Recordings/Discussions
Background Information
Performer Bios
Poet/Composer Bios
Additional Information
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Cantata BWV 84
Ich bin vergnügt mit meinem Glücke
Je suis ravi de mon bonheur
Commentary in French |
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SEPTUAGESIMAE
Dimanche de Septuagésime
Leipzig, 9 février 1727 |
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CONTENU |
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Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie
Annexe BWV 84 - Alfred Dürr
Annexe BWV 84 - Philipp Spitta |
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AVERTISSEMENT |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2009). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Outre les quelques interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
BB / SPK = Bach Bibliothek / Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande.
Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable. |
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DATATION BWV 84 |
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Leipzig, 9 février 1727. 3e cycle annuel des cantates de Bach = III Jahrgang
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume II, page 439]: « A partir du dimanche 24 novembre 1726 disparaît tout document d’archives concernant l’exécution de cantates de Bach… l’on n’a connaissance que de deux seules autres œuvres (BWV 82 et 84), considérées par Alfred Dürr comme appartenant à la troisième « année ».
HERZ: 1727. Ancienne date: 1731 ou 1732.
HIRSCH: Classement CN 169 (Die chronologisch Nummer – numéro chronologique).
Chronologie (celle d’Alfred Dürr) 1727. BWV : 58 (5 janvier) – BWV 82 (2 février) – BWV 83 (2 février) – BWV 157 (6 février) – BWV 84 (9 février) – A la suite, aucune archive ne permet pour 1727 d’avoir de certitude. BWV Anh. 9 (12 avril), BWV 193a (3 août) BWV Anh. 4 (25 août) - BWV 69a (31 août)… BWV 198 (17 octobre). En février 1727 et déjà depuis décembre 1726 s’achève le cycle 3. Jahrgang des cantates d’église de Bach à Leipzig.
SCHWEITZER: « les Cantates de 1728 à 1734 ». La cantate pour la Septuagésime (n° 84) date certainement de l’année 1731 (cantate solo pour soprano).
WHITTAKER [The cantatas of Johann Sebastian Bach, volume I, page 363]: «…La même année [que la cantate pour soprano solo BWV 51], 21 juin 1731 ou le 10 février 1732, il est possible que le même chanteur ait contribué à la cantate BWV 84, dont le caractère est sensiblement différent. Spitta pense qu’elle fut destinée à un usage « domestique » mais Terry rejette cette hypothèse…» |
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SOURCES BWV 84 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BB Mus. ms. Bach P 108. Berlin. Preußicher Kultur Besitz . Anciennement Berlin Est
8 feuilles, 16 pages, 4°. Autographe
BG : Titre autographe: Dominica Septuages / Ich bin vergnüt mit meinem Gluck / à Soprano Solo è Violin, Viola e Continuo di Joh ; Sebast. Bach.
BASSO: «…Cette cantate fit partie du catalogue des œuvres ayant appartenues à Carl Philipp Emanuel Bach Emanuel. (86 cantates sacrées), catalogue publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ».
BASSO [Volume 2, âge 248]: « Bach lui-même employa très rarement le terme de cantate (toujours en italien). Renvoi aux cantates BWV 30, 54, 56, 82, 84, 170, 173 »
HERZ: Filigranes au „Cor de postillon et demie lune et „Schöneburg Coat of Arms“ (armure)
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St 52 M. Stadstbibliothek zu Berlin. Preußicher Kultur Besitz. Anciennement en dépôt à la Marburg, Staatsbibliothek, puis Berlin-Dahlem (ex Berlin Ouest).
12 parties in 4° partiellement autographes
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT AUSGABE (BG)
BG Jg. XX1 (20e année, avec les cantates BWV 81 à 90). Pages 79-98. Préface de Wilhelm Rust (1872)
NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 7. KANTATEN ZUM DEN SONNTAGEN SEPTUAGESIMAE UND SEXAGESIMAE
Bärenreiter Verlag BA 5006. 1956. 3 fac-similés.
BWV 84. Pages 23-40. BB Mus. ms. Bach P 108. Bl. 1r. [I]. [début]
Avec BWV 144, 92, 18, 181, 126
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5006 41. Werner Neumann
Partition NBA Bërenreiter-Verlag, Kassel. 1956 dans l’enregistrement Das Kantatenwerk / Harnoncourt [Vol. 22]. 1979
AUTRES ÉDITIONS
BCW. Réduction BG, voix et piano – Partition BG
Breitkopf & Härtel. Partition PB 2934. Chœur ChB 2198. Parties orgue et clavier (Max Seiffert) OB 2706
2009: Partition = PB 4584 (20 pages) – Réduction voix et piano = EB 7084 (20 pages) – Parties séparées (6) = OB 4584 – Chœur = ChB 4584
Kalmus Study Scores. N° 829. Volume XXV. New York 1968. Cantates BWV 83 à 88 |
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PÉRICOPE BWV 84 |
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Dimanche de la Septuagésime. Le troisième dimanche avant celui de Carême, soixante-dix jours avant Pâques. Fête en violet. Hautbois, insistant sur le changement de saison [?], le renouvellement de l’homme, etc.
Épître: 1. Corinthiens 9, 24-27 [PBJ 1698]. L’exemple de Paul
1. Corinthiens 10, 1-5 [PBJ 1698]… le rocher spirituel, c’est le Christ… [Corinthiens 10, 10]: ne murmurez pas, comme le firent certains d’entre eux [il s’agit de « nos pères » et des leçons du passé d’Israël].
Évangile: Matthieu 20 1-16 [PBJ 1486]. Parabole des ouvriers envoyés à la vigne.
MISSEL (pages 360-366)
Dimanche de la Septuagésime (l’Avant-Carême)
Psaume 18, 5-7 [PBJ 814] « Circumderunt me gemitus mortis - L’oppression de la mort m’avait étreint…»
Sentiment de la fragilité humaine
Épître. Corinthiens 9, 24-27 [PBJ 1698]. L’exemple de Paul.
Graduel. Psaume 9, 10-11 [PBJ 809]. Dieu abat les impies et sauve les humbles
Trait. Psaume 130 (De profundis), 1-4
Évangile. Matthieu 20 1-16 [PBJ 1486]. Parabole des ouvriers envoyés à la vigne.
Offertoire, Communion, Psaume 92, 2 et 31, 17-17
EKG
Dimanche de la Septuagésime
Entrée: Daniel 9, 18 [PBJ 1373]. La prière de Daniel.
Psaume 18 [PBJ 814] Te Deum royal.
Cantique. EKG 242. C’est par Toi que nous est venu le Salut.
Épître. Corinthiens 9, 24-27 [PBJ 1698]. L’exemple de Paul.
Évangile. Matthieu 20 1-16 [PBJ 1486]. Parabole des ouvriers envoyés à la vigne.
Même occurrence: cantates BWV 92 (28 janvier 1725) et BWV 144 (6 février 1724).
BOMBA: «… partie de l‘Évangile qui est d‘ailleurs devenue de nos jours très difficile à comprendre –puisque nous vivons dans un monde marqué par le principe de la réussite- et dans lequel tous reçoivent le même salaire indépendamment de la qualité du travail exécuté…» |
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TEXTE BWV 84 |
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Auteur du texte inconnu. Selon Werner Neumann on y retrouvee l‘arrangement d‘une poésie de Henrici, dit Picander (14 janvier 1700 - † Leipzig, 10 mai 1764) parue dans son 3e recueil de l’année 1728-1729 et dans une quatrième édition de 1732 « Ich bin vergnügt mit meinem Stande).
1 à 4] Auteur inconnu. Texte compilé (?) issu vraisemblablement d’une poésie de Picander
5] 12e et dernère strophe du cantique de 6 vers chacune (1686) « Wer weiß, wie nahe mir mein Ende » d’Amilie Juliane von Schwarzburg-Rudolstadt (Août 1637- décembre 1706). Gesangbuch de Rudolstadt) Voir EKG 331 pour 8 strophes du texte (la strophe 12 etant dans ce reueil la 8ème, sur une mélodie de Rothenburg (1623) et Elberfeld (1805).
Les cantates BWV 27/1 et BWV 166/6 possèdent toutes deux la première strophe de ce cantique.
La mélodie est ici celle du cantique (EKG 298) Wer nur den lieben Gott Lässt walten, attribuée à Georg Neumark (Kiel, 1642-1657).
Elle est utilisée dans les cantates BWV 21/9, 27/1, 84/5, 88/7, 93/1/2/4/5/7 (ici, c’est le titre même de la cantate), BWV 179/6, 197/10, BWV 642 (Orgelbüchlein n° 43) ; BWV 647, choral dit Schübler n° 3, d’après BWV 93 ; BWV 690 et 691 (qui se retrouve dans le Notenbüchlein d’Anna Magdalena Bach) et BWV 691a (recueil Kirnberger) ; Anh. BWV 68 A (authenticité non établie.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume II, page 441]: «…La composition utilise un texte qui a été inclus, avec de sensibles modifications, dans l’« année » de cantates relative à 1728-1729, publiées par Picander ; il s’agit, pratiquement, d’une sorte d’anticipation, de premier contact avec une série de texte que Bach devait mettre en musique, de façon plus ou moins systématique à l’époque suivante… le texte de BWV 84, toutefois… est très éloigné du texte imprimé… la composition ne se rattache à la lecture de ce dimanche – la parabole des ouvriers envoyés à la vigne- que de manière très lâche, se contentant d’observer combien il faut remercier Dieu pour les dons qu’il nous prodigue ».
[page 447]: …Recueil s de textes de Picander qui, à en juger par le nombre de leurs éditions, durent connaître une large diffusion. Ces textes figurent principalement dans les cinq parties (pour un total d‘environ 600 compositions) des Ernst-Scherzhaffte und Styrische Gedichte – Poésies sérieuses et amusantes et satiriques. Le texte (dont s‘inspire la cantate BWV 84) ferait partie de la 3e partie éditée en 1732…»
BOMBA: «…Le texte de cette cantate se rapproche d’une poésie de Picander datant de 1728, ce qui fait que l’on suppose, à l’occasion, que ce dernier est également l’auteur du texte…» [de la cantate].
FINSCHER: « 3e cycle annuel des cantates de Bach. Parmi les œuvres de ce cycle qui sont parvenues jusqu’à nous, la cantate BWV 84 est une des dernières : cette hypothèse concorde avec le fait que le texte –bien que demeuré anonyme – soit étroitement apparenté avec un texte de cantate, lui aussi destiné au dimanche de la Septuagésime, figurant dans le cycle annuel des livrets de cantates écrites par Picander pour l’année 1728… »
GARDINER: « Peut-être y a t-il un lien avec le texte d’un livret qu’Erdmann Neumeister avait produit pour le cycle de Telemann à Eisenach [?]
HÄFNER: « Le cycle annuel de cantates de Picander (première impression 1728, réimpression 1732) doit être considéré comme le livre des textes pour la musique d’église de Leipzig à partir de la Saint-Jean 1728 jusqu’au quatrième dimanche après la trinité de 1729. Donc, ce cycle formait la base textuelle du quatrième des cinq cycles de cantates de Bach. Les musiques d’une soixantaine de cantates sont dans une large mesure perdues. Ce qui a été gardé est juste suffisant pour en faire soupçonner la gravité de la perte…»
HOFMANN: « Une ode à l’état de « bonheur » (une ancienne signification du mot « vergnügt ») : l’absence d’envie envers les autres et la reconnaissance envers Dieu. Tout comme ces idées, la rhétorique ici n’est pas vraiment celle de Bach mais plutôt celle de la jeune génération car il manque le pathos rhétorique de la poésie baroque ainsi que le côté implacable et artificiel des images. La langue, simple et concise, n’est pas métaphorique mais rationnelle ».
NEUMANN: « Text Henrici III (Jg. 1728/29), pages 108, 109 et 110 ». Dans son ouvrage « Sämtliche von Johann Sebastian Bach Vertonte Texte », Werner Neumann présente le fac-similé du 3e recueil de poésie de Picander « Leipzig /Anno 1732 »
RILLING: « Une raison pour le peu d’intérêt pour les textes des cantates de Bach, ce sont les enchaînements d’idées apparaissant souvent trop simples voire simplistes. Voici un exemple dans un texte d’aria de la cantate BWV 84 : « Je mange avec joie mon peu de pain / Et je me réjouis que le prochain en ait sa part [3] ».
[La comparaison entre le texte utilisé par Bach montre de très substantielles différences avec celui de Picander… La mélodie fut fort prisée de nombreux compositeurs qui l’ont utilisée avec d’autres textes. BCW en donne une liste: G. Böhm, G. F. Kaufmann, G. Ph. Telemann, J. G. Walther, J. L. Krebs, G. Homilius, J. P. Kirnberger, M. Haydn, F. Liszt et la cantate Wer nur den lieben Gott lässt walten de Félix Mendelssohn], etc.
WHITTAKER [The cantatas of Johann Sebastian Bach, volume I, page 363]: «…comme dans le cas de la cantate BWV 144, le livret (de Picander révisé sans aucun doute par Bach) est basé sur la parabole des ouvriers à la vigne… Aucune allusion au mécontentement aux ouvriers mécontents…» |
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GÉNÉRALITÉS BWV 84 |
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BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume II, page 441]: « Cantate pour voix seule, pourvue, à la différence de la cantate BWV 82 d’un choral conclusif ».
CANTAGREL [Le moulin et la rivière, page 405]: «…La cantate BWV 84 apparaît comme une sorte de cantate-sœur, de BWV 82 (exécutée le dimanche suivant)… Composée pour l’église, le soliste ne peut en être qu’un garçon de Saint-Thomas…»
FINSCHER: «…une distribution modeste… n’empêche naturellement pas le musicien de parvenir avec ces moyens modestes et dans un cadre restreint à un maximum de diversité et de nuances …que ce soit dans la succession des tonalités (mi mineur – si mineur / ré mineur – sol majeur – mi mineur / fa dièse mineur – si mineur…»
LEMAÎTRE : « Cette œuvre étonne par la simplicité de son effectif et de son organisation qui la font ressembler, en excluant le choral, à une cantate de chambre italienne ».
SCHWEITZER [J.-S. Bach, Le Musicien-Poète, page 187]: « La cantate pour soprano « ich bin vergnügt in meinem Glücke, par exemple, a sans doute été composée pour Anne-Madeleine Bach ».
SCHWEITZER [J . S. Bach, page 235]: «…Spitta pense que [la cantate] fut à l’origine composée comme pièce de musique religieuse domestique pour Anna Magdalena ». |
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DISTRIBUTION BWV 84 |
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NEUMANN. Sopran. – Chor (nur Schlußchoral).Oboe ; Streicher, B.c.
SCHMIEDER. Solo: S.. Chor: S, A, T, B. Instruments Oboe; Viol. Solo; Viol. I, II; Vla.; Cont.
BOMBA: «…Bach fait preuvre de modestie dans la distribution de cette cantate: le soprano soliste, le hautbois soliste et les cordes accompagnées du continuo suffisent pour symboliser et exprimer la teneur du message ».
FINSCHER: «…La cantate frappe par sa distribution modeste (ne comprenant qu‘une seule partie vocale) et sa forme dénuée de prétention… forme habituelle de la cantate de chambre italienne… Bach a affecté à l‘œuvre la désignation fort inhabituelle pour lui de « Cantata ».
GEIRINGER [Jean-Sébastien Bach]: ]: « Les cantates solo pour une seule voix, en général avec un choral à la fin (sans doute chanté par l‘assemblée des fidèles) sont une innovation importante. Toute les hauteurs de voix y sont représentées: les N° 52 et 84 pour soprano, 35, 169 et 170 pour contralto, BWV 55 pour ténor, 56 et 82 pour basse…» |
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APERÇU BWV 84 |
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1] ARIE SOPRAN. BWV 84/1 |
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I CH BIN VERGNÜGT MIT MEINEM GLÜCKE, / DAS MIR DER LIEBE GOTT BESCHERT, / SOLL ICH NICHT REICHE FÜLLE HABEN, / SO DANK ICH IHM VOR [Wustmann: „für“] KLEINE GABEN / UND BIN AUCH NICHT DERSELBEN WERT [Wustmann: „ich bin ja auch nicht dieser“].
Je suis ravi de mon bonheur / Dont le Bon Dieu me fait cadeau. Si je ne suis pas richement comblé, / Je lui rends grâce pour les petits dons / Même si je ne les vaux pas.
Mi mineur (e), 158 mesures, 3/4
BG Jg. XX1 (20e année). Pages 79-88. Aria / Oboe. / Violino I. / Violino II. / Viola. / Soprano. / Continuo.
NEUMANN. Ensemble des instruments. Libre da capo
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume II, page 442]: «…La joie et la gratitude, exprimées ici à la première personne, sont traduites en un langage exceptionnellement attentif aux valeurs de la virtuosité vocale et inst(hautbois concertant avec les cordes dans la première…»
BOMBA: « le leitmotiv musical en est le bonheur qui résulte de ce comportement du croyant porté au contentement et qui est la source du message musical des deux airs. Alors que les ornements, les roulades et les mesures à trois temps font preuve encore un peu de retenu dans le n° 1, une virtuosité… voir n° 3 …»
FINSCHER: «…Le premier air suggère le contentement et la modération dont il est question dans les paroles en recourant à une mesure à ¾ cheminant solennellement, à des séries de mélismes dans la partie de chant et dans celle du hautbois concertant ainsi qu’à des rythmes pointés er syncopés d’un effet entièrement dansant ».
GARDINER: «…Le ritornello d’introduction revient à maintes reprises sous différentes formes tandis que le soprano introduit de nouveaux motifs…»
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk Johan Sebastian Bachs, page 66]. Ce premier mouvement possède 158 mesures, la somme numérique des lettres composant „Johann Sebastian Bach“. [Est-ce ici une implication personnelle de Bach ? Était-il vraiment heureux de son sort à Leipzig? J. E. Gardiner dans sa notice, aborde ce sujet].
HOFMANN: «…Le premier air est un mouvement de grande dimension en trois parties avec une reprise légèrement modifiée. Le hautbois tient le second rôle principal aux côtés de la voix de soprano et les deux rivalisent dans l’exposition d’une cantilène à l’ambitus étendu, rythmiquement animée et ornée de motifs mélodiques souvent syncopés ».
PIRRO [L‘Esthétique de Jean-Sébastien Bach – Formation des motifs, page 48-49]: «…Bach emploie également des sixtes mélodiques pour exprimer des souhaits de bonheur et pour traduire la résignation souriante qui fait l’héroïsme des vies humbles.[+ Exemple musical BG XX1, pages 86]. Renvoi à BWV 134/3.
[La formation rythmique des motifs, pages 97- 99]: «…Si, dans le groupe formé de deux notes, la seconde est de valeur moindre que la première, l’élément rythmique ainsi composé correspond à des idées de puissance et de grandeur…L’assurance de l’âme qui s’abandonne à Dieu est exprimée par un thème composé sur un rythme de semblable caractère… Dans la cantate BWV 84, Bach se sert de la même ressource pour dépeindre la patience souriante et active de l’âme qui fait bon accueil à la vie, telle qu’elle lui est faite » [+ Exemple musical, BG XX1, page 81 sur les mots « ich bin vergnügt… mit meinem Glücke »].
SCHWEITZER [J . S. Bach, page 235]: «…La cantate consiste en deux magnifiques arias dont la première est fondée sur le même rythme de félicité [+ Exemple musical] que l’on trouve dans la cantate BWV 67 sur les mots « La paix soit avec vous ».
WHITTAKER [The cantatas of Johann Sebastian Bach, volume I, page 363]: «…Dans la première des deux arias, le violon II et la Viola évoluent en arpèges de croches détachées, le hautbois ayant le thème principal…»
WIJNEN: « Il se peut que l’aria d’entrée reprenne les accents d’un concerto pour hautbois antérieur…» |
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2] REZITATIV SOPRAN. BWV 84/2 |
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G OTT IST MIR JA NICHTS SCHULDIG, / UND WENN ER MIR WAS GIBT, / SO ZEIGT ER MIR, DAß ER MICH LIEBT ; / ICH KANN MIR NICHTS BEI IHM VERDIENEN, / DENN WAS ICH TU, IST MEINE PFLICHT. / JA ! WENN MEIN TUN GLEICH NOCH SO GUT GESCHIENEN, / SO HAB ICH DOCH NICHTS RECHTES AUSGERICHT, / DOCH IST DER MENSCH SO UNGEDULDIG, / DAß ER SICH OFT BETRÜBT, / WENN IHM DER LIEBE GOTT NICHT ÜBERFLÜSSIG GIBT. / HAT ER UNS NICHT SO LANG ZEIT / UMSONST ERNÄHRET UND GEKLEIDT / UND WILL UNS EINSTEN SELIGLICH / IN SEINE HERRLICHKEIT ERHÖHN ? / ES IST GENUG VOR [Wustmann: „für“] MICH, / DAß ICH NICHT HUNGRIG DARF ZU BETTE GEHN [Wustmann: „brauch zu Bett zu gehn“]..
Dieu ne m’est redevable de rien, / Et quand il me donne quelque chose, / Il me montre ainsi qu’il m’aime ; / Je ne peux réaliser aucun bénéfice auprès de lui, / Car ce que je fais, c’est mon devoir. / Oui, si mes actes semblent être si grands, / Je n’ai pourtant rien fait de bien. / Cependant l’homme est si impatient / Qu’il s’attriste souvent / Quand le Bon Dieu ne lui donne pas à profusion. / Ne nous a-t-il pas nourri et vêtu / Si longtemps pour rien / Et il veut nous élever un jour / Dans la félicité de sa magnificence ? / Il me suffit à moi / De ne pas devoir aller sur ma couche affamé.
Si mineur (h) – ré mineur (d), 21 mesures, C
BG Jg. XX1 (20e année). Page 89. Recitativo. Soprano. / Continuo.
NEUMANN. Récitatif secco
BOMBA: «…Le début du premier récitatif, joué en mineur, contraste avec l’air précédent, joué en majeur ».
FINSCHER: «…Déclamation emphatique du texte… » |
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3] ARIE SOPRAN. BWV 84/3 |
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I CH ESSE MIT FREUDEN MEIN WENIGES BROT / UND GÖNNE DEM NÄCHSTEN VON HERZEN DAS SEINE. / EIN RUHIG GEWISSEN, EIN FRÖHLICHER GEIST, / EIN DANKBARES HERZE, DAS LOBET UND PREIST, / VERMEHRET DEN SEGEN, VERZUCKERT [Wustmann: „versüßet“] DIE NOT.
Je mange avec plaisir mon humble portion de pain / Et souhaite de tout cœur à mon prochain d’avoir le sien. / Une conscience tranquille, un esprit joyeux, / Un cœur reconnaissant qui sait louer et glorifier, / Multiplie les bénédictions, atténue la misère.
Sol majeur (G), 256 mesures, 3/8
BG Jg. XX1 (20e année). Pages 90-96. Aria / Oboe. / Violino (Solo). / Soprano. / Continuo.
NEUMANN. Forme quatuor, Hautbois, violon solo, Soprano, B.c. Libre da capo
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume II, page 441]: «…l’accentuation des sentiments de joie et de gratitude par le biais d’un gracieux mouvement de danse indéfinissable et cependant précis dans sa pulsation rythmique animée ».
BOMBA: « le leitmotiv musical en est le bonheur qui résulte de ce comportement du croyant porté au contentement et qui est la source du message musical des deux airs. Alors que les ornements, les roulades et les mesures à trois temps font preuve encore un peu de retenue dans le n° 1, une virtuosité dansante, oui même imprégnée d‘une joie oubliant le monde, s‘épanouit dans le n° 3…»
FINSCHER: «…le deuxième air exploite à fond le caractère de danse qui était encore voilé dans le premier air, au moyen d’un rythme à ¾, de vocalises d’allégresse, de notes aiguës suggérant l’exaltation et du jeu concertant entre le hautbois et le violon solo ».
HOFMANN: «…Le second mouvement à l’allure dansante est un tableau de genre musical d’une idylle à la campagne avec une scène musicale rustique…le quasi unisson frappant du hautbois et du violon dans la ritournelle dans laquelle l’instrument à cordes reprend de manière presque improvisée la mélodie du hautbois et caractérisé par un coloris folklorique et une simplicité faite avec art. Pendant que le hautbois représente le chalumeau, le violon joue avec des motifs accompagnateurs en recourant constamment aux cordes à vide… et fait allusion avec ses effets de bourdon à une sorte de cornemuse ou à une vielle à roue. Dans la partie vocale, les jolis sauts ascendants de sixtes soulignent le caractère folklorique et donne également une impression de calme serein ».
PIRRO [L‘Esthétique de jean-Sébastien Bach – Formation des motifs, page 48-49]: «…Bach emploie également des sixtes mélodiques pour exprimer des souhaits de bonheur et pour traduire la résignation souriante qui fait l’héroïsme des vies humbles.[+ Exemple musical BG XX1, pages 90 sur « Ich esse mit Freuden…] Renvoi à BWV 134/3
SCHWEITZER [J . S. Bach, page 235]: «…dans le second aria [3] le sentiment de profonde insouciance est exprimé par le vif dialogue entre le hautbois et le violon…»
WHITTAKER [The cantatas of Johann Sebastian Bach, volume I, page 364]: «…la deuxième aria [comme la première] est aussi attractive. Le charmant et joyeux thème des hautbois, violon solo, la voix et le continuo lui donne une séduisante facture. La phrase introductive est d’abord confiée au violon [+ Exemple musical] ».
WIJNEN: «…Dans cet air, le bond de sixte ascendant et descendant figurerait-il une sorte de doux sourire de satisfaction ? » |
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4] REZITATIV SOPRAN. BWV 84/4 |
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I M SCHWEIßE MEINES ANGESICHTS / WILL ICH INDES MEIN BROT GENIEßEN, / UND WENN MEIN LEBENSLAUF, / MEIN LEBENSABEND WIRD BESCHLIEßEN [Neumann (variante): Wenn meinen Lebenslauf mein“], / SO TEILT MIR GOTT DEN GROSCHEN AUS, / DA STEHT DER HIMMEL DRAUF. // O ! WENN ICH DIESE GABE / ZU MEINEM GNADENLOHNEHABE, / SO BRAUCH ICH WEITER NICHTS.
C’est à la sueur de mon front / Que je veux savourer mon pain, / Et lorsque le cours de ma vie / S’achèvera aux vieux jours, / Dieu me donnera le dernier sou [Grauschen], / Le ciel sera en plus. / Ô, si j’avais ce don / Comme salaire de sa pitié, / Je n’ai besoin de rien d’autre.
Mi mineur (e) – fa dièse mineur (fis), 11 mesures, C
BG Jg. XX1 (20e année). Page 97. Recitativo. / Violino I. / Violino II. / Viola. / Soprano. / Continuo.
NEUMANN. Secco, cordes B.c. Soprano
BOMBA: «…De nombreux accords diminués dans l’accompagnement des cordes ».
FINSCHER: «…grave accompagnement des cordes ».
PIRRO [L‘Esthétique de jean-Sébastien Bach – Direction des motifs, page 25]: «…illustration sur le mot « Himmel - ciel » ou Bach emploie un trait ascendant. Renvoi à BG XX, page 97 » |
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5] CHORAL. BWV 84/5 |
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I CH LEB INDES IN DIR VERGNÜGET / UND STERB OHN ALLE KÜMMERNIS, // MIR GNÜGET, WIE ES MEIN GOTT FÜGET, / ICH GLAUB UND BIN ES GANZ GEWIß : // DURCH DEINE GNAD UND CHRISTI BLUT / MACHST DU’S MIT MEINEM ENDE GUT.
Pendant ce temps je vis heureux en toi / Et je meurs sans aucun chagrin, / Il me suffit que mon Dieu en décide, / Je crois et j’en suis même sûr: / De par ta grâce et le sang du Christ, / Tu me donneras une bonne fin.
Si mineur (h), 14 mesures, C
BG Jg. XX1 (20e année). Page 98. Choral (Mélodie „Wer nur den lieben Gott lässt walten). Soprano (Oboe, Violino I col Sopran). / Alto (Violino II coll‘ Alto). / Tenore (Viola col Tenore). / Basso. / Continuo.
NEUMANN. Simple choral avec l‘ensemble des instruments.
BOYER [Les Cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 205, 206]: Mélodie de choral [MDC] 108 de type I, choral simplement harmonisé.
[Les Mélodies de chorals dans les Cantates de Jean-Sébastien Bach, pages 337-339]: «…Le dispositif instrumental de la cantate étant très modeste, les doublures colla parte sont les suivantes : Sop = Htb, Vl. I - Alto = Vl. II – Ténor = Vla. – Basse = B.c.
FINSCHER: «…extrême simplicité et sobriété ».
GARDINER: «…le choral porte l’indication « a soprano solo e a 3 Ripieni » ce qui sous-entend qu’aucune des quatre parties vocales n’étaient censées être doublées par les instruments. Dans sa version discographique, J. E. Gardiner fait chanter le choral « a Capella ». |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 84 |
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BACH CANTATAS WEBSITE (BCW):
Commentaires.
CROUCH, Simon. Notice 1996, 1998
AMG. Notice par James Leonard
EMMANUEL MUSIC. Simon Craig
ORON, Aryeh: Discussions 1] 11 février 2001 – 2] 30 mars 2008 – Prévision 7 mars 2010
Mélodie du choral Wer nur den lieben Gott…
Texte du choral Wer weiß, wie nahe mir mein Ende
BACH-JAHRBUCH. 1975, pages 87 et 106
1978, page 153
BASSO, Alberto: Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino, 1979, Fayard. Vol. I (1984): pages 34, 39, 95, 157
Vol. 2 (1985): pages 248, 253, 268, 274, 423, 439, 441, 446, 447, 529
BOMBA, Andreas: Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie [Vol. 27]. 1999
BOYER, Henri: Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 205, 206
: Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 337, 338
*BREITKOPF. Recueils
Breitkopf n° 10: 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). B n° 104 ( 66, 12, 146, 338)
Breitkopf n° 3765: 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. C 368 (367, 369-373)
CHAILLEY, Jacques: Les chorals pour orgue de Jean-Sébastien Bach. A. Leduc 1974. N° 191 à 196, pages 343-347
DÜRR, Alfred : Notice disque Cantate Bach-Studio, W. Ehmann. Vers 1960.
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FESTIVAL J. S. BACH DE MAZAMET. 15e année, 1980. Sauf erreur, avec la cantate BWV 84 s’achevait la dernière édition du cycle des cantates. Pas de programme connu. Mise à jour, le 3 janvier 2007
FINSCHER, Ludwig: Notice de l’enregistrement Teldec/ Harnoncourt, volume 22. 1979
GARDINER, John Eliot: Notice de son enregistrement [volume 20]. Traduction française de Michel Roubinet. 2009
GEIRINGER, Karl: Jean-Sébastien Bach. Le Seuil 1966. Page 174
HÄFNER, Klaus: Le cycle annuel de cantates de Picander. Bach-Jahrbuch 1975, pages 70-113
HELMS, Marianne: Notice de l‘enregistrement d‘Helmuth Rilling, en collaboration avec Arthur Hirsch. Disque Laudate 98741. 1984
HERZ, Gerhard: Cantata N° 140. Historical Background. Pages 3-50. Norton Critical Scores W. W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 37
HIRSCH, Arthur: Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR 24.015. 1ère édition 1986. Pages 66, 145
Notice de l‘enregistrement d‘Helmuth Rilling, en collaboration avec Marianne Helms. Disque Laudate 98741. 1984
HOFMANN, Klaus: Notice de l‘enregistrement de Masaaki Suzuki, volume 41. 2008
HOFMANN, Klaus: Notice de l‘enregistrement de Masaaki Suzuki (volume 41). 2008
LEMAÎTRE, Edmond: La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les indispensables de la musique 1992. Page 67
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NEUMANN, Werner: Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs. VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971 Pages 109-110
Literaturverzeichnis: sans référence
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PIRRO, André: J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919
L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Pages 25, 49, 99, 181, 295
PITROU, Robert: Jean-Sébastien Bach. Editions Albin Michel. 1955. Pages 174, 200
RILLING, Helmuth: La Musique d’église de Bach / Importance, signification, interprétations (Stuttgart,17 et 18 novembre 1984.
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SCHMIEDER, Wolfgang: Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998 Édition 1973. Page 113
Literatur: Spitta; Schweitzer, Wolfrum II. Pirro; Parry; Voigt; Wustmann; Wolff; Terry; Schering; Neumann;.
BJ 1909, 1912, 1914. Bachfestbuch. Programme 1914 (Schering)
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J. S. Bach. Édition américaine (traduction de E. Neumann). D’après l’édition allemande de 1911 Dover Publications, inc. New York. 1911-1966. Volume 2, pages 235, 409
SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 » Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Volume II, pages 443, 475
WIJNEN, Dingeman van : Notice [sur CD] de l’enregistrement de J. P. Leusink. 2006
WHITTAKER, W. Gillies: The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985. Vol. I, pages 363-365, 381
WOLFF, Christoph: Notice de l’enregistrement de Ton Koopman. CD Erato et Challenge Classics"
WOLLNY, Peter: Notice de l’enregistrement de Philippe Herreweghe. 2007
WUSTMANN, Rudolf: J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 75-76
ZWANG, Philippe et Gérard: Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 164, pages 254-255
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 84 |
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Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW).
DURÉE: Ehmann (17’04). Harnoncourt (13’40). Herreweghe (17’23). Huguett (13’34). Koopman (21’05). Leusink (15’18). Muller-Brühl (15’06). Pommer (15’43). Rilling (14’33). Scherchen (18’04). Suzuki 13’58).
BACH CANTATAS WEBSITE: Discographie établie par Aryeh Oron et complétée, pour autant qu’il ait été possible, par [C.R, mai 2009]
17 versions, février 2001 – mars 2009 + 9 mouvements individuels (février 2001 – septembre 2008)
Exemples musicaux : Aryeh Oron (mars 2003 – mars 2008)
5] AUBERT, Georges. Orchestre de chambre ? Soprano BrigGanady. Enregistrement “Live”, octobre 1969
Disque Mixtur 2010. Avec Magnificat BWV 243
2] EHMANN, Wilhelm. Westphalian Choral Ensemble & Orchestra. Agnes Giebel. Novembre 1961
Disque Cantate Bach-Sudio 641212 et 651212. Reprise Nonesuch (Musical Heritage Society) USA) et Cantate SDG 610110 Avec la cantate BWV 49
12] GARDINER [Volume 20]. Monteverdi Choir / English Baroque Soloists. Soprano Miah Persson
Grote Kerk. Naarden, 27 février 2000 Bach Cantata Pilgrimage
CD SDG 153 [F = mars 2009]. Avec les cantates BWV 144, 92, 18, 181, 126
6] HARNONCOURT. Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus Wien. 1979
Disque Teldec / Das Kantatenwerk [Vol. 22]. 6. 35364-00-501-503. 1979
CD (D). Teldec 4509-91759-2. Coffret de 6 CD BWV 71 à 99) Das Kantatenwerk - Sacred cantatas Vol. 5
CD Teldec 8-35364 ZL 242578-2 [Vol. 22]. 1989
Reprises CD Teldec 8573 81184-5. Volume 26. Edition Bach 2000 (en coffret) et Intégrale Warner Classics 2007
15 ] HERREWEGHE. Collegium Vocale Gent. Anvers, novembre 2006 - février 2007
CD Harmonia Mundi. HMC 901969. 2008. Avec BWV 27, 95, 161
13] HIGBEE, Dale. Carolina Baroque Orchestra. Soprano Teresa Radomski. Mars 2000
CD Carolina Baroque. Salisbury, North Carolina (USA)
4] HÜBNER, Erich. Heidelberger Bach Chor. Deutsche Bachsolisten. Soprano Ursula Buckel
Disque Pelca. Printemps 1969
10] HUGGETT, Monica. Ensemble sonnerie. Nancy Argenta, soprano. Soprano Nancy Argenta. Londres, mai 1993
CD Virgin Veritas 7243 5 61644 2 O. 1994-1999. Avec les cantates BWV 51, 82a 199, 84, 209, 202. Notice très succincte
14] KOOPMAN [Vol. 17]. The Amsterdam Baroque Orchestra and Choir. Soprano Sandrine Piau
CD Antoine Marchand Challenge CC 72217
*7] LEPPARD. English Chamber Orchestra. Soprano: Elly Ameling. 1982
Disque Philips 65 14 142. 1982. Avec BWV 52, 209
11] LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Soprano Ruth Holton. Janvier et février 2000
CD Bach Edition vol. 15/ Kantatas VIII/4 99374/104]
CD Bach Edition 2006 (reprise). CD Brilliant Classics 93102/85. IV/9. Avec BWV 40, 30
16] MÜLLER-BRÜHL, Helmuth. Bach Vokalensemble Köln. Kölner Kammerorchester. Soprano Siri Thornhil. 19-22 février 2007
CD Naxos
9] POMMER, Max. Leipzig Universitätschor. Neuen Bachisches Collegium Musicum. Soprano Hrub-Freiberger. Juin et juillet 1986 - 1987
Disque Eterna (ex RDA) et reprises CD Berlin Classics. Avec les cantates BWV 55 et 199
3] REDEL, Kurt. Chœur et Orchestre Pro Arte Munich. Soprano Agnes Giebel. Années 1965-1969
Disque Erato 70692. Avec la cantate BWV 52
8] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Württembergisches Kammerorchester Heilbronn. Soprano Arleen Auger; Juin, juillet 1983
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98741. 1984. Avec BWV 193
CD. Die Bach Kantate. [Vol. 26]. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98877. 1989. Avec BWV 92, 18
CD. Hänssler edition bachakademie [Vol. 27] Hänssler-Verlag 92.027. 1999
1] SCHERCHEN. Wienr Akademie Kammerchor. Vienna State Opera Orchestra. Soprano Magda Läszlo. Vienne 1950/51
Disque Westminster. Avec la cantate BWV 106
Reprise CD Archipel ARPCD 0268 (2004). Avec BWV 106 et 140
17] SUZUKI. [Volume 41]. Bach Collegium Japan. Septembre 2007. Kobe Shoin Women’s University Chapel. Japan
CD BIS SACD-1691. (F 12/2008). Avec les cantates BWV 56, 82, 158
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 84
M-1. Mvt. 3]. Scheide, William H. Bach Aria Group. Soprano Jean Carlton. Disque MGM, début des années 1950
M-2. Mvt. 3]. Bach Aria group. Soprano Susan Davenny. CD Boston Records. New York, mai 1980
M-3- Mvt ?]. Boy Soprano Allan Bergin. CD 1986
M-4. Mvt. 3. John Nelson. Orchestra of St Luke’s. Soprano Kathleen Battle. CD Deutsche Gramophon. New York août, décembre 1989
M-5. Mvt. 3]. The Aulos Ensemble. Soprano Julianne Baird. CD Music Masters Classics. New York 1993 ?
M-6. Mvt. 3]. Marek Stryncl. Mezzo soprano Magdalena Kozerai. CED Archiv Produktion. Tchécoslovaquie. Septembre 1996
M-7. Mvt3]. Ensemble instrumental ? Sopranos : Nienke et Pauline Oosterijk. Deventer (H). CD Vanguard Classics / Challenge Classics Juin et juillet 1998
M-8. Mvt. 5]. Nicol Matt Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Soloists of the Freiburger Barockorchester. Juin 1999
CD Brilliant Classics / Bayer Records. Bach Edition, volume 17. Oeuvres vocales, volume II
Reprise Bach Edition 2006. CD Brilliant Classics. Volume V 93102/27-133
Tiré des Chorals (389) de l’édition Breitkopf
M-9. Mvt. 3]. Alexander Weimann. Académie baroque de Montréal. Soprano Suzie Leblanc. CD Atma Classiques. Québec, août 2001 |
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ANNEXE BWV 84
Alfred Dürr |
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Notice de l’enregistrement de Wilhelm Ehmann (traduction de Carl de Nys)
Disque Cantate Bach-Sudio 641212 (mono) et 651212 (stéréo). Début des années 1960
L’évangile du dimanche de la Septuagésime (Matthieu XX, 1-16) relate la parabole des ouvriers de la vigne ; tous reçoivent au soir le même salaire quoiqu’ils aient été engagés à des heures très différentes de la journée. Lorsque ceux qui ont été engagés dès le matin murmurent contre ce procédé, le seigneur de la vigne leur dit : « Mon ami, je ne te fais aucune injustice. N’as-tu pas convenu avec moi d’un salaire d’un denier ? Est-ce une raison de mécontentement pour toi que je suis bon avec les autres ? »
Dans les cantates de Bach destinées à ce dimanche le centre de gravité de la parabole est fortement déplacé par une intervention plus orientée vers la vie pratique, d'ordre rationnel : Je me contente de ce que Dieu m’attribue et je vois sans jalousie ni envie que d’autres reçoivent plus que moi.
On retrouve ces idées dans la cantate que nous présentons « Ich bin vergnügt mit meinem Glücke – Je suis heureux en mon bonheur ». Nous ne connaissons pas l’auteur du livret, mais il existe un livret de Henrici-Picander daté de 1728 « Ich bin vergnügt mit meinem Stande – Je suis heureux en ma condition » qui ressemble tellement au texte de cette cantate dans le développement des idées, parfois même au mot-à-mot, qu’il doit exister un rapport entre ces deux livrets ; mais d’autre part il y a des différences si graves à certains endroits que l’on peut dire avec Wustmann que l’adaptation n’a pas laissé « pierre sur pierre ». Il est en tout cas difficile d’établir aujourd’hui avec certitude si les deux livrets ont été écrits par Picander, si celui-ci a imité un modèle étranger ou si son livret existait déjà avant la composition de cette cantate BWV 84 et que celui-ci aurait alors été remanié, éventuellement par Bach lui-même.
Il est possible de situer avec une grande vraisemblance la composition de la cantate de Bach en 1727, c’est à dire avant la publication du texte imprimé de Picander. Sa destination à une voix soliste (soprano) à laquelle le chœur ne se joint que dans le choral final lui a valu le titre –rare chez Bach- de « cantata » ; le cantor désigne la plupart des œuvres que nous appelons aujourd’hui « cantate » par le titre de « concerto », alors que la dénomination de « cantata » est réservée en principe aux œuvres pour solistes. On a voulu démontrer à partir de cette destination à une voix soliste et de la transformation du livret original qu’il s’agissait d’une musique spirituelle à usage domestique, par exemple pour Anna Magdalena ; cette hypothèse est sûrement erronée : il suffit de lire le texte ; celui-ci suppose que l’on vient de lire la parabole des ouvriers de la vigne. D’ailleurs ce serait méconnaître l’activité du compositeur J. S. Bach que de prétendre qu’il n’aurait pas utilisé pour le culte une partition de ce genre. Si on a beaucoup d’imagination, on peut très bien voir Anna Magdalena chanter cette page dans le milieu familial ; mais rien n’est là pour le prouver.
Bach a utilisé au maximum les diverses combinaisons possibles, avec un ensemble aussi restreint : un soprano-solo, un hautbois, le groupe des cordes et la basse continue ; La première aria utilise tout l’ensemble, la seconde (n° 3) ne fait appel qu’à deux instruments solistes ; le premier récitatif n’est soutenu que par le continuo alors que le second est accompagné par l’ensemble des cordes. Les mouvements ont aussi des caractères très variés ; au premier, lent et solennel, succède un récitatif très simple mais ensuite c’est une aria évoquant un mouvemende danse et dont l’invention mélodique relève du lied, alors que le dernier récitatif avec ses longs accords tenus des cordes revient à la solennité du mouvement initial, avant que le choral à quatre voix n’achève le tout en une polyphonie très pleine.
La première aria [1] suggère un mouvement de concerto pour les hautbois (les coloratures du hautbois !). La mesure à trois temps que l’on perçoit toujours très clairement à travers les accords des parties d’accompagnement et qui est ensuite ornée par les riches figurations, syncopes et traits du hautbois puis de la partie chantée, exprime parfaitement l’égalité d’humeur de celui qui est satisfait du sort que Dieu lui a destiné. Du point de vue formel c’est une aria en trois parties dont le da capo est différent de la première partie ; la partie centrale étant subdivisée en deux sections, elle donne une impression de vastes proportions. Le récitatif qui s’enchaîne [2] est au contraire d’une grande simplicité ; il ne comporte aucun ornement mélismatique et ne s’élargit jamais en arioso.
L’aria suivante [3] « Ich esse mit Freuden mein weniges Brot – Je mange avec joie mon peu de pain » illustre par son invention mélodique très vivante relevant du lied non seulement les joies « Freuden » dont parle le début de cette aria, mais plus encore la séquence centrale du texte « ein frölicher Geist, ein dankbares Herze, das lobet und preist… - un esprit joyeux, un cœur reconnaissant, qui loue et magnifie… » La conduite des deux parties instrumentales (hautbois et violon obligé) est particulièrement séduisante. Au début ces deux voix ont la même marche (les figurations assez vives du violon étant un peu simplifiées à l’intention du hautbois), puis elles se séparent pour se retrouver dans la suite ; elles établissent de la sorte une alternance continuelle entre l’homophonie et la polyphonie.
Le récitatif suivant [4] fait contrepoids à l’aria initiale : les instruments à cordes confèrent à son texte et à sa forme une importance inhabituelle. Pourtant il ne comporte pas plus que le premier des séquences arioso. L’ensemble des instruments se joint aux quatre voix du chœur pour le choral final [5], simple et traditionnel ». |
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ANNEXE BWV 84
Philipp Spitta |
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Johann Sebastian Bach . Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Volume 2, pages 443, 475, 699
[Page 443]. « Nous en arriverons maintenant aux cantates des années 1731 à 1734 et examinerons celles à nouveau basées sur une série de textes de Picander [les précédentes étaient les cantates dites « profanes »]. La cantate pour la Septuagésime « Ich bin vergnügt » pour le 21 janvier 1731 apparaît dans l’œuvre de Bach sous une forme altérée que Picander lui-même a du arranger. Dans cette œuvre charmante nous trouvons, ce qui arrive rarement chez Bach, c’est qu’elle soit confiée exclusivement à la voix de soprano. Nous nous souviendrons en parlant d’une autre cantate, « Ich habe genug » [BWV 82], de la même époque, qu’elle a pu être donné en relation avec Anna Magdalena Bach et que cette pièce fut vraisemblablement écrite pour elle. A l’époque, à la maison de Bach, il y avait possibilité d’instrumentistes et de chanteurs, dont sa femme et ses enfants constituaient l’armature ; singulièrement Anna Magdalena Bach qui a ses débuts avait eu la pratique du chant dans les services d’église bien qu’elle n’apparut jamais en public ailleurs qu’à la cour de Cöthen où elle était devenue la femme de Sébastien. Depuis elle exerçait ses talents à titre privé et son mari prenait soin dans ses compositions de lui donner quelques opportunités. La cantate « Ich bin vergnügt » a bien ce caractère d’exécution d’une musique « domestique ». On peut supposer que Bach avait remarqué cette possibilité, ce qui peut expliquer les modifications apportées au texte dans lequel le caractère général est conservé et globalement les idées, le tout de même longueur. Mais excepté le choral final, la dernière strophe du cantique « Wer weiss, wie nahe mir mein Ende » le texte dans lequel Dieu est directement « impliqué » est altéré ou omis [par rapport au texte original de Picander]. L’ensemble ainsi conçu est une dévote méditation culminant dans le choral comme une prière ».
[Page 475] La première [cantate] qui peut être appelée cantate-solo au sens stricte du terme et ne comportant qu’une seule voix est la cantate pour la Septuagésime « ich bin vergnügt ». En elle réside le premier exemple d’un usage « privé » comme semble le démontrer clairement les modifications apportées au texte ».
[page 699]. Les filigranes. « Les filigranes « GAW » et « un cor » figurent sur le papier des partitions autographes selon la liste d’une dizaine de compositions en tout : BWV 112, 197a, 35, 171, 120a, 84, 82, 174, 137 et BWV 201 ». |
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Contributed by Claude Role (May 2009) |
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