AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables
ou difficilement accessibles aujourd’hui (2011). Le but est de
donner à lire un ensemble cohérent d’informations
et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un
panorama élargi et espéré parfois inédit
de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les
quelques interventions « CR » identifiées
par des parenthèses [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= la majeur
(B)
= si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG
= Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig,
1851-1899). J. S. Bach
Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= ut majeur. (c) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur – (d) = ré mineur
(E)
= (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= fa
(G)
= Sol majeur. (g) = sol mineur
GB
= Grande Bretagne / Angleterre
(H)
= si
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
Ost
= Original Stimmen. Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident »
remarquable.
DATATION BWV 87
Dimanche
6 mai 1725.
DÜRR :
Chronologie 1725 : BWV 103 (22 avril) – BWV 108 (29 avril) -
*BWV 87 (6 mai) – BWV 128 (19 mai) – BWV 183 (13 mai)
BWV 74 (20 mai).
HIRSCH
: Classement CN 123 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). Choral-Kantaten. Jahrgang
II. Période allant du 11 juin 1724 au 27 mai 1725. C’est
l’année de la Passion
selon Saint-Jean (30
mars 1725).
SPITTA :
Attribue à cette cantate l’année 1735, avec BWV
85, 103, 108, 43, 128, 183, 74, 68 et 175.
SOURCES BWV 87
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BB.
Mus.
ms.
Bach
P
61. Berlin
Deutsche Staatsbibliothek.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
39] : L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage
de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à
Hambourg en 1790 par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre
« Verzeichniss
des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl
Philipp Emanuel Bach ».
Il comportait, entre autre, 86 cantates sacrées.
BG.
(Wilhelm Rust. 1872). La partition et les voix séparées
originales sont à la Bibliothèque Royale de Berlin.
Titre
autographe pris à la couverture : « Dominica
Rogate. | Bissher habt ihr nichts gebethen in meinem Nahmen. | à
4 Voci, 3 Hautbois, 2 Violini, Viola e Continuo di Joh : Sebast.
Bach. »
HERZ :
Filigrane : « R
80 S »,
celui du cycle des cantates avec les textes de C. M. von Ziegler. On
trouve aussi le filigrane à la demi-lune « Half-Moon »,
ce qui serait la source d’une datation erronée pour
1735. Voir Schweitzer et Spitta.
Outre
les écritures de J.-S Bach et de son fils Wilhelm Fridmann,
les copistes repérés seraient Johann Andreas Kuhnau, né
en 1703 – mort ? (neveux ou petit-fils du cantor Johann
Kuhnau), à Leipzig à partir du 7 février 1723 et
Christian Gottlob
Meissner (18 décembre 1707 – 16 novembre 1760), copiste
de Bach, à Leipzig de 1723 à 1729.
SCHMIEDER :
Six feuillets et neuf pages de musique, in°4.
SPITTA
[Johann
Sebastian Bach.
Les
cantates de 1735.
Volume 3, pages 281 et 285] :
Filigrane : un nouveau et précis filigrane « R
80 S »
caractérise les cantates suivantes : BWV 103, 108, 18,
183, 59, 68 et 175.
«…The
« Half Moon Watermark » (filigrane représentant
une demie lune) sur la première moitié de la feuille
(l’autre demeurant en blanc) est caractéristique d’un
grand nombre de cantates de la dernière partie des oeuvres de
Bach”.
[Suit
une série de 31 cantates (datées vers 1730-1735) dont
la cantate BWV 87].
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Bach.
St 6 B.
Deutsche Staatsbibliothek Berlin.
BGA.
(Wilhelm Rust. 1872). Parties de violon I, violon II et continuo en
double. Choral [7] principalement autographe.
SCHMIEDER :
14 voix partiellement autographes.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
AUSGABE
(BG)
BGA.
Jg. XX1
(20e
année). Pages
137 à 152. Préface de Wilhelm Rust (1872). Cantates
BWV 81 à 90.
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I / BAND 12. KANTATEN ZU DEN SONNTAGEN CANTATE BIS EXAUDI
Bärenreiter
Verlag BA 5011. 1989. Heraugegeben von A. Dürr. 4 fac-similés.
BWV
87. Pages 63 à 78. Autographe. BB. Mus.
Ms.
Bach
P 61, Bl. 3v
(fin du récitatif « Wenn
unsre Schuld »)
et arioso [5].
Avec
les cantates BWV 166, 108, 86, 37, 128, 43, 44 et 183.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA
5011 41. Alfred Dürr 1960 – 1989.
[La
partition NBA / Bärenreiter-Verlage Kassel (1960) est dans le
volume 22, Teldec / Harnoncourt. 1979].
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics. | Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 5.
Bärenreiter TP 1285. 2007.
Serie
I. Band 12. Kantaten zum Sonntag „Cantate“ bis zum
Sonntag„ Exaudi“.
Faksimile
: Extraits des partition BWV 86, 87 et BWV 128 (début).
Herausgegeben
: Alfred Dürr (1960).
BWV
87. Pages 63 à 78. Bärenreiter-Verlag Kassel. 1960.
BCW.
Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition = PB 2937. Partition du chœur
(Chorstimmen) = ChB 2191. Orgue et clavier (Max Seiffert) = OB 1199.
Réduction chant et piano (Klavierauszug (Todt) = EB 7087.
2011 :
Partition = PB 4587. Réduction chant et piano (20 pages) = EB
7087. Partition du chœur = ChB 4587.
CARUS.
Die Bach Kantate. Partition (Partitur), 40 pages = CV 31.087/00 –
Réduction chant et piano (Klavierauszuge) = 31.087/03 –
Partition d’étude (Studienpartitur) = 31.087/07 –
Partition du chœur (Chorpartitur) = 31.087/05 Harmonie
(Harmoniestimmen) = 31.087/09 (Oboe I et II = 21 et 22 - Oboe
d’amore I et II = 23 et 24) - Parties séparées
(4) = 31.087//11 à 14.
KALMUS
STUDY SCORES. N° 829. Volume XXV. New York 1968. Cantates BWV 83
à 88.
PÉRICOPE BWV 87
ROGATIONS
(du latin Rogare = demander). Cinquième dimanche après
Pâques
Prières
publiques et processions faites pendant les trois jours précédents
l’Ascension, afin d’attirer sur les champs la bénédiction
du ciel. Les Rogations introduisent une nuance de pénitence
dans le temps pascal. Le dimanche des Rogations est le cinquième
dimanche après Pâques. Couleur « en
violet ».
« Le
Christ recommande à ses disciples de prier avec confiance et
de demeurer dans sa joie. Mais cette prière doit être
faite en son nom. Le Seigneur annonce ainsi l’église
priante ».
Pour
la même occurrence, voir la cantate BWV 86 du 14 mai 1724.
MISSEL
ROMAIN
Introït
: Isaïe 48, 20. Le chant de sortie de Babylone [PBJ. 1162].
Épître
: Saint-Jacques 1, 22 à 27. La vraie dévotion [PBJ.
1776-1777].
Évangile
: Jean 16, 23 à 30. [PBJ. 1614]. Dans [1], la citation
textuelle est tirée du verset 24: « Jusqu’à
présent vous n’avez rien demandé en
mon
nom ».
Psaume
66, 8. Action publique de grâce [PBJ. 860].
E.K.G.
Rogate. (Les Rogations).
La
montée vers Jérusalem. Saint Jean, 12, 31 [PBJ. 1608] :
« Et moi,
élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à
moi ».
Psaume
66. Hymne de louanges à Yahvé [PBJ. 860].
Lied :
EKG 241. Vater
unser
(Luther).
Epître
: Saint-Jacques 1, 22 à 27. La vraie dévotion [PBJ.
1776-1777].
Évangile
: Jean 16, 23 à 30. [PBJ. 1614].
TEXTE BWV 87
Texte
de Christiane Mariane von Ziegler, née Romanus (1695-1760).
Recueil, Essais poétiques I (Versuch
in gebundener schreibart,
publié en 1728. Des textes du même auteur dans neuf
cantates avec les BWV 103, 108, 128, 183, 74, 68, 175, 176 et sous
réserve… BWV 85.
[Bach
en composant sur ce texte en mai 1725 a donc travaillé
d’après un autographe, avant que ce dernier ne
bénéficie de l’édition de 1728… ?]
Dans
le Sämtliche,
pages 82/83, le texte présenté par Werner Neumann a
subi dans la cantate des interventions ou des modifications
attribuées à Bach lui-même, notamment en [2] et
[6], modifications également signalées par Arthur
Hirsch. Des modifications également signalées par
Wustmann (pages 123/124).
Selon
Whittaker, les textes de C. M. von Ziegler étaient appréciés
de Bach qui alla jusqu’à revoir certains d’entre
eux, peut-être comme dans la cantate BWV 85.
Dans
le Jahrbuch 1978,
à la page 134, sont signalées les corrections
autographes sur le texte.
1]
Citation textuelle tirée de saint Jean 16, verset 24 [PBJ.
1614] : « Jusqu’à
présent vous n’avez rien demandé en mon nom ».
2]
C. M. von Ziegler.
3]
C. M. von Ziegler.
4]
C. M. von Ziegler.
5]
Citation textuelle tirée de saint Jean 16, 33 [PBJ. 1615] :
« Dans le
monde vous aurez à souffrir mais gardez courage, j’ai
vaincu le monde ».
6]
C. M. von Ziegler.
7]
Texte de Heermann Heinrich Müller (ca 1631-1675, professeur et
superintendant à Rostock). 9e
strophe du cantique Selig
ist die Seele. La
mélodie Jesu
meine Freude est
attribuée à Johann Crüger (1653-1730)
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach.
Tome 2, page 392] : «…Par
rapport au texte publié dans le recueil [de Ch. M. von
Ziegler] en 1728, la version figurant sous la musique de Bach
apparaît différente sur plus d‘un point,
particulièrement dans BWV 103, 87, 128, 175, 176… Dans
BWV 87 figure un récitatif en plus (le second)… Il
paraît beaucoup plus logique de former l‘hypothèse
que Bach s‘est simplement servi d‘une première
version [des poèmes de Ch. M. von Ziegler] et que l‘auteur
s‘est trouvé, dans la perspective d‘une
publication, amené à retoucher ses textes…»
BOMBA
: «…Alors
que la cantate BWV 86 [pour la même péricope] fait
suivre le récitatif d’un arrangement de choral, Bach
écrit en troisième position de la cantate BWV 87 un air
d’alto. Ceci montre bien que Bach avait renoncé à
l’idée de ne composer pour son deuxième cycle [2.
Jahrgang] que des cantates-chorals, probablement en raison du fait
que le poète qui lui livrait les remaniements de texte
adéquats, était décédé [Ch.
Weiss ?].
BOYER
[ Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,
pages 208/209] : «…La
cantate BWV 87 est la sœur jumelle de la cantate BWV 86 de
1724. Mais Bach adhère à un texte tronqué de
l’Évangile en suivant à la lettre le livret de
Marianne Von Ziegler, violamment dramatique et apocalyptique.
Marianne von Ziegler en effet ne traite pas du second hémistiche
“Demandez
et vous recevrez et votre joie sera parfaite.
Aussi faut-il attendre la seconde intervention de la basse [5] “Vox
Christi”
qui chante en arioso :
“Dans le monde, vous aurez à souffrir mais gardez
courage ! »
ROMIJN :
«…Texte probablement adapté [de C. M. von
Ziegler] par Bach lui-même…»
WOLFF :
«…grands écarts du texte [de la cantate] avec
celui de la version ultérieure imprimée en 1728…»
GÉNÉRALITÉS
BWV 87
MACIA
[Tout Bach,
page 158] : «…Les tonalités mineures
dominent et l’ensemble donne une impression de désolation…»
DISTRIBUTION BWV 87
NEUMANN.
Alt,
Tenor Baß. – Chor (nur Schlußchoral). Oboe I, II,
Oboe da caccia I, II ; Streicher, B.c.
SCHMIEDER.
Soli : A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe I, II; Oboe da
caccia I, II; Viol. I, II; Vla.; Continuo.
LEMAÎTRE
: «…Le
livret de cette cantate s’appesantit sur l’angoisse du
pécheur et la notion de faute. Bach illustre ces aspects par
des tonalités mineures : (n° 1, 4, 7) en la (n°
2) ; sol (n° 3) ; ut (n° 5). Seul l’air de
ténor (n° 6) affiche le ton de si bémol majeur…»
SUZUKI
: «…Il
existe deux versions de la partie de continuo, l‘une prévue
pour un instrument mélodique et non transposé, l‘autre
pour orgue et transposée…»
APERÇU BWV 87
1]
ARIOSO BAß. BWV 87/1. Dictum.
BISHER
HABT IHR NICHTS GEBETEN
IN MEINEM NAMEN.
Jusqu’à
présent, vous n’avez rien demandé en mon nom.
Citation
textuelle tirée de saint Jean 16, verset 24 [PBJ. 1614] :
« Jusqu’à
présent vous n’avez rien demandé en mon nom ».
Ré
mineur (d), 32 mesures, C
BGA.
Jg. XX1.
Pages 137 à 139 | Evangelium
St. Johannes. Cap. 16, V. 24. | Dominica Rogate.
| Violino I. / Oboe I col Violino I. All unisono). | Violino II. /
Oboe II. col Violino II. All‘ unisono.) | Oboe da caccia e
Viola (all‘ unisono). | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Développement en forme
de fugato.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach.
Tome 2, page 392] : «…le
premier arioso… a les caractèristiques d‘un
fugato, et, conformément aux intentions de CH. M. von Ziegler,
fait apparaître menaçant ce qui dans le contexte de
cette lecture évangélique [Jean, 16, 24] est au
contraire rassurantes paroles d‘exhortations…en
conséquence, les morceaux suivant ont des tons apocalyptiques
et dramatiques…»
BOMBA
: «…un
mouvement polyphonique au cours duquel le texte est interprété
cinq fois au total. Bach met en relief les trois aspects « Bisher »
- « habt ihr
nichts gebeten »
et « in
meinem Namen »…
[la Trinité ?] en pondérant musicalement ces
parties d’une manière différente… »
FINSCHER : «…profonde gravité du texte, à
certains endroits presque apocalyptique… les paroles du Christ
sont rendues en arioso dans une écriture entièrement
polyphonique qui ne recourt cependant pas aux tournures archaïques
du motet mais se présente comme un quatuor instrumental de
forme absolument libre…. la basse entonne sa menaçante
parole biblique en répétitions constantes et faisant
toujours l’objet d’un autre mode de composition. La
basse = la vox
Christi ».…»
HIRSCH
: «…La basse, la voix du Christ. Thématique
principale en imitations aux hautbois aux mesures 15 à 17
conduisant à l’arioso. Le rythme en doubles croches et
croches. Ritournelle de la basse avec un mélisme remarquable
sur Gebeten,
avec 44 notes aux mesures 28 à 31 ».
HOFMANN :
«…En accord avec l’ancienne tradition, Bach confie
la voix du Christ… à la basse, la « vox
Christi ».
La voix semble ici enchâssée dans une polyphonie
orchestrale qui confère sérieux, dignité et
austérité ».
LEMAÎTRE
: «…court
morceau d’écriture polyphonique et de forme libre…»
POUGET
: «…Mise en évidence des paroles même du
Christ avec une introduction d’un caractère assez
solennel. Les parties de vent jouent à l’unisson des
cordes ».
SCHMIEDER
(page 116) : «…Analogie du début de cette partie
avec le thème principal de la fugue du prélude pour
clavecin BWV 865 ».
WHITTAKER
: «…Sujet peu motivant dont Bach s’accommode. Le
thème au violon II. Les lignes supérieures sont
doublées par les deux hautbois et le hautbois da caccia pour
donner plus de solennité aux paroles du Christ. Le contre
thème est à la Vla et la deuxième entrée
est confiée au violon I ».
WOLFF :
« Comme avec le mouvement n° 5, la basse campe la
traditionnelle « vox Christi ». Dans le premier
mouvement, la déclamation magistrale de l’arioso confère
un poids quasi hymnique…»
[ample
vocalise sur le mot « gebeten
– demandé »].
2]
REZITATIV ALT. BWV 87/2
O
WORT!
DAS
GEIST UND SEEL
ERSCHRECKT.
/ IHR
MENSCHEN
[variante : „menschen-Kinder!“
MERKT DEN ZURUF,
WAS DAHINTER STECKT ! / IHR
HABT GESETZ
UND EVANGELIUM
VORSÄTZLICH ÜBERTRETEN ; / UND
DIESFALLS [R. Wustmann : ihr
möchtet
deshalb“]
MÖCHT IHR UNGESÄUMT IN BUß
UND ANDACHT
BETEN.
O
parole qui jette l’effroi dans l’esprit et l’âme !
/ N’ignorez pas, êtres humains, l’avertissement
qu’elle recèle ! / Vous avez intentionnellement
transgressé la loi et l’évangile ; / C’est
pourquoi puissiez-vous sur l’heure vous adonner dans la
contrition et le recueillement à la prière.
La
mineur (a) - Sol mineur (g). 7 mesures, C
BGA.
Jg. XX1.
Page 139 | RECITATIVO. | Alto. | Continuo.
NEUMANN.
Secco. Alto.
DÜRR
: «…Profonde atmosphère de contrition ».
FINSCHER
: «…Récitatif concis mais incroyablement agité ».
HIRSCH
: «…agitation du récitatif. Quintes diminuées
au continuo avec quartes et tritons sur erschreckt
(jeter l’effroi).
Déclamation vocale en croches sur Gesetz
(Loi de l’Ancien Testament en mi mineur) und
Evangelium (Le Nouveau
Testament, en ré majeur). Dissonance sur vorsäzlich
übertreten et sur
Buss und Andacht,
avec une septième diminuée sur les mots O
Wort ».
HOFMANN :
« L’auteur du livret donne au discours de Jésus
un ton de reproche…»
[nombreuses
modifications du texte de ce récitatif par rapport à
celui de Ch. M. von Ziegler, publié en 1728. Voir W. Neumann :
« Sämtliche
von Johann Sebastian Bach vertonte Texte »,
page 360].
3]
ARIE ALT. BWV 87/3
VERGIB,
O VATER,
UNSRE
SCHULD.
/ UND
HABE NOCH MIT UNS GEDULD.
/ WENN
WIRD IN ANDACHT
BETEN | UND
SAGEN : HERR,
AUF DEIN GEHEIß.
/ ACH,
REDE NICHT MEHR SPRICHWORTSWEIS. / HILF
UNS VIELMEHR VERTRETEN !
Pardonne-nous
notre faute, ô Père, / et montre-nous encore de
l’indulgence / lorsque dans la dévotion de notre prière,
/ nous demandons : Ah, Seigneur, sur ta propre injonction, / ne
t’exprime plus en figures. / Mais interviens véritablement
pour nous [autre lecture : « Ah, ne parle plus en
proverbe, / aide-nous à te représenter plus
fidèlement ! »]
Sol
mineur (g). 111 mesures, C
BGA.
Jg. XX1.
Pages 140 à 144 | ARIA. | Oboe da caccia I. | Oboe da caccia
II. | Alto. | Continuo.
NEUMANN.
Partie en quatuor. Oboe da caccia I et II. Alt. B.c. Avec da capo.
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, page 550] :
« Avec leurs anacrouses et leurs croches liées par
deux, selon le profil vocal même du mot Vergib…
que l’on croit entendre avant même qu’il ait été
prononcé par l’alto, les deux hautbois ne cessent de
soupirer et d’implorer…Quant à la basse continue,
elle ne cesse de répéter un petit motif
ascendant…extraordinaire expressivité. Ainsi…
pour le deuxième vers (et
sois encore indulgent envers nous)
dont les mots sont sectionnés en trois fragments identiques,
répétés de façon obsessionnelle ».
DÜRR
: «…Figures ostinato du continuo et figuration
gémissante sur le mot Vergiss ».
FINSCHER
: «…Sombre sonorité des deux hautbois insistant
sur le mot « Vergib
- pardonne-nous »
et le ton d’une imploration obstinée de la basse
continue, décrivant un tableau désespéré
de la « Conditio
firma »,
ceci dépassant de loin les intentions du texte ».
HALBREICH
: «…Aria amplement développé ».
HIRSCH
: «…Un exceptionnel discours thématique. Motif
gémissant sur Vergiss
et sur unsre Schuld.
De même manière suppliante sur les mots Andacht
beten. Une ritournelle
de onze mesures reprise à treize reprises par le continuo ».
Arthur
Hirsch voit ici une allusion entre les Dix
Commandements et les
treize assemblés lors de la Cène. Notes tenues sur
vertreten.
Analogie avec la cantate BWV 48/6 et Vergibt
mir Jesus meine
Sünden ».
HOFMANN :
«…texte rempli de contrition caractérisé
musicalement par un effectif inhabituel…dont les figures
mélodiques de soupirs traitées en majeure partie en
tierces parallèles sont pratiquement omniprésentes et
soulignent une figure mélodique qui revient sans cesse au
continuo représentant la ténacité du prieur…»
LEMAÎTRE
: «…les
deux hautbois de chasse assombrissent l’atmosphère
tandis que la basse continue insiste sur le côté
obsessionnel de l’imploration en répétant un
motif obstiné fondé sur une septième arpégée…»
[+ Exemple musical pris aux premières mesures de la partie du
continuo].
MACIA
[Tout Bach,
page 158] : «…une aria magnifique en sol mineur
tout emplie de contrition où l’on remarque les figures
des hautbois de chasse aux accents sombres et le motif arpégé
obstiné de la basse continue…»
POUGET
: «…Expression de la confiance sereine dans le pardon
des péchés dans le dessin de l’accompagnement du
hautbois de chasse ».
ROMIJN :
«…aria… une confession, une prière…
un sentiment souligné par les motifs de « Seufzer
– soupir »
poussés parallèlement par les deux hautbois da caccia
sur les émouvants plaidoyers en mouvements ascendants du
continuo…»
SCHWEITZER
[J.-S. Bach | Le
musicien poète. Le langage musical des cantates,
page 247] : «…La confiance sereine de l’âme
pieuse avec le motif de la quiétude à l’accompagnement
de la basse continue [+ Exemple musical] ».
WHITTAKER
: «…Air tout de contrition. Les hautbois entament une
phrase gémissante. Le continuo joue des groupes de notes
arpégées. Le hautbois da caccia I joue en doubles
croches, passage dans lequel se remarque une idée mélodique
de trois notes aux accents de prière ».
4]
REZITATIV TENOR. BWV 87/4
WENN
UNSRE
SCHULD
BIS AN DEN HIMMEL
STEIGT. / DU
SIEHST UND KENNEST JA MEIN HERZ,
DAS NICHTS VOR DIR VERSCHWEIGT. / DRUM
SUCHE
MICH ZU
TRÖSTEN.
Si
notre faute s’élève jusqu’au ciel, / tu
n’en vois pas et n’en connais pas moins mon cœur,
qui ne te dissimule rien, / efforce-toi donc de me consoler.
Ré
mineur (d) - ut mineur (c). 8 mesures, C
BGA.
Jg. XX1.
Page 145 | RECITATIVO. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Tenore.
| Continuo.
NEUMANN.
Récitatif accompagnato. Cordes
: Viol. I, Viol. II. Vla. B.c. Parties secco, instrumentation et
parties arioso encastrées.
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, page 550] :
«…ce récitatif très intense culmine
sur les mots « suche
– cherche »
et trösten
– consoler »,
déployés en deux paraphes très expressifs ».
DÜRR
: «…Arioso sur Drum
suche mich trösten ».
FINSCHER
: «…Tableau désespéré, comme dans
la section [4]. Mais poussé au paroxysme comme par les moyens
vocaux et harmoniques ».
HIRSCH
: «…Septième diminuée et saut d’octave
sur Unsre
et bis an den Himmel.
Mélisme sur
suche et syncope sur
trösten ».
POUGET
: «…Récitatif ajouté par Bach pour éviter
la succession de trois arias (ceci paraît emprunté à
Whittaker) ».
[le
texte de ce récitatif « Dictum »
ne figure pas dans le texte imprimé de 1728].
5]
ARIOSO BAß. BWV 87/5
IN
DER WELT
HABT IHR ANGST
/ ABER SEID GETROST, ICH HABE DIE WELT
ÜBERWUNDERN.
Dans
le monde, vous aurez à souffrir, mais ayez confiance, j’ai
vaincu le monde.
5]
Citation textuelle tirée de saint Jean 16, 33 [PBJ. ] :
« Dans le
monde vous aurez à souffrir mais gardez courage, j’ai
vaincu le monde ».
Ut
mineur (c). 75 mesures, 3/8
BGA.
Jg. XX1.
Pages 146/147 | BASSO SOLO. | Evangelium
St. Johannes. Cap. 16. V. 33.
| Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Partie de continuo. Baß, B.c. Façon « ostinato »
et partie vocale comme doublée en forme de ritournelle.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach.
Tome 2, page 392] : «…un
large, puissant arioso de la basse, dans lequel le texte est réitéré,
cependant que l’appareil instrumental est réduit au seul
continuo…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, page 551] :
«… Bach fait répéter ces mots si
importants avec la plus grande insistance. Ainsi entendra-t-on à
huit reprises les mots « In
der Welt »…
puis sept fois le mot « Angst »…
et autant « seid
getröst…»
DÜRR
: «…À nouveau un arioso sur les paroles du Christ
seulement accompagné par la basse continue. Les huit premières
mesures du thème d’entrée éclairent toute
la partie suivante en une atmosphère retenue « ostinato ».
La deuxième partie sur Aber
seid getrost est
reprise deux fois, en imitation parallèle du thème ».
FINSCHER
: «…Les paroles du Christ, en écriture
polyphonique sans recours aux tournures archaïques du motet.
Fixation obstinée sur le motif In
der Welt habt
ihr Angst ».
HIRSCH
: «…Deuxième citation biblique. Sur aber
seid getrost, le
majeur, avec intervalles, octaves et quintes sur Die
Welt, dans le grave ».
HOFMANN :
«…la parole de Jésus… est confiée à
une voix de basse… qui cependant est accompagnée par le
seul continuo. La base thématique est une ritournelle au
continuo qui avec son retour constant en tant que basse obstinée,
domine tout le mouvement. Le mot « Angst
– peur »
est souligné dans la partie vocale de manière
frappante…»
LEMAÎTRE
: «…Habituellement
Bach conçoit les interventions de la vox Christi dans le style
arioso, parfois cet arioso penche vers l’air (comme dans le n°
1) mais ici la basse chante une page dont le style s’engouffre
totalement dans l’esthétique de l’aria. Celle-ci
ne dédaigne pas quelques figuralismes, comme le tremblement
(trille) sur le chromatisme descendant affectant le mot « Angst
- angoisse »
ou le mélisme sur überwunden
- vaincu ».
MACIA
[Tout Bach,
page 158] : «…pour une fois, le Christ s’exprime
dans une véritable aria emplie de vocalises, de trilles, de
chromatismes, notamment sur le mot « Angst ».
POUGET
: «...Arioso d’une expression assez sombre ».
6]
ARIE TENOR. BWV 87/6
ICH
WILL LEIDEN, ICH WILL SCHWEIGEN, / JESUS
WIRD MIR HILF
ERZEIGEN. / DENN
ER TROST’ MICH NACH DEM SCHMERZ.
/ WEICHT,
IHR SORGEN
TRAUER,
KLAGEN ! [Variante : Seele…
nicht verzagen“]
/ DENN
WARUM SOLLT ICH VERZAGEN ? / FASSE
DICH, BETRÜBTES HERZ !
Je
veux souffrir et me taire, / Jésus viendra à mon aide,
/ car il me console lorsque j’ai souffert. / Eloignez-vous,
chagrins, tristesse, lamentations [plaintes], / car pourquoi
devrais-je perdre courage ? / Ressaisis-toi, cœur
affligé !
Si
bémol majeur (B), 46 mesures, 12/8
BGA.
Jg. XX1.
Pages 148 à 151 | ARIA. | Violino I. | Violino II. | Viola. |
Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Viol.
I e II. Vla. Structure
A B B (reprise de la ritournelle des mesures 1 à 7). Caractère
de Sicilienne.
BOYER
[ Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,
pages 208/209] :
«…Aria de ténor sur un rythme de Sicilienne à
12/8 chantant la certitude d’obtenir la consolation…»
BOMBA
: «…Un
air de ténor… mouvement en sicilienne au rythme
balancé… le caractère de détente
enveloppe les souvenirs de souffrances, de douleurs et de soucis en
harmonies et intervalles ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach, page 551] :
« … une douce ritournelle installe un climat calme
et paisible dans un mètre de sicilienne… la musique
n’en traduit pas moins un désarroi persistant, qui
s’exprime le plus souvent dans des accords de septième
et des tonalités mineures…»
DÜRR
: « Partie du violon I indépendante avec accord
homophone du violon II et de la Vla. Affirmation joyeuse de ceux qui
souffrent dans la foi du Christ…
FINSCHER
: «…La réponse du chrétien fidèle.
Fervente exaltation de la souffrance d’un impact presque
effrayant à force de sensualité et d’immédiateté.
Une effusion qui se donne libre cours dans une Sicilienne d’un
irrésistible attrait sonore. Harmonie basée sur
l’accord de septième et un traitement mélodique
altéré au double sens du terme ».
HALBREICH
: «…Le point culminant de la partition. Plénitude
chaleureuse des cordes ».
HIRSCH
: «…Les modifications du texte sur le fac-similé
de 1728, par rapport à celui de la cantate de 1725. Un ton
pastoral proche de l’aria (la berceuse) de l’Oratorio
de Pâques.
Insistance sur les mots leiden
(septième) et schweigen
et mélisme sur Schmerz.
Accords majeurs sur Trauer
et klagen.
Reprise du thème d’entrée dans la ritournelle
dont la mélodie est au violon I » .
HOFMANN :
«…contraste frappant… l’air de ténor
accompagné des cordes fait entendre une sicilienne dont le ton
pastoral est souligné par le point d’orgue à la
basse et pourrait passer, en effectuant quelques modifications dans
le texte, pour un monologue lyrique tiré d’un opéra
baroque…»
LEMAÎTRE
: «…Malgré
sa tonalité, l’aria… reste sombre… elle
s’inscrit dans une structure A - B … et les cordes qui
accompagnent jouent une sicilienne probablement en relation avec
l’espoir que conserve le croyant ».
NYS,
Carl de : «…Le doux bercement de la mesure à 12/8
qui inspire toujours Bach de la manière la plus heureuse (voir
BWV 180/1 et BWV 120/1 à 6/8. Motifs fluides et agiles en
analogie avec BWV 56/3 (disparition prompte) »..
MACIA
[Tout Bach,
page 159] : «…le seul morceau en majeur et
pourtant, malgré son rythme de sicilienne, il n’apporte
aucune éclaircie, tant la déploration des cordes et les
vocalises dissonantes en assombrissent l’atmosphère…»
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach - La formation rythmique des motifs,
page 107] : « le motif de la fuite et de la prompte
disparition”. Motifs “flûtés et agiles »
Ici le mot « Weicht »,
mot retrouvé avec la même signification dans la cantate
BWV 56/3.
Renvoi
aux cantates BWV 70/3, BG. XVI, page 346, sur le mot « fliehen »
et BWV 94/2, BG. XXII, page 105 et BWV 56/3 et BWV 87/6.
POUGET :
«…En contraste avec le mouvement [5], se manifeste ici
la joie et la confiance dans la bonté du Seigneur. Une
« sicilienne » d’un dessin exquis ».
SCHWEITZER
[J.S.
Bach,
tome 2, page 102] : «…Bach
exprime le thème d’une chaleureuse nuance pacifiée
par le motif de triples croches ordinairement en 12/8. L’un des
plus remarquables exemples est celui de l’aria pour ténor…»
[+ Exemple musical].
7]
CHORAL. BWV 87/7
MUß
ICH SEIN BETRÜBET ? / SO
[R. Wustmann : „Wenn“]
MICH JESUS
LIEBET, / IST
MIR ALLER SCHMERZ
| ÜBER
HONIG SUßE, / TAUSEND
ZUCKER-KÜSSE
/ DRÜCKET
ER ANS HERZ.
|| WENN
DIE PEIN
SICH STELLET EIN, / SEINE
LIEBE
MACHT ZUR FREUDEN
/ AUCH
DAS BITTRE LEIDEN.
Dois-je
être attristé ? [Arrive-t-il que j’aie à
me contrister ?] / Si Jésus m’aime, / toute douleur
me devient / plus douce que le miel, / il m’étreint en
me dispensant / Mille suaves baisers. / Lorsque la douleur se fait
sentir, / son amour transforme en joie / jusqu’à la plus
amère souffrance.
[Variante
du texte dans le deuxième section du choral (Richter,
Leusink…]
Neuvième
et dernière strophe du cantique (neuf strophes de neuf vers
chacune) Selig ist die
Seele, publié à
Rostock en 1659. Ce texte revient à Heermann Heinrich Müller
(Rostock 1631 † 1675). On le trouve dans le Gotha
Hymnal de 1715 que
Bach a pu connaître.
La
mélodie Jesu
meine Freude est de
Johann Crüger (1598-1662). Elle est ordinairement associée
au cantique du même titre de Johann Franck (1618-1677). C’est
dans l’œuvre de Bach, ici la cantate BWV 87/7 l’unique
citation d’une strophe de ce choral de Müller.
Cette
mélodie se retrouve aussi dans les cantates BWV 12/6 (partie
de trompette), BWV 64/8, BWV 81/7, 87/7, BWV 358 et surtout dans le
motet BWV 227. Renvoi aux œuvres pour orgue BWV 610, 713, 723,
757 et Anhang 57, 58 et 76.
Selon
Spitta, [Johann
Sebastian Bach, tome
III, page 276] Bach possédait plusieurs des ouvrages de Müller
dont l‘Evangelische
Schluss Kett.
BCW : D’autres compositeurs ont utilisé ce choral,
J. P.Kerl ; D. Buxtehude (BUXWV 60) ; G. Ph. Telemann
(cantates TWV 1 :965 à 973 et pièces pour orgue
TWV 31 :33, 34) ; Mendelssohn (cantate-choral (1828) :
Jesus meine Freude),
etc.
Renvoi
à EKG 293. Les six strophes de “Jesu, meine Freude”
.
Ré
mineur (d), 19 mesures, C
BGA.
Jg. XX1.
Pages 152 | CHORAL. | Melodie „Jesu, meine Freude“. |
Soprano. / Oboe I., Violino I., col Soprano. | Alto. / Oboe da caccia
I. Violino II. coll‘ Alto. | Tenore. / Oboe da caccia II.
Viola. Col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Simple choral harmonisé (+ Oboe, Oboe da caccia I, II;
Streicher; B.c.).
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,
pages 208/209] : Choral harmonisé de type I sur mélodie
de choral (MDC) 059.
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.,
page 228] : «…Harmonisation sur mélodie de
choral de type I, (MDC) 059 avec doublures colla parte …
le texte de la strophe finale est légèrement ambigu
« arrive-t-il que j’ai à me contrister…»
BRAATZ
[BCW, 20 mai 2001] : L’auteur soulève (long
développement) le problème du texte utilisé par
Karl Richter et celui préparé par Clemens Romijn pour
l’enregistrement de Pieter Jan Leusink : « Mais
quel texte chante le chœur chante-t-il ? ».
CHAILLEY
: «…Contrairement au titre, l’expression
principale de ce très beau choral n’est pas celle d’une
joie débordante. Ce choral, un cantique de Noël est
traité comme un choral de l’Avent ».
DÜRR:
VOIR
FINSCHER
: «…L’harmonisation laisse encore un peu percer
l’émoi de cette page exceptionnelle dans l’œuvre
de Bach ».
HIRSCH
: «…Jesusminne
». [une petite berceuse de Noël].
POUGET
: «…Harmonisation riche ».
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87
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n° 10 : 371 Vierstimmige
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263, 283, 323 et 355)
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für vierstimmigen gemischten Chor
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„Christianen
Marianen von Ziegler :
Herzlich
in
Gebundener
Schreib-Art.
Leipzig
1728.
Page
360 : fac-similé des pages intitulées Andächtige
Gedichte, aux pages
253 et 254 du recueil.
Page 510 :
Cantates contenues dans le tome I du recueil: BWV 103, 108, 87, 128,
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pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982. ZK 144 pages 202/203
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 87
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
Compilation
de neuf enregistrements (Aryeh Oron, mai 2001 et juin 2010) + trois
mouvements partiels (Aryeh Oron, mai 2001 et octobre 2008).
Exemples
musicaux (Aryeh Oron mars 2003 - janvier 2006).
6]
GARDINER (volume 25). The Monteverdi Choir. The
English Baroque Soloists. Contre-ténor = Robin Tyson. Ténor
= Steve Davisilim.
Stephan
Loges. Bach Cantata Pilgrimage. Annenkirche, Dresde, les 27 et 28 mai
2000. Durée : 17’08
CD
Soli Deo Gloria (SDG 144. Distribution en France, mai 2008. Avec les
cantates BWV 86 et 97
3]
HARNONCOURT (volume 22). Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus
Wien. Alto = Paul Esswood. Ténor = Kurt Equiluz.
Basse
= Ruud van der Meere. Durée: 17’31. 1979
Disque
Teldec 6.
35364-00-501-503.
SKW 22/1-2. Das
Kantatenwerk, volume
22. 1979
CD
Teldec
4509-91759 2. Das
Kantatenwerk - Sacred cantatas.
Volume 5. Coffret de six CD avec les cantates BWV 79 à 99
CD
Teldec 8 35364 ZL - 242 578-2. Das Kantatenwerk, volume 22. 1989
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 2. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates 48 à
52. 54 à 69. BWV 69a. BWV 70 à 99
Reprise
CD Warner Classics
8573 81183-5. Volume 27. 2007. Avec les cantates BWV 87 à 90
7]
KOOPMAN (volume 15). The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir.
Alto = Bogna Bartosz. Ténor : Jörg Dürmüller.
Basse = Klaus
Mertens.
Waalsee Kerk. Amsterdam (NL). Mars 2001 Durée : 19’05
CD
Antoine Marchand / Challenge CC 722152.
Avec les cantates BWV 168, 175 et 3
5]
LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Eglise
Saint-Nicolas. Elburg (NL). Octobre et novembre 1999
Durée
: 20’11. Bach Edition 2000. CD Brilliant Classics . Volume 8 –
Cantates volume 3
Reprise
Bach edition. 2006. CD Brilliant Classics III - 93102
14/60.
Avec les cantates BWV
123 et 173
2]
RICHTER. Chœur et Orchestre Bach de Munich. Alto = Anna
Reynolds. Ténor = Peter Schreier. Basse = Dietrich
Fischer-Dieskau.
Herkules
Saal. Munich, mai et juin 1973 ; janvier 1974
Disque
Archiv Produktion 2533 313. 1976. Avec la cantate BWV 23
Reprise
en coffret de six disques Archiv Produktion ARC 2722 022. Pâques,
volume 2
Le
numéro des disques ne correspondent pas à la référence
du coffret : Disque 2564 148. Avec la cantate BWV 108
Reprise
en coffret de 26 CD Archiv Produktion CD 439379-2. Avec la cantate
BWV 108. Vers 1995-2000
4]
RILLING. Figuralchor der Gedächtniskirche Stuttgart.
Bach-Collegium Stuttgart. Alto : Julia Hamari. Ténor = Aldo
Balfin.
Basse
= Walter Heldwein. Stuttgart, février-mars 1981. Durée:
20‘15
Disque
(D) Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98723. 1981. Avec la cantate
BWV 108
CD.
Die
Bach Kantate
(volume 34). Hänssler
Classic. Laudate 98885. 1982-1989. Avec les cantates BWV 86 et 43
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume 28). Hänssler-Verlag 92.028. 1999
9]
SUZUKI (volume 35).
Bach Collegium Japan. Kobe Shoin Women‘s University Chapel.
Japan. Contre-ténor = Robin Blaze. Ténor =
Makoto
Sakurada. Basse = Peter Kooy. Juillet 2006. Durée : 20‘13
CD
BIS 1571. Distribution en France, juin 2007.
Avec les cantates BWV 128, 74 et 176
1]
WERNER, Fritz. Chorale
Heinrich Schütz de Heilbronn. Orchestre
de chambre de Pforzheim. Alto = Hertha Töpper. Ténor =
Helmut
Krebs.
Basse = Franz Kelch. Ilsfeld (D), octobre 1959. Durée :
20’42.
Disque
« mono » Erato 50.043 puis stéréo
STU 70043. Les Grandes
Cantates (volume 5).
Avec la cantate BWV 80
Reprise
CD Erato Christophorus « J. S. Bach Kantaten. Coffret de
deux CD avec les cantates BWV 76, 6, 67, 80 et 31
Reprise
CD Warner Classics
2564 61401-2LC 044281. 2004. Volume 1/7. Coffret de 10 CD
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 87
M-1.
Mouvement 5] Hommage au baryton Helmut Laure. 1974. Rundfunkaufnahmen
der 50er Jahr. Reprise 1982. CD « Ihr Klassiker ».
Récital avec un extrait d’un arioso [?] de la cantate
BWV 106..
M-2.
Mvt. 7] Bohumil Kulinsky. Bambini di Praga. + Orgue et trompette.
Avril 1997. CD Supraphon.
M-3.
Mvt. 6] Albrecht Winter. Ténor Christoph Genz. Septembre 2004.
CD Avi Music 55 3002
EN
CONCERTS
GARDINER.
Monteverdi Choir. English Baroque Soloists. Le 25 mai 2000.
Lukaskirche de Dresde. Concert retransmis en différé
sur France Musique le 27 juin 2000.
C.
Role. Février 2011
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