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Cantata BWV 67
Halt im Gedächtnis Jesum Christ
Commentary in French |
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DOMINICA QUASIMODOGENITI
LEIPZIG, 16 avril 1724 |
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CONTENU |
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Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie
Annexe BWV 67 - Philipp Spitta / Arnold Schering |
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AVERTISSEMENT |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2008). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Outre les « interventions « CR » signalées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BG = Bach Gesellschaft = Société Bach (1850-1899).
BGA = Bach Gesellschaft Ausgabe, ou édition d’ensemble (Gesamtausgabe) des œuvres de Bach à partir de 1851
Bj = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch
F = France
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande.
Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable ». |
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DATATION BWV 67 |
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I. Jahrgang. Leipzig
16 avril 1724. A l’église Saint-Thomas, comme l’indique le livret « In der Kirche zu St. Thomä »
HIRSCH: Classement CN 71 (Die chronologisch Nummer). 16 avril 1724
Chronologie (celle d’Alfred Dürr): BWV 66 (10 avril 1724) - BWV 134 (11 avril 1724) - BWV 67 (16 avril 1724) - BWV 104 (23 avril 1724) - BWV 12 (30 avril 1724)
SCHMIEDER: Entre 1723 et 1727 |
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SOURCES BWV 67 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Mus. ms Bach P 95. Deutsch Staatsbibliothek Berlin (Berlin Est, avant 1989)
BASSO, [Jean-Sébastien Bach, page 39]: Héritage de Carl Philipp Emanuel Bach, l’autographe fit partie d’un lot de 86 cantates sacrées dont le catalogue fut publié en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes, à Hambourg, sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ».
HERZ: Filigrane « IMK », première période de Leipzig
SCHMIEDER: 10 fascicules (20 pages écrites) 4°
SPITTA [tome II, page 681]: Le filigrane « IMK » apparaît ordinairement sur les rames de papier utilisées par Bach entre 1723 et octobre 1727.
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St 40 M. Staatsbibliothek zu Berlin. Preußicher Kultur Besitz. Ex Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem (Ouest)
BGA (1868). Titre pris aux parties séparées: „Domin. Quasimodogeniti / Halt im Gedächtniss Jesum Christ, der p / à 4 Voc. Corno, Traversa, 2 Hautb. d’Amour, 2 Violini, Viola é Continuo di Sign. J. S. Bach“
HERZ. Copistes: Johann Andreas Kuhnau (période médiane de Leipzig, k2) et Christian Gottlob Meissner
SCHMIEDER: 16 voix in 4° dont la partie de Flauto traverso est autographe de Bach (St. 40)
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT AUSGABE (BGA)
Jg. XVI, pages 217-246. BWV 61-70, Anh. 69a. Préface de Wilhelm Rust, 1868
NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA).
KANTATEN SERIE I/ BAND 11. KANTATEN ZU DEN SONNTAGEN / 95
Page 3. Satz 1 Traverso. Copie de Johann Andreas Kuhnau. Preußicher Kulturbesitz. Berlin/West .Mus. ms. Bach St 40
Avec BWV 42, 104, 85, 112
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5071 41. Emans, Reinmar 1989
AUTRES ÉDITIONS
Breitkopf & Härtel (1973). Part. PB 2917. Orchestre, orgue et clavier (révision M. Seiffert) OB 1212
(2008). Partition PB 4567. Réduction et accompagnement EB 7067 (Klavierauszug). Instruments OB 4567
Chœurs et piano : ChB 4567
Chorst Ch B 548 et 1782
Eulenburg (Partition de poche = Taschenpartitur) n° 1042. Sans date (vers 1930). Avant propos du Dr. Arnold Schering
Peters Réduction chant et piano (Klavier)
BCW: Score Vocal & Piano.
Exemples musicaux |
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PÉRICOPE BWV 67 |
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Dimanche de Quasimodo (le premier dimanche après Pâques)
Épître: 1. Jean 5, 4-10 [PBJ 1794]. Notre foi nous a donné la victoire sur le monde « Puisque tout ce qui est né de Dieu est vainqueur du monde ».
Évangile: Jean 20, 19-31 [PBJ 1621]. Apparition du Christ aux disciples. « Le soir de ce même jour, le premier de la semaine, toutes portes étant closes… Il leur dit encore une fois: Paix soit à vous ».
EKG. Quasimodo:
Entrée: I, Pierre 1, 3 [PBJ 1780]. Le salut des chrétiens. Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ : dans sa grande miséricorde, Il nous a régénérés, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts…»
Psaume 116 [PBJ 911-912]. Action de grâces
Lied: EKG 77. Jesus Christus, unser Heiland, der den Tod überwand - Jésus Christ, notre Sauveur qui a vaincu la mort...
Épître: I, Jean 5, 1-5 [PBJ 1794]. A la source de la foi. « Quiconque croit que Jésus est le Christ…»
Évangile: Jean 20, 19-31 [PBJ 1621]. Apparition du Christ aux disciples
Même occurrence: Cantate BWV 42 (8 avril 1725) et cantate XXXII qui, selon Werner Neumann, est conservée dans l’autographe de la cantate BWV 103. Le 28 avril 1726, une cantate de Johann Ludwig Bach « Wie lieblich sind auf den Bergen », 1727-1750 : œuvres inconnues, sauf le 1er avril 1731, avec reprise possible de la cantate BWV 42. |
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TEXTE BWV 67 |
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Auteur inconnu
1] 2 Timothée 2, 8 [PBJ 1754]. Le sens des souffrances de l’apôtre chrétien. Littéralement dans le texte de la cantate: « Souviens-toi de Jésus-Christ, ressuscité d’entre les morts ».
2] Auteur inconnu
3] Osée 13, 14 [PBJ 1394]. « …et je les délivrerai de la puissance du shéol ! Je les sauverais de la mort ! Où est ta peste, ô mort ? »
4] Nikolaus Herman (vers 1480-1561) Cantique de 1560. Texte et mélodie de la première strophe du cantique « Erschienen ist der herrlich Tag » en 14 strophes, publiés à Wittenberg dans le recueil Die Sontags Ewangelia avec une préface de Paul Ebert dont on retrouve curieusement un autre cantique dans la section [7]
Voir EKG 80 (seulement cinq strophes). La mélodie seule dans EKG 84, 85, 332 et 415.
Elle se trouve également dans la cantate BWV 145/5 (troisième jour de Pâques, mardi 19 avril 1729)
Renvois à Bach, Orgelbüchlein n° 31, BWV 629. Voir aussi l’utilisation de ce cantique dans Schütz, Scheidt, Walther, Kauffmann…
llusion au psaume 68, 19 [PBJ 862]. « Les équipages de Dieu sont des milliers de myriades ; Tu as monté sur la hauteur, capturé des captifs… »
5] Auteur inconnu
6] Jean 20, 19, 21, 26 [PBJ 1621]. Apparition aux disciples: « La paix soit avec vous ! »
7] Jakob Ebert (Sprottau en Silésie, 26 janvier 1749, † Francfort-sur-Oder, 5 février 1614)
Cantique Du Friedefürst, Herr Jesu Christ, (sept strophes) publié en 1601 à Franfort-sur-Oder par Bartholomaüs Gesius
L’auteur de la mélodie est inconnu. Voir EKG 391
Mélodie et texte de la première strophe et deuxième strophe dans la cantate au titre éponyme BWV 116/1 et 116/6.
Dans la cantate BWV 143/1 et 143/7, texte et mélodie des strophes 1 et 3
Allusion à Jean 14, 13-14 [PBJ 1611]. « Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai…»
Allusion à Isaïe 9, 5 [PBJ 1111]. Père-éternel, Prince de la Paix
Renvois à Buxtehude: BUXWV 20 et 21
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume II, pages 260, 832 et 837]: « trois fascicules conservés du temps de Bach à Leipzig contiennent le texte imprimé de cantates parmi lesquelles figure (dans le premier) celui de BWV 13(avec ceux des BWV 31, 66, 42 et 112. Six nouveaux fascicules découverts par Wolf Hobohm en 1971 à Léningrad [Basso a écrit ceci en en 1983] contiennent d’autres cantates et notamment, dans le second, les textes de BWV 31, 66, 67, 134 et 104 …»
[Jean-Sébastien Bach, volume II, pages 328]: « …Le climat est encore celui de Pâques…»
BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome II, pages 328-329]: «…une aria qui combine deux textes, un passage de Jean 20, 19… et une libre invention (trois strophes de trois vers) qui, d’après l’analyse d’Harald Streck, pourrait suggérer le nom de Salomo Franck comme auteur du texte de BWV 67 ».
BCW: Auteur anonyme… peut-être Salomo Franck [2, 3, 5, 6]
FINSCHER: « Le texte, une fois de plus, dû à un auteur anonyme, se base sur l’évangile... pour faire ressortir le contraste entre le chrétien toujours tenté et le Rédempteur ne cessant de combattre pour lui avec une vigueur expressive qui atteint son point culminant dans l’entrée en jeu véritablement „dramatique“ du Christ [6] ».
HERZ: Christian Weise ?
HIRSCH: Christian Weiss
HOFMANN: « … le poète inconnu a très habilement repris des motifs de l’évangile qu’il a placé dans un contexte contemporain, la peur, le doute et l’insécurité affectent les chrétiens…»
NEUMANN [Sämtliche von Johan Sebastian Bach, page 512]. Reproduction du fascicule (format 9,8 x 15,8): Leipziger Kirchen Music : « Erster Ostertag bis Misericordias Domini, Leipzig 1724. Avec BWV 31, 66, 134, 67.
SCHMIEDER- WHITTAKER - WUSTMANN: Christian Weiss ? Bach ? (l’hypothèse „Weisse“ est réfutée fermement par Alberto Basso, in Jean-Sébastien Bach, tome II, page 281). |
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GÉNÉRALITÉS BWV 67 |
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FINSCHER: « Bach ne s’est pas fermé à la force de suggestion de ce texte exceptionnellement ingénieux, sa cantate est une des plus magnifiques œuvres du premier cycle annuel de Leipzig en même temps qu’une des plus originales qu’il ait jamais écrites du point de vue de la forme et de la technique… »
PIEL: « La cantate BWV 67 est l’une des plus étonnantes que Bach ait jamais écrite, en tous cas comme l’une des plus magnifiques œuvres du premier cycle ». |
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DISTRIBUTION BWV 67 |
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PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach. L’orchestration, page 288]: Le corno da tirarsi également utilisé dans BWV 162/1 (1715).
SUZUKI: « …le second mouvement ne renfermait à l’origine pas de flauto traverso et Bach ajouta plus tard de sa propre main une partie pour cet instrument. On se demande cependant si cette partie fut incluse au moment de la première exécution ou à la révision subséquente de l’œuvre. L’une des principales difficultés présentées par l’exécution de cette œuvre concerne le corno da tirarsi (cor à coulisse), requis dans le premier, quatrième et septième mouvements ; on ignore exactement de quel instrument il est question… Les parties originales renferment deux parties de continuo existantes avec chiffrage, les deux chiffrées par Bach lui-même. L’une est écrite pour orgue… »
NEUMANN:Alt, Tenor, Baß. – Chor. Horn (Zugtrompete) ; Querflöte, Oboe d’amore I, II ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER: Soli : A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Flauto trav. ; Oboe d’amore I, II ; Corno da tirarsi ; Viol. I, II ; Vla. ; Cont. |
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APERÇU BWV 67 |
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1] CHORSATZ. BWV 67/1 |
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HALT IM GEDÄCHTNIS JESUM CHRIST, DER AUFERSTANDEN IST VON DEN TOTEN.
Gardez le souvenir de Jésus-Christ, qui est ressuscité des morts.
2 Timothée 2, 8 [PBJ 1754]
La majeur (A), C barré, 130 mesures
BGA (Jg XVI - 1868), pages 217-227
NEUMANN: « Sinfonia d’introduction et parties encastrées. Double chœur fugué deux thèmes et partie orchestrale obligée. Solochor-Tuttichor. En imitations entre le chœur et les parties instrumentale ».
SCHMIEDER: Chor : Sopr., Alto, Ten., Basso ; Cor da tirarsi ; Flauto traverso, Oboe d’amore I, II ; Viol. I, II, Vla.., Org. e Cont
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume II, pages 328-329]: « Cette admirable page, qui alterne épisodes purement instrumentaux et interventions du chœur par blocs d’accords ou en style de fugue, a été dûment analysée par Dürr, qui a également souligné le fait que l’un des deux thèmes principaux (celui qui se rapporte plus précisément à la première partie du verset) renvoie l’écho du chant de Pâques O Lamm Gottes, unschulding ».
DÜRR: Structure symétrique de ce mouvement
A. Sinfonia. Instruments seuls. Mesure 1
Chœur et parties instrumentales indépendantes. Mesure 17
Chœur et fugue. Mesure 33
Sinfonia + chœur. Mesure 55
A’ Chœur et parties instrumentales indépendantes. Mesure 75
Fugue + instruments. Mesure 91
Sinfonia + Chœur. Mesure 114
GARDINER: « …Superbe fantaisie choral avec corno da tirarsi, vibrante d’énergie rythmique et d’une riche inventivité… »
FINSCHER: « ...Le choeur d’ouverture impartit au texte deux thèmes qui sont l’un et l’autre à la fois affectifs et descriptifs ; l’exhortation « Halt im Gedächtnis Jesum Christ » énoncée dans une sorte de choral stylisé fait en outre se détacher, à la manière d’un appel emphatiquement lance par le chœur, le mot « Halt ». Sous l’angle formel, le mouvement constitue une création savamment compliquée où s’entrecroisent les courants symétriques et les lignes de progression : symphonie - chœur doté d’une instrumentation autonome - fugue chorale - symphonie avec chœur - chœur avec instrumentation autonome - fugue chorale avec instruments - symphonie avec chœur ».
HALBREICH: « On remarquera que Richter choisit une trompette grave là où d’autres interprètes préféreraient un cor. Bach demande un corno da tirarsi (cor à coulisse) aujourd’hui disparu, mais dont la trompette donne certes une meilleure approximation. - Chœur initial concis, ramassé, d’une splendide tension polyphonique…»
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk, pages 20, 27]: « Le mot « Halt » est repris 25 fois dans la partie A et 25 fois dans la partie A’, soit répété 50 fois - Le thème du corno da tirarsi revient à sept reprises. Symbolisme du chiffre 7... Les mots « Gedächtnis » et « Auferstanden » sont chantés 29 fois, symbole de SDG (pour Soli Deo Gloria)...
HOFMANN: « …Idée d’appel basée sur un accord parfait d’abord présenté par le cor, elle est reprise dans toutes les autres voix, surtout les parties vocales, et entendue non moins de vingt fois. Elle commence parfois par une note exceptionnellement longue qui, où elle est chantée, est utilisée pour le mot « Halt »: cette note tenue symbolise ainsi la garde en mémoire d’une idée… Le texte est dans une sorte de style concertant de motet. Le second élément textuel « der auferstanden ist von den Toten » est également traité comme un motet. Il est doté de son propre thème musical, là aussi avec une structure mélodique concise où le mot central « auferstanden » est souligné et illustré par une longue colorature ascendante. L’activité musicale interne du mouvement repose en grande partie sur la combinaison contrapuntique de ces deux thèmes... ».
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach. Direction des motifs, page 25]: « Les verbes composés avec la préposition auf (sur) lui [à Bach] inspirent le plus souvent des thèmes montants. Ainsi dans cette phrase « der auferstanden ist von den Toten » [+ Exemple musical, BG. XVI, page 219]
[La formation rythmique des motifs, page 89]: « Bach] joint constamment des sons prolongés aux paroles qui éveillent des idées de continuité, de persistance [+ Exemple musical sur le mot « Halt » in BG. XVI, page 217]. Renvois aux BWV 60, 107, 131, 157, 94, 78156, 49 et 149 |
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2] ARIE TENOR. BWV 67/2 |
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2]
MEIN JESUS IST ERSTANDEN, / ALLEIN, WAS SCHRECKT MICH NOCH ? / MEIN GLAUBE KENNT DES HEILANDS SIEG, / DOCH FÜHLT MEIN HERZE STREIT UND KRIEG, / MEIN HEIL, ERSCHEINE DOCH !
Mon Seigneur Jésus est ressuscité. / Mais qu’est-ce qui fait encore mon effroi ? / Ma foi sait la victoire du Sauveur / Mon cœur pourtant pressent la discorde et la guerre, / Apparaît donc, ô mon salut !
Mi majeur (E), C. 50 mesures
BGA (Jg XVI - 1868), pages 228-232
NEUMANN: Forme double avec ritournelle
SCHMIEDER: Ten. ; Ob. d’amore I ; Viol. I, II, Vla. ; Org. e Cont.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome II, page 274] : Un rythme (tempo) de danse, ne relevant pas ici d’un type bien précis… » [Page 328: « une aria « dansante » pour ténor… »
GARDINER: « …une gavotte dole chant s’arrête sur la deuxième phrase: « Mais qu’est-ce qui fait encore mon effroi ? » ... affect d’un côté avec le scepticisme et de l’autre avec l’affirmation de la Résurrection… »
HOFMANN: « …Bach s’est efforcé de rendre la musique descriptive : le mot « erstanden - ressuscité » est associé à une ravissante colorature ascendante ; les paroles « was schreckt mich noch ? - Pourquoi ai-je encore peur ? » sont entrecoupées efficacement de brefs silences, comme des moments de peur… »
SCHWEITZER [J.-S. Bach. Le langage musical des cantates, page 237]: « …au total, ce sont donc tout particulièrement les expressions et les images susceptibles de se traduire par un mouvement caractéristique que le maître fait ressortir en musique. Jamais il ne laisse échapper des mots comme « ressusciter » ou encore « élever »… Citons (après renvois aux cantates BWV 145, 140) l’ « expecto resurrectionem » de la Messe en si mineur » [+ Exemples musicaux].
WIJNEN: « …l’aria de ténor comporte mille motifs tout aussi ascendants distribués entre violons, hautbois et continuo, tandis que la voix chante la Résurrection… » |
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3] REZITATIF ALT. BWV 67/3 |
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MEIN JESU, HEIßEST DU DES TODES GIFT / UND EINE PESTILENZ DER HÖLLE : / ACH, DAß MICH NOCH GEFAHR UND SCHRECKEN TRIFFT ! / DU LEGTEST SELBST AUF UNSRE ZUNGEN / EIN LOBLIED, WELCHES WIR GESUNGEN :
Mon Seigneur Jésus, toi qu’on nomme le poison de la mort / Et la pestilence de l’enfer : / Préserve-moi du péril et de l’épouvante ! Tu as toi-même posé sur nos langues / Un cantique de louanges qu’ainsi nous avons entonné:
Osée 13, 14 [PBJ 1394]. « …et je les délivrerai de la puissance du shéol ! Je les sauverais de la mort ! Où est ta peste, ô mort ? »
Ut dièse - fa dièse (cis - Fis), C, 7 mesures.
BGA (Jg XVI - 1868), page 233
NEUMANN: Récitatif secco
SCHMIEDER: Alto, Org. e Cont: |
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4] CHORAL. BWV 67/4 |
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ERSCHIENEN IST DER HERRLICH TAG, / DRAN SICH NIEMAND GNUG FREUEN MAG: / CHRIST, UNSER HERR, HEUT TRIUMPHIERT, / ALL SEIN FEIND [Wustmann: „All Feinde er“] ER GEFANGEN FÜHRT. / ALLELUJA !
Il est arrivé le jour radieux / Dont nul ne peut se réjouir assez ; / Christ, notre Seigneur, triomphe aujourd’hui, / Il mène en captivité tous ses ennemis. / Alléluia !
Psaume 68, 19 [PBJ 862]. « Les équipages de Dieu sont des milliers de myriades ; Tu as monté sur la hauteur, capturé des captifs… »/
Nikolaus Herman. Texte et mélodie de la première strophe du cantique « Erschienen ist der herrlich Tag » 1560.
Si - fa dièse (H - fis), 3/4, 18 mesures
BGA (Jg XVI - 1868), page 233
NEUMANN: Simple choral harmonisé et instrumenté comme [1]
SCHMIEDER: Sopr., Alto, Ten., Basso ; Org. e Cont. (Cor. da tirarsi, Flauto trav., Ob. d’amore I, Viol. I col Sopr.; Ob. d’amore II, Viol. II coll’ Alto; Vla. Col Ten.)
BOYER [Les cantates sacrées, pages186-187]: Mélodie de choral 029. Simple choral harmonisé de type I avec instruments colla parte.
[Les mélodies des chorals, pages 154-155]: « - Citant J. Chailley: « C’est une vieille mélodie de guerre issue d’un chant populaire français « Quand Jean Renaud de guerre revint » qui a servi à Nikolaus Hermann à composer le cantique Erschienen ist der herrlich Tag. La fanfare des trois notes répétées et la sonnerie de quinte qui suit sont facilement mémorisables comme chant de victoire. Renvoi à BWV 629, Orgelbüchlein, n° 31 ».
GARDINER: « …comme un « hymne pascal avec « Erschienen ist der herrlich Tag ». |
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5] REZITATIV ALT. BWV 67/5 |
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DOCH SCHEINET FAST, DAß MICH DER FEINDE REST, / DEN ICH ZU GROß UND ALLZU SCHRECKLICH FINDE, / NICHT RUHIG BLEIBEN LÄßT. / DOCH, WENN DU MIR DEN SIEG [Wustmann: „Ach, wenn du schon den Sieg“] ERWORBEN HAST, / SO STREITE SELBST MIT MIR, MIT DEINEM KINDE [Wustmann: „So streit auch jetzt für mich, hilf deinem Kinde“]. / JA, JA, WIR SPÜREN SCHON IM GLAUBEN, / DAß DU, O FRIEDFÜRST, / DEIN WORT UND WERK AN UNS ERFÜLLEN WIRST.
Mais il semble bien / Que le reste des ennemis / Que je trouve trop nombreux et fort effrayants / Ne me laisse point en paix. / Alors, puisque tu as déjà remporté la victoire en ma faveur, / Continue de combattre toi-même à mes côtés et d’assister ton enfant / Oui, oui, notre foi déjà nous fait pressentir, / O Prince de la Paix, / Que tu accompliras en nous ta parole et ton œuvre.
Ut dièse - la majeur (cis - A), C, 11 mesures,
BGA (Jg XVI - 1868), page 234
NEUMANN: Récitatif secco
SCHMIEDER: Alto, Org. e Cont.
HIRSCH: symbolisme du chiffre 11 (ici 11 mesures)… les disciples fidèles (sans Judas) |
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6] ARIE BAß. + Chor. BWV 67/6 |
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FRIEDE SEI MIT EUCH ! / WOHL UNS ! JESUS HILFT UNS KÄMPFEN / UND DIE WUT DER FEINDE DÄMPFEN, / HÖLLE, SATAN, WEICH ! / FRIEDE SEI MIT EUCH ! / JESUS HOLET UNS ZUM FRIEDEN / UND ERQUICKET IN UNS MÜDEN / GEIST UND LEIB ZUGLEICH. / FRIEDE SEI MIT EUCH ! / O HERR, HILF UND LAß GELINGEN, / DURCH DEN TOD HINDURCH ZU DRINGEN / IN DEIN EHRENREICH ! / FRIEDE SEI MIT EUCH !
La paix soit avec vous ! / Le bonheur nous accompagne ! / Jésus nous aide à combattre / Et à apaiser la fureur des ennemis, / Enfer, Satan, reculez ! / La paix soit avec vous ! / Jésus nous mène vers la paix / Et lorsque nous sommes las, / Il revigore en nous et l’esprit et le corps. / La paix soit avec vous ! / O Seigneur, aide-nous à parvenir / Au travers de la mort / Dans ton royaume glorieux ! / La paix soit avec vous !
Évangile: Jean 20, 19-21 et 26 [PBJ 1621]. Apparition du Christ aux disciples. « Le soir de ce même jour, le premier de la semaine, toutes portes étant closes…Il leur dit encore une fois : Paix soit à vous »
La majeur (A), C et 3/4 (piano). 111 mesures
BGA (Jg XVI - 1868), pages 234-245
NEUMANN: Deux thèmes et parties instrumentales (structures ABABABABAB). Arioso (basse) et parties vocales Sopran, Alt, Tenor
SCHMIEDER: Sopr., Alto, Ten.; Basso; Flauto traverso, Ob. d’amore I, II ; Viol. I, II, Vla., Org. e Cont.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome II, pages 328-329]: « …La forme de cette page est absolument unique, combinant des éléments obéissant aux chiffres 3 et 4 et à leurs multiples (8, 12, 16) et portant, par conséquent, une attention voulue à leur valeur symbolique… Ajoutons que dans chacune des interventions de la basse soliste, l’invocation « La paix soit avec vous » est répétée trois fois et que le chœur chante toujours à trois voix. La structure, donc, est donnée par une séquence d’épisodes proposés alternativement et diversement caractérisés également sous l’angle dynamique ; les intervention du soliste sont calmes, solennelles, en style arioso ; celles du chœur animées et vibrantes, tantôt en accords, tantôt en imitation… »
FINSCHER: «…page pratiquement unique dans l’œuvre de Bach, que l’ action atteint son point culminant: au tumulte du combat figuré par le prélude pour les instruments à cordes répond la « Vox Christi » par une parole de bénédiction répétée à trois reprises et accompagnée de mystérieux accents des bois ; puis le chœur s’engage lui aussi dans la lutte et fait retentir ses strophes de cantique au sein même du tumulte des cordes, ne cessant de profiter du renfort des paroles de paix de la « Vox Christi », sur lesquelles s’achève ce morceau splendide ».
GARDINER: « …le point culminant de la cantate. Les cordes simulent une tempête illustrant la fureur des ennemis de l’âme, avec des séquences confiées aux instruments à vent où Jésus apparaît aux disciples (les trois voix supérieures) sur la basse (Vox Christi) « Friede sei mit euch »
HIRSCH: « …Dans la tradition, le chiffre 11 représente l’excès et le refus de la loi qui est symbolisée par le chiffre 10. [Par extension ?] un nombre surprenant dans les cantates à 111 mesures. Renvois aux BWV 123/3, 205/1, 137/3, 57/5, 190/7 et 32/5. Par ailleurs, le violon I joue 153 notes dans la ritournelle, chiffre symbole pour la conversion des incroyants, [par allusion aux 153 poissons de l’Évangile ?] »
HOFMANN: « …l’aria est, en fait une véritable scène d’opéra, le Christ personnalisé par la basse solo… Bach a recours à des moyens non conventionnels ; il se révèle être un dramaturge musical et, dans le procédé, souligne les éléments de contraste : il commente les paroles des fidèles avec des figures agitées et tumultueuses aux cordes tandis que la salutation de paix de Jésus sonneavec calme et majesté, enchâssée dans les sonorités pastorales des vents… Bach semble avoir tenu l’aria « Friede sei mit euch » dans une estime spéciale : il la réutilisa vers 1738 en forme parodique, comme premier mouvement du Gloria de sa Messe en la mineur (BWV 234) ».
LEMAÎTRE: « …le chiffre « 3 » régente ce morceau. Dans chaque intervention, la basse soliste répète trois fois, en style arioso, « La paix soit avec vous », alors que le chœur à trois voix isole chacune des trois strophes de trois vers qui lui sont confiés…»
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach. La formation rythmique des motifs, page 91]: « Les mots qui expriment le repos sont aussi prolongés… « Friede » est articulé sur des notes tenues [+ Exemple musical, BG. XVI, page 236].
Renvois aux cantates BWV 158, 8, 153, 81. [Page 102]: « Bach associe volontiers un motif rythmique terminé par des notes accélérées aux paroles qui éveillent une idée de béatitude souriante, au mot d’accueil, de félicitation, de tendresse… » [+ Exemple musical, BG. XVI, page 236]. Renvois aux BWV 63, 119, 186, 119, 32.
[Le commentaire de l’accompagnement instrumental, page 188]: « L’accompagnement instrumental décrit aussi, avec une véhémence plus soutenue encore, cet excès d’énergie que traduisent déjà les motifs longuement épanouis du chant. La rude agitation , l’acharnement de la lutte, le fracas des batailles retentissent alors dans l’orchestre emporté…Dans BWV 67, un semblable motif, renforcé de gammes ascendantes en triples croches, annonce « le combat » où Jésus nous prête main-forte… »
SCHWEITZER [J.-S. Bach. Les cantates de 1724 à 1727, page 167]: « La dernière partie de la cantate [BWV 67] se compose d’un grand air où l’orchestre décrit la désolation des disciples qui après le départ du Seigneur se trouvent seuls dans la lutte contre le monde. Quatre fois, au plus fort de leur angoisse, le Christ ressuscité leur apparaît pour leur dire « La paix soit avec vous, tableau qu’évoque Bach avec une vigueur digne d’une scène aussi grandiose ».
[Le langage musical des cantates. Le motif de la démarche, pages 242-243]: « …signalons comme dérivé de cette expression caractéristique de la force, le thème du « tumulte » qui, dans la musique de Bach, symbolise la lutte des orgueilleux contre Dieu » [renvois, avec exemples musicaux, aux cantates BWV 80, 62, 79, 70, 27].
[Le langage musical des cantates. Le motif de la quiétude, pages 246-249]: « …ce thème donne si bien l’impression du surnaturel que le maître l’emploie dans le grand air de BWV 67, pour évoquer l’apparition du Christ ». Renvois, avec exemples musicaux aux cantates BWV 58, 147, 60, 68, etc.]
[Le langage musical des cantates. Les thèmes composés, page 257]: « …L’air repose sur le conflit de deux thèmes: le thème de la paix et le thème du tumulte ». Renvois, avec exemples musicaux, aux cantates BWV 27, 167, 145, etc.
SPITTA [Johann Sebastian Bach, tome III, page 32]: « Cette aria est reprise de « façon altérée / Parodie » dans le « Gloria in excelsis » de la Messe en la majeur, BWV 234 ».
WHITTAKER [tome I, page 618]: « les trois répétions de « Friede sei mit euch » trouvent une correspondance dans le récitatif de la cantate BWV 158/1 ».
WIJNEN: « …l’un des moments les plus prégnants de tout le répertoire: la lutte entre les doutes [Thomas] et le croyant, doutes insinués par Satan et l’enfer. La musique oscille entre les durs accents évoquant le « malin » d’une part, et la douce voix du Christ accompagné de ses fidèles hautbois et flûtes, d’autre part…» |
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7] CHORAL. BWV 67/7 |
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DU FRIEDFÜRST, HERR JESU CHRIST, / WAHR’ MENSCH UND WAHRER GOTT, / EIN STARKER NOTHELFER DU BIST / IM LEBEN UND IM TOD : / DRUM WIR ALLEIN / IM NAMEN DEIN / ZU DEINEM VATER SCHREIEN.
Toi qui es le Prince de la Paix, Seigneur Jésus-Christ, / Vrai homme et vrai Dieu, / Tu es un puissant libérateur / Dans la vie comme dans la mort : / C’est pourquoi nous autres, / Nous élevons nos cris vers ton Père / En ton nom.
Jean 14, 13-14 [PBJ 1611]. « …et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai… »
Allusion à Isaïe 9, 5 [PBJ 1111]. Père-éternel, Prince de la Paix…
La majeur (A), C, 13 mesures
BGA (Jg XVI - 1868), page 246
NEUMANN: Simple choral harmonisé. Instruments comme [1]
SCHMIEDER: Choral. Sopr., Alto, Ten., Basso; Organo e Continuo. (Corno da tirarsi, Flauto traverso, Ob. d’amore I, Viol. I col Sopr., Ob. d’amore II, Viol. II coll’ Alto; Vla. Col Tenore)
BOYER [Les cantates sacrées, pages186-187] : Mélodie de choral 022. Simple choral harmonisé de type 1 avec instruments colla parte |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 67 |
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BACH CANTATAS WEBSITE:
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BRAATZ, Thomas: Commentary (24 avril 2001)
CROUCH, Simon: Notice 1996-1998
EMMANUEL MUSIC: Notice de Smith Craig
ORON, Aryeh. Discussions I. 22 avril 2001 - II. 2 avril 2006 (Discographie comparative)
- Description du cantique Erschienen ist der herrlich Tag
- Description du cantique Du Friedefürst, Herr Jesu Christ
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Vol. 2 (1985): pages 253, 268, 274, 279, 281, 326, 328-329, 832, 837, 850
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Breitkopf n° 10: 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). B n° 42 [7] et 17 [4]
Breitkopf n° 3765: 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. C 68-69 [7] et 83-84 [4
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Voir pour le mouvement [3] EKG 80. 84, 85, 332 et 415 et mouvement [7]. EKG 391
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Page 431: facsimilé - page 512: Leipziger Kirchen Music, 1724
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PIRRO, André: L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher. 1907
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SCHERING, Arnold 52]: Über Bachs Parodieverfahren, in BJ 1921, S. 49-95.
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SCHMIEDER, Wolfgang: Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998 Édition 1973, pages 87-89
Literatur: Spitta - Schweitzer - Wolfrum II - Pirro - Parry - Voigt - Wustmann - Wolff - Terry - Francke I -Whittaker - Moser - Thiele - Schering - Neumann - Smend
Bj 1906 - 1908 - 1909 - 1912 - 1914 - 1915 - 1920 - 1922 - 1928 - Bachfest 1926 - 1936 - 1938
SCHWEITZER, Albert: J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Pages 162, 167, 182, 237, 243, 249, 257
SMEND, Friedrich 661]: Kirchen-Kantaten [I] von Ostern bis Pfingsten, Berlin 1947. Kantaten 4, 12, 34, 37, 67, 87, 108, 112
SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Tome II, page 417, 681. Tome III, page 32
SUZUKI, Masaaki: Problèmes présentés par l’exécution du BWV 67. Notice dans le CD Bis, volume 18
WHITTAKER, W. Gillies: The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985 Tome I, pages 107, 234, 434, 613-619.
WIJNEN, Dingeman van: Notice (CD) de l’enregistrement Leusink. 2006
WOLFF, Christoph: Notice de l’enregistrement Koopman. 1995
WUSTMANN, Rudolf: J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte, Breitkopf & Härtel, 1913 - 1967. Pages 108-109
ZWANG, Philippe et Gérard: Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 66. Pages 135-136 Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 67 |
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Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW).
DURÉE: Ansermet (15’59). Gardiner (12’56). Jacques (16’17). Leonhardt (13’30). Leusink (14’05). Neumann (17’). Ramin (17’52). Richter (1ère version : 16’38). (2e version: 14’ 36). Rilling (14’44). Straube (17’31). Suzuki (13’39). Werner (15’53).
BACH CANTATAS WEBSITE: Discographie établie par Aryeh Oron et complétée, autant qu’il a été possible par [CR, 5/2007]
15 références (avril 2001 - avril 2007) et 4 mouvements individuels (avril 2001 - juillet 2006)
7] ANSERMET. Chœur Pro Arte. Orchestre de la Suisse romande. 1968
Disque Decca 6392. Avec BWV 130
13] GARDINER, John Eliot [Vol. 23]. The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Bach Cantata Pilgrimage. Arnstadt 4/2000
CD SDG (23] SDG 131. Avec BWV 150, 42, 158, 104, 85, 112
2] JACQUES, Reginald. The Cantata Singers. The Jacques Orchestra. 1949. Disque London / Decca. Ace of Clubs
11] KOOPMAN [Vol. 7]. Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Septembre - octobre 1997
CD Erato 3984 - 23141-2. 1998. Reprise puis Antoine Marchand (2002)
9] LEONHARDT. Knabenchor Hannover. Collegium Vocal Gent. Leonhardt Consort. Septième version mondiale selon H. Halbreich.
Disque Teldec Das Kantatenwerk [Vol. 17]. 6.35335-00-501-503 (SKW 17/1-2 BR 2). 1977
CD (D). Teldec Das Kantatenwerk - Sacred cantatas Vol. 4
CD Teldec Das Kantatenwerk 2292-42571-2 [Vol.17]. 1988
Voir aussi CD Edition Bach 2000 et la reprise de l’intégrale (en disques séparés) par Warner Classics, 2007.
14] LEUSINK. Holland Boys Choir / Netherlands Bach Collegium. CD Brilliant Classics. Juin – juillet 2000.
CD Bach Edition. CD Brilliant Classics Vol. 21 Cantatas Vol. 12
CD Bach Edition 2006. CD Brilliant Classics 93102/104. IV/28. Avec BWV 77, 126, 24
3] RAMIN. Thomanerchor Leipzig. Gewandhausorchester Leipzig. Enregistré en février 1954
Disques Leipzig Classics (1954) - Eterna - Corona (RDA VEB), 1965 ? - Eurodisc 89814
CD Berlin Classics 090942BC. Historische Aufahmen mit Günther Ramin. Coffret de 9 CD. 1997. Avec BWV 42, 103
CD « Cantatas II – Bach in Germany ». Vol. I/4. A Leipzig Classics 001804 2BC. 1999. Avec BWV 42, 103
4 et 5 ] RICHTER (1ère version). Münchener Bach-Chor. Members of the Orchestra of Münchner Staatsoper (version Live).
Lilian Benningsen. 1958
Disques Decca et Teldec « Das Alte Werk ». Signalé par H. Halbreich ? Avec BWV 108, 127
8] RICHTER. Chœur et orchestre Bach de Munich. Anna Reynolds. Sixième version mondiale (Harry Halbreich).
Mai, juin, octobre 1973 - Janvier, mars 1974
Disque Archiv Produktion 2722 022 in coffret [Vol. III] 30 2722 018. Coffret de 11 disques. Avec BWV 61, 121, 64, 171, 65, 182, 111, 1, 4, 6, 158, 104, 12, 11, 44 + Oratorio de Noël et Magnificat
CD Archiv Produktion, Vol. II/ 3. 439372-2. 1993. Ostern. Coffret de 26 CD. Avec BWV 4, 6, 158
10] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Septembre 1978
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98702. Avec BWV 144
CD. Die Bach Kantate [Vol. 31]. Hänssler Classic. Laudate 98882. 1984. Avec BWV 158, 42
CD. Hänssler edition bachakademie [Vol. 21] Hänssler-Verlag 92.021. 1999
12] RILLING. 2e version. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach Collegium Stuttgart. Production TV « Lecture Concerts ». Novembre 1998
1] STRAUBE, Karl. Thomanerchor Leipzig. Gewandhausorchester Leipzig. Avril 1931Disque Bach Archiv Leipzig
Il s’agit du premier enregistrement „intégral“ d’une cantate de Bach en 1931 (78 tours).
15] SUZUKI [Vol. 18]. Bach Collegium Japan. Mai 2001
CD BIS 1251 Digital. Avec BWV 66, 134
6] WERNER, Fritz. Heinrich-Schütz-Chor Heilbronn. Pforzheim Chamber Orchestra. Ilsfeld (Germany), octobre 1960
Disque Erato STU 70064 Les grandes Cantates [Vol. 7]. Avec BWV 78.
CD Warner Classics 2564 61401-2 [Vol. 1/7]. 2004. Avec BWV 6, 31, 76, 80, 87
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 67
M-1. 4]. Prohaska. Choir & Orchestra of the Bach Guild. Disque puis CD Vanguard Classics. Vienne 1951
M-2. 4]. Rilling. Das Orgelbüchlein. Easter. II. Disque puis CD Cantate. Mai 1963-mai 1965
|M-3. 1]. Richter. Ansbach Bach Festival Choir & Orchestra. Disque puis CD. Début des années 1970 ( ?) Baroque Music Club
M-1. 7]. Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Soloists of the Freiburger Barockorchester. Juin 1999
CD Brilliant Classics / Bayer Records Bach Edition, volume 23. Chorale
CD Bach Edition 2006 (Intégrale). Brilliant Classics 93102/137. V/31
AUTRES SOURCES
- Carl de Nys (Jean-Sébastien Bach, in collection Génies et Réalités (1963), page 287, cite une version enregistrée par Karl Richter, disque Decca SAWD 9904, avec la cantate BWV 108 |
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ANNEXE BWV 67 |
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PHILIPP SPITTA |
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SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes
Tome II, page 417: « Leipzig Cantatas, 1724-1727. Nous avons ici et à nouveau, une œuvre qui satisfait à toutes exigences en regard du texte. Le beau récit évangélique où, après sa résurrection, Jésus paraît au milieu de ses disciples en les bénissant: « la paix soit avec vous » et en fortifiant leur foi, est clairement exprimé par un texte élaboré avec des citations bien choisies tirées de la Bible et des chorals appropriés aux versets mélodieux. Ceci nous rappelle la « manière » de Franck et si c’est Picander qui en a écrit le texte, il s’est alors surpassé. Il y a surtout un solo, en dehors de brefs récitatifs, un merveilleux air de ténor. Dans le premier chœur [1] un grand mouvement fugué librement est traité avec deux motifs principaux. Scheibe aurait trouvé un exemple parfait de cette amélioration poétique et de cette gracieuse expression qu’il réclamait comme la condition essentielle d’une adéquate expression de musique d’église. A mi-chemin de la cantate [4], le choral de Pâques « Erschienen ist der herrlich Tag » survient, d’un grand effet. Les paroles du récitatif qui y mènent nous montrent que ce même choral a été chanté précédemment par l’assemblée [des fidèles]. Ceci n’était pas interdit par le règlement mais Bach devait avoir soigneusement choisi le cantique qui serait utilisé en la circonstance. L’air suivant [6] est singulier; il est désigné comme « aria » dont un verset constitue le texte. La basse chante les paroles du Christ « La paix soit avec vous » avec un tendre et profond sens mélodique, la flûte et des hautbois l’accompagnant, suaves et ondulants. En contrepoint, les trois voix supérieures expriment foi et confiance dans le secours et la protection du Christ ; l’ensemble disparaît progressivement sur la bénédiction de la basse, et alors, le choral « Du Friedefürst Herr Jesu Christ », une fois encore mais plus brièvement, revient sur l’idée « directrice » de la cantate » |
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ARNOLD SCHERING |
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Préface de l’édition de poche Eulenburg n° 1042
Cette belle cantate composée durant la première période de Bach à Leipzig (vers 1725) fut destinée au dimanche après Pâques. Son contenu est entièrement assujetti au thème de la Résurrection. Ceci est exprimé dans le chœur [1] sur des paroles tirées de la Deuxième Épître à Timothée 2, 8, [PBJ 1754]. Le premier air de ténor [2] décrit l’agitation du cœur du chrétien, qui, en dépit du courage que donne la foi, semble soumis à toutes sortes de conflits et de combats. Se pose la question de savoir si la victoire de Pâques, symbolisée par le cantique Erschienen ist der herrlich Tag, sera assez forte pour vaincre les forces du mal, celle de Jésus, quand elle est invoquée, peut-elle être réellement un secours ? Alors, comme une réponse de réconfort, retentit le cantique « Fried sei mit euch - La paix soit avec vous », à l’instant où le Seigneur, apparut parmi ses disciples, les interpelle, « ce même jour, le soir » (Jean 20, 19 - Apparition aux disciples) [PBJ, 1621]. Ces paroles balaient tous les doutes et, sur le cantique « Du Friedefürst, Herr Jesu Christ », les disciples se dispersent, fortifiés dans leur foi. Ainsi, le poète - peut-être Christian Weiß l’aîné qui semble avoir déjà collaboré avec Bach, en d’autres occasions durant ses premières années de Leipzig - crée ici un effet particulier conduisant à la fin [de l’œuvre]. Et en cela Bach l’a suivi scrupuleusement.
Le chœur d’entrée [1] est une fugue chorale sur la première ligne du cantique « Halt im Gedächtnis Jesum Christ ». Après l’introduction instrumentale, elle est chantée à deux reprises d’une manière fervente, la seconde fois par la basse. La troisième fois, sur l’entrée de l’alto, la seconde ligne est ajoutée en un vif contre -thème: « der auferstanden ist von den Toten - [Christ] qui est ressuscité des morts ». Comme les cadences intercalées sont aussi accentuées, il en résulte clairement une impression profonde. On pourra noter que le début de la fugue est confié aux soli [Solochor] et que le chœur [tuttichor] chante seulement à l’apparition de tout l’orchestre, manière, en d’autres temps que Bach a pratiqué avec profit. L’impression d’ensemble est festive, pleine de puissance, non seulement par la tonalité de la majeur mais aussi par l’emploi de l’archaïque « corno da tirarsi », jouant dans la tessiture de la trompette.
Encore plus haut en couleur est l’aria de ténor [2], mi majeur, avec son remarquable double-symbole de la « Résurrection - erstanden » dans le thème principal, en (demi croches ascendantes) et la « crainte - Schreckte », en croches et demi croches détachées. Pleine de joie et de confiance, la mélodie se déroule avec une fébrile impatience sur les mots « erscheine doch - Apparaît donc ». Le motif inverse, en demi croches sur « Mein Glaube kennt - ma foi sait… » rappelle le conflit interne [du chrétien]. Le fait que le motif descendant apparaisse à la basse et jamais dans les parties supérieures, indique probablement que quelque sinistre démon trouble toujours le chœur [du chrétien].
Les deux brefs récitatifs [3 et 5] encadrant le cantique « Erschienen ist der herrlich Tag - Il est arrivé le jour radieux », chanté, simplement, comme une allusion (repris à deux attacca - reprises), montrent l’extrême savoir de Bach en ce qui concerne la direction des voix et en outre admirable pour la façon dont les mots les plus importants sont soulignés. Dans le cantique, l’audacieuse partie de basse, sur les cinq dernières mesures, est également remarquable.
Avec l’aria de basse et le chœur [6], la musique atteint un sommet. L’âme s’est rassurée en se battant contre son ennemi personnel, [le mal], en espérant espère l’aide venu d’en haut. Et, comme il en était avec les disciples après Pâques, inattendu, Jésus paraît parmi les assistants stupéfaits en messager de paix. A ce moment, ce n’est pas une apparition humaine mais bien une apparition « comme planante » et irréelle: délicatement les vents sur une mélodie rythmée et caractéristique de Bach, symbole de ce « flottement » l’entoure, comme un rayonnement imaginaire. Dans un calme total et une sérénité « céleste », la noble basse adresse ses vœux de paix à un monde agité. A trois reprises, sur un ton assuré d’éternité, l’apparition paraît effectuer par trois fois le geste de bénédiction. Ce n’est pas la recherche d’un simple effet mais dans l’esprit de préciser cette vision, cette voix du Christ céleste peut être chantée, comme c’était souvent la coutume, dans l’ancien temps, à distance ou dans les hauteurs, de façon que le chanteur ne soit pas vu de l’assemblée. Quand le chœur et les cordes la rejoignent alors avec de robustes et volontaires figurations, cette impression d’être « hors du monde » s’en trouve accrue. Le premier appel « Wohl uns - le bonheur soit sur nous », expression d’une âme rassérénée et confiante, est proféré avec beaucoup d’exaltation. L’entrée du chœur sur « O Herr ! » est significative et Bach a prescrit aux cordes la nuance piano, ce qui signifie que les interventions du Christ - dans la nécessité d’un urgent secours - sera alors entendu très distinctement. Seulement, et à partir de la cinquième mesure, la nuance forte revient progressivement. Et à la dernière reprise, par trois fois, les paroles de paix sont renforcées par les cordes. Magnifiquement, comme un halo, la mélodie réapparaît de façon identique, à l’octave, pour s’éteindre doucement sur un accord de la majeur. Dans la puissance de cette vision, toute de suavité « gothique » et d’expérience personnelle, ce mouvement a trouvé absolument en Bach un interprète à la hauteur.
Dans le choral final [7], à nouveau, l’assemblée sur des paroles « ferventes » affirme ce que chaque chrétien ressent, une ferme et sereine conviction ». |
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Contributed by Claude Role (February 2008) |