
Recordings & Discussions
Introduction
Cantatas | Other Vocal Works
Instrumental Works
Arrangements & Transcriptions: Piano | Others
Performers: Vocal | Instrumental
General Topics | Articles
Bach & Other Composers
Books | Movies
Background Information
Lutheran Church Year | Readings
Texts & Translations
Scores | Music
References | Commentaries
BWV & BWV Anh Lists
Chorale Texts | Chorale Melodies
Guide to Bach Tour
Bach Festivals & Cantata Series
Arts & Memorabilia
Terms & Abbreviations
Short Biographies
Performers: A | B |
C | D | E |
F | G | H |
I | J | K |
L | M | N |
O | P | Q |
R | S | T |
U | V | W |
X | Y | Z
Poets & Composers: A | B |
C | D | E |
F | G | H |
I | J | K |
L | M | N |
O | P | Q |
R | S | T |
U | V | W |
X | Y | Z
Additional Information
Order of Discussion
Schedule of Concerts
Links to Other Sites
Search Works/Movements
Sitemap | What's New?
Copyright Notice
Join Bach Mailing Lists & Contribute
Search This Site
|
|
C.
Role. Janvier 2011
|
CANTATE BWV 48
ICH ELENDER MENSCH, WER WIRD MICH ERLÖSEN
Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?
KANTATE ZUM 19. SONNTAG NACH TRINITATIS
Cantate pour le dix-neuvième dimanche après la Trinité
Leipzig, 3 octobre 1723
|
AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables
ou difficilement accessibles aujourd’hui (2011). Le but est de
donner à lire un ensemble cohérent d’informations
et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un
panorama élargi et espéré parfois inédit
de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les
quelques interventions « CR » identifiées
par des parenthèses [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
(A)
= la majeur
(B)
= si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG
= Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig,
1851-1899). J. S. Bach
Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= ut majeur. (c) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur – (d) = ré mineur
(E)
= (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= fa
(G)
= Sol majeur. (g) = sol mineur
GB
= Grande Bretagne / Angleterre
(H)
= si
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
Ost
= Original Stimmen. Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.
DATATION BWV 48
Leipzig,
le 3 octobre 1723.
[Cantate
classée au début du 20e
siècle parmi les cantates « libres »,
conçues après 1734 (Spitta et Schweitzer), BWV 66,
108, 183, 128, 187, 17, 50 et 6. Alfred Dürr a depuis assigné
à la cantate, la date du 3 octobre 1723 dans le Jahrgang I, le
jour même où s’ouvre à Leipzig la grande
foire annuelle de la Saint Michel].
BRAATZ
[BCW] : Datation d’après le filigrane, ici celui de
Weimar, ce qui n’est pas vraiment significatif mais fait
envisager une réutilisation de la rame de papier par Bach avec
ses copistes à Leipzig, Kuhnau et Meissner.
HERZ :
Ancienne datation = vers 1732.
HIRSCH
: Classement CN 54 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). I. Jahrgang. Première année des
cantates de Leipzig.
Chronologie
(Alfred Dürr). 1723 : BWV 95 (12 septembre); BWV 148 (19
septembre); BWB 48 et 162 (10 octobre) et BWV 109 (17 octobre 1723).
NYS,
Carl de : «…C’est au début de ses fonctions
de cantor à Saint-Thomas de Leipzig que Bach composa cette
cantate créée le 3 octobre 1723, comme on a pu
l’établir récemment [écrit en 1969] à
partir du matériel et de la partition autographe conservés
à la Bibliothèque d’État de Berlin ».
SOURCES
BWV 48
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Mus.
ms P 109 B. Deutsche
Staatsbibliothek Berlin (ex Berlin Est). In 4°.
BGA.
Autographe à la Bibliothèque Royale de Berlin (1860).
Titre pris à la couverture de la partition autographe :
« Dominica :
19 post Trinit. | Ich elender Mensch, wer wird mich p. | a 4 Voci, 1
Corno, 2 Hautbois, 2 Violini, Viola col Continuo di Sign. J.S.
Bach. »
Deux
exemplaires des Violini I et II ; trois exemplaires du Continuo.
BRAATZ
[BCW] : «…Bien que Carl Philipp Emmanuel Bach fut
l’héritier de cette cantate à la mort de son
père, il est vraiment inhabituel qu’elle ne figure pas
dans la liste du catalogue de 86 cantates sacrées, catalogue
publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich
Schniebes sous le titre « Verzeichniss
des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl
Philipp Emanuel Bach ».
Sans doute y a-t-il eu mélange entre la page de titre de la
partition et les parties originales, pareillement dans la cantate BWV
169. Le premier propriétaire [connu] de celle-ci fut la
Singakademie de Berlin (au 19e
siècle) après acquisition par la Deutsch
Staatsbibliothek de Berlin où elle est toujours localisée
aujourd’hui. Elle a été restaurée le 21
février 1969.
Titre
autographe sur la partition et, en tête de la page-titre :
« J. J.
Concerto Doica 19 post Trinitatis. »
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St
53 Berlin.
Deutsche
Staatsbibliothek Berlin. 14 parties.
Johann
Andreas Kuhnau, copiste d’une partie sauf les doubles (d’un
anonyme). Christian Gottlob Meissner, copiste de 13 parties.
Corrections de Bach ; il n’est pas possible de déterminer
si toutes ont été corrigées par lui, exceptée
la basse figurée.
Soprano.
2. Alto. 3. Tenore. 4. Basso. 5. Clarino (Charles Terry, 1932 :
peut-être une tromba da tirarsi). 6.
Hautbois all unisono. 7. Violino 1mo. 8. Violino 1mo (double). 9.
Violino 2do. 10.
Violino 2do (double). 11. Viola. 12. Continuo (Partielle. Avec basse
figurée) partielle). 13. Continuo (double dont quelques
mouvements seulement avec la basse figurée. 14. Continuo
(transposé avec la basse figurée pour les mouvements 2,
5 et partiellement pour le 3e).
HERZ
: Copistes repérés: (K2)
= Johann Andreas Kuhnau (neveux ou petit-fils du cantor Johann
Kuhnau) à Leipzig à partir de février 1723 et
Christian Gottlob Meissner à Leipzig de 1723 à 1729.
Filigrane „ma“
petit format.
COPIE
XVIIIe
SIÈCLE
= ABSCHRIFTEN
18. Jh.
P
291 M.
Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz. Anciennement
à la Marburg Staatsbibliothek puis Berlin-Dahlem.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
AUSGABE
(BG)
BGA
Jg. X (10e
année). Pages
277 à 298. Préface de Wilhelm Rust (1860). Cantates BWV
41 à 50.
10e
année. 5e
volume des cantates. Pages XXIV et 277 à 298. Brève
notice de Wilhelm. Rust. Titre autographe sur la chemise renfermant
la cantate, précisions relatives à la « tromba »
et corrections signalées de Bach, sur l’autographe
[Partition
BG dans le coffret Teldec / Das
Kantatenwerk , volume
13. 1975].
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I/ BAND 24. KANTATEN ZUM 18 UND 19 SONNTAG NACH TRINITATIS
Bärenreiter
Verlag BA 5074. 1990. Matthias Wendt. 6
fac-similés.
Avec
les cantates BWV 96, 169, 5, 56 et Anhang 2.
BWV
48. Pages 107 à 132. Bl. 1r
der autographen Partitur. Deutsche Staatsbibliothek Berlin. Mus.
ms P 109. Beginn des satzes 1.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5074 41. 1990. Matthias Wendt.
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics.| Bach | Bärenreiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 9 | TP 1289. 2007.
Serie
I. Band 24. Kantaten zum 18 und 19 Sonntag nach Trinitatis.
Herausgegeben
: Matthias Wendt. 2007.
Faksimile
BWV 96, 169, 48, 5, 56.
BWV
48. Pages 105 à 132. Bärenreiter-Verlag. Kassel. 1990.
+
Preface NBA. I/24.
BCW.
Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition PB 2898. Orch et voix : révision
de Max Schneider. Réduction pour voix et piano par Max
Seiffert = OB 2132. Partition du chœur (Chorstimmen)
= ChB 1854.
2011
: Réduction chant et piano (24 pages) = EB 7048. Partition du
chœur (12 pages) = ChB 4548.
CARUS
: Aucune information sur les partitions disponibles exceptées
celles des vents. Carus CV 31.301/00. Bach
for Brass.
Cantates BWV 1 à 100.
KALMUS
STUDY SCORES. N° 819. Volume XV. New York 1968. Cantates BWV
47 à 50.
PETERS.
Réduction voix et piano.
PÉRICOPE
BWV 48
19e
dimanche après la Trinité.
MISSEL
ROMAIN (page 1016), les « 4 temps d’automne ».
De la confession et du pardon des péchés.
Épître
: Ephésiens 4, 22 à 28 [PBJ. 1730]. Justification par
l’Esprit. L’Homme nouveau « Paulinien » :
Manifestez le nouvel
homme créé selon Dieu…»
Évangile
: Matthieu 9, 1 à 8. [PBJ. 1466]. Guérison d’un
paralytique : Sachez
que le fils de l’Homme a le pouvoir sur la terre de remettre
les péchés.
E.K.G.
19. Sonntag nach Trinitatis.
Psaume
79 [PBJ. 876]. Lamentation sur la dévastation de Jérusalem
et de son Temple.
Épître
: Ephésiens 4, 22 à 28 [PBJ. 1730].
Évangile
: Matthieu 9, 1 à 8. [PBJ. 1466].
Lied :
EKG 227 : « Disons
maintenant les louanges du Seigneur ».
[Même
occurrence avec les cantates BWV 5 (15 octobre 1724) BWV 56 ( et XXIX
(Anhang 2, musique et texte perdus, cantate uniquement connue (selon
Werner Neumann) par une mention autographe au revers de la dernière
page du motet BWV 226.]
TEXTE
BWV 48
Auteur
inconnu avec des « emprunts » bibliques. Voir
les détails dans « Aperçu ».
[Bach
a traité également ces textes dans les cantates BWV 5
et 56].
1]
Auteur inconnu. Citation textuelle de l’Épître aux
romains 7, 24 [PBJ. 1678] + Citation du choral (instruments) :
mélodie Herr
Jesu Christ, du höchstes Gut
affecte au choral Herr
Jesu Christ,
ich schrei nach dich…
2]
Auteur anonyme.
3]
4e
strophe (texte et mélodie)» du cantique Ach
Gott und Herr… (James
Lyon date du 29 mai 1604) en 10 strophes, de Martin Rutilius (1551-†
Weimar 1618).
4]
Auteur anonyme.
5]
Auteur anonyme.
6]
Auteur inconnu.
7]
« Herr Jesu
Christ, einiger Trost,
douzième strophe du cantique
Herr Jesu
Christ, ich schrei zu dir.
cantique paru à
Freiberg en 1620 et attribué, sous réserve [Lyon, page
70], à Johann Caspar Trost.
FINSCHER
: «…Texte anonyme… nettement divisé en
plainte sur la nature peccable de l’homme et consolation tirée
du secours du Rédempteur ; au point de commande [?] du
contenu une strophe chorale est insérée dans le texte
poétique de la cantate. Bach a transposé le potentiel
affectif et imagé des paroles en une langue musicale qui vise,
bien davantage que dans la cantate BWV 47, à l’effet
immédiat et se présente par suite dans une facture plus
simple… La parole de Saint Paul que la cantate prend comme
point de départ est exposée en un mouvement choral dont
le contrepoint -marqué par un emphatique saut de sixième
et par un traitement mélodique en soupirs- devient de plus en
plus dense vers la conclusion ; le mouvement est articulé
par une ritournelle des cordes s’élevant comme une main
cherchant secours tandis que trompette et hautbois exposent en canon,
verset par verset, la mélodie chorale « Herr
Jesu Christ, ich schrei zu dich ».
HIRSCH
: …Texte classé « 2 » ce qui
donnerait une parenté avec les cantates BWV 136, 105, 69a, 77,
25, 109, 89 et 104.
NYS,
Carl de [Mazamet 1969] : «…On ne connaît pas
l’auteur du livret de cette œuvre directement inspirée
par les deux lectures de la liturgie de ce dimanche: un passage de
l’épître aux Éphésiens 4, 22 à
28 sur la justification par l’Esprit et l’Évangile
selon saint Matthieu 9, 1 à 8, relatant la guérison du
paralytique. Il est probable que Bach dont nous savons qu’il
collaborait étroitement avec le pasteur chargé de la
liturgie, a eu l’idée de mettre en tête du livret
le verset de l’épître aux Romains 7, 24, qui est
devenu le premier chœur et qui était sans doute le thème
de la prédication de ce jour : “Malheureux homme que je
suis, qui me délivrera de ce corps de mort?” Car c’est
aussi un thème cher à Bach, que nous connaissons bien,
celui de la mort libératrice, de la mort tant désirée
parce que, baignée dans une atmosphère très
“préromantique” de sol mineur: le premier chœur,
l’aria de ténor et le choral final sont écrits
dans cette tonalité. La structure est curieuse et on peut se
demander s’il ne s’agit pas de ces cantates que Bach
affectionnera plus tard, conçues en deux parties chargées
d’encadrer l’homélie après la lecture de
l’Évangile. La première serait alors constituée
par un chœur d’entrée, le récitatif d’alto
et le choral [3], la quatrième strophe du cantique “Ach
Gott und Herr”
de Martin Rutilius imprimé en 1604. La seconde partie
comprendrait les deux arias encadrant un récitatif et suivies
du choral final. Le verset de l’Épître aux romains
est traduit musicalement par une mélodie très originale
et chromatique; mais elle prend toute sa valeur lorsqu’on
relève dans la partie instrumentale la mélodie d’un
choral que les fidèles de Saint-Thomas connaissaient bien :
“Was Gott tut,
das ist wohlgetan ».
SCHREIER
: [exemple remarquable de notice !] : « L’intérêt
des textes dont Bach s’est servi pour composer ses cantates
réside dans leur arrière-fond théologique. Il
est probable, et on peut d’ailleurs le vérifier, que les
corrections que Bach a apportées à certains textes que
nous connaissons par ailleurs, que le musicien a collationné
ses textes en fonction de ses propres vues théologiques,
fortement influencées par le luthéranisme orthodoxe. Il
semble donc que la bibliothèque de Bach, dont nous connaissons
bien le contenu par de la tradition théologique et
linguistique… qui le relevé détaillé de
ce qu’il a laissé au moment de sa mort, et qui
représente un courant très complet de la pensée
théologique depuis l’époque de Luther, il semble
donc que cette bibliothèque soit la bonne source pour l’étude
des textes de cantates de Bach au point de vue de la tradition
théologique et linguistique. [Suivent les noms de Luther,
Johann Gerhard, Johan Anrdt, Nikolaus Stenger, Valentin Löscher,
Johan Olearius, Abraham Calovisius, Auguste Pfeiffer, Martin
Schamellius].
L’évangile
dominical qui est à la base de la cantate étudiée
[BWV 48] et les « lieux dogmatiques » qui
peuvent en être déduits, constituent le point de départ
pour l’identification de citations théologiques et
littéraires qui situent le livret de la cantate à un
endroit bien précis de la tradition. Cette insertion
constituait pour le compositeur le moyen de créer des
associations musico-théologiques ; ces associations sont
aussi importantes pour la compréhension des œuvres par
l’auditeur d’aujourd’hui que le sont par exemple
les circonstances historiques dans lesquelles se situent les œuvres
du classicisme viennois ou de l’Ecole viennoise du XXe
siècle ». [Suivent les citations de textes de
prédications de Martin Luther pour le 19e
dimanche après la Trinité (1526, 1544, 1522, 1529),
Johann Gerhard, postille de l’année 1613. August
Pfeiffer, 1710, Johann Arndt, 1735 ».
SCHULZE
: «…Le texte de la cantate interprète la guérison
[objet de l’Évangile du jour) dans le sens traditionnel,
soit en voyant la maladie comme un péché et la guérison
comme la rédemption, Le conflit entre l’esprit et la
chair [dans 1] auquel la citation (Romains) fait allusion prend comme
thème central l’auto-accusation du premier récitatif
[2]. A l’intensification intellectuelle qui peut être
perçue à la fin, qui se réfère à
l’affirmation du début et rappelle le calice amer de la
croix, répond non pas un aria -ce qui aurait été
habituel- mais un choral [3] ».
GÉNÉRALITÉS
BWV 48
LEMAÎTRE
: «…Sentiment de la mort et consolation apportée
par le Christ donnent à cette cantate une coloration en
demi-teintes ».
[Pas
de vraie structure générale remarquable, [4] pouvant,
peut-être, servir d’axe. Tonalité instable et
inquiète du sol mineur].
SCHREIER
: «…Les interprétations du texte ou
l’interprétation théologique par des symboles est
supprimée par une immanence musicale très stricte.
C’est une volonté d’unification de la musique, de
l’intelligibilité de la pensée musicale, qui se
dépasse pour suggérer ce que Webern appelle « la
voix pour composer avec 12 sons reliés entre eux »…
Bach n’a plus besoin de symbole pour interpréter le
texte, il reprend simplement une réalité musicale. La
structure formelle confirme la chose. Les chiffres des mesures, qui
contiennent habituellement des indication de symbolisme numérique,
notamment concernant les psaumes, ont ici une vie arithmétiquement
indépendante : la qualité des rapports numériques
est perçue comme telle, en elle-même, par le musicien de
cette époque ».
DISTRIBUTION BWV 48
NEUMANN.
Solo Alt, Tenor. – Chor. Trompete ; Oboe I-II ;
Streicher ; B.c.
SCHMIEDER.
Soli: Alto, Tenor. Chor: S, A, T, B. Instrumente: Oboe solo ;
Oboe I, II; Tromba; Viol. I, Viol. II; Vla ; Cont. Cantus firmus
in Tromba und Ob. I, II.
HARNONCOURT
[remarques
sur l’exécution]
: «…La distribution de la partie de « tromba »
pose de nouveau des problèmes considérables. L’état
des sources est déjà extrêmement embrouillé.
Sur la couverture autographe figure la mention « corno »,
dans la partition. Ni la partie de l’instrument ni la partition
ne contiennent d’armure… le vocable de « tromba »
inclut toutes sortes de trompettes naturelles et à coulisse ;
« clarino » est essentiellement une désignation
de tessiture… il ne peut donc s’agir que d’une
trompette à coulisse exceptionnellement aiguë
(clarino) ».
[Le
Dialogue musical. page
89] : «… dans la cantate 48, la partition originale
requiert une « tromba »,
la partie originale un « clarino »,
et le titre autographe de la couverture un « corno » :
trois désignations différentes de Bach lui-même
pour le même instrument ! Les considérations
musicales montrent qu’il doit s’agir d’une
trompette à coulisse, car les notes que comporte la partie ne
sont jouables sur aucun instrument naturel (trompette ou cor).
Manifestement, tromba,
même sans la précision da
tirarsi pouvait
désigner une trompette à coulisse ; clarino
signifie… non pas un instrument, mais le registre de
l’instrument… clarino
peut désigner aussi l’instrumentiste qui joue dans ce
registre, c’est à dire le premier trompette, lequel, en
l’absence d’autres précisions, peut même
jouer d’un autre instrument, tel que le violon (cantates BWV 31
et 43, par exemple, dans les chorals finals). Corno,
enfin, était sans doute un terme général pour un
grand nombre d’instruments à vent, sans plus de
précision…»
APERÇU
BWV 48
1]
CHORALCHORSATZ. BWV 48/1
ICH
ELENDER MENSCH,
WER WIRD MICH ERLÖSEN VOM LEIBE
DIESES TODES ?
Misérable
que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?
Citation
textuelle : Épître aux romains 7, 24 [PBJ. 1678] :
« Malheureux
homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui me
voue à la mort… »
C’est peut-être le thème de la prédication
du jour (Carl de Nys).
Citation
instrumentale (trompette et hautbois) de la mélodie Herr
Jesu Christ, du höchstes Gut
du choral Herr Jesu
Christ, ich schrei nach
dich que l’on
retrouve dans les cantates BWV 113/1, 131/2, 166/3 et 168/6.
Renvoi
à EKG 167 : Gorlitz 1587 / Dresden 1593, de Bartholomäus
Ringwalt,1588. Bach a pu connaître la version du recueil de
Gotha 1715. Le
renvoi au psaume 39 (Prière pour une juste connaissance de la
mort) proposé par James Lyon, ne paraît pas clairement
en rapport avec le texte de ce cantique.
Sol
mineur (g-moll), 138 mesures, 3/4
BGA.
Jg. X. Pages 277 à 285. | Épître
aux Romains, chapitre 7, verset 24.
| Tromba. | Oboe I. II. | Violino I. | Violino II. | Viola. |
Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Prélude instrumental - Parties vocales encastrées.
Cantus firmus instrumental en canon à la quarte inférieure
= choral. Structures AB - AB - C.D.E. - conclusion.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach] : «…Sur
la structure contrapuntique développée par le chœur,
Bach greffe la mélodie du choral confiée en canon, à
la quarte inférieure, à une trompette et à deux
hautbois à l’unisson. Le sentiment de la mort plane sur
toute la cantate, qui garde tout du long des teintes délicates
et plaintives, mais aussi celui d’une poignante douceur
traduisant le réconfort qu’apporte le Christ ».
BOMBA
: «…Dans la cantate BWV 48, il semble que Bach voudrait
répondre dans une certaine direction, dès le premier
instant, à la question posée dans la lettre aux
Romains. C’est ainsi que l’on peut comprendre la
composition singulière du chœur d’introduction. Il
est divisé en trois niveaux musicaux. Tout d’abord, ce
sont les violons qui commencent. Bach développe le matériel
musical de leur mouvement en partant d’un mouvement mélodique
ascendant et d’un saut de sixte qui retombe sous le point de
départ du mouvement ascendant et forme une sorte
d’appoggiature pour marquer le point final et le point
principal du thème. Cette idée musicale réapparaît
toujours un peu modifiée et forme le prélude, focalisé
en douze mesures. A présent le chœur vient s’y
joindre. Lui aussi commence avec une sixte, l’intervalle
augmente cependant. Chaque attaque nouvelle est chantée par
une autre voix, le tout est élaboré de manière
extrêmement différenciée en contrepoint. Une
mélodie de choral vient se joindre au troisième niveau,
jouée en un canon de trompette et de deux hautbois. Cette
mélodie a été chantée à Leipzig
sur deux cantiques à la fois « Herr
Jesu Christ,
ich schrei nach dich »
-Bach place la douzième strophe de ce cantique à la fin
de la cantate pour l’encadrer- et dans [1] : Herr
Jesu Christ, du höchstes
Gut » …»
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach]
: «…Élaboration de choral sur mélodie
(MDC) 042 de type V (Choral confié aux instruments) ; ici
le cantus firmus (trompette ou hautbois)… opposition entre la
plainte du chœur (un intervalle de sixte ascendante) :
« moi,
homme misérable »
et le cantus firmus confié à, la trompette et énonçant
la mélodie pénitentielle « Herr
Jesu Christ, du höchstes Gut ».
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, page
68] : «…La
cantate expose aux quatre parties vocales une technique
contrapuntique serrée tandis que la trompette et le hautbois
entonnent immédiatement une mélodie de chorale liée
à la pénitence (MDC 042)… mélodie
également funèbre (la relation péché/mort)
étant évidente… Ici la mélodie de choral
aux instruments est une réponse directe aux craintes du
chœur…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
: «…poignant
lamento qui ouvre la cantate, mouvement continu d’une sinfonia
pour cordes et continuo, toute en motifs de soupirs, en tensions
harmoniques, en chromatismes douloureux, en respirations haletantes…
Les quatre voix, procédant en imitations sur une thématique
différente… interviennent pour répéter
sans cesse les mots de Paul…. Mais le rôle le plus
important revient à la trompette qui énonce, bien
séparées, les sept périodes du choral « Herr
Jesu Christ,
ich schrei nach dich »,
mélodie du XVIe
siècle sur laquelle se chantent plusieurs cantiques…
Les deux hautbois à l’unisson lui répondent en
canon à la quarte inférieure…»
FINSCHER
: «…La parole de Saint Paul que la cantate prend comme
point de départ est exposée en un mouvement choral dont
le contrepoint -marqué par un emphatique saut de sixième
et par un traitement mélodique en soupirs- devient de plus en
plus dense vers la conclusion ; le mouvement est articulé
par une ritournelle des cordes s’élevant comme une main
cherchant secours tandis que trompette et hautbois exposent en canon,
verset par verset, la mélodie chorale « Herr
Jesu Christ, ich schrei zu dich »
GARDINER :
« Chœur pensé tel un menuet lent au parfum
d’un poème symphonique pré-romantique… Les
12 mesures du prélude orchestral initial proposent une
formulation sans parole du cri d’angoisse de Paul… elles
donnent sa structure au mouvement tout entier en reliant ses diverses
interjections vocales… Sopranos et altos commencent un canon
strict… Bach superpose simultanément un second canon
pour trompette et deux hautbois… plus l’hymne de Johann
Heermann [Plus souvent est citée la mélodie du cantique
Herr Jesu Christ, du
höchstes Gut »
de Bartholomäus Ringwalt ?] riche en connotations de
réconfort associé par le Dresdner
Gesangbuch de
1725-1736 à ce même dimanche » [le 19e
après la Trinité].
HALBREICH
: «…Le choral est exceptionnellement exposé en
canon à la quarte inférieure à la trompette et
au hautbois, voix et cordes conservant chacune leur thématique
indépendante. Ce morceau au rythme obsédant, à
la démarche tonale tourmentée et instable, d’une
âpre grandeur dans l’expression de l’inquiétude,
constitue une prière anxieuse pour le salut de l’âme »… Chœur
initial émaillé de dissonances douloureuses, un tempo
lourd, traînant, haché… comme accablé sous
le poids du péché ».
HIRSCH
[Symbolisme numérique] : La somme numérique de « Ich
elender Mensch »
donne 139, le chœur a 138 mesures.
:
« Le thème instrumental est de 48-49 notes = 7 x 7
= 49 (le pardon). Le thème vocal est de 29 notes = J.S.B. (9 +
18 + 2) mais aussi S.D.G (Soli
Deo Gloria 18 + 4 + 7.
La ritournelle instrumentale donnée à cinq reprises…
LEMAÎTRE
: «…Dans le premier chœur (3/4, sol mineur), le
librettiste inconnu se réfère à Saint Paul et
cite le 24e
verset de l’épître aux Romains… Sur le
contrepoint développé par les voix, la trompette et les
deux hautbois à l’unisson traitent la mélodie du
choral Herr Jesu
Christ, du höchstes Gut
en canon à la quarte. Par ce biais, Bach réalise une
double anticipation car ce thème est connu le support du
cantique Herr Jesu
Christ, ich schrei zu dir.
Non seulement il évoque le verset suivant de Saint Paul qui
fait allusion au réconfort salvateur du Christ, mais il
établit un lien thématique et textuel avec le dernier
numéro de l’œuvre qui expose la douzième
strophe de ce dernier cantique paru à Freiberg en 1620 ».
MACIA
[Collectif] : «…rythme de lamentation, orchestre
triste, invocations sans fin du chœur qui procèdent par
imitation à 2 ou 4 voix et se déroulent dans une
atmosphère lugubre en sol mineur… Dans le même
temps retentit à la trompette et au hautbois… la
mélodie du choral Herr
Jesu Christ,
ich schrei zu dir…
Les fidèles devaient bien connaître la signification de
ce cantique : ainsi, tout en laissant s’exprimer la
désolation du mortel, Bach semble affirmer qu’appeler
Dieu à son secours apportera sans doute le salut. Voici un
exemple typique de l’utilisation pédagogique d’une
mélodie de choral…»
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach -
Les formes,
page 325] : «…Trompette et hautbois se renvoient en
canon les fragments du choral. Tout le premier chœur est dominé
par cette figure, doublement allégorique. Les voix chantent :
« Qui me
délivrera, moi, homme
misérable, de ce
corps de mort ? »
L’enchaînement rigoureux des phrases du cantique,
présentées en canon, éveille des idées de
sujétion, de dépendance absolue… La mélodie
du choral évoque le souvenir des paroles absentes mais connues
de chaque fidèle : « Seigneur Jésus-Christ,
bien suprême, source de toute grâce, vois comme je suis
accablé de douleur en mon âme.
[Musique
instrumentale, page
370] : L’idée d’une stricte obligation, par la
forme contrainte du canon… pour rendre plus vif le désir
de la délivrance ».
[J.-S.
Bach, pages 168/169] :
« Le premier chœur est fondé sur le thème
du choral. Ce chœur tient à la fois du motet purement
vocal et du prélude au choral écrit pour l’orgue.
Par la disposition des voix que les instruments ne font que soutenir,
il se rapporte à la première forme tandis que le
procédé suivant lequel chacun des fragments de la
mélodie exposée est annoncé par des entrées
des voix en « imitations » le rattache à
la seconde.. Le chant inflexible du choral gouverne ainsi, dès
le seuil, l’œuvre que Bach lui a consacré. Mais,
comme si l’essor des voix avait besoin, pour s’élancer,
d’une base aussi ferme, elles montent avec une liberté
surprenante. Le soprano s’épanouit progressivement,
arrache pour ainsi dire les autres parties à l’obsession
de la mélodie imposée et les entraîne, préparant
un superbe déploiement de sonorités vocales dont la
splendeur soudaine va illuminer tout le chaos de plaintes que le
texte du choral a évoquées jusque-là ».
SCHREIER
: «…La facture de cette page est inhabituelle, en
particulier la citation de la mélodie du choral dans la
trompette et le hautbois (ces deux instruments font un canon à
la quarte inférieure) ; la mélodie du choral n’est
pas reprise dans les parties chantées. La structure du choral
dont les lignes interviennent dans les développements des
parties vocales (les deux premières lignes du choral sont
reprises une fois encore, sous forme de coda- a directement influencé
la forme de ce mouvement). La structure de la mélodie du
choral c’est (ab) (ab (cde)… l’apparente mosaïque
arbitraire constituée par l’orchestre et les chœurs
se révèle être en réalité une unité
profonde… La mélodie du cantique révèle
de nombreuses interdépendances à l’intérieur
même de sa structure… Au début du deuxième
développement des parties vocales on trouve dans la basse le
mouvement en écrevisse des notes b-a-c-h (si bémol-la-do-si),
motif chromatique…» … L’important dans
cette cantate, c’est la voix conductrice (Hauptstimme), la
partie conductrice. Le matériau musical du prélude est
d’un caractère fortement mélodique qui se répète
à travers toute la pièce, littéralement ou sous
une forme transposée ou partielle, répartie dans les
voix et les instruments. Parenté étroite de ces
différents éléments chorals. L’interprétation
théologique par des symboles est supprimée à
cause d’une immanence musicale très stricte.
Renversements, démarche en écrevisse, notamment à
la basse, mesure 30, effet d’enharmonie ».
[extrait
de 3]: « Dans le premier chœur on peut se poser la
question de savoir si les techniques musicales de la variation, du
renversement, de l’écrevisse, etc. ont été
suggérées par le choral ou si c’est l’inverse
qui s’est produit. Il parait vraisemblable que c’est
l’intervalle de demi-ton, symbole du plus grand éloignement
de l’ordre, de la misère, qui a été la
raison de l’association des deux chorals… suite dans
[3].
SCHULZE
: «…Dans la composition de Bach, la lamentation
éloquente renfermée dans l’affirmation du Nouveau
Testament prend une forme inhabituelle, vraiment unique : au
sein d’un mouvement instrumental dominé par la
lamentation et les motifs de soupir, les parties vocales
s’abandonnent à des invocations qui semblent sans fin,
alternant d’abord entre une écriture à deux et
quatre voix, puis exclusivement à quatre voix. On trouve
partout des imitations et une émulation canonique : elles
montrent clairement la signification et la pertinence universelle de
la question de lamentation. Ces évènements musicaux
sont commentés par une mélodie de choral présentée
instrumentalement, ligne par ligne. La chanson du 16e
siècle « Wenn
mein Stündlein vorhanden ist »
est énoncée par la trompette et imitée par les
hautbois à la distance d’une ou deux mesures, chaque
fois une quarte plus bas. La multiplicité d’inférence
[?] textuelle occasionnée par cette citation musicale associe
l’affirmation à l’épître avec une
strophe de choral qui doit être entendue dans nos pensées
-soit à partir de la vieille chanson Herr
Jesu Christ, ich schrei zu dir »,
l’une des « Kreuz
und Trostliedern-
Chanson de la Croix et de consolation » insérée
à la fin du livret de la cantate ».
SCHWEITZER
[J.S. Bach,
tome 2, page 258] : « Le thème des violons est
destiné à illustrer la douloureuse question posée
dans le premier chœur de la cantate [BWV 48] où
l’accompagnement de l’orchestre est construit sur un
thème globalement similaire à celui de la cantate BWV
89 « Was
soll ich aus dir machen, Ephräim ? »
[une autre question !] … [pages 341/342] : « Bach
écrivit la cantate [BWV 48] pour le 19e
dimanche après la Trinité (Matthieu 9, 1 à 9)
dans lequel Jésus guéris le paralytique et lui pardonne
ses péchés. Tandis que le chœur chante les
paroles remplies de désespoir de « Romains,
chapitre 7 » donnant son titre à la cantate,
l’accompagnement instrumental ne cesse de répéter
inlassablement la douloureuse question [+ Exemple musical], pendant
que trompettes et hautbois jouent en canon le choral « Herr
Jesu Christ,
ich schrei zu dir ».
WHITTAKER
[volume 2, page 299] : «…Le violon I est employé
la plupart du temps dans la figure interrogative ; le violon II
et la Vla. accompagnent simplement les deux thèmes du choral
joué sans les paroles (le thème principal et son contre
sujet), tous ces instruments indépendamment de la ligne vocal,
avec un canon entre la tromba et les deux hautbois à l’unisson
et gagnant en intensité…»
WIJNEN :
«…ce chœur exprime la peine infinie devant le
« corps de la mort ». Ce « Leib
des Todes »
s’enfonce sur une note grave tandis que les violons jouent une
mélodie remplie de nostalgie et que la trompette double la
ligne du choral… Les entrées du choral sont exposées
avec une parfaite irrégularité, comme pour ajouter
encore au désarroi de la musique…»
2]
REZITATIV ALT. BWV 48/2
O
SCHMERZ,
O ELEND,
SO MICH TRIFFT, / INDEM
DER SÜNDEN
GIFT
/ BEI
MIR IN BRUST
UND ADERN
WÜTET ; / DIE
WELT
WIRD MIR EIN SIECH
UND STERBEHAUS,
/ DER
LEIB
MUß SEINE PLAGEN
/ BIS
ZU DEM GRABE
MIT SICH TRAGEN. / ALLEIN
DIE SEELE
FÜHLET DAS STÄRKSTE
GIFT,[variante :
den
stärksten Gift]
/ DAMIT
SIE ANGESTECKET ; / DRUM,
WENN DER SCHMERZ
DEN LEIB
DES TODES
TRIFFT, / WENN
IHR DER KREUZKELCH
BITTER SCHMECKET, / SO
TREIBT ER IHR EIN BRÜNSTIG
SEUFZEN
AUS.
O
souffrance, ô détresse qui m’accable, / tandis que
le poison des péchés / fait ses ravages dans ma
poitrine et dans mes veines : / le monde m’apparaît
tel un hospice et une maison mortuaire, / le corps doit porter le
fardeau de ses plaies / jusqu’à la tombe. / Cependant
c’est l’âme que corrompt le plus violent poison /
dont elle est infectée ; / Voilà pourquoi la
souffrance lui arrache un soupir de ferveur / lorsqu’elle
accable le corps de la mort / et que le calice de la croix lui
dispense son amère saveur.
Auteur
inconnu.
Mi
bémol majeur (Es-Dur) - Si bémol majeur (B-Dur), 16
mesures, 4/4
BGA.
Jg. X. Pages 286/287. RECITATIVO. | Violino I. | Violino II. |
Viola. | Alto. | Continuo.
NEUMANN.
Récit accompagné. Alt, Sreicher, B.c.
BOMBA
: «…Il [Bach] habille d’un son de cordes
s’éloignant le récitatif qui parle, après
tout, de poison, de calamités, de calice de la croix amer et
de soupir de ferveur ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
: «…Arioso
davantage que récitatif… traversé de modulations
lointaines et de rudes dissonances…»
FINSCHER
: «…Accompagnato extrêmement expressif ».
GARDINER :
« Sombre récitatif pour alto… harmonies
chromatiques instables et tonalité allant de mi bémol à
si bémol… présence soudaine de dièses
qui, dans le symbolisme luthérien représentent la Croix
(Kreuz)…»
HALBREICH
: «…Récitatif pour contralto où Bach se
surpasse une fois encore en fait d’harmonies et de modulations
hardies et pathétiques ».
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach - La formation des motifs,
page 63] : «…Abattement, amertume, détresse
irrémédiable. Trouble de la tonalité et conflit
dans l’harmonie font le pathétique de cette déclamation
tourmentée [BGA. 48, page 286]. Déclamation tourmentée.
Voir les cantates BWV 78/5 et 47/3 (+ exemples musicaux).
[La
traduction du texte,
page 265] : « …Bach isole de même dans les
récits, les mots qui préviennent d’une
transformation d’idée qui vient d’être
énoncée ici le mot « allein ».
Voir BGA. 48, page 286.
[Les
formes, page 286] :
Nous voyons dans ce récitatif, une de ces surprises de
modulation que Mattheson conseille au compositeur de préméditer
avec une habileté cachée. Le début de ce
récitatif n’est qu’une longue lamentation sur la
misère de la vie en ce monde, sur les ravages que fait le
« poison du péché »…
Aussi, quand la douleur atteint ce corps de mort, si le calice des
douleurs lui semble amer, l’âme soupire profondément
[+ exemple musical BGA. 48, page 286]… l’accompagnement
instrumental reste ici d’une grande sobriété, et
cette simplicité rend plus apparent encore l’audacieux
enchaînement des accords. Voir aussi la cantate BWV 78/3.
[Conclusion, page 452] : Le poison du péché :
Opposition à la basse apaisante les gémissements de
l’orchestre ; trouvailles de modulation, chocs d’harmonie.
Modulations extrêmes entre le sol mineur [1] et le mi bémol
majeur ».
PIRRO
[J.-S. Bach,
pages 170] : «…Un miséricordieux récitatif
sert de contrepartie à [1]. Bach écrit une sorte
d’arioso, où se succèdent des phrases musicales
organisées et des passages simplement déclamés ».
SCHREIER
: «…Cette page est caractérisée par la
dissonance, le désordre harmonique. Il semble que les quatre
parties de cordes soient nécessaires pour que l’auditeur
puisse percevoir le plan très compliqué des modulations
de cette page. La modulation la plus extrême est celle entre
les accords de si bémol mineur et mi majeur sur le texte
« mais l’âme sent le poison le plus fort dont
elle est contaminée ». Les 22 notes de la basse
comportent sept accords de septième diminuée (1 « Gift
bei mir in Brust und Adern »
- 2) Plagen
- 3) Grabe
- 4) fühlet das
stärkste - 5)
Schmerz -
6) Krezukelch -
7) brünstig),
les 2, 4e
et 5e
sont d’ailleurs développés en dissonance. Il est
naturel que la voix, la partie chantée, ne peut utiliser que
des intervalles compliqués et dissonants sur un pareil fond
sonore... le moyen musical le plus inhabituel employé dans
toute cette page « le poison le plus violent »,
comme dit le texte, c’est l’enharmonie : sol bémol
- la bémol - si bémol -do bémol - la bémol
- sol dièse - fa dièse. Cet endroit est remarquable à
un autre point de vue. Les mots du texte « le poison le
plus fort » (das
stärkste Gift) ne
formulent pas seulement une donnée théologique mais
encore une réalité musicale. Cette association n’est
certainement pas accidentelle si l’on songe aux exigences
formulées à l’endroit des livrets de cantates :
on demandait aux auteurs d’offrir des occasions de ce genre
d’association au musicien…. On peut se demander si ce
n’est pas Bach lui-même qui a écrit ce texte…
Le matériau mélodique de cette page, plus précisément
la partie des cordes qui permet de saisir la marche harmonique révèle
des contours très nettement régulier… la
conduite de la basse continue est également remplie de
dissonances ; ce sont surtout les tritons qui dérangent
la fonction ordonnatrice de la basse continue ».
WIJNEN :
« Récitatif d’alto caractérisé par
d’étonnants sauts mélodiques, sensés
exprimer graphiquement le mot « Schmerz
- douleur ».
3]
CHORAL. BWV 48/3
SOLL’S
JA SO SEIN, / DAß
STRAF
UND PEIN
/ AUF
SÜNDE
[Variante : comme B.G. et Leipzig 1682 : „Sünden“]
FOLGEN MÜSSEN, / SO
FAHR HIER FORT / UND
SCHONE DORT / UND
LAß MICH HIER WOHL BÜßEN.
Puisqu’il
est écrit / que le châtiment et les tourments /
succèdent inéluctablement aux péchés, /
quitte donc notre monde, / sois indulgent dans l’au-delà
/ et laisse-moi faire vraie pénitence ici-bas.
Quatrième
strophe du cantique (1604) Ach
Gott und Herr wie
groß und schwer
en 10 strophes (de six vers chacune) de Martin Rutilius (1551 †
Weimar 1618) daté (Lyon) du 29 mai 1604., Ach
Gott und Herr… ou
Johann Major (1613) selon Francis Browne [BCW],
Mélodie
d’un anonyme. Francis Browne [BCW] et Henri Boyer donne comme
origine le recueil As
hymnodus sacer
(Leipzig, 1625) et James Lyon avance le nom de Johann Gottfried
Walther).
[BCW :
Choral Melody] : Plusieurs versions dont celle paru dans le
« Colmariches
Gesangbuch ».
Enfin une autre éditée à Gotha en 1715 a été
peut-être connue par Bach dans le livre de chant utilisé
à Leipzig.
La
mélodie se trouve également dans l’œuvre de
Johann Hermann Schein (1627); Samuel Scheidt (SSWV 524 (1650), SSWV
236. Buxtehude BUXWV 177 ; Johann Schelle (cantate) ;
Christian Andreas Schulze (cantate) ; Andreas Nikolaus Vetter
(prélude pour orgue) ; Christoph Graupner (cantate,
1711) ; Georg Friedrich Kauffmann (choral prélude pour
orgue, 1733). Johann Gottfried Walter (choral prélude pour
orgue). Gustav Flügel (1812-1900) (choral pour orgue), etc.
EKG
168 donne : Leipzig 1625 et Freiberg (Saxe) 1656. / Martin Rutilius
(1604) oder (ou et) Johannes Major (1613).
Renvoi
au choral BWV 255 (ut majeur. (James Lyon, mélodie 112, page
269, Freiberg 1655).
Renvoi
aux chorals (Kirnberger) BWV 692, 692a, 693 et choral BWV 714.
Si
bémol majeur (B-Dur), 10 mesures, C
BG.
Jg. X. Pages 288. CHORAL. | Soprano. / Tromba, Oboe I. II., Violino
I. col Soprano. | Alto. / Violino II. coll‘ Alto. | Tenore. /
Viola col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Trompete, Oboe, Streicher, B.c.
BOMBA
: «…Les deux airs [3 et 5] doivent plutôt
illustrer le caractère dansant, scrupuleux plutôt que
les « membres pécheurs de Sodome ». Vu
ainsi, l’alternance constante entre les mesures en 3/4 et en
3/2 de rapport hémiole dans le numéro [6] pourrait être
ressentie comme une sorte de prise de conscience rythmique de la
certitude de la foi : Jésus peut « rendre à
la vie les morts ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach] :
«…Mélodie
de choral (MDC 02)
de type I. Simple choral harmonisé avec le soutien colla
parte des instruments
(trompette, deux hautbois, cordes et continuo. Liaison fatidique
entre le péché (tétracorde descendant) et le
châtiment et plus loin le tétracorde montant
(rédemption).
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, page
92] : «…une
seule élaboration vocale existe du cantique Ach
Gott und Herr, wie groß und schwer.
Renvoi aux chorals du même titre du recueil Kirnberger BWV 693,
694 et au choral BWV 714. Choral harmonisé avec le soutien
colla parte
des instruments.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
: «…passage
de la contrition à l’espoir… le choral se chante
sur une mélodie anonyme de la fin du XVIe
siècle…harmonisation homophone mais lourdement chargée
de chromatisme soulignant les souffrances exprimées…
les voix sont doublées par les instruments à cordes…»
DÜRR
: «…Bref choral artistiquement harmonisé mais
aussi d’une expression puissante ».
FINSCHER
: «…Choral dans lequel le « soupir de la foi
vibre, notamment au dernier vers ».
GARDINER :
«…le choral à quatre voix …reprend cet
ardent soupir (brünstig
Seufzer) sur lequel
l’alto avait refermé la page précédente »
[2].
HALBREICH
: «…Concision de la cantate bien qu’il y ait ici
un morceau en « surnombre », ce bref choral
harmonisé en troisième position ».
NYS,
Carl de : «…La strophe du choral de Martin Rutilius
offre une audace de modulations qui fait songer aux hardiesses
madrigalesques d’un Gesualdo di Venosa ».
LEMAÎTRE
: «…Quatrième strophe du cantique Ach
Gott und Herr, wie groß und schwer… de
Martin Rutilius (1604) ».
SCHREIER
: «…On remarque fréquemment dans les cantates de
Bach que le compositeur établit un lien entre deux mouvements
en faisant reprendre au début du second un motif de la fin du
premier, ou son renversement… la fin du texte du choral
indique que l’alto qui, dans le n°2 avait dû chanter
le péché, doit chanter maintenant la pénitence…
nous avons expliqué ce symbolisme dans un commentaire de la
série précédente [Erato, volume 3] « …Ce
choral [comme 1] commence lui aussi avec un intervalle d’un
demi-ton, ses quartes descendantes et montantes ayant elles aussi une
parenté avec la structure du premier cantique : deuxième
ligne du choral…La parenté entre la mélodie de
ce cantique et les citations du choral dans le n° 1 résident
surtout dans les quartes et leur renversement. La pénitence
est traduite musicalement par le cheminement chromatique de la basse
continue sur les mots « und
lass mich hier wohl büssen ».
SCHWEITZER
[J.S. Bach,
tome 2, page 342] : « le comble de la peine est atteint
avec les sinistres harmonies du choral « Soll’s
ja so sein, dass
Straf » et
culmine sur le mot Bußen
qui en conclut la strophe ».
4]
ARIA ALT. BWV 48/4
ACH,
LEGE DAS SODOM
DER SÜNDLICHEN GLIEDER,
/ WOFERN
ES DEIN WILLE,
ZERTÖRET DARNIEDER ! / NUR
SCHONE DER SEELE
UND MACHE SIE REIN, / UM
VOR DIR [vor
dich
in OP et Ost.] EIN
HEILIGES ZION
ZU SEIN.
Anéantis
donc la Sodome des membres pécheurs, / si telle est ta
volonté ! / Mais épargne l’âme et
purifie-la / afin qu’elle acquière la sainteté de
Sion par-devers toi.
Auteur
inconnu.
Mi
bémol majeur (Es-Dur), 95 mesures, 3/8
BGA.
Jg. X. Pages 289 à 291. | ARIA. | Oboe solo. | Alto. |
Continuo.
NEUMANN.
Trio : Alt, Oboe solo, B.c.. Forme bipartite avec ritournelle.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
: «…Le
livret oppose ici les deux villes de Sodome et de Sion… afin
de personnifier en les opposant le mal et le bien…… et
c’est en un air tendre et fervent que s’élève
cette méditation intérieure… Délicat trio
pour hautbois et voix d’alto sur basse continue, en deux
parties, la ritournelle y expose une phrase joliment balancée
en mètre ternaire que reprend l’alto…»
DÜRR
: «…Un duo avec une mélodie d’un caractère
presque dansant, rempli de charme et finalement assez surprenant,
compte tenu du texte ».
FINSCHER
: «…Air d’alto intime, à la manière
d’un cantique, avec hautbois concertant. Ton confiant de prière
émanant du texte ; formes et accents musicaux
étonnamment simples mais gradués ».
GARDINER :
«…air pour ténor et cordes de forme da capo
modifiée, c’est l’un de ces airs sur mètre
ternaire à la foi délicat et périlleux que Bach
goûtait particulièrement…»
LEMAÎTRE
: «…Par son active participation, le hautbois solo
transforme cette page en duo sur basse continue ».
MACIA
[Collectif] : «…contraste étonnant avec le
choral précédent… vivacité rythmique,
grâce mélodique et la verve du hautbois solo…»
SCHREIER
: «…Conformément au texte décrivant dans
le récitatif n° 2 la destruction complète de
l’ordre dans la vie du pécheur et dans la réaction
du choral sa disponibilité à faire pénitence,
l’aria devrait reconstituer cet ordre à partir de
disponibilité à faire pénitence… la
tranquillisation de l’ordre qui avait été
totalement perturbé apparaît dans le déroulement
formel de cette page dans son unité, dans l’absence des
contrastes et d’agitation, dans l’accent qui est mis sur
son caractère mélodique : tout le mouvement est
déduit de la mélodie du prélude. Cette intention
est confirmée par la basse qui semble être déduite
du mouvement précédent par des citations de la mélodie
du choral ; on peut se référer notamment à
la structure en quartes des lignes une et deux ou quatre et cinq du
cantique ».
SCHULZE
: «… Aria annoncé par un « ardent
soupir ». Elle compare le destin du corps du pécheur
à la destruction de la ville de Sodome mais son souci
véritable est le salut de l’âme ». Aria
d’alto étonnamment enjouée, aux transports de
joie même ; c’est pourquoi il est difficile de
relier sa musique à l’articulation claire à la
métaphore de Sodome des « membres pécheurs ».
5]
REZITATIV TENOR. BWV 48/5
HIER
ABER TUT DES HEILANDS
HAND / AUCH
UNTER [allen]
DENEN TOTEN
WUNDER.
/ SCHEINT
DEINE SEELE
GLEICH ESTORBEN, / DER
LEIB
GESCHWÄCHT UND GANZ VERDORBEN, / DOCH
WIRD UNS JESU
KRAFT
BEKANNT [variante: so
wird uns
Jesu
Kraft erst kund];
/ ER
WEIß IM GEISTLICH SCHWACHEN
/ DEN
LEIB
GESUND, DIE SEELE
STARK ZU MACHEN.
Mais
ici-bas, la main de Notre Sauveur / accomplit ses miracles aussi
parmi les morts, / même quand ton âme paraît
éteinte, / que ton corps amoindri est tout dépéri,
/ la puissance de Jésus se révèle encore à
nous ; / De celui dont la foi est faible / il guérit le
corps et il revigore l’âme.
Auteur
anonyme.
[Ici
l’allusion à l’évangile du jour est
perceptible. La guérison d’un paralytique à
comparer avec le texte « Il guérit le corps et il
revigore l’âme ». Voir aussi le psaume 88, 11
[PBJ. 834] : « Pour
les morts fais-tu des merveilles » à
comparer avec le texte de la cantate :
« Mais
ici-bas, la main de Notre Sauveur / Accomplit ses miracles aussi
parmi les morts ».
Si
bémol majeur (B Dur) - si bémol majeur (B Dur), 9
mesures, C
BGA.
Jg. X. Page 291. | RECITATIVO. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif secco. Tenor, B.c.
SCHREIER
: «…Le caractère en quelque sorte
« pathologique », de l’harmonie sert à
traduire le contenu du texte dans les structures musicales…
les formations d’accords de septième, des notes
étrangères à la gamme, correspondent par
ailleurs aux énoncés existentiels du texte chanté ».
«…
Le caractère de l’harmonie sert à traduire le
contenu du texte dans les structures musicales. Avec accords de 7e ».
SCHULZE
: «…Le second récitatif est également
relié à l’évangile et à un verset
approprié du psaume 88, une prière à Jésus
[dans le psautier ?] en temps de tentation sévère
et de danger mortel immédiat ».
6]
ARIE TENOR. BWV 48/6
VERGIBT
(Original-Partitur: Vergib)
MIR JESUS
MEINE SÜNDEN,
/ SO
WIRD MIR LEIB
UND SEEL
[Originalpartitur et Ost.: Geist]
GESUND.
/ ER
KANN DIE TOTEN
LEBEND
MACHEN / UND
ZEIGT
SICH KRÄFTIG IN DEN SCHWACHEN,
/ ER
HÄLT DER LÄNGST GESCHLOßNEN BUND,
/ DAß
WIR IM GLAUBEN
HILFE
FINDEN.
Si
Jésus me pardonne mes péchés, / mon corps et mon
âme renaîtront à la santé. / Il peut rendre
à la vie les morts / et accomplit sa puissance dans les
faibles, / il maintient l’alliance depuis si longtemps
contractée, / afin que nous trouvions secours dans la foi.
Auteur
anonyme.
[Autre
allusion à l’évangile avec le texte : « Mon
corps et mon âme renaîtront à la santé ».
Renvoi
aussi avec 2 Corinthiens 12, 10 [PBJ. 1718] : « Car
lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort »
à comparer avec dans le texte de la cantate : « Il
peut rendre à la vie les morts / Et accomplit sa puissance
dans les faibles »,
Sol
mineur (g-moll), 124 mesures, 3/4,
BGA.
Jg. X. Pages 292 à 297. ARIA. | Violino I. / Oboe col Violino
I. | Violino II. | Viola. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Parties de cordes + Hautbois. Libre da capo.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
: «…Accédant
à l’espérance de la guérison, le chrétien
se trouve à présent réconforté…
allure presque dansante de la mesure à 3/4 et la déclamation
résolue du soliste. Et cependant, la tonalité tragique
du sol mineur… Bach a soigneusement mentionné les
oppositions de nuances piano
et forte…»
DÜRR
: «…Balancement rythmique 3/2 et 3/4. La combinaison des
cordes et du hautbois confie au texte un caractère de
confiance certain sans pour autant en atténuer la
délicatesse ».
HALBREICH
: «…Air de ténor dont l’étrange
agogique, entretenant l’équivoque entre le 3/4 et le
3/2, efface l’impression de la barre de mesure… le
morceau exprime une confiance totale…»
FINSCHER :
«…Air d’un ample écoulement mélodique ».
HIRSCH
[Symbolisme numérique] : Structure des mesures : 19 - 19
- 19 - 19 + -3 - 19 -19. Peut-être le chiffre « 19 » :
l’église + les croyants
NYS,
Carl de : «…L’aria avec les premiers violons et
les hautbois à l’unisson, en un sol mineur très
pathétique, exprime avec une très grande intensité
la prière du texte : imploration d’être délivré
du péché, cause du mal et de la mort, mais aussi la
nostalgie de la mort libératrice ».
SCHREIER
: «…On peut vérifier le principe de la « voix
conductrice » dans la structure formelle de cette page…
toute la page ne contient aucun élément qui n’ait
pas été présenté dans le prélude…»
SCHULZE
: «…Dans la seconde aria où le ténor est
accompagné par les cordes et deux hautbois, le lien entre le
texte et la musique est plus convaincant. Ici aussi pourtant, des
éléments dansants exercent une certaine influence,
comme le fait une figure intrigante où, de temps à
autres, le mètre à 3/4 est transformé en 3/2 ».
7]
CHORAL. BWV 48/7
HERR
JESU
CHRIST,
EINIGER TROST,
/ ZU DIR
WILL ICH MICH WENDEN ; / MEIN
HERZLEID
IST DIR WOHL BEWUßT, / DU
KANNST UND WIRST ES ENDEN, / IN
DEINEN WILLEN
SEI’S GESTELLT, / MACH’S,
LIEBER
GOTT, WIE
DIR’S GEFÄLLT ; / DEIN
BIN UND WILL ICH BLEIBEN.
Seigneur
Jésus Christ, ô mon seul réconfort, / je me
tourne vers Toi ; / Tu connais bien mon affliction, / tu peux y
mettre un terme, oui, tu y mettras fin. / Qu’il en advienne
suivant Ta volonté ; / Tien je suis et tien je veux
demeurer.
Douzième
strophe du cantique
Herr Jesu
Christ, ich schrei zu dir, un
cantique paru à
Freiberg en 1620. Attribution douteuse [selon James Lyon page 114] à
Johann Caspar Trost, organiste de la Martinkirche d’Halberstadt…
voire aussi à Johan Schindler Publication en 1627 à
Altenburg.
La
mélodie du choral (ici identique au premier mouvement) est
celle du lied « Herr
Jesu Christ, du Höchstes Gut »,
retrouvée dans les cantates BWV 113/1, 131/2, 166/3 et 168/6.
Sol
mineur (g-moll), 15 mesures, C
BGA.
Jg. X. Pages 298 . | CHORAL. | Soprano. / Tromba, Oboe I. II.,
Violino I. col Soprano. | Alto. / Violino II. coll’ Alto. |
Tenore. / Viola col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Simple choral harmonisé. Deux phrases mélodiques
parallèles (lignes 12 et 3 et 4, Stollen) et une phrase
conclusive (lignes 5, 6 et 7, Abgesang).
BOMBA
: «…Le thème du ténor, octave ascendante
sur les mots « Christ
einiger Trost »
souligne le message décidément théologique de
cette cantate, remarquable malgré sa simplicité
extérieure ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach] :
Simple choral harmonisé de type I. sur mélodie de
choral (MDC) 042.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
: «…Harmonisation
homophone, doublures semblables au mouvement 4… Une tierce
picarde apporte, in
fine,
un rayon de lumière ».
MACIA
[Collectif] : «…nouveau petit coup de théâtre
avec comme choral final un autre verset du cantique anonyme scandé
par la trompette et les hautbois dans le chœur d’entrée
[1]
NEUMANN:
«…Citation instrumentale du choral déjà
entendu dans [1]. Sources : LVopf = Leipziger Gesangbuch
von Gottfried Vopelio, Leipzig, 1682 »
SCHULZE
: «…Le choral final à quatre voix n’est pas
juste la fin de cette œuvre unique ; il forme aussi un
pont retournant au mouvement d’ouverture et nous rappelle
l’importance de la citation du choral sans texte qui apparaît
là et qui est intensifié par la technique du canon ».
BIBLIOGRAPHIE
BWV 48
BCW
(BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG
(All Music Guide) : Notice de James Leonard.
BRAATZ,
Thomas [BCW / Provenance]. (Commentary - Part I & Part II
(Whittaker. Schweitzer,
dans l’édition complète chez Dover 1966.
Stephen
A ; Christ « Oxford Composer Companions).
CROUCH,
Simon : Notice 1996 & 1998.
EMMANUEL
MUSIC : Notice de Craig Smith.
MINCHAM,
Julian: The Cantatas of
Johann Sebastian Bach,
chapitre 21. 2010.
ORON,
Aryeh : Discussions 1] 6 octobre 2000 – 2] 6 novembre
2005. Prévision : 13 mai 2012
Texte
du choral Ach Gott und
Herr (Francis Browne,
octobre 2005).
Texte
du choral Herr Jesu
Christ, ich schrei zu dir
(N’est pas sur le BCW en 2010).
Mélodie
du choral Herr Jesu
Christ, ich schrei zu dir
(Aryeh Oron et Thomas Braatz, septembre et novembre 2005).
Mélodie
du choral Ach Gott und
Herr (Aryeh Oron et
Thomas Braatz, septembre 2005).
BACH
COMPENDIUM ou Répertoire
analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
Bach.
Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
: analytisch-Bibliographisches
Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach.
Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 48 = BC A 144.
BACH-JAHRBUCH.
Bj. 1975 (K. Häfner), page 99. Bj. 1978 (G. Herz), page 150
BASSO,
Alberto : Jean-Sébastien
Bach. Edizioni di
Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34 et 159
Volume 2,
pages 253, 268, 279, 305 et 306, 469
BOMBA,
Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling /
edition bachakademie,
volume 16. 1999
BOYER,
Henri : Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
L’Harmattan 2002. Pages 168/169
:
Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
L’Harmattan 2003.
Pages 92/93
[Mouvement 3 = MDC 02] . Pages 68, 190/191 [Mouvements 1 et 7 = MDC
042].
Dans [1] choral de
type V, citation instrumentale du choral ici confié aux
instruments. En [7], choral de type I
BREITKOPF.
Recueils :
Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach –h. Kirnberger (sans date). Dans [3]. N° 40
(279)
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. N° 4
Dans
[1 et 7]. N° 141 (142, 143,144)
BUCHET,
Edmond : Jean-Sébastien
Bach (après
deux siècles d’études et de témoignages).
Buchet / Chastel. 1968. Page 154 (Cf. Spitta)
CANTAGREL,
Gilles : Les
cantates de J.-S. Bach.
Fayard. 2010. Pages 975 à 979
COLLECTIF
: Tout Bach.
Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt.
Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc
Macia : Cantates
d’église.
Pages 125/126
CHAILLEY,
Jacques : Les chorals
pour orgue de Jean-Sébastien Bach.
A. Leduc 1974. Choral Ach
Gott und Herr. Pages
43 à 45
DÜRR,
Alfred : Die
Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter.
Kassel 1974. Tome 2, pages 473/474
EKG
: Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische
Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « EKG ».
10e
dimanche après la Trinité. EKG 167 [1 et 7]. EKG 168
[3]
FANTAPIÉ,
Alain: Critique de la version Rilling/ Erato, volume 4. Revue
Diapason,
n°195, mars 1975
FESTIVAL
J.-S. BACH DE MAZAMET. 1969, 4e
année. Grand temple de Mazamet. 7 septembre 1969. Orchestre du
Festival.
Société
des Chanteurs de Saint-Eustache. Direction R.P. Émile Martin
de l’Oratoire.
FINSCHER,
Ludwig : Introduction à la cantate. Coffret
Teldec Das
Kantatenwerk
/ Harnoncourt, volume 13. 1975
GARDINER,
John Eliot, Sir : Notice de son enregistrement, SDG, volume 10. 2005.
Traduction française par Michel Roubinet.
GEIRINGER,
Karl : Jean-Sébastien
Bach.
Le Seuil 1966. Page
366, notes 148, 152
HALBREICH,
Harry : Critique de la version H. Rilling, Harmonie, n°
105, mars 1975
:
Critique Teldec/ Harnoncourt, volume 13. Revue Harmonie,
n° 113, janvier 1976
HARNONCOURT,
Nikolaus : Remarques
sur l’exécution.
Teldec,
volume 13
:
Le Dialogue musical.
Monteverdi, Bach et Mozart.
Arcades
/ Gallimard / NRF. 1985. Page 89
HERZ,
Gerhard: Cantata
N° 140.
Historical
Background.
Pages 3 à
50. Norton Critical Scores.
W.
W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 18
HIRSCH,
Arthur : Die
Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs.
Hänssler
HR 24.015. 1ère
édition 1986. CN 55, pages 52, 100
:
Riemenschneider
Bach Institute.
The Quarterly Journal of the. Baldwin-Wallace College. Berea, Ohio.
Number
Symbolism in Bach’s First Cantate cycle : 1723-1724
– part II. Volume
VI, n° 4. Octobre 1975. [1 et 6], page 19
LEHMANN,
Claude : Histoire de la
musique (sous la
direction de Roland Manuel. La Pléiade. 1960. Volume 1, page
1947
De
l’utilisation du choral luthérien.
LEMAÎTRE,
Edmond : La
Musique sacrée et chorale profane.
Fayard. Les
Indispensables de la musique.
1992. Page 51
LYON,
James : Johann
Sebastian Bach. Chorals. Sources hymnologiques des mélodies,
des textes et des théologies
Beauchesne.
Octobre 2005. Pages 64, 70, 114, 279 [3 - BWV 714, ca 1700-1717 ;
mélodie 111.
Leipzig :
As
hymnodus sacer,
1625]
NEUMANN,
Werner : Handbuch
der Kantaten Johann Sebastian Bachs.
VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig. 1971
Pages 75/76
:
Literaturverzeichnis : pas de référence.
:
Sämtliche von Johann Sebastian Bach
vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Page
139
:
Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann
Sebastian Bachs. Bach-Archiv, 20
novembre 1970. Page 21
NYS,
Carl de : Notice du livret du Festival J.-S. Bach de Mazamet, 1969.
4e
année.
PETITE
BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions
du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « PBJ ».
PIRRO,
André : J.-S.
Bach. Alcan, Paris. 5e
édition. 1919. Pages 169/170. Chronologie, après 1727
:
L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach. Fischbacher
1907. Minkoff
Reprint Genève 1973
Pages
63 [2], 265 [2], 286 [2], 324 [1], 370 [1], 452 [2]
SCHMIEDER,
Wolfgang : Thematisch-Systematiches
Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV).
Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
Édition
1973, pages 66/67. BWV 692, 693, page 455 et BWV 714, page 458
Literatur :
Spitta ; Schweitzer; Wolfrum II; Pirro ; Parry; Wustmann;
Wolff ; Terry; Steiglich; Thiele; Neumann.
BJ
1910, 1914, 1932
SCHREIER,
Manfred : Notice (très complète) de l’enregistrement
Rilling / Erato. Juillet 1973-1975
SCHULZE,
Hans Joachim : Notice de l’enregistrement de Masaaki Suzuki.
Volume 14. 2000
SPITTA,
Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré : « His
work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume III, pages
87/88. [une cantate peu étudiée par Spitta !]
SCHWEITZER,
Albert : J.-
S. Bach "Le musicien-poète".
Foestich 1967, 8e
édition. Édition française de 1905. Pages 214
Édition
américaine augmentée (traduction de E. Neumann).
D’après l’édition allemande de 1911
Dover
Publications, inc. New York. 1911-1966. Tome 2, pages 31, 258,
341/342, 410, 461 et 462 (note)
TIÉNOT,
Yvonne : J.-S. Bach.
H. Lemoine 1951. Chronologie 1737
WHITTAKER,
W. Gillies : The
Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular
Oxford U.P. 1959-1985
Tome
II, pages 199 à 203 et 299
WIJNEN,
Dingeman van : Notice (sur CD, page 88) de l’enregistrement
de Pieter Jan Leusink. 2006
WOLFF,
Christoph : Notice de l’enregistrement Erato puis Antoine
Marchand, volume 9, 1998.
[On
ne peut que regretter de voir une notice aussi brève extraite
des travaux d’un musicologue réputé comme Ch.
Wolff,
dans une série d’enregistrements parus sous le vocable
de Complete
Cantatas !]
WUSTMANN,
Rudolf : J.S.
Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte.
Breitkopf &
Härtel, 1913-1967. Pages 244/245
ZWANG,
Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982. ZK 46, page 109
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE
BWV 48
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
6
références (août 2002 à juin 2010) + 2
mouvements individuels (août 2002 à juillet 2006).
Exemples
musicaux (Aryeh Oron, février 2003 à janvier 2005).
6]
GARDINER (volume 10). Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists.
Contre-Ténor : William Towers. Ténor : James
Gilchrist.
Octobre 2000. Durée : 15’56
CD
Soli Deo Gloria (SDG) 110. 2005. Avec les cantates BWV 5, 90 et 56
2]
HARNONCOURT (volume 13). Wiener Sängerknaben. Chorus Viennensis.
Concentus
Musicus Wien. 1975
Disque
Teldec 6. 35284-00-501 (SKW 13/1-2 BR 2). Das
Kantatenwerk
(volume 13)
CD
Teldec (D) 4502-91757 2. Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas,
volume 3. Coffret de six CD avec les cantates BWV 37 à 60
CD
Teldec 8 35284 ZL 242560-2 Das
Kantatenwerk
(volume 13). 1987
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 2. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates 48 à
52. 54 à 69. BWV 69a. BWV 70 à 99
Reprise
Warner Classics 8573
81194-5 (en CD
séparés, volume 16). 2006, Avec
les cantates BWV 48 à 51
3]
KOOPMAN (volume 9). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Octobre
1998. Durée : 14’40
CD
Erato 3984 27315-2. 1999. Reprise sous label Antoine Marchand (vers
2004). Avec les cantates BWV 154, 158 et 173a
5]
LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Printemps
2000. Durée : 14’56
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume 19 – Cantates,
volume 10
Reprise
Bach
Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV - 93102 16/92.
Avec les cantates BWV 28 et 146
*7]
LUTZ, Rudolf. Vokalensemble der Schola Seconda Pratica / Schola
Seconda Pratica. Église évangélique de Trogen
(CH)
DVD
Live, 20 octobre 2006. Gallus Media A 315
Reprise
en coffret Bach Erlebt. 2007. J.S. Bach Stiftung. St. Gallen. Zurich
2007. Avec les cantates BWV 33, 36, 38, 60, 132, 172, 182
et
185
1]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium
Stuttgart. Mars et avril 1973. Durée : 15’01
Première
mondiale selon Harry Halbreich (1975). Communiqué par Arthur
Hirsch le 22 décembre 1973
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler
Verlag. Classic. Laudate 98669. Avec la cantate BWV 113
Disque
(F). Erato STU
70859. Les grandes
cantates (volume 4).
Coffret de 5 disques. 1975. Avec la cantate BWV 113
CD
Die
Bach Kantate.(volume
51). Hänssler Classic. Laudate
98813. Mars-avril 1973. 1991. Avec les cantates BWV 99, 8 et 27
CD
Hänssler edition bachakademie
(volume 16). Hänssler-Verlag 92.016. 1999
4]
SUZUKI (volume 14). Bach Collegium Japan. Contre-Ténor :
Robin Blaze. Ténor : Gerd Türk. alKobe
Shoin Women‘s University
Chapel.
Japon. 22 au 25 février
2000. Durée : 14’33.
CD
BIS 1081 Digital. Avec les cantates BWV 89, 109 et 148
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 48
M-1.
Mvts. 1 & 7] Hans Pflugbeil. Bach-Orchester Berlin. Fin des
années 1950, début des années 1960.
Disque
Baroque Music Club puis CD
M-2.
Mvt. 7] Nicol Matt. Nordic Chamber Orchestra. Soloists of the
Freiburger Barockorchester. Juin
1999
CD
Brilliant Classics / Bayer Records. Bach Edition. 2006 Volume 23.
Chorals.
Bach
Edition (intégrale). CD Brilliant Classics. 93102-138. V/32
DIVERS
BGA.
CD ROM. Voir BGABA 11. 10e
année. 5e
volume des cantates. Pages XXIV et 277 à 298. Brève
notice de Wilhelm. Rust. Titre autographe sur la chemise renfermant
la cantate et précisions relatives à la « tromba »
et enfin corrections autographes de Bach signalées.
C.
Role. Janvier 2011
|
|
|