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Poet/Composer Bios
Additional Information
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C.
Role. Décembre 2011
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Cantate BWV 182
HIMMELSKÖNIG,
SEI WILLKOMMEN
Roi
du ciel, sois le bienvenu…
PALMARUM,
SPÄTER MARIAE VERKÜNDIGUNG
Cantate
pour la fête des Rameaux
Weimar
2 ou 25 mars 1714
Reprise
à Leipzig 25 mars 1724 (?) et vers et après 1728 (?),
pour la fête de l‘Annonciation
|
AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama « espéré »
élargi de cette partie de l’œuvre
vocale de Bach. Outre les quelques « interventions « CR »
repérées par des crochets [...] le rédacteur
précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler
sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés
dans la bibliographie. A cet effet il a indiqué très
clairement, entre guillemets «…» toutes les
citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à
César...
ABRÉVIATIONS:
(A)
= La majeur →
(a moll) = la mineur
(B)
= Si bémol majeur
BB
/ SPK = Berlin / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société
Bach (Leipzig, 1851-1899). J.
S. Bach Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= Ut majeur →
(c moll) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur →
(d moll) = ré mineur
(E)
= Mi →
(Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= Fa
(G)
= Sol majeur→
(g moll) = sol
mineur
GB
= Grande-Bretagne = Angleterre
(H)
= Si →
(h moll) = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition originale autographe
Ost.
= Original Stimmen – Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident
remarquable.
DATATION BWV 182
25
mars 1714. Première cantate de J.-S. Bach après sa
nomination de Concermeister à la cour de Weimar.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 1, pages
425/426] : « Trois semaines après la nomination de
Bach comme Konzertmeister, la chapelle ducale résonnait de la
musique de la première cantate écrite par
l’Hoforganist…le remplaçant de Johann Samuel
Drese…»
BCW :
La NBA KB I/8 détaille comment différentes parties
séparées et arrangements de certains mouvements ont pu
servir à de nouvelles exécutions : Deuxième
exécution : Weimar ou en dehors de la chapelle du
château entre 1717 et 1723. Leipzig, le 25 mars 1724. 21 mars
1728 [voir Werner Neumann = Keine Figuralmusik]. Exécution
après 1728 à une date incertaine utilisant la version
dite de 1728.
DÜRR.
Chronologie. 1714 : BWV *182 (2 mars) BWV 12 (22 avril). BWV 172 (20
mai).
GARDINER :
« en mars 1714, Rameaux et Annonciation tombaient le même
jour…»
HERZ :
25 mars 1714.
HIRSCH
: Classement CN 11 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). Weimar.
LABIE :
« Les cantates BWV 182… et BWV 31 sont
contemporaines de l’Actus
tragicus
[BWV 106] et ont en commun d’avoir été composées
à Weimar sur des textes de Salomon Franck… »
[voici un propos qui pourrait susciter quelques réserves…]
LEMAÎTRE :
Cantate BWV 182 reprise en 1724, unique occasion, à Leipzig,
d’entendre de la musique concertante en période de
Carême. Seule la tonalité principale différencie
les deux façons [sol majeur, version de Weimar et si bémol
majeur, version de celle de Leipzig].
NEUMANN :
1714 en si bémol majeur et peut-être entre 1724-1728
dans la tonalité de sol majeur.
[Kalendarium]
: Page
14 : Weimar, 25 mars 1723. Page 23 : Leipzig, (Purification de
Marie), 25 mars 1724. Pour 1728 entre le 15 février et
jusqu‘au 21 mars, il n‘y a pas de musique figurée
= tempus clausum.
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas I, pages
197-199] : «…Cette cantate BWV 182 écrite
après sa nomination de Concertmeister à Weimar et
exécutée pour la première fois dans la chapelle
du château le 25 mars 1714 (mais reprise et adaptée deux
fois par la suite à Leipzig) semble baigner dans le climat
de la beata passio,
de la bienheureuse passion…»
SCMIEDER :
Weimar 1714 ou 1715. Nouvelle exécution à Leipzig avec
modifications le 25 mars 1725.
WOLFF
: «…Selon les sources originales conservées dans
leur quasi intégralité, Bach donna diverses exécutions
de l’œuvre. Il semble l’avoir reprise à
Weimar même, puis plusieurs fois à Leipzig (en 1724 et
vers 1728). Bach exécuta dans la Schlosskirche de Weimar la
première cantate qu’il « écrivit après
sa nomination de Konzertmeister de la Cour ».
SOURCES BWV 182
La
« database » du « Catalogue Bach de
l’Institut de Göttingen » en connexion avec les
« Bach Archiv », est un instrument de travail
exceptionnel (langue anglaise et allemande) mais d’un usage qui
n’est pas toujours aisé pour le lecteur français.
Adresse
: (http: //www.bach;gwdg.de/bach_engl.html)
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR.
P
= Partition.
BB.
Mus. Ms.
P 103 T.
Staatsbibliothek zu Berlin. Preußicher Kultur Besitz
Anciennement à Tübingen Universitätsbibliothek
(dépôt) puis
Berlin-Dahlem.
Référence
gwdg.de/Bach : DB [Staatsbibliothek zu Berlin] Mus.ms Bach P
103. J. S. Bach. Début
du 18e
siècle.
Provenance :
J. S. Bach → C.
P. E Bach. →Berliner
Singakademie →BB
/
Staatsbibliothek zu Berlin. Preußicher Kultur Besitz
1855.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de
l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le
catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb
Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss
des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl
Philipp Emanuel Bach ».
La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach
comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales
et instrumentales ».
[volume
II, page 248] : Cantate affectée du titre de «
Concerto
»
(toujours en italien) comme environ cinquante-cinq autres cantates
dont l‘auteur donne la liste ».
BGA [Alfred
Dörffel; Leipzig, mars 1891] :
La partition autographe et les parties séparées
originales sont à la Bibliothèque Royale de Berlin et
ont servi plus tard à l’édition de J. P. Schmidt
(1842). pour
le compte de l‘éditeur Trautwein & Cie, Berlin.
La
partition sous référence P.
103 comporte dix
feuilles en trois liasses. Filigrane « cerf et monogramme
WW ». Titre, sur deux lignes, à la couverture de la
première partie : « Concerto.
Do ca Palmaru. A 1 Fiaut. 1 Violin. 2 Viole | Violon. S. A.T. B. è
Cont. »
Dernière page « Fine ».
Autre
titre de la main même de Bach à la couverture : «
Tempore Paßionis
aut | Festo Mariae Annunciationis Himmelskönnig sey Willkommen |
à | 4 Voci. | 1 Fiauto /
1 Violino | Concert : | 1 Violino | 2 Viole | e | Continuo di |
Joh: Sebast: Bach ».
SCHMIEDER
: Dix feuilles dont 19 pages de musique, in 4°.
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN.
St.
47.
Deutsch Staatsbibliothek zu Berlin. (avant 1989, = RDA Berlin Est).
Référence
gwdg.de/Bach : DB [Staatsbibliothek zu Berlin] Mus.ms Bach St
47. Copistes anonymes
Weimar. J.-S Bach. Première moitié du 18e
siècle.
St47a.
B. Deutsch Staatsbibliothek zu Berlin.
Référence
gwdg.de/Bach : DB [Staatsbibliothek zu Berlin] Mus.ms Bach St
47a. Copistes anonymes
+ J. A. Kuhnau. J.-S. Bach. Première moitié du 18e
siècle.
BGA :
Parties séparées (1724) pour 23 voix avec filigrane à
la « demi lune + AM.
Pour cette version, titre à la couverture de la main d’un
copiste : « Tempore
Passionis | In specie Doica Palmarum »,
etc.
HERZ
: Version 1714 avec plusieurs filigranes „W4
+ AA“
et quelques parties avec „IMK“.
Version 1724 (10 parties) avec filigrane „IMK“.
COPIES
XVIIIe
et XIXe
SIÈCLES
= ABSCHRIFTEN 18. U. 19 Jh.
Référence
gwdg.de/Bach : DB [Staatsbibliothek zu Berlin] Mus.ms Bach P
1159/XIII, Faszikel 3. Copiste : C. Bagans. Berlin. Première
moitié du 19e
siècle.
ÉDITIONS
Partition
d’ensemble (n° 2) sous le titre du recueil „Kirchengesänge
/
für /
Solo - und Chor-Stimmen, /
mit /
Instrumental-Begleitung /
von /
Johann
Sebastian Bach /
Dominica Septuagesimae: /
Nimm was dein ist und gehe hins /
Partitur / mit unterlegter Pianoforte- Begleitung / von J. P.
Schmidt. /
Verlag und Eignethum /
von Trautwein & Cie in Berlin. Verlagsnummer
821“. Parution
en 1842-1845, avec les BWV 144, 185, 179. D’après la BGA
cette édition est tirée de la partition autographe (P
103) et des parties séparés originales (St. 47)
conservées à la Bibliothèque Royale de Berlin.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach.
Volume 1, page 70] : Première édition : 1843-1845.
Kirchengesänge
für Solo und Chorstimme mit instrumental Begleitung. Partitur
mit unterlegterPianoforte-Begleitung
von J. P. Schmidt, 4 fascicules (BWV 144, 182, 185, 179). Trautwein
and Co.
SCHWEITZER
[J.
S. Bach,
volume 1, page 251]: «…entre
1840 et 1850 apparurent sept autres cantates : en 1843, les cantates
BWV 144, BWV 182, BWV 185, BWV 179… en 1847 les cantates BWV
138, BWV 140 et BWV 68 publiées chez Breitkopf & Härtel…»
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
AUSGABE (BGA).
BGA.
Jg. XXXVII (37e
année). Pages
23 à 58. Préface de Alfred Dörffel (1891).
Cantates
BWV 181 à 190.
[La
partition de la BGA est dans le coffret Teldec Das
Kantatenwerk. volume
42. 1988].
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA).
KANTATEN
SERIE I/ BAND 8/2. KANTATEN ZU DEN SONNTAGEN OCCULI UND PALMARUM.
Bärenreiter
Verlag BA 5079. 1997. Zur
Edition Wolff, Christoph.
Il ne semble pas y
avoir de KB publié pour ce volume. 6
fac-similés.
BWV
182. Pages 3 à 40 + Anhang, page 43. Erste Weimarer Fassung.
Staatsbibliothek zu Berlin. Preußicher Kultur BB. Mus. Ms. P
103
Avec
autographe de Carl Friedrich Zelter. Satz 1, 5 (takt 1-31). Flauto.
BWV
182. Pages 41 à 80. 2 Leipziger Fassung.
BWV
182 anhang 1. Pages 81 à 90. 2. Weimarer Fassung. [1 et 4].
BWV
182 anhang 2. 1. Leipziger Fassung [Satz I, Sonata].
Ohne
KB ? Herausgegeben : Christoph Wolff.
AUTRES
ÉDITIONS
BÄRENREITER.
Sämtliche Kantaten 3. (Bärenreiter TP 1283).
Sontagen
Occuli u. Palmorum.
Herausgrgrben
: Christoph Wolff.
BWV
182. Version de Weimar. Pages 1 à 40. BAE 1997
BWV
182. Version de Leipzig. Pages 401 à 80.
2e
version de Weimar, mouvements 1 à 4. Pages 81 à 90.
Dernière
version de Leipzig. Mouvement 1. Pages 91 à 94.
BCW :
Partition de la BGA + Réduction voix et piano.
BREITKOPF &
HÄRTEL : Partition = PB 3032. Réduction chant et
piano (Todt) = EB 7182. Partition du chœur = ChB 1859. Révision
orgue et clavecin (Max Seiffert) et copies des voix et orchestre..
2011 :
Partition (36 pages) = PB 4682.
Réduction chant et piano (Klavierauszug, 48 pages) = EB 7182.
Partition du chœur (Chorstimmen, 20 pages) = ChB 4682. Parties
séparées (6) : Orgue, violon 1, viola 1 et 2,
violoncelle et contrebasse et parties des vents = OB 4682.
CARUS
Stuttgarter Bach Ausgaben. Reinhold Kubik. Weimar (1714) : La
majeur. Partition (104 pages) = CV-Nr. 31.182/00. Réduction
chant et piano (Klavierauszug) = CV-Nr. 31.182/03. Partition du chœur
(Chorpartitur) = CV-Nr. 31.182/05. Parties séparées (5)
Violine solo + Violine 1. Viola 1, 2. Violoncello. Basson +
Contrebasse = CV-Nr. 31.182/11 à 15. Flûte à bec
= CV-Nr. 31.182/21.
Version
de Leipzig (1724) : Sol majeur Ulrich Leisinger. 2004. Réduction
chant et piano (Klavierauszug. 36 pages) = CV-Nr. 31.182/53
EULENBURG :
Partition de poche. Révision d’Arnold Schering. 1931.
KALMUS
STUDY SCORES : N° 853. Volume XLIX. New
York 1968. Avec les cantates BWV
180 à 183.
PÉRICOPE BWV 182
Cantate
pour la fête des Rameaux (Palmarum), dernier dimanche avant
Pâques. Apparemment la seule cantate de Bach connue pour cette
circonstance. Reprise pour la fête de la Visitation, fête
célébrée à date fixe, le 25 mars. Pour la
cantate BWV 182 ce pourrait être les 25 mars 1714, 25 mars 1724
ou (et) 1728 ? [Alberto Basso].
Épître
: Philippiens 2, 5 à 11 [PBJ. 1734]. Garder l’unité
dans l’humilité.
Épître
aux Corinthiens 11, 23 32 [PBJ. 1700] : Récit de
l’Institution (La Cène).
Évangile
: Matthieu 21, 1 à 9 [PBJ. 1487]. Entrée messianique à
Jérusalem. Renvois à Marc 11, 1 à 11 - Luc 19,
28 à 38 et Jean 12, 12 à 16.
EKG.
Palmarum (les Rameaux).
Entrée
Isaïe 53, 11 et 12 [PBJ. 1168] : « Après
les épreuves de son âme, il verra la lumière et
sera comblé….c’est pourquoi je lui attribuerai
des foules et avec les puissants il partagera les trophées,
parce qu’il s’est livré lui-même à la
mort ».
Psaume
22 [PBJ. 819 et 820]. Souffrance et espoir du juste.
Cantique
= EKG 66 « Du großer Schmerzensmann - O
Toi homme accablé de douleur ».
Épître
: Philippiens 2, 5 à 11 [PBJ. 1734]. L’unité dans
l’humilité : « Ayez
entre vous les mêmes sentiments qui furent dans le Christ
Jésus…»
Évangile
: Matthieu 21, 1 à 9 [PBJ. 1487]. Entrée de Jésus
à Jérusalem. Renvois à Marc 11, 1 à 11 -
Luc 19, 28 à 38 et Jean 12, 12 à 16
Visitation
de la Sainte Vierge (fête fixe, le 2 juillet, de 2e
classe, en blanc). La rencontre des deux mères prédestinées.
Elisabeth dans saint Luc 1/39 à 47, le Magnificat.
A l’origine, c’était une fête franciscaine
étendue par la suite dès 1389 à toute l’église.
A Leipzig, cette fête était liée au 4e
dimanche après la Trinité. Pour cette dernière
fête, renvoi à la cantate BWV 1.
MISSEL
Page
1403 et suivantes. Psaume 45/2 [PBJ. 842] : « Mon
cœur est tout vibrant des…»
Cantique
des cantiques 2/8 à 14 [PBJ. 994].
Évangile
selon saint Luc 1, 39 à 47 [PBJ. 1534]. La Visitation. On
retrouve ici certaines connotations avec le psaume 9: « Je
te rends grâce, Yahvé, tu me fais remonter des portes de
la mort ».
EKG.
Mariae Verkündigung (25 März). Pour la fête de
l’Annonciation de Marie (25 mars) : L’une des trois
fêtes mariales conservées par le luthéranisme
avec la Purification le 2 février et la fête de la
Visitation, le 2 juillet.
Psaume
45 [PBJ. 842 et 843].
Cantique
EKG 200 Der Lobgesang
der Maria (das
Magnificat).
Le Magnificat
luthérien.
Épître:
Isaïe 7, 10 à 16 [PBJ. 1109] : « Voici
qu’une Vierge concevra et mettra au monde un fils ».
Evangile :
Saint Luc 1, 26 à 38 [PBJ. 1531]. L’Ange Gabriel annonce
à Marie la naissance de Jésus.
Peter
Bloemendaal (Website) donne Apocalypse 22, 16 [PBJ. 1819] : « Je
suis le rejeton de la race de David, l’Etoile radieuse du
matin…»
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 1, pages
425/426] : « Au motif liturgique initial - qui rappelait
l’entrée du Christ dans Jérusalem (suivant le
récit de Matthieu 21, 1 à9) - en a été
ensuite substitué un autre, celui de la fête de
l’Annonciation ; et c’est sous le signe de cette
occasion liturgique que se placent les deux reprises de l’œuvre
à Leipzig, la première ayant eu lieu le 25 mars 1724,
la seconde à une date imprécise aux environs de 1728 ».
BLANKENBURG :
«… Le temps du Carême faisait partie, en
raison de la date variable de la fête de Pâques, des
périodes mobiles de l’année ecclésiastique…le
25 mars 1724, Bach, lors de sa première expérience
leipzigoise de la célébration de cette fête, fit
réexécuter sa cantate de Weimar pour le dimanche des
Rameaux, la cantate BWV 182 ; c’était pour lui une
bonne occasion de réutiliser à Leipzig cette œuvre
initialement destinée à un dimanche de Carême
[(possible à Weimar mais sans musique figurée à
Leipzig], d’autant plus que cette cantate, avec ses allusions
précises à la Semaine sainte, n’eut pas convenu
au premier dimanche de l’Avent, auquel est assigné le
même évangile qu’au dimanche des Rameaux. C’est
ce que montrent avec une évidence particulière le
récitatif de basse [3] « Siehe,
ich komme…»
le dictum, c’est à dire le passage de l’Écriture
constituant le fondement de cette cantate et anticipant le récit
de Gethsémani, mais aussi le choral [7].
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, 1, pages
197 à 199] : Voir en annexe.
TEXTE
BWV 182
L’auteur
est généralement présumé comme étant
Salomo Franck. Mouvements 1, 2, 4, 5, 6 et 8].
Même
imprécision pour le texte des cantates pour les cantates BWV
12, 172 et 21. Geiringer avance que seul celui de la cantate BWV 152
est de lui.
3]
Psaume 40, 7 et 8 [PBJ 838] : «…Tu
n‘exigeais holocauste ni victime, alors j‘ai dit : Voici,
je viens… »
7]
Trente-troisième strophe (de huit vers) et
avant-dernière strophe du
cantique de Paul Stockmann (1602- † Lützen,
1636), cantique (Passionlied - pour la Passion) intitulé „Jesu
Leiden, Pein und Tod“
publié à Leipzig en 1633 dans le recueil Aller
Christen Leibe=Stücke, Oder Historia Von den
Leiden Christi.
[Sauf
à pouvoir accéder au recueil signalé par James
Lyon, il semble pratiquement impossible, dans l’état
actuel des recherches d’accéder au texte des 34 strophes
du cantique de Stockmann ? ? ?]
La
mélodie revient à Melchior Vulpius (1609) puis avec de
légères modifications apparaît dans le Neu
Leipziger Gesangbuch
(Nouveau livre de chants
de Leipzig) dans une
version connue de Jean-Sébastien Bach.
Renvoi
au texte (strophe 33) et à la mélodie identique de la
cantate BWV 159/5 ainsi que à la Passion
selon saint Jean BWV
245, n° 20 (strophe
10 et mélodie) et BWV 245, n° 56 (strophe 20 et mélodie)
et BWV 245 n° 60 (strophe 34).
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 1, page
409] : « Pour les cantates BWV 12, 21, 172 et 182, on
ne connaît pas avec une absolue certitude l’auteur du
texte, mais la critique est à peu près unanime à
en attribuer la paternité à Franck, tant sous l’angle
de la forme (qui, pour les cantates BWV 182, 12 et 172, est
absolument identique à celle utilisée dans le troisième
recueil de Franck) que sous l’aspect du contenu et du recours à
des modes d’expression typiques de Franck…»
BOMBA
: «…Le
thème de cette cantate qu’un texte non imprimé
(attribué) à Salomon Franck, le librettiste de la cour
de Weimar, est l’entrée de Jésus à
Jérusalem (Salem, la cité des joies) que l’on
retrouve dans le chœur final [n° 7] et au sens figuré
l’entrée du Roi du ciel dans les cœurs des
croyants ».
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.,
pages 224/225] : «
Lentement le texte s’achemine sur la prédiction de la
Crucifixion, le point d’inflexion se trouvant dans l’aria
de ténor n° 6 associant la couronne de palmes à la
couronne d’épine et à la Croix ».
LABIE :
« Salomon Franck n’est qu’un poète de
troisième zone, dont les critiques ont déploré
le style vieillot, l’imagerie extravagante et démodée
aussi bien que la lourdeur du propos. Mais il faut lui rendre justice
et reconnaître la sûreté de sa doctrine, une
grande science des enchaînements et un goût très
net pour les symétries architecturales. Ce qui en fait, malgré
son évidente médiocrité littéraire, un
excellent support de la réflexion de Jean-Sébastien
Bach…» [jugement un peu sévère par
comparaison à d’autres auteurs contemporains de Bach et
sous réserve que Franck soit très précisément
l’auteur du livret de la cantate BWV 182].
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1, pages 197 à 199] : Voir en annexe.
GÉNÉRALITÉS
BWV 182
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 1, page
420] : « Lorsqu’à Leipzig, Bach se trouva
placé devant la nécessité de reprendre des
cantates écrites dans un autre système d’intonation
[ici entre Weimar et Leipzig], il dut procéder à des
transpositions, un ton et demi pour les cantates BWV 31, 70, 80, 152,
162, 163, 165, 182, 186 ».
BOMBA
: «…Les trois airs sont joués de manière
extrêmement différente par les cordes et le violon solo,
la flûte à bec ainsi que la basse continue solo. Ils
développent en trois étapes le panorama théologique,
dogmatique et éthique touchant au thème, inspiré
par l’Évangile de ce dimanche (Luc 1, 26 à 38 ou
Matthieu 21, 1 à 9…»
BOYER
[Les cantates sacrées de
Jean-Sébastien Bach., page 305] : «
Bach fit subir à cette cantate de profonds remaniements au
cours des années 1724 et 1728, en modifiant l’effectif
instrumental vers une ampliation [ ? amplification ?] du
son, violon (concertant) et hautbois remplaçant flûte et
violon. D’autre part, la partition originelle de Weimar était
écrite en sol, celle de Leipzig le fut en si bémol.
Aussi ne faut-il pas s’étonner de voir cette cantate si
belle subir de légères modifications … Malgré
cela l’œuvre reste un pur joyau de la jeunesse de Bach,
déjà toute imprégnée d’italianismes ».
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.,
pages 224/225] : « La structure de cette très
belle cantate est assez originale : 1] Sinfonia. 2] Chœur.
3] Récit de basse. 4] Air de basse. 5] Air d’alto. 6]
Air de ténor. 7] Chœur/Choral. 8] Chœur ».
CANDÉ
: «…Le 25 mars [1714], jour des Rameaux, Bach doit
donner une cantate à Weimar, la première depuis sa
promotion à la cour, la première de la série
mensuelle attachée à ses nouvelles fonctions. On
imagine que les répétitions doivent l’absorber
entièrement. Il s’agit de la cantate BWV 182. A cette
occasion, il est décidé que toutes les répétitions
doivent avoir lieu désormais dans la chapelle du château,
et non chez soi ou dans les locaux de la ville… pour
l’exécution des cantates, il est probable que le
Kapellmeister Drese s’effaçait et que Bach dirigeait
l’ensemble en tenant la partie de violon solo ».
HALBREICH
: «…La version Richter est la cinquième depuis le
début du disque. L’œuvre, d’atmosphère
sombre et austère, s’inspire étroitement de
l’Evangile du jour (Jean 20, 19 à 31) : « l’Esprit
de Vérité viendra ; les disciples seront
persécutés ».
MACIA
[Collectif. Tout Bach,
pages 244 à 246] : «…livret
vraisemblablement du poète de la cour [de Weimar] Salomon
Franck. Manifestement Johann Sebastian Bach essaie d’y montrer
sa riche palette d’écriture et toutes les potentialités
expressives d’une Kirchenmusik
dominicale. Il s’en tient néanmoins, compte tenu des
possibilités instrumentales de Weimar, à une œuvre
de chambre ».
[Caractère
remarquable de cette cantate avec trois arias consécutives !]
DISTRIBUTION BWV 182
NEUMANN
: Alt, Tenor, Baß. – Chor. Blockflöte ;
Streicher (geteilte Bratschen) ; B.c. Sol majeur.
SCHMIEDER
: Soli : A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Flûte à
bec (Blockflöte); Viol. (concertante); Viol. (di ripieno); Vla.
I, II; Continuo.
BOMBA
: «…La cantate est un morceau plutôt de
musique de chambre, analogue aux circonstances locales. Bach utilisa
la flûte à bec comme instrument soliste, ce qui exigea
certaines interventions dans la conduite des voix lors d’une
reprise à Leipzig en 1724 – pour des raisons de
tonalité. Le violon fait son apparition, se détachant
du mouvement des cordes, constituées de deux violes et des
instruments de basse. Les deux violes sont les vestiges du mouvement
des cordes à cinq voix à la française qui était
à l’époque usuel, et sont au niveau des cantates
que Bach écrivit à Weimar, tout aussi insolites que le
fait d’ouvrir une cantate par une sinfonie instrumentale
ou (comme ici) par une sonate. Ces pièces servent
respectivement à engager l’affect de base d’une
cantate ».
ISOYAMA :
« La partition requiert … un ensemble de chambre… »
(flûte à bec, cordes, deux parties d’alto et la
basse continue)…. Quand la cantate fut jouée en 1724 à
Leipzig pour la fête de l’Annonciation, les parties
instrumentales furent augmentées pour créer une
sonorité de concerto…»
LEMAÎTRE :
«…fait remarquables : l’orchestre repose sur
un ensemble de cordes à quatre parties mais sans violon II :
violon, alto I, alto II, violoncelle…»
MACIA
[Collectif. Tout Bach,
pages 244 à 246] : «…Bach reprit cette
cantate à Leipzig le 25 mars 1724, pour la fête de
l’Annonciation, seul moment du carême où la
musique figurée avait droit de cité dans les églises…il
étoffa les cordes de l’orchestre, compte tenu de ses
moyens à Leipzig, plus riches qu’à Weimar, et
transposa la partition de sol majeur en si bémol majeur. Une
autre exécution en 1728 suscita d’autres changements :
la flûte à bec fut remplacée par un violon et le
violon d’origine par un hautbois ».
WOLFF
: «…lors des reprises [Leipzig?] l’instrumentation
a été
radicalement transformée. L’ampleur de la forme
musicale, face à un effectif relativement modeste, témoigne
de l’ambition du compositeur nommé Konzertmeister de
fraîche date [à Weimar] ».
APERÇU BWV 182
1]
SONATA. BWV 182/1
La
majeur (A-Dur) : (Version de Weimar 1714) & Sol majeur
(G-Dur) : Version de Leipzig 1724, 21 mesures, C.
BGA.
Jg. XXXVII. Pages 23/24 | Cantate | Am Palmsonntage. | Dominica
Palmorum. | CONCERTO. | SONATA. | Grave. Adagio. | Flauto. | Violino
(Violino concertante.) | Violino. / Violino di rippieno (pizzicato).
Viola I. (pizzicato). | Viola II. (pizzicato). | Continuo /
Violoncello col Continuo (pizzicato).
NEUMANN :
Sonata (Grave, Adagio). Pièce à cinq voix
(accompagnement instrumental en trio) : Flûte à
bec, Violine (concertant), Violine (ripieno), Bratsche I, II (altos
I, II) ; Basse continue (et violoncelle).
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 1, page
413] : «…la cantate s’ouvre sur une Sonata
de 21 mesures seulement (grave-adagio), dans le rythme saccadé
typique des ouvertures dans le style français,, avec un
appareil instrumental à cinq parties, compact et concis… »
[tome
1, pages 425/426] : « Une sonate d’introduction voit
l’emploi, d’un violon concertant et d’une flûte,
sur un pizzicato des cordes (violon en « ripieno »,
deux parties de viole et de violoncelle) tandis que se développe
une trame mélodique fondamentalement ascendante en rythme
saccadé (style ouverture) ; le caractère marqué
de la solution rythmique fait connaître au fidèle
l’objet même de la cantate : c’est une marche
majestueuse, qui annonce l’entrée, du Christ dans la
Ville Sainte ».
BOMBA
: «…Style
d’une ouverture pointée à la française, un
genre musical qui était joué au théâtre
[?] de Versailles, dès que le Roi pénétrait dans
la salle. Même jouée par un effectif restreint, cet
affect conserve toute sa validité, certes le passage du ton
pizzicato
au ton gratté arco
des instruments à cordes provoque une certaine intensification
due à la croissance de la sonorité. Bach a d’ailleurs
utilisé, à de nombreuses reprises, le caractère
introductif de l’ouverture à la française dans
ses cantates… » [renvoi aux cantates BWV 61 et BWV
20).
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 427 à 433] : «…Reproduction
de la première page de la partition « Sonate »
de la version de 1714… on peut observer la quantité
d’indications du compositeur ; celle du mouvement, Grave -
Adagio, la destination (Palmarum…) la nomenclature, les noms
des instruments, les notes piquées et les liaisons, ainsi que
le chiffrage de la basse continue »…. Sur des
ponctuations en pizzicato dialoguent les deux dessus, flûte à
bec et violon, en imitations concertantes, avant de conclure en tutti
coll’arco. »
GARDINER :
« élégante Sonata… conçue
telle une ouverture à la française en miniature…sur
un accompagnement pizzicato, vague évocation de l’entrée
de Jésus dans Jérusalem à dos d’âne…»
ISOYAMA :
« Le violon et la flûte à bec jouent une
mélodie en rythme pointé, imitant le mouvement de l’âne
[?] sur lequel le « Himmelskönig »
est monté quand il rentre dans la ville (ce mouvement peut
aussi être vu comme l’annonce d’une nouvelle ère
en musique puisqu’il suit la forme du prélude
français)…»
MACIA
[Collectif. Tout Bach,
pages 244 à 246] : «…La sinfonia
instrumentale…est écrite pour le violon et la flûte
à bec, qui progressent sur un rythme pointé, à
la manière d’une ouverture à la française,
et sur les pizzicati des autres instruments, comme pour imiter la
démarche de l’âne portant le Christ…»
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1, pages 197 à 199]. Voir en Appendix.
NYS,
Carl de [Jean-Sébastien
Bach. Collection
« Génies et Réalités »,
pages 193/194] : «…Destinée au dimanche des
Rameaux, la cantate BWV 182 baigne toute entière dans le
climat de la bienheureuse Passion, étape douloureuse mais dont
l’effet et le sens sont la joie printanière et pascale,
la certitude que le royaume de Dieu a déjà commencé
parmi nous. Dès la sonata
on pénètre dans un monde très différent
de la Passion selon
saint Matthieu. Les
dessins des violons ou de la flûte à bec se mouvant
par-dessus les pizzicati des cordes évoquent irrésistiblement
ces guirlandes de fleurs et de verdure que l’on tresse et dont
on orne le portail pour accueillir l’hôte honoré
et aimé [emprunt à Philipp Spitta. Voir en annexe]. Le
rythme croche pointé - double croche rappelle celui des
ouvertures à la française (il faut considérer la
sonate et le premier chœur comme un tout : on a donc le
schéma rigoureux du genre) qui marquait effectivement l’entrée
solennelle du souverain : le symbolisme est clair. Ce qui est
rare, ce qui est original chez Bach, c’est que ce symbolisme de
l’entrée à Jérusalem se situe dans une
atmosphère de joie et de tendresse. Impression confirmée
par la fin de la cantate où le thème choral fait songer
à celui du premier chœur de la cantate BWV 65 » .
PIRRO
[ J.-S. Bach.
Pages 100/101] : « Cantate apparemment composée sur
un texte de Franck. La joie de l’accueil y domine…une
introduction d’une solennité attendrie…»
SCHWEITZER
[J. S. Bach,
volume 2, page 94] : « Le rythme associé à
l’idée de solennité…illustrée par
le mot « Himmelskönig »
donné « grave » au violino concertante
[+ Exemple musical]...»
WHITTAKER :
«…Le chant de bienvenue de la foule est d’un
caractère léger, proche du concerto et d’une
couleur rarement atteinte dans les chœurs de Bach. Les gens du
peuple regardent non pas le Sauveur comme un grand monarque mais
comme un véritable ami venant parmi eux ».
2]
CHORSATZ. BWV 182/2
HIMMELSKÖNIG,
SEI WILLKOMMEN, / LAß
AUCH UNS DEIN ZION
SEIN ! || KOMM HEREIN ! / DU
HAST UNS DAS HERZ
GENOMMEN.
Roi
du ciel, sois le bienvenu, / laisse-nous aussi devenir ton peuple de
Sion / Entre donc / tu t’es emparé de notre cœur.
Renvoi
à Matthieu 21, 1 à 9 [PBJ. 1487] avec l’entrée
de Jésus à Jérusalem.
Sol
majeur (G-Dur)
→ Sol majeur (G-Dur), 66 mesures, C.
BGA.
Jg. XXXVII. Pages 25 à 31 | CHOR. Flauto. | Violino. | Viola
I. | Viola II. | Violoncello. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. |
Continuo. | Dal Segno.
NEUMANN :
Forme da capo. A : Fugue par permutation avec thème aux
instruments. Conclusion homophone. B : Double Canon vocal et
instrumental (mi mineur et ré mineur) avec interludes
instrumentaux (du thème A). Solochor – Tuttichor (?)
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 1, page
413] : «…ce morceau pour chœur, de type
motet, est dans la majorité des cas le plus fonctionnel, tant
dans sa forme tripartite, c’est à dire avec da capo (BWV
12, 63, 172 et 182)…»
[tome
1, pages 425/426] : «…Le chœur qui suit est dans
la forme avec da capo, et applique dans ses deux sections extrêmes
le principe de la Permutationsfuge ;
la structure, rigoureusement canonique qui guide toutes les voix
jusqu’à la conclusion en homophonie en une succession
pressante de « phrases » très
rapprochées (le sujet de la fugue s’articule en quatre
membres qui se succèdent à distance d’à
peine plus d’une mesure) ne se trouve apparemment atténuée
dans la partie centrale du morceau, puisque Bach recourt à
l’artifice d’un canon à l’octave ».
BOMBA
: «…élégante
fugue, menée sur tout les registres vocaux et instrumentaux
avec deux sujets pour les deux premiers vers du texte, une partie
centrale plutôt homophone et un da capo…»
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.,
page 305] : «
Chœur de forme da capo, en deux parties A et B ».
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.,
pages 224/225] :
«…Chœur
rempli d’allégresse et qui célèbre le
dimanche des Rameaux, joie fallacieuse avant les douleurs de la
Semaine sainte…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 427 à 433] : «…Ce
morceau commence par une exposition fuguée, d’abord a
capella sur le continuo, puis les voix doublées par les
cordes. Cette fugue débouche sur des acclamations en
homophonie, toujours sur les mêmes paroles. Contrastant par sa
tonalité mineure, la section médiane (B) est élaborée
sur un schéma identique, fugato suivi d’une acclamation
homophonique « Komm
herein ! »
le tout à deux reprises. Mais sur les mots « Du
hast uns das Herz Genommen
– tu as pris
notre cœur »,
c’est, plus qu’un épisode fugato, un canon
rigoureux à l’unisson des quatre voix, à
distance d’un temps seulement… Reprise de la première
section (A) à l’identique ».
GARDINER :
« Un chant d’esprit madrigalesque… suggère
une foule grandissante venue saluer le Christ… Il est rare que
Bach soit d’une humeur aussi avenante…Les proportions
chambristes de la musique, la gaieté et la légèreté…»
ISOYAMA :
« chœur fringant en sol majeur… un fugato
contenu souligne le niveau d’allégresse sans être
exubérant ».
LEMAÎTRE :
« le texte évoque la venue de Jésus en se
référant à l’évangile du dimanche
des Rameaux consacré à l’arrivée du Christ
à Jérusalem » (Matthieu 21, 1 à 9).
MACIA
[Collectif. Tout Bach,
pages 244 à 246] : «…Une fugue joyeuse en
sol majeur ouvre le premier chœur avec tous les instruments…Le
mouvement évolue en imitation canonique, puis bénéficie
d’une écriture verticale tout en maintenant l’atmosphère
d’allégresse…»
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1, pages 197 à 199]. Voir en annexe.
PIRRO
[L’esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– Les mélodies
simultanées,
page 129] : « Bach exprime au moyen d’un
artifice de contrepoint, les paroles suivantes : « Tu
as captivé notre cœur, roi du ciel, sois bienvenu ».
Pour dire l’unanimité du sentiment d’amour que
Jésus a suscité, il fait chanter à chaque voix
le même motif…mais elles ne le profèrent pas
simultanément, le redisent au contraire, l’une après
l’autre, en un canon rigoureusement observé. Par
l’emploi de cette forme qui oblige strictement, Bach a voulu
symboliser la dépendance parfaite de l’âme que le
Seigneur possède [+ Exemple musical sur les paroles « Du
hast uns das Herze genommen…»,
BG.XXXVII, page 29].
PIRRO
[ J.-S. Bach.
Pages 100/101] : «…le chœur invite Jésus
à visiter l’âme de ses fidèle, de même
qu’il a visité Sion… ici un contrepoint ingénieux
et riches d’images…les voix et l’orchestre
tressent de gracieuses guirlandes : c’est une véritable
musique de Pâques fleuries [retour à Spitta ?] ».
SCHWEITZER
[ J.-
S. Bach | Le musicien-poète,
page 245] : «…le
rythme solennel (l‘ancienne ouverture française) ici sur
l‘illustration du mot „Himmelskönig“
[+ Exemple pris au violino concertante]. [page 136] : «…les
quatre voix, du soprano à la basse répétant les
uns après les autres le mot « Willkommen ».
.
3]
REZITATIV BAß. BWV 182/3
SIEHE,
ICH KOMME, IM BUCH
IST VON MIR GESCHRIEBEN, / DEINEN
WILLEN,
MEIN GOTT, TU ICH GERNE.
Voici
que je viens, ainsi est-il écrit dans le Livre ; /
J’accomplis volontiers, mon Dieu ta volonté.
Psaume
40, 8 et 9 [PBJ. 838] : «…Tu
n‘exigeais holocauste ni victime, alors j‘ai dit : Voici,
je viens. Au rouleau du livre il m‘est precrit de faire tes
volontés…».
Allusion
à l’Épître aux Hébreux 10, 7 [PBJ.
1769] : « Le
Christ dit… : Alors j’ai dit : Voici, je
viens, car c’est de moi qu’il est question dans le
rouleau du livre, pour faire, ô Dieu, ta volonté ».
[C’est donc la vox
Christi qui parle dans
la cantate].
Ut
majeur (C-Dur) →
Ut majeur (C-Dur), 8 mesures, C.
BGA.
Jg. XXXVII. Page 32 | RECITATIV. | Basso. | Continuo. Marqué
« Andante » mesure 3.»
NEUMANN :
Rezitativ secco. Baß + Arioso.
BOMBA
: «…Franck
qui ne composa jamais de récitatif, a recours à une
parole biblique pour élaborer le récitatif chanté
par la « vox Christi » (une basse).
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 427 à 433] : «…Aux
deux mesures du récitatif… succède un arioso qui
énonce solennellement l’acceptation de la volonté
divine. Le continuo déroule, sur un mètre dactylique,
un long ruban ascendant – la montée vers Jérusalem,
ou la prochaine montée vers le Père – alors que
les derniers mots du Christ sombrent dans le grave en un geste sonore
de soumission ».
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1, pages 197 à 199]. Voir en annexe.
4]
ARIE BAß. BWV 182/4
STARKES
LIEBEN,
/ DAS
DICH,
GROßER GOTTESSOHN,
/ VON
DEM THRON
/ DEINER
HERRLICHKEIT
GETRIEBEN ! / STARKES
LIEBEN,
/ DASS
DU DICH ZUM HEIL
DER WELT
/ ALS
EIN OPFER
FÜRGESTELLT, [variante : vorgestellt]
/ DAß
DU DICH
MIT BLUT
VERSCHRIEBEN.
C’est
ton amour puissant / qui t’a repoussé, fils sublime de
Dieu, / du trône / de magnificence ! / C’est ton
amour puissant / pour lequel tu t’es offert en sacrifice / pour
offrir le salut du monde, / que tu as signé de ton sang.
Ut
majeur (C-Dur), 39 mesures, C.
BGA.
Jg. XXXVII. Pages 32 à 36 | Violino . | Viola I. | Viola II. |
Basso. | Continuo (Violoncello col Continuo).
NEUMANN :
Cordes, Basse, Basse continue. Libre da capo.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 1, pages
425/426] : «…La première aria, avec da capo
et violon concertant sur une harmonie soutenue par les deux parties
de viole et par le continuo, en style obstiné…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 427 à 433] : «…da
capo varié ABA’ chacune des section énonce la
totalité des paroles avec l’aspect litanique que
provoque la répétition des mots Das
dich puis à
deux reprises Dass du
dich, maintes fois
renouvelés, traduction d’une effusion débordante.
Il s’agit en fait d’un dialogue entre le violon solo et
la voix de basse, les altos et le continuo se bornant à
soutenir l’harmonie sur un mouvement régulier de croches
qui rappelle la marche de l’entrée dans Jérusalem ».
ISOYAMA :
« Image musicale éloquente, en do majeur,
accompagnée par les cordes seules…»
MACIA
[Collectif. Tout Bach,
pages 244 à 246] : «…
Une
aria da capo avec violon solo ou est commenté le « Starkes
Lieben – le
grand amour »
sur un rythme impulsif ».
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1, pages 197 à 203]. Voir en annexe.
SCHWEITZER
[J. S. Bach,
volume 2, pages 108/109] : «…La cantate n° 182
avec son admirable atmosphère de la Passion et le motif
décrivant la douleur… » [ici, l’évocation
de la Crucifixion] [+ Exemple musical].
5]
ARIE ALT. BWV 182/5
LEGET
EUCH DEM HEILAND
UNTER, / HERZEN,
DIE IHR CHRISTLICH SEID ! | TRAGT
EIN UNBEFLECKTES
KLEID
/ EURES
GLAUBENS
IHM ENTGEGEN, / LEIB
UND LEBEN
UND VERMÖGEN
/ SEI
DEM KÖNIG
ITZT GEWEIHT.
Soumettez-vous
au Sauveur, / cœurs, vous qui êtes chrétiens !
/ Allez à sa rencontre / vêtus de l’habit immaculé
de votre foi, / vouez vos corps, vos vies et vos biens / au Roi
désormais.
Mi
mineur (e moll), 72 mesures, C.
BGA.
Jg. XXXVII. Pages 37 à 39 | ARIE. | Largo. | Flauto Solo. |
Alto. | Continuo / Violoncello col Continuo. | Da
Capo.
NEUMANN :
Forme trio. Flûte à bec, Alto, Basse continue. Da capo
(Largo, Andante, Largo).
BOMBA
: «…L’air
d’alto accompagné de la flûte à bec
symbolise, de par la conduite des voix, le « Soumettez-vous
au Sauveur ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 427 à 433] : «…Aria
pour deux dessus et basse, en da capo strict…longues phrases
navrées lentement énoncées, dans un tempo marqué
largo.
Dans la section centrale plus animée (andante),
le fidèle se ressaisit pour invoquer la pureté qui doit
être celle du cœur des chrétiens…»
GARDINER :
« air lent à da capo (avec une section B légèrement
plus rapide). Bach fait s’affronter flûte à bec
seule et alto solo, où de leurs phrases infléchies et
descendantes jaillissent l’image de branches courbées et
de la prosternation devant le Sauveur ».
HALBREICH
: «…La tristesse domine encore l’air d’alto ».
ISOYAMA :
« Aria d’alto méditative (Largo). Cette aria
majeure avec son accompagnement de flûte à bec forme le
mouvement central de la cantate ».
MACIA
[Collectif. Tout Bach,
pages 244 à 246] : «…un largo…superbement
accompagné par la flûte à bec, dont les volutes
descendantes illustrent idéalement le livret :
« Soumettez-vous
au Seigneur, ô cœurs des chrétiens ».
Ce lamento
est tout à fait dans le climat d’une Passion,
à quelques jours du Vendredi saint. La partie centrale « qu’au
Roi soit désormais consacrés vos corps et vos vies »
est plus animée mais reste élégiaque ».
MARCHAND
[page 332] : « Mouvement dont la proportion
correspond exactement au nombre d’or (nombre de mesures divisée
par 1,618 (Phi).
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1, pages 197 à 199]. Voir en annexe.
WHITTAKER :
«….l’idée d’être entouré
et prisonnier du Sauveur est illustrée par le jeux sinueux et
les passages descendants de la flûte solo obligée ».
6]
ARIE TENOR. BWV 182/6
JESU,
LAß DURCH WOHL UND WEH / MICH
AUCH MIT
DIR ZIEHEN ! | SCHREIT DIE WELT NUR « KREUZIGE ! »,
/ SO LAß
MICH NICHT
FLIEHEN, / HERR, VON [W. Neumann : BG = vor]
DEINEM KREUZPANIER, / KRON UND PALMEN FIND ICH HIER.
Jésus,
laisse-moi donc t’accompagner / pour le meilleur et pour le
pire ! / Même si le monde ne crie que des
« Crucifie-le ! », / ne me permets pas de
prendre la fuite [variante : ne
me laisse pas], /
Seigneur, devant la bannière qui est ta croix ; / C’est
là que je trouverai la couronnes et les rameaux.
[Dans cette
aria sont annoncés clairement le Vendredi saint et la Passion
du Christ. Le cri « Kreuzige ! »
nous rappelle le passage de la Passion selon saint Jean (n°
36) ou la « Turba » vocifère de façon
dramatique : « Kreuzige ! Kreuzige ! »]
Si
mineur (h moll), 100 mesures, 3/4.
BGA.
Jg. XXXVII. Pages 39 à 42 | ARIE. | Tenore. | Continuo. /
Violoncello col Continuo.
NEUMANN :
Libre da capo. Façon « ostinato ».
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 1, pages
425/426] : «…troisième aria avec le seul
accompagnement du violoncelle et du continuo, en style obstiné,
faisant presque office de pendant à la première aria ».
BOMBA
: «…Le
mouvement agité, hésitant et l’harmonie intricate
de l’air de ténor font croître le caractère
pressant des paroles ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 427 à 433] : «…Aria
de ténor simplement soutenue du continuo avec le violoncelle.
A celui-ci revient une ritournelle désolée, au profil
descendant, avec ses croches liées par deux de façon
plaintive et lancinante… l’air se coule dans la tonalité
par excellence de la souffrance intime [si mineur]… Expression
très intense, dans les silences subits après « Mich
auch mit -avec
toi » ou
« ne me
laisse pas –laß
mich nicht »,
où les chromatismes torturés à l’évocation
de la Crucifixion, et plus encore les longues vocalises sur « fliehen
- enfuir »
et pour finir le cri sur « Weh
– le pire, le
malheur ».
Reprise variée ».
GARDINER :
« …air de ténor avec sa partie de continuo
empressée et parfois torturée (ut dièse mineur
dans la version transposée de Leipzig) suggère un
climat relevant déjà du temps de la Passion. Plusieurs
suspensions et reprises annoncent Jésus tombant sous le poids
de la Croix…»
HIRSCH :
figurations sur « Kreuzige
– crucifie »
aux mesures 22, 41, 42 et 43.
ISOYAMA :
« aria chantée par un ténor sur un continuo
très agité…la musique illustre chaque parole de
l’aria et évoque la scène de la Crucifixion
presque comme si l’auditeur se tenait au pied de la Croix…»
MACIA
[Collectif. Tout Bach,
pages 244 à 246] : «…Le morceau semble une
prière insistante prononcée au pied de la Croix…»
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1, pages 197 à 203]. Voir en annexe.
SCHWEITZER
[ J.-
S. Bach | Le musicien-poète.,
page 252] : «
Les
motifs de la douleur; motif chromatique, à la basse sur les
mots „Jesu,
lass durch Wohl und weh“…»
SCHWEITZER
[J. S. Bach,
volume 2, page 136] : « Le motif de la douleur »
[+ Exemple musical pris à la basse continue].
WHITTAKER :
« Le dramatique cri « Kreuzige ! »
et son illustration [+ Exemple musical].
7]
CHORALCHORSATZ. BWV 182/7
JESU,
DEINE PASSION
/ IST
MIR LAUTER FREUDE,
/ DEINE
WUNDEN,
KRON
UND HOHN
/ MEINES
HERZENS
WEIDE ;
/ MEINE
SEEL
AUF ROSEN
GEHT, / WENN
ICH DRAN GEDENKE, / IN
DEM HIMMEL
EINE STÄTT
/ UNS
DESWEGEN SCHENKE.
Jésus,
ta Passion / est une grande joie pour moi, / mon cœur se repaît
/ de tes blessures, de ta couronne et de tes outrages; / Mon âme
court sur un tapis de roses / lorsque je songe / qu’une place
au ciel / nous est offerte ainsi.
Trente-troisième
strophe du cantique (1633)
„Jesu Leiden,
Pein und Tod“
de Paul Stockmann.
Sol
majeur (G-Dur), 56 mesures, C barré.
BGA.
Jg. XXXVII. Pages 43 à 51 | Flauto. | Violino I. | Viola I. |
Viola II. | Violoncello. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. |
Continuo.
NEUMANN
: Mélodie „Jesu,
Kreuz, Leiden und Pein“.
Forme motet étendue aux instruments. Parties chorales fuguées.
Cantus
firmus
au soprano (+ flûte à bec et Violons). Instrumentation
comme le mouvement 2
BASSO
[tome 1, page 426] : « Le choral Jesu,
deine Passion…adopte
le style-motet cher à Pachelbel, avec la « pré-imitation »
dans les voix inférieures fortement élaborées et
à la mélodie proprement dite (cantus
firmus) au soprano,
dans tout son aspect humble et dépouillé de chant
d’assemblée ».
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 1, page
419] : «…Dans BWV 182/7, le choral est réalisé
comme un motet dans le style de Pachelbel ».
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
608] : « Il est incontestable que l’application
de la technique du motet, suivant les manières propres au
stylus antiquus,
s’étend bien au-delà de la composition des motets
au sens étroit du terme, et concerne également le
domaine des cantates ou des autres œuvres de musique sacrée.
Renvoi à la note 8 des pages 853/854 : suit la liste des
cantates [possédant ponctuellement] un style proche du motet,
par exemple les cantates BWV 2/1, 4/5, 21/9, 29/2, 38/1, 64/1, 68/5,
71/3, 101/1, 108/4, 121/1, 144/1, 179/1, 182/7,
BOMBA
: «…choral
sous forme d’arrangement choral de grande envergure…chaque
vers est préparé par les voix inférieures en
imitation avant que le soprano n’interprète le cantus
firmus en de longues
notes…»
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.,
page 305] : «
Élaboration de choral. Type motet avec doublures
instrumentales. Cantus
firmus au soprano (+
flûte à bec et violon). Mélodie (MDC 058) :
« Jesu
Kreuz, Leiden und Pein »
de type II ».
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.,
pages 224/225] :
«…L’élaboration
chorale est des plus riches et des plus expressives. Bach choisit la
forme « motet » comme une fantaisie de choral
pour orgue, avec entrées étagées des voix
jusqu’à l’apparition du cantus
firmus et planant en
valeurs longues sur l’ensemble du motet ; le cantus
firmus au soprano est
renforcé par d’adjonction de la flûte à bec
et d’un violon. La strophe chanté est identique à
celle concluant la cantate BWV 159 »…La mélodie
du choral est soutenue par la flûte à bec et le violon,
à quoi s’ajouteront dans la version de Leipzig [1724]
pour être mieux perçue dans une nef beaucoup plus vaste,
une seconde partie de violon et le hautbois…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 427 à 433] : «…Même
strophe de choral que pour le morceau final de la cantate BWV
159/5…le choral est énoncé en style de motet,
comme une fantaisie de choral pour orgue, c’est à dire
qu’il est chanté solennellement par le soprano, période
par période, dans les valeurs longues d’un cantus
firmus, mais chaque
fois précédé de pré-imitations et le tout
dans un tissus contrapuntique dense et animé. La mélodie
du choral est soutenue par la flûte à bec et le violon,
à quoi s’ajouteront dans la version de Leipzig, pour
être mieux perçue dans une nef beaucoup plus vaste, une
seconde partie de violon et le hautbois, tous à l’unisson ».
GARDINER :
« une fantaisie de chorale en forme de motet reposant sur
la belle mélodie de Vulpius…»
HIRSCH
: Long mélisme de 48 notes (mesures 8 à 11), au ténor,
sur le mot „freu – de“.
ISOYAMA
: «
Retournant en sol majeur ce mouvement est une fantaisie sur un choral
dans le style de Pachelbel…le rôle du texte du choral
est de rendre la Passion compréhensible au niveau commun…»
MACIA
[Collectif. Tout Bach,
pages 244 à 246] : «…33e
strophe du cantique dit « de la Passion », Jesu
Leiden, Pein und Tod
(1633) de Stockmann. La mélodie du choral est chantée
en valeurs longues par les sopranos, mais les autres voix la
précèdent en imitation pour installer une sorte de
concerto choral très expressif en la majeur, où tous
les instruments de l’orchestre interviennent en doublure des
voix colla parte…»
8]
CHORSATZ. BWV 182/8
SO
LASSET
UNS
GEHEN
IN SALEM
DER FREUDEN,
/ BEGLEITET
DEN KÖNIG
IN LIEBEN
UND
LEIDEN.
|| ER
GEHET VORAN / UND
ÖFFNET DIE BAHN.
Allons
ainsi à Salem, la cité des joies / et accompagnons le
Roi dans l’amour et la souffrance. / Il marche en tête /
et ouvre la voie.
Sol majeur
(G-Dur), 232 mesures, 3/8.
BGA.
Jg; XXXVII. Pages 51 à 58 | SCHLUSSCHOR. | Flauto. | Violino
I. | Viola I. | Viola II. | Violoncello. | Soprano. | Alto. | Tenore.
| Basso. | Continuo. | Da
Capo.
NEUMANN
: A Chœur fugué (par permutation) avec thème des
instruments; canon et rtournelle. B : Double canon complexe, vocal et
instrumental (en fa dièse mineur et si mineur) avec passages
homophones Solochor – Tuttichor (?) Instrumentation comme les
mouvements 2 et 7.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 1, page
426] : «…ce chœur en correspondance
symétrique avec le morceau choral situé au début
de l’œuvre est conçu comme une Permutationsfuge,
avec une section centrale en double canon ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 427 à 433] : «…Salem
en hébreu signifie « en paix » …
ville …que la tradition assimile à Sion, donc à
Jérusalem. …Le chœur final répond en
symétrie au chœur initial. C’est la flûte à
bec seule qui ouvre le morceau, suivie par le violoncelle et le
violon, puis les altos avec le continuo. Cette ouverture
instrumentale est reprise pour l’ouverture vocale, avec, entre
les dessus, flûte à bec et violon, puis soprano et alto,
le même dialogue jubilatoire. Le mot « Leiden
– souffrances »
suscite immédiatement un figuralisme douloureux, sur une
longue tenue et un mélisme altéré. La section
centrale (B) « Er
gehet voran…»
est élaborée en écriture canonique : si le
Christ marche devant pour ouvrir la voie, c’est qu’il
faut suivre cette voie qu’il montre, ce que figurent les
imitations ».
ISOYAMA :
« le mouvement huitième … ramène la
joie des deux premiers mouvements. Léger et dansant en mesure
à 3/8, il souligne néanmoins le mot « Leiden
– souffrance »…»
MACIA
[Collectif. Tout Bach,
pages 244 à 246] : «…La flûte à
bec attaque d’une manière guillerette le chœur
final en sol majeur, qui en revient à l’allégresse
du début de l’ouvrage. Le rythme à 3/8 est
quasiment dansant, mais Bach ne s’interdit pas de souligner
d’harmonies grinçantes le mot « Leiden
– souffrances ».
MARCHAND :
« La marche des fidèles sur le chemin de la foi…Le
trait diatonique ascendant que, dès 1650, Kircher avait classé
sous le nom d’anabasis, en l’associant logiquement à
l’idée d’ascension, devient souvent dans la
musique sacrée de Bach, au-delà de la connotation
picturale élémentaire, une représentation
allégorique de la marche des fidèles sur le chemin de
la foi [Renvoi à Pirro, 1907, pages 46/47]. Dans la cantate
BWV 182, le premier vers… signifie « ainsi
nous rendons-nous à Jérusalem dans la, joie ».
Le motif prégnant du premier thème…est un trait
de six croches diatoniques ascendantes en 3/8, précédé
d’une anacrouse (note de levée) lui servant d’impulsion
de départ [+ Exemple musical aux mesures 1 à 42].
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas, volume
1, pages 197 à 203] . Voir en Annexe.
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach. - La formation rythmique des motifs,
page 104] : « Bach veut-il dépeindre seulement
l’action
de
marcher, il lui suffit d’organiser une suite de sons dont la
vitesse es uniforme et modérée…» [+
Exemple musical sur les paroles « So
lasset uns gehen »,
BG XXXVII, page 52]. Renvoi aux cantates BWV 12/5 et BWV 195/5.
PIRRO
[La formation rythmique
des motifs, pages
103/104] : «…la continuité et l’abondance
caractérisent les rythmes par lesquels Bach veut manifester la
vigoureuse persévérance des efforts librement
prolongés, l’état de joie aussi bien que les
mouvements rapides qui se poursuivent sans interruption. L’idée
d’une course régulière et légère ou
d’un courant que nul obstacle n’embarrasse est peut-être
en effet au fond de toutes ces métaphores musicales… Ce
procédé imitatif est employé par Bach de la
manière la plus variée, selon les cas où il
l’applique. Veut-il dépeindre seulement l’action
de marcher, il lui suffit d’organiser une suite de sons dont la
vitesse est uniforme et modérée [+ Exemple musical sur
les mots « So
lasset uns gehen »
[+ Exemple musical. BG. XXXVII, page 52]. Renvoi à la cantate
BWV 12/5 et BWV 195/5.
PIRRO
[L’esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– Les mélodies
simultanées,
pages 128/129] : « C’est avec le même
naturel et d’une touche aussi légère qu’il
représente dans la cantate BWV 182, le Christ marchant le
premier et montrant le chemin de la Jérusalem Céleste
[+ Exemple musical pris au soprano et à la basse continue sur
les paroles « Er
gehet voran und öffnet die Bahn ».
BG XXXVII, page 56].
PIRRO
[L’esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– Les mélodies
simultanées,
page 133 : « Dans la cantate BWV 182 que Bach écrivit
vers 1714 ou 1715, il accompagne le mot « Leiden
- souffrances »
d’harmonies amères, variées à dessein »
[+ Exemple musical, BG. XXXVII, page 54].
SCHLŒZER :
« voulant évoquer le Christ marchant en tête
de ses disciples vers la Jérusalem céleste, Bach trace
la figure canonique suivante : [+ Exemple musical sur les mots
« er gehet
vor an und öffnet…]
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allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition
américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications,
inc. New York. 1911-1966.
Volume
1, pages 251 (note) et 410 (note). Volume 2, pages 94, 108, 136, 460,
465 et 466
SPITTA,
Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré
: « His
Work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes.
Volume
1, pages 539/540 + note. Volume II, page 690
WHITTAKER,
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Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 182
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
26
références (avril 2000 – mai 2011) + 12
mouvements individuels (avril 2000 – octobre 2011).
Exemples
musicaux (Audio). Aryeh Oron (janvier 2003 – avril 2005).
C’est
généralement la version de Leipzig (en sol majeur) qui
est enregistrée, Werner, Ehmann, Richter, Rilling, etc.
10]
AKKERHUIS, Gerard. Residentie
Kamerkoor Residentie Bachorchest. Den Hague (H). Soprano : Diane
Verdoodt. Contralto : Sylvia
Schlüter.
Ténor : Stefan Vinke. Basse : Philippe Huttenlocher. La Haye
(NL). Octobre 1994. Durée : 27’02
CD
Erasmus Muziek Produkties WVH-152. Kloosterkerk
Avec la cantate BWV 24
16]
CLEOBURY, Stephen. BBC Singers. Orchestra of St. James. Mezzo-soprano
: Lynette Alcantara. Ténor : Ina Kennedy.
Basse
: Brindley Sherrat. Live BBC : Cathédrale Saint-Paul. Londres
(GB). 20 septembre
1996
Durée
: 28’23. CD
BBC Music Magazine COM 01
3]
EHMANN. Westfälische Kantorei. Deutsche Bachsolisten. Alto :
Frauke Haasemann. Ténor : Johannes Hoefflin. Basse : Wilhelm
Pommerien.
Munsterkirche. Herford (D). Juillet 1964. Durée : 29’50.
Disque
Cantate | Bach-Studio 651 218. Reprise disque SDG 610116. Fin des
années 1970. Avec la cantate BWV 4
Reprise
en coffret de 5 disques Parnass 651 503 - 74039
„Bach-Kantaten-Zyklus“.
Reprise
en CD Baroque Music Club / Bach 724 (USA). Avec les cantates BWV 4 et
150
19]
GARDINER (volume 21). Monteverdi Choir. English Baroque Soloists.
Alto : Nathalie Stutzmann. Ténor : James Gilchrist.
Basse
: Peter Harvey. Bach Cantata Pilgrilmage. St Peter Church. Walpole
(GB). 26 mars 2000. Durée
: 26’31
CD
SDG (Soli Deo Gloria) 118. Distribution en France, mai 2006
18]
GOEBEL, Reinhard. Musica Antiqua Köln..
Soprano : Barbara
Schlick. Alto : Kai Wessel. Ténor : Christoph Prégardien.
Basse
: Micael Schopper. Production
radiophonique. Fin des années 1990.
26]
GROPPER, Thomas. Arcis-Vocalisten München. Barockorchester
L’Arpa Festante München. Alto : Regine Jurda. Ténor
Maximilian
Kiener.
Basse : Franz Schlecht. Himmelsfahrtskirche, München-Sending
(D). 2 mai 2010. Durée : 27’13
CD
Ohems Classics OC 783. 2011. Avec la cantate BWV 131
8]
HARNONCOURT (volume 42). Tölzer Knabenchor. Concentus
Musicus Wien. Alto : Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse
:
Robert
Holl. 1988.
Durée : 28’50
Disque
Teldec
6.
35799-00-501 (SKW 42/1-2) Z 42 738. 1 Das
Kantatenwerk, volume
42. 1988
CD
Teldec 4509-91763 2. Das
Kantatenwerk - Sacred cantatas.
Volume 9. Coffret de six CD avec les cantates BWV 163 à 182
CD.
Teldec
242 738-2.
8.35799 ZK.
Das Kantatenwerk, volume
42. 1988
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 4. Coffret, 15 CD Teldec. Sept. 1999. Cantates BWV
150-159. BWV 161-188. BWV 192 et 194-199
Reprise
CD Warner Classics 8573-81156-5. Intégrale des cantates en CD
séparés. Volume 54. 2007
21]
HIGBEE, Dale. Carolina Baroque (sans le chœur). Live. Église
luthérienne Saint-Jean. Salsbury (North Carolina). USA. 28
avril 2002
Durée :
28’06. CD Carolina Baroque CB 112. 2002. Avec la première
partie de la cantate BWV 21
2]
JÜRGENS. Monteverdi Chor Hamburg. Leonhardt-Consort (Gustav
Leonhardt = orgue). Franz Brüggen = clavecin. Julia Falk :
alto.
Bert
van T’Hoff : ténor Jacques Villisech : basse.
Durée : 30’07. 1963
Disque
Telefunken SAWT 9443-E Das
Alte Werk Barock 1963.
Avec la cantate BWV 182
Reprise
en coffret de deux CD Teldec Das
Alte Werk
2564-69599-2. 2008
12]
KOOPMAN (volume 2). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Alto :
Kai Wessel. Ténor : Christoph Prégardien. Basse :
Klaus
Mertens.
Waalse Kerk. Amsterdam (NL). Mai 1995.
Durée: 24’28
Reprise
de l’Appendix BWV 182 dans le coffret de 11 CD Teldec Bach
2000. Secular
Cantatas. Volume 5
Reprise
Coffret de 3 CD Erato 12598. 1996. Reprise CD Antoine Marchand.
Challenge Classics CC-72202. 2003
Reprise
en coffret de 2 CD Antoine Marchand. Challenge Classics. « Easter
Cantatas » CC-72231. 2005
20]
KRAUSE, Joachim. Basler Bach-Chor. Barockorchester Capriccio Basel.
Soprano : Bernadette Sialm. Alto : Martine Borst.
Ténor
: Felix Rienth. Basse : Markus Volpert. Martinskirche.
Basel (CH), 22
et 23 mars 2002. Durée : 27’30.
CD
Basler Bach-Chor. (Live record). Avec “les
Sept paroles du Christ en Croix”
de Joseph Haydn
11]
LETZBOR, Gunar. St. Florian Sängerknaben & Kepler Consort.
Ars Antiqua
Austria. Mars 1995.
Durée : 29’45
CD
Symphonia SY 95139. 1996. Avec le psaume 51 (Pergolèse).
17]
LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Alto : Sytse
Buwalda. Ténor : Knut Schoch. Basse : Bas Ramselaar.
Église
Saint-Nicolas d’Elburg (NL). Octobre, novembre 1999.
Durée : 29’28
Bach
Edition. 2000. CD
Brilliant Classics 99367,
volume 8 – Cantates, volume 3
Bach
Edition. 2006. CD
Brilliant Classics III - 93102 11/57. Avec les cantates BWV 172 et
90
Cette
réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘un
nouveau tirage –augmenté- (157 CD) + les partitions et 2
DVD proposant les Passions
selon
saint Jean
et selon
saint Matthieu.
22]
LUTZ, Rudolf. Vokalensemble der Schola Seconda Pratica / Schola
Seconda Pratica. Église évangélique de Trogen
(CH).
Live,
30 mars 2007. DVD Coffret Gallus Media A 364. Bach Anthologie 2007.
J.S. Bach Stiftung. St. Gallen. Zurich 2007
24]
MILNES, Eric (volume 4). Montréal Baroque. 2007. Un par voix.
Soprano : Monika Mauch. Contre-ténor : Matthew
White.
Ténor :
Charles Daniels. Basse : Harry van der Kamp. Église
Saint-Augustin ; Québec (Canada), 26 – 29 juin 2007
CD
Atma Classique SACD 2 22403. 200. Avec les cantates BWV 61, 122 et
123
4]
NOTT, David. Illinois Wesleyan University Collegiate Choir. Orchestra
of the Illinois Wesleyan.. University School of Music.
Disque
Everest 3223 « The Art of Cantata ». Durée :
31’30. Vers 1968-1969, voire 1964 ? Avec la cantate BWV
131
7]
OLTMAN, Dwigth. Baldwin-Wallace College Choir. Baldwin-Wallace Motet
Choir. Ohio Chamber Orchestra. Berea (Ohio) Live, avril
1987.
Report sur Microcassette Baldwin-Wallace College Conservatory of
Music.
14]
PIERLOT (premier enregistrement). Ricercar Consort. Chœur de
chambre de Namur. Direction Pierre Cao.
Soprano :
Greta de Reyghere. Contre-ténor : Ian Honeyman. Basse :
Max van Egmond. Liège (B). 1995
CD
Ricercar RIC ? Avec le motet BWV 230 et la cantate BWV 4
Existe
sauf erreur un autre couplage avec les cantates BWV 4, 131, sans le
motet BWV 230 ?
25]
PIERLOT (deuxième enregistrement). Pas de chœur.
Soprano : Katharine Fuge. Contre-ténor : Carlos
Mena.
Ténor :
Hans Jörg Mammet. Basse : Stephan MacLeod. Église de
Saint-Loup-sur-Thouet (49). France. Novembre 2007. Durée :
27’50
CD
Mirare MIR 057. 2008. Distribution en France, février 2009.
Avec les cantates BWV 4 et BWV 131
23]
PURCELL QUARTET Early Cantatas-volume 3). Pas de chœur. Soprano
: Emma Kirkby. Contre-ténor : Micael Chance.
Ténor
: Charles Daniels. Basse : Peter Harvey. Hampstead. Londres (GB). 22
au 24 mai 2007. Durée : 28’33
CD
Chandos 0752 (2). 2008. Avec les cantates BWV 21 et BWV 172
5]
RICHTER (volume III). Chœur et orchestre Bach de Munich. Alto :
Anna Reynolds. Ténor : Peter Schreier. Basse : Theo
Adam.
Herkules-Saal,
München (D) , février-mars 1974 et janvier 1975. Durée
: 31’30
Coffret
de six disque Archiv Produktion 2722-022. Pâques. Volume II.
Disque 2564. Avec la cantate BWV 4
Coffret
de onze disques Archiv Produktion 30 2722 018
Reprise
en coffret de 5 CD Archiv Produktion. Volume 2. Easter. 1993
Reprise
en coffret de 26 CD Archiv Produktion. Vers 1998-2000. Intégrale
des cantates enregistrées par Karl Richter de 1959-1979).
13]
RIFKIN, Joshua. The Bach Ensemble (pas de chœur). Soprano :
Susanne Ryden. Contre-ténor : Steven Richards. Ténor :
John Elwes.
Basse :
Michael Schopper. Séminaire de Bressanone (I). 31 juillet ;
6 et 8 août 1995 et 4 août 1996
CD
Dorian DOR93231. Three
Weimar Cantatas. 2001.
Avec les cantates BWV 12 et 172
6]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart.
Alto : Doris Soffel. Ténor : Aldo Baldin.
Basse
: Philippe Huttenlocher. Gedächtniskirche Stuttgart. Janvier
1975. Durée
: 29’19
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler
Verlag. Classic. Laudate 98678. Avec la cantate BWV 143
Disque
Erato STU 70983. Les
grandes cantates, volume
6. 1976.
Avec la cantate BWV 143
CD
Die
Bach Kantate
(volume 29). Hänssler Classic. Laudate 98880. Avec la cantate
BWV 66
CD
Hänssler edition bachakademie
(volume 55). Hänssler-Verlag 92.055. 2000
15]
SUZUKI (volume 3 – version de Weimar 1714). Bach Collegium
Japan.
Alto : Yoshikazu Mera. Ténor : Makoto Sakurada. Basse : Peter
Kooy.
Kobe Shoin Women’s University Chapel. Japan.
Avril 1996.
Durée : 28’19
CD
BIS 791. 1996. Avec les cantates BWV 12, 54 et 162
9]
THOMAS, Jeffrey. American Bach Soloists (sans le chœur).
Soprano : Christine Brandes. Alto : Judith Malafronte.
Ténor : Jeffrey
Thomas.
Basse : James Weaver. Belvedere. Californie (USA). 3-8 mars et
25-26 avril 1994. Durée : 28’39
CD
Koch International Classics 3 7235 – 2H1. 1995. Volume IV.
Reprise CD American Bach Soloists. Cantatas Series – Volume
IV.
2007. Avec les cantates BWV 4 et 131
1]
WERNER. Heinrich Schütz Chor Heilbronn. Pforzheim
Chamber Orchestra. Mezzo –Soprano : Claudia Hellmann.
Ténor : Helmut Krebs.
Basse :
Erich Wenk. Ilsfeld (D) 1961.
Durée : 29’53. Avec la cantate BWV 43
Disques
Erato mono LDE 3207. Reprise stéréo STE 50087 et
reprise Les Grandes
Cantates, volume 9.
STU 70087
Reprise
en coffret de 2 CD Erato 4509-97407-2. 1994
(2e
volume). Avec les cantates BWV 26, 61, 8, 43, 85, 182)
Reprise
coffret de 10 CD Warner Classics 2564 61401-2. Coffret n° 1. 2004
Autre
reprise signalée [BCW] : CD EPIC BC 1276 (USA). Même
couplage que les disques Erato, avec la cantate BWV 43
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 182
M-1.
Mvt. 1] Burgin, Richard. Columbia Chamber Orchestra. E. Power Biggs
(Orgue). 24 mai 1951. Boston (USA).
Disque
Columbia XCO-46183 ML 4435.
M-2.
Mvt. 6] H. Scheide. Bach Aria Group. Ténor : Jan Peerce. +
Violoncelle. Disque (mono) Decca Records DL 9411.
Avec
la cantate BWV 58.
M-3.
Mvt . 1] Plufgbeil, Hans. Bach-Orchester Berlin. Fin des années
1950 – 1960 ?
Report
sur CD Baroque Music-Club “The Complete Orchestral Sinfonias
from Bach’s Cantatas”.
M-4.
Mvt. 1] Winschermann, Helmut. Deutsche Bachsolisten. Francfort (D).
1966. Report CD Cantate-Musicaphon.
M-5.
Mvt. 1] Munclinger, Milan. Ars Rediviva Prague. 1968.
Disques
Supraphon 25418 XDK et Ariola-Eurodisc SA 78/01658. (coffret de 3
disques).
M-6.
Mvt. 6] Priestman, Brian. Bach Aria Group Orchestra. Ténor :
Richard Lewis. Fin des années 1960.
Report
en coffret de 2 CD Vox Box. CDX 5127.
M-7.
Mvt. 5] Mezzo soprano : Ressa Koleva + Orgue, hautbois et flûte.
Mai 1982. Disque Balkanton BKA-10998 “Alto Arias by Bach”..
M-8.
Mvt. 1] Orgue : Christian Brembeck. Août et septembre 1995.
Munich (D). CD Calig.
M-9.
Mvts. 1 et 2] Öhrwall, Anders. Adolf Fredrik Bach Choir.
Drottningholm Baroque Ensemble. Stockholm, juin 1998.
CD
Swedish Society SCD 1091.
M-10.
Mvt 5] Tindemans, Margriet. University of Washington Baroque
Ensemble. 1999. CD University of Washington School of Music.
M-11.
Mvt. 1] Weimann, Alexander. Académie baroque de Montréal.
Québec (Canada), 19-21 août 2001.CD ATMA Classique 2215.
Avec
des œuvres de Haendel et Vivaldi.
M-12.
Mvt. 1] Dantone, Ottavio. Academica Bizantina. Ravennes (I). 3-7
janvier 2011. CD Decca 4782718.
ANNEXE BWV 182
NYS, Carl de
…
« En
hommage à celui qui sut si bien faire partager sa passion pour
Jean-Sébastien Bach, voici un exemple tiré
intégralement de l‘un de ses commentaire, celui-ci écrit
dans les années 1950 !
Cantates
à Saint-Thomas. I.
Pierre Horay. 1957. Pages 197 à 203 :
«
Quoiqu‘aucun document n‘en donne la certitude, on
s‘accorde à considérer que le texte de la cantate
BWV 182 a été fourni à Bach par Salomo Franck
car la forme et le style sont ceux de cantates connues de ce dernier.
Le dimanche des Rameaux, jadis appelé „Pâques
fleuries“ marque le souvenir de l‘entrée glorieuse
du Seigneur à Jérusalem ; tout un peuple lui fai un
chemin royal et triomphales de fleurs, de verdure, de rameaux et
d‘étoffes précieuses. Le texte de l‘œuvre
est bien ndans cet esprit. Mais il est certain qe pour Bach aussi ce
dimanche avait gardé son caractère de portique
grandiose et solennel, mais tout de même joyeux à la
semaine sainte. Cette cantate BWV 182 écrite après sa
nomiation de Concertmeister à Weimar et exécutée
our la première fois dans la chapelle du château le 25
mars 1714 (mais reprise et adaptée deux fois par la suite),
semble baigner dans le climat de la beata
passio,
de la bienheureuse passion, étape douloureuse et souffrante
mais dont l‘effet et le sens sont la joie printanière et
pascale, la certitude sereine d‘une victoire et d‘un
royaume que plus rien ne pourra altérer ou ternir.
Dès
la sonata
d’ouverture [1] on pénètre dans un monde
spirituel fort différent de celui de la Passion selon Saint
Matthieu (qui était chantée à Leipzig le jour
des Rameaux). Les dessins des violons ou de la flûte à
bec se mouvant par-dessus les pizzicatos
des cordes évoquent irrésistiblement ces guirlandes de
fleurs et de verdure que l’on tresse et dont on orne le portail
pour accueillir l’hôte honoré et aimé. Le
rythme croche pointée – double croche du début de
la sonata
rappelle celui des ouvertures de l’opéra français
et si l’on veut considérer que la sonate et le premier
chœur [2] forment un seul mouvement, celui-ci reproduit la
coupe de l’ouverture à la française. Ce
n’est pas accidentel. On se souviendra que l’ouverture
marquait effectivement au théâtre des rois de France
l’entrée solennelle du souverain ; le symbolisme
voulu par Bach est donc évident. Le chœur joyeux qui
souhaite la bienvenue au Roi des Rois est tripartite et emprunte une
écriture figurée ; il est rempli de tendresse
printanière et de joie festivale.
Puis
l’atmosphère s’obscurcit, car malgré les
explosions de la joie populaire, malgré Pâques fleuries,
le poète et le musicien ne peuvent s’empêcher de
songer aux souffrance et à la mort du Seigneur. Les trois
arias [n° 4, 5 et 6] qui occupent le centre de la partition
marquent les étapes de cette progression ? Elles sont
introduites par un arioso [n° 3] de la basse citant les versets 8
et 9 du psaume XL : « alors j’ai dit :
Voici que je viens avec le rouleau du livre écrit pour moi. Je
veux faire ta volonté, ô mon Dieu, et ta loi est au fond
de mon cœur. » La première aria [n°4] est
confiée à la basse accompagnée par l’ensemble
des cordes et l’on y remarque des figures descendantes pour
symboliser la descente du Fils de Dieu, son abaissement aussi. Une
aria d’alto [n°5] avec flûte obligée
applique cet événement évoqué par la
basse à chacun des fidèles en l’insérant
dans l’esprit de la liturgie baptismale de la veillée de
Pâques ; il y est question de unbeflecktes
Kleid (vêtement
immaculé). Le sommet de cette ascension de l’œuvre
est atteint dans la troisième aria [n°6] pour le ténor
soutenu par la basse continue, une aria profondément
douloureuse en si mineur.
Chose
curieuse : cette cantate se termine par le choral traditionnel
suivi d’un chœur fugué [n°7 et 8] dans le même
esprit que le chœur d’ouverture. Le climat serein et
joyeux revient dès le choral, l’avant-dernière
strophe du cantique de Paul Stockmann (1602-1636) de 1633 Jesu
Leiden, Pein und Tod.
Le thème du chœur fait irrésistiblement songer au
premier chœur de la cantate BWV 65 Sie
werden aus Saba
alle kommen (Ils
viendront tous de Saba)
pour la fête de l’Épiphanie, suggérant
ainsi que le Roi qui fait aujourd’hui son entrée
solennelle en la cité de Sion est aussi celui qui régnera
un jour dans sa gloire éternelle sur toutes les nations, sur
ceux qui viendront de Saba…»
ANNEXE BWV 182
SPITTA, Philipp
Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré : « His
Work
and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952.
Volume
I, pages 539/540 : « Nous pouvons traiter plus
brièvement [que la cantate précédente BWV 21] la
cantate pour le dimanche des Rameaux (BWV 182). Le texte est dans la
forme habituelle de Franck, avec une série de strophes conçues
pour des arias s’enchaînant les uns les autres en
différents mètres et sans récitatif [les trois
arias [4, 5 et 6 se suivent effectivement sans transition] puis un
arioso de basse [3] qu’on peut difficilement appeler ainsi,
avec huit mesures et basé sur le psaume 40, 8 et 9. Le chœur
d’ouverture [2] et le chœur final [8] sont également
comme les strophes d’un air et nous rencontrons ici pour la
première fois la forme da capo dans un chœur.
Cette
cantate ne me paraît en aucun cas inférieur à la
cantate précédente [BWV 21] avec laquelle elle offre de
grandes similitudes de plan. Elle démontre aussi l’assurance
avec laquelle le génie de Bach peut intégrer
différentes situations d’esprit et la façon dont
il le saisit complètement en ce dimanche particulier [celui
des Rameaux]. Même dans la sinfonia (sol majeur), la palette
sonore qui s’infiltre et préserve l’unité
de l’ensemble [de la cantate], il est fortement sensible. Il a
un tendre, solennel et pourtant joyeux caractère, comme un
souffle de printemps. Les mélodieux passages en arabesques du
violon concertant ou les bois [?] soutenus comme par les pizzicatos
d’une harpe, dans le corps grave des cordes, représentent
les couronnes de fleurs et de feuillages avec lesquelles ont décore
les portes pour accueillir l’arrivée d’un
bien-aimé. Puis viennent les paroles « Himmelskönig
sei willkommen »
traitées par un chœur fugué superbe et
flamboyant. Durant les trois belles arias l’esprit de l’œuvre
est porté à son point culminant. Évoquant
l’approche de la mort du Christ, il devient grave, triste et en
fait d’une très amère pénétration ; puis
il se ressaisit et brille dans le superbe choral « Jesu,
deine Passion | Ist mir lauter Freude…» ;
mais il revient dans le dernier chœur après cette prière
solennelle, à la deuxième section, où il prend
magnifiquement son vol, un chœur remarquable par son
élaboration des plus achevées ».
Note
250 (bas de page 539) : Himmelskönig
sei willkommen (l’autographe
est à la Bibliothèque Royale à Berlin). Publiée
par J. P Schmidt dans les cantiques (Kirchengesänge ) pour Solo
et chœur et instrumentation d’après Jean-Sébastien
Bach. Berlin : Trautwein. Livraison n° 2.
Volume
deux, Appendix
31, page 690 : «…Bach,
de toute façon n‘était pas encore à
Leipzig pour le Jour des Rameaux ce qui fait que la première
exécution de la cantate Himmelskonig
sei willkommen,
[composée à Weimar pour le jour des Rameaux, a du
prendre place le 25 mars 1725 ».
Suit
la description et
illustration relative au filigrane avec les lettres « A
A »
entourant un écusson placé sous une manière de
couronne. «… Papier d’une remarquable qualité
et finesse retrouvé dans la cantate BWV 63 (parties séparées
de l’époque de Weimar, 1714) et en outre dans
l’autographe de la cantate et de quelques parties séparées
de la cantate BWV 182 également composée à
Weimar pour le dimanche des Rameaux et reprise enfin deux fois à
Leipzig à la fête de l’Annonciation car il n’y
avait plus à Leipzig de musique exécutée pour
les Rameaux et jusqu’à Pâques ».
C.
Role. Décembre 2011
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