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C.
ROLE. 1ère
édition :janvier 2010 – 2e
édition : avril 2011
|
CANTATE BWV
2
CANTATE
BWV 2 ACH
GOTT, VOM HIMMEL SIEH DAREIN
Ah Dieu, du ciel jette un regard…
KANTATE
AM ZWEITEN SONNTAG NACH TRINITATIS
Cantate
pour le deuxième dimanche après la Trinité
Leipzig,
église Saint-Nicolas. Leipzig le 18 Juin 1724
|
AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des
notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est
de donner à lire un ensemble cohérent d’informations
et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un
panorama espéré « élargi »
de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les
quelques « interventions « CR »
signalées par des
crochets [...] le
rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin
jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs
sélectionnés dans la bibliographie. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= la majeur
(B)
= si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la
Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J.
S. Bach Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= ut majeur. (c) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur – (d) = ré mineur
(E)
= (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= fa
(G)
= Sol majeur. (g) = sol mineur
GB
= Angleterre / Grande-Bretagne
(H)
= Si = h moll = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition originale autographe
Ost.
= Original Stimmen – Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte
allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques
désignent un affect particulier ou un « accident
remarquable.
DATATION BWV 2
Leipzig,
18 juin 1724.
DÜRR :
Chronologie. 1724 : BWV 194 et 165 (4 juin) – BWV 20 (11 juin)
- BWV 2 (18 juin) - BWV 7 (24 juin) – BWV 135 (25 juin) –
BWV 10 (2 juillet).
HERZ :
18 juin 1724. Ancienne date (Spitta), 1735-1744
HIRSCH
: Classement CN 78 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). Une cantate choral issue du deuxième cycle des
cantates de Leipzig. 2. Jahrgang, période allant du 11 juin
1724 au 27 mai 1725.
SCHWEITZER
: Les cantates écrites après 1734 (d’après
Spitta).
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
volume III, Appendix 3, page 285] : Cantate datée d’après
le filigrane « The Half Moon » entre 1735-1744.
Ce filigrane est caractéristique d’un grand nombre de
cantates de la dernière période de Bach. Il apparaît
dans 31 cantates dont est donnée la liste.
WHITTAKER
: vers 1740. [Le fait qu’il s’agisse bien d’une
cantate choral aurait pu au moins faire douter de cette hypothèse].
SOURCES
BWV 2
PARTITION
AUTOGRAPHE =
ORIGINALPARTITUR
Partitur
Rudorff. Privatbesitz
(archives privées).
BASSO
: [Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
342] : « Partition autographe dans une collection
américaine non identifiée, jointe à la cantate
BWV 20 ».
BGA
(Moritz
Hauptmann, décembre
1851). Am 2. Sonntage nach Trinitatis « Ach
Gott, vom Himmel sieh darein
(G moll) . La partition originale est en possession du Professeur
Rudorff à Berlin. Les voix (séparées) sont à
la Thomasschule. Oboe
I. II Violino I. II. Viola. Trombone I. II. III. IV. Soprano. Alto.
Tenore. Basso. Continuo (en
sol et en fa majeur. La transposition du continuo est de la main de
Bach, avec corrections du même dans la partie en sol mineur)
ainsi que dans l’ensemble des parties séparées
HERZ
: Collection particulière, New York.
SCHMIEDER
: Le mouvement [3] est à part ; douze pages de musique.
Sur la couverture et dans la marge, annotation de la main d’Anna
Magdalena Bach. Cet autographe est signalé dans la collection
musicale Peters comme appartenant au professeur Rudorff (Msa. R Nr.
1).
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
volume III, page 91 et Appendix 3, page 285] : Cette cantate a été
publiée par la BG. en 1851, d’après l’autographe
original. [Hypothèse: Spitta l’a donc vu et l’on
peut supposer à nouveau que cette partition aurait pu gagner
les Etats-Unis à la fin de la deuxième guerre
mondiale].
PARTIES
SÉPARÉES =
ORIGINALSTIMMEN
St.
Thomasschule. Leipzig.
zZ Stadtarchuiv Leipzig. Bach-Archiv. 15 parties originales.
Partiellement
autographe avec corrections. Titre et [1] de la main de Johann
Andreas Kuhnau (période médiane. 12 folios avec
annotations de la main d’Anna Magdalena Bach.
HERZ :
Copistes repérés: (K2)
= Johann Andreas Kuhnau (neveux ou petit-fils du cantor Johann
Kuhnau) dans sa période médiane à Leipzig où
il est présent à partir de février 1723 et
Christian Gottlob Meissner, (18 décembre 1707 – 16
novembre 1760), copiste de Bach, à Leipzig de 1723 à
1729. Filigrane « IMK »
et une « demie lune.
COPIES
XVIIIe
SIECLE = ABSCHRIFTEN
18. Jh.
P
571
M.
Berlin, Deutsche Staatsbibliothek. Anciennement (avant 1975) Marburg,
Staatsbibliothek, jetz Berlin Dahlem.
P
Am 38 B.
Berlin. Deutsche
Staatsbibliothek. Anciennement (avant 1975). Amalienbibliothek.
P
Grimma
(D).
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
AUSGABE
(BG)
BG.
Jg. I (1ère
année). Pages 55 à 72. Préface de Moritz
Hauptmann (décembre
1851). Cantates BWV
1 à 10.
[Partition
BG/ Breitkopf dans l’enregistrement Teldec / Das
Kantatenwerk, volume 1.
1972].
NOUVELLE
ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN
SERIE I/ BAND 16. KANTATEN ZUM 2. UND 3. SONNTAG NACH TRINITATIS
Bärenreiter
Verlag BA 5055. 1981. 6 fac-similés.
BWV
2. Pages 83 à 108. Hautbois secundo. Thomasschule Leipzig. zZ
Stadtarchuiv Leipzig. Sans signature. Titre et [1] de la main de
Johann Andreas Kuhnau.
Avec
les cantates BWV 76, 21 et 135.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5055 41. 1982. Georg S. Bozart.
BACH-INSTITUT
GÖTTINGEN: Die Neue Bach-Ausgabe [NBA]. Série
I: Kantaten / 16. Net www. Bach-Institut.de
Website
: Partition BGA [I.73 MB]. Partition, chant et piano [1.46 MB].
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics.| Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 6 | TP 1286. 2007
Serie
I. Band 16. Kantaten zum 2e
und 3e
Sonntag nach Trinitatis.
Faksimile
: BWV 2 Partie du Hautbois II.
BWV
2. Page 83 à 108. Bärenreiter-Verlag. Kassel.1981
BCW
: Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL.
Partition = PB 2852. Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB
1370.
2009.
Réduction voix et piano (28 pages) = EB 7002 – Partition
du chœur (12 pages) = ChB 4502.
CARUS.
Stuttgarter Bach-Ausgaben. Die Bach Kantate. Partition (48 pages) =
CV 31.002/00. Partition d’étude (Studienpartitur) =
31.002/07. Réduction chant et piano = 31.002/03. Chorpartitur
( Partition du chœur) = 31.002/05 . Parties séparées
(6) 31.002/9, 11 à 15. Partition (Brass – cuivres.
Stuttgarter Bach-Ausgaben Kantate 1-100) = Carus 31.301/00 .
CARUS.
Partition 48 pages (Partitur) = Die Bach Kantate 31.002/00. Partition
d’étude (Studienpartitur) = 31.002/07. Réduction
chant et piano (Klavierauszug) = 31.002/3. Partition du chœur
(Chorpartitur) = 31.002/05. Harmoniestimmen = 31.002/09. Parties
séparées (5) 31.002/11 à 15.
EULENBURG.
Partition de poche. Préface
d’Arnold Schering (1928).
KALMUS
STUDY SCORES.
N° 805. Volume I. New York 1968. Cantates BWV 1 à 4.
PETERS.
Réduction chant et piano.
« Stuttgarter
Bach Ausgaben ». Cette
publication Hänssler Verlag reprend les parties séparées,
HE 31.002 /01 à 21: Orgelstimme - Choralpartitur -
Taschenpartitur - Klavierauszug et les quatre parties de trombones HE
31.001/32 à 352.
Notice
(ici pour BWV 2) signée Reinhold Kubik 1981. Ce matériel
renvoi à l’enregistrement Rilling / Hänssler
98705.
PÉRICOPE
BWV 2
2e
dimanche après la Trinité.
Épître
: 1. saint Jean 3,13 à 18. [PBJ.
1792]. L'amour fraternel des Chrétiens.
Évangile
: saint Luc 14,16 à
24. [PBJ. 1564]. Sur les invités qui se dérobent au
festin.
Renvoi
à saint Mathieu 22, 2 à
10. [PBJ. 1489].
Parabole du festin nuptial.
EKG
. 2.
Sonntag nach Trinitatis
Matthieu
11, 28 [PBJ. 1470] : « Venez
à moi, vous tous qui peinez et ployer sous le fardeau, et moi
je vous soulagerai…»
Psaume
18 [PBJ. 814 à 816]. Te Deum royal.
Cantique
(Lied) : « Kommt
her zu mir, sprich Gottes Sohn
(reprise du chant d’entrée, Matthieu 11, 28.
Épître
: 1. saint Jean 3, 13 à
18. [PBJ. 1792].
Évangile :
Luc 14, 16 à
24. [PBJ. 1564].
Renvoi :
EKG 177-1 (psaume 12, 1 et 2) . [PBJ. 811]. Le « Salvum
me fac, Domine ».
NYS,
Carl de : «… Pour le deuxième dimanche après
la Trinité on lisait dans les églises réformées
de Leipzig un passage de la première lettre de Jean 3, 13 à
18 où il est question de l’amour fraternel de tous les
homme ainsi que la péricope de Luc 14, 16-24 où il est
question des invités au grand festin. C’est sans doute
la parabole de l’Evangile qui a inspiré le choix du
cantique Ach
Gott vom Himmel sieh darein.
On
voit très bien comment ce cantique (le psaume 12) peut
illustrer la parabole des invités au festin. On est
surpris tout de même de voir que le librettiste se refuse toute
allusion explicite au texte dominical de l’Ecriture. Mais
peut-être Bach a-t-il délibérément suggéré
qu’il en fut ainsi pour pouvoir composer des œuvres qui
pourraient servir dans diverses circonstances ? »
[Même
occurrence, la cantate BWV 76 du 6 juin 1723].
TEXTE BWV 2
Auteur
inconnu, selon Carl de Nys, il s’agit peut-être d’Henrici
(dit Picander ).
Les
mouvements 1 et 6 empruntent intégralement au cantique Ach
Gott, vom Himmel sieh darein de
Martin Luther (six strophes de six vers). Les autres mouvements, avec
emprunts ou paraphrases d’après le psaume 12 (1er
cycle des poèmes, publié à Nuremberg vers
1523-1524) sont accompagnés de la
mélodie de Johann Walter [ou peut-être
de Luther lui-même]., mélodie présente dans les
mouvements 1 et 6 de la cantate. Pour l’analyse de la
traduction de ce psaume par Luther, voir la notice très
développée par Dick Wursten et ses correspondants, in
Bach cantatas Website, 10 juin 2002. La traduction fait ici
l’objet de différentes mises aux points très
spécialisées. Il semble s’agir à la base,
des travaux et de la révision du texte de la cantate par
Ambrose et Francis Browne dans l’édition de la NBG.
Renvoi à
EKG 177 (Erfurt 1524. Six strophes).
La
mélodie trouve son origine dans une chanson profane du Moyen
âge (vers 1410). James Lyon en donne l‘incipit (mélodie
n° 4), à la page 268 de son
ouvrage. On
la retrouve dans les cantates BWV
77/6 et BWV 153/1 (toutes deux avec un texte de David Denicke,vers
1646) et enfin dans la pièce pour orgue, BWV 741. De nombreux
compositeurs ont utilisé cette mélodie, Praetorius,
Scheidt, Schütz, Pachelbel, Zachow, Krebs, Telemann (dans une
cantate possédant le même titre que la cantate de Bach:
TWV1:14). Renvois enfin à Mendelssohn et à sa musique
de scène d‘Athalie,
opus 74.
MACIA
[Tout
Bach,
pages 89/90] : «…Deuxième ouvrage de la
série des cantates-choral… cette cantate est fondée
sur un choral de Luther, dont la mélodie est en mode phrygien,
associé chez Bach au thème de la « chute »…
La cantate n’a que peu à voir avec l’évangile
du jour…»
SCHNEIDER
[pages 29/30] : Le psaume 12 « Ach
Gott vom Himmel sie darein ».
Cet enthousiasme pour les psaumes millénaires, Luther [dès
1524] sait, comme aucun autre poète, le faire partager au
peuple, qui s’en nourrit dès l’abord et qui s’en
délectera sans doute longtemps encore. [Suit le texte des six
strophes].
GÉNÉRALITÉS
BWV 2
BOMBA
: «…Deuxième morceau du cycle des cantates
chorales, que Bach commença le premier dimanche après
la Trinité, le 11 juin 1724, avec la cantate BWV 20. Tout
d’abord Bach attribue méthodiquement les registres
cantus
firmus,
ces voix donc qui doivent chanter la mélodie du choral, à
quatre registres de chœur. Dans la cantate BWV 20, le soprano
commence, dans BWV 2 le contralto suit ; dans BWV 7 le ténor
chante, et dans la cantate BWV 135 la basse. De même,
ouverture en style français dans BWV 20, mouvement de motet
dans BWV 2, mouvement concertant en style italien dans la cantate BWV
7, et fantaisie chorale de grande envergure dans la cantate BWV
135 ».
CROUCH
[BCW] : «…Quand Bach avait à traiter un sujet
sévère, comme ici dans cette cantate basée sur
la paraphrase du psaume 12 par Luther, il utilisait un « matériau
musical » déjà considéré comme
archaïque de son temps. Dans le chœur d’ouverture,
il utilise le style du motet proche de celui de Pachelbel ou
l’accompagnement est simplement celui du continuo. Le résultat
est d’une austère beauté, les altos auxquelles
est confié le cantus firmus en valeurs longues pendant que
les autres parties vocales chantent la fugue. Le récit suivant
rappelle à peu près le style de l’arioso et
conduit à un air d’alto dont le sujet est « la
condamnation de l’hérésie ». En dépit
du jeu du violon « concertant », Bach n’arrive
pas ici donner l’énergie correspondante aux paroles. Le
dernier air de ténor est plaisant sans être
particulièrement intéressant. Dommage car
l’introduction orchestral semblait promettre plus. La cantate
s’achève sur un simple choral ».
DÜRR
: «…Cantate basée sur l’adaptation par
Martin Luther du douzième psaume, ancien cantique de ce second
dimanche après la Trinité, exprimant la plainte de voir
les hommes s’éloigner de Dieu et s’accordant bien
à la lecture de l’Evangile qui est la parabole de la
Grande Cène (Saint-Luc 14, 16 à
24). Le parolier de Bach a conservé le texte littéral
des strophes initiales et finales et remanié en récitatifs
ou airs les strophes intermédiaires, non sans y avoir inséré
des citations plus ou moins textuelles du cantique de Luther ».
NYS,
Carl de : «…Cantate-choral appartenant à la
deuxième année leipzicoise ».
ORON
[BCW] : «…Cette cantate est inhabituelle parce qu’elle
contient seulement qu’un thème mélancolique, sans
même le rayon d’espoir que Bach introduit à la fin
de ses cantates. L’aspect de lamentation et de moralisme du
texte semblent la seule inspiration de Bach qui donne à la
cantate son unique attrait ».
DISTRIBUTION BWV 2
NEUMANN.
Solo: Alt, Tenor, Baß. – Chor (SATB). Posaune (trombones
I à IV) uniquement dans [1] et [6]. Oboe I / II. Streicher,
violino I / II, Viola, B.c.
SCHMIEDER.
Soli A, T, B. Chor: S, A, T, B. Instrumente: Oboe I, II, Trombone
(Posaune) I, II, III, IV ; Viol. I, II ; Vla. ;
Cont.
NYS,
Carl de : « La partition de cette cantate fait appel à
deux hautbois, quatre trombones (qui n’interviennent que dans
le premier chœur et dans le choral), aux cordes traditionnelles
et à la basse continue ».
ORON
[BCW] : «…même distribution des voix que pour la
cantate BWV 20, sans soprano, Bach à l ‘époque
n’ayant peut-être pas à sa disposition un soprano
compétent ».
[pas
de solo de soprano, comme c’est aussi le cas dans la cantate
BWV 20 exécutée le 11 juin précédent. Y
aurait-il eu une indisponibilité temporaire de ce pupitre ?]
APERÇU BWV 2
1]
CHORALCHORSATZ. BWV 2/1
ACH
GOTT,
VOM HIMMEL
SIEH DAREIN / UND
LAß DICHS DOCH [Werner Neumann: Livre de chant d‘époque
= „dich
des“]
ERBARMEN
!
/ WIE
WENIG SIND DER HEILGEN
DEIN, / VERLASSEN
SIND WIR
ARMEN ;
/ DEIN
WORT
MAN NICHT LÄßT HABEN WAHR, / DER
GLAUB
IST AUCH VERLOSCHEN GAR / BEI
ALLEN MENSCHKINDERN.
Ah !
Dieu, du ciel jette un regard sur nous/ et aie pitié de nous!
/ que tes fidèles sont peu nombreux, / et dans quel pauvre
abandon nous sommes ! / On ne veut plus croire à la
vérité de ta Parole / et la foi s’est éteinte
/ dans tout le genre humain.
Texte
de la première strophe du cantique. La mélodie
se trouve également dans les cantates BWV 77/6 et 153/1
(cantique, strophe 1).
Martin
Luther (Erfurt ou Nuremberg 1524). D'après le psaume 12:
Contre
le monde menteur.
[PBJ. 811]…Salvum
me fac
?
Sol
mineur (g
moll) → ré
majeur (D
Dur). Alla
breve. 167 mesures, ¢
(C barré, 2/2). [Entrées
Ténor, Basse, Alto, Soprano].
BGA.
Jg. I. Pages 55 à 62 | Dominica
2 post Trinitatis. |
Soprano. / Violino I. Trombone I. col Soprano. | Alto. / Violino II.
Oboe I. Oboe II. Trombone II. coll Alto. | Tenore. / Viola. Trombone
III. Col Tenore. | Basso. / Trombone IV. Col Basso. | Continuo.
NEUMANN.
En forme de motet avec instruments ; les voix en imitation de la
parties chorales avec des éléments fugués. Le
cantus firmus
est à l’alto.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
342] : «…adoption du stylus
antiquus sur un
mouvement a capella (alla
breve), tandis
que les instruments (parmi lesquels quatre trombones (renvoi aux
cantates BWV 38/1, 64/1, 68/5 et
121/1) doublent les
parties vocales… présence d’une figure
d’ostinato,
le passus duriusculus,
sous l’aspect d’une succession chromatique descendante
dans les limites d’une quart (renvois aux cantates BWV 12/2
179/1 et que l’on rencontre aussi dans la cantate BWV 78/1).
[volume
2, page 608] : « Il est incontestable que l’application
de la technique du motet, suivant les manières propres au
stylus antiquus,
s’étend bien au-delà de la composition des motets
au sens étroit du terme, et concerne également le
domaine des cantates ou des autres œuvres de musique sacrée.
Renvoi à la note 8 des pages 853/854: suit la liste des
cantates [possédant ponctuellement] un style proche du motet,
avec les cantates BWV 2/1, 4/5, 21/9, 29/2, 38/1, 64/1, 68/5, 71/3,
101/1, 108/4, 121/1, 144/1, 179/1 et
182/7.
BOMBA
: « …si dans la cantate BWV 20 débute par
une ouverture somptueuse en style français, dans la cantate
suivante BWV 2, c’est un mouvement de motet dans lequel toutes
les lignes du choral sont imitées au préalable avant
que le registre contralto interprète la mélodie sous
forme de longues notes. A cet endroit, les instruments se limitent à
jouer colla parte
soutenant les voix ».
BOYER
[Les cantates sacrées
de Jean-Sébastien Bach,
pages 120/121] : « La forme antique du motet…Élaboration
de choral ; surmélodie (MDC) 03 de type II. Motet avec
colla parte
(structure fuguée). »
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien
Bach, pages 94 à
96] : « Vaste forme de motet fugué… Il
s’agit là d’une forme particulièrement
austère ou le cantus
firmus ne circulant
pas de voix en voix reste dans la tessiture intermédiaire de
l’alto (cas rare).
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach] :
«… mouvement traité dans le genre ancien du
motet… uniquement les voix de la polyphonie et la B .C.
Parties vocales doublées par les instruments… en outre,
en plus du deuxième trombone, les deux hautbois doublent la
partie d’alto, dans la mesure où c’est elle qui
assure le cantus firmus…. Comme dans une fantaisie de choral,
chaque période du cantique est traitée en cantus firmus
et précédée de pré-imitations sur le même
motif aux trois autres parties… »
CRAIG
[BCW] : «…Bach traite le premier verset du choral de
Luther dans la manière « archaic-neo Renaissance ».
Une stricte texture à quatre voix avec le continuo indépendant
passe à travers tout le mouvement. Bach associe bien cette
façon de procéder à l’orthodoxie
luthérienne. L’absence du soprano remplacé ici
par l’alto « plonge » le pécheur »
loin du paradis. Il est à remarquer que la structure de
l’ensemble demeure claire et simple. Le motif dérivé
du choral et confronté à deux contre sujets contenant
l’essentiel du matériau du mouvement. »
DÜRR
: «…La disposition du mouvement d’introduction
révèle l’intention de Bach de souligner le
caractère cyclique des cantates chorales de cette année
là: à l’ouverture employée la semaine
précédente (BWV 20) succède une autre forme de
composition, le motet choral, dans lequel chaque vers du cantique est
traité en fugue et si, dans la cantate précédente,
la mélodie du cantique était interprétée
par le soprano, elle est maintenant exécutée- après
avoir été préparée par les autres voix-
par l’alto, en valeurs longues, pour passer, dans les cantates
suivantes, ) au ténor (BWV 7) et à la basse (BWV 135).
L’accroissement constant du revêtement vocal, allant
jusqu’à la totalité des voix, de chaque vers du
cantique confère à la cantate sa dynamique
caractéristique ; l’instrumentation – 4
trombones, 2 hautbois et cordes unis aux voix- ainsi que la structure
du motet dégagent une sévérité archaïque
comme la mélodie du cantique elle-même ».
GARDINER :
« Mouvement d’introduction contrastant fortement
avec la série d’introductions instrumentales élaborées
de type de fantaisie de choral de son deuxième cycle de
Leipzig (1724-1725)… forme archaïque choral-motet (choral
figuré)… chaque ligne du texte est anticipée par
une succession d’entrées fuguées aux autres
voix…»
HIRSCH
: «…Mélismes et chromatismes sur « erbarmen »
et « Armen ».
HOFFMAN
: «…Le mouvement est formellement et stylitiquement
traité de manière archaïque et prend la forme d’un
motet avec cantus
firmus
dont l’écriture s’appuie sur le strict « style
ancien »… le cantus firmus se trouve à
l’alto et chaque section du choral est exposée par des
valeurs longues alors que chacune de ces sections est précédée
par les trois autres voix par une imitation par anticipation. Les
instruments agissent à la manière des anciens motets et
doublent les voix alors que seul le continuo est entièrement
traité de manière indépendante. L’affect
de la plainte qu’on pouvait déjà entendre dans le
cantique est présent dans tout le mouvement. Au mot de
« erbarmen
– prends pitié »
et de « wir
armen – nous,
les pauvres »
Bach insiste sur le climat de lamentation en développant
chromatiquement la mélodie du cantique bien loin de son modèle
original ».
KUIJKEN :
«…chromatismes plaintifs sur « erbarmen »
et « Armen »
conférant à tout le début du mouvement un
douloureux affect direct ».
MACIA
[Tout
Bach,
pages 89/90] : «…Bach a conçu un premier
chœur à l’ancienne, sorte de motet austère
où la mélodie du choral est scandée en valeurs
longues par les altos, précédées par les autres
voix en imitations. Les instruments doublent les voix colla
parte,
notamment le cornet et les quatre trombones, ce qui donne une couleur
archaïque à ce mouvement imposant et d’une tonalité
plaintive
MARCHAND
: «…Étude des proportions. A1 = 51 mesures.
Versets 1 et 2. A2 = 51 mesures. Versets 3 et 4. B = 65 mesures.
Versets 5 à 7. Au total 167 mesures: 1, 618 = 103, 2. A1 + A2
= 102 mesures. Approximatif ».
NYS,
Carl de : «…Le premier chœur est le type même
du motet sur un cantus
firmus: la mélodie
est présentée en valeurs longues par les voix d’altos
du chœur, mais chacune des sept lignes ou vers du choral est
introduite par une entrée fuguée des autres voix
élaborant la mélodie du choral ; par ailleurs les
instruments sont écrits colla
parte, c’est à
dire qu’ils ne sont jamais « obligés »
ou concertants, ce qui confère à cette page une sorte
de grandeur austère, archaïque et hiératique. Mais
les entrées fuguées produisent un effet de continuelle
augmentation des voix et compensent cet aspect hiératique par
un dynamisme polyphonique très original. Il est intéressant
de souligner que cette page commence en sol mineur et se termine en
ré majeur ; c’est un des exemples caractéristiques
qui nous montre que pour Bach le choral était encore un
élément « modal » dans le sens
des modes dits ecclésiastiques du Moyen Age…»
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– Les mélodies
simultanées,
page 139] : « L’immédiate efficacité
des harmonies et le discours successif des thèmes allégoriques
aident ainsi à l’interprétation des chorals
évangéliques…Le premier chœur de la
cantate BWV 2 est aussi tout rempli de la plainte des demi-tons
descendants, plainte où se reflète sous une forme
altérée, un fragment mélodique du choral sur
lequel ce chœur est basé [BG I, page 55 et suivantes] ».
Renvoi aux cantates BWV 3, BG. I, page 76 et BWV 78, BG. XVIII,
page 258, etc.
[L’orchestration,
page 240] : « Les chœurs de quelques cantates sont
accompagnés de plusieurs parties de trombone ».
Quatre ici dans la cantate BWV 2/1. Renvoi à la cantate BWV
38/1 (quatre trombones également) – BG. VII, page 285.
PIRRO
[J.-S. Bach,
pages 169/170] : «…le premier chœur est fondé
sur le thème du choral. Ce chœur tient à la fois
du motet purement vocal et du prélude au choral écrit
pour l’orgue. Par la disposition des voix que les instruments
ne font que soutenir, il se rapporte à la première
forme, tandis que le procédé suivant dans lequel chacun
des fragments de la mélodie exposée est annoncé
par des entrées des voix en « imitations »
le rattache à la seconde. Le chant inflexible du choral
gouverne ainsi, dès le seuil, l’œuvre que Bach lui
a consacré. Mais, comme si l’essor des voix avait
besoin, pour s’élancer, d’une base aussi ferme,
elles montent avec une liberté surprenante. Le soprano
s’épanouit progressivement, arrache pour ainsi dire les
autres parties à l’obsession de la mélodie
imposée et les entraîne, préparant un superbe
déploiement de sonorités vocales dont la splendeur
soudaine va illuminer tout le chaos de plaintes que le texte du
choral a évoquées jusque-là ».
SCHNEIDER
[page 107] : De ce morceau célèbre, l’Edition
de Weimar donne pas moins de quatre mélodie, fait très
rare et qui montre combien le texte de Luther a subjugué les
musiciens… suivent les versions dite de Wittemberg, la version
d’Erfurt (la plus célèbre de la série et
la plus classique ; c’est celle qui s’est perpétuée
dans la plupart des Psautiers luthériens. C’est
également à elle que les compositeurs thuringiens [dont
Jean-Sébastien Bach) ont confié leurs polyphonies)…
la mélodie du recueil de J. Klug et la mélodie
strasbourgeoise ».
SCHWEITZER
[J.S. Bach
– Motets et
chants, pages 298/299]
: « Dans les cantates, il y a un grand nombre de
mouvements qui ne sont rien d’autres que des motets… ils
n’ont pas de parties orchestrales indépendantes, les
instruments doublant les parties vocales. Renvois aux cantates BWV
108/4, BWV 121/1, BWV 14/1 et BWV 38/1 ».
SEEDORF
: «…Les instruments, au lieu de jouer un rôle
autonome, se contentent ici de doubler les voix, disposées à
la façon d’un motet archaïque avec le cantus
firmus à
l’alto. Cet archaïsme, toutefois se limite à
l’agencement du morceau: le chromatisme lancinant du
contrepoint est expressif au sens moderne du terme ».
WOLF
: «…L’ajout de trombones accentue le caractère
archaïque du choral luthérien que le mouvement initial
traite en motet ».
2]
REZITATIV TENOR. BWV 2/2
SIE
LEHREN EITEL FALSCHE LIST
(adagio), / Récit: WAS WIDER GOTT
UND SEINE WAHRHEIT
IST; / UND WAS DER EIGEN WITZ
ERDENKET, | - O JAMMER !
DER DIE KIRCHE
SCHMERZLICH KRÄNKET
- / DAS MUß ANSTATT DER BIBEL
STEHN. / - DER
EINE WÄHLET DIES, DER ANDRE DAS,
/ DIE TÖRICHTE
VERNUNFT
IST
IHR KOMPAß ;
/ SIE
GLEICHEN DENEN TOTENGRÄBERN,
/ DIE, OB SIE ZWAR VON AUßEN SCHÖN, / NUR
STANK
|Wustmann donne Staub]
UND MODER
IN SICH FASSEN / UND
LAUTER UNFLAT
SEHEN LASSEN.
Ils
enseignent la ruse vaine et mensongère / ce qui est contraire
à Dieu et à sa vérité ; / Et la
propre invention de leur esprit / - O misère qui afflige
douloureusement l’église ; / doit tenir lieu des
paroles de la Bible. / Quel que soit leur choix, / ils sont guidés
par leur raison déréglée ; / Semblables aux
fossoyeurs / qui, en dépit de la propreté de leur
apparence, / ne renferment que pestilescence (sic) et pourriture / et
ne reflètent qu’immondices.
Citation
EKG 177-2 = psaume
12, 3 : « Chacun
dit des faussetés. Ils enseignent la ruse vaine et
mensongère »
(cantate). Paroles de la Bible = Gottes
Wort gegrundet EKG
177-2.
Citation
du cantique de Luther, strophe 2, ligne 1 et compilation d’un
auteur inconnu en récitatif secco. Citation de saint Matthieu
23, 27 [PBJ. 1492] : « Mais
au-dedans ils sont pleins d'ossements de mort et de toute
pourriture ».
Dans la cantate, c’est bien une citation littérale de la
transcription de Martin Luther).
Ut
mineur, (c moll)
→
ré mineur (d moll).
13 mesures, C
BGA.
Jg. I Page 62 | RECITATIVO. | Marqué Adagio
(mesure 1) - Récit (mesures 2 à 5) - Adagio (mesures 6
à 7) – Récit (mesures 8 à 13) | Tenore. |
Continuo.
NEUMANN.
Tenor, B. c. Secco avec citation du choral. Adagio.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
343] : « Le choral se fait entendre sous l’angle
mélodique dans le récitatif, épisode adagio
(arioso) ».
BOMBA
: «…Bach donne aux textes apparentés au choral la
mélodie adaptée sous forme d’un arioso et laisse
le continuo accompagner en canon ».
BOYER
[Les cantates sacrées
de Jean-Sébastien Bach,
pages 120/121] : « Récitatif secco avec citation du
choral ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach] :
«…Paraphrase de la deuxième strophe du cantique…
le librettiste a incorporé deux périodes du cantique
d’origine, la première et la cinquième. Pour ces
deux périodes, le mouvement est marqué adagio, et la
première, pour ouvrir le récitatif, est chantée
sur la mélodie même du choral ».
CRAIG
[BCW] : «…Ce récitatif ressemble, au premier
abord, à la manière habituelle de Bach de traiter un
choral « tropé ».
DÜRR:
«…Les récitatifs de la cantate se rapprochent à
plusieurs reprises de l’arioso, notamment dans les vers utilisé
choralement ».
GARDINER :
«…lent canon avec le continuo… illustration des
mots « törichte
vernunft
= raison
déréglée »
GOJOWY :
Dans son étude « Le
langage dans les cantates de Bach »,
l’auteur propose l’emblème se rapportant à
l’illustration du texte de ce mouvement [2]…
Emblématique… Une forme historique encore extrêmement
efficace à l’ère baroque, de l’union d’art
plastique et de poésie- est représenté par le
genre de l’emblème, la réunion sous une devise
d’un motif plastique riche de symbole et d’un texte en
vers de teneur moralisatrice ou philosophique, atteignant son point
culminant dans une sentence récapitulatrice… Bien des
éléments qui nous paraissent obscurs, alambiqués
et énigmatiques dans les images poétiques des textes
des cantates de Bach peuvent s’expliquer de la sorte, comme
allusions à des emblèmes qui ne sont plus connues de
nous… Chez Crophius (une collection d’emblèmes
établie dans l’ordre de l’année liturgique,
Augsbourg, 1707), les représentations picturales s’en
tiennent plus étroitement au texte biblique… Il arrive
souvent que plusieurs motifs picturaux correspondent à
plusieurs motifs du texte et que l’image fournisse la clef des
métaphores et allusions apparemment choisies avec arbitraire
contenues dans un texte de cantate. Chez Crophius, les
représentations par l’image … destinées au
3ème
jour de fête de Pâques pourraient presque avoir été
conçues comme illustration des vers correspondants…
[L’auteur
avance l’hypothèse de l’utilisation des ces
emblèmes par l’entremise de Bach qui a pu connaître
le recueil d’emblèmes de Crophius (1707) et en
conseiller l’usage à ses librettistes tels les Picander,
Franck, Ziegler…]
HIRSCH
: «…Accords de 7e
sur « Jammer »
et « Kränket ».
Katabasis « Totengräbem ».
« Stank »,
« Moder »
[pestilescence (?) et pourriture] ».
HOFFMAN
: «…Bach revient complètement à la musique
de son époque dans le mouvement suivant [2]. Dans le
récitatif… il relie littéralement le vers repris
du cantique de Luther « Sie
lehren eitel falsche List
– Ils enseignent
la ruse veine et mensongère »
à la mélodie originale correspondante et développe
la partie de continuo en canon…»
MACIA
[Tout
Bach,
pages 89/90] : «…le récitatif de ténor
qui cite textuellement un vers de Luther…»
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– Les formes,
page 292] : « Le récitatif est accompagné, à
la basse continue, par le thème complet du choral dont la
cantate a pris le nom. D’autre part, le ténor chante des
fragments quelque peu déformés du même cantique
[Dans le numéro 5]. le chanteur [dans 2] déplore
en effet, les errements de ceux qui abandonnent la saine doctrine de
l’orthodoxie [sans doute le choral] et interprètent la
parole de Dieu d’après les fantaisies de leur raison ».
[Conclusion,
page 460]: « Dans la cantate BWV 2/3 (Bach) traduit avec
une violence significative, les paroles d’anathèmes
contre les fauteurs d’hérésie, et les chefs de
secte » [BG. I, page 63].
PIRRO
[J.-S. Bach,
page 170] : «…Un miséricordieux récitatif
de basse sert de contre-partie au chœur [1] …il écrit
une sorte d’arioso, où se succèdent des phrases
musicales organisées et des passages simplement déclamés…»
3]
ARIE ALT. BWV 2/3
TILG,
O GOTT
DIE LEHREN
/ SO
DEIN WORT
VERKEHREN ! || WEHRE
DOCH DER KETZEREI
/ UND
ALLEN
ROTTENGEISTERN ;
/ DENN
SIE SPRECHEN OHNE SCHEU ;
/ TROTZ
DEM, DER UNS WILL MEISTERN!
Détruis,
Ô Dieu, ces doctrines / qui pervertissent Ta Parole ! /
Garde-toi de l’hérésie / et de tous les esprits
des sectes ; / Car ils parlent sans crainte / et en dépit
de celui qui veut être notre souverain !
Paraphrase
du cantique et notamment de la dernière ligne de la strophe 3
de Luther dans sa traduction du psaume 12, 4 [PBJ. 811]: «
Que Yahvé
retranche toute leur mielleuse…
Cantate
= Extirpe,
O Seigneur les doctrines….Citation
Luther EKG 177-2. Trotz
dem, der uns will meistern.
Cantate = Wer
ist, der uns sollt meistern.
Si
bémol majeur (B), 79 mesures, 3/4
BGA.
Jg. I. Pages 63 à 66 | ARIA. | Violino solo. | Alto. |
Continuo.
NEUMANN.
Forme de trio: Violine (solo), Alto, B.c. Libre da capo. Citations du
choral, à l‘alto.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
342] : « citation du choral dans la partie B de
l’aria…»
BOMBA
: «…Dans la partie centrale de l’air concertant,
le solo de contralto récite la mélodie de choral sur
les dernières lignes du texte.».
BOYER
[Les cantates sacrées
de Jean-Sébastien Bach,
pages 120/121] : « Citation du choral ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach] :
«…paraphrase de la troisième strophe du cantique…
l’alto dialogue avec le violon solo, sur le soutien de la
basse. Tous trois répètent à satiété
l’incipit du motif, les trois notes correspondant aux mots Tilg
o Gott…motif
instable, boiteux, même où se succèdent et se
superposent éléments en doubles croches et en triolets
de doubles croches qui contrastent vigoureusement avec la superbe
plasticité des longues phrases mélodiques de Bach.
Cette figuration s’attache sans doute à traduire les
doctrines fausses et hérétiques qui, travestissent la
Parole divine [renvoi à Schweitzer]. La fin du texte est
emprunté littéralement à la septième
période de la troisième strophe du cantique…
Elle est chantée en valeurs plus longues. Et l’on entend
pas moins de six fois le mots « Trotz.
Un silence marque la reprise modifiée de A ».
CRAIG
[BCW] : «…Cet élégant aria pour alto et
violon contraste avec la sévérité de ce qui a
précédé. Clairement, la partie de violon semble
précisément illustrer les mots « Rottengeisten »
et « Ketzerei ».
C’est un moment merveilleux quand on arrive sur les mots
« Trotz
dem ». Une
citation du choral se fait même entendre rappelant alors la
sévérité du sujet ».
DÜRR
: «…Dans les airs règne le style « moderne»
contrastant avec la rigueur du chœur d’introduction. Le
premier air offre un mouvement concertant de violon solo obligé ».
GARDINER :
«…soudain basculement pour l’aria d’alto
avec violon obligé vers le style concertant…»
HIRSCH
: «…Ritournelle: 7 mesures. A: 13 mesures ½.
Ritournelle : 7 mesures B1: 15 mesures Z : 5 mesures B2 :
14 mesures A1 : 10 mesures Ritournelle : 8 mesures [Total :
79 mesures]. Atmosphère sombre de cette section destinée
à la voix d’alto. Partie en trio concertant avec violon
obligé et continuo. Affects illustrés. Rythme de danse
à 3/4, Thème « ostinato »
au continuo. Long mélisme sur « allen »
[B1]. Citation le la dernière ligne du choral à la de
fin B2 ».
HOFFMAN
: «…la voix et le premier violon s’expriment en
duo, se développe avec opulence et est fortement caractérisée
par le motif omniprésent de cambiato [dissonance ?]
sur trois notes qui est d’abord entendu au continuo et dans la
partie de premier violon qui ouvre le mouvement et qui revient à
la voix au mot de « Tilg, o Gott – Extirpe,
ô Dieu » auquel il est associé…
Vers la fin de la partie centrale, Bach fait apparaître de
manière inattendue aux mots de « Trotz dem, der
uns will meistern – En dépit de celui qui veut
être notre souverain » la mélodie du
cantique pendant quatre mesures ».
MACIA
[Tout
Bach,
pages 89/90] : «…L’alto chante la première
aria da
capo
en duo avec un violon concertant et, de manière surprenante,
le thème du choral y fait brièvement une apparition ».
NYS,
Carl de : «…A la fin de cette aria, vers la fin de la
partie B avant la reprise, Bach cite textuellement la mélodie
du choral, parce que le texte chanté est tout proche de celui
du cantique luthérien. Ce trait contribue au merveilleux
équilibre de l’ensemble: on entend la mélodie du
choral dans le premier chœur, au centre de l’aria qui est
au centre de la cantate, et dans le choral final reprenant la
dernière strophe du cantique original. Cette mélodie
est d’ailleurs celle que Mozart reprendra comme « dessus »
du fameux « choral des deux hommes en armes »
au deuxième acte de « La Flûte
enchantée ».
SCHWEITZER
[J.-S. Bach, page 239] : « Pour représenter
les doctrines qui pervertissent la parole de Dieu… le maître
[Bach] emploie deux thèmes informes, de mouvement contraire,
et rend l’ensemble plus désordonné encore en
faisant avancer l’un en doubles croches, l’autre en
triolets…»
[J.
S. Bach, page 85] : « Dans l’aria d’alto,
il décrit les mots « Tilg o Gott die Lehren »,
par une description musicale ambiguë qui passe à travers
tout le mouvement et nous donne l’impression que voix et
accompagnement ne sont pas ensembles. Ce mouvement est comme le petit
prélude choral sur le chant des anges Allein Gott in der
Höh sei Ehr (BWV 771) dans lequel il essaie de décrire
le désordre de l’armée célestes dans les
nuées ».
WHITTAKER
: Souligne la violence du texte de cette aria. [celui-ci en rappelle
d’autres ou Luther ne s’embarrasse pas plus de
périphrases].
4]
REZITATIV BAß. BWV 2/4
DIE
ARMEN SIND
VERSTÖRT, /
IHR SEUFZEND ACH,
IHR ÄNGSTLICH KLAGEN
/ BEI SOVIEL KREUZ
UND NOT,
/ WODURCH DIE FEINDE
FROMME SEELEN
PLAGEN, /
DRINGT IN DAS GNADENOHR
DES ALLERHÖCHSTEN
EIN. / DARUM
SPRICHT GOTT :
ICH MUß IHR HELFER
SEIN ! / ICH HAB IHR FLEHN
ERHÖRT, / DER HILFE
MORGENROT,
/ DER REINEN WAHRHEIT HELLER SONNENSCHEIN
/ SOLL SIE MIT NEUER KRAFT,
/ DIE TROST
UND LEBEN
SCHAFFT, / ERQUICKEN UND ERFREUN. / ICH
WILL MICH IHRER NOT
ERBARMEN, / MEIN HEILSAM WORT SOLL SEIN DIE KRAFT DER ARMEN.
Les
pauvres pécheurs sont troublés, / Ah ! Vos gémissements
et vos angoisses / provoqués par l’affliction et la
détresse / que les âmes pieuses ont a subir de leurs
ennemis, / atteignent l’oreille clémente du Très-Haut.
/ C’est pourquoi Dieu parles: Je dois être leur secours !
/ J’ai exaucé leur supplication, / la charité
dans son éclat auroral [traduction ? on peut
préférer « secours au petit matin » !],
/ la vérité pure dans sa clarté de rayon de
soleil / viendront les réconforter d’une force nouvelle
/ génératrice de consolation et de vie. / Je veux être
miséricordieux à leur détresse, / le salut
dispensé par ma parole sera la force des pauvres fidèles.
Citation
EKG 177 ? Die Armen
sind verstört /
Les pauvres pécheurs
sont en proie aux tourments.
= Paume 12/6 : « Qui
aspire au salut, je
l'établirai.
Dieu parle en ces termes : Je dois être leur secours »
(dans la cantate).
Compilation
du cantique à la strophe 4 en citant à la fin
textuellement les mots de Luther « die
Kraft der Armen ».
Mi
bémol majeur (Es) →
sol mineur (g-moll),
18 mesures, C. Baß, cordes, B. c.
BGA.
Jg. I. Pages 66 à 67 | RECITATIVO. | Marqué „arioso“
aux mesures 8 à 18. | Violino I. | Violino II. | Viola. |
Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif ade basse ccompagné par les cordes et la B.c.
La fin du récitatif est arioso.
BRAATZ
[BCW] : «…Mesure 4 : si bémol sur « Kreuz
und Not ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach] :
«…paraphrase de la quatrième strophe du cantique…
Au moment où Dieu parle, le mouvement devient arioso plein de
solennité (marqué andante), tout particulièrement
pour les derniers mots empruntés comme les premiers aux mots
mêmes de Luther ».
CRAIG
[BCW] : «…Une nouvelle couleur pour ce récitatif
après la rigueur du premier mouvement et l‘élégance
de l‘air qui a précédé.. C‘est ici
un merveilleux exemple de la variété chromatique chez
Bach dont les deux premières mesures témoignent par
cette couleur harmonique. Notez l’obscurité sur le mot
« verstört »
et l’élancement sur « Ach ».
GARDINER :
«… série de phrase en gammes ascendantes
contrebalançant la structure tonale…»
HIRSCH
: «…Accompagnato des cordes. Arioso de 11 mesures.
Accord de 7e
sur « verstört /
Tourments»,
Ach,
Klagen
/ plaintes
angoissées ».
Illustration tonale de la « croix » sur « bei
soviel Kreuz »
(ges-es-c’-es-ges).
Dissonance sur « Feinde-/
ennemis »,
« plagen -
tourmenter ».
HOFFMAN
: «…Récitatif accompagné… Bach cite
la parole de Dieu [Le psaume 12 verset 6 ?] : « Ich
muss ihr Helfer sein…» qu’il traite en
arioso ».
[Une
fois de plus la voix de basse s’identifie à celle de
Dieu. Dans la cantate: « C’est pourquoi Dieu
parles…»].
5]
ARIE TENOR. BWV 2/5
DURCHS
FEUER
WIRD DAS SILBER
REIN / DURCHS
KREUZ
DAS WORT
BEWÄRHRT ERFUNDEN, || DRUM
SOLL EIN CHRIST
ZU ALLEN STUNDEN
/ IM
KREUZ
UND NOT
GEDULDIG
SEIN.
Le
feu épure l’argent / la Parole se fait vérité
par la Croix. / C’est pourquoi un chrétien doit à
toute heure / souffrir patiemment l’affliction et la détresse
[Par la croix et la souffrance, être patient].
Paraphrase
du cantique, strophe 5. Psaume 12,7 [PBJ. 811] : « Les
paroles de Yahvé sont des paroles pures de l'argent épuré
7 fois dans un creuset de terre ».
Dans la cantate : « C'est
par le feu que l'argent est purifié ».
Sol
mineur (g-moll),
108 mesures, C
BGA.
Jg. I . Pages
68 à 71 | ARIA. | Oboe I, Oboe II, Violino I. (sur la même
portée). | Violino II. | Viola. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Cordes (+ hautbois). Avec da
capo.
BOMBA
: «…Les lignes suivant un sens opposé des
hautbois et des cordes ainsi que du continuo, ont été
de temps en temps interprétées comme image musicale de
la croix par laquelle « la
Parole se fait vérité »,
ce qui confirme donc que la Parole a été transférée
dans la réalité de la foi chrétienne ».
BOYER
[Les cantates sacrées
de Jean-Sébastien Bach,
pages 120/121] : «…Si l’aria de ténor est
plus joyeuse [que les mouvements précédents] remarquons
l’importante pause élaborée par Bach (deux
mesures adagio)
pour souligner les mots « geduldig -
souffrir en
patience » .
Renvoi à la cantate BWV 199/5 ».
BRAATZ
[BCW] : «…Le mot « Kreuz »
apparaît un total de douze fois (symbolisme numérique ?)
et chromatisme descendant sur ce mot.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach] :
«…paraphrase de la cinquième phrase du cantique…
Une ritournelle présente le motif que reprend le ténor,
assuré par les cordes, les deux hautbois doublant les premiers
violons…la section centrale (B)… si importante,
puisqu’elle résume l’enseignement de la cantate,
est d’abord énoncée à découvert,
seulement avec le continuo, puis reprise par les instruments, la
dernière phrase chantée adagio ».
CRAIG
[BCW] : « Dans une œuvre comme cette cantate, on
admire les détails harmoniques. Certainement cette atmosphère
douloureuse dans cet air pour ténor rappelant les leçons
apprises par Bach dans le goût italien, contrepoint à
son héritage germanique. Une fois écoutée on ne
peut l’oublier et Bach peaufine cette idée comme le
message central de la cantate ».
HIRSCH
: «…A deux reprises, le mot « Kreuz »,
mesures 21 et 35 est une classique figuration de la croix chez Bach
(g-as-g-f) ».
MACIA
[Tout
Bach,
pages 89/90] : «…Le ténor… exprime
avec force et entêtement (ce que soulignent les figures sans
cesse ascendantes et descendantes des violons) la patience que doit
montrer le croyant pour attendre et espérer le salut et la vie
éternelle ».
HOFFMAN
: «…l’air da capo surprend par son allure entêtée
avec son motif décidé… et des motifs rythmiques
constamment répétés…»
NYS,
Carl de : «…L’Aria de ténor sur le schéma
da capo est accompagnée par les cordes avec les
hautbois qui doublent les deux parties de violon. Cette aria se
présente du point de vue de l‘écriture, avec ses
marches contraires des voix, comme si l‘ensemble de ce
mouvement se présentait sous forme de croix (ce qui correspond
parfaitement au texte chanté) ».
[J.
S. Bach, page 376] : «
La musique de cette dernière aria paraît dérivée
de quelqu’autre ouvrage antérieur »
[Hypothèse également avancée par W. Gillies
Whittaker, tome
1, page 235].
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach –
Formation des motifs,
pages 78/79] : «…Thème chromatique descendant…;
La rude suite mélodique…Quand le texte évoque le
souvenir de la mort de Jésus-Christ dans la cantate BWV 2,
Bach renouvelle sa plainte accoutumée » [+ Exemple
musical. BG. I, page 70, sur les mots « Durch’s
Kreuz – Par
la croix]. Renvoi aux
cantates BWV 55/1 – BG. XII, page 80 et BWV 3/1 - BG. I, page
75.
ROBERT
: « Dans la première partie, le mot « Kreuz »
est répété à trois reprises sous des
dessins pas spécialement déchirants. A la quatrième
et dernière, le ténor le chante sur le thème
chromatique ».
WITTAKER
[tome II, page 344] : «… il est possible que cette aria
soit issue d’une autre source… Les figurations
fluctuantes qui parcourent l’ensemble de la première
partie, aussi bien aux instruments qu’aux voix, pourraient être
interprétées comme le mouvement du métal en
fusion sur les mots d’introduction: « Le
feu épure l’argent
».
[Figurations
en traits ascendants et descendants des violons].
6]
CHORAL. BWV 2/6
DAS
WOLST DU GOTT,
BEWAHREN REIN / FÜR
[Wustmann: vor]
DIESEM
ARGEN GESCHLECHTE;
// UND
LAß UNS DIR BEFOHLEN SEIN, / DAß
SICHS IN UNS NICHT FLECHTE, || DER
GOTTLOS HAUF
SICH UMHER FINDT, // WO
SOLCHE [Werner Neumann : Livre de chant d‘époque 1524 =
„diese“]
LOSE LEUTE
SIND /- IN
DEINEM VOLK
ERHABEN.
Ta
volonté, Seigneur, est de conserver la Vérité
pure [varia: La vérité de la Parole, tu veux, Seigneur,
la conserver] / pour ce vil genre humain ; / Laisse-nous être
soumis à tes ordres / afin que nous n’en soyons pas
contaminés. / La multitude impie fourmille / tandis que ton
peuple / élève quelques élus.
Martin
Luther, le psaume 12 [PBJ. 811].
Dernière
strophe du cantique (strophe 6) avec peu de variante. La mélodie
se trouve aussi dans les cantates BWV 77/6 et 153/1.
Renvoi
à EKG 177-6 : « La
bassesse est au sommet parmi les fils d'hommes ».
Dans la
cantate :
« La
multitude impie fourmille ».
Sol
mineur (g-moll), ré majeur (phrygien), 15 mesures, C
BGA.
Jg. I. Pages 72 | CHORAL. | Soprano. / Violino I. Oboe I. Oboe II.
Trombe I. col Soprano. | Alto. / Viiolino II. Trombe II. coll‘
Alto. | Tenore. / Viola. Trombe III col Tenore. | Basso; / Trombe
IV.
Col Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Simple choral harmonisé. Ensemble des instruments.
BOYER
[Les cantates sacrées
de Jean-Sébastien Bach,
pages 120/121] : « Simple choral harmonisé sur mélodie
de choral (MDC 03) de type I ».
BOYER
[Les Mélodies de
chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach,
page 96] : « Il est à noter (Jacques Chailley) que
cette mélodie de choral (MDC 13) a été choisie
par Mozart pour la scène des Hommes
armés de la
Flûte enchantée
avec adaptation de paroles maçonniques…Renvoi aux
cantates BWV 77, 153 et la pièce pour orgue BWV741 ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach] :
«…La sixième strophe du cantique…
Harmonisation verticale, les voix doublées par tous les
instruments. Contrairement à la disposition de la première
strophe, les deux hautbois renforcent ici le soprano, puisque c’est
à lui que revient d’exposer la mélodie du
cantique ».
DÜRR
: «…Type habituel d’une sobre composition chorale
instrumentalement renforcée ».
HIRSCH
: «…harmonisation particulière et expressive par
Bach des lignes 2 et 4 du choral ».
HOFFMAN
: «…aux mots de « für
diesem arg’n Geschlechte
– pour ce vil
genre humain »
la progression harmonique parvient à la limite des habitudes
de l’époque et semble devenir pour ainsi dire archaïque
et contraire à la règle…»
MACIA
[Tout
Bach,
pages 89/90] : «…Simplement harmonisé, le
choral final contient quelques modulations audacieuses pour
caractériser les impies [der
gottlaus Hauf].
SMITH
[BCW] : «…Ce simple choral cependant vraiment
chromatique a quelque part perdu la dureté du premier chœur ».
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262 (3
et 253)
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n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
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Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume III, pages 91,
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WHITTAKER,
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Volume I,
page 235 – volume II, pages 276, 294, 340 à 345
WOLF,
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Koopman, volume 10.
1999
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ZWANG,
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pratique des cantates de Bach.
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Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 2
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros en tête, 1 et suivants indiquent
l’ordre chronologique de parution des enregistrements.
9
références (avril 2002 - juin 2010)
+ 2 mouvements individuels (avril 2002
- avril 2006).
Exemples
musicaux : Aryeh Oron (janvier 2003 -
avril 2008).
5]
GARDINER (volume 2). The
Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Contre-ténor :
Daniel Taylor.
Ténor
: James Gilchrist.
Basse
: Stephen Varcoe. Bach Cantata Pilgrimage. Basilique Saint-Denis
(F), le 2 juillet 2000. Durée : 16’17.
CD
SDG 165. Distribution en France, mars 2010. Avec les cantates BWV
10, 76, 21, 135 le concerto BWV 1044 et le motet SWV 386
de
Schütz
1]
HARNONCOURT (volume 1). Concentus Musicus Wien. Wiener Sängerknaben .
Alto
: Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse :
Max
van Egmond.
Décembre 1970 - mars-avril 1971. Durée
: 18’40.
Disque
Teldec
6. 35027-SKW
1/1-2 BR2. Das
Kantatenwerk
(volume 1). 1972.
1971-1972
CD
(D). Teldec 4509 91755-2.
Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas,
volume 1. Coffret
de 6 CD avec les cantates BWV 1 à 19
CD
Teldec 242 497-2 Das
Kantatenwerk.
(volume 1) 1985-2000
Reprise
Bach
2000.
Teldec, volume 1. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates BWV 1 à
14 et cantates BWV 16 à 47
Reprise
Warner Classics CD 8573-81124-5. Intégrale en CD séparés,
volume 1. 2006
7]
HERREWEGHE. Collegium
vocal Gent. Alto
: Ingeborg Danz. Ténor : Jan Kobow. Basse : Peter Kooy.
Cologne (D). Mai 2002
Durée
: 16’25.
Harmonia Mundi France HMC 901791. Distribution en France en
2003.
Avec les cantates BWV 20 et 176
3]
KOOPMAN (volume 10). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Alto
: Michael Chance. Ténor : Paul Agnew. Basse : Klaus Mertens.
Durée
: 17’27.
Waalse
Kerk. Amsterdam,
octobre 1998
CD
Erato 8573 80220-2 et reprise CD Antoine Marchand 2002
9]
KUIJKEN (volume 7). La Petite Bande. Un par voix.
Alto : Petra Noskaiova. Ténor : Marcus Ullmann. Basse : Jan
van der Crabben.
Durée
: 18’20. Louvain, juillet 2007
(Belgique)
CD
Accent ACC 25307. Distribution
en France en
octobre 2008. Avec les cantates BWV 20 et 10
4]
LEUSINK. Holland Boys Choir / Netherlands Bach Collegium. Alto
: Sytse Buwalda. Ténor : Knut Schoch. Basse : Bas Ramselaar.
Église
Saint-Nicolas. Elburg (NL).
Durée
: 17’58.
Novembre - décembre
1999
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classic. Volume 12 - Cantates, volume 6
Reprise
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics
III - 93102 26/72. Avec les cantates BWV103 et 185
Cette
réedition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une
édition „augmentée“ : 157 CD comprenant,
les partitions et 2 DVD proposant
les
Passions (saint Jean et saint Matthieu).
2]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart.
Alto
: Helen Watts. Ténor : Aldo Baldin. Basse : Walter Heldwein.
Gedächtniskirche
Stuttgart. Février
1979. Durée
: 18’08
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98705. Vers 1970.
Avec la cantate BWV 44
Disque
(D). CLV 71955 (Label Claudius Verlag). 1979-1980 Avec la
cantate BWV 44
CD.
Die
Bach Kantate (volume
39). Hänssler Classic Laudate 98892. 1980
Avec les cantates BWV 176 et 20
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume 1).
Hänssler-Verlag 92 001. 1989-1998. Avec les cantates BWV 1
et 3
6]
SMITH, Craig. Orchestra and Chorus of Emmanuel Music. Alto
: Susan Trout. Ténor : William Hitte. Basse : Paul Guitry.
Boston.
2001.
Durée
: 19’27.
CD
Koch International Classics (coffret de 2 CD) . Avec les cantates BWV
75, 76, 39 et 20
8]
SUZUKI (volume 29). Bach Collegium Japan & Concerto Palatino
Brass Ensemble. Contre-ténor : Pascal
Bertin.
Ténor : Gerd Türk. Basse : Peter Kooy. Kobe
Shoin Women‘s University Chapel. Japan.
25 et 29 Juin 2004.
Durée
: 17’04.
CD
Bis-SACD 1461. 2005. Distribution
en France, janvier
2006. Avec les cantates BWV 135, 3 et 38
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 2
M-1.
Mvt.
1]
Hans Pflugbeil. Greifwalde Bach Tage Choir. Bach-Orchester
Berlin. Fin des années 1950, début 1960
Disque
Baroque Music Club.
M-2.
Mvt. 6] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Soloists of the Freiburger
Barockorchester. Juin
1999
CD
Brilliant Classics / Bayern.
CD.
Reprise Bach Edition 2006. Brilliant Classics. CD V- 93102 30/136
C.
Role. Avril 2011
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