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Commentary: Cantatas BWV 1-50 | Cantatas BWV 51-100 | Cantatas BWV 101-150 | Cantatas BWV 151-200 | Cantatas BWV 201-224 | Other Vocal Works BWV 225-524 | Sources |
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Was Gott tut, das ist wohlgetan [II] CE QUE DIEU FAIT, EST BIEN FAIT Commentary in French |
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KANTATE ZUM 15. SONNTAG NACH TRINITATIS |
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CONTENU |
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Avertissement |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2009). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach |
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Leipzig. Dimanche 17 septembre 1724. Cycle de la deuxième année = 2. Jahrgang Choral-Kantaten |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR BG: “ Dominica 15 post Trinit: / Was Gott thut, das ist wohlgetan / a / 4 Voci { 1 Traversière { 1 Hautbois { 2 Violini { 1 Viola { e Continuo { di { Joh: Sebast: Bach” . A l’intérieur de l’autographe: En haut : “J. J. Do ca 15 post Trinit. Was Gott thut das ist wohlgetan et à la fin de l’autogtaphe: “Fine. S. D. G.” Filigrane: un aigle “héraldique”. BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 36]: «…Ont été perdus les manuscrits d’un certain nombre de composition dont on connaissait l’existence et qui avait été utilisés pour l’édition préparée par la Bach-Geselllschaft,; les partitions des cantates BWV 99, 111, 121, 123 et les parties séparées des cantates BWV 11 et 31…» [Noter que ce texte date de 1979 et que depuis, en ce qui concerne la cantate BWV 99, la partition autographe a été retrouvée à Cracovie en Pologne. ] [Volume 1, pages 59-61]: Liste des cantates copiées par le chef de chœur de la Thomasschule (juillet 1756 puis cantor en septembre 1756 Christian Friedrich Penzel (1737-1801). La copie de la cantate BWV 99 est datée du 25 août 1755 ». [Volume 2, pages 355-356]: « Partition autographe autrefois à Berlin, P 647, perdue pendant la guerre » [1939-1945 et retrouvée depuis]. BRAATZ [BCW/ Provenance]: « Il semblerait que cette cantate figurant dans second cycle annuel des cantates de Leipzig ait fait partie de l’héritage de Wilhelm Friedmann Bach. Mais après, tout demeure obscur. Elle refait surface le 22 septembre 1874 quand le collectionneur de manuscrits, Guido Richard Wagner (de Marburg) en fait don à la Bibliothèque royale de Berlin.. De toute façon, Wilhelm Rust, collaborateur du volume 22 de la BG, dès lors aurait pu l’utiliser avec les parties séparées originales comme base pour l’édition imprimé de cette cantate. Il est possible que la partition autographe au début du XXe siècle et certainement avant le catalogage de 1930, était incomplète avec seulement 6 pages des 8 connues. Trois de ces pages furent retrouvées en 1976 [voir BJ 1977] dans une collection de manuscrits musicaux confiée au Consistoire d’Eisenach [Saxe] par un donateur anonyme. Le 17 février 1977 ces pages retournèrent à La BB (Bach Bibliothek Berlin et replacées dans leur emplacement primitif [P 647]. La page de titre, les pages 1 et 2, 7 et 8 sont localisées à la Biblioteka Jagiellonska, Cracovie en Pologne où elles avaient été déposées durant la deuxième guerre mondiale. Ces pages aux bords découpés sont [donc] un peu plus petites que les autres pages. Les pages 3 à 6 sont en mauvais état de conservation et reliées dans le milieu, ce qui fait perdre une partie du texte. Le tiers supérieur de la page 3 est manquant et la page 4 a été coupée par le milieu. Afin de protéger ces pages de plus amples dommages, ces fragments ont été placées dans un classeur rigide sur lequel apparaît, en tête, à l’encre bleue le nom de “Brahms”. Le nom de “Brahms” apparaît à nouveau, en rouge, dans le coin supérieur droit. Le fragment de partition [conservé] à Cracovie est sous une couverture jaune brillante et comporte le cachet officiel de la BB [Bach Bibliothk [Berlin]. Le titre autographe complet à la couverture original: Dominica 15 post Trinit: / Was Gott thut, das ist wohlgetan / a / 4 Voci { 1 Traversière { 1 Hautbois { 2 Violini { 1 Viola { e Continuo { di { Joh: Sebast: Bach” s HOFMANN: «…Cette cantate nous est parvenue sous la forme de la partition manuscrite de la main même de Bach, présentement à Cracovie… A l’occasion d’une nouvelle interprétation de cette cantate vers le milieu des années 1730, Bach a ajouté l’indication tacet [omission ou silence] à la partie d’orgue du second jusqu’au cinquième mouvement… tacet apparaît sur les parties d’orgue des cantates BWV 5, 9, 94, 100, 139 et 177 qui ont été composées ou interprétées de nouveau durant les années 1730… on peut donc croire que soit le clavecin, soit le luth, ont été utilisés (nous avons opté, dans cet enregistrement [BIS] pour le clavecin). SCHMIEDER: 6 folios in 4°. BB Mus. Ms autogr. Bach P 647. Parties séparées partiellement autographes SCHULZE, Hans-Joachim [BJ 1977]: « Au sujet du retour de quelques fragments des cantates autographes à la collection Bach de la Bibliothèque de l’Etat de Berlin. Des sections de la partition originale des cantates BWV 99 [fragments de la partition P 647] et BWV 41 ainsi que trois parties (voix) de la cantate BWV 23 furent découvertes, vers la fin 1976, parmi une collection privée. Après qu’il fut établi que les manuscrits disparurent entre 1904 et 1907 de l’ancienne Bibliothèque Royale de Berlin, ils durent retournés à leur lieu d’origine ». PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN A la Thomasschule puis versées au Bach-Archiv Leipzig (1988). Avec corrections et annotations de Bach. BG: Filigrane: un aigle “héraldique”. La partie de corno (ou abréviation dCornetti) est de la main de Bach (mouvements 1 et 6). La partie de continuo d’un anonyme. BRAATZ [BCW / Provenance] : Elles proviennent de l’École Saint-Thomas et lui furent données par Anna Magdalena Bach peu après la mort de Bach… à l’origine il y avait des doubles des parties de violons I et du continuo mais elles sont manquantes aujourd’hui (novembre 2002). HERZ: Les copistes identifiés sont : Johann Andreas Kuhnau (K2 =période médiane à L’Ecole Saint-Thomas) et Christian Gottlob Meissner Filigrane „à l‘Aigle + cor de postillon“ ÉDITIONS SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG) BG. Jg. XXII, (22e année - BWV 91-100). Pages 253- 276. Préface de Wilhelm Rust (1875) [Partition dans le coffret Teldec / Das Kantatenwerk / Harnoncourt. Volume 25. 1980] NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA) KANTATEN SERIE I/ BAND 22. KANTATEN ZUM 15 SONNTAG NACH TRINITATIS Bärenreiter Verlag BA 5069. 1987. Matthias Wendt. 5 Fac-similés BWV 99. Pages 43-76. Bl.1r der Autographen Partitur (Biblioteka Jagiellonska, Krakow, Polen. Mus. ms. Bach P 647). Beginn des Satzes 1. Avec BWV 138, 51 Kritischer Bericht (commentaires). BA 5069 41. Matthias Wendt 1987 AUTRES ÉDITIONS BCW : Partition BG. Réduction voix et piano. Breitkopf & Härtel. Partition PB 2949 – Chœur ChB 2180 - Orgue et clavier (Max Seiffert) OB 1219 2009: Partition (28 pages) = PB 4599 - Réduction Voix et Piano (28 pages) = EB 7099 - Parties séparées (6) = OB 4599 - Chœur = ChB 4599 Kalmus Study Scores. N° 832. Volume XXVIII. New York 1968. Avec les cantates BWV 97-99. |
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15e dimanche après la Trinité |
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En dehors du texte des mouvements n°1 et 6, l’auteur de la compilation est demeuré inconnu. |
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FINSCHER: « La succession de tonalités des divers mouvements reflète la symétrie et les contrastes nuancés du texte : les mouvements extrêmes sont en sol majeur, les 2ème et 5ème mouvements sont en si mineur, les morceaux du milieu respectivement en mi mineur et en si mineur / ré majeur ». |
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NEUMANN. Solo. Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Horn (sections 1, 6) ; Querflöte, Oboe d’amore ; Streicher ; B.c. |
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1] CHORALCHORSATZ. BWV 99/1 |
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W AS GOTT TUT, DAS IST WOHLGETAN, / ES BLEIBT GERRECHT SEIN WILLE ; / WIE ER FÄNGT MEINE SACHEN AN, / WILL ICH IHM HALTEN STILLE. / ER IST MEIN GOTT, / DER IN DER NOT, / MICH WOHL WEIß ZU ERHALTEN ; / DRUM LAß ICH IHN NUR WALTEN.Ce que Dieu fait est bien fait. / Ses desseins restent justes ; / Quel que soit le cours qu’il donne à ma destinée, / Je m’en tiens sans mot dire à sa gouverne. / N’est-il pas mon Dieu / Qui sait veiller à ma sauvegarde / Dans le péril ? / Aussi n’ai-je qu’à le laisser agir. Sol majeur (G-dur), 116 mesures, C BG Jg. XXII. Pages 253-265. Vers 1. Flauto traverso. / Oboe d’amore. / Violino I. / Violino II. / Viola. / Soprano /Corno col Soprano. (NB. der Cantus firmus: « Was Gott thut, das ist wohlgetan » im Sopran.) / Alto. Tenore. / Basso. / Continuo. NEUMANN. Parties instrumentales avec thématiques indépendantes du choral. Ritournelles et parties vocales encastrées. Le cantus firmus est au soprano avec le cor. Ensemble des instruments. BASSO: «…morceau d’ouverture, un motet sur cantus firmus (au soprano doublé par une partie de cor = cornet) qui fait alterner exposition vocale de type archaïque et insertions instrumentales concertantes de goût moderne. Cette page reflète fidèlement la structure, très inspirée du Lied, de la Barform [AABA] consacrant les 70 premières mesures aux deux Stollen, puis abordant ensuite l’Abgesang, dans le premier cas en alternant régulièrement épisodes confiés aux instruments à vent et épisodes confiés aux cordes, tandis que dans le second cas les deux « blocs » instrumentaux sont additionnés et amalgamés en un tout unique ». BOMBA: « Le chœur d’introduction est un morceau concertant pour flûte, hautbois d’amour, cordes et basse continue. Bach enchevêtre avec élégance les registres solistes à l’intérieur de la phrase des cordes, ce qui fait retentir la mélodie du choral au loin. Et à peine les instruments à vent ont-ils fait ressortir leur existence de soliste –nettement adossé au choral-, le chœur intervient avec le premier vers de choral préparé par le soprano…» BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 221]: « Élaboration de choral sur mélodie (MDC) 104 de type II. Ritournelle d’orchestre, incrustation du chœur en accord. CF (soprano + cor) ». [Les Mélodies de Chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, pages 322-326 ]: «… les oppositions de durées sont très nettes, le cantus firmus confié au soprano doublé par un cor est en [valeurs] blanches, les trois autres voix, en imitations, utilisent des valeurs assez variées (noires, croches), la ritournelle circule en croches et doubles croches accentuant le contraste entre le calme vocal et la jubilation instrumentale …Choral de type II [page 60]: « Le cantus firmus est confié à l’une des voix du chœur, en général le soprano, les trois autres parties vocales en imitations harmoniques, imitatives ou libres. L’orchestre déroule une ritournelle continue tandis que les versets de la MDC sont exposés de manière discontinue, entrecoupés par des pauses où seul intervient l’orchestre ». DÜRR: «…Caractère concertant avec les cordes développant un motif indépendant… à la mesure 16 débute un « concertino avec flûte, hautbois d’amour et violon I…» FINSCHER: «…la flûte est mise en relief de manière concertante dans le chœur d’entrée. Le grand chœur d’ouverture est, du point de vue stylistique, un mouvement choral assez simple, semblable à un motet, qui met d’une part en valeur de façon absolument frappante la mélodie du cantique (symbolique de l’assurance de la foi dont témoigne le texte ?), mais qui est d’autre part enrobé dans un morceau instrumental concertant tirant avant tout son caractère d’allégresse des motifs d’anapeste [en poésie grecque et latine, vers composé de deux brèves et d’une longue] pour lesquels Bach éprouvait une si vive prédilection ». HOFMANN: «…La mélodie… de Severus Gastorius… se retrouve dans le chœur d’entrée… dans la voix de soprano qui la reprend d’abord, suivie ensuite des trois autres voix qui accompagnent de manière très simple. L’orchestre d’où se détache constamment un petit groupe instrumental coloré composé d’une flûte traversière, d’un hautbois d’amour, des premiers violons et du continuo, joue ici un rôle important. L’ensemble se caractérise par un certain charme dans l’exposition et un plaisir enjoué qui peut être perçu comme une évocation de l’état de celui qui a remis sa confiance en Dieu ». LEMAÎTRE: «…l’orchestre s’organise à la manière d’un concerto grosso avec un concertino regroupant la flûte, le hautbois d’amour et le 1er violon (= b.c) ». |
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2] REZITATIV BAß. BWV 99/2 |
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S EIN WORT DER WAHRHEIT STEHET FEST / UND WIRD MICH NICHT BETRÜGEN, / WEIL ES DIE GLÄUBIGEN NICHT FALLEN / NOCH VERDERBEN LÄßT./ JA, WEIL ES MICH DEN WEG ZUM LEBEN FÜHRET, / SO FAßT MEIN HERZE SICH UND LÄSSET SICH BEGNÜGEN / AN GOTTES VATERTREU UND HULD / UND HAT GEDULD / WENN MICH EIN UNFALL RÜHRET. / GOTT KANN MIT SEINEN ALLMACHTSHÄNDEN / MEIN UNGLÜCK WENDEN.Sa parole de vérité est inébranlable / Et ne me trompera pas / Car elle n’abandonne ni perd ceux qui croient. / Oui, Puisqu’elle me conduit sur le chemin de la vie, / Mon cœur se ressaisit et se laisse contenter / Du dévouement paternel et de la grâce de Dieu / Et sait avoir patience / Lorsque l’adversité me frappe. / Dieu, de ses mains toutes puissantes, / Peut détourner de moi le malheur. Si (h-moll) → si (h-moll), 15 mesures, C BG Jg. XXII. Page 266. Récitatif. / Basso. Continuo. Le mot „Wenden“ marqué „a tempo“. NEUMANN. Récitatif secco avec final arioso. Baß, B.c. BOMBA: « Ce récitatif comme le n° 4 se termine chacun par un vers en arioso expressif ». DÜRR: Colorature sur le mot „Wenden – détourner“. |
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3] ARIE TENOR. BWV 99/3 |
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E RSCHÜTTRE DICH NUR NICHT, VERZAGTE SEELE, / WENN DIR DER KREUZESKELCH SO BITTER SCHMECKT ! / GOTT IST DEIN WEISER ARZT UND WUNDERMANN, / SO DIR KEIN TÖDLICH GIFT EINSCHENKEN KANN, / OBGLEICH DIE SÜßIGKEIT VERBORGEN STECKT.Ne frémis donc pas, âme désespérée, / Si le calice de la croix a pour toi un goût si amer ! / Dieu est pour toi un médecin avisé et un auteur de miracles, / Qui ne saurait te verser de poison mortel, / Encore que la douceur en soit cachée. Mi mineur (e-moll), 196 mesures, 3/8 BG Jg. XXII. Pages 267- 271. Arie. / Flauto traverso. / Tenore. / Continuo. NEUMANN. En forme de trio. Tenor, Querflote (flûte traversière), B.c (Basse continue). Avec da capo BASSO: « L’accent de virtuosité est placé essentiellement sur l’aria du ténor, superbe page dans laquelle alternent expressions dolentes (passages chromatiques descendants et ascendants) pour souligner le désespoir de l’âme, et rapides passages qui semblent traduire la joie d’avoir trouvé en Dieu le remède à tous les maux ». BOMBA: «…l’air illustre déjà dans le prélude de la flûte soliste le calice amer de la croix en lignes chromatiques descendante alors que le motif interprète au début ce frémissement devant lequel le chant désire protéger l’âme découragée. Des assombrissements chromatiques et des entrecroisements de registres vocaux et instrumentaux solistes caractérisent aussi le morceau là où il est question de poison mortel - tödlich Gitf et de douceur « Süßigkeit ». BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 221]: « le goût amer du calice de la Croix » et quelques modulations, décrivent les amèrsouffrances de la Croix ». DÜRR: « L’aria n° 3 confirme nos soupçons… Bach bénéficiait en 1724 d’un excellent flûtiste…» [in BCW Commentary / AMG, le nom de Friedrich Gottlieb Wild, élève de Bach et étudiant en droit à Leipzig, est avancé]. GARDINER: «…un mouvement ascendant, tant de la flûte que de la voix, suggère le liquide au goût amer… puis le baume que fournit Dieu…» HOFMANN: «…l’aria… combine, comme si souvent au cours de ce cycle annuel [2. Jahrgang], une difficile partie de ténor avec une flûte traversière solo virtuose. Manifestement, Bach pouvait compter en 1724 sur deux solistes d’exception… le recours au chromatisme dans la partie de flûte est frappant et sera repris par la voix aux paroles « verzagte Seele – âme désespérée » et également au mot « Kreuzeskelch – calice de la croix » et plusieurs fois à la flûte au mot « bitter – amer », plus tard également au mot « Gift – poison ». HIRSCH: Mélisme sur le mot „einschenken – verser“ mot sur lequel la flûte joue 41 notes. Renvoi au psaume 41, précisément où il est question, comme dans ce n° 3, de la prière dans la maladie et l‘abandon… „Yahvé le soutiendrasur son lit de douleur et dans sa maldie retournera sa couche…“ au verset 4. LEMAÎTRE: «…C’est dans l’aria da capo du ténor que la flûte dispense le plus de virtuosité. L’amertume du texte est traduite aux trois parties, mais à la flûte revient le motif le plus caractéristique de la traduction : une descente chromatique de quarte (ou montée) ». RIFKIN: « Air de ténor da capo avec flûte obligée, l’un des plus difficiles de toute l’œuvre de Bach…» ROMIJN: «…flûte et voix s’allient pour illustrer des mots tels que « erschüttre dich nur nicht – ne frémis pas » : en effet, les notes tremblent et frémissent de manière appropriée ». |
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4] REZITATIV ALT. BWV 99/4 |
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N UN, DER VON EWIGKEIT GESCHLOSS’NE BUND / BLEIBT MEINES GLAUBENS GRUND. / ER SPRICHT MIT ZUVERSICHT / IM TOD UND LEBEN ; / GOTT IST MEIN LICHT, / IHM WILL ICH MICH ERGEBEN. / UND HABEN ALLE TAGE / GLEICH IHRE EIGNE PLAGE, / DOCH AUF DAS ÜBERSTANDNE LEID, / WENN MAN GENUG GEWEINET, / KOMMT ENDLICH DIE ERRETTUNGSZEIT, / DA GOTTES TREUER SINN ERSCHEINET.A présent, l’alliance scellée par l’éternité / Reste le fondement de ma foi. / Elle parle avec assurance et confiance / Dans la mort comme dans la vie : / Dieu est ma lumière, / A Lui je veux me livrer. / Et même si tous les jours / Apportent leurs propres tourments, / Une fois la souffrance surmontée, / Lorsqu’on aura assez pleuré, / Viendra en fin le temps de la délivrance, / Où se manifestera la sincère loyauté de Dieu. Si mineur (h-moll) → Ré majeur (D-dur), 14 mesures, C BG Jg. XXII. Page 271. Recitativ. / Alto. / Continuo. NEUMANN. Récitatif secco avec arioso. Alto, B.c. BG: Le mot final „Erscheinet“ marqué „a tempo“. BOMBA: « Ce récitatif comme le n° 2 se termine par un vers en arioso DÜRR: Ressemble et renvoie au récitaif n° 2. |
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5] ARIE (DUETT), SOPRAN, ALT. BWV 99/5 |
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W ENN DES KREUZES BITTERKEITEN / MIT DES FLEISCHES SCHWACHHEIT STREITEN, / IST ES DENNOCH WOHLGETAN, / WER DAS KREUZ DURCH FALSCHEN WAHN / SICH VOR [Wustmann: „Für sich“] UNERTRÄGLICH SCHÄTZET, / WIRD AUCH KÜNFTIG NICHT ERGÖTZET.Si les amères souffrances de la croix / S’attaquent à la faiblesse de la chair, / Il en est pourtant bien ainsi. / Celui qui, dans une vraie folie, / A estimé la croix intolérable pour lui-même, / N’aura pas non plus à l’avenir à se délecter. Si mineur (h-moll), 14 mesures, C BG Jg. XXII. Pages 272-275. Duett. Flauto traverso. / Oboe d‘amore. / Soprano. / Alto. / Continuo. NEUMANN. Air bipartite avec ritournelles et forme de quintette fugué. Flûte traversière, Hautbois d‘amour, Soprano, Alto. Basse continue (B.c). BOMBA: «… l’air traite également les thèmes de l’amertume de la croix « des Kreuzes Bitter keiten » et de la faiblesse de la chair « des Fleisches Schwachheit ». On ne ressent le chromatisme plus qu’en latence. Un motif formé de quatre notes tombantes, d’un saut en avant de sixte et de répétitions de tons insistants se glisse au premier rang –comme cela fut le cas dans la deuxième moitié du motif dont Bach avait équipé le chœur d’introduction de la cantate « Ich habe viel Bekümmernis » Les registres d’un duo instrumental (flûte, hautbois d’amour) et d’un duo vocal (soprano, alto) se croisent dans cette cantate BWV 99 ». BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 221]: « Page très serrée sur le plan polyphonique…» CANTAGREL: « Airs en si mineur…Le caractère expressif de ces airs couvre un large éventail de sentiments… dans BWV 99 l’affliction qui saisit le chrétien devant sa condition…» HOFMANN: «… Le duo… est composé avec art. Ce mouvement à la forme d’un quintette fugué dans lequel, soutenu par la basse continue, un duo composé des voix de soprano et d’alto fait face à un duo de flûte traversière et de hautbois d’amour. Les mots « des Fleisches Schwachheit – faiblesse de la chair » sont toujours soulignés par une harmonie instable, les mots « streiten – se battre » et « nicht ergötzen – sans plaisir » se détachent par de nombreuses coloratures à la voix. Bien que le texte ne le prévoit pas, Bach réalise une forme tripartite avec une nouvelle partie centrale « Wer das Kreuz durch falschen Wahn – Celui qui dans une vaine folie, se fait une illusion de la croix ! » avec un retour à la tête du thème d’entrée « wird auch künftig nicht ergötzet – n’aura plus jamais de plaisir ! » LEMAÎTRE: «…page en contrepoint imitatif auquel participent hautbois d’amour et flûte. Il repose sur une ponctuation du continuo qui égrène une croche sur chaque temps de la mesure à C ». RIFKIN: «…Flûte et hautbois d’amour unissent leurs forces dans le contrepoint étroit du duo…» ROMIJN: «…le cinquième numéro bien qu’il s’appelle « aria » est en réalité composé de deux duos, l’un entre le soprano et l’alto, l’autre, entre la flûte et le hautbois d’amour…» |
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6] CHORAL. BWV 99/6 |
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W AS GOTT TUT, DAS IST WOHLGETAN, / DABEI WILL ICH VERBLEIBEN, // ES MAG MICH AUF DIE RAUHE BAHN / NOT, TOD UND ELEND TREIBEN, /// SO WIRD GOTT MICH / GANZ VÄTERLICH / IN SEINEN ARMEN HALTEN ; / DRUM LAß ICH IHN NUR WALTEN.Ce que Dieu fait est bien fait, / Je veux m’en tenir à cela. / Il se peut que je me vois poussé / Sur la rude voie du danger, de la mort et de la misère, / Mais mon Dieu me prendra alors / Tout paternellement / Dans ses bras ; / Aussi n’ai-je qu’a le laisser agir. Sol majeur (G-dur), 14 mesures, C BG Jg. XXII. Page 276. Vers 6. Choral (Mélodie : « Was Gott thut, das ist wohlgetan ». / Soprano. Flauto traverso in 8a, Oboe d’amore, Corno, Violino. Col Soprano. / Alto. Violino II coll‘ Alto. / Tenore. Viola col Tenore. / Basso. / Continuo. NEUMANN. Simple choral harmonisé. Chœur et ennsemble des instruments (Gesamtinstrumentarium). BOMBA: « L’auditeur… remarquera dans le choral final l’extase de la voix du ténor sur le mot « wohlgetan – bien fait » ainsi que l’exposition harmonisé du sentiment de sécurité ressortant sur l’expression « ganz väterlich – tout paternellement ». BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 221]: « Choral harmonisé sur mélodie de choral (MDC) 104 ». FINSCHER: «…Simple choral harmonisé à quatre voix, d’écriture homophone…» |
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BACH CANTATAS WEBSITE (BCW): |
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Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW). |
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Last update: ýJuly 5, 2009 ý01:01:39