AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes, voire des critiques discographiques parfois peu
accessibles aujourd’hui (2011). Le but est de donner à
lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer
aux amateurs et mélomanes francophones un panorama espéré
« élargi » de cette partie de l’œuvre
vocale de Bach. Outre les quelques « interventions « CR »
signalées par des crochets [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie.
A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= la majeur
(B)
= si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Société Bach (Leipzig,
1851-1899). J.
S. Bach Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= ut majeur. (c) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur – (d) = ré mineur
(E)
= (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= fa
(G)
= Sol majeur. (g) = sol mineur
GB
= Grande Bretagne / Angleterre
(H)
= si
KB
= Kritische Bericht (édition critique de la NBA)
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
Ost
= Original Stimmen
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident
remarquable.
DATATION BWV 181
Leipzig,
le dimanche de Sexagésime, le 13 février 1724 au matin
à Saint-Nicolas [W. Neumann : Livret :« In
der Kirche zu St. Nicolai »]
avant le sermon suivi par la cantate BWV 18 et reprise le même
jour, à Vêpres, à Saint-Thomas dans le courant
de l’après-midi.
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 391 à
394] : « Une hypothèse voudrait que l’une
[des cantates] ait été exécutée à
Saint-Nicolas et l’autre à Saint-Thomas, ce qui paraît
peu plausible, les cantates étant données en
alternance, dimanche après dimanche, dans l’une et
l’autre des deux églises de la Cité. La cantate
[BWV 181] fut reprise ultérieurement. On a trace d’une
exécution dans les années 1743-1746, avec des
modifications d’instrumentation ».
[On
pourrait aussi envisager que quatre cantates exécutées
au même endroit le même jour, cela faisait beaucoup…
et que l’alternance, règle prescrite entre les
paroisses, pouvait, dans certaines circonstances connaître
quelques transgressions…]
DÜRR.
Chronologie 1724 : BWV 84 (30 janvier) – BWV 83 (2
février) – BWV 144 (6 février) - *BWV 181 (13
février) – BWV 18 (Reprise le 13 février). BWV 23
(20 février) – BWV 182 (reprise le 25 mars).
HIRSCH
: Classement CN 70 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). I. Jahrgang ou « Année I ».
Premier cycle des cantates de Leipzig dans la période allant
du 30 mai 1723 au 4 juin 1724.
SCHMIEDER,
SCHWEITZER, SPITTA : Entre 1724 et 1727.
WOLFF :
« C’est plus tard pour réexécuter la
cantate (1743-1746), que Bach ajoutera une flûte traversière
et un hautbois. L’enregistrement de Ton Koopman propose les
deux versions des mouvements extrêmes (n°1 et 5).
SOURCES BWV 181
PARTITION
AUTOGRAPHE =
ORIGINALPARTITUR
Partition
perdue. Pas de sources connues.
PARTIES
SÉPARÉES =
ORIGINALSTIMMEN
St.
66 M. Staatsbibliothek
zu Berlin. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt)
puis Berlin-Dahlem.
BGA
[Alfred Dörffel,1891] : « Les parties séparées
originales ainsi qu’une copie de la partition [P
458 ?] sont à
la Bibliothèque Royale de Berlin. [cette copie n’a pas
été identifiée ?]
Titre
d’un copiste inconnu, pris à la couverture :
« Domin :
Sexagesim : | Leichtgesinnte Flatter Geister | à | 4
Voci: | Tromba | 2 Violini | Viola | è | Continuo | di Sign .
| J S Bach »
D’après
Spitta, la cantate date des débuts de la période de
Leipzig, entre 1723 et 1727. Dix parties. Le continuo en deux
exemplaires = E-moll (mi mineur) et d-moll (ré mineur).
Filigrane à la « demie lune » + IMK.
Partie de hautbois ayant un filigrane (des armoiries) et la partie
de flûte le filigrane « HP ».
Paul
Graf Waldersee (1831-1906), collaborateur de la Bach Gesellschaft
Ausgabe « semble » avoir contribué à
l’édition de cette cantate…
HERZ
: Les copistes
seraient Johann Andreas Kuhnau né en 1703 – mort ?
(neveux ou petit-fils du cantor Johann Kuhnau), à Leipzig à
partir du 7 février 1723 dans sa période dite médiane
„K2“
et Christian Gottlob Meissner (18 décembre 1707 – 16
novembre 1760). A Leipzig de 1723 à 1729. Filigrane « IMK ».
Parties séparées partiellement révisées.
SCHMIEDER :
12 parties séparées in 4°. La flûte
traversière et le hautbois peut-être autographes.
SPITTA.
« Leipzig … La première période
s’étend de 1723 jusqu’à octobre 1727 avec
comme dernier exemple la cantate BWV 198… Le filigrane des
autographes [ici les parties séparées] est d’une
part, sur la première partie de la page « « IMK »,
et sur l’autre la « demie lune ». Ces
filigranes apparaissent dans 41 cantates… » (suit
la liste).
SUZUKI :
«…Nous devons d’abord examiner l’état
du matériel relatif à la cantate BWV 181. La partition
complète de la main propre de Bach est perdue et il ne reste
que douze parties individuelles utilisées par Bach lui-même.
La plupart des parties ont été écrites par l’un
des principaux copistes quoique la partie du premier violon soit
d’une main différente. Cela suggère que la partie
du premier violon était un double et ne fut pas copiée
directement de la partition complète de Bach…»
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
(BG)
BGA.
Jg. XXXVII (37e
année). Pages
3 à 20. Préface de Alfred Dörffel (1891). Cantates
BWV 181 à 190.
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I/ BAND 7. KANTATEN ZUM DEN SONNTAGEN SEPTUAGESIMAE UND
SEXAGESIMAE
Bärenreiter
Verlag BA 5006. 1956. 3 fac-similés.
BWV
181. Pages 135 à 154.
Avec
les cantates BWV 144, 84, 92, 18, 126.
KB
[Kritischer Bericht]. BA 5006 41. Werner Neumann. 1956-1957.
[Partition
NBA, Teldec Das
Kantatenwerk, volume
42, pages 945 à 967].
AUTRES
ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics . | Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 3. Bärenreiter TP 1283. 2007.
Serie
I. Band 7. Kantaten Septuagesime u. Sexagesime.
Herausgegeben :
Werner Neumann 1956-1957
BWV
181. Pages 133 à 154. Bärenreiter-Verlag. Kassel.
1992
BCW.
Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition PB 3031. Partition du chœur
(Chorstimmen) = ChB 2213. Orgue, chant, et clavier, copie de Max
Seiffert.
2011 :
Partition = PB 4681. Réduction chant et piano (20 pages) = EB
7181. Partition du chœur (4 pages) = ChB 4681.
CARUS.
Stuttgarter Ausgaben (Urtext). Herausgegeben : Reinhold Kubik.
Partition (Partitur), 56 pages = Carus CV 31.181/00 – Partition
d’étude (Studienpartitur) = 31.181/07 – Réduction
chant et piano (Klavierauszug) = 31.181/03. Partition du chœur
(Chorstimmen) = 31.181/05. Bach for Brass, volume II. Cantates 100 à
200 = 31.302/00. Harmonie (Harmoniestimmen) = 31.181/09 (Flûte,
hautbois, trompette). Parties séparées (5) = 31.181/11
à 15.
KALMUS
STUDY SCORES. N° 853. Volume XLIX. New
York 1968. Avec les
cantates BWV 180 à 183.
PÉRICOPE BWV 181
Dimanche
de la Sexagésime.
Festivité
en violet. 60 jours avant Pâques, le dimanche précédant
« Esto
mihi ».
Poursuite de la préparation du Carême mais aussi l’idée
du renouveau printanier. Parabole du semeur et de la moisson de la
parole divine (saint Luc 8, 4 à 15
[PBJ. 1548].
Épître
: II. Corinthiens 11, 19 à 22 et 12, 9 [PBJ. 1717 et 1718].
Paul se voit contraint de faire son propre éloge : « Vous
qui supportez volontiers les insensés, puisque vous-mêmes
vous êtes sages…mais il m’a déclaré
[Le Seigneur] : ma
grâce te suffit : car ma puissance se déploie dans
la faiblesse. C’est donc de grand cœur que je me vanterai
surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du
Christ ».
Évangile
: saint Luc 8, 4 à
15 [PBJ. 1548]. La
parabole du semeur
[renvoi à Matthieu 13, 4 à 9 [PBJ. 1474] et Marc 4, 1 à
9 [PBJ. 1508].
MISSEL
ROMAIN (Pages 366/367).
Introït.
Psaume. 43, 23 à 26 [PBJ. 842] : « Exsurge
/ Réveillez-vous ! ».
Épître :
II Corinthiens 11. 19 à 33 [PBJ. 1717 et1718]. Cette lecture
se retrouve dans les cantates BWV 126 et 181.
Graduel
: Psaume. 82. 19 et 14 [PBJ. 880].
Évangile
: saint Luc 8. 4 à 15 [PBJ. 1548]. La parabole du semeur.
Offertoire
: Psaume. 16. 6 et 7 [PBJ. 813].
Communion
: psaume. 42. 4.[PBJ. 841].
EKG.
Sexagesima.
Entrée.
Psaume 95, 7/8 [PBJ. 891] :
« Aujourd’hui
puissiez-vous écoutez sa voix…
N’endurcissez pas vos cœur comme à Meriba ».
Psaume
44 [PBJ. 841]. Lamentations. Les malheurs présents ;
protestation d’innocence et appel à l’intervention
divine. « O
Dieu, nous avons ouï de nos oreilles,
/ Nos pères nous
ont raconté /
L’œuvre que
tu fis de leurs jours…»
Cantique.
EKG 182. Es
wolle Gott uns Gnädig seine
(Martin Luther,
1524) : « Que
Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse.
Tiré du
psaume 67 [PBJ. 861].
Épître :
II Corinthiens 12. 1 à
10 [PBJ. 1718] « La
puissance de Dieu se déploie dans la faiblesse ».
Evangile
: saint Luc 8. 4 à 15 [PBJ. 1548].
EKG
243/8 « Durch
Adams Fall ».
[Même
occurrence avec les cantates BWV 126 (4 février 1725) et BWV
18].
Cette
dernière cantate aurait donc été exécutée
le même jour que BWV 18 (13 février 1724) et en ce cas
on présume que deux cultes auraient eu lieu à
Saint-Nicolas le matin et à Saint-Thomas l’après-midi...ou
avant et après le sermon [ce qui paraît « beaucoup
de musique dans ce dernier cas En 1726, le 24 février, est
jouée une cantate de Johann Ludwig Bach (JLB 4] « Darum
saët euch Gerechtigkeit ».
Aucune indication pour les autres années de Leipzig].
TEXTE BWV 181
Auteur
inconnu.
Le
texte de cette cantate [BWV 181] pourrait avoir été
emprunté à une cantate profane antérieure et
perdue.
HOFMANN :
«…On ne peut que spéculer aujourd’hui sur
quelle sorte de texte pourrait bien avoir fait partie d’un
original profane…»
LEONARD,
James [BCW] : «…texte « indigent »
d’un auteur inconnu ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 243/244] : «…Le
librettiste suit d‘assez près la parabole du semeur…
en cherchant à démontrer que seules les âmes qui
se tiennent dans le droit chemin défini par Dieu seront
fertilisés…»
NEUMANN
[ Sämtliche
von J. S. Bach vertonte Text, pages
422, 426, 512]. Fac-similé
du Leipziger Kirchen
Music (du 2e
dimanche après l’Épiphanie jusqu‘au
dimanche „Estomihi“). Leipzig 1724. Contient le texte des
cantates BWV 155, 81, 83, 144, 73, 22.
NYS,
Carl de : « Le librettiste qui n’a pas été
identifié, suit de très près le texte de Luc 8,
4 à 15 [la parabole du semeur] dont ils rappelle toutes les
images, tous les symboles. Alfred Dürr, l’un des
spécialistes qui travaillent depuis plusieurs décades à
la nouvelle édition monumentale des œuvres de Bach [la
NBA], a émis l’hypothèse que ce texte aurait pu
être adapté à une partition musicale antérieure,
celle d’une cantate profane, mais il n’apporte pas
d’arguments précis en faveur de cette thèse en
dehors de la particularité du chœur final. Il faut
cependant reconnaître que c’est bien le type de musique
qui se prête aux parodies …il s’agit
effectivement d’une réutilisation musicale ».
WIJNEN :
«…La cantate évoque la parabole du semeur plus ou
moins à chaque page de la partition…»
NEUMANN :
« Outre le texte de la cantate BWV 181, l’imprimé
original comporte également celui de la cantate BWV 144…»
GÉNÉRALITÉS
BWV 181
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, page 618] :
« Le choral est une composante quasi obligée de la
Kirchen-musik
de Bach. Si l’on considère tout ensemble, tant le choral
harmonisé à quatre parties que son élaboration
contrapuntique (Choralbearbeitung),
quatorze seulement, parmi toutes les cantates que nous connaissons,
se trouvent privées de l’apport de cet élément :
BWV 34, 35, 54, 63, 82, 134, 150, 152, 170, 172, 181, 191, 193, 196…»
HOFMANN :
«…Bach estimait tant cette cantate sacrée qu’il
la répété d’autres années. Il ne
semble pas avoir été satisfait de la forme qu’elle
avait en 1724 cependant et, pour l’exécution en 1745, il
ajouta une flûte à bec et un hautbois pour enrichir
l’écriture pour cordes de nouvelles couleurs tonales ».
LEMAÎTRE :
« Pas de choral, suite de couples récitatif-air se
terminant par un chœur sur un texte de libre invention. C’est
là une structure que l’on relève dans les
cantates BWV 134, 173 et 184 qui sont trois cantates parodies ».
WHITTAKER :
La source est possiblement tirée d’une cantate profane
perdue.
DISTRIBUTION
BWV 181
NEUMANN.
Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Hohe
Trompete (D) ; Querflöte, Oboe ; Streicher, B.c.
SCHMIEDER.
Soli : S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Flauto tra.;Oboe;
Tromba; Viol. I, II; Vla.; Continuo.
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 391 à
394] : « Dans la version de 1724, l’effectif ne
comprend ni la flûte ni le hautbois. Ceux-ci ont été
ajoutés par Bach pour des exécutions ultérieures…Dans
cinq numéros de la partition, trois ne requièrent que
le continuo dans l’état actuel [2011] des connaissances,
mais l’aria de ténor n° 3 n’est assurément
parvenue que fragmentairement, et il y manque sans doute une partie
instrumentale, celle du violon ou d’un hautbois concertant.
Ajoutés ultérieurement pour colorer le premier et le
dernier morceau , le traverso [flûte] et le hautbois
doublent la plupart du temps la partie de premier violon…»
WOLFF :
«…plus tard, pour réexécuter la cantate
(1743-1746) que Bach ajoutera une flûte traversière et
un hautbois. La version de Ton Koopman propose les deux versions des
mouvements [1] et [5] ».
APERÇU BWV 181
1]
ARIE BAß. BWV 181/1
LEICHTGESINNTE
FLATTERGEISTER
/
RAUBEN
SICH DES WORTES
KRAFT.
| BELIAL
MIT SEINEN KINDERN
/ SUCHET
OHNEDEM ZU HINDERN, / DAß
ES KEINEN NUTZEN
SCHAFFT.
Les
esprits volages et insouciants / se privent de la force du Verbe. /
Bélial et ses enfants / essaient en outre à empêcher
/ qu’il soit utile.
Luc
8, 15 [PBJ. 1548] : La parabole du semeur… «
Le semeur est sorti
pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est
tombée au bord du chemin ; on l’a foulé aux
pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé…»
Mi
mineur (e-moll), 71 mesures, C
BGA.
Jg. XXXVII. Pages 3 à 8 | Cantate
am Sonntage Sexagesimae.
| ARIE. (Vivace).
| Flauto traverso; | Oboe. | Violino I. | Violino II. | Viola. |
Basso. | Continuo. (staccato).
NEUMANN.Forme
A B A‘ B‘ (avec ritournelle). Flûte à bec,
hautbois, cordes, Basse et basse continue.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, pages
323/324] : «…L’œuvre débute par
une brillante aria de basse, avec les instruments « détachés »
(mais, en 1724, l’effectif instrumental ne comprenait ni flûte
traversière ni hautbois, rajoutés par la suite pour une
autre exécution de cette œuvre) et à la forme
insolite (ABA’ B’) ; mais chacun des quatre membres
est calculé de manière à donner des longueurs
uniformes, 12 mesures pour chacun des trois derniers, cependant que
le premier est de 18 mesures (soit une fois et demie), avec une
introduction et un épilogue de 8 mesures…»
BOMBA :
«…La figuration légère, pétillante,
rhétorique convertit en musique presque mot pour mot le vers
introductif ; on pourrait être ici en présence d’un
air bouffon d’un opéra comique du début du XIXème
siècle ! … Il est conseillé de suivre
le texte biblique en écoutant cette cantate, car les
mouvements suivants ont aussi recours aux images choisies dans
l’évangile ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 391 à
394] : «…La structure de ce premier air n’est
pas tripartite, mais compte quatre sections parfaitement équilibrées,
avec reprises variées des deux premières, selon un
schéma ABA’ B’ avec ritournelle ».
GARDINER :
«…On ne peut que s’émerveiller devant la
manière dont Bach restitue les détails de la parabole…
ligne mélodique fragmentée et rehaussée de
trilles, articulation légère et staccato sur tempo
« vivace »… tout cela les mouvements
nerveux, par à coup, des oiseaux voleurs de graines…
Unique air… en terme de technique…ce qui commence tel
un da capo adapté à la première section,
bifurque seulement après quatre mesures, transformé en
une reprise modifiée de la section B … sur « Belial
mit seinen Kindern »,
en lieu et place des paroles d’introduction…»
HOFMANN :
« L’aria d’ouverture où les
« Leichtgesinnte
Flattergeister - Les
esprits volages »
sont caractérisés avec tant d’effet et de
vivacité par des gestes musicaux fugaces, semblerait devoir
son emploi de métaphores… à une sorte de parodie
originale de la période de Köthen…»
LEMAÎTRE :
« Forme A-B-A’B’. Le staccato des instruments
traduit la légèreté. Il faut noter que la flûte
traversière ou le hautbois que l’on peut entendre, ici
[1] ,comme dans le chœur final [6], n’appartenaient pas à
la création. Ils ont rejoint les violons lors d’une
reprise de l’ouvrage ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 243/244] : « le morceau, sur un rythme allègre
combiné avec un constant staccato instrumental, de forme
quadripartite (A-B-A’-B’) traduit parfaitement ce
caractère volage et ce, dès la ritournelle d’entrée…»
MARCHAND :
« L’une des 44 cantates dont le mouvement
d’ouverture [1] correspond exactement au nombre d’or (1,
618).
NYS,
Carl de [Manfred Schreier] : «…Il est évident
que les « esprits volages et légers » du
livret sont admirablement représentés en musique par la
structure et la sonorité de la première aria…
les staccati rapides des instruments sont particulièrement
représentatifs… c’est d’ailleurs le motif
initial en doubles croches et croches lourées qui domine toute
cette aria. Manfred Schreier relève même que c’est
sans doute un des mouvements monothématiques les plus
concentrés de toute l’œuvre de Bach… Il est
intéressant aussi d’observer les moyens musicaux par
lesquels le compositeur traduit Bélial,
les puissances du mal : il n’y a que superpositions
inattendues ou détournements des principes de structure ».
SCHWEITZER
[J. S. Bach | Le
musicien-poète.
Page 163 : «…Intensité d’imagination
de Bach… Le sujet [de la cantate] est la parabole du semeur,
laquelle nous montre les oiseaux du ciel venant picorer la semence.
Bach évoque la vision d’une bande de corbeaux qui
s’abattent sur le champ ensemencé ; on croit voir
un oiseau qui bat des ailes en touchant le sol de ses pattes
allongées » [+ Exemple musical].
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
tome II, pages 416/417] : L’aria de basse du début
montre la total folie des semeurs qui laissent s’envoler au
vent la parole divine est une composition tout à fait
caractéristique et originale…»
SUZUKI :
« …gardant en mémoire que les parties de
flûtes et de hautbois sont de la main même de Bach et que
l’image propre de Bach de l’œuvre incluait ces deux
instruments, il semble justifiable de les inclure dans toute
exécution de cette œuvre ».
WIJNEN :
«…La musique semble aussi légère que les
mots « Leichtgesinnte
Flattergeister – esprits volages …Bach
souhaitait-il figurer les oiseaux dont parle la parabole ;
toujours est-il que le discours volette dans tous les sens…
accents sombres sur le mot « Belial»
2]
REZITATIV ALT. BWV 181/2
O
UNGLÜCKSELGER STAND
VERKEHRTER SEELEN,
/ SO
GLEICHSAM AN DEM WEGE
SIND ; / UND
WER WILL DOCH / DES
SATANS
LIST
ERZÄHLEN, / WENN
ER DAS WORT
DEM HERZEN
RAUBT, / DAS,
AM VERSTANDE
BLIND, / DEN
SCHADEN
NICHT VERSTEHT
NOCH GLAUBT. | Arioso : ES
WERDEN FELSENHERZEN,
/ SO
BOSHAFT WIDERSTEHN, / IHR
EIGEN HEIL
VERSCHERZEN / UND
EINST ZUGRUNDE GEHN. / ES
WIRKT JA CHRISTI
LEZTES WORT,
/ DAß
FELSEN
SELBST
ZERSPRINGEN; / DES
ENGELS
HAND
BEWEGT DES GRABES
STEIN, / JA,
MOSIS
STAB
KANN DORT / AUS
EINEM BERGE
WASSER
BRINGEN. / WILLST
DU, O HERZ,
NOCH HÄRTER SEIN ?
Ô
situation funeste des âmes égarées / qui se
trouvent en quelque sorte au long du chemin ; / Qui pourra
parler de la ruse de Satan / s’il lui dérobe le verbe de
son cœur / qu’il ne comprend plus ni ne croît le
préjudice dont il est victime, / sa raison étant
aveuglée. / Ces cœurs se transforment en pierre, /
opposent une résistance acharnée, / perdent leur propre
salut / et courent à leur perte un jour. / L’ultime
parole du Christ n’a-t-elle pas la force / de faire éclater
même les rochers, / la main de l’ange roula la pierre du
tombeau, / oui, le bâton de Moïse fut en mesure de / faire
jaillir l’eau de la montagne. / Veux-tu, ô cœur,
être encore plus dur ?
Exode
17, 5 et 6 [PBJ. 103] . L’eau jaillie du rocher. Dans la
cantate : « Le
bâton de Moïse fut en mesure de / faire jaillir l’eau
de la montagne ».
Varia avec « Les « Nombres 20, 1 à 6
[PBJ. 210]. Les eaux de Meriba.
Mi
mineur (e-moll) si mineur (h-moll), 22 mesures, C
BGA.
Jg. XXXVII. Page 9 | RECITATIV. | Alto. | Continuo.
NEUMANN.
Secco. Mesure 9 à 22, arioso (andante) sur les paroles « Es
werden Felsenherzen…»
BOMBA :
«…Dans le récitatif, les mots comme « acharnée »
ou « éclater
les rochers »
ont incité Bach à les illustrer en arioso…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 381 à
394] : « Commençant secco, ce récitatif
se poursuit en arioso à partir de l’évocation des
cœurs de pierre… C’est à l’aide de
son bâton que Moïse fit jaillir une source d’un
rocher durant la marche au désert … le continuo s’anime
en petites figures de triples croches descendant sur deux octaves par
bonds saccadés, sans doute figuration du rocher qui se brise
pour faire jaillir l’eau de la montagne. Conclusion très
endolorie de chromatismes ».
CROUCH :
«…Ce récitatif possède une ressemblance
dans son thème avec celui de la fugue pour orgue BWV 541…»
GARDINER :
«…l’arioso s’achève sur une descente
délicieusement enjouée du continuo pour décrire
avec quelle aisance l’ange fait rouler la pierre qui refermait
le tombeau du Christ…» [ ?]
PIRRO
: [L’esthétique
de Jean-Sébastien Bach – Formation des motifs, pages
59/60] : « Le motif paraît lorsque Bach veut appuyer
sur un mot qui contient quelque chose d’excessif. Ainsi, quand
il parle d’un désir ardent (Renvoi à BWB 154/2) ,
quand il parle d’un fait extraordinaire, comme de la rupture
subite des rochers eux-mêmes [+ Exemple musical sur les mots
« Das Felsen
selbst zerspringen »,,
BG. XXXVII, page 9].
page
73] : «…Bach a toujours usé avec intention
des motifs formés ainsi de sons voisin. Il les associe
constamment à des paroles de signification douloureuse…
Nous trouvons le même motif précédé d’un
grand intervalle montant, semblable à une effusion plaintive
de la voix. Bach le fait entendre quand le texte évoque l’idée
de tristesse … » [+ Exemple musical BGA. XXXII,
page 64, sur les mots « den
Schaden nicht versteht »].
Renvois aux cantates BWV 73/4 et 72/1.
[Le
commentaire de l’accompagnement instrumental,
pages 184/185] : « La basse continue : figure
pour traduire des idées de violence [renvois aux cantate BWV
90, 57 et 20], une image analogue représente l’éclatement
et la chute des rochers [+ Exemple musical, BG XXXVII, page 9].
SCHWEITZER
[J. S. Bach | Le
musicien-poète.
Page 163 : «…le thème de l’air
représente, par les staccati de la basse, les épines et
les ronces dont parle cette parabole… » [du
semeur].
WIJNEN :
«…Beau récit d’alto chargé de
dissonances et d’enchaînements harmoniques délibérément
incongrus, représentant les nombreux obstacles semés
sur le chemin vers le Christ
[La
fin du texte du récitatif montre Moïse faisant jaillir
l’eau depuis le rocher et ceci est représenté par
la ligne fluide de la partie vocale, à la mesure 20
3]
ARIE TENOR. BWV 181/3
DER
SCHÄDLICHEN DORNEN
UNENDLICHE ZAHL, / DIE
SORGEN
DER WOLLUST,
DIE SCHÄTZE
ZU MEHREN,
/ DIE
WERDEN DAS FEUER
DER HÖLLISCHEN QUAL
/ IN
EWIGKEIT
NÄHREN.
Les
innombrables épines malfaisantes, / les soucis de la luxure,
les efforts réalisés pour multiplier les richesses /
nourriront éternellement / les flammes du supplice des enfers
[Variante Teldec: « le feu du supplice infernal »].
Peut-être
une référence à la deuxième Épître
de Paul au Corinthiens 12, 7 [PBJ. 1718] : «…il
m’a été mis une écharde en la chair, un
ange de Satan chargé de me souffleter… »]
Si
mineur (h-moll), 154 mesures, 3/8
BGA.
Jg. XXXVII. Pages 10 à 12 | ARIE. | Tenore. | Continuo. (piano
e staccato per tutti).
NEUMANN.
Partie en trio . Violine, Tenor, B.c. (Violine perdu). Forme
bipartite.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, pages
323/324] : «…l’aria portant dans le continuo
l’indication « piano
e staccato per tutti »,
nous est parvenue mutilée : non seulement cette page
devait comporter 33 mesures initiales manquantes mais encore
prévoyait-elle – comme l’a démontré
Dürr qui l’a reconstitué (1960) – une partie
de violon concertant…»
BOMBA :
«… Les épines malfaisantes, dont leur nombre
infini pique dans le continuo, pour la résistance opiniâtre
de la voix chantée qui exprime les « flammes des
supplices de l’enfer… en vocalises virtuoses et pour la
nourriture « éternellement » en notes
tenues. La voix instrumentale solo absente, qui était
probablement un violon, sera remplacée dans cet enregistrement
[Helmuth Rilling] par une partie de continuo richement figurée ».
BOYER
[ Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
Page 304] : «
Dans sa version de la cantate BWV 181, Ton Koopman a reconstitué
une partie de hautbois pour l’aria de ténor ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 381 à
394] : « La cantate n’est connue que par ses parties
séparées… or il manque manifestement l’une
de ces parties séparées, au moins pour cet air dont la
longue introduction de trente-trois mesures n’est assurée
que par la basse continue… Selon Alfred Dürr…
cette partie pourrait être celle d’un violon solo
(reconstitution de ce mouvement également par Alfred Dürr
et Ton Koopman…)
HOFMANN :
«…Il se pourrait que l’aria de ténor qui se
trouve au milieu de la cantate provienne aussi de quelque pièce
inconnue de musique cérémonielle de Köthen.
Différents mots dans le texte sont nettement soulignés
dans la partie vocale, soit par du chant virtuose de coloratura
(« mehren », « Feuer »),
soit par leur immédiateté picturale (la longue note
pour « ewigkeit »), soit par leurs
harmonies expressives (« Qual »)…»
« …Il est regrettable que la partie originale du
violon solo de cette aria n’ait pas survécu et nous
devons nous contenter d’une reconstruction…»
LEMAÎTRE :
« L’air de ténor… est a priori
incomplet puisque manquent une partie de violon obligé ainsi
qu’une introduction. Cette page fut néanmoins
reconstituée par Alfred Dürr en 1960 ».
MACIA
[Tout Bach, pages 243/244] : «…l’aria
était prévue avec une partie de violon solo concertant,
hélas perdue. Les interprètes modernes la reconstituent
souvent à partir d’une basse continue très
active. Dans ce morceau vivace en si mineur, le ténor décrit
les ronces des bas-côtés du chemin…»
MINCHAM
[BCW] : « Il est clairement apparent que la partie
d’obbligato est manquante. Alfred Dürr [pour qui le manque
de la partie obligée est un problème majeur] a suggéré
que ce pourrait être un violon alors que Ton Koopman dans sa
révision et dans l’enregistrement de cette aria a
utilisé le hautbois. Pour une exécution ultérieure
[1743-1746 ?] Bach a ajouté les instruments à vent
et Koopman a enregistré ainsi les deux versions… »
NYS,
Carl de [Manfred Schreier] : «…Alfred Dürr a
pu démontrer avec une très grande vraisemblance que la
conception originale comportait encore un violon soliste : les
indications qui permettent d’en avoir la certitude sont
cependant trop vagues pour que cette partie puisse être
reconstruite d’une manière que l’on peut
honnêtement considérer comme proche de la réalité…[cette
hypothèse n’a pas prévalu dans l’enregistrement
d’Helmuth Rilling qui s’en est tenu à la simple
basse continue]… richesse symbolique du langage musical avec
les mots « Ewigkeit »,
« unendliche
Zahl ».
SUZUKI :
«…La partie de continuo qui a survécu consiste
d’abord en figures d’accompagnement avec un grand nombre
de silences et presque pas d’éléments mélodiques.
Il semble ainsi possible qu’une partie obligée ait
existé. Considérant les instruments requis dans cette
cantate, la flûte, le hautbois et la trompette sont des
candidats pour ce rôle… cependant les parties de flûte
et de hautbois ont été ajoutées plus tard et il
est très exceptionnel que la trompette soit employée
comme instrument obligé dans une aria. Il est ainsi presque
certain que le violon était la partie obligée dans
cette pièce. Cela voudrait dire que la partie de premier
violon renfermant l’obbligato
aurait été perdue. Les figures écrites dans la
partie de continuo fournissent un indice important pour la
restauration de la partie obligée de violon…»
WOLFF :
« …La partition originale ayant été
perdue, reconstitution [ton Koopman] de la partie instrumentale
obbligato ».
[Longs
mélismes aux mesures 117 à 122 sur le mot « Feuer »
et aux mesures 131 à 139 sur « nähren »].
4]
REZITATIV SOPRAN. BWV 18/4
VON
DIESEN WIRD DIE KRAFT
ERSTICKT, / DER
EDLE SAME
LIEGT VERGEBENS, / WER
SICH NICHT RECHT IM GEISTE
SCHICKT, / SEIN
HERZ BEZEITEN / ZUM
GUTEN LANDE
ZU BEREITEN, / DAß
UNSER HERZ
DIE SÜßIGKEITEN
SCHMECKET, / SO
UNS DIES WORT
ENTDECKET, / DIE
KRÄFTE
DIESES UND DES KÜNFTGEN LEBENS.
La
force de ces flammes sera ainsi étouffée [Variante
Teldec: « la force en est jugulée »], /
la noble semence est semée en pure perte / si en pensée
on ne se dispose pas à temps, / la noble semence reposera en
vain. / Celui qui ne prépare pas à temps en esprit /
son cœur / à la bonne terre / afin que notre cœur
goûte les douceurs, / que cette parole nous fait découvrir
/ les forces de cette vie actuelle et de la vie future.
Ré
majeur (D-Dur) – Ré majeur (D-Dur), 9 mesures, C
BGA.
Jg. XXXVII. Page 12 | RECITATIV. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN.
Rezitativ secco. Sopran.
WHITTAKER :
Le texte de ce récitatif secco pour soprano est une possible
référence à la Seconde Épître aux
Corinthien 11, 19 [PBJ. 1717] et 12, 9 [PBJ. XI
WIJNEN :
«…comme souvent des triolets figurent les flammes…»
5]
CHORSATZ. BWV 181/5
LAß,
HÖCHSTER,
UNS ZU ALLEN ZEITEN
/ DES
HERZENS
TROST,
DEIN HEILIG WORT.
| DU
KANNST NACH DEINER ALLMACHTSHAND
/ ALLEIN
EIN FRUCHTBAR GUTES LAND
/ IN
UNSERN HERZEN
ZUBEREITEN.
Dieu
suprême, qui console / en tout temps notre cœur, laisse
agir ta sainte parole » [variante : accorde-nous en
tout temps / le réconfort du cœur, ta parole sainte]. /
Toi seul, tu peux de ta main toute puissante / prépare une
bonne terre fertile / dans nos cœurs.
Ré
majeur (D-Dur), 106 mesures, C
BGA.
Jg. XXXVII. Pages 13 à 20 | CHOR. | Tromba | Flauto. | Oboe. |
Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. |
Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Ensemble des instrument. Forme da capo (avec reprise jusqu’à
« dein
heilig Wort). A :
Chœur fugué, Solochor – Tuttichor » B :
Duo soprano et alto (avec la basse continue).
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, pages
323/324] : «…une formule que nous retrouverons dans
trois autres exemples qui se rapportent tous à des
cantates-parodies (BWV, 134, 173, 184) et sont tous relatifs à
la dernière phase de la première « année.
Cette formule consiste à placer en conclusion de la cantate un
large chœur (et non pas un choral) sur un texte libre (et non
pas basé sur des versets bibliques… large chorus, c’est
le terme latin, employé par Bach) dans la forme avec da
capo, une section
initiale (et terminale) dans le style d’une fugue, avec un
effectif instrumental enrichi d’une trompette et une section
centrale confiée en manière de duo aux seules voix
féminines avec le soutien du continuo »). »
BOMBA :
«…un chœur final exubérant et rempli de
cris d’allégresse prend la relève. L’effectif
au complet, solennel (à noter la présence de la
trompette) donne à croire que cette cantate était
destinée à une occasion profane tout comme l’alternance
entre les tutti et soli ainsi que l’ensemble du caractère
de ce morceau rappelant plutôt une sérénade de
Nouvel An ou d’anniversaire… évoquant aussi la
Cantate du café BWV 211… »
BOYER
[ Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
Page 304] : «
Forme da
capo. A : Type de fugue avec doublures instrumentales - B : Duo
soprano et alto avec accompagnement de tous les instruments ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, pages 391 à
394] : «… morceau de conclusion, le plus
développé de toute l’œuvre. En style
concertant, dans le ton de ré majeur, avec une importante
partie de trompette qui ne cesse de jubiler, il contraste tant avec
ce qui précède… qu’il paraît bien
une pièce rapportée… La structure suit une coupe
ABA avec ritournelle. Les quatre voix interviennent dans la première
section A, en style fugué, tandis que la section médiane
(B) d’un caractère intime et effusif, n’est
dévolue qu’au soprano et à l’alto,
procédant en imitations sur le seul soutien du continuo ».
GARDINER :
«…la parole de Dieu qui prépare le terrain fécond
dans le cœur du croyant est célébrée dans
le mouvement final par toutes les forces [instrumentales et vocales]
réunies ».
HOFMANN :
« Il est bien évident que le dernier mouvement de
cette cantate est une parodie. La frappante structure de duo –
surtout de la section du milieu du chœur final, mais jusqu’à
un certain point aussi les sections extérieures –
rappelle beaucoup les cantates de cour « de félicitation »
pour anniversaire de naissance de princes et autres choses
semblables, datant de sa période de Kapellmeister de la cour à
Köthen (1717-1723), qui avait tendance à se terminer par
un duo. De même l’emploi d’une trompette –comme
instrument de majesté – pointe dans la même
direction…»
LEMAÎTRE :
«… Deux épisodes fugués entourent la
section médiane de ce da capo qui délaisse les
instruments hormis le continuo et s’organise comme un duo pour
les registres de soprano et d’alto ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 243/244] : « Plusieurs indices laissent penser
que cette Kirchenmusik parodie une cantate ou plusieurs morceaux de
diverses cantates profanes. Le fait qu’il n’y est pas de
choral en est un… De plus, le chœur final a bien
l’allure d’une musique de félicitations ou
d’anniversaire, avec sa trompette et sa partie centrale en
forme de duo. Le style des deux arias [1] et [3] peut aussi indiquer
une origine profane…chœur final avec tout l’orchestre
rehaussé d’une trompette… La partie centrale est
un duo pour les sopranos et les altos accompagnées simplement
par la basse continue. Lors de la création, en 1724, Bach
n’avait prévu dans son orchestre que les cordes ainsi
que la trompette du chœur final. C’est lors d’une
reprise de la cantate dans les années 1740 qu’il y jouta
flûte et hautbois, version adoptée aujourd’hui par
les interprètes ».
NYS,
Carl de [Manfred Schreier] : «…La cantate ne se
termine pas par le choral traditionnel mais par un grand chœur
avec trompette aiguë, flûte, hautbois et orchestre à
cordes, composé d’une séquence fuguée et
d’un duo pour les deux parties supérieures du chœur ;
s’il est certain que l’atmosphère éclatante
convient parfaitement au texte chanté, à son climat
général, on se rend compte pourtant que la structure
précise de cette page a dû être inspirée
par un texte différent ».
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
tome II, pages 416/417] : « Un chœur dans la
manière d’une aria « à
l’Italienne » Une fugue, au sujet simple et
classique, vraisemblablement issu d’une œuvre profane ».
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Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982. ZK 63. Pages 131/132.
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 181
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
Six
références (Aryeh Oron, février 2001 - juin
2010).
Exemples
musicaux. Aryeh Oron (avril 2003 - janvier 2005).
4]
GARDINER (volume 20). Monteverdi Choir / English Baroque Soloists.
Soprano : Angharad Gruffydd, Jones. Alto : Tyson, Robin. Ténor :
James Gilchrist. Basse : Stephan Loges. Bach Cantata Pilgrimage,
Southern Minster (GB), 27 février 2000. Durée :
11’54.
CD Soli Deo Gloria (SDG) 153. Distribution en France,
mars 2009. Avec les cantates BWV 18 et 126
3]
KOOPMAN. The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano : Lisa
Larson. Alto : Elisabeth Magnus. Ténor : Gerd Türk. Basse
:
Klaus
Mertens.
Walsee Kerk, Amsterdam (NL), Septembre et octobre 1997. Durée
: 13’43
CD
Erato 3984 - 23141-2. 1998. Reprise Antoine Marchand Challenge
Classic.
En
appendix, la variante primitive sans la flûte traversière
et le hautbois. Avec les cantates BWV 147 et 173
2]
LEONHARDT. Knabenchor Hannover. Collegium Vocale (Ph. Herreweghe).
Leonhardt-Consort.1988. Durée: 13’35
Disque
Teldec 6.35799-00-501-503 (SKW 42/1-2). Das
Kantatenwerk, volume
42
CD
Teldec (D). 450991763 2. Das Kantatenwerk, volume 42. Coffret de six
CD avec les cantates BWV 163 à 182
CD
Teldec
242 738-2
8.35799 ZK. Das
Kantatenwerk,
volume 42. 1988
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 4. Coffret, 15 CD Teldec. Sept. 1999. Cantates BWV
150-159. BWV 161-188. BWV 192 et 194-199
Reprise
CD Warner Classics 8573-81156-5.
Intégrale en
CD séparés, volume 54. 2007. Avec les cantates BWV 180
et BWV 182
5]
LEUSINK. Holland
Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Eglise Saint-Nicolas. Elburg
(NL). Juin et juillet 2000
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classics, volume 21. Cantates, volume 12.
Durée : 14’40
Bach
Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV - 93102 26/102. Avec les
cantates BWV 147 et 66
1]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart.
Soprano : Arleen Auger. Altos : Gabriele Schnaut [mvt. 2] et Gabriele Schreckenbach
[mvt. 5] Ténor : Kurt Equiluz. Basse : Niklaus Tüller.
Stuttgart, janvier, février 1972, février 1982. Durée
: 17’46
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag Classic.
Laudate 98673. Avec la cantate BWV 94
Disque
Erato STU 70938. Les
grandes cantates. Volume
5. 1976. Avec la cantate BWV 94
CD
Die
Bach Kantate
(volume 27). Hänssler Classic. Laudate 98878. 1982. Avec les
cantates BWV 126, 127
[Sauf
erreur, le cinquième mouvement [5] a connu un nouvel
enregistrement en février 1982].
CD
Hänssler edition bachakademie
(volume 54). Hänssler-Verlag 92.054. 200.0
Avec les cantates BWV 126, 127
6]
SUZUKI (volume17). Bach Collegium Japan.
Soprano : Yukari Nonoshita. Contre-ténor : Robin Blaze. Ténor
: Gerd Türck. Basse : Peter
Kooy.
Kobe Shoin Women’s University Chapel. Japan. 10 et 11 puis 13
et 15 mars 2001. Durée : 12’38
CD
BIS 1221. Avec les cantates BWV 153, 154, 73 et 144
Masaaki
Suzuki a reconstruit personnellement, la partie de violon
« obbligato »
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 181
Aucun enregistrement.
C.
Role. Mars 2011
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