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C. ROLE. 1ère édition :janvier 2010 – 2e édition : avril 2011
CANTATE BWV 2
  CANTATE BWV 2 ACH GOTT, VOM HIMMEL SIEH DAREIN
Ah Dieu, du ciel jette un regard…
KANTATE AM ZWEITEN SONNTAG NACH TRINITATIS
Cantate pour le deuxième dimanche après la Trinité
Leipzig, église Saint-Nicolas. Leipzig le 18 Juin 1724
AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles (2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama espéré « élargi » de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques « interventions « CR » signalées par des crochets [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...

ABRÉVIATIONS
(A) = la majeur
(B) = si bémol majeur
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA = Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
(C) = ut majeur. (c) = ut mineur
D = Deutschland
(D) = Ré majeur – (d) = ré mineur
(E) = (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
(F) = fa
(G) = Sol majeur. (g) = sol mineur
GB = Angleterre / Grande-Bretagne
(H) = Si = h moll = si mineur
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
OP = Original Partitur = Partition originale autographe
Ost. = Original Stimmen – Parties séparées originales
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.


DATATION BWV 2

Leipzig, 18 juin 1724.
DÜRR : Chronologie. 1724 : BWV 194 et 165 (4 juin) – BWV 20 (11 juin) - BWV 2 (18 juin) - BWV 7 (24 juin) – BWV 135 (25 juin) – BWV 10 (2 juillet).
HERZ : 18 juin 1724. Ancienne date (Spitta), 1735-1744
HIRSCH : Classement CN 78 (Die chronologisch Nummer = numérotation chronologique). Une cantate choral issue du deuxième cycle des cantates de Leipzig. 2. Jahrgang, période allant du 11 juin 1724 au 27 mai 1725.
SCHWEITZER : Les cantates écrites après 1734 (d’après Spitta).
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume III, Appendix 3, page 285] : Cantate datée d’après le filigrane « The Half Moon » entre 1735-1744. Ce filigrane est caractéristique d’un grand nombre de cantates de la dernière période de Bach. Il apparaît dans 31 cantates dont est donnée la liste.
WHITTAKER : vers 1740. [Le fait qu’il s’agisse bien d’une cantate choral aurait pu au moins faire douter de cette hypothèse].


SOURCES BWV 2

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Partitur Rudorff. Privatbesitz (archives privées).

BASSO : [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 342] : « Partition autographe dans une collection américaine non identifiée, jointe à la cantate BWV 20 ».
BGA (Moritz Hauptmann, décembre 1851). Am 2. Sonntage nach Trinitatis « Ach Gott, vom Himmel sieh darein (G moll) . La partition originale est en possession du Professeur Rudorff à Berlin. Les voix (séparées) sont à la Thomasschule. Oboe I. II Violino I. II. Viola. Trombone I. II. III. IV. Soprano. Alto. Tenore. Basso. Continuo (en sol et en fa majeur. La transposition du continuo est de la main de Bach, avec corrections du même dans la partie en sol mineur) ainsi que dans l’ensemble des parties séparées
HERZ : Collection particulière, New York.

SCHMIEDER : Le mouvement [3] est à part ; douze pages de musique. Sur la couverture et dans la marge, annotation de la main d’Anna Magdalena Bach. Cet autographe est signalé dans la collection musicale Peters comme appartenant au professeur Rudorff (Msa. R Nr. 1).
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume III, page 91 et Appendix 3, page 285] : Cette cantate a été publiée par la BG. en 1851, d’après l’autographe original. [Hypothèse: Spitta l’a donc vu et l’on peut supposer à nouveau que cette partition aurait pu gagner les Etats-Unis à la fin de la deuxième guerre mondiale].

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St. Thomasschule. Leipzig. zZ Stadtarchuiv Leipzig. Bach-Archiv. 15 parties originales.
Partiellement autographe avec corrections. Titre et [1] de la main de Johann Andreas Kuhnau (période médiane. 12 folios avec annotations de la main d’Anna Magdalena Bach.

HERZ : Copistes repérés: (K2) = Johann Andreas Kuhnau (neveux ou petit-fils du cantor Johann Kuhnau) dans sa période médiane à Leipzig où il est présent à partir de février 1723 et Christian Gottlob Meissner, (18 décembre 1707 – 16 novembre 1760), copiste de Bach, à Leipzig de 1723 à 1729. Filigrane « IMK » et une « demie lune. 

COPIES XVIIIe SIECLE = ABSCHRIFTEN 18. Jh.
P 571 M. Berlin, Deutsche Staatsbibliothek. Anciennement (avant 1975) Marburg, Staatsbibliothek, jetz Berlin Dahlem.
P Am 38 B. Berlin. Deutsche Staatsbibliothek. Anciennement (avant 1975). Amalienbibliothek.
P Grimma (D).

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT AUSGABE (BG)
BG. Jg. I (1ère année). Pages 55 à 72. Préface de Moritz Hauptmann (décembre 1851). Cantates BWV 1 à 10.
[Partition BG/ Breitkopf dans l’enregistrement Teldec / Das Kantatenwerk, volume 1. 1972]. NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA) KANTATEN SERIE I/ BAND 16. KANTATEN ZUM 2. UND 3. SONNTAG NACH TRINITATIS Bärenreiter Verlag BA 5055. 1981. 6 fac-similés.
BWV 2. Pages 83 à 108. Hautbois secundo. Thomasschule Leipzig. zZ Stadtarchuiv Leipzig. Sans signature. Titre et [1] de la main de Johann Andreas Kuhnau.
Avec les cantates BWV 76, 21 et 135.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5055 41. 1982. Georg S. Bozart.
BACH-INSTITUT GÖTTINGEN: Die Neue Bach-Ausgabe [NBA]. Série I: Kantaten / 16. Net www. Bach-Institut.de
Website : Partition BGA [I.73 MB]. Partition, chant et piano [1.46 MB].

AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER classics.| Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche Kantaten 6 | TP 1286. 2007
Serie I. Band 16. Kantaten zum 2e und 3e Sonntag nach Trinitatis.
Faksimile : BWV 2 Partie du Hautbois II.
BWV 2. Page 83 à 108. Bärenreiter-Verlag. Kassel.1981
BCW : Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF & HÄRTEL. Partition = PB 2852. Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 1370.
2009. Réduction voix et piano (28 pages) = EB 7002 – Partition du chœur (12 pages) = ChB 4502.
CARUS. Stuttgarter Bach-Ausgaben. Die Bach Kantate. Partition (48 pages) = CV 31.002/00. Partition d’étude (Studienpartitur) = 31.002/07. Réduction chant et piano = 31.002/03. Chorpartitur ( Partition du chœur) = 31.002/05 . Parties séparées (6) 31.002/9, 11 à 15. Partition (Brass – cuivres. Stuttgarter Bach-Ausgaben Kantate 1-100) = Carus 31.301/00 .
CARUS. Partition 48 pages (Partitur) = Die Bach Kantate 31.002/00. Partition d’étude (Studienpartitur) = 31.002/07. Réduction chant et piano (Klavierauszug) = 31.002/3. Partition du chœur (Chorpartitur) = 31.002/05. Harmoniestimmen = 31.002/09. Parties séparées (5) 31.002/11 à 15.
EULENBURG. Partition de poche. Préface d’Arnold Schering (1928).
KALMUS STUDY SCORES. N° 805. Volume I. New York 1968. Cantates BWV 1 à 4.
PETERS. Réduction chant et piano.
« Stuttgarter Bach Ausgaben ». Cette publication Hänssler Verlag reprend les parties séparées, HE 31.002 /01 à 21: Orgelstimme - Choralpartitur - Taschenpartitur - Klavierauszug et les quatre parties de trombones HE 31.001/32 à 352.
Notice (ici pour BWV 2) signée Reinhold Kubik 1981. Ce matériel renvoi à l’enregistrement Rilling / Hänssler 98705.


PÉRICOPE BWV 2

2e dimanche après la Trinité.
Épître : 1. saint Jean 3,13 à 18. [PBJ. 1792]. L'amour fraternel des Chrétiens.
Évangile : saint Luc 14,16 à 24. [PBJ. 1564]. Sur les invités qui se dérobent au festin.
Renvoi à saint Mathieu 22, 2 à 10. [PBJ. 1489]. Parabole du festin nuptial.

EKG . 2. Sonntag nach Trinitatis
Matthieu 11, 28 [PBJ. 1470] : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployer sous le fardeau, et moi je vous soulagerai…»
Psaume 18 [PBJ. 814 à 816]. Te Deum royal.
Cantique (Lied) : « Kommt her zu mir, sprich Gottes Sohn (reprise du chant d’entrée, Matthieu 11, 28.
Épître : 1. saint Jean 3, 13 à 18. [PBJ. 1792].
Évangile : Luc 14, 16 à 24. [PBJ. 1564].

Renvoi : EKG 177-1 (psaume 12, 1 et 2) . [PBJ. 811]. Le « Salvum me fac, Domine ».
NYS, Carl de : «… Pour le deuxième dimanche après la Trinité on lisait dans les églises réformées de Leipzig un passage de la première lettre de Jean 3, 13 à 18 où il est question de l’amour fraternel de tous les homme ainsi que la péricope de Luc 14, 16-24 où il est question des invités au grand festin. C’est sans doute la parabole de l’Evangile qui a inspiré le choix du cantique Ach Gott vom Himmel sieh darein. On voit très bien comment ce cantique (le psaume 12) peut illustrer la parabole des invités au festin. On est surpris tout de même de voir que le librettiste se refuse toute allusion explicite au texte dominical de l’Ecriture. Mais peut-être Bach a-t-il délibérément suggéré qu’il en fut ainsi pour pouvoir composer des œuvres qui pourraient servir dans diverses circonstances ? » [Même occurrence, la cantate BWV 76 du 6 juin 1723].

TEXTE BWV 2

Auteur inconnu, selon Carl de Nys, il s’agit peut-être d’Henrici (dit Picander ).
Les mouvements 1 et 6 empruntent intégralement au cantique Ach Gott, vom Himmel sieh darein de Martin Luther (six strophes de six vers). Les autres mouvements, avec emprunts ou paraphrases d’après le psaume 12 (1er cycle des poèmes, publié à Nuremberg vers 1523-1524) sont accompagnés de la mélodie de Johann Walter [ou peut-être de Luther lui-même]., mélodie présente dans les mouvements 1 et 6 de la cantate. Pour l’analyse de la traduction de ce psaume par Luther, voir la notice très développée par Dick Wursten et ses correspondants, in Bach cantatas Website, 10 juin 2002. La traduction fait ici l’objet de différentes mises aux points très spécialisées. Il semble s’agir à la base, des travaux et de la révision du texte de la cantate par Ambrose et Francis Browne dans l’édition de la NBG.
Renvoi à EKG 177 (Erfurt 1524. Six strophes).

La mélodie trouve son origine dans une chanson profane du Moyen âge (vers 1410). James Lyon en donne l‘incipit (mélodie n° 4), à la page 268 de son ouvrage. On la retrouve dans les cantates BWV 77/6 et BWV 153/1 (toutes deux avec un texte de David Denicke,vers 1646) et enfin dans la pièce pour orgue, BWV 741. De nombreux compositeurs ont utilisé cette mélodie, Praetorius, Scheidt, Schütz, Pachelbel, Zachow, Krebs, Telemann (dans une cantate possédant le même titre que la cantate de Bach: TWV1:14). Renvois enfin à Mendelssohn et à sa musique de scène d‘Athalie, opus 74.
MACIA [Tout Bach, pages 89/90] : «…Deuxième ouvrage de la série des cantates-choral… cette cantate est fondée sur un choral de Luther, dont la mélodie est en mode phrygien, associé chez Bach au thème de la « chute »… La cantate n’a que peu à voir avec l’évangile du jour…»  SCHNEIDER [pages 29/30] : Le psaume 12 « Ach Gott vom Himmel sie darein ». Cet enthousiasme pour les psaumes millénaires, Luther [dès 1524] sait, comme aucun autre poète, le faire partager au peuple, qui s’en nourrit dès l’abord et qui s’en délectera sans doute longtemps encore. [Suit le texte des six strophes].


GÉNÉRALITÉS BWV 2  

BOMBA : «…Deuxième morceau du cycle des cantates chorales, que Bach commença le premier dimanche après la Trinité, le 11 juin 1724, avec la cantate BWV 20. Tout d’abord Bach attribue méthodiquement les registres
cantus firmus, ces voix donc qui doivent chanter la mélodie du choral, à quatre registres de chœur. Dans la cantate BWV 20, le soprano commence, dans BWV 2 le contralto suit ; dans BWV 7 le ténor chante, et dans la cantate BWV 135 la basse. De même, ouverture en style français dans BWV 20, mouvement de motet dans BWV 2, mouvement concertant en style italien dans la cantate BWV 7, et fantaisie chorale de grande envergure dans la cantate BWV 135 ». CROUCH [BCW] : «…Quand Bach avait à traiter un sujet sévère, comme ici dans cette cantate basée sur la paraphrase du psaume 12 par Luther, il utilisait un « matériau musical » déjà considéré comme archaïque de son temps. Dans le chœur d’ouverture, il utilise le style du motet proche de celui de Pachelbel ou l’accompagnement est simplement celui du continuo. Le résultat est d’une austère beauté, les altos auxquelles est confié le cantus firmus en valeurs longues pendant que les autres parties vocales chantent la fugue. Le récit suivant rappelle à peu près le style de l’arioso et conduit à un air d’alto dont le sujet est « la condamnation de l’hérésie ». En dépit du jeu du violon « concertant », Bach n’arrive pas ici donner l’énergie correspondante aux paroles. Le dernier air de ténor est plaisant sans être particulièrement intéressant. Dommage car l’introduction orchestral semblait promettre plus. La cantate s’achève sur un simple choral ». DÜRR : «…Cantate basée sur l’adaptation par Martin Luther du douzième psaume, ancien cantique de ce second dimanche après la Trinité, exprimant la plainte de voir les hommes s’éloigner de Dieu et s’accordant bien à la lecture de l’Evangile qui est la parabole de la Grande Cène (Saint-Luc 14, 16 à 24). Le parolier de Bach a conservé le texte littéral des strophes initiales et finales et remanié en récitatifs ou airs les strophes intermédiaires, non sans y avoir inséré des citations plus ou moins textuelles du cantique de Luther ». NYS, Carl de : «…Cantate-choral appartenant à la deuxième année leipzicoise ». ORON [BCW] : «…Cette cantate est inhabituelle parce qu’elle contient seulement qu’un thème mélancolique, sans même le rayon d’espoir que Bach introduit à la fin de ses cantates. L’aspect de lamentation et de moralisme du texte semblent la seule inspiration de Bach qui donne à la cantate son unique attrait ».

DISTRIBUTION BWV 2

NEUMANN. Solo: Alt, Tenor, Baß. – Chor (SATB). Posaune (trombones I à IV) uniquement dans [1] et [6]. Oboe I / II. Streicher, violino I / II, Viola, B.c.
SCHMIEDER. Soli A, T, B. Chor: S, A, T, B. Instrumente: Oboe I, II, Trombone (Posaune) I, II, III, IV ; Viol. I, II ; Vla. ; Cont.

NYS, Carl de : « La partition de cette cantate fait appel à deux hautbois, quatre trombones (qui n’interviennent que dans le premier chœur et dans le choral), aux cordes traditionnelles et à la basse continue ».
ORON [BCW] : «…même distribution des voix que pour la cantate BWV 20, sans soprano, Bach à l ‘époque n’ayant peut-être pas à sa disposition un soprano compétent ». [pas de solo de soprano, comme c’est aussi le cas dans la cantate BWV 20 exécutée le 11 juin précédent. Y aurait-il eu une indisponibilité temporaire de ce pupitre ?]

APERÇU BWV 2

1] CHORALCHORSATZ. BWV 2/1
ACH GOTT, VOM HIMMEL SIEH DAREIN / UND LAß DICHS DOCH [Werner Neumann: Livre de chant d‘époque = „dich des“] ERBARMEN ! / WIE WENIG SIND DER HEILGEN DEIN, / VERLASSEN SIND WIR ARMEN ; / DEIN WORT MAN NICHT LÄßT HABEN WAHR, / DER GLAUB IST AUCH VERLOSCHEN GAR / BEI ALLEN MENSCHKINDERN.

Ah ! Dieu, du ciel jette un regard sur nous/ et aie pitié de nous! / que tes fidèles sont peu nombreux, / et dans quel pauvre abandon nous sommes ! / On ne veut plus croire à la vérité de ta Parole / et la foi s’est éteinte / dans tout le genre humain.

Texte de la première strophe du cantique. La mélodie se trouve également dans les cantates BWV 77/6 et 153/1 (cantique, strophe 1).
Martin Luther (Erfurt ou Nuremberg 1524). D'après le psaume 12: Contre le monde menteur. [PBJ. 811]…Salvum me fac ?

Sol mineur (g moll) → ré majeur (D Dur). Alla breve. 167 mesures, ¢ (C barré, 2/2). [Entrées Ténor, Basse, Alto, Soprano].
BGA. Jg. I. Pages 55 à 62 | Dominica 2 post Trinitatis. | Soprano. / Violino I. Trombone I. col Soprano. | Alto. / Violino II. Oboe I. Oboe II. Trombone II. coll Alto. | Tenore. / Viola. Trombone III. Col Tenore. | Basso. / Trombone IV. Col Basso. | Continuo.
NEUMANN. En forme de motet avec instruments ; les voix en imitation de la parties chorales avec des éléments fugués. Le cantus firmus est à l’alto.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 342] : «…adoption du stylus antiquus sur un mouvement a capella (alla breve), tandis que les instruments (parmi lesquels quatre trombones (renvoi aux cantates BWV 38/1, 64/1, 68/5 et 121/1) doublent les parties vocales… présence d’une figure d’ostinato, le passus duriusculus, sous l’aspect d’une succession chromatique descendante dans les limites d’une quart (renvois aux cantates BWV 12/2 179/1 et que l’on rencontre aussi dans la cantate BWV 78/1).
[volume 2, page 608] : « Il est incontestable que l’application de la technique du motet, suivant les manières propres au stylus antiquus, s’étend bien au-delà de la composition des motets au sens étroit du terme, et concerne également le domaine des cantates ou des autres œuvres de musique sacrée. Renvoi à la note 8 des pages 853/854: suit la liste des cantates [possédant ponctuellement] un style proche du motet, avec les cantates BWV 2/1, 4/5, 21/9, 29/2, 38/1, 64/1, 68/5, 71/3, 101/1, 108/4, 121/1, 144/1, 179/1 et 182/7.
BOMBA : « …si dans la cantate BWV 20 débute par une ouverture somptueuse en style français, dans la cantate suivante BWV 2, c’est un mouvement de motet dans lequel toutes les lignes du choral sont imitées au préalable avant que le registre contralto interprète la mélodie sous forme de longues notes. A cet endroit, les instruments se limitent à jouer colla parte soutenant les voix ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 120/121] : « La forme antique du motet…Élaboration de choral ; surmélodie (MDC) 03 de type II. Motet avec colla parte (structure fuguée). »
[Les mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, pages 94 à 96] : « Vaste forme de motet fugué… Il s’agit là d’une forme particulièrement austère ou le cantus firmus ne circulant pas de voix en voix reste dans la tessiture intermédiaire de l’alto (cas rare).
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «… mouvement traité dans le genre ancien du motet… uniquement les voix de la polyphonie et la B .C. Parties vocales doublées par les instruments… en outre, en plus du deuxième trombone, les deux hautbois doublent la partie d’alto, dans la mesure où c’est elle qui assure le cantus firmus…. Comme dans une fantaisie de choral, chaque période du cantique est traitée en cantus firmus et précédée de pré-imitations sur le même motif aux trois autres parties… » 
CRAIG [BCW] : «…Bach traite le premier verset du choral de Luther dans la manière « archaic-neo Renaissance ». Une stricte texture à quatre voix avec le continuo indépendant passe à travers tout le mouvement. Bach associe bien cette façon de procéder à l’orthodoxie luthérienne. L’absence du soprano remplacé ici par l’alto « plonge » le pécheur » loin du paradis. Il est à remarquer que la structure de l’ensemble demeure claire et simple. Le motif dérivé du choral et confronté à deux contre sujets contenant l’essentiel du matériau du mouvement. »
DÜRR : «…La disposition du mouvement d’introduction révèle l’intention de Bach de souligner le caractère cyclique des cantates chorales de cette année là: à l’ouverture employée la semaine précédente (BWV 20) succède une autre forme de composition, le motet choral, dans lequel chaque vers du cantique est traité en fugue et si, dans la cantate précédente, la mélodie du cantique était interprétée par le soprano, elle est maintenant exécutée- après avoir été préparée par les autres voix- par l’alto, en valeurs longues, pour passer, dans les cantates suivantes, ) au ténor (BWV 7) et à la basse (BWV 135). L’accroissement constant du revêtement vocal, allant jusqu’à la totalité des voix, de chaque vers du cantique confère à la cantate sa dynamique caractéristique ; l’instrumentation – 4 trombones, 2 hautbois et cordes unis aux voix- ainsi que la structure du motet dégagent une sévérité archaïque comme la mélodie du cantique elle-même ».
GARDINER : « Mouvement d’introduction contrastant fortement avec la série d’introductions instrumentales élaborées de type de fantaisie de choral de son deuxième cycle de Leipzig (1724-1725)… forme archaïque choral-motet (choral figuré)… chaque ligne du texte est anticipée par une succession d’entrées fuguées aux autres voix…»
HIRSCH : «…Mélismes et chromatismes sur « erbarmen » et « Armen ».
HOFFMAN : «…Le mouvement est formellement et stylitiquement traité de manière archaïque et prend la forme d’un motet avec cantus firmus dont l’écriture s’appuie sur le strict « style ancien »… le cantus firmus se trouve à l’alto et chaque section du choral est exposée par des valeurs longues alors que chacune de ces sections est précédée par les trois autres voix par une imitation par anticipation. Les instruments agissent à la manière des anciens motets et doublent les voix alors que seul le continuo est entièrement traité de manière indépendante. L’affect de la plainte qu’on pouvait déjà entendre dans le cantique est présent dans tout le mouvement. Au mot de « erbarmenprends pitié » et de « wir armennous, les pauvres » Bach insiste sur le climat de lamentation en développant chromatiquement la mélodie du cantique bien loin de son modèle original ».
KUIJKEN : «…chromatismes plaintifs sur « erbarmen » et « Armen » conférant à tout le début du mouvement un douloureux affect direct ».
MACIA [Tout Bach, pages 89/90] : «…Bach a conçu un premier chœur à l’ancienne, sorte de motet austère où la mélodie du choral est scandée en valeurs longues par les altos, précédées par les autres voix en imitations. Les instruments doublent les voix colla parte, notamment le cornet et les quatre trombones, ce qui donne une couleur archaïque à ce mouvement imposant et d’une tonalité plaintive
MARCHAND : «…Étude des proportions. A1 = 51 mesures. Versets 1 et 2. A2 = 51 mesures. Versets 3 et 4. B = 65 mesures. Versets 5 à 7. Au total 167 mesures: 1, 618 = 103, 2. A1 + A2 = 102 mesures. Approximatif ».
NYS, Carl de : «…Le premier chœur est le type même du motet sur un cantus firmus: la mélodie est présentée en valeurs longues par les voix d’altos du chœur, mais chacune des sept lignes ou vers du choral est introduite par une entrée fuguée des autres voix élaborant la mélodie du choral ; par ailleurs les instruments sont écrits colla parte, c’est à dire qu’ils ne sont jamais « obligés » ou concertants, ce qui confère à cette page une sorte de grandeur austère, archaïque et hiératique. Mais les entrées fuguées produisent un effet de continuelle augmentation des voix et compensent cet aspect hiératique par un dynamisme polyphonique très original. Il est intéressant de souligner que cette page commence en sol mineur et se termine en ré majeur ; c’est un des exemples caractéristiques qui nous montre que pour Bach le choral était encore un élément « modal » dans le sens des modes dits ecclésiastiques du Moyen Age…»
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien BachLes mélodies simultanées, page 139] : « L’immédiate efficacité des harmonies et le discours successif des thèmes allégoriques aident ainsi à l’interprétation des chorals évangéliques…Le premier chœur de la cantate BWV 2 est aussi tout rempli de la plainte des demi-tons descendants, plainte où se reflète sous une forme altérée, un fragment mélodique du choral sur lequel ce chœur est basé [BG I, page 55 et suivantes] ». Renvoi aux cantates BWV 3, BG. I, page 76 et BWV 78, BG. XVIII, page 258, etc.
[L’orchestration, page 240] : « Les chœurs de quelques cantates sont accompagnés de plusieurs parties de trombone ». Quatre ici dans la cantate BWV 2/1. Renvoi à la cantate BWV 38/1 (quatre trombones également) – BG. VII, page 285.
PIRRO [J.-S. Bach, pages 169/170] : «…le premier chœur est fondé sur le thème du choral. Ce chœur tient à la fois du motet purement vocal et du prélude au choral écrit pour l’orgue. Par la disposition des voix que les instruments ne font que soutenir, il se rapporte à la première forme, tandis que le procédé suivant dans lequel chacun des fragments de la mélodie exposée est annoncé par des entrées des voix en « imitations » le rattache à la seconde.  Le chant inflexible du choral gouverne ainsi, dès le seuil, l’œuvre que Bach lui a consacré. Mais, comme si l’essor des voix avait besoin, pour s’élancer, d’une base aussi ferme, elles montent avec une liberté surprenante. Le soprano s’épanouit progressivement, arrache pour ainsi dire les autres parties à l’obsession de la mélodie imposée et les entraîne, préparant un superbe déploiement de sonorités vocales dont la splendeur soudaine va illuminer tout le chaos de plaintes que le texte du choral a évoquées jusque-là ».
SCHNEIDER [page 107] : De ce morceau célèbre, l’Edition de Weimar donne pas moins de quatre mélodie, fait très rare et qui montre combien le texte de Luther a subjugué les musiciens… suivent les versions dite de Wittemberg, la version d’Erfurt (la plus célèbre de la série et la plus classique ; c’est celle qui s’est perpétuée dans la plupart des Psautiers luthériens. C’est également à elle que les compositeurs thuringiens [dont Jean-Sébastien Bach) ont confié leurs polyphonies)… la mélodie du recueil de J. Klug et la mélodie strasbourgeoise ».
SCHWEITZER [J.S. BachMotets et chants, pages 298/299] : « Dans les cantates, il y a un grand nombre de mouvements qui ne sont rien d’autres que des motets… ils n’ont pas de parties orchestrales indépendantes, les instruments doublant les parties vocales. Renvois aux cantates BWV 108/4, BWV 121/1, BWV 14/1 et BWV 38/1 ».
SEEDORF : «…Les instruments, au lieu de jouer un rôle autonome, se contentent ici de doubler les voix, disposées à la façon d’un motet archaïque avec le cantus firmus à l’alto. Cet archaïsme, toutefois se limite à l’agencement du morceau: le chromatisme lancinant du contrepoint est expressif au sens moderne du terme ».
WOLF : «…L’ajout de trombones accentue le caractère archaïque du choral luthérien que le mouvement initial traite en motet ».


2] REZITATIV TENOR. BWV 2/2
SIE LEHREN EITEL FALSCHE LIST (adagio), / Récit: WAS WIDER GOTT UND SEINE WAHRHEIT IST; / UND WAS DER EIGEN WITZ ERDENKET, | - O JAMMER ! DER DIE KIRCHE SCHMERZLICH KRÄNKET - / DAS MUß ANSTATT DER BIBEL STEHN. / - DER EINE WÄHLET DIES, DER ANDRE DAS, / DIE TÖRICHTE VERNUNFT IST IHR KOMPAß ; / SIE GLEICHEN DENEN TOTENGRÄBERN, / DIE, OB SIE ZWAR VON AUßEN SCHÖN, / NUR STANK |Wustmann donne Staub] UND MODER IN SICH FASSEN / UND LAUTER UNFLAT SEHEN LASSEN.

Ils enseignent la ruse vaine et mensongère / ce qui est contraire à Dieu et à sa vérité ; / Et la propre invention de leur esprit / - O misère qui afflige douloureusement l’église ; / doit tenir lieu des paroles de la Bible. / Quel que soit leur choix, / ils sont guidés par leur raison déréglée ; / Semblables aux fossoyeurs / qui, en dépit de la propreté de leur apparence, / ne renferment que pestilescence (sic) et pourriture / et ne reflètent qu’immondices.

Citation EKG 177-2 = psaume 12, 3 : « Chacun dit des faussetés. Ils enseignent la ruse vaine et mensongère » (cantate). Paroles de la Bible = Gottes Wort gegrundet EKG 177-2.
Citation du cantique de Luther, strophe 2, ligne 1 et compilation d’un auteur inconnu en récitatif secco. Citation de saint Matthieu 23, 27 [PBJ. 1492] : « Mais au-dedans ils sont pleins d'ossements de mort et de toute pourriture ». Dans la cantate, c’est bien une citation littérale de la transcription de Martin Luther).

Ut mineur, (c moll) ré mineur (d moll). 13 mesures, C
BGA. Jg. I Page 62 | RECITATIVO. | Marqué Adagio (mesure 1) - Récit (mesures 2 à 5) - Adagio (mesures 6 à 7) – Récit (mesures 8 à 13) | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. Tenor, B. c. Secco avec citation du choral. Adagio.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 343] : « Le choral se fait entendre sous l’angle mélodique dans le récitatif, épisode adagio (arioso) ».  
BOMBA : «…Bach donne aux textes apparentés au choral la mélodie adaptée sous forme d’un arioso et laisse le continuo accompagner en canon ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 120/121] : « Récitatif secco avec citation du choral ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…Paraphrase de la deuxième strophe du cantique… le librettiste a incorporé deux périodes du cantique d’origine, la première et la cinquième. Pour ces deux périodes, le mouvement est marqué adagio, et la première, pour ouvrir le récitatif, est chantée sur la mélodie même du choral ».
CRAIG [BCW] : «…Ce récitatif ressemble, au premier abord, à la manière habituelle de Bach de traiter un choral « tropé ».
DÜRR: «…Les récitatifs de la cantate se rapprochent à plusieurs reprises de l’arioso, notamment dans les vers utilisé choralement ».
GARDINER : «…lent canon avec le continuo… illustration des mots  « törichte vernunft = raison déréglée »
GOJOWY : Dans son étude « Le langage dans les cantates de Bach », l’auteur propose l’emblème se rapportant à l’illustration du texte de ce mouvement [2]… Emblématique… Une forme historique encore extrêmement efficace à l’ère baroque, de l’union d’art plastique et de poésie- est représenté par le genre de l’emblème, la réunion sous une devise d’un motif plastique riche de symbole et d’un texte en vers de teneur moralisatrice ou philosophique, atteignant son point culminant dans une sentence récapitulatrice… Bien des éléments qui nous paraissent obscurs, alambiqués et énigmatiques dans les images poétiques des textes des cantates de Bach peuvent s’expliquer de la sorte, comme allusions à des emblèmes qui ne sont plus connues de nous… Chez Crophius (une collection d’emblèmes établie dans l’ordre de l’année liturgique, Augsbourg, 1707), les représentations picturales s’en tiennent plus étroitement au texte biblique… Il arrive souvent que plusieurs motifs picturaux correspondent à plusieurs motifs du texte et que l’image fournisse la clef des métaphores et allusions apparemment choisies avec arbitraire contenues dans un texte de cantate. Chez Crophius, les représentations par l’image … destinées au 3ème jour de fête de Pâques pourraient presque avoir été conçues comme illustration des vers correspondants…
[L’auteur avance l’hypothèse de l’utilisation des ces emblèmes par l’entremise de Bach qui a pu connaître le recueil d’emblèmes de Crophius (1707) et en conseiller l’usage à ses librettistes tels les Picander, Franck, Ziegler…]
HIRSCH : «…Accords de 7e sur « Jammer » et « Kränket ». Katabasis « Totengräbem ». « Stank », « Moder » [pestilescence (?) et pourriture] ».
HOFFMAN : «…Bach revient complètement à la musique de son époque dans le mouvement suivant [2]. Dans le récitatif… il relie littéralement le vers repris du cantique de Luther « Sie lehren eitel falsche ListIls enseignent la ruse veine et mensongère » à la mélodie originale correspondante et développe la partie de continuo en canon…»
MACIA [Tout Bach, pages 89/90] : «…le récitatif de ténor qui cite textuellement un vers de Luther…»
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien BachLes formes, page 292] : « Le récitatif est accompagné, à la basse continue, par le thème complet du choral dont la cantate a pris le nom. D’autre part, le ténor chante des fragments quelque peu déformés du même cantique  [Dans le numéro 5]. le chanteur [dans 2] déplore en effet, les errements de ceux qui abandonnent la saine doctrine de l’orthodoxie [sans doute le choral] et interprètent la parole de Dieu d’après les fantaisies de leur raison ».
[Conclusion, page 460]: « Dans la cantate BWV 2/3 (Bach) traduit avec une violence significative, les paroles d’anathèmes contre les fauteurs d’hérésie, et les chefs de secte » [BG. I, page 63].
PIRRO [J.-S. Bach, page 170] : «…Un miséricordieux récitatif de basse sert de contre-partie au chœur [1] …il écrit une sorte d’arioso, où se succèdent des phrases musicales organisées et des passages simplement déclamés…»


3] ARIE ALT. BWV 2/3
TILG, O GOTT DIE LEHREN / SO DEIN WORT VERKEHREN ! || WEHRE DOCH DER KETZEREI / UND ALLEN ROTTENGEISTERN ; / DENN SIE SPRECHEN OHNE SCHEU ; / TROTZ DEM, DER UNS WILL MEISTERN!

Détruis, Ô Dieu, ces doctrines / qui pervertissent Ta Parole ! / Garde-toi de l’hérésie / et de tous les esprits des sectes ; / Car ils parlent sans crainte / et en dépit de celui qui veut être notre souverain !

Paraphrase du cantique et notamment de la dernière ligne de la strophe 3 de Luther dans sa traduction du psaume 12, 4 [PBJ. 811]: «  Que Yahvé retranche toute leur mielleuseCantate = Extirpe, O Seigneur les doctrines….Citation Luther EKG 177-2. Trotz dem, der uns will meistern. Cantate = Wer ist, der uns sollt meistern.

Si bémol majeur (B), 79 mesures, 3/4
BGA. Jg. I. Pages 63 à 66 | ARIA. | Violino solo. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Forme de trio: Violine (solo), Alto, B.c. Libre da capo. Citations du choral, à l‘alto.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 342] : « citation du choral dans la partie B de l’aria…»
BOMBA : «…Dans la partie centrale de l’air concertant, le solo de contralto récite la mélodie de choral sur les dernières lignes du texte.».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 120/121] : « Citation du choral ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…paraphrase de la troisième strophe du cantique… l’alto dialogue avec le violon solo, sur le soutien de la basse. Tous trois répètent à satiété l’incipit du motif, les trois notes correspondant aux mots Tilg o Gott…motif instable, boiteux, même où se succèdent et se superposent éléments en doubles croches et en triolets de doubles croches qui contrastent vigoureusement avec la superbe plasticité des longues phrases mélodiques de Bach. Cette figuration s’attache sans doute à traduire les doctrines fausses et hérétiques qui, travestissent la Parole divine [renvoi à Schweitzer]. La fin du texte est emprunté littéralement à la septième période de la troisième strophe du cantique… Elle est chantée en valeurs plus longues. Et l’on entend pas moins de six fois le mots « Trotz. Un silence marque la reprise modifiée de A ».
CRAIG [BCW] : «…Cet élégant aria pour alto et violon contraste avec la sévérité de ce qui a précédé. Clairement, la partie de violon semble précisément illustrer les mots « Rottengeisten » et « Ketzerei ». C’est un moment merveilleux quand on arrive sur les mots « Trotz dem ». Une citation du choral se fait même entendre rappelant alors la sévérité du sujet ».
DÜRR : «…Dans les airs règne le style « moderne» contrastant avec la rigueur du chœur d’introduction. Le premier air offre un mouvement concertant de violon solo obligé ».
GARDINER : «…soudain basculement pour l’aria d’alto avec violon obligé vers le style concertant…» 
HIRSCH : «…Ritournelle: 7 mesures. A: 13 mesures ½. Ritournelle : 7 mesures B1: 15 mesures Z : 5 mesures B2 : 14 mesures A1 : 10 mesures Ritournelle : 8 mesures [Total : 79 mesures]. Atmosphère sombre de cette section destinée à la voix d’alto. Partie en trio concertant avec violon obligé et continuo. Affects illustrés. Rythme de danse à 3/4, Thème « ostinato » au continuo. Long mélisme sur « allen » [B1]. Citation le la dernière ligne du choral à la de fin B2 ».
HOFFMAN : «…la voix et le premier violon s’expriment en duo, se développe avec opulence et est fortement caractérisée par le motif omniprésent de cambiato [dissonance ?] sur trois notes qui est d’abord entendu au continuo et dans la partie de premier violon qui ouvre le mouvement et qui revient à la voix au mot de « Tilg, o GottExtirpe, ô Dieu » auquel il est associé… Vers la fin de la partie centrale, Bach fait apparaître de manière inattendue aux mots de « Trotz dem, der uns will meisternEn dépit de celui qui veut être notre souverain » la mélodie du cantique pendant quatre mesures ».
MACIA [Tout Bach, pages 89/90] : «…L’alto chante la première aria da capo en duo avec un violon concertant et, de manière surprenante, le thème du choral y fait brièvement une apparition ».
NYS, Carl de : «…A la fin de cette aria, vers la fin de la partie B avant la reprise, Bach cite textuellement la mélodie du choral, parce que le texte chanté est tout proche de celui du cantique luthérien. Ce trait contribue au merveilleux équilibre de l’ensemble: on entend la mélodie du choral dans le premier chœur, au centre de l’aria qui est au centre de la cantate, et dans le choral final reprenant la dernière strophe du cantique original. Cette mélodie est d’ailleurs celle que Mozart reprendra comme « dessus » du fameux « choral des deux hommes en armes » au deuxième acte de « La Flûte enchantée ».
SCHWEITZER [J.-S. Bach, page 239] : « Pour représenter les doctrines qui pervertissent la parole de Dieu… le maître [Bach] emploie deux thèmes informes, de mouvement contraire, et rend l’ensemble plus désordonné encore en faisant avancer l’un en doubles croches, l’autre en triolets…» 
[J. S. Bach, page 85] : « Dans l’aria d’alto, il décrit les mots « Tilg o Gott die Lehren », par une description musicale ambiguë qui passe à travers tout le mouvement et nous donne l’impression que voix et accompagnement ne sont pas ensembles. Ce mouvement est comme le petit prélude choral sur le chant des anges Allein Gott in der Höh sei Ehr (BWV 771) dans lequel il essaie de décrire le désordre de l’armée célestes dans les nuées ».
WHITTAKER : Souligne la violence du texte de cette aria. [celui-ci en rappelle d’autres ou Luther ne s’embarrasse pas plus de périphrases].


4] REZITATIV BAß. BWV 2/4
DIE ARMEN SIND VERSTÖRT, / IHR SEUFZEND ACH, IHR ÄNGSTLICH KLAGEN / BEI SOVIEL KREUZ UND NOT, / WODURCH DIE FEINDE FROMME SEELEN PLAGEN, / DRINGT IN DAS GNADENOHR DES ALLERHÖCHSTEN EIN. / DARUM SPRICHT GOTT : ICH MUß IHR HELFER SEIN ! / ICH HAB IHR FLEHN ERHÖRT, / DER HILFE MORGENROT, / DER REINEN WAHRHEIT HELLER SONNENSCHEIN / SOLL SIE MIT NEUER KRAFT, / DIE TROST UND LEBEN SCHAFFT, / ERQUICKEN UND ERFREUN. / ICH WILL MICH IHRER NOT ERBARMEN, / MEIN HEILSAM WORT SOLL SEIN DIE KRAFT DER ARMEN.

Les pauvres pécheurs sont troublés, / Ah ! Vos gémissements et vos angoisses / provoqués par l’affliction et la détresse / que les âmes pieuses ont a subir de leurs ennemis, / atteignent l’oreille clémente du Très-Haut. / C’est pourquoi Dieu parles: Je dois être leur secours ! / J’ai exaucé leur supplication, / la charité dans son éclat auroral [traduction ? on peut préférer « secours au petit matin » !], / la vérité pure dans sa clarté de rayon de soleil / viendront les réconforter d’une force nouvelle / génératrice de consolation et de vie. / Je veux être miséricordieux à leur détresse, / le salut dispensé par ma parole sera la force des pauvres fidèles.

Citation EKG 177 ? Die Armen sind verstört / Les pauvres pécheurs sont en proie aux tourments. = Paume 12/6 : « Qui aspire au salut, je
l'établirai. Dieu parle en ces termes : Je dois être leur secours » (dans la cantate).
Compilation du cantique à la strophe 4 en citant à la fin textuellement les mots de Luther « die Kraft der Armen ».

Mi bémol majeur (Es) sol mineur (g-moll), 18 mesures, C. Baß, cordes, B. c.
BGA. Jg. I. Pages 66 à 67 | RECITATIVO. | Marqué „arioso“ aux mesures 8 à 18. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Récitatif ade basse ccompagné par les cordes et la B.c. La fin du récitatif est arioso.

BRAATZ [BCW] : «…Mesure 4 : si bémol sur « Kreuz und Not ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…paraphrase de la quatrième strophe du cantique… Au moment où Dieu parle, le mouvement devient arioso plein de solennité (marqué andante), tout particulièrement pour les derniers mots empruntés comme les premiers aux mots mêmes de Luther ».
CRAIG [BCW] : «…Une nouvelle couleur pour ce récitatif après la rigueur du premier mouvement et l‘élégance de l‘air qui a précédé.. C‘est ici un merveilleux exemple de la variété chromatique chez Bach dont les deux premières mesures témoignent par cette couleur harmonique. Notez l’obscurité sur le mot « verstört » et l’élancement sur « Ach ».
GARDINER : «… série de phrase en gammes ascendantes contrebalançant la structure tonale…»
HIRSCH : «…Accompagnato des cordes. Arioso de 11 mesures. Accord de 7e sur « verstört / Tourments», Ach, Klagen / plaintes angoissées ». Illustration tonale de la « croix » sur « bei soviel Kreuz » (ges-es-c’-es-ges). Dissonance sur « Feinde-/ ennemis », « plagen - tourmenter ».
HOFFMAN : «…Récitatif accompagné… Bach cite la parole de Dieu [Le psaume 12 verset 6 ?] : « Ich muss ihr Helfer sein…» qu’il traite en arioso ».
[Une fois de plus la voix de basse s’identifie à celle de Dieu. Dans la cantate: « C’est pourquoi Dieu parles…»].


5] ARIE TENOR. BWV 2/5
DURCHS FEUER WIRD DAS SILBER REIN / DURCHS KREUZ DAS WORT BEWÄRHRT ERFUNDEN, || DRUM SOLL EIN CHRIST ZU ALLEN STUNDEN / IM KREUZ UND NOT GEDULDIG SEIN.

Le feu épure l’argent / la Parole se fait vérité par la Croix. / C’est pourquoi un chrétien doit à toute heure / souffrir patiemment l’affliction et la détresse [Par la croix et la souffrance, être patient].

Paraphrase du cantique, strophe 5. Psaume 12,7 [PBJ. 811] : « Les paroles de Yahvé sont des paroles pures de l'argent épuré 7 fois dans un creuset de terre ». Dans la cantate : « C'est par le feu que l'argent est purifié ».

Sol mineur (g-moll), 108 mesures, C
BGA. Jg. I . Pages 68 à 71 | ARIA. | Oboe I, Oboe II, Violino I. (sur la même portée). | Violino II. | Viola. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. Cordes (+ hautbois). Avec da capo.

BOMBA : «…Les lignes suivant un sens opposé des hautbois et des cordes ainsi que du continuo, ont été de temps en temps interprétées comme image musicale de la croix par laquelle « la Parole se fait vérité », ce qui confirme donc que la Parole a été transférée dans la réalité de la foi chrétienne ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 120/121] : «…Si l’aria de ténor est plus joyeuse [que les mouvements précédents] remarquons l’importante pause élaborée par Bach (deux mesures adagio) pour souligner les mots « geduldig - souffrir en patience » . Renvoi à la cantate BWV 199/5 ».
BRAATZ [BCW] : «…Le mot « Kreuz » apparaît un total de douze fois (symbolisme numérique ?) et chromatisme descendant sur ce mot.
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…paraphrase de la cinquième phrase du cantique… Une ritournelle présente le motif que reprend le ténor, assuré par les cordes, les deux hautbois doublant les premiers violons…la section centrale (B)… si importante, puisqu’elle résume l’enseignement de la cantate, est d’abord énoncée à découvert, seulement avec le continuo, puis reprise par les instruments, la dernière phrase chantée adagio ».
CRAIG [BCW] : « Dans une œuvre comme cette cantate, on admire les détails harmoniques. Certainement cette atmosphère douloureuse dans cet air pour ténor rappelant les leçons apprises par Bach dans le goût italien, contrepoint à son héritage germanique. Une fois écoutée on ne peut l’oublier et Bach peaufine cette idée comme le message central de la cantate ».
HIRSCH : «…A deux reprises, le mot « Kreuz », mesures 21 et 35 est une classique figuration de la croix chez Bach (g-as-g-f) ».
MACIA [Tout Bach, pages 89/90] : «…Le ténor… exprime avec force et entêtement (ce que soulignent les figures sans cesse ascendantes et descendantes des violons) la patience que doit montrer le croyant pour attendre et espérer le salut et la vie éternelle ».
HOFFMAN : «…l’air da capo surprend par son allure entêtée avec son motif décidé… et des motifs rythmiques constamment répétés…»
NYS, Carl de : «…L’Aria de ténor sur le schéma da capo est accompagnée par les cordes avec les hautbois qui doublent les deux parties de violon. Cette aria se présente du point de vue de l‘écriture, avec ses marches contraires des voix, comme si l‘ensemble de ce mouvement se présentait sous forme de croix (ce qui correspond parfaitement au texte chanté) ».
[J. S. Bach, page 376] : « La musique de cette dernière aria paraît dérivée de quelqu’autre ouvrage antérieur » [Hypothèse également avancée par W. Gillies Whittaker, tome 1, page 235]. 
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach Formation des motifs, pages 78/79] : «…Thème chromatique descendant…; La rude suite mélodique…Quand le texte évoque le souvenir de la mort de Jésus-Christ dans la cantate BWV 2, Bach renouvelle sa plainte accoutumée » [+ Exemple musical. BG. I, page 70, sur les mots « Durch’s KreuzPar la croix]. Renvoi aux cantates BWV 55/1 – BG. XII, page 80 et BWV 3/1 - BG. I, page 75.
ROBERT : « Dans la première partie, le mot « Kreuz » est répété à trois reprises sous des dessins pas spécialement déchirants. A la quatrième et dernière, le ténor le chante sur le thème chromatique ».
WITTAKER [tome II, page 344] : «… il est possible que cette aria soit issue d’une autre source… Les figurations fluctuantes qui parcourent l’ensemble de la première partie, aussi bien aux instruments qu’aux voix, pourraient être interprétées comme le mouvement du métal en fusion sur les mots d’introduction: « Le feu épure l’argent ».
[Figurations en traits ascendants et descendants des violons].


6] CHORAL. BWV 2/6
DAS WOLST DU GOTT, BEWAHREN REIN / FÜR [Wustmann: vor] DIESEM ARGEN GESCHLECHTE; // UND LAß UNS DIR BEFOHLEN SEIN, / DAß SICHS IN UNS NICHT FLECHTE, || DER GOTTLOS HAUF SICH UMHER FINDT, // WO SOLCHE [Werner Neumann : Livre de chant d‘époque 1524 = „diese“] LOSE LEUTE SIND /- IN DEINEM VOLK ERHABEN.
Ta volonté, Seigneur, est de conserver la Vérité pure [varia: La vérité de la Parole, tu veux, Seigneur, la conserver] / pour ce vil genre humain ; / Laisse-nous être soumis à tes ordres / afin que nous n’en soyons pas contaminés. / La multitude impie fourmille / tandis que ton peuple / élève quelques élus.

Martin Luther, le psaume 12 [PBJ. 811].
Dernière strophe du cantique (strophe 6) avec peu de variante. La mélodie se trouve aussi dans les cantates BWV 77/6 et 153/1.
Renvoi à EKG 177-6 : « La bassesse est au sommet parmi les fils d'hommes ». Dans la cantate : « La multitude impie fourmille ».
Sol mineur (g-moll), ré majeur (phrygien), 15 mesures, C BGA. Jg. I. Pages 72 | CHORAL. | Soprano. / Violino I. Oboe I. Oboe II. Trombe I. col Soprano. | Alto. / Viiolino II. Trombe II. coll‘ Alto. | Tenore. / Viola. Trombe III col Tenore. | Basso; / Trombe IV. Col Basso. | Continuo.
NEUMANN. Simple choral harmonisé. Ensemble des instruments.

BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 120/121] : « Simple choral harmonisé sur mélodie de choral (MDC 03) de type I ». 
BOYER [Les Mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, page 96] : « Il est à noter (Jacques Chailley) que cette mélodie de choral (MDC 13) a été choisie par Mozart pour la scène des Hommes armés de la Flûte enchantée avec adaptation de paroles maçonniques…Renvoi aux cantates BWV 77, 153 et la pièce pour orgue BWV741 ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…La sixième strophe du cantique… Harmonisation verticale, les voix doublées par tous les instruments. Contrairement à la disposition de la première strophe, les deux hautbois renforcent ici le soprano, puisque c’est à lui que revient d’exposer la mélodie du cantique ».
DÜRR : «…Type habituel d’une sobre composition chorale instrumentalement renforcée ».
HIRSCH : «…harmonisation particulière et expressive par Bach des lignes 2 et 4 du choral ».
HOFFMAN : «…aux mots de « für diesem arg’n Geschlechtepour ce vil genre humain » la progression harmonique parvient à la limite des habitudes de l’époque et semble devenir pour ainsi dire archaïque et contraire à la règle…»
MACIA [Tout Bach, pages 89/90] : «…Simplement harmonisé, le choral final contient quelques modulations audacieuses pour caractériser les impies [der gottlaus Hauf].
SMITH [BCW] : «…Ce simple choral cependant vraiment chromatique a quelque part perdu la dureté du premier chœur ».


BIBLIOGRAPHIE BWV 2

BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) : 
AMG (All Music Guide) : Notice par James Leonard.
BRAATZ, Thomas : The Esoteric Bach. Avril 2001. Notice in Website Bach Cantatas « Index to Articles ». Voir [2] et [5].
CROUCH, Simon : Notice, 1996 & 1998. 
EMMANUEL MUSIC : Notice par Craig, Smith.
MINCHAM, Julian : The Cantatas of Johann Sebastian Bach, chapitre 3. 2010.
ORON, Aryeh : Discussions 1] 9 juin 2002 – 2] 4 juin 2006 – Prévision : 22 mai 2011.
: Commentaires. 15 juin 2002.
Mélodie du choral Ach Gott, vom Himmel sieh darein. Thomas Braatz et Aryeh Oron, septembre 2005.
Texte du choral Ach Gott, vom Himmel sieh darein. Francis Browne, septembre 2005. Les six strophes en anglais et en allemand.

BACH COMPENDIUM ou Répertoire anlytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 2 = BC A 98. Volume I, partie 1.
BACH-JAHRBUCH
BJ 1906, pages 43 à 73
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 96 et 158
Volume 2, pages 253, 269, 336, 342/343, 360, 361, 371, 398, 412, 413, 608 et 853
BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie, volume 1. 1998
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 120/121
: Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 94 à 96
BREITKOPF. Recueils :
Breitkopf n° 10 : 371 Vierstimmige Choralgesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 262 (3 et 253)
Breitkopf n° 3765 : 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. N° 7 (5 et 6)
BRAINARD, Paul : Kritischer Bericht NBA I/16 1982 BA 5055 41
CANTAGREL, Gilles : Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 681 à 685
CHAILLEY, Jacques : Les chorals pour orgue de Jean-Sébastien Bach. A. Leduc 1974. Page 45 (le choral BWV 741)
COLLECTIF : Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc Macia : Cantates d’église. Pages 89/90
DÜRR, Alfred : Die Kantaten von J.S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Volume 2, pages 340 à 342
: Notice du coffret Telefunken / Teldec 1971, volume 1
EKG : Evangelisches Kirchen-Gesangbuch. Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « EKG ». Renvoi à EKG 177. Version d‘Erfurt 1524
FESTIVAL J.- S. BACH DE MAZAMET. 8e année. Vabre (France 81), vendredi 7 septembre 1973
Société des Chanteurs de Saint-Eustache. Ensemble instrumental de France (Jean-Pierre Wallez). Direction : R. P. Émile Martin.
GARDINER, John Eliot : Notice de son enregistrement, volume 2. Traduction française de Michel Roubinet. 2010.
GOJOWY, Detlef : Le langage dans les cantates de Bach (planches emblématiques. Teldec, volume 11, page 7
HELMS, Marianne : Notice de l‘enregistrement Rilling / Laudate 98705), en collaboration avec Arthur Hirsch. 1980.
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HIRSCH, Arthur : Notice de la version Rilling 1981. Brève biblio dont Bj 1967, 1972. Dürr, Dadelsen, Blume, Schweitzer, etc.
Notice de l‘enregistrement Rilling / Laudate 98705), en collaboration avec Marianne Helms. 1980.
Notice Disque CLV 71955 Rilling. 1979
Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR 24.015. 1ère édition 1986.
CN 78, pages 14, 20, 22, 27, 32, 63 et 109
HOFMANN, Klaus : Notice de l‘enregistrement de Masaaki Suzuki, volume 29. 2005
KUIJKEN, Sigiswald :  Notice de son enregistrement, volume 7. 2007
LEMAÎTRE, Edmond : Guide de la musique sacrée et chorale profane. L’âge baroque (1600-1750). Page 29
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Literaturverzeichnis : Richter (44).
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NYS, Carl de : Commentaire du programme de la 8e année du festival Jean-Sébastien Bach de Mazamet. 1973
PETITE BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « PBJ ».
PIRRO, André : J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Pages 169 à 171
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Pages 79, 139, 240, 292, 300, 460
RICHTER, Bernhard Friedrich : W. Neumann : Literaturverzeichnis 44] Über die Schicksale der der Thomasschule zu Leipzig
angehörenden Kantaten Joh. Seb. Bachs. In BJ 1906, pages 43 à 73
ROBERT, Gustave : Le descriptif chez Bach. Librairie Fischbacher. Paris. 1909. Page 42
ROMIJN, Clemens : Notice (sur CD) de l’enregistrement de Pieter Jan Leusink. 2006
SEEDORF, Thomas : Notice de l’enregistrement Herreweghe / CD Harmonia Mundi 2003
SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch- Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
Édition 1973, pages 2/3
Literatur: Spitta ; Schweitzer ; Wolfrum II ; Pirro ; Parry ; Wustmann ; Wolff ; Terry ; Kurth ; Whittaker ; Moser ;
Schering ; Neumann.
Bj 1906, 1909, 1917, 1919, 1925, 1929, 1931, 1932, JP : Jahrbuch Peters. Leipzig 1919
SCHNEIDER, Charles : Luther poète et musicien et les Enchiridien de 1524. Edition Henn. Genève 1942. Pages 29/30 et 107
SCHWEITZER, Albert : J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Pages 203, 239
Édition américaine (traduction de E. Neumann). D’après l’édition allemande de 1911
Dover Publications, inc. New York. 1911-1966. Volume 2, pages 85, 299 (note), 376, 434, et 465
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume III, pages 91, 285 (Appendix 3)
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
Volume I, page 235 – volume II, pages 276, 294, 340 à 345
WOLF, Christoph : Brève notice de l’enregistrement de Ton Koopman, volume 10. 1999
WUSTMANN, Rudolph : J.S. Bach geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel. Wiesbaden 1913-1967. Pages 162/163 ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 75, pages 146/147
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005


DISCOGRAPHIE BWV 2

Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros en tête, 1 et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements.
9 références (avril 2002 - juin 2010) + 2 mouvements individuels (avril 2002 - avril 2006).
Exemples musicaux : Aryeh Oron (janvier 2003 - avril 2008).

5] GARDINER (volume 2). The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Contre-ténor : Daniel Taylor. Ténor : James Gilchrist.
Basse : Stephen Varcoe. Bach Cantata Pilgrimage. Basilique Saint-Denis (F), le 2 juillet 2000. Durée : 16’17.
CD SDG 165. Distribution en France, mars 2010. Avec les cantates BWV 10, 76, 21, 135 le concerto BWV 1044 et le motet SWV 386
de Schütz
1] HARNONCOURT (volume 1). Concentus Musicus Wien. Wiener Sängerknaben . Alto : Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse :
Max van Egmond. Décembre 1970 - mars-avril 1971. Durée : 18’40.
Disque Teldec 6. 35027-SKW 1/1-2 BR2. Das Kantatenwerk (volume 1). 1972. 1971-1972
CD (D). Teldec 4509 91755-2. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas, volume 1. Coffret de 6 CD avec les cantates BWV 1 à 19
CD Teldec 242 497-2 Das Kantatenwerk. (volume 1) 1985-2000
Reprise Bach 2000. Teldec, volume 1. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates BWV 1 à 14 et cantates BWV 16 à 47
Reprise Warner Classics CD 8573-81124-5. Intégrale en CD séparés, volume 1. 2006
7] HERREWEGHE. Collegium vocal Gent. Alto : Ingeborg Danz. Ténor : Jan Kobow. Basse : Peter Kooy. Cologne (D). Mai 2002
Durée : 16’25. Harmonia Mundi France HMC 901791. Distribution en France en 2003. Avec les cantates BWV 20 et 176
3] KOOPMAN (volume 10). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Alto : Michael Chance. Ténor : Paul Agnew. Basse : Klaus Mertens.
Durée : 17’27. Waalse Kerk. Amsterdam, octobre 1998
CD Erato 8573 80220-2 et reprise CD Antoine Marchand 2002
9] KUIJKEN (volume 7). La Petite Bande. Un par voix. Alto : Petra Noskaiova. Ténor : Marcus Ullmann. Basse : Jan van der Crabben.
Durée : 18’20. Louvain, juillet 2007 (Belgique)
CD Accent ACC 25307. Distribution en France en octobre 2008. Avec les cantates BWV 20 et 10
4] LEUSINK. Holland Boys Choir / Netherlands Bach Collegium. Alto : Sytse Buwalda. Ténor : Knut Schoch. Basse : Bas Ramselaar.
Église Saint-Nicolas. Elburg (NL). Durée : 17’58. Novembre - décembre 1999
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classic. Volume 12 - Cantates, volume 6
Reprise Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics III - 93102 26/72. Avec les cantates BWV103 et 185
Cette réedition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une édition „augmentée“ : 157 CD comprenant, les partitions et 2 DVD proposant
les Passions (saint Jean et saint Matthieu).
2] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Alto : Helen Watts. Ténor : Aldo Baldin. Basse : Walter Heldwein.
Gedächtniskirche Stuttgart. Février 1979. Durée : 18’08
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98705. Vers 1970. Avec la cantate BWV 44
Disque (D). CLV 71955 (Label Claudius Verlag). 1979-1980  Avec la cantate BWV 44
CD. Die Bach Kantate (volume 39). Hänssler Classic Laudate 98892. 1980 Avec les cantates BWV 176 et 20
CD. Hänssler edition bachakademie (volume 1). Hänssler-Verlag 92 001. 1989-1998. Avec les cantates BWV 1 et 3
6] SMITH, Craig. Orchestra and Chorus of Emmanuel Music. Alto : Susan Trout. Ténor : William Hitte. Basse : Paul Guitry.
Boston. 2001. Durée : 19’27.
CD Koch International Classics (coffret de 2 CD) . Avec les cantates BWV 75, 76, 39 et 20
8] SUZUKI (volume 29). Bach Collegium Japan & Concerto Palatino Brass Ensemble. Contre-ténor : Pascal
Bertin. Ténor : Gerd Türk. Basse : Peter Kooy. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan. 25 et 29 Juin 2004. Durée : 17’04.
CD Bis-SACD 1461. 2005. Distribution en France, janvier 2006. Avec les cantates BWV 135, 3 et 38


MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 2

M-1. Mvt. 1] Hans Pflugbeil. Greifwalde Bach Tage Choir. Bach-Orchester Berlin. Fin des années 1950, début 1960
Disque Baroque Music Club.
M-2. Mvt. 6] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Soloists of the Freiburger Barockorchester. Juin 1999
CD Brilliant Classics / Bayern.
CD. Reprise Bach Edition 2006. Brilliant Classics. CD V- 93102 30/136


C. Role. Avril 2011
 

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Last update: April 24, 2011 22:00:00