenge Classics" WUSTMANN, Rudolf: J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 9-10 ZWANG, Philippe et Gérard: Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 132, pages 215-216 Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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Les numéros 1…] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW). |
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Contributed by Claude Role (January 2008) |
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Last update: ýJanuary 10, 2008 ý12:23:43