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MARIAE REINIGUNG
Leipzig 2 février 1725 |
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Sources
Péricope
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Généralités
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Bibliographie
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AVERTISSEMENT |
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Cette notice en français dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui. Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Sauf les « interventions « CR » signalées par des parenthèses [...] le rédacteur précise en outre qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
BCW = Bach Cantatas Website
BG = Bach Gesellschaft = Société Bach (1850-1899). A publié l’édition d’ensemble (Gesamtausgabe) des œuvres de Bach à partir de 1851
Bj = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955) .
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
La première lettre mise -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande.
Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots en italiques désignent un affect particulier, voire un « accident remarquable ». |
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DATATION BWV 125 |
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HIRSCH: 2 février 1725. C N 113 (Die chronologisch Nummer)
Chronologie: 2. Jahrgang - Choral-Kantaten:
BWV 111 (21 janvier 1725) - BWV 92 (28 janvier 1725) - BWV 125 - BWV 126 (4 février 1725) - BWV 127 (11 février 1725)
SCHMIEDER: entre 1735 et 1744
SCHWEITZER: Liste des cantates écrites après 1734 |
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SOURCES BWV 125 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Pas de partition autographe connue
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St Thom L. Thomasschule zZ puis Bach-Archiv Leipzig
St 384a M. Staatsbibliothek, Berlin. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt de Berlin) puis à Berlin-Dahlem
Titre [BG]: Festo Purificat : Mariae / Mit Fried und Freud ich fahr dahin / à / 4. Voc. Travers. / Hautbois d’Amour / 2. Violini / Viola / con / Continuo / di / J. S. Bach
- 13 parties
BCW: Thomas Braatz donne des détails (morceau par morceau) sur les copistes identifiés. On s’aperçoit ainsi que ce fut tout en composant que Bach procéda simultanément, pressé par la nécessité, à la rédaction hâtive des copies, un travail d’équipe apparemment effectué ici par au moins cinq personnes !
Par ailleurs, toujours in BCW la « discussion » tourne « âprement » sur la question des répétitions de la cantate. Les hypothèses de Thomas Braatz sont développées et convaincantes.]
Autographes de J. S. Bach dans la partie d’alto [section 5] - de ténor [section 4], mesure 50 à la fin - de basse [5], mesure 50 à la fin - de Flûte traversière [6]
HERZ: Cite comme copistes: « M » Christian Gottobb Meissner - « K » Johann Andreas Kuhnau (neveu du cantor prédécesseur de Bach) - « WF » Wilhelm Friedmann Bach (1710-1784), fils de Jean-Sébastien Bach.
SCHMIEDER: « Seulement la partie de ténor, serait autographe ».
Filigrane [BG]: (Halbmond = quartier - ou croissant- de lune)
COPIES = ABSCHRIFTEN 18. Jh.
P 1032 M. Staatsbibliothek, Berlin. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek, en dépôt à Berlin-Dahlem
St 384b M. Staatsbibliothek, Berlin. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek, en dépôt à Berlin-Dahlem
Cette dernière copie, la 19e d’une série de 27 cantates repérées par Alberto Basso, fut achevée le 12 mai 1756 et signée du nom de Christian Friedrich Penzel (25/11/1737 † 14/3/1778), chef de chœur intérimaire à Leipzig, de juillet 1755 à janvier 1756. Il est à présumer qu’il fut sans doute envisagé une nouvelle exécution de la cantate.
Selon l’édition de la BG cette copie appartint un temps au chef de chœur, Joseph Hauser, de Carlsruhe. Selon BG, de cette copie est issue l’édition du chœur d’entrée [1]
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT. BG. (Gesamtausgabe)
Jg. XXVI, 85-103. Avec BWV 121-130. Révision et commentaires, Alfred Dörffel, 1878
Partition BG dans l’enregistrement Teldec / Harnoncourt [Vol. 30]
NEUE BACH AUSGABE. NBA
KANTATEN SERIE I/ BAND 28/1. KANTATEN ZU MARIENFESTEN 1
Bärenreiter Verlag BA 5084. 1994. Matthias Wendt. Uwe Wolf. 6 fac-similés
BWV 125, pages 33-65
Avec BWV 82, 83
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5084 41. 1994. Matthias Wendt. Uwe Wolf
AUTRES ÉDITIONS
Partition Breitkopf & Härtel PB 2975
B & H. Voix et accompagnement B 1481. Orgue et continuo (Révision (M. Seiffert) OB 1171
BCW: Voix et accompagnement (BGA) |
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PÉRICOPE BWV 125 |
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[Au terme des Festivités de Noël, c’est la fête, à date fixe du 2 février, de la Purification de la Sainte Vierge. Au début de la célébration de la messe, on procède à la bénédiction des cierges (autrement connu de nos jours sous l’appellation de la fête de la Chandeleur - ou des chandelles), bénédiction suivie d’une procession dans la nef de l’église. A la messe, lecture de l’Évangile selon saint-Luc avec la louange du vieillard Siméon. Le Nunc dimittis ou l’hymne sont plus généralement récités ou chantés a Vêpres ou le soir, office des « complies »]
Évangile: Luc 2, 22-32 [PBJ 1537]. Présentation de Jésus au Temple. Le Cantique du vieillard Siméon
Pour la même occurrence, voir :
BWV 82 (2 février 1727, matin ?)
BWV 83 (2 février 1727, culte du soir ?)
BWV 157 ( ? et fête funèbre, 6 février 1727)
BWV 158 (Mariae Reinigung et / ou 3e jour de Pâques)
BWV 161(Mariae Reinigung et / ou 16e dimanche après la Trinité)
BWV 200 (Fragment de cantate, ca 1740-1745)
Dans EKG, le dimanche 2 février est lié (plus particulièrement de nos jours) à la Présentation de Jésus au Temple
Entrée : Psaume 48 [PBJ 844-845]. Sion, montagne de Dieu
EKG 310. « Mit Fried und Freud… »
Épître: Malachie 3, 1-4 [PBJ 1450]. Le Jour de Yahvé. Le Seigneur viendra dans son temple
Évangile: Luc 2, 22-32 [PBJ 1537]. Présentation de Jésus au Temple. Le Cantique du vieillard Siméon |
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TEXTE BWV 125 |
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Choralkantate = Cantate choral. II. Jahrgang.
Luther: Traduction allemande de l’Évangile de Luc 2, 30-32 [PBJ 1537], le Nunc dimittis ou Der Lobgesang Simeons.
1] Martin Luther (Erfurter Enchiridion 1524). Première strophe
2] Poète inconnu. On a parfois avancé le nom d’Andreas Stuebel, recteur de l’église Saint-Thomas, décédé le 27 janvier 1724.
Anticipation perceptible de la deuxième strophe du cantique.
3] Poète inconnu pour le récitatif + la deuxième strophe « tropée » du cantique. Voir aussi le psaume 27/1 [PBJ 823]
4] Poète inconnu. Citation « fugitive » de St. Marc 16, 16 [PBJ 1532]. Trace de la troisième strophe du cantique.
5] Poète inconnu. Trace de la troisième strophe.
Ce texte, par son sens général, peut être rapproché de l’Épître aux Romains 3, 22-26 [PBJ 1673]
6] Martin Luther (1524). 4e et dernière strophe du cantique
Dans les cantates BWV 83/5 (également la 4e strophe + mélodie), BWV 95/1 (1ère strophe et mélodie) et BWV 106 (1ère strophe et mélodie), Dans BWV 382 (chœur à quatre voix et mélodie originale attribuée à Johan Walter 1524. BWV 616 (Orgelbüchlein n° 18)
EKG 310: Mit fried und Freud, ich fahr dahin. Luther serait l’auteur de la mélodie
BOMBA: Hans-Joachim Schulze, directeur des Archives Bach à Leipzig renvoie à un recueil (manière de compilation de textes de cantates) imprimé comme c’était alors l’usage, quoique d’un poète inconnu. H. J. Schulze paraît l’avoir identifé sous le nom de Andreas Stöbel, ancien co-recteur de l’église Saint-Thomas décédé le 31 janvier 1725… Avec BWV 125, la cantate BWV 126 figurerait parmi les premiers morceaux que Bach aurait écrit tout en ayant connaissance de la mort du poète et de l’interruption probable de son projet [de cycles complets de cantates de choral ».
HIRSCH: Auteur B7, classé par son style (renvoi à BWV 92, 127).
LYON: « cantique » destiné à la purification de Marie, le 2 février. L’intitulé indique « un chant de gloire et de louange dans lequel Siméon loue Dieu de lui avoir fait voir le Christ et de lui avoir annoncé que celui-ci serait le Sauveur commun des juifs et des païens ». Le texte est incorporé dans la collection Begräbnisgesänge, imprimé en 1542, à Wittenberg par Joseph Klug († 1552). Il est publié avec sa mélodie en ré puis transposé en sol. Cette mélodie de Luther, « améliorée » par Walter, est « composée » dans le style de la « Hofweise ». Bach exploitera six fois ce cantique. [Voir notation musicale M 13, page 269]
SCHNEIDER: « … un des exemples les plus parfaits et les plus émouvants de l’art poétique de Luther ; un des plus populaires aussi, parce qu’il touche aux cordes les plus sensibles de l’âme chrétienne. Ce choral n’est autre qu’une paraphrase du Cantique de Siméon (Luc 2, 30-32). Il est également le Nunc dimittis de l’église ancienne. D’où ses origines bibliques d’une part, ses origines médiévales de l’autre... Une lecture attentive du texte fait comprendre pourquoi Luther, en 1542, a incorporé ce choral dans la série émouvante entre toutes, de ses Begräbnisgesänge. La mélodie renforçant l’expression poétique, on saisit tout de suite pourquoi le peuple de la nouvelle église, s’est emparé du morceau pour ne plus le quitter… [Pages 104-105]: « Musique intime, mystique, bienfaisante entre toutes. Musique à l’image du texte originel… un chef d’œuvre de Luther (sans conteste)… Nous ne sommes plus ici en présence du choral populaire mais [dans l’œuvre de Bach] d’un art plus fin, plus artistique ». |
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GÉNÉRALITÉS BWV 125 |
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HALBREICH: « Si Bach a abondamment pourvu cette festivité, c’est que l’Évangile du jour (Luc 2, 22-32, la Présentation de Jésus au Temple) était particulièrement cher à son cœur. Il englobe en effet le Cantique de Siméon, le Nunc dimitis, dont le choral traité ici par Bach, propose une libre paraphrase allemande. Le thème de la sérénité devant la mort dans le Christ a toujours trouvé chez Bach une résonance toute spéciale, mais il faut avouer qu’il s’est surpassé ». |
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DISTRIBUTION BWV 125 |
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NEUMANN: Alt, Tenor, Baß. – Chor. Horn (seulement in 1 et 6). Querflöte, Oboe, Oboe d’amore ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER. Soli : A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Flauto trav. Oboe ; Oboe d’amore ; Corno ; Viol. I, II ; Vla. ; Cont.
HARNONCOURT: « Un des principaux problèmes posés par la cantate BWV 125 fut celui du choix de l’instrument de hautbois dans le chœur d’introduction. Dans d’autres œuvres également, Bach se contente souvent de prescrire « hautbois », le contexte permettant seul de déduire de quelle sorte de hautbois il s’agit… on s’est décidé pour le hautbois d’amour… » [Version discographique Teldec/Harnoncourt]. |
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APERÇU BWV 125 |
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1] CHORALCHORSATZ. BWV 125/1 |
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MIT FRIED UND FREUD ICH FAHR DAHIN / IN GOTTES WILLEN ; / GETROST IST MIR MEIN HERZ UND SINN, / SANFT UND STILLE ; / WIE GOTT MIR VERHEIßEN HAT, / DER TOD IST MEIN SCHLAF WORDEN.
En paix et dans la joie, je m’en vais / Selon la volonté de Dieu ; / Mon cœur et mon âme sont réconfortés / Dans la douceur et la paix ; / Comme Dieu me l’avait promis, / La mort est devenue mon sommeil.
Martin Luther: Cantique Mit Fried und Freud ich fahr dahin (1524), strophe 1. Traduction allemande du Cantique de Siméon, - E.K.G. 310
Mi mineur (e - dorien), 87 + 1 mesures, 12/8
BG (Gesamtausgabe), pages 85-93
NEUMANN Chor, Horn, Flöte (Querflöte/ Neumann), Oboe. Streicher, B.c. Parties instrumentales indépendantes avec ritournelles
encastrées. C.f. au soprano (doublé par le cor).
SCHMIEDER: « Chor. Sopr., Alto, Ten., Basso. Flauto trav. Ob. ; Viol. I, II, Vla. ; Cont. (Corno col Sopr.). Cantus firmus au soprano.
BASSO: « Rythme berceur à 12/8 et une constante application de figurations par tierces soutiennent le dialogue entre les bois (flûtes traversières et hautbois) et les cordes… parties vocales, tantôt en style imitatif, tantôt par blocs homophones sur des plans indépendants par rapport à l’élaboration instrumentale… »
BOMBA: « … La cantate commence dans une ambiance mélancolique et pastorale -dans la douceur et la paix comme le texte le dit plus tard et la flûte, le hautbois d’amour et les cordes concertent en se succédant les uns aux autres. Leurs motifs sont empruntés au saut de quinte par lequel le choral débute. Il est interprété par le soprano vers après vers et sous-tendu en polyphonie des autres voix. Les vers 4 et 6 dans lesquels il est question de paix et de sommeil, doivent être interprétés explicitement piano. Bach trouve le moyen d’exprimer cette situation particulière en employant en plus des tonalités et des harmonies lointaines ».
BOYER [Les Mélodie de chorals, page 262]: « MDC 073 de type II, incrustée dans une vaste ritournelle d’orchestre en mi mineur Cantus firmus au soprano tandis que les trois autres voix se confinent à des imitations et des harmonisations... on remarquera que l’incipit de la ritournelle a une lointaine analogie avec la célèbre des n° 6 et 10 de BWV 147, en sol majeur »
[Les Cantates, page 149] « … cette œuvre nous laisse quelque peu sur notre faim : le premier chœur se déroule, incrusté dans une arabesque (avec des discontinuités) mais il ne reflète pas (mi mineur, des passages adagio) la joie espérée, il est comme feutré par une certaine nostalgie de la mort, rare chez Bach… »
CANTAGREL [Le Moulin et la rivière, page 532]: « … la basse accuse un mouvement de marche régulière et paisible… » [Sur: « Je m’en vais / Ich fahr dahin], piano et voix homophones en valeurs longues sur « la mort est devenu mon sommeil » [Der Tos ist mein Schlaf worden].
FINSCHER: « Le grand chœur d’entrée combine mouvement à 12/8 s’écoulant en un flot continu et interprétation intensive des détails du texte « Sanft und stille », « der Tod ist mein Schlaf worden ».
HALBREICH: « Dès le premier chœur, le lent balancement du 12/8, le ton de mi mineur (à nuance dorienne), le rôle de la flûte et du hautbois, tout rappelle le choeur initial de la Passion selon Saint-Matthieu dont voici un digne pendant. Dans cette effusion essentiellement lyrique, la science contrapuntique, pourtant transcendante se fait oublier. Les modulations audacieuses, belles à pleurer (vers le sol mineur, notamment) soulignent l’atmosphère d’adieu paisible et vespéral (et n’oublions pas que le Nunc dimitis s’intègre aussi à l’Office des Complies), sentiment dans la traduction duquel Bach est insurpassable ».
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk, page 64]. La valeur numérique du mot « Trost = Foi » est de 19 + 17 +14 + 18 + 19, soit 87. Le mouvement [1] a 87 mesures.
HOFMANN: « Le chœur d’entrée fait partie des plus beau de tous les cycles de cantates-chorals. Le texte est comme encastré au sein de l’effectif orchestral par un thème qui reprend en le modifiant la tête du motif avec son saut ascendant de quinte au début de la partie vocale et porte l’ensemble du mouvement sur un flot de triolets. Les deux bois, la flûte traversière et le hautbois, procurent la couleur. L’hymne religieux est exprimé par des valeurs longues au soprano, alors que le mode dorien (avec la sixte haussée) confère à la tonalité de mi mineur une teinte légèrement archaïque. Les parties vocales inférieures reprennent le mouvement en triolet de l’orchestre et construisent une section en partie fortement imitative… »
PIRRO [J.-S. Bach, page 172]: Les motifs de la flûte et du quatuor s’élèvent doucement et semblent se balancer dans l’espace, pour symboliser l’heureuse ascension de l’âme vers le ciel. »
[L’Esthétique. L’orchestration, page 228-229]: [comparée à la flûte à bec]: « … la flûte traversière a le même coloris, au fond, avec plus de nuances, toutefois. Sa sérénité est moins impassible. Elle va d’une joie plus claijusqu’à la douleur, avec plus d’accent dans d’accent dans le ton. Avec des motifs qui rappellent ceux de l’air de la cantate BWV 175, elle figure engageante et tranquille, dans le premier chœur de la cantate BWV 125/1 ». Renvoi BG 125 (XXVI, p. 85).
SCHREIER: « Renvoi à la « présentation de Jésus au Temple »: Luther (Hauspotille 1544 - Weimar). Les six lignes du cantique-choral qui sont à la base de ce mouvement déterminent la forme en treize parties de cette mise en œuvre du choral… les mesures 46 à 56 sont très éloignées de la tonalité de ce mouvement, à savoir mi mineur. Mesure 52, accord de septième diminuée… le musicien [Bach] recherche une image sonore adaptée pour traduire le départ et le repos dans le sein du Christ… Tous les développements d’une ligne de choral commencent par une seule voix, suivie par une imitation des trois voix inférieures, seule la cinquième ligne commence par toutes les quatre voix sur les mots « Der Tod ist mein Schlaf ».
SEEDORF: « On retrouve dans cette mesure à 12/8 qui évoque presque toujours un décor champêtre et serein… allégresse élégiaque de la ritournelle instrumentale… Tonalité de mi mineur expressive retrouvée dans la Passion selon saint-Matthieu… sur les mots Sanft und stille, toutes les voix s’abîment dans un piano soudain, et même le rythme animé des parties chantées s’apaise. Le forte piano sur les mots wie Gott mir verheißen hat n’en semble, par contraste avec ce qui précède que plus saisissant. Une deuxième fois, les parties chantées se feront lisses et chuchotantes : sur le dernier vers du choral: der Tod ist mein Schlaf worden ».
SCHWEITZER [J.-S. Bach. Le langage musical des cantates, page 243]: La lassitude et la défaillance sont représentés par les thèmes de la démarche, mais syncopé (renvois à BWV 156 et 39). Dans BWV 125, tous les instruments à cordes ne font que décrire la démarche défaillante… » [+ Exemple musical] |
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2] ARIE ALT. BWV 125/2 |
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ICH WILL AUCH MIT GEBROCHNEN AUGEN / NACH DIR, MEIN TREUER HEILAND, SEHN. / WENN GLEICH DES LEIBES BAU ZERFÄLLT [Wustmann: « Zerbricht »], / DOCH FÄLLT MEIN HERZ UND HOFFEN NICHT. / MEIN JESUS SIEHT AUF MICH IM STERBEN / UND LÄSSET MIR KEIN LEID GESCHEHN.
Je veux, même les yeux crevés, / Lever mes regards vers toi, mon cher Sauveur, / Même si la charpente de mon corps se brise, / Mon cœur et mon espérance ne flanchent [Expression triviale de la traduction, « ne défaillent pas » serait préférable] pas, / Mon Jésus veille sur moi dans l’agonie / Et ne laisse aucune souffrance m’arriver.
Allusion perceptible au cantique: Mon Jésus veille sur moi dans l’agonie / Et ne laisse aucune souffrance m’arriver dans la cantate, pour, anticipation de la deuxième strophe du cantique : « ma vie et mon salut dans la souffrance et la mort ».
Si mineur (h-moll), 147 + 1 mesures, 3/4. Pas de cordes
BG (Gesamtausgabe), pages 93-100
NEUMANN : Alt, Flöte, Oboe d’amore, B.c. Forme quatuor : Querflöte, Oboe ; Streicher ; B.c. da capo
SCHMIEDER: « Alto ; Flauto trav. Ob., d’amore ; Cont. « Piano sempre »
BASSO: « … page superbe, tout à fait extraordinaire… Bois concertants avançant par tierces parallèles sur rythmes saccadés… appogiatures et autres agréments…indication sur la partie de continuo « ligato per tutto è senza accompagn… »
BCW: « plusieurs traductions de l’allemand vers l’anglais ont été réalisées avec une approche textuelle différente ». [Il en va certainement de même pour la traduction en français].
BOMBA: « L’auteur signale le rapprochement de cette aria avec une autre aria tirée de la Passion selon saint-Matthieu (n° 60)…. Morceaux expressif marqué de nombreuses appogiatures et de nombreux ornements ».
CANTAGREL: « Caractère expressif avec l’affect de la tonalité de si mineur, ici l’espérance »
[Le Moulin et la rivière ;, page 532]: «…si mineur de sensibilité douloureuse, sous les arabesques en tierces et sixtes parallèles… et les croches liées par deux de la basse ».
FINSCHER: « … l’air en trio aérien, auquel de nombreux retards donnent presque une teinte d’ « Empfindsamkeit », d’une beauté sonore particulière ».
HALBREICH: « L’air de contralto avec flûte et hautbois d’amour obligés est sublime. L’extraordinaire richesse des appogiatures, des retards de l’ornementation mélodique, contribue à l’intensité expressive de ce morceau dont le thème syncopé initial se grave d’emblée dans la mémoire de manière indéfectible. »
HIRSCH [La Revue musicale. Interprétation symbolique, page 47]: « Le mot « Heiland » est répété à sept reprises dans la partie A de l’aria. Symbolisme du chiffre 7… »
HOFMANN: «… les figures rythmiques stéréotypées des deux bois qui seront reprises par les voix, contribuent fortement à l’atmosphère. Les passages chargés en rythme pointés qui sont continuellement interrompues par des silences, illustrent manifestement l’image poétique typiquement baroque des yeux crevés qui regardent vers le Sauveur ». Le
PIRRO [L’Esthétique. La traduction du texte, page 265]: « Bach isole de même, dans les récits et dans les airs, les mots qui préviennent d’une transformation de l’idée qui vient d’être énoncée. Ainsi l’adverbe « doch » est fréquemment articulé sur une note suivie d’un silence ». [Renvoi à BG. XXVI, page 9].
SCHREIER: « Renvoi à la prédication le jour de la Purification de Marie (Johann Gerhard. Postilla 1613. Jena). L’aria ne permet pas une structure nettement perceptible des parties A et B… elle comporte pourtant comme le premier mouvement [1] une structure en treize parties. Une division très nette est marquée par la mesure 90, ce qui est évidemment un symbolisme numérique évoquant le psaume 90 [PBJ 887 : Fragilité de l’homme], sermon bien connu dans la tradition luthérienne orthodoxe… ».
WHITTAKER [II, pages253-254]: « Texte en trois parties: de Ich will auch … à Heiland sehn. Affect classique sur « Nach dir ». - Wenn gleich des Leibes… Hoffen nicht ». Saut d’octave sur « Doch ». « Nicht = staccato. Brève coupure entre les mots Herz et Hoffen. - la troisième section, de « Mein Jesu… à geschehn ». Tenues sur les mes mots « Sterben et « Leid ».
WOLFF: « … aria d’une rare finesse… la voix de contralto représentant Siméon aveugle dont les yeux crevés » est chantés par une voix brisée. La flûte traversière et le hautbois d’amour soulignent une déclamation volontairement tremblotante avec un rythme pointé… appogiatures et trilles irréguliers… » |
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3] CHORAL + REZITATIV BAß. BWV 125/3 |
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Récitatif: O WUNDER, DAß EIN HERZ / VOR DER DEM FLEISCH VERHAßTEN GRUFT / UND GAR DES TODES SCHMERZ / SICH NICHT ENTSETZET !
Choral: DAS MACHT CHRISTUS, WAHR’ GOTTES SOHN, / DER TREUE HEILAND, /
Récitatif : DER AUF DEM STERBEBETTE SCHON / MIT HIMMELSSÜßIGKEIT DEN GEIST ERGÖTZET /
Choral: DEN DU MICH, HERR, HAST SEHEN LAHN, [Wustmann, variantes: « lan » et « lassen sehn »] /
Récitatif : DA IN ERFÜLLTER ZEIT EIN GLAUBENSARM DAS HEIL DES HERRN UMFINGE / [Wustmann, variante: „umfangen“] /
Choral: UND MACHST BEKANNT /
Récitatif : VON DEM ERHABNEN GOTT [Neumann = Ost (Partie séparée): « Ort »], DEM SCHÖPFER ALLER DINGE, /
Choral: DAS ER SEI DAS LEBEN UND HEIL, /
Récitatif: DER MENSCHEN TROST UND TEIL, / IHR RETTER VOM VERDERBEN /
Choral: IM TOD [Neumann = « In Not » = Livre de chant 1524)] UND AUCH IM STERBEN.
Ô miracle, qu’un cœur / Ne s’épouvante pas devant la tombe que la chair a en horreur / Et même devant les affres de la mort !
Choral : C’est ce que fait le Christ, le véritable Fils de Dieu, / Le cher Sauveur
Qui, sur le lit de mort, / Délecte déjà l’esprit des félicités célestes, /
Choral: Que tu m’as fait voir, Seigneur,
Car l’heure venue, / Le salut du Seigneur sera comme une étreinte de foi ;
Choral : Et il fait savoir
Du Dieu sublime, du Créateur de toutes choses,
Choral : Qu’il est la vie et le salut,
La consolation de l’homme et qu’il part de lui, / Celui qui le sauva de la perdition
Choral: Dans la mort ainsi que dans l’agonie.
[Deuxième strophe « tropée » du cantique. On pourrait trouver ici une trace « classique » du psaume 27/1 [PBJ 823]: « Yahvé est ma lumière et mon salut à comparer avec l’avant-dernière ligne du cantique: « Qu’il est la vie et le salut »,
La mineur (a-moll) → si mineur (h-moll), 4/4, 27 mesures
BG (Gesamtau), pages 101-102
NEUMANN: Baß ; Streicher, B.c. Choralarioso. C.f. verziert und Rezitativ alternierend (choral tropé). Imitation du motif dans l’accompagnement
SCHMIEDER: « Basso ; Viol. I, II ; Vla. Cont. (Avec la mélodie du choral)
[Autres exemples de chorals tropés : BWV 3/2, 91/2, 122/4, 111/2, 126/3 et 138/3].
BOMBA : «…les cordes jouent un motif de berceuse dont les nuances semblent représenter l’épouvante et la joie… renvoi au n° 49 de l’Oratorio de Noël ».
BOYER [Les Mélodie de chorals, page 262]: « MDC 073 de type III. Le choral confié à la voix de basse est tropé par des paraphrases de récit, le tout accompagné par les cordes et la basse continue (traits rapides des cordes) ».
CANTAGREL [Le Moulin et la rivière, page 532]: «… petite figure chromatique aux cordes qui se tait cependant à la fin, sous les mots « dans la mort et dans l’agonie », quatre mesures conclusives intensément chromatiques ».
FINSCHER: « Forme d’arioso et motif obligé des cordes ; un effet saisissant se produit au moment où il se tait [le motif] au dernier vers du choral « im Tod und auch im Sterben », vers qui est soumis à un commentaire intensivement chromatique ».
HALBREICH: « Choral tropé (alternant avec le récitatif) pour basse, aux modulations surprenantes… »
HOFMANN: « …Bach suit rigoureusement le passage des vers libres aux vers originaux. Il traite la versification libre dans la diction rythmiquement décousue du récitatif alors que les vers du choral reviennent dans une forme arioso où la mélodie chorale librement dépouillée, apparaît par endroit sur une basse continue au motif ascendant régulier. Malgré le passage si frappant d’un type d’écriture à un autre, l’unité de ce mouvement est maintenue par un motif caractéristique aux cordes qu’on retrouve ailleurs dans l’œuvre de Bach qui contribue à l’atmosphère détendue ».
SCHREIER: « le rythme lancinant de la ligne brisée, qui reprend le style brisé du mouvement précédent [2] dans le système rythmique, exprime bien le caractère du texte chanté parlant du cœur effrayé par la mort, bouleversé par elle, dont le battement est irrégulier ».
WHITTAKER [II, page 257]: « Renvoi au livre de la Genèse 32, 24 » [PBJ 54]: La lutte entre Jacob et Dieu. [Dans la ligne 3 du cantique, il est question d’une étreinte de foi…] |
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4] ARIE (DUETT), TENOR, BAß. BWV 125/4 |
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EIN UNBEGREIFLICH LICHT ERFÜLLT DEN GANZEN KREIS DER ERDEN. / ES SCHALLET KRÄFTIG FORT UND FORT / EIN HÖCHST ERWÜNSCHT VERHEIßUNGSWORT: / WER GLAUBT, SOLL SELIG WERDEN.
Une lumière miraculeuse envahit la sphère entière de la terre. / Il ne cesse de retentir puissamment / Une parole de promesse ardemment désirée : / Celui qui croit sera sauvé.
Autre citation « fugitive » de St. Marc 16, 16 [PBJ 1532]: « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé… »
Trace de la troisième strophe du cantique avec: « Der ganzen Kreis der Erden / la sphère entière de la terre » dans la cantate et « Seinem Reich die ganze Welt heißen… » dans le cantique.
[Joie et espérance du fidèle à la vue de cette lumière miraculeuse et entendant ces mots clefs de l’évangile « Celui qui croit sera sauvé !]
Sol majeur (G-dur), 113 mesures, 4/4
BG (Gesamtausgabe), pages 103-109
NEUMANN: Tenor, Baß ; 2 violinen, B.c. Quintettsatz : Violine I, II, Tenor, Baß, B.c. Da capo
SCHMIEDER: « Ten., Basso ; Viol. I, II, Cont. Entrée des voix Ténor et basse à la mesure 7
BOMBA: « Quatre voix, deux violons et une basse concertent dans l’air [5] Peut-être un symbole des quatre directions célestes qui représentent la « sphère entière de la terre » avec de larges vocalises revenant sans cesse ? La rhétorique avec laquelle Bach fait retentir le grand bruit de la parole de promesse ardemment désirée est directement compréhensible… »
FINSCHER: « … dans son exceptionnel concentration motivique, qui s’étend de manière égale à toutes les voix, ainsi que dans ses motifs tournoyant en recourant à des sauts d’octave, le duo ténor-basse est inspiré du texte « den ganzen Kreis und Erden, la peinture sonore directe venant s’ajouter dans la partie médiane ».
HALBREICH: « Duo avec deux violons concertants, illustrant la lumière surnaturelle dont parlent les paroles: le salut par la foi que soutient la grâce, point fondamental de la doctrine luthérienne a trouvé en Bach un exégète ardemment inspiré. »
HOFMANN: « Coloratures étendues sur le mot « Kreis » donnent une atmosphère carrément enjouée et un effet typiquement baroque d’appel et de réponse se déploie aux mots « Es schallet kräftig fort und fort ».
LEMAÎTRE: Les passages instrumentaux sont dans le style de la sonata a tre. Les longues vocalises des parties solistes ainsi que
l’écho réalisé sur « Es schallet » rappellent quelque peu celles que Telemann écrivit dans son motet [ ? cantate ] Donner Ode…
SCHREIER: « … l’idée énoncée dans le texte « es schallet kräftig = résonne fortement » est traduite musicalement par l’imitation, la force du son produisant écho » [Affect sur les mots « fort und fort »].
WHITTAKER [II, page 258]: « contraste entre la fin de la section [3] avec la brillante introduction du duo, paraphrase de la strophe 3 du cantique. Affects (saut d’octave) sur les mots « unbegreiflich Licht ». |
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5] REZITATIV ALT. BWV 125/5 |
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O UNERSCHÖPFTER SCHATZ DER GÜTE, / SO [Wustmann, variante: « der »] SICH UNS MENSCHEN AUFGETAN: / ES WIRD DER WELT, / SO [Wustmann, variante: „die] ZORN UND FLUCH AUF SICH GELADEN, / EIN STUHL DER GNADEN / UND SIEGESZEICHEN AUFGESTELLT, / UND JEDES GLÄUBIGES GEMÜTE / WIRD IN SEIN GNADENREICH GELADEN.
O inépuisable trésor de bonté / Ouvert aux hommes que nous sommes : au monde. / Qui s’est rendu coupable de son courroux et de sa malédiction, / L’Être Suprême offre un siège de grâces / Et de présages de victoire / Et toute âme croyante / Est invitée dans son royaume de miséricorde.
Encore des traces de la troisième strophe avec: « Ein Sthul der Gnaden / un siège de grâces » avec « mit groß Gnaden / plein de grâces » du cantique. A la rigueur, ce texte, par son sens général, peut être rapproché de l’Épître aux Romains 3, 25 [PBJ 1673]: Révélation de la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ à l’adresse de tous ceux qui croient… tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu… en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus… »
Mi mineur (e-moll) → mi mineur (e-moll), 4/4, 8 + 1 mesures
BG (Gesamtausgabe), page 110
NEUMANN : Récitatif secco. Alt, B.c.
SCHMIEDER: « Alto, Continuo.
WIJNEN: Notice des enregistrements Leusink / CD, page 74: « Le récitatif se termine sur une invraisemblable succession d’accords à la limite de l’atonalité… » |
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6] CHORAL. BWV 125/6 |
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ER IST DAS HEIL UND SELIG LICHT / FÜR DIE HEIDEN, / ZU ERLEUCHTEN, DIE DICH KENNEN NICHT, / UND ZU WEIDEN. / ER IST DEINS VOLKS ISRAEL / DER PREIS, EHR, FREUD UND WONNE [Wustmann, variante: « Preis, Ehre, Freud und Wonne »].
Il est le salut et la lumière sainte [variante: « de béatitude »] / Pour les païens, / Pour éclairer ceux qui ne te connaissent pas / Et pour les repaître. / Il est de ton peuple Israël / La gloire, l’honneur, la joie et la félicité.
4e et dernière strophe du cantique de Luther
Mi mineur (e, dorien), 4/4, 12 mesures,
BG (Gesamtausgabe), page 110
NEUMANN: simple choral à 4 voix harmonisé: Instrumentation comme [1]. Chor, Horn, Flöte, Oboe, Streicher, B.c. . C.f au soprano + cor)
SCHMIEDER: « Chor. Sopr., Alto, Ten., Basso ; Cont. (Flauto trav. In 8va, Corno, Ob. ; Viol. I col Sopr. ; Viol. II coll’ Alto ; Vla col Ten.)
BOMBA: « Le salut et la lumière sainte « Heil », « selig Licht ») enfin lui ([à Bach] semblent bien valoir une représentation intense dans le choral… les voix inférieures aspirent au début vers le haut faisant presque une octave, alors que la lumière pour les païens « Licht für die Heiden » est synonyme du développement harmonique de si mineur à si majeur ».
BOYER [Les Mélodie de chorals, page 262]: « MDC 073 de type I. Simple élaboration avec doublures colla parte des instruments ». |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 125 |
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BACH CANTATAS WEBSITE
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Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 125 |
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Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW).
DURÉE: Gardiner (23’29). Harnoncourt (23’42). Herreweghe (22’33 et 22’48). Koopman (25’01). Leusink (22’01).Neumann (24’). Rilling (24’24). Suzuki (23’17).
BACH CANTATAS WEBSITE: Discographie établie par Aryeh Oron (Janvier 2000 - août 2006) et complétée, quand il a été possible,
par [CR]. 9 références + 2 (3) mouvements individuels (janvier 2000 - juillet 2006)
BCW : Exemples musicaux (audios)
6] GARDINER. Monteverdi Choir. English baroque Soloists
Archiv, vol. 3. 463585-2 (Février 2000). Avec BWV 82, 83, 200
2] HARNONCOURT. Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus Wien. 1982
Disque Teldec (F) Das Kantatenwerk [Vol. 31] 635602-00-501-503 (SKW 31/1-2)
CD (D). Teldec. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas, Vol. 7
CD Teldec Das Kantatenwerk [Vol. 31].
Voir aussi CD Edition Bach 2000 et la reprise de l’intégrale par Warner Classics 2007. Environ 60 CD
3] HERREWEGHE. Collegium Vocale Gent. Février 1998. Haarlem (NL)
CD Harmonia Mundi France HMX 2951659. 1998-1999. Avec BWV 8,
4] HERREWEGHE. Alto Bernarda Fink. Bass: Hanno Müller-Bachman. CD Arte TV Channel. 2000
8] HIGUCHI, Ryuichi. Chorus & Orchestra of the Bach Akademie Meji Gakuin Tokyo. Recorded Live Octobre 2003
7] KOOPMAN [Vol. 14]. The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Complete Cantatas. Mars 2001
CD Antoine Marchand. Challenge 72215. 2003 (F)
5] LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Janvier-février 2000
CD Brilliant Classics Bach Edition Vol. 14 - Cantatas Vol. 7
Bach Edition. Intégrale 2006 CD Brilliant Classics IV/ 93102/2-78. Kantaten BWV 73, 125.
1] RILLING. Figuralchor der Gedächtniskirche Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Mars, avril 1973
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Classics Verlag 98668. Avec BWV 156
Disque Erato (F). Les grandes cantates STU 70858 [Vol. 4]. Coffret de 5 disques. 1975. Avec BWV 156
CD. Die Bach Kantate [Vol. 25]. Hänssler Classic. Laudate Nr. 98.876. 1973. 1990. Avec BWV 81 et 144.
CD. Hänssler edition bachakademie [Vol. 39]. Hänssler-Verlag 92.039. 1999
9] SUZUKI [Vol. 32]. Bach Collegium Japan.
CD BIS-SACD-1501. Février 2005 - 2006 Annonce 9/2006 avec BWV 123, 124, 125
MOUVEMENTS SÉPARÉS BWV 125
M-1.1& 6]. PFLUGBEIL. Greifswalde Bach Tage Choir. Bach-Orchester Berlin. CD Baroque Music Club. Fin des années 50, début 60.
M-2. 6] MATT, Nicol. [Vol. 17]. Nordic Chamber Choir. Soloists of the Freiburger Barockorchester.
CD Brilliant Classics / Bayer Records. Juin 1999
Reprise Bach Edition 2006. Vocal Works. CD V/ 93102/28-134
M- 1-3-7].Helmuth Rilling. Figuralchor der Gedächtniskirche Stuttgart (mai 1963). Orgelbüchlein (Cycle de Noël). BWV 616, n° 18 + strophe 1. Disque BAE (Bärenreiter) 1965, puis CD Cantate C 57609. 1995. Strophes 1 et 3 |
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Contributed by Claude Role (January 2008) |