AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes, des notes (essentiellement
de langue française),
voire des critiques discographiques souvent introuvables ou
difficilement accessibles aujourd’hui (2011). Le but est de
donner à lire un ensemble cohérent d’informations
et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un
panorama élargi et espéré parfois inédit
de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les
quelques interventions « CR » identifiées
par des parenthèses [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= la majeur
(B)
= si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG
= Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig,
1851-1899). J. S. Bach
Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= ut majeur. (c) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur – (d) = ré mineur
(E)
= (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= fa
(G)
= Sol majeur. (g) = sol mineur
GB
= Grande Bretagne / Angleterre
(H)
= si
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
Ost
= Original Stimmen
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident »
remarquable.
DATATION BWV 122
Leipzig,
le dimanche 31 décembre 1724.
DÜRR :
Chronologie 1724-1725 : BWV 91 (25 décembre) – BWV
232 (Sanctus ? 25 décembre) – BWV 121 (26 décembre)
– BWV 133 (27 décembre). 1725 : BWV 41 (1er
janvier) – BWV 123 (6 janvier) – BWV 3 (14 janvier).
HERZ :
31 décembre 1723. Ancienne datation vers 1742.
HIRSCH
: Classement CN 106 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). Choral-Kantaten. Jahrgang
II. Période allant du 11 juin 1724 au 27 mai 1725. C’est
l’année de la Passion
selon Saint-Jean (30
mars 1725).
SCHMIEDER,
SCHWEITZER, SPITTA, WHITTAKER : vers 1742, 1745.
SOURCES BWV 122
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
P
868 M. Berlin Deutsche
Staatsbibliothek [BB/SPK P 868]. Anciennement à la Marburg,
Staatsbibliothek (anciennement à Berlin-Est) puis
Berlin-Dahlem.
BGA. (Alfred
Dörffel, 1878) : Partition ayant appartenu au chanteur Joseph
Hauser de Karlsruhe.
Titre
autographe pris à la première page de la partition :
« J.J. Doica
post Nativit Xsti | Das Neügebohrne Kindelein ».
Autre titre sur une feuille séparée, de la main de
Johann Andreas Kuhnau [né
en 1703 – mort ? neveux ou petit-fils du cantor Johann Kuhnau,
présent à Leipzig à partir du 7 février
1723] : „Domin.
Post; Nativit: Christi | Das neugebohrne Kindelein | 4 Voci | 3
Hautbois, 2 Violini | Viola |con | Continuo | Del Sign. J: S. Bach“
A la fin, le classique « Fine
SDG ».
BRAATZ
[BCW / Provenance,
31 décembre 2001] : « La partition autographe
(+ 3 parties supplémentaires, doubles du set d’origine),
fit partie de l’héritage de Wilhelm Friedemann Bach. Il
est possible, éventuellement qu’elle ait été
transmise à sa sœur, Elisabeth Juliana Frederika [mariée
avec l’élève devenu le gendre de Bach, Johann
Christoph Altnikol (1720-1759)…
Transmission
[?] à Christian Friedrich Penzel (1737-1801) qui la lègue
à son neveu, Johann Gottlob Schuster (1765-1839) qui la
rétrocède à Franz Hauser (1794-1870),
collectionneur de manuscrits. En 1904, l’autographe entre dans
les collections de la Preußicher Kultur Besitz Staatsbibliothek
Berlin [SPK P 868]. Manquent dans la description des instruments [de
la main de J.A. Kuhnau] les trois flûtes prescrites dans le
mouvement [3]. Ces parties ont été vraisemblablement
substituées dans le mouvement [3] aux cordes, hautbois et
viola d’origine jouant à l’octave plus bas… ».
SCHMIEDER
: Partition et parties séparées (Vl. I, II, continuo) =
10 feuilles et 18 pages de muusique en double. Titre non autographe à
la couverture
SPITTA
: «…The « Half Moon Watermark »
(filigrane représentant une demie lune) sur la première
moitié de la feuille (l’autre demeurant en blanc) est
caractéristique d’un grand nombre de cantates de la
dernière partie des oeuvres de Bach”. [les cantates
chorals]
[Suit
une série de 31 cantates (datées vers 1730-1735) dont
la cantate BWV 122].
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St
Thom L. Thomasschule
zZ Bach-Archiv Leipzig.
St
391 M. Précédemment
à la Marburg, Staatsbibliothek, et depuis à
Berlin-Dahlem puis Berlin Deutsche Staatsbibliothek.
BRAATZ
[BCW / Provenance, 31 décembre 2001] : « Le
set des parties séparées est revenu à Anna
Magdalena, la veuve de Jean-Sébastien Bach puis fut transmis à
l’École Saint-Thomas ; de nos jours, ces parties
sont conservées aux Bach-Archiv Leipzig.
HERZ :
Copistes : Johann Andreas Kuhnau né
en 1703 – mort ? (neveux ou petit-fils du cantor Johann Kuhnau
qui précéda Bach à Saint-Thomas à Leipzig
à partir du 7 février 1723)
et un autre copiste inconnu classé « K4 ».
SCHMIEDER :
Une copie des parties séparées (Stimmen) (partiellement
révisées) à Leipzig, à la Thomasschule.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
(BG)
BGA
XXVI (26e
année). Page
23 à 40. Préface d’Alfred Dörffel (1878).
Cantates BWV 121 à 130.
[Partition
de la BGA dans l’enregistrement Teldec / Harnoncourt, volume
30. 1982].
NOUVELLE
ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE = NBA
KANTATEN
SERIE I / BAND 32.
KANTATEN ZUM SONNTAG NACH WEINACHTEN
Bärenreiter
Verlag BA 5094. Klaus
Hoffmann. 2000.
BWV
152, 122 et 28.
Faksimile
: BWV 152, 122 et 28.
Herausgegeben
: Klaus Hofman. 2000
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5094. 2000 Klaus Hofman.
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics. | Bach | Bärenreiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 2.
Bärenreiter TP 1282. 2007.
Serie
I. Band 3/2. Kantaten
zum
Sonntag nach Weihnachten.
Faksimile
: BWV 152, 122 et 28.
Herausgegeben
: Klaus Hofman. 2000
BWV
122. Pages 51 à 72. Bärenreiter-Verlag. 2000.
BCW.
Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition
PB 2972. Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 2134. Orgue et
continuo (révision de Max Seiffert) = OB 1997. Partition du
chœur (8 pages) = EB 7122.
2011 :
Partition = PB 4622. Réduction chant et piano (24 pages) = EB
7122. Partition du chœur (8 pages) = ChB 4622.
CARUS-AUSGABEN.
Stuttgarter Bach-Ausgaben. Partition (pages) = Carus 31.122/00. Pas
d’édition partielle disponible (janvier 2011).
KALMUS
STUDY SCORE. N° 839. Volume XXXV. New York. 1968. Avec les
cantates BWV 121 à 125.
PÉRICOPE
BWV 122
Octave
de Noël. Premier dimanche après Noël. Le salut
s’opère au cœur de la nuit dans le calme et dans
la paix (Introït).
MISSEL
ROMAIN.
Introït.
Livre de la Sagesse 18, 14 et 15 [PBJ. 1025] et psaume 93 [PBJ. 889]
: « Dominus
regnavit – Le
Seigneur est roi »
Psaume
93 (Dominus regnavit),
chanté à laudes le dimanche [PBJ. 889].
Épître
aux Galates, 4, 1 à 7 [PBJ. 1723]. De la filiation divine.
Psaume
45, 2 et 3 [PBJ. 842-843]. Épithalame royal.
Évangile
: saint Luc, 2, 33 à 40 [PBJ. 1537]. Le Nunc
dimitis suivi de la
Prophéties de
Siméon et de la prophétesse Anne.
EKG.
Sonntag nach Weihnachten (Dimanche après Noël ).
Entrée:
saint Luc 2, 29 et 30 [PBJ. 1537]. Le « Nunc
Dimittis » :
Maintenant, Ô
Maître, tu peux selon ta parole, laisser ton serviteur s’en
aller en paix…»
Psaume
93 [PBJ. 889]. Le Dieu de majesté.
Cantique EKG
17 : « Vom
Himmel kam der Engel Schar ».
Martin Luther 1539-1543.
Épître
: Épîtres aux Galates, 4, 1 à 7 [PBJ. 1723]. De
la filiation divine. Renvoi aux cantates BWV 122 et 152.
Évangile
: saint Luc, 2, 33 à 40 [PBJ. 1537]. Suite du Nunc
dimitis et prophétie
d’Anne.
[Dans
une production globale estimée à quelques trois cents
cantates, le nombre de celles écrites pour la célébration
du dimanche dans l’octave de Noël est modeste, pas plus de
trois. Ce sont les cantates BWV 152 (Weimar, 1714), BWV 122 (Jahrgang
II), du 31 décembre 1724 et BWV 28 (Jahrgang III) du 30
décembre 1725.
SCHREIER,
Manfred : «… les relations entre le texte de la
cantate et les péricopes du jour sont à peine
déchiffrables
TEXTE BWV 122
Mouvements
1 (strophe 1) et 6 (strophe 4) intégralement reprises du
cantique de Cyriakus Schneegaß (1546-1597), Das
neugeborne Kindelein, publié
à Erfurt en 1597 (quatre strophes de quatre vers chacune).
Les
mouvements 2 et 3 paraphrases d’un auteur demeuré
anonyme, empruntent à la strophe 2, le mouvement 4 à la
strophe 3 et le mouvement 5, un récitatif lointainement
allusif à la strophe 4.
La
mélodie de ce cantique est attribuée à Schneegaß
et parfois à Vulpius. Elle est publiée pour la première
fois à Erfurt et Iéna en 1609 dans un recueil de
Melchior Vulpius (1609).
Renvoi
au choral du même titre de Buxtehude avec la brève
cantate BUXWV 13.
HERZ :
Pour les mouvements 2, 3 et 5, l’auteur avance le nom de Bach
lui-même…
MACIA
[Tout Bach, pages 189/190] : «…Cantate-choral
sans lien avec l’évangile du jour…»
SCHREIER,
Manfred : «…Le cantique de Cyriakus [Cyrakus ?]
Schneegass (1597) qui est à la base de cette cantate chorale,
assimile selon l’usage médiéval les fêtes
de Noël et celles du Nouvel An. La méthode employée
pour transformer le texte du choral en aria ou récitatif ou
encore celle utilisée pour troper un texte de choral par un
texte madrigalesque (aria avec choral) est proche de celle utilisée
pour la cantate BWV 91… on ne peut [faute de document] établir
les références théologiques du cantique utilisé
« Das
neugeborne Kindelein »
avec la tradition luthérienne…»
GÉNÉRALITÉS
BWV 122
BOMBA :
«…Le cantus firmus du cantique fait son apparition
quatre fois au total dans les six mouvements. Bien sûr dans le
chœur introductif et dans le choral final où les voix de
soprano chantent la mélodie…»
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach,
page 134] : «…On
peut remarquer la simplicité de la cantate BWV 122, quasiment
bâtie sur quatre élaborations du même choral « Das
neugeborne Kindelein »
(MDC 020). Il est sûr, comme certains commentateurs l’ont
démontré, que Bach, après la fête même
de Noël, ne disposait que de peu de moyens pour envisager la
composition et l’exécution de vastes ensembles. Il est
également possible de penser que Bach ne dédaignait pas
de renouer avec une tradition noëlique bien ancrée par
son prédécesseur Kuhnau, celle d’une musique
accessible aux oreilles d’ouailles naïves et sans grande
culture musicale. En effet, si l’on compare la cantate BWV 122
(31 décembre 1724) à la cantate de Kuhnau faussement
enregistrée dans le catalogue de Bach sous le numéro
BWV 142, cantate pour la nuit de Noël… on se rendra
compte que les différences de style sont minimes et que Bach a
pu céder à l’antique goût noëlique des
fidèles de Leipzig ».
HOFMANN :
«…choix d’un cantique qui n’a rien à
voir avec l’évangile du jour mais qui, selon une vieille
tradition célèbre le passage d’une année
à l’autre à la lumière de l’événement
de Noël ».
SCHWEITZER
[J.S. Bach,
tome 2, page 410] : « Bach a parfois indiqué
comme dans le premier mouvement de la cantate [1] les nuances
« forte », « piano » et
pianissimo ».
DISTRIBUTION BWV 122
NEUMANN.
Alt, Tenor, Baß. Chor. Blockflöte
I-III, Oboe I, II, Oboe da caccia ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER.
Soli : S, A,T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Flauto
(Blockflöten) I, II, III; Oboe I, II; Taille (Oboe da caccia);
Viol. I, II; Vla.; Continuo.
SCHREIER,
Manfred : «…La répartition des voix aboutit
à un effet de symétrie : Choeur - Aria de basse -
Récitatif de soprano - S-A-T - Trio - Récitatif de
basse - Chœur (choral) ».
WESTRUP
: « Dans trois cas, Bach écrit pour trois flûtes,
dans l’aria [5] de la cantate BWV 25, le récitatif [3]
de la cantate BWV 122 et le récit [1] et l’aria suivant
[2] de la cantate BWV 175 ».
WOLFF
: «…Le
caractère de l‘œuvre est déterminé
par un pupitre de bois inhabituellement opulent : trois flûtes
à bec, trois hautbois, instruments pastoraux typiques de Noël
».
APERÇU BWV
122
1]
CHORALCHORSATZ. BWV 122/1
DAS
NEUGEBORNE KINDELEIN,
/ DAS
HERZELIEBE JESULEIN
/ BRINGT
ABERMAL EIN NEUES JAHR
/ DER
AUSERWÄHLTEN CHRISTENSCHAR.
Le
petit enfant nouveau-né, | L’Enfant Jésus
tendrement aimé | apporte une fois de plus une année
nouvelle | à la légion des chrétiens, ses élus.
Première
strophe du cantique (en quatre strophes de quatre vers chacune = un
quatrain) Das
neugeborne Kindelein de
Cyriakus Schneegaß, daté
de 1597,
Sol
mineur (g-Moll), 128 mesures, 3/8
BGA.
XXVI. Pages 23 à 30 | Am Sonntag nach Weinachten. | Oboe I /
Violino I. | Oboe II / Violino II. | Taille / Viola. | Soprano. |
Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Parties instrumentales indépendantes (ritournelle encastrée
dans les parties vocales). Cantus
firmus au soprano. Cordes (Streicher (+ Oboe I, II, Oboe da caccia) ;
B.c.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach.
Tome 2, pages 372/373] : «…La
sobriété et la concision du style du Lied conditionnent
la construction de Bach, de sorte que le mouvement d’ouverture
lui-même est enlevé de façon rapide, sous la
forme d’un motet concerté sur cantus firmus (soprano),
subdivisé en quatre sections entrecoupées de
ritournelles instrumentales, dans lesquelles les parties des cordes
sont doublées par trois hautbois (dont un d’amour). La
page se présente dans le style d’une pastorale…»
BOMBA :
«…dans le chœur d’ouverture, Bach accompagne
les cordes de trois hautbois. Les instruments jouent tout d’abord
une phrase indépendante, au cours de laquelle le choral est
interprété vers après vers. Vers après
vers également, la musique des voix inférieures
s’oriente de moins en moins au cantus firmus. Il en est de même
avec le matériel des instruments qui quittent le thème
présenté au début et qui se réunissent
enfin aux registres vocaux ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
Pages 245/246] : «…Élaboration
de choral sur mélodie (MDC) 020 de type II. Cantus firmus au
soprano, ritournelle orchestrale indépendante, chœur et
orchestre sans liens thématiques ».
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
Page 133] : «…Élaboration
de choral en incrustation de type II dans une ritournelle
orchestrale… le cantus firmus au, soprano, les voix
inférieures en imitations ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 221 à 225] :
«…ce bref chœur traite une par une les quatre
périodes de la première strophe du cantique de
Schneegaß, introduites, reliées et conclues par une
ritournelle instrumentale… mouvement quelque peu dansant et
dans le coloris pastoral es hautbois… chaque période
est chantée par le soprano en cantus
firmus, légèrement
orné, tandis que les trois autres voix l’escortent en un
contrepoint généralement composé d’éléments
du cantus en
diminution ».
GARDINER
: «…L’hymne
de Cyriakus Schneegaß (1597) colle à une ancienne
tradition fusionnant les célébrations de Noël et
du Jour de l’An… fantaisie de choral la plus douce que
l’on puisse imaginer, sur une mélodie lyrique de
Melchior Vulpius et d’un texte repris d’un hymne ne
comptant que quatre vers et divisé par une délicate
ritournelle pour trois hautbois et cordes en forme de berceuse
pastorale…
HIRSCH
[Die Zahl im
Kantatenwerk, page
28] : Symbolique [?] du thème instrumental exécuté
à sept reprises.
HOFMANN :
« …le premier mouvement débute à la
manière d’un menuet gracieux et quelque peu frivole avec
ses passages en écho légèrement ornementés.
Le chœur enchaîne ensuite étonnement sans
contrainte avec le mouvement de menuet. La mélodie du chant
–qui malgré la joie du texte, est en mode mineur –
apparaît au soprano sous la forme d’un cantus firmus
étiré alors que les voix inférieures…
imitent et ornementent ses débuts de vers dans une métrique
rapide avec des phrases riches en coloratures et agitées. La
ritournelle introductive en forme de menuet est également mise
en valeur dans les intermèdes proportionnés entre les
vers ».
LEMAÎTRE :
«…Une ambiance pastorale, soulignée par la
présence des trois hautbois, s’établit dès
le chœur d’ouverture… On remarquera que les effets
d’écho de l’introduction instrumentale semblent
appeler une gestique dansée avant que le thème du
choral n’apparaisse au soprano ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 189/190] : «…harmonisation habile, en sol
mineur, (avec des ponts en sol majeur) de la mélodie du
choral… une introduction instrumentale de caractère
pastorale, avec quatre hautbois, ménage une approche dansante
mais lors des interventions du chœur, les instruments se
contentent de doubler les voix…»
ROMIJN
: «…Le
thème d’ouverture expose sans tarder le thème
choral exprimant l’année nouvelle dans un mouvement
assez dansant. Le discours musical est orné de plusieurs
intermèdes instrumentaux faisant appel au principe de l’écho…»
SCHREIER,
Manfred : «…Mise en œuvre du choral avec
quatre développements pour le chœur [renvoi à la
cantate BWV 91/1] développant la mélodie du choral dans
la partie de soprano ; les parties inférieures (A, T et
B) inventent pour chaque vers un matériau musical neuf, qui
est développé par imitations en trois voix ; les
voix qui entrent alternent, mais la voix qui entre la première
entre en même temps que la partie de soprano… l’unité
de l’effet d’ensemble… est soulignée par le
parfait équilibre de la structure formelle et par l’adaptation
des parties vocales aux parties instrumentales…»
SCHULZE
: «…Bach
place au début de sa composition un chœur largement
développé, caractéristique du cycle de cantates
sur choral alors en vigueur. En l‘occuence, il était
basé sur une mélodie de Melchior Vulpious, dont la
première trace écrite remonte à 1609. Le
traitement des trois voix inférieures à la manière
d‘un motet donne un poids particulier à la partie
vocale, et ce en dépit de la brièveté de la
mélodie du choral…»
2]
ARIE BAß. BWV 122/2
O
MENSCHEN,
DIE IHR TÄGLICH
SÜNDIGT,
/ IHR
SOLLT DER ENGEL
FREUDE
SEIN. | IHR
JUBILIERENDES
GESCHREI,
/ DAß
GOTT
MIT EUCH VERSÖHNET SEI, / HAT
EUCH [variante : „uns“]
DEN SÜßEN TROST
VERKÜNDIGT.
O
homme, vous qui vivez dans le péché quotidien, / soyez
la joie des anges. / Leurs cris d’allégresse, /
proclamant que Dieu s’est réconcilié avec vous, /
vous ont annoncé le doux réconfort.
Poème
de facture libre d’un auteur inconnu, à partir de la
deuxième strophe du cantique.
Ut
mineur (c-moll), 112 mesures, C barré
BGA.
XXVI. Pages 31 à 33 | ARIE. | Basso. | Continuo. Da capo
NEUMANN.
En forme d’ostinato. Da
capo = reprise des mesures 1 à 45. Continuosatz, Baß.
BOMBA :
«…la basse ne concerte qu’avec le continuo ;
il s’agit là d’une pièce plutôt
agitée qui fait l’effet d’un appel de la « vox
Christi » à la conversion de l’homme pécheur.
Il est intéressant d’observer comment Bach illustre les
mots « täglich
sündigt »,
« Freude »
et « jubilierendes
Geschrei »
par des vocalises, les séparant cependant, selon les
situations, en un mode mineur ou un mode majeur
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
Pages 245/246] : «…aria
de basse et continuo ostinato. Forme da capo.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 221 à 225] :
«…La basse n’est ici accompagnée que du
seul continuo, avec l’orgue.. technique de l’ostinato…
sauts d’octaves descendants qui reprennent la ligne mélodique
du soliste, laquelle s’anime de vocalises jubilatoires
ascendantes… curieuse ambiguïté entre les motifs
de joie et les mouvements ascendants des vocalises… sur les
mots « Freude,
la joie », et « verkündigt,
réconcilié »,
et d’autre part la tonalité de sol mineur et le profil
tourmenté et opiniâtre de la basse continue… »
GARDINER
: «…L’irruption
du violoncelle et de l’orgue en guise de prélude à
l’exhortation de la basse sur « Hommes
qui chaque jour péchez… »
n’en paraît que plus dramatique…»
HOFMANN :
« …air… qui suit textuellement le
remaniement de la seconde strophe [du choral] peut sembler austère,
voire triste au point de vue musicale… L’air da capo
présente un caractère singulier dans sa première
partie avec l’apostrophe « O
Menschen »
qui revient à plusieurs reprises sur un motif prégnant
entendu au continuo et composé d’une quarte ascendante
et d’une octave descendante. Au point de vue musicale, tout le
mouvement repose sur le thème présenté par le
continuo entendu au début et ses variations traitées en
basse continue sur lesquelles les voix se déploient tantôt
librement, tantôt en s’appuyant sur le motif en
ostinato ».
LEMAÎTRE :
«…Il existe un lien entre les mouvements deux et 3.
L’air [2] commence par « O
Menschen »
et le récitatif [3] par « Die
Engel ».
Bach établit une relation en les gratifiant d’une même
formule musicale [+ Exemple musical].
MACIA
[Tout Bach,
pages 189/190] : «…atmosphère sombre…
tonalité d’ut mineur, multiples chromatismes, simple
continuo…»
ROMIJN
: «…Air
de basse dont les sombres chromatismes assez fantasques soulignent
clairement le texte ».
SCHREIER,
Manfred : «…l’homme tombé par la
faute, caractérisé par une voix grave dans le dom aine
du chant, fait partie des allégories courantes du baroque,
encore qu’elle soit plus fréquemment confiée à
la voix d’alto… et que la basse reprend plus souvent la
voix du Christ et de la foi… il faut remarquer à la fin
du premier développement la manière dont les mots « ihr
sollt der Engel Freude sein »
(en écho) sont insérés dans la deuxième
partie du prélude… la tonalité d’ut mineur
choisie ici pour exprimer « l’affection »
dominante de cette page ».
SCHULZE
: «…Un
chromatisme marqué, le retour de motifs frappants ainsi que la
sobriété de l’accompagnement confié à
une simple basse continue confèrent à la première
aria son caractère grave et insistant ».
3]
REZITATIV + CHORAL (instl.), SOPRAN. BWV 122/3 ***
DIE
ENGEL,
WELCHE SICH ZUVOR / VOR
EUCH ALS VOR VERFLUCHTEN
SCHEUEN, / ERFÜLLEN
NUN DIE LUFT
IM HÖHERN
CHOR,
/ UM
ÜBER EUER HEIL
SICH ZU ERFREUEN. / GOTT,
SO EUCH AUS DEM PARADIES
/ AUS
ENGLISCHER [R. Wustmann : „durch
Engelshand dereinst verstieß“
- W. Neumann : „Himmlischer“]
GEMEINSCHAFT
STIEß, / LÄßT
EUCH NUN WIEDERUM
AUF ERDEN
/ DURCH
SEINE GEGENWART
VOLLKOMMEN SELIG WERDEN : / SO
DANKET NUN MIT VOLLEM MUNDE
/ VOR
DIE GESWÜNSCHTE [R. Wustmann : „erwünschte“]
ZEIT
IM NEUEN BUNDE.
Les
anges, qui jusque là vous redoutaient / comme on redoute des
maudits, emplissent maintenant les airs de leurs voix / pour se
réjouir en chœur de votre salut. / Dieu qui vous chassa
du paradis, / de la séraphique communauté, / vous
comble à présent de béatitude sur la terre / par
sa présence ; / Aussi remerciez-le à pleine voix /
de ce temps si ardemment désiré dans l’alliance
nouvelle
Sol
mineur (g-moll) – sol mineur (g-Moll), 16 mesures, 4/4
BGA.
XXVI. Pages 33/34 | RECITATIV. | Flûte I. | Flûte II. |
Flûte III. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN.
Accompagnato. Sopran, Blockflöten I-III (flûtes à
bec), B.c. Récitatif secco. Le
choral est aux instruments (4 parties).
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach.
Tome 2, pages 372/373] : «…pour
compenser l’absence du texte de la deuxième strophe, le
troisième morceau de la cantate – qui s’inspire de
cette strophe – présente une harmonisation de la mélodie
de type exclusivement instrumental, pour trois flûtes à
bec et continuo ».
BOMBA :
«…dans le récitatif une phrase de flûtes à
bec à trois voix entonne la mélodie (le cantus firmus)
purement musicale…»
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
Pages 245/246] : «…Élaboration
de choral sur mélodie (MDC) 020 de type V (choralbearbeitung).
Cantus firmus aux trois flûtes ».
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
Page 133] «…présentation
instrumentale du choral de type V ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 221 à 225] :
«…Libre paraphrase de la deuxième strophe de
Cyriakus Schneegaß… Le choral est présent.
Au-dessus du récitatif soutenu par la basse continue, et dès
que le texte évoque les anges… s’élèvent
les quatre périodes du choral dans la douce et pastorale
lumière des trois flûtes à bec…»
GARDINER
: «…sur
les mots « Erfüllen
nun die Luft…»
trois flûtes à bec, instruments les plus aigus dont Bach
disposait, commencent d’harmoniser la mélodie de
Vulpius…»
HOFMANN :
«…l’air de soprano apparaît baigné
d’une lumière claire… On y entend « Die
Engel erfüllen nun die Luft in höhern Chor – Les
anges emplissent maintenant le ciel du chœur le plus
grandiose »
une allusion au récit biblique de Noël. Et Bach fait
ainsi en quelque sorte retentir d’en haut un concert des anges
dans le récitatif sous la forme d’un choral joué
par trois flûtes à bec dans la région la plus
aiguë de l’orchestre…»
MACIA
[Tout Bach,
pages 189/190] : «…La joie apparaît dans le
récitatif.. d’une forme inattendue. Déjà,
pour les premiers mots « Die
Engel »
Bach réutilise la même cellule mélodique de trois
notes, employée au début de l’aria précédente,
sur « O
Menschen »…
trois flûtes à bec qui égrènent la mélodie
du choral, qui symbolise la voix des anges en une jubilation presque
muette…»
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach
- L’orchestration,
page 229] : « C’est la clarté élevée
des sons de la flûte qui est significative… quand le
soprano dit que les anges chantent dans les airs, trois flûtes
jouent et harmonisent la mélodie du choral…»
[Les
formes, page 292] :
« …tandis que le chanteur exprime… le
contenu verbal du livret, l’« accompagnement juxtapose à
ce chant la mélodie d’un choral… Le compositeur
[Bach] estime qu’on se souviendra des paroles [du choral] si la
mélodie est offerte… On entend le hautbois exposer
intégralement, la mélodie d’une strophe du
choral » [Renvois à BWV 5 et BWV 70].
ROMIJN
: «…bientôt
l’air de soprano… semble tourner l’obscurité
en éclatante clarté. La voix aiguë et trois flûtes
illustrent à merveille les mots « Die Engel…
erfüllen nun die Luft im höhern Chor – Les
anges…emplissent maintenant les airs de leurs voix / pour se
réjouir en chœur de votre salut ».
SCHREIER,
Manfred : «…L’emploi de la voix de soprano
est certainement dû à la recherche du contraste avec
l’aria précédente confiée à la
basse. Ce contraste se vérifie dans l’ensemble des
orchestrations de ces deux pages… Il n’est pas douteux
que le choral sans paroles joué par les flûtes doivent
suggérer les paroles de la troisième strophe de
celui-ci… le symbolisme des trois flûtes pourrait au
texte… dans la perspective de la « réconciliation
avec Dieu ».
SCHULZE
: «…Une
harmonisation de choral avec l’utilisation de flûtes à
bec symbolise, dans le premier récitatif, les anges musiciens
du « chœur supérieur ».
[Nombreux
„affects“ ou accentuations sur les mots „Luft,
höhern, Gott, Paradies“].
4]
CHORALBEARBEITUNG SOPRAN, TENOR, ALT. BWV 122/4
Sopran
+ Tenor + Alt : O
WOHL UNS, DIE WIR AN IHN GLAUBEN, + Choral (alto) : IST GOTT
VERSÖHNTUND UNSER FREUND, / Sopran+ Tenor : SEIN
GRIMM
KANN UNSERN TROST
NICHT RAUBEN ;
/ Choral (alto) : WAS
KANN UNS TUN DER ARGE FEIND ?
/ + Sopran + Tenor : IHR
[W. Neumann : „dann“]
WÜTEN
WIRD SIE WENIG NÜTZEN, / Chora (alto) : TROTZ
TEUFEL
UND DER HÖLLEN
PFORT,
/ Alt+ Tenor + Sopran : GOTT
IST MIT UNS WILL UNS SCHÜTZEN.
/ Choral (alto) : DAS
JESULEIN IST UNSER HORT.
Bienheureux
nous sommes, nous qui croyons en lui, / Choral – Son courroux
ne peut nous ravir notre consolation / choral) – Vos
déchaînements de fureur ne vous servirons pas à
grand chose –– Dieu est avec nous et nous protégera.
Choral : Si Dieu est réconcilié, s’il est
notre ami, / que peut nous faire le méchant ennemi ?
Contre le diable et la porte de l’enfer / l’Enfant Jésus
est notre soutien.
L’alto
(choral) chante de façon tropée la troisième
strophe du cantique de Cyriakus Schneegaß, Das
neugeborne Kindelein.
Ré
mineur (d-moll), 62 mesures, 6/8
BGA.
XXVI. Pages
35 à 38 | Violino I. | Violino. | Viola. | Soprano. | Alto. |
Ténor. | Continuo.
NEUMANN.
Forme Vokalterzett. Sopran, Tenor, Alt, Chor-Alt (Cantus firmus),
Streicher, B.c.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach,. tome 2, page
274] : Morceau sur un tempo de danse, ici une sicilienne à
6/8.
[page
362] : « Un trio avec choral… dans les
cantates sacrées… on n’en rencontre que deux
autres exemples avec les cantates BWV 38/4 et 116/4 ».
[pages
372/373] : «…trio qui adopte un mouvement de
sicilienne et voit l’insertion d’une voix de contralto,
doublées par les cordes et chargée de véhiculer
la mélodie-choral à l’intérieur d’un
duo soprano-ténor ».
BOMBA :
«…dans le trio, les cordes et les voix d’alto
entrent en scène entre le soprano et le ténor avec le
texte et la mélodie du choral ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
Pages 245/246] : «…Élaboration
de choral sur mélodie (MDC) 020. Cantus firmus à
l’alto… ce trio vocal est une rareté vocale à
souligner ».
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach,
pages 64/65] : «…La
cantate BWV 58 fait partie des treize numéros où le
cantus firmus
constitue un véritable duo avec une aria indépendante.
Au comble de la complexité nous connaissons la cantate BWV
122/4, véritable trio avec cantus
firmus à l'alto
et duo libre de soprano et ténor en concomitance ».
[Pages
133/134] : «…élaboration
de choral assez complexe… il s’agit d’un trio
vocal, le soprano et le ténor développant u,e aria
libre en duo tandis que la voix d’alto expose le cantus firmus
‘doublé par un violon). Seul le continuo constitue une
partie instrumentale indépendante… classement de cette
élaboration dans le type IV qui associe aria libre et mélodie
de choral…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 221 à 225] :
«…suite de l’énoncé du choral et
toujours dans un climat pastoral, marquée par le mètre
de loure (une gigue lente). Aux quatre périodes du cantiques
chantées par l’alto en cantus firmus, répondent
comme un trope d’interpolation, les quatre période du
commentaire confiées au soprano et au ténor, rejoints
par l’alto pour la conclusion. C’est en fait un trio
(deux voix et basse), sur lequel se superpose le choral... Le cantus
de l’alto est doublé par les cordes (violons et altos) à
l’unisson…»
HOFMANN :
« …l’air …commence par un thème
exprimé par le continuo qui sera ensuite traité dans le
sens d’une basse obstinée. La partie vocale est ici
organisée en trio. On y entend l’alto (soutenue par les
violons et les violons altos) qui chante la troisième strophe
du cantique inchangée au niveau du texte mais avec une mélodie
sur un rythme de 6/8 alors que le soprano et le ténor, en un
duo thématiquement autonome mais traité en imitation,
s’ajoutent avec de nouvelles paroles… »
LEMAÎTRE :
«…Le quatrième mouvement s’organise en
trio. Entre le soprano et le ténor, qui chantent sur un thème
madrigalesque, s’insère une voix d’alto chargée
du thème du choral supportant la troisième strophe du
lied de Schneegass ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 189/190] : «…autre mouvement inhabituel en ré
mineur : un trio vocal –formation à laquelle Bach
n’a fait que très rarement appel dans ses cantates
sacrées. Soprano et ténor chantent en imitation et avec
forces vocalises un poème libre « Si Dieu est
réconcilié » tandis que l’alto doublée
par les cordes entonne la troisième strophe du cantique de
Schneegaß. Les trois voix, cependant, s’unissent
symboliquement au dernier vers « Gott
ist mit uns und will uns schützen ».
SCHREIER,
Manfred : «…Comme dans l’aria numéro
2, mais avec trois parties chantées, c’est à dire
une écriture double par rapport au n° 2, les instruments
ne jouant que le cantus firmus colla parte…le trio vocal est
insérée dans une gigue empruntée à la
deuxième Suite française, ou du moins ayant une grande
parenté avec celle-ci ; mais elle n’est pas dans le
même ton que le mouvement de la cantate ».
SCHWEITZER
[J.-S.
Bach | Le musicien-poète - Le langage musical des cantates,
pages235/236] : Les thèmes imagés - le motif des anges
: Les anges sont caractérisés par un motif souple et
gracieux… ce motif des anges apparaît dans la sinfonia
de l‘Oratorio de Noël cantate BWV 19 et 122… sans
que, toutefois, le texte semble y donner prétexte : [+ Exemple
musical pris au continuo, mesures 1 à 5]… Mais qu‘on
prenne la peine de lire le récitatif précédent
[3], sur ces mots
„Les anges qui auparavant vous appréhendaient comme des
damnés, à présent remplissent les airs“,
et l‘emploi du thème se trouve aussitôt justifié
».
SCHULZE
: «…forme
d’un choral en trio dans lequel deux textes différents -
une strophe du choral et des vers d’invention libre- sont
simultanément exposés : la mélodie et le
texte sont dévolus à l’alto, soutenu par les
instruments à cordes aigus, le soprano et le ténor
forment le contrepoint avec leur propre thématique, le tout
étant supporté par la basse continue, qui, malgré
son caractère dansant, conserve dans l’ensemble son
habituelle neutralité ».
5]
REZITATIV BAß. BWV 122/5
DIES
IST EIN TAG,
DEN
SELBST DER HERR
GEMACHT, / DER
SEINEN SOHN
IN DIESE WELT
GEBRACHT. / O
SELGE
ZEIT,
DIE NUN ERFÜLLT ! / O
GLÄUBIGS WARTEN,
DAS NUNMEHR GESTILLT ! / O
GLAUBE,
DER SEIN ENDE
SIEHT ! / O
LIEBE,
DIE GOTT
ZU SICHT ZIEHT! / O
FREUDIGKEIT,
SO DURCH DIE TRÜBSAL
DRINGT / UND
GOTT
DER LIPPEN
OPFER
BRINGT !
Voici
le jour qu’a fait le Seigneur / qui fait venir son fils en ce
monde. / O temps bénit qui maintenant s’accomplit / O
pieuse et fidèle attente désormais satisfaite ! /
O foi qui voit son but ! / O amour qui attire Dieu à
soit ! / O allégresse qui vient à bout de la
détresse / et offre à Dieu notre chant d’offrande.
Poème
de facture libre d’un auteur inconnu, anticipant quelque peu
sur la dernière et quatrième strophe du cantique.
Psaume
118, 24 [PBJ 914] : « Voici
le jour que fit Yahvé… »
Si
bémol majeur (B-Dur) sol mineur (g-Moll), 14 mesures, C
BG.
XXVI. Pages 39/40 | RECITATIV. | Violino I. | Violino II. | Viola. |
Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Secco et accompagnato. Streicher (cordes), Baß, B.c.
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
Pages 245/246] : «…secco
dans la première partie du récitatif puis accompagnato
dans la seconde ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach,
pages 221 à 225] :
«…récitatif nimbé de tendresse, celle de
l’« attente confiante », dont parle le texte,
parfois animé d’un frémissement sur les mots
essentiels, comme « selge
Zeit - bienheureux
moment »
HOFMANN :
«…Comme inséré dans un accompagnement
solennel des cordes il [la basse] déclame maintenant un texte
fortement teinté d’émotion qui exprime
l’exclamation sincère d’un croyant célébrant
joyeusement et qui voit son attente du Dieu fait homme exaucée ».
SCHREIER,
Manfred : «…Récitatif accompagné. On
remarque le traitement des septièmes [trois descentes en
quinte et septième ascendante] « dies
ist der Tag »
- « selbst
der Herr gemacht » et
« in
dieseWelt gebracht »,
« O
gläubigs »,
« zu sich
zieht » et
les sixtes « O
Glaube »,
« O Liebe »,
« und
Gott ».La
tristesse « Trübsal »
est interprétée par le chromatisme dans le premier
violon…»
[la
présence d‘un mouvement en 14 mesures peut faire parfois
présumer d‘une „intention“ de Bach ? 14 =
BACH].
6]
CHORAL. BWV 122/6
ES
BRINGT DAS RECHTE JUBELJAHR,
/ WAS
TRAUERN WIR DENN IMMERDAR ? | FRISCH
AUF ! ITZT IST ES SINGENZEIT, | DAS
JESULEIN WENDT ALLES LEID.
Il
nous apporte l’année jubilaire, / à quoi bon
alors toujours nous affliger ? / Courage ! c’est
maintenant l’heure de chanter, / l’Enfant Jésus
détourne de nous toute souffrance.
Dernière
strophe (la quatrième) du cantique
Das neugeborne Kindelein de
Cyriakus Schneegaß.
(g-Moll),
16 mesures, 3/4
BGA.
XXVI. Pages 40 | Soprano. / Oboe I. Violino I. col Soprano. | Alto. /
Oboe II. Violino II | Tenore. / Taille. Viola. Col Tenore. | Basso. |
Continuo.
NEUMANN.
Simple choral. Chor (+ Oboe I-II, Oboe da caccia ; Streicher ;
B.c. Chor, 2 Oboen, Oboe da caccia, Streicher, B.c.
BOYER
[Les cantates sacrées de
Jean-Sébastien Bach. Pages 245/246] :
«…Choral harmonisé sur mélodie
(MDC) 020.
HOFMANN :
« …La strophe finale du cantique exprimée
comme toujours par un simple choral homophonique à quatre voix
évoque une joyeuse note finale dans une mesure à ¾
et appelle à se détourner de la tristesse et pousse à
la jubilation et aux chants à la lumière de la promesse
« Das Jesulein wend alles Leidt – le petit
Jésus détourne de nous toute souffrance ».
SCHREIER,
Manfred : «…Harmonie simple, sans complication,
quelques accords de septième ou tournures chromatiques…»
[Hypothèse :
Dans le texte de ce choral: « Il
nous apporte l’année jubilaire »
pourrait aussi confirmer que l’année qui s’annonce,
1725, serait une année jubilaire. Ce serait alors l’une
de [très] rares connexions précises liées au
calendrier, présentée dans un texte de cantate,
citation pouvant rejoindre l’allusions à un état
de guerre en Saxe, comme il est vu dans BWV 116 pour 1724…].
BIBLIOGRAPHIE BWV
122
BACH
CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG
(All Music Guide) : Notice par James Leonard.
BCW
: Aryeh Oron et Thomas Braatz : 31 décembre 2001.
BRAATZ,
Thomas (et Aryeh Oron) : Mélodie du cantique Das
Neugeborne Kindelein
(mai 2006).
:
Provenance : 31 décembre 2001.
BROWNE,
Francis : Texte du cantique
Das Neugeborne Kindelein
(avril 2009).
CHAZOT,
Christophe : Une fois n’est pas coutume, voici, enfin, en
langue française une excellente notice intégrée
au BCW !
CROUCH,
Simon : Notice, 1996 & 1998.
EMMANUEL
MUSIC : Notice par Craig Smith.
MINCHAM,
Julian: The
Cantatas of Johann Sebastian Bach,
chapitre 31. 2010.
ORON,
Aryeh : Discussions 1] 30 décembre 2001. - 2] 17 décembre
2006. – 3] 28 juin 2009.
Commentaires
: Robertson. Murray Young et Finscher.
AMBROSE,
Z. Philip (University of Vermont) : The
new translation of cantata texts.
Hänssler/ Rilling. « Die
Bach Kantate ».
1992
Voir
aussi le NET : Classics/faculty/bach/BWV
BACH
COMPENDIUM ou Répertoire
anlytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
Bach.
Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
: analytisch-Bibliographisches
Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach.
Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 122 = BC A 19.
BASSO,
Alberto : Jean-Sébastien
Bach.
Edizioni di Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 157
Volume 2,
pages 253, 269, 274, 337, 362, 368, 369, 372/373
BOMBA,
Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling /
edition bachakademie
, volume 39. 2000
BOYER,
Henri : Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
L’Harmattan 2002. Pages 245/246
:
Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
L’Harmattan 2003. Pages 65, 72, 133/134
BREITKOPF.
Recueils :
Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 52 et 178
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. N° 57
CANTAGREL,
Gilles : Les cantates
de J.-S. Bach. Fayard.
2010. Pages 221 à 225
COLLECTIF:
Tout Bach.
Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt.
Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc
Macia : Cantates
d’église.
Pages 189/190
CHAZOT
: La cantate BWV 122.
2000. Voir le site/Internet : Christophe
Chazot / Bach
Voir
aussi sur le BCW.
DÜRR,
Alfred: Die
Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter.
Kassel 1974. Tome 1, pages 143 à 145
EKG
: Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische
Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation »EKG ».
FINSCHER,
Ludwig : Notice de l’enregistrement Teldec Das
Kantatenwerk/
Harnoncourt, volume 30. 1982
GARDINER,
John Eliot : Notice du 59e
et dernier concert enregistré à New York le 31 décembre
2000. Volume
16. 2007
HERZ,
Gerhard : Cantata
N° 140.
Historical
Background.
Pages 3 à
50. Norton Critical Scores
W.
W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 26
HELMS,
Marianne : Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling
(Laudate 98663). En collaboration avec Arthur Hirsch. 1981.
HIRSCH,
Arthur : Die
Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs.
Première édition Hänssler.1986. CN 106, pages 20,
28, 43, 121
:
Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate
98663). En collaboration avec Marianne Helms. 1981.
HOFMANN,
Klaus : Notice de l‘enregistrement de Masaaki Suzuki. 2004
LEMAÎTRE,
Edmond : La
Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque
1600-1750 ».
Fayard. Les
Indispensables de la musique. 1992
Page
84
LYON,
James : Johann
Sebastian Bach. Chorals.
Sources hymnologiques des mélodies, des textes et des
théologies
Beauchesne.
Octobre 2005. Page 61. Incipit de la mélodie du choral = M
104, page 278
NEUMANN,
Werner : Handbuch
der Kantaten Johann Sebastian Bachs.
VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971.
Pages 142/143
Literaturverzeichnis
:
44 (Richter).
:
Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann
Sebastian Bachs. Bach-Archiv, 20
novembre 1970. Page 26
:
Sämtliche von Johann Sebastian Bach
vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Page
38
NYS,
Carl de :
Jean-Sébastien Bach.
Collection « Génies et Réalités ».
Hachette 1963. Discographie, page 287
PETITE
BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions
du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « PBJ. »
PIRRO,
André : J.-S.
Bach. Alcan, Paris. 5e
édition. 1919. Page 179. Chronologie de Spitta, entre 1735 et
1745.
PIRRO,
André : L'esthétique
de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher
1907. Minkoff
Reprint Genève 1973. Pages 229, 292
PITROU,
Robert : Jean-Sébastien
Bach. Editions Albin
Michel. 1955. Page 247
RICHTER,
Bernhard Friedrich : W. Neumann : Literaturverzeichnis 44] Über
die Schicksale der der Thomasschule zu Leipzig
angehörendenKantaten
Joh. Seb. Bachs.
BJ 1906, pages. 43 à 73
ROMIJN,
Clemens : Notice (sur CD) de l‘enregistrement de Pieter Jan
Leusink. 2006
SCHMIEDER,
Wolfgang : Thematisch-Systematiches
Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV).
Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
Édition
1973, pages 164/165
Literatur :
Spitta - Schweitzer -Wolfrum II, - Pirro - Parry - Wustmann - Wolff -
Terry- Franke II - Moser -
Schering-
Neumann.
BJ 1906,
1913, 1929, 1931, 1932.
SCHREIER,
Manfred : Notice (très complète) de l’enregistrement
Erato / Rilling / Volume 3. Traduction de Carl de Nys. Août
1972.
SCHULZE,
Hans-Joachim : Notice de l‘enregistrement de Philippe
Herreweghe. 1996
SCHWEITZER,
Albert : J.-
S. Bach "Le musicien-poète".
Foestich 1967, 8e
édition. Édition française de 1905. Pages 203,
205 et 236
J.
S. Bach. Édition
allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition
américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications,
inc. New York. 1911-1966.
Volume
2, pages 81, 410, 461 et 466
SPITTA,
Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré : « His
work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889
Dover
1951-1952. Trois volumes. Volume 3, page 285
WESTRUP,
Jack. A., Sir : Bach
Cantatas.
BBC Publications. 1966-1975. Page 54
WHITTAKER,
W. Gillies : The
Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular
Oxford U.P. 1959-1985
Volume
II, pages 117, 190, 259 à 263, 274, 288 et 309
WOLFF
: Notice de l‘enregistrement de Ton Koopman, volume 13. 2001
WUSTMANN,
Rudolf: J.S.
Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte.
Breitkopf &
Härtel, 1913-1967. Pages 32/33
ZWANG,
Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982. ZK 104, page 182
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 122
*Enregistrement
non connu.
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique des enregistrements.
Neuf
références (Aryeh Oron, de décembre 2001 à
novembre 2010) + cinq mouvements individuels (décembre 2001 à
juillet 2006).
Exemples
musicaux (Aryeh Oron : avril 2003 et janvier 2005).
7]
GARDINER, John Eliot. (volume 16) Monteverdi Choir. Soprano :
Katharin Fuge. Contre-ténor : Daniel Taylor. Ténor :
James Gilchrist.
Basse
: Peter Harvey. The English Baroque Soloists. Bach Cantata
Pilgrimage. 31 décembre 2000. Église St. Bartholomew‘s
Church.
New
York. Durée : 14’56. Avec les cantates BWV 152, 28, 190
et le motet BWV 225
CD
Soli Deo Gloria (SDG) 137. Distribution en France, octobre 2007
1]
GIELEN, Michael. Vienna State Opera Orchestra. 1952. Soprano : Margit
Opawsky. Contralto : Hilde Rössel Majdan. Ténor :
Waldemar
Kmentt.
Basse : Harold Hermann.
Disque
Vanguard Bach Guild BG (USA)– 523. Reprise sous le label A Bach
Guild Recording PVL-7061. Avec la cantate BWV 133
3]
HARNONCOURT (volume 30). Tölzer Knabenchor. Garçon
soprano : Markus Huber. Alto : Thomas Schilling. Ténor : Kurt
Equiluz.
Basse
: Philippe Huttenlocher. Concentus Musicus Wien. 1982. Durée :
14’48
Disque
Teldec 635578-00-501-503 (SKW 30/1-2). Das
Kantatenwerk
(volume 30)
CD
(D). Teldec 4509-91761. Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas,
volume 7. Coffret de six CD avec les cantates BWV 119 à 137
CD
Teldec 242609-2 ZL. Das
Kantatenwerk
(volume 30). 1982.
Reprises
CD Teldec. Edition Bach 2000 (en coffret)
Reprise
Warner Classics 8573
81172-5. (intégrale en CD séparés). 2007.
Volume
38. Avec les cantates BWV 121 à 123
4]
HERREWEGHE. Bach Collegium Gent. Soprano : Vasiljka Jevovsek. Alto :
Sarah Connolly. Ténor : Mark Padmore. Basse : Peter Kooy
Décembre
1995. Durée : 13’42.
CD
Harmonia Mundi France HMC 901594. 1996 et 2001 “Cantates de
Noël”. Avec les cantates BWV 110 et 57
6]
KOOPMAN (volume 13). Amsterdam
Baroque Orchestra & Choir. Soprano : Deborah York. Alto :
Franziska Gottwald. Ténor : Paul
Agnew.
Basse Klaus Mertens. Waalse Kerk. Amsterdam, 25 novembre
- 2 décembre 2000. Durée : 13’30
CD
Antoine Marchand Challenge Classics CC 72213 2001. Avec les cantates
BWV 133 et 92
5]
LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium.
Église
Saint-Nicolas. Elburg (NL).
Octobre et novembre 1999. Durée : 14’39
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume 9 - Cantates, volume 4.
2000
Reprise
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics III - 93102 18/64. Avec les
cantates BWV 45 et 150
*9]
MILNES, Eric (volume 4). Montréal Baroque. Église
Saint-Augustin de Mirabel. Québec (Canada). 26 au 29 juin
2007. Un par voix.
Durée :
12’06. CD Atma Classique SACD 2 2403. 200. Avec les cantates
BWV 61, 123 et 182
2]
RILLING. Frankfurter Kantorei. Bach-Collegium Stuttgart. Février
1972. Soprano : Helen Donath. Alto : Helen Watts. Ténor :
Adalbert
Kraus.
Basse : Niklaus Tüller. Durée : 16‘30
Disque
(D) Hänssler Verlag. Laudate Die
Bach Kantate
98663. 1981. Avec
la cantate BWV 91
Disque
(F). Erato STU 70783. Les
grandes cantates
(volume 3). Coffret de 5 disques. 1973. Avec la cantate BWV 91
CD.
Die Bach Kantate
(volume 64). Hänssler Classic Laudate Nr. 98.826. 1992. Avec la
cantate BWV 91.
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume 39). Hänssler-Verlag 92.034. 1999
Reprise
nov. 2009. Coffret Hänssler Classics 93581 (6 CD) sous le titre
Advent
& Christmas Cantata.
Avec les cantates BWV 65 et 123
8]
SUZUKI (volume 26). Bach
Collegium Japan. Soprano : Yukari Nonoshita. Contre-ténor :
Timothy Kenworthy-Brown. Ténor : Majoto
Sakurada.
Basse : Peter Kooy. Kobe Shoin Women‘s University Chapel.
Japan. Du 7 au 10
juin 2003. Durée : 13’19
CD
BIS 1401. Avec les cantates BWV 180 et 96
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 122
M-1.
Mvt. 1] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage Choir. Fin des années
1950, 1960. Reprise CD Baroque Music Club « Soli Deo
Gloria »,
volume 8 »
M-2.
Mvt. 1] Alexander Titov. St. Petersburg Conservatory Chorus &
Chamber orchestra. 1994. CD Sony Classical /Infinity Digital
M-3.
Mvt. 1] Ira Stein Trio. Transcription pour piano, violoncelle et saxo
soprano. CD « Lost Time ». Septembre 1998
M-4.
Mvt. 6] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir / Soloists of the Freiburger
Barockorchester. Juin 1999. Volume « chorals »
CD
Brilliant Classics. / Bayer Records
Reprise
Chamber Choir of Europe. Nicol
Matt. Juin 1999. CD Brilliant Classics. CHORALS 93102 29/135. 2006
M-5.
Mvt. 2] Transcription pour piano de Watter Rummel. Piano :
Jonathan Plowright. Juillet 20005. Coffret de deux CD Hyperion (vol.
6)
C.
Role. Février 2011
|