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Cantata BWV 7
Christ unser Herr zum Jordan kam
Commentary in French

JOHANNISTAG (SAINT-JEAN-BAPTISTE)
Leipzig, 24 juin 1724

CONTENU

Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie

 

AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2008). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Outre les « interventions « CR » signalées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...

ABRÉVIATIONS:
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BG = Bach Gesellschaft = Société Bach (1850-1899).
BGA = Bach Gesellschaft Ausgabe, ou édition d’ensemble (Gesamtausgabe) des œuvres de Bach à partir de 1851
Bj = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch
F = France
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande.

Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable ».

 

DATATION BWV 7

Leipzig, 24 juin 1724
BOMBA: « Cette cantate est la troisième du cycle des cantates chorales qui avait commencé avec la cantate BWV 20. Bach avait délibérément prévu de commencer les quatre premières cantates de ce cycle sous forme d’un tout systématique, c’est à dire dans ce cas, de commencer avec différentes formes adaptant le cants firmus et d’attribuer une fois à chaque registre vocal la mélodie du choral dans une suite descendante.
DÜRR: « Troisième cantate choral de la deuxième année [Jahr II.]
HIRSCH: Classement CN 79 (Die chronologisch Nummer). 2. Jahrgang - Choral Kantaten. 24 avril 1724
Chronologie (celle d’Alfred Dürr): Cantate BWV 20 (11 juin 1724) - BWV 2 (18 juin 1724) - BWV 7 (24 juin 1724) - BWV 135 (25 juin 1724) - BWV 10 (2 juillet 1724)
SCHWEITZER (reprenant Spitta): …Les cantates écrites après 1734 (entre 1735 et 1744)

 

SOURCES BWV 7

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Pas de sources connues

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St Thom L. Thomasschule Leipzig / Bach-Archivs Leipzig
[Une autre référence citée par Werner Neumann mais non précisée: St = Pr (Archives privées)
BGA (Jg. I. 1851). La partie de violon concertant est de la main de Bach ; les autres parties avec corrections autographes
HERZ: Johann Andreas Kuhnau, neveu de Kuhnau, prédécesseur de Bach à Saint-Thomas, est le [ou l’un] des copistes de ces parties séparées.
SCHMIEDER: La partie de continuo comporte le cachet de la bibliothèque du compositeur Sigismund Neukomm
SPITTA (Johann Sebastian Bach, volume III, page 285): « Filigrane à la « demi-lune », caractéristique de la dernière manière de l’oeuvre de Bach ». [Les travaux d’Alfred Dürr, à partir des années 1950 n’ont pas ratifié cette hypothèse…]

ÉDITIONS

SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT AUSGABE (BGA)
Jg. I. Pages 179-210. Cantates BWV 1-10. Préface et commentaires de Moritz Hauptmann, 1851

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 29. KANTATEN ZUM JOHANNISFEST
Bärenreiter Verlag BA 5058. 1983. Frieder Rempp. 6 fac-similés.
BWV 7. Pages 27-58. Bl. 2r der Original Violino Primo (Thomasschule Leipzig, in Verwahrung des Bach-Archivs Leipzig, Nationale
Forschung und Gedenkstätten Johann Sebastian Bach der DDR vorübergehend im Stadtarchiv Leipzig), ohne Signatur. Satz 1, anfang von
der Hand Johann Andreas Kuhnau ; Revisions eintragungen telweise autograph
Avec BWV 167, 30
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5058 41. 1984. Frieder Rempp

AUTRES ÉDITIONS
Breitkopf & Härtel. Partition PB 2857
Partition, orchestre, voix, orgue et piano OB 1174 puis EB 707
Partie de choeur ChB 2136 puis ChB 4507
Eulenburg (Partition de poche = Taschenpartitur) avec préface d’Arnold Schering (1936)
Peters:Réduction, voix et piano. Sans date
BCW. Réduction. Voix et accompagnement
Exemples musicaux

 

PÉRICOPE BWV 7

Fête de la Saint-Jean-Baptiste. Le baptême du Christ par saint Jean-Baptiste. Le 24 juin (solstice d’été)
Épître: Isaïe 40, 1-5 [PBJ 1148]. Vocation du Prophète. Une voix crie: Préparez dans le désert une route pour Yahvé.
Évangile: Luc 1, 57-80 [PBJ 1535-1536]. Naissance (et jeunesse) de Jean le Baptiste. Cantique d’action de grâces de Zacharie
Pour la même occurrence, voir BWV 30 (vers 1738) et 167 (1723)
BOMBA: « L’Évangile (Luc 1, 57-80) de la Fête du saint rapporte la naissance de Jean, qui sera plus tard Jean-Baptiste et « précurseur » de Jésus. Il contient en outre le chant de louange de Zacharias, son père.

EKG:
Entrée. Jean 3, 30 [PBJ 1588]. Le témoignage de Jean: « Il faut que lui grandisse et que moi, je décroisse… »
Psaume 92 (Cantique du Juste [PBJ 888-889]
Cantique: EKG 146 « Christ unser Herr zum Jordan kam »
Épître: Isaïe 40, 1-5 [PBJ 1148]. Vocation du Prophète
Évangile: Luc 1, 57-80 [PBJ 1535-1536]. Naissance (et jeunesse) de Jean le Baptiste. Chant de louanges de Zacharie

 

TEXTE BWV 7

Auteur inconnu
1] Martin Luther (1541). Texte (strophe 1) et mélodie du cantique (7 strophes de 9 lignes chacune) « Christ unser Herr zum Jordan Kam ».
Matthieu 3, 13-17 [PBJ 1458]. Voir EKG 146
2] Auteur inconnu. Paraphrase de la deuxième strophe du cantique avec reprise littérale de la ligne deux:
Ce que Dieu lui-même appelle le baptême
3] Auteur inconnu. Paraphrase de la troisième strophe du cantique.
Luc 3, 22 [PBJ 1539]. Il dit: Tu es mon Fils bien-aimé, / Tu as toute ma faveur
4] Auteur inconnu Paraphrase de la troisième strophe du cantique
5] Auteur inconnu. Paraphrase de la cinquième strophe: Il dit à ses disciples: / Allez dans le monde entier et enseignez toutes les nations,
Matthieu 28, 19 [PBJ 1503]… et allez dans le monde entier et enseignez toutes les nations,
Marc 16, 16 [PBJ 1532]. Celui qui croira et sera baptisé sur cette terre / Sera sauvé
6] Auteur inconnu. Paraphrase de la sixième strophe ici inversée dans les deux premières lignes du cantique.
Dans la cantate: « Hommes, croyez donc à la grâce / De ne pas mourir dans les péchés » pour: « Quiconque ne croit pas à la grâce
demeure dans ses péchés et est condamné à la mort éternelle
… »
7] Martin Luther (1541) Texte (strophe 7) et mélodie du cantique « Christ unser Herr zum Jordan Kam ».

[La mélodie est aussi associée au cantique Es wollt uns Gott genädig sein - Que Dieu nous prenne en grâce…d’après le psaume 67 [PBJ 861], de Paul Gerhardt, dans la cantate BWV 176/6, (1683). Renvois à BWV 280 (strophe 1 et mélodie), BWV 684, 685 (Klavierübung III).
Publication « isolée » du texte en 1541 à Wittenberg, puis dans le Katechismus-Lied de l’imprimeur Joseph Klug en 1543. Bach a pu connaître ce cantique dans l’édition « Kirchen Music » de Vopelius, Leipzig 1682.
BCW: Renvois aux œuvres de Scheidt, Heintz, Praetorius, Hassler, Schein, Bernhard, Buxtehude (BUXWV 180), Pachelbel, Zachow
BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome II, page 343]: Dans la cantate, autant de mouvements [7] que de strophes dans le cantique, dont sont conservées les strophes extrêmes, tandis que les intermédiaires sont paraphrasées dans les trois arias et les deux récitatifs.
BOMBA: « Le début est le même que le cantique de Luther (1541). Conservées mot pour mot : strophes 1 et (mouvement 1 et 7) réécrites (auteur inconnu strophes 2 à 6 (mouvement 2 à 5). Le texte (Luc 1, 57-80) avait déjà servi de modèle pour la cantate BWV 167 composée l’année précédente pour la fête de Saint-Jean. Le cantique de Luther par contre parle du baptême du Christ qui d’une part est considéré comme le modèle du baptême de tout chrétien mais d’autre part est également compris comme le début des activités de Jésus dans le monde… »
DÜRR: « La composition de Bach se base sur le cantique baptismal de Martin Luther (1541) dont les strophes extrêmes 1 et 7 sont textuellement conservées et les strophes intermédiaires respectivement remaniées en airs ou en récitatifs…»
SCHNEIDER: « A lire le texte même de Luther, on pense d’emblée à Matthieu 3, 13-17 [PBJ 1458]. Le baptême de Jésus. Renvois à Marc 1, 9-11 [PBJ 1504] et Luc 3, 21-22 [PBJ 1539]. Le baptême de Jésus. Comme plusieurs des premiers chorals de Luther, ce morceau, tout à la fois original et populaire, a paru tout d’abord en feuille isolée. En 1541, il s’incorpore dans un recueil. Deux ans après, on le trouve en « hochdeutsch », cette fois, dans le Klugsche Gesangbuch [le livre de chants de Kluge] un des psautiers luthériens les plus célèbres après ceux de 1524 ».
ZWANG: « Cette cantate de choral est peut-être la réutilisation d’une cantate antérieure (voir le n°2 où la musique ne s’accorde pas au texte… » [ ?]

 

GÉNÉRALITÉS BWV 7

BCW. Thomas Braatz (in Commentary) cite une lettre (non publiée) de Mendelssohn à Franz Hauser, lui disant que les cantates de Bach qu’il appréciait particulièrement étaient les BWV 7, 8, 68 et 78. Franz Hauser (1794-1870), musicologue, contribua à l’établissement d’un des tous premiers catalogues de l’œuvre de Bach et participa à la création de la Bach-Gesellschaft en 1850

[Voir le tableau « saint Jean-Baptiste dans le désert » de Philippe de Champaigne (1657), conservé au musée de Grenoble. C’est une représentation picturale, parmi les plus inspirées, qui soit ! ]
LA DATE A SUPPRIMER

 

DISTRIBUTION BWV 7

NEUMANN: Solo: Alt, Tenor, Baß. – Chor SATB. Oboe d’amore I, II; Streicher; B.c.
SCHMIEDER: Soli : A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe d’amore I, II ; Violon concertant I, II ; Vla. Continuo

BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome II, page 343]: « …dans les arias, on notera en premier lieu l’accroissement de l’appareil instrumental : la première aria pour basse est limitée au continuo, la seconde (ténor) emploie deux violons concertants, la troisième (contralto) ajoute aux cordes les deux hautbois d’amour… »
DÜRR: « Les trois airs se présentent dans une distribution croissante : mouvement de continuo [2] - mouvement de quatuor avec deux violons employés à l’origine choralement et, lors d’exécutions ultérieures, en solistes [4] - mouvement pour cordes rehaussé de hautbois [6]

 

APERÇU BWV 7

1] CHORALCHORSATZ . BWV 7/1

CHRIST UNSER HERR ZUM JORDAN KAM / NACH SEINES VATERS WILLEN, VON SANKT JOHANNS DIE TAUFE NAHM, / SEIN WERK UND AMT ZU ERFÜLLEN ; / DA WOLLT ER STIFTEN UNS EIN BAD, / ZU WASCHEN UNS VON SÜNDEN, / ERSÄUFEN AUCH DEN BITTERN TOD / DURCH SEIN SELBST BLUT UND WUNDEN.
Christ, notre Seigneur, est venu au Jourdain / Selon la volonté de son Père, / Y a reçu le baptême de Saint-Jean, / Pour accomplir son œuvre et sa mission ; / Il voulut nous faire don d’un bain / Pour nous laver du péché / Et aussi y noyer la mort amère / Par son propre sang et ses blessures.
Matthieu 3, 13-17 [PBJ 1458]

Mi mineur (e), 128 mesures, C
BGA (Jg. I, 1851), pages 179-192
NEUMANN: Parties d’orchestre indépendantes avec violon concertant (ritournelle) et de texte encastrées. Cantus firmus au Ténor. Simple polyphonie imitative des voix. Choeur et orchestre sans rapport thématique. Choral en libre polyphonie
SCHMIEDER. Chor: Sopr., Alto, Ten. ; On. D’amore I, II ; Viol. Conc., Viol. I, II, Vla. ; Continuo

BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome II, page 343]: « …cantus firmus confié au ténor, cas unique dans toute la production de cantates de Bach…. Emploi d’un violon concertant dans l’introduction et dans les ritournelles qui séparent chacun des vers de la première strophe (ces ritournelles sont de longueurs différentes mais toujours plus longues après chaque couple de vers)… »
BOYER [Les Cantates sacrées, pages 125-126]: « Élaboration chorale : Mélodie 015. Ritournelle d’orchestre indépendante avec violon concertant… il n’y a pas de relation entre la thématique orchestre et chœur…»
[Les Mélodies de chorals, pages 123-124]: « Mélodie de choral (015) incrustée, de type II: Le choral est présenté verset par verset dans la trame instrumentale1
BOMBA: « Dans cette cantate, Bach confia l’exécution du cantus firmus au ténor. En ce qui concerne la forme extérieure, il a utilisé ici un mouvement concertant dans le style de l’ouverture française (BWV 20) et du mouvement classique de motet (BWV 2), sous forme d’un morceau pour violon et orchestre qui, lui, est composé dans ce cas de deux oboi d’amore, de cordes et de continuo. Bach incorpore par passages le mouvement du chœur dans ce mouvement qui commence par une introduction instrumentale à douze mesures. L’œuvre figurative des violons solistes est souvent comprise comme image du jeu des vagues du Jourdain. Le continuo, les violons tutti et les violes illustrent aussi ce motif des vagues ».
CANTAGREL [Le Moulin et la rivière, page 14]: « Figuralisme sonore des ondes. Un fleuve de la Bible, le Jourdain. Au seuil de la cantate évoquant le baptême du Christ par Jean-Baptiste, Bach se doit d’insister sur cette image essentielle de l’eau lustrale. Figuralisme: foisonnante fantaisie rythmique du chœur. S’élève une voix, clairement identifiée par la partie de violon concertant (mesure 3), à laquelle revient à l’évidence d’évoquer les eaux du Jourdain » (+ exemple musical)… [Page 294]: « la partie de violon solo du chœur introductif évoque quelque concerto, très proche du Concerto pour violon en la mineur, dont on aurait perdu la trace… ».
DÜRR: « …elle accuse [la cantate] l’aspect cyclique de cette deuxième année par le transfert au ténor de la mélodie du cantique et par une modification intentionnelle de la technique de composition de l’introduction… principe concertant qui affirme ses droits, le choral étant encastré vers par vers dans un quasi concerto pour violon à l’orchestre
GARDINER: « Mélodie du choral aux ténor au-dessus l’ouverture à la française, avec deux hautbois d‘amour, violon solo et cordes. suggérant l‘arrivée de Jésus ainsi que les flots tumultueux du Jourdain ».
…Ouvrage monumental, particulièrement le choral fantaisie d’introduction, stimulante version de l’hymne baptismal de Luther, avec la mélodie dans les ténors au-dessus d’une Ouverture française… qui déborde de grands gestes baroques grandiloquents destinés à suggérer à la fois l’entrée en procession de Jésus et le cours puissant de la rivière Jourdain… bariolage des violons dépeignant l’ondulation des flots…»
HAYNES: « Le premier mouvement est une des meilleures fantaisies-chorales de Bach, un morceau très élaboré qui dure environ le tiers de l’œuvre entière. Bach y emploie différentes formes, où l’on voit le violon jouer un solo presque concertant au-dessus des entrées du chœur, ainsi que des ritournelles instrumentales récurrentes qui représentent peut-être bien les eaux ondulantes du Jourdain (les croches coulantes du hautbois d’amour et le clapotis des doubles-croches aux cordes). A travers cela, il tisse aussi une mélodie de choral du XVIe siècle de Johann Walther, en valeurs longues, chantées par les ténors ».
HOFMANN: « …arrangement archaïque de motet au modèle formel extrêmement moderne du concerto pour violon… Luther fournit l’énergique mélodie dorienne à un texte plutôt prosaïque lourdement chargé de théologie… le mouvement est dominé par une ritournelle orchestrale stylisée du type français aux moments concertants pour le violon solo (ou deux violons soli: deux parties solos identiques se trouvent dans le matériel original de Bach : il semble cependant improbable que la partie fut réellement doublée en exécution…»
MARCEL : « …Dans la cantate BWV 7, surgit le symbole du fleuve, Bach en peint les petites vagues…[+ exemple musical] ; C’que le texte célèbre le baptême du Christ…»
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach, page 469] : « Ce chœur est accompagné d’une étonnante symphonie où concertent des thèmes divers de rythme et de structure. Dans le grand bruit des eaux, Bach a su démêler des voix et des cadences distinctes : il les reproduit et il les associe pour dépeindre ce flot merveilleux du baptême qui, comme le courant du fleuve prophétique, « nous lave du péché », et submerge « même l’amère mort ». Renvoi à BWV 5/3 ».
ROBERT [Curieux livre que celui de cet auteur, intitulé Le descriptif chez Bach (1909) dont l’objet paraît être la réfutation passablement systématique, parfois nuancée, des idées d’Albert Schweitzer (1904) et surtout de celles d’André Pirro (1907). A propos de la cantate BWV 7: « …à vrai dire, si la description d’un fleuve a été voulue quelque part par Bach, c’est en son chœur du début que j’inclinerais le plus à la trouver. Je ne serai pas aussi affirmatif que M. Schweitzer qui va jusqu’à ranger (page 323) le thème majestueux du début parmi les éléments de description. Mais enfin on ne peut nier qu’en bien des endroits (voir notamment l’orchestre sous le premier vers du choral) il y ait une analogie frappante entre le balancement des rythmes et le remous des ondes. Il est une chose cependant qui donne à réfléchir. Si cette signification expressive est si obvie, comment se fait-il que Spitta parlant de ce morceau insiste uniquement sur la forme « en Concerto » et ne fait aucune allusion à son intérêt pittoresque… enfin je renonce à trancher cette délicate question. Je tiens seulement à faire observer que Bach n’a, pas plus dans cette pièce que dans les autres, sacrifié à ce que M. Schweitzer appelle si justement le descriptif « primitif ». On peut trouver de l’analogie entre ses rythmes et l’ondulation des flots, mais nulle part il ne souligne plus particulièrement le sens de tel ou tel vers. Des rythmes de même ordre se trouvent aussi bien sous les vers où il est question du Jourdain ou du bain purificateur que sous ceux où il est question de la volonté d Dieu le Père ou d’une nouvelle vie …»
ROMIJN: « …Évocation des flots grâce à des mélismes quasiment visuels, sous forme d’accords brisés sous-tendant le chœur. Il en va de même pour les doubles-croches de la partie de violon concertant… »
SCHWEITZER [J.-S. Bach, page 149]: le mouvement des vagues dans la cantate profane Schleicht spielende Wellen (BWV 206) trouve sa correspondance dans la cantate sacrée BWV 7 et comparaison avec la Fantaisie pour orgue BWV 684… [Pages 207-208]: « L’exemple de description musicale le plus grandiose que contiennent les cantates de la dernière époque [datée en 1734 d’après Spitta], c’est le chœur de la cantate pour la St-Jean: Nous ne nous étonnerons pas que Bach ait saisi l’occasion de décrire le mouvement des vagues du fleuve. Mais ce qu’il y a de surprenant, c’est l’observation qui se trahit dans cette description : le maître a vu les grandes et les petites vagues, il a vu les vagues lentes renversées par les vagues rapides, il a compris que ce rythme si monotone en apparence est comme la résultante d’une diversité insaisissable de rythmes toujours changeants. Tout naturellement il en arrive donc à représenter les flots rapides du Jourdain par une série de thèmes diversifiés qu’il agence simultanément : {+exemple musical]. Qu’on se figure l’effet que produit la simultanéité de ces thèmes ! Quel raffinement, raffinement qui n’est pourtant que du réalisme dans l’emploi de toutes les combinaisons imaginables des motifs, en vue de produire ces enflements et ces decrescendos tantôt subits, tantôt lents des vagues d’un fleuve rapide. Et cette basse avec ses intermittences irrégulières, n’évoque-t-elle pas ce bruit sourd qui sort des profondeurs des ondes ? Un instant, on cesse de l’entendre, puis, tout à coup, le voici qui retentit à nouveau. Est-ce trop dire que cet accompagnement d’orchestre fait époque dans l’histoire de la musique descriptive ? [Page 232]: renvoi à la cantate BWV 81/1, la scène de la tempête apaisée, cette fois sur le lac de Tibériade…]
SZERSNOVICZ: « À l’aide de rythme fortement marqués et de passages doucement coulés, Bach crée un chef-d’œuvre de peinture sonore qui semble laisser présager des œuvres analogues dans la musique du XIXe siècle. Il nous fait voir les eaux impétueuses du Jourdain se frayant leur voie dans les gorges rocheuses ».
WHITTAKER [The Cantatas of Johann Sebastian Bach, volume II, page 356]: « …les indications « forte « ou « piano » sur les parties séparées, sont exceptionnellement nombreuses ».

2] RIE Baß. BWV 7/2

MERKT UND HÖRT, IHR MENSCHENKINDER, / WAS GOTT SELBST DIE TAUFE HEIßT. / ES MUß ZWAR HIER WASSER SEIN, / DOCH SCHLECHT WASSER NICHT ALLEIN. / GOTTES WORT UND GOTTES GEIST / TAUFT UND REINIGET DIE SÜNDER.
Ecoutez attentivement, vous fils des hommes, / Ce que Dieu lui-même appelle le baptême. / S’il y faut de l’eau, / De l’eau simple ne suffit pas. / Ce sont la parole de Dieu et l’Esprit de Dieu / Qui baptisent et purifient les pécheurs.

Sol majeur (G), 80 mesures, C. Baß, continuosatzt. Coupe Da capo et forme d’ostinato.
BGA (Jg. I, 1851), pages 193-197
NEUMANN: Basse ; B.c. Partie de continuo, (ostinato). Da capo
SCHMIEDER: Basso ; Continuo

BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome II, page 343]: « …caractère déclamatoire, célébration du sacrement de baptême (parole du Christ)… »
BOMBA: « Bach écrit les trois airs de cette cantate dans une suite ascendante pour basse, ténor et contralto. Le premier air commence avec les mots « soyez attentifs, vous fils des hommes ». Bach confie la présentation aux basses solistes -il fait peut-être dire à Christ lui-même l’exhortation de Jean ou, comme plus tard l’ordre du baptême exécuté « arioso » dans le récitatif [5]. Les motifs en triples croches tendant vers le bas pourraient symboliser l’eau du baptême, qui est pour sa part symbole de l’ace du baptême ».
ROMIJN: « …le baptême lui-même est décrit par la surprenante ligne de basse continue…»

3] REZITATIV TENOR. BWV 7/3

DIES HAT GOTT KLAR / MIT WORTEN UND MIT BILDERN DARGETAN / AM JORDAN LIEß DER VATER OFFENBAR / DIE STIMME BEI DER TAUFE CHRISTI HÖREN ; / ER SPRACH: DIES IST MEIN LIEBER SOHN, / AN DIESEM HAB ICH WOHLGEFALLEN, / ER IST VOM HOHEN HIMMELSTHRON / DER WELT ZU GUT / IN NIEDRIGER GESTALT GEKOMMEN / UND HAT DAS FLEISCH UND BLUT / DER MENSCHENKINDER ANGENOMMEN ; / DEN NEHMET NUN ALS EUREN HEILAND AN / UND HÖRET SEINE TEUREN LEHREN !

Cela, Dieu nous l‘a expliqué clairement / En paroles et en images, / Au Jourdain le Père fit manifestement / Entendre sa voix lors du baptême du Christ ; / Il dit: Voilà mon Fils bien-aimé, / En lui j’ai mis mon bon plaisir, / Il est descendu du haut du trône des cieux / Pour le bien du monde / Il est venu / Et a revêtu l’humble forme de chair et de sang / Des enfants des hommes ; / Prenez-le maintenant pour votre sauveur / Et suivez son précieux enseignement !
Luc 3, 22 [PBJ 1539]

Mi - ré mineur (e - d), 15 mesures, C. Récitatif secco. Notes les plus élevées sur les mots « klar », mesure 1, « hohen », mesure 8 et « höret », mesure 14
BGA (Jg. I, 1851), page 197
NEUMANN: Récitatif secco
SCHMIEDER: Ten. ; Continuo

WHITTAKER [The Cantatas of Johann Sebastian Bach, volume II, page 351]: Affect (Katabase) sur les mots « hohen Himmelsthron » ; «klar ». Inversement sur « niedriger Gestalt »

4] ARIE TENOR. BWV 7/4

DES VATERS STIMME LIEß SICH HÖREN / DER SOHN, DER UNS MIT BLUT ERKAUFT, / WARD ALS EIN WAHRER MENSCH GETAUFT, / DER GEIST ERSCHIEN IM BILD DER TAUBEN, / DAMIT WIR OHNE ZWEIFEL GLAUBEN, / ES HABE DIE DREIFALTIGKEIT / UNS SELBST DIE TAUFE ZUBEREIT’.
La voix du Père s‘est fait entendre, / Le Fils qui nous a racheté de son sang, / fut baptisé comme un homme véritable. / L’Esprit apparu sous la forme de la colombe / Afin que nous ne doutions pas de sa Trinité / Ni qu’il ait présidé par lui-même au baptême.

Mi mineur (a), 147 mesures, 3-4. Violons I, II concertants et B.c.
BGA (Jg. I, 1851), pages 198-204
NEUMANN: Quartettsatz. Caractère de gigue et « ostinatoperioden ».

SCHMIEDER: Ten. ; Viol. Conc. I, II, Continuo
BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome II, page 274]: « Tempo de da. Ici, mouvement de gigue. Structure variée : AAA’, pour symboliser la Trinité dont parle le texte…»
BOMBA: « Bach habille l’air de ténor sous la forme et avec le caractère d’une gigue. Le rôle chanté évolue entre deux violons solistes. Il passe par des hauts et des bas donnant au texte des dimensions célestes et terrestres. Bach sous-tend alors le mot « doute » d’harmonies inhabituelles, évasives ».
GARDINER: « Figuration de l‘Esprit saint aux violons… Paire de violons planants décrivant le vol circulaire de l’Esprit Saint sous les espèces de la colombe…»
HOFMANN: « …avec deux violons soli qui s’imitent constamment, de longues parties du mouvement acquièrent le caractère d’un trio instrumental, d’une gigue pour être exact - une forme de danse fortement stylisée trouvée souvent comme dernier mouvement de suites et de sonates… le nombre « 3 » semble occuper une place spéciale dans l’arrangement de Bach. Non seulement l’écriture instrumentale est-elle à trois voix mais la pièce est aussi en trois temps -et de façon remarquable : non seulement le chiffrage est à ¾ mais encore les noires sont chacune divisées en triolets de sorte que le résultat, en termes pratiques, est 9/8. La forme de l’aria est inhabituelle ; ses trois sections solos sont toutes des variations d’un seul modèle présenté dans les ritournelles d’ouverture et de fin. La suite ainsi créée - trois formes différentes de la même substance musicale - doit être évidemment comprise comme un symbole de la Sainte Trinité … dans la littérature sur Bach, les formes ascendantes au violon au début de la ritournelle sont parfois interprétées comme le battement des ailes d’une colombe et il est aussi souligné que, avec les paroles « Der Geist erschien im Bild der Tauben » la direction de ces figures au violon change, comme si l’Esprit de Dieu descendait vraiment d’en haut…»
WHITTAKER [The Cantatas of Johann Sebastian Bach, volume II, page 352]: Illustration des deux violons concertants sur les mots « Der Geist erschien im Bild der Tauben » [+ exemple musical]

5] REZITATIV BAß. BWV 7/5

ALS JESUS DORT NACH SEINEN LEIDEN / UND NACH DEM AUFERSTHEN / AUS DIESER WELT ZUM VATER WOLLTE GEHN, / SPRACH ER ZU SEINEN JÜNGERN: / GEHT HIN IN ALLE WELT UND LEHRET ALLE HEIDEN, / WER GLAUBET UND GETAUFET WIRD AUF ERDEN, / DER SOLL GERECHT UND SELIG WERDEN.
Lorsque Jésus après son martyre / Et après la résurrection / Voulut quitter ce monde et retourner au Père, / Il dit à ses disciples: / Allez dans le monde entier et enseignez toutes les nations, / Celui qui croira et sera baptisé sur cette terre / Sera sauvé et bienheureux.
Matthieu 28, 19 [PBJ 1503] et Allez dans le monde entier et enseignez toutes les nations,
Marc 16, 16 [PBJ 1532]. Celui qui croira et sera baptisé sur cette terre / Sera sauvé

Mi mineur - si mineur (e - h). 12 mesures, C
BGA (Jg. I, 1851), page 205
NEUMANN: Secco et accompagnato encastré. Arioso ; marqué « andante »
SCHMIEDER: Basso. Viol. I, II, Vla. Continuo
DÜRR: « Cette aria débute comme un récitatif. Simple secco passant à l’arioso sur les paroles du commandement du baptême « Geht hin in alle Welt - Allez dans le monde entier et enseignez toutes les nations » confèrent une signification personnelle plus accusée »,

GARDINER: « Rappel à l’auditeur que la Passion du Christ et la Résurrection sont suggérés ici par la conversion et le baptême ».
WHITTAKER [The Cantatas of Johann Sebastian Bach, volume II, page 351]: « …pas d’accompagnement sur les mots « nach seinen Leiden, und nach dem Aufersthen ».

6] ARIE ALT. BWV 7/6

MENSCHEN, GLAUBT DOCH DIESER GNADE / DAß IHR NICHT IN SÜNDEN STERBT, / NOCH IM HÖLLENPFUHL VERDERBT ! / MENSCHENWERK UND HEILIGKEIT / GILT VOR GOTT ZU KEINER ZEIT. / SÜNDEN SIND UNS ANGEBOREN, / WIR SIND VON NATUR VERLOREN ; / GLAUB UND TAUFE [Neumann: Liebe dans les parties séparées et la partition] MACHT SIE REIN, / DAß SIE NICHT VERDAMMLICH SEIN.
Hommes, croyez donc à la grâce / De ne pas mourir dans les péchés / Et de ne pas vous consumer dans le bourbier de l’enfer. / Les œuvres et la sainteté de l’homme / Ne comptent jamais devant Dieu. / Nous sommes nés pécheurs, / Nous sommes perdus par nature ; / La foi et le baptême purifient nos péchés / Et nous font échapper à la condamnation.

Mi mineur (e), 50 mesures, C.
BGA (Jg. I, 1851), pages 206-209
NEUMANN: Cordes + Oboe d’amore I, II, B.c. Trois sections vocales. Ritournelles et Ostinatoperioden (aux parties instrumentales).
SCHMIEDER: Alto ; Oboe d’amore I, II e Viol. I (all’ unis.)

BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome II, page 343]: « …caractère d’arioso inspiré du type de la cavata, avec départ immédiat du chant accompagné du seul continuo (technique qui apparaît plusieurs fois dans le courant de l’aria…»
BOMBA: « L’air de contralto est tout à fait différent [de 4]: la forme (rare chez Bach) de la cavatine avec ses courtes alternances caractéristiques d’éléments chantés et de ritournelles instrumentales présente une occasion idéale pour réfléchir sur les œuvres des humains qui n’auront point d’importance devant Dieu ».
DÜRR: « le mouvement obéit au type inaccoutumé de la cavata: la virtuosité concertante y cède la place à une structure de caractère mélodique, voisine de l’arioso…»
Structures: a : lignes 1-2 - ritournelle - a’ reprise lignes 1-3 - ritournelle - b : lignes 4-5 - ritournelle (si bémol) - c : lignes 6-7 - ritournelle (mi mineur) - d : lignes 8-9 - e : reprise lignes 8-9 et ritournelle (mi mineur) ».
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk, page 71]: Sur le mot « verdammlich - condamnation », mélisme de 34 notes dont 33 sur la syllabe « verdamm…»
HOFMANN: « …le solo d’alto, aria pensive mais chantante qui, pour favoriser la correspondance directe de contenu, se passe de prélude instrumental et commence illico avec la partie vocale…»

7] CHORAL. BWV 7/7

DAS AUG ALLEIN DAS WASSER SIEHT, / WIE MENSCHEN WASSER GIEßEN, // DER GLAUB ALLEIN DIE KRAFT VERSTEHT / DES BLUTES JESU CHRISTI, //- UND IST FÜR IHM EIN ROTE FLUT / VON CHRISTI BLUT GEFÄRBET, / DIE ALLEN SCHADEN HEILET GUT [Neumann: heilen tut dans le Livre de chant] / VON ADAM HER GEERBET, /// AUCH VON UNS SELBST BEGANGEN.
L’œil voit l’eau / Que les hommes versent, / La foi seule connaît le pouvoir / Du sang du Christ / Et le flot rouge / Teinté du sang du Christ / Apporte la rémission de toutes les fautes / Héritées d’Adam / Et de celles que nous avons nous mêmes commises.

Mi - si mineur (e - h), 18 mesures, C.
BGA (Jg. I, 1851), page 210
NEUMANN: Simple choral harmonisé. Ensemble instrumental.
SCHMIEDER: Sopr., Alto, Ten., Basso ; Continuo (Viol. I, Oboe d’amore I, II col Sopr. ; Viol. II coll » Alto ; Vla. Col Ten.)

BOYER [Les Cantates sacrées, pages 125-126]: « Élaboration chorale: Mélodie 015.
[Les Mélodies de chorals, pages 123-124]: « Mélodie de choral (015). Choral simplement harmonisé de type I avec instruments colla parte. Cantus firmus au soprano doublé par les deux hautbois d’amour et le premier violon… »
HAYNES: « Harmonisation à quatre voix de la mélodie de choral de Walther utilisée dans le premier mouvement ».
WHITTAKER [The Cantatas of Johann Sebastian Bach, volume II, page 358]: « A nouveau, des croches flottantes ramènent devant nos yeux l’image du Jourdain » [L’œil voit l’eau / Que les hommes versent].

 

BIBLIOGRAPHIE BWV 7

BACH CANTATAS WEBSITE:
AMG. Notice par James Leonard
BRAATZ, Thomas (Commentary) 29 juin 2001. Renvois aux textes de: Albert Schweitzer (1905), Alfred Dürr (1971), Nicholas Anderson (1999) et Eric Schafe (2000).
CRAIG, Smith: / Emmanuel Music. Notice
CROUCH, Simon. Notice .
EMMANUEL MUSIC
ORON, Aryeh. Discussions I: 24 juin 2001 - Discussions II: 11 juin 2006
Notices (texte et mélodie) du choral Christ unser Herr zum Jordan kam

BASSO, Alberto: Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino, 1979, Fayard. Vol. I (1984): pages 34, 97, 159
Vol. 2 (1985): pages 253, 268, 274, 336, 342, 343, 549
BOMBA, Andreas: Notices de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie [Vol. 3]. 1998
BOYER, Henri: Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 125-126
: Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 123-124
BREITKOPF. Recueils
Breitkon° 10 : 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). B n° 66, 119
Breitkopf n° 3765 : 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. C 43,44,45
CANTAGREL, Gilles: Bach en son temps / Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach. Fayard 1998. Pages 14, 294
CHAILLEY, Jacques: Les chorals pour orgue de Jean-Sébastien Bach. A. Leduc 1974. Pages 88-91 (BWV 684 et 685)
DAVENSON, Henri: Critique version Erato. Disques, ca 1970
DÜRR, Alfred: Notice de l’enregistrement Teldec / Harnoncourt [Vol. 2] 1972
: Notice. Reprise dans le coffret [1] Warner 2004 (CD Fritz Werner)
: Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Deux volumes. Tome II, pages 561-564
EKG: Evangelisches Kirchen-Gesangbuch. Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische Kirche in Berlin-Brandenburg Voir EKG 146
HAYNES, Bruce: Notice CD Montréal baroque. E. Milnes. 2004
HERZ, Gerhard: Cantata N° 140. Historical Background. Pages 3-50. Norton Critical Scores W. W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 23
HIRSCH, Arthur: Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR 24.015. 1ère édition 1986. Pages 110, 55, 59, 60, 71
HOFMANN, Klaus: Notice du volume 22. M. Suzuki. Bis CD-1321. 2003
LEMAÎTRE, Edmond: Guide de la musique sacrée et chorale profane. L’âge baroque (1600-1750). Pages 32
LYON, James: Johann Sebastian Bach. Chorals. Sources hymnologiques des mélodies, des textes et des théologies Beauchesne. Octobre 2005. Pages 15, 134. Mélodie 31, page 271
MARCEL, Luc-André: Bach. Solfèges Microcosme 19. 1974. Page 116
NEUMANN, Werner: Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs, VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971. Page 34 iteraturverzeichnis: 44 (Richter), 56 (Schering)
: Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann Sebastian Bachs. Bach-Archiv, 20 novembre 1970. Page 24
: Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Page 163
PIRRO, André: J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Page 172
PIRRO, André: L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Page 469
RICHTER, Bernhard Friedrich 44]: Über die Schicksale der der Thomasschule zu Leipzig angehörenden Kantaten Joh. Seb. Bachs, in BJ 1906, S. 43-73
ROBERT, Gustave: Le descriptif chez Bach. Librairie Fischaber. Paris. 1909. Pages 23-25
ROMIJN, Clemens: Notice (CD) de l’enregistrement de Peter Jan Leusink. 2006
SCHERING, Arnold 56]: Über Kantate, Johann Sebastian Bachs. Introduction de Friedrich Blume. Leipzig 1942 et 1950
SCHMIEDER, Wolfgang: Thematisch- Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998 Édition 1973. Pages 8, 9, 388 (BWV 280)
Literatur: Spitta - Schweitzer - Wolfrum II - Pirro - Parry - Wustmann - Wolff - Terry - Moser - Schering - Neumann
Bj: 1906, pages. 43-73 (Richter) - 1909 - 1911 - 1920 - 1932 - 1933 - 1938. Bachfest 1923
SCHNEIDER, Charles: Luther poète et musicien et les Enchiridien de 1524. Edition Henn. Genève 1942. Pages 61-62. Mélodie page 109
SCHWEITZER, Albert: J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Pages 5, 149, 203, 207-208, 232
SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume III, pages 103, 285 (sans notice particulière)
SZERSNOVICZ, Patrick: Critique de l’enregistrement de T. Koopman. Le Monde de la musique. Juin 2001
WHITTAKER, W. Gillies: The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985 Volume II, pages 283, 350-358
WOLFF, Christoph: Notice de l’enregistrement de Ton Koopman. 2001
WUSTMANN, Rudolf: J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 294-295
ZWANG, Philippe et Gérard: Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 76, pages 147-148 Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005

 

DISCOGRAPHIE BWV 7

Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW).
DURÉE: Gardiner (22’26). Harbison (23’27). Koopman (20’57). Leusink (23’20). Milnes (23’15). Neumann (26’). Rilling (22’04). Suzuki (20’54).Werner (26’15).
BACH CANTATAS WEBSITE: Discographie établie par Aryeh Oron et complétée, autant qu’il a été possible par [CR]
9 références (juin 2001 - juin 2006) + 3 mouvements individuels (juin 2001 - juillet 2006)

7] GARDINER. Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Bach Cantata Pilgrimage 2000
St. Gilles Cripple Gate. Londres, les 23 et 24 juin 2000
CD SDG 101 [Vol. 1]. 2005. Avec BWV 167 et 30. Parution février 2005
3] HARBISON, John. Cantata Singers & Ensemble. Boston. 1973
Disque Advent / Cantata Singers. Avec BWV 44 et 101
5] KOOPMAN [Vol. 11].Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Octobre 1999
CD Erato 8573-80215-2 (puis Antoine Marchand, ca 2003-2004). Avec 5, 127, 94, 41, 139, 115, 113, 10)
2] LEONHARDT. King’s College Choir, Cambridge. Leonhardt Consort. 1971. 1972
Disque (F) Teldec SK 2/1-2 BR 2. Das Kantatenwerk
CD (D). Das Kantatenwerk. Vol. 1
CD Teldec 6.35028 Das Kantatenwerk. Teldec [Vol. 2]
Voir aussi CD Edition Bach 2000 et la reprise de l’intégrale par Warner Classics 2007.
6] LEUSINK. Holland Boys Choir / Netherlands Bach Collegium. CD Brilliant Classics. Octobre-novembre 1999.
CD Bach Edition. CD Brilliant Classics Vol. 9. Cantatas Volume 4
Reprise CD Bach Edition 2006. CD Brilliant Classics III/ 93102/20-66. Kantaten BWV 102, 7, 196
*9] MILNES, Eric J. [Vol. 1]. Montréal Baroque. Pas de chœur, un par voix. Juin 2004
CD SACD 2 2400 Hybride Atma Musique. Enregistré 2004. Sortie en France 2005. Avec BWV 30 et 167
4] RILLING. Bach Collegium Stuttgart / Gächinger Kantorei. 2/1979 et 12/1980
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98706. 1980. Avec BWV 135
Disque (D). Reprise sous label Claudius Verlag CLV 71956. Avec BWV 135. Ca 1985 ?
CD. Die Bach Kantate [Vol. 40] Hänssler Classic. Laudate Nr. 98893. Vers 1987-1989
CD. Hänssler edition bachakademie [Vol. 3]. Hänssler-Verlag 92.003. 1998. Avec BWV 8 et 9
8] SUZUKI [Vol. 22]. Bach Collegium Japan. Kob Shoin Women University Chapel. Japan. 19-23 avril 2002
CD Bis 1321. 2003. Avec BWV 20 et 94
1] WERNER. Chorale Heinrich Schütz de Heilbronn. Orchestre de chambre de Pforzheim. Juillet 1966
Disque Erato Les Grandes Cantates STU 70.342 [Vol. 22]. Avec BWV 103, 118, 200
CD Erato. Reprise en coffret avec BWV 11, 30, 68, 104
Reprise CD Warner Classics 2564 61401-2.2004 [Vol. 1/9]. Coffret de 10 CD

MOUVEMENTS INDIVIDUELS
M-1. Mvt. 6]. William H. Scheide. Bach Aria Group. Alto Margaret Tobias. Disque MGM. Début des années 1950
M-2. Mvts 1 et 7. Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage Choir. Bach-Orchester Berlin. Fin des années 1950, début des années 1960
Disque Baroque Music Club et report CD
M-3. Mvts. 3 et 4]. Fabio Biondi. Europa Galante. Ténor Ian Bostridge. CD Virgin Veritas. Mars 2000

 

Contributed by Claude Role (February 2008)

 

Cantata BWV 7: Complete Recordings | Recordings of Individual Movements | Discussions: Part 1 | Part 2

Commentary: Cantatas BWV 1-50 | Cantatas BWV 51-100 | Cantatas BWV 101-150 | Cantatas BWV 151-200 | Cantatas BWV 201-224 | Other Vocal Works BWV 225-524 | Sources

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