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C.ROLE. Décembre 2010
CANTATE BWV 62
NUN KOMM, DER HEIDEN HEILAND II
Viens maintenant, Sauveur des païens
KANTATE ZUM 1. ADVENT
Cantate pour le premier dimanche de l’Avent
Leipzig, 3 décembre 1724
AVERTISSEMENT
Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2010). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques  interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...

ABRÉVIATIONS
(A) = la majeur
(B) = si bémol majeur
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
(C) = ut majeur. (c) = ut mineur
D = Deutschland
(D) = Ré majeur – (d) = ré mineur
(E) = (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
(F) = fa
(G) = Sol majeur. (g) = sol mineur
GB = Grande Bretagne / Angleterre
(H) = si
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
Ost = Original Stimmen
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.


DATATION BWV 62

Leipzig, 3 décembre 1724.

GARDINER : Reprise de la cantate pour le premier dimanche de l’Avent, (avec une nouvelle partie de « violone » rédigée par Anna Magdalena).
[Cette hypothèse « précise » n’a pu être corrobée par ailleurs].
HERZ : Ancienne datation 1735-1744. L’auteur avance l’hypothèse d’une nouvelle exécution de la cantate entre 1732 et 1735.
HIRSCH : Classement CN 102 (Die chronologisch Nummer). 2. Jahrgang. Choral-Kantaten. Deuxième cycle annuel des cantates de Leipzig.
Chronologie (Alfred Dürr). 1724 : BWV 26 (19 novembre) - BWV 116 (26 novembre) - *BWV 62 ( 3 décembre) - BWV 91 (25 décembre) - BWV 121 (26 décembre) - BWV 133 (27 décembre) - BWV 122 (31 décembre, premier dimanche après Noël).
SCHMIEDER - SCHWEITZER (d‘après Spitta) : Leipzig, entre 1735 et 1744.
WOLFF : [Album CD Koopman, volume 13]. Selon cet auteur, la cantate BWV 62 (comme la cantate BWV 93) aurait à nouveau été dirigée après 1750 par Johann Friedrich Doles, successeur de Bach au cantorat de Saint-Thomas de Leipzig].
[Voir ci-dessous « copie de Penzel » dans l’ouvrage d’Alberto Basso : Jean-Sébastien Bach, tome I, page 59 à 62] .

 
SOURCES BWV 62

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BB. /SPK Mus. ms. Bach P 877 M. Berlin = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz. Anciennement à la Marburg, Staatsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem.

BRAATZ [BCW / Provenance] : « La partition autographe fut acquise en 1904 par la BB/SPK / Berlin]. Elle provenait de la collection de manuscrits ayant appartenus au chanteur Joseph Hauser qui en avait hérité de [son père] Franz Hauser mort en 1870. [Franz Hauser (1794-1870). Musicologue, l’un des fondateurs de la BG a établi l’un des tous premiers catalogues de l’œuvre de Bach]. Franz Hauser l’avait lui même acquise en mai 1833 auprès du Cantor G. Schuster qui était un neveu de Christoph Friedrich Penzel. Ce dernier durant ses dernières années à Leipzig [vers 1750-1755] l’avait eu [peut-être) en main auprès du Cantor Doles, un élève de Bach [et son deuxième successeur].
A l’origine [à la mort de Bach en 1750], son fils Wilhelm Friedman avait eu cette partition en héritage… [il l’emporta à Halle où il était directeur de la musique et organiste à la Marktkirche depuis 1746. Peut-être même la cantate BWV 62 y fut-elle de nouveau exécutée ? C’est en juin 1761 que Penzel en fit une copie. Voir ci-après « Copies 18e siècle ». - Le cheminement signalée de la partition de BWV 62 est à rapprocher de celui de la cantate BWV 92
Généralement la partition [autographe] de Bach est lisible mais elle semble cependant avoir été rédigée dans l’urgence, à en juger par l’écriture [habituelle] de Bach. Le titre sur la couverture n’est pas autographe mais le titre pris à la première page l’est : On lit ainsi : « J.J . [Jesu juva] Doica. 1 Adventy Xsti [pour Christi] Nun komm der Heyden Heyland. L’instrumentation ne figure pas sur la partition mais sur la dernière page on trouve le « classique SDG [Soli Deo Gloria].
[A la suite de Friedrich Smend il est intéressant de noter que la valeur numérique des lettres de SDG (Gematria = 18 + 4 + 7 = 29) est l’équivalent de J.S.B [initiales de Jean-Sébastien Bach, c’est à dire 9 + 18 + 2 = 29] valant non seulement comme signe de glorification au Seigneur mais aussi comme une « discrète » signature !]
BG. Titre pris à la couverture (non autographe) : « Dom I Advent Christi | Nun komm, der Heyden Heyland p. | a 4 Voc. 2 Hautbois, 2 Violini, Viola e Continuo di Sig. Joh. Seb. Bach. ». Bel autographe
SCHWEITZER [J.-S. Bach | Le musicien-poète, page 197] : « Cette cantate repose en partie sur la cantate pour l’anniversaire de naissance de la princesse de Cöthen ». [Cette proposition n’a été retrouvée nulle part ailleurs…]
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume III, Volume 3, page 285] : «…The « Half Moon Watermark » (filigrane représentant une demie lune) sur la première moitié de la feuille (l’autre demeurant en blanc) est caractéristique d’un grand nombre de cantates de la dernière partie des oeuvres de Bach”.
[Suit une série de 31 cantates dont la cantate BWV 62, en si mineur].
WOLFF : « La partition autographe de 1724 porte, de la main de Bach, l’indication de l’ordonnance du service divin à Leipzig - comme pour la cantate de l’Avent BWV 61. Cela renvoie non seulement à la destination liturgique de la cantate, mais surtout au fait que l’année ecclésiastique commence au premier Avent ».
[Le détail du déroulement du service liturgique, avec quelques légères variantes par rapport à celui qui est rédigé sur la partition de la cantate BWV 61, figure dans l’ouvrage d’Alberto Basso, Jean-Sébastien Bach, tome 2, page 43]. 

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St Thom L. Leipzig, Musikbibliothek der Stadt Leipzig. Thomasschule, Bach-Archiv.
HERZ : Les copistes seraient Johann Andreas Kuhnau (neveu -?- du prédecesseur de Bach à Leipzig dans sa période tardive s‘achevant le 30 décembre 1725 et Christian Gottlob Meissner (décembre 1707 † 16 novembre 1760), copiste de Bach durant son séjour à Leipzig (1723 à 1729).
BG. : doubles des violons et trois exemplaires du continuo, avec parties autographes, notamment dans le choral final…+ des copies :
BRAATZ [BCW / Provenance] : « Quinze parties séparées : Soprano, Alto, Ténor, Basse - Violino primo (+ double), Violino secundo (+ double), Viola, Hautbois I, Hautbois II, Violone, Corno, Continuo (un exemplaire non transposé et un exemplaire avec la basse chiffrée.

COPIES XVIIIe SIECLE = ABSCHRIFTEN 18. Jh.
P Am 44, 10 Berlin.
P 1027 M. Berlin Staatsbibliothek Anciennement Marburg, Staatsbibliothek (dépôt de Berlin) puis Berlin-Dahlem.
(St 397) M. Berlin Staatsbibliothek. Anciennement Marburg, Staatsbibliothek (dépôt de Berlin) puis Berlin-Dahlem avec, selon W. Schmieder une partie de violon I incomplète.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome I, pages 59 à 62] : « Le 9 juillet 1755, à la mort de Gottlob Harrer (Kantor à Saint-Thomas de 1750 à 1755) le chef de chœur de la Thomasschule était précisément Christian Friedrich Penzel (1737-1801), directeur provisoire la musique sacrée. De juillet 1755, à février 1756 (avant la nomination du nouveau Cantor, Doles), Penzel recopia au moins treize cantates de Bach… il ne fait pas de doute qu’il s’agit là d’un travail effectué en vue d’exécutions qui eurent lieu d’abord sous la direction de Penzel puis sous celle de Doles. Mais Penzel continua ensuite pour son propre compte ce travail de copiste : quatorze autres cantates de Bach nous sont parvenues, en effet, sous forme de copies… en partie datées ». [suit la liste des vingt-sept cantates recopiées. La copie de la cantate BWV 62 est datée du 15 juin 1761.

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG)
BG. Jg. XVI (16e année). Pages 21 à 50. Préface de Wilhelm Rust (1868). Cantates BWV 61 à 70 et Anh. 69a.

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 1. ADVENSKANTATEN
Bärenreiter Verlag BA 5002. 1961. 5 fac-similés.
Avec les cantates BWV 61, 36, 36a, 70a et 132.
BWV 62. [1]. Pages 77 à 98. BB. Mus. ms. Bach P 877. Rückzeite der Title Blatter : dos, page de titre. Satz 1.
Kritische Berichte (commentaires). BA 5002 41. Alfred Dürr.
[Partition de l’enregistrement Teldec / Harnoncourt, volume 16. 1976, à partir de l‘édition Bärenreiter-Verlg. Kassel 1954 ].

AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER classics. | Bach | Bärenreiter Urtext.
Sämtliche Kantaten 1. Bärenreiter TP 1281. 2007.
Serie I. Band 1. Advent Kantaten. Herausgegeben : Alfred Dürr. BWV 62. Pages 75 à 98. Bärenreiter –Verlag. Kassel 1954.
BÄRENREITER. Partition de poche = Bärenreiter. TP 52. Introduction de Werner Neumann. 1956
BCW. Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF & HÄRTEL. Partition PB 2912. Réduction chant et piano EB 7062. Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 1644.
2010 : Partition (32 pages) = PB 4582. Réduction chant et piano (36 pages) = EB 7062. Parties séparées (5) = OB 4562. Partition de l’orgue = OB 4562. Partition du chœur (Chorstimmen), 8 pages = ChB 4562.
CARUS. Stuttgarter Bach-Ausgaben. Partition (56 pages). Partitur Carus CV 31.062/00. Partition d’étude (Studienpartitur) = 31.062/07. Réduction chant et piano (Klavierauszug) = 31.062/03. Partition du chœur (Chorstimmen) = 31.062/05. Harmoniestimmen = 31.062/09. Parties séparées = 31.062/11 à 14. Partition de l’orgue (Orgel) = 31.062/493
EULENBURG / HÄNSSLER. Introduction de Hans Grischkat, 1958.
KALMUS STUSY SCORES. N° 821. Volume XVII. New York 1968. Cantates BWV 58 à 62.


PÉRICOPE BWV 62

Premier dimanche de l’Avent..
Début de l’année liturgique. Appelé aussi le 4e dimanche avant Noël. Même occurrence, les cantates BWV 36 et 61.
Épître : Romains 13, 11 à 14 [PBJ. 1685]. Le chrétien est enfant de lumière : « C’est l’heure désormais de vous arracher au sommeil ; le salut est maintenant plus près de nous qu’au temps où nous avons cru. La nuit est avancée. Le jour est tout proche…». Évangile : Matthieu 21, 1 à 9 [PBJ. 1487]. Entrée messianique de Jésus à Jérusalem. Renvois à Marc 11, 1 à 11 [PBJ. 1522] – Luc 19, 28 à 38 [PBJ. 1571-1572] et Jean 12, 12 à 16 [PBJ. 1607].
MISSEL ROMAIN Fête de première classe, en violet: « Pour bien saisir la liturgie de l’Avent et en particulier celle de ce dimanche, il importe de se rappeler qu’il existe un lien profond, une véritable continuité entre l’année liturgique qui s’achève et celle qui commence. L’avènement majeur auquel tend l’Avent n’est pas l’anniversaire de la naissance de Jésus, mais bien son retour glorieux tel que l’Eglise l’espère depuis le jour de l’Ascension… toute notre liturgie terrestre peut se résumer dans le mot « Avent ». Car elle se célèbre dans une grande attente, jusqu’à ce que le Seigneur vienne… ». Lecture du 1er dimanche dans le Missel : Introït « Ad te levavi animam » Psaume 24, 1 à 4 - Épître de saint Paul aux Romains 13, 11 à 14 [PBJ. 1685]. Évangile selon saint Luc 21, 25 à 33 [PBJ. 1575]. Les catastrophes cosmiques et la venue du Fils de l’homme.
Communion : Psaume 84, 13 [PBJ. 881]. Le Seigneur donne sa grâce. Hymne : « Crator alme siderum Aeterna / Divin Créateur des étoiles, indéfectible lumière des croyants » [Renvoi éventuel au cantique « Wie schön leuchtet…]


EKG. I. Advent (premier jour de l’Avent).
I. Advent. Zacharie 9, 9 [PBJ. 1443]. Le Messie : « Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem. Voici que ton roi vient à toi…»
Psaume 24 [PBJ. 821]. Liturgie d’entrée au sanctuaire, avec le verset 9 en particulier : « Portes, levez vos frontons / Élevez-vous, portes éternelles, / Qu’il entre, le roi de gloire ».
Lied (cantique) = EKG I. Nun komm, der Heiden Heiland.
Épître aux Romains 13, 11 à 14 [PBJ. 1685]. 
Évangile: Matthieu 21, 1 à 9 [PBJ. 1487]. Entrée messianique à Jérusalem «…Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ».


BOYER [Les Cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 60] : «…Le premier dimanche de l’Avent à Leipzig était d’une solennité particulière puisqu’il annonçait la venue de Noël, les trois dimanches suivants ne devaient pas comporter de musique figurée, l’Avent étant considéré comme un « petit carême, une traversée du désert… Il y a dans la liturgie de l’Avent une relation évidente entre l’annonce de la venue du Christ et l’entrée de ce dernier dans Jérusalem la veille de sa Passion, le dimanche des Rameaux ».
Pour la même occurrence, renvoi aux cantates BWV 61 (2 décembre 1714 et 28 novembre 1723) et BWV 36 (2 décembre 1731).


TEXTE BWV 62

Mouvements 1 et 6. Cantique de Martin Luther avec les strophes 1 et 8 du cantique "Nun komm, der Heiden Heiland" (1523)
Mouvements 2 à 5, lointaine adaptation du cantique de Luther par un auteur inconnu…les relations avec le texte du cantique paraissent assez floues. Comme auteur, on a proposé ou « supposé » le nom d’Henrici, dit Picander [Werner Neumann, Alberto Basso, Braatz ? etc et Gerhard Herz à « risqué celui de Bach lui-même.
BOMBA : « Bach écrivit sa deuxième cantate sur le lied de l’Avent de Martin Luther dix ans après la première, BWV 61 [2 décembre 1714 - 28 novembre 1723]. Ce lied, forme allemande de l’hymne latin (de saint Ambroise, à Milan, fin du IVe siècle) Veni Redemptor gentium était le cantique principal en quelque sorte sur lequel les chorals étaient chantés lors du service religieux du premier dimanche de l’Avent…les cantates -chorals en 1724… les mouvements extrêmes, en général un chœur d’introduction de grand format et un mouvement choral modeste comme conclusion, restituent mot pour mot le texte [du cantique]…»
BRAATZ [BCW ] : « Bach a pu connaître ce cantique par le biais de l’édition contemporaine du « Weißenfels Hymnal » (1714).
CANTAGREL [Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach] : « …en bon théologien,, le prédicateur tient-il, quand bien même les mots du cantique n’y font pas allusion, à profiler le Golgotha au-delà de Bethléem, à lier le drame du calvaire à la naissance dans la crèche…»
SCHNEIDER [Luther poète et musicien et les Enchiridien de 1524 ] : Texte de Luther (Enchiridion, n° 21, 1524), musique de Johann Walter, Wittenberg 1524. Pages 39/40 et 88 : mélodie notée, empruntée à une source grégorienne.


GÉNÉRALITÉS BWV 62

FINSCHER : « La composition fait partie du cycle annuel des cantates chorales que Bach entreprit lors de sa seconde année de fonctions à Leipzig ; liturgiquement, elle fut donc prévue pour le 1er dimanche de l’Avent de l’année 1724. La forme littéraire et musicale de l’œuvre suit exactement les normes de ce cycle annuel : la première et la dernière strophes du cantique luthérien sont reprises et respectivement mises en musique comme vaste paraphrase chorale et simple choral final. Les autres strophes font l’objet de paraphrases poétiques et sont reparties en récitatifs et airs…»
WHITTAKER : « La délicieuse et rafraîchissante cantate primitive portant le titre Nun komm, der Heiden Heiland, n° 61, quoique qu’elle ait obtenu plus que toutes autres nos suffrages, ne peut retenir toute notre attention… et même s’il serait vain de prétendre que la cantate BWV 62 possède des qualités égales, elle ne saurait être négligée. C’est une œuvre intéressante à étudier…»


DISTRIBUTION BWV 62

NEUMANN. Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Horn ; Oboe I, II ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER. Soli : S,A,T,B. Chor : S,A,T, B. Instrumente : Oboe I, II; Corno; Viol. I, II. Vla.; Vcl., Basso; Continuo.
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : « La partie de cornet qui se borne à doubler la mélodie du choral dans les numéros 1 à 6, ne figure pas dans l’autographe, mais seulement sous forme de partie séparée ».
HARNONCOURT [Remarques sur l‘exécution, Teldec, volume 16, page 13] : La partie de corno ne figurant pas dans la partition autographe, mais apparaissant par contre dans les voix originales, a été exécutée sur un cornet à bouquin…»
WOLFF [enregistrement de Ton Koopman, volume 13] : « Nous présentons une version alternative du mouvement 4 dans laquelle la basse n’est pas octaviée par les violons et altos ainsi qu’il est indiqué dans les parties originales et dont la partie de continuo est harmonisée (en accord avec la partition autographe) ».


APERÇU BWV 62

1] CHORALCHORSATZ. BWV 62/1
NUN KOMM, DER HEIDEN HEILAND, | DER JUNGFRAUEN KIND ERKANNT, | DES SICH WUNDERT ALLE WELT [R. Wustmann, variante : „Daß sich wundre alle Wellt“] | GOTT SOLCH GEBURT IHM BESTELT.

Viens maintenant, Sauveur des païens, / enfant reconnu issu de la Vierge, / tel que le monde entier s’étonne / que Dieu lui envoie pareille naissance.

Martin Luther. Noël 1523 (mélodie : Altkirchlichen Hymnus, Gesangbüchlein, Wittenberg 1524).
Strophe 1 du cantique (huit strophes de quatre vers chacune) "Nun komm, der Heiden Heiland" (Incarnation du Christ). Musique parfois attribuée à Luther lui-même ou à Johann Walter (Enchiridion oder Handbüchlein), Erfurt 1524 (Erfurter Enchiridien) et Wittenberg 1524) et enfin à Melchior Vulpius. C’est en fait la transcription en allemand avec sa mélodie de l’hymne ambrosien (vers 386) à Milan, de l’évêque Saint Ambroise (vers 333-397) : « Veni [Creator] redemptor gentium, ostende partum virginis, »
Genèse 49, 18 [PBJ 78]: "En ton salut j’espère, ô Yahvé". Les versets 1 et 4 du cantique sont identiques
Renvoi à EKG 1 "Nun Komm, der Heiden Heiland".
BCW [mélodie du cantique], renvoie, entres autres à des œuvres utilisant le même cantique et sa mélodie, Buxtehude (Prélude de choral BUXWV 211) et des cantates de Telemann TWV1: 1155 et 1174 à 1178 (années 1711 et 1720/1722).

Si mineur (h), 82 mesures, 6/4
BG. Jg. XVI. Pages 21 à 36. NUN KOMM, DER HEIDEN HEILAND.| Zweiter Komposition. | Dominica I. Adventus Christi.. | Oboe I. | Oboe II. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. / Corno col Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Partie d‘orchestre indépendante avec ritournelles encastrées. Citations du choral aux instruments. Ensemble des instruments.
Reprise „dal Segno“ de la rirournelle aux mesures 2 à 17.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome 2, page 369] : «…Le morceau d’ouverture de style concertant, présente des citations de la mélodie [du choral] confiée aux sopranos avec le soutien du cor, également dans les parties instrumentales (continuo et hautbois). La structure architectonique est calculée sur la base de précises combinaison symétriques… Chaque verset [ils sont quatre] est élaboré polyphoniquement de façon différente : ainsi, l’imitation anticipe la mélodie dans les versets I et IV, alors que dans les versets centraux le jeu contrapuntique est indépendant du cantus firmus…» 
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach] : « Élaboration choral sur mélodie (MDC) 077 de type IIb. Ritourelle orchestrale indépendante. Cantus firmus au soprano + cor ». Le type IIb = choral “incrusté”… désigne une mélodie de choral élaborée à l’intérieur d’un ensemble vocal et instrumental indépendant. Ce terme correspond à la terminologie allemande de “Choralchorsatz”.Le type IIb “incrusté” dans une forme “concerto”… avec exposé du cantus firmus à l’une des voix…»
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach] : Mélodie du choral Nun komm, der Heiden Heiland : Répertoire d’Erfurt (1524). L’entrée des trois voix de basses (Basse,Ténor ,Alto) se fait en mouvement fugué… puis vient planer le cantus firmus au soprano (doublé par le cor). Cette dsiposition vocale est très satisfaisante pour l’oreille car la préparation est exécutée dans le médium et le grave et l’oreille peut enfin se fixer dans l’aigu sur la mélodie de choral (MDC) ».
BOMBA : «…la mélodie… se compose pour l’essentiel de successions de notes en intervalles de secondes. Cet intervalle s’élargit à des tierces à trois endroits. Et à un seul endroit, à savoir de la troisième à la quatrième note du premier et du dernier (identique) vers du choral, il s’étend à une quarte… dans l’ensemble, les tons de la mélodie se trouvent très proches les uns des autres, ce qui est inhabituel… le cantus firmus suit… joué par les hautbois avant que les voix du chœur n’attaquent. Elles préimitent le vers du choral qui retentit finalement au soprano en valeurs longues et soutenues par les cuivres. Les trois vers restants du choral sont exécutés de la même manière, alors que les intermèdes instrumentaux persévèrent pour l’essentiel dans la reproductions des motifs développés dans le premier vers ».
BRAATZ [BCW] : « Le motif principal du choral apparaît au début, dès la mesure 2 et réapparaît à la mesure 15 avant l’entrée des voix ».
[Exemples tirés de la partition] : Illustration du « motif de la joie », lignes des hautbois un et deux (d’après Albert Schweitzer).
arpèges descendants (Viola) pouvant « figurer la descente du Christ sur la terre » ainsi que des figurations sur « le vol des anges dans le ciel…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : « De caractère concertant, dans l’éclat instrumental de son ample ritournelle fondée sur la première période du cantique, ritournelle reprise pour conclure, ce morceau est balisé par les quatre blocs vocaux qui énoncent l’un après l’autre les quatre périodes du choral. Pour chacune, c’est le soprano qui proclame l’injonction liminaire en cantus firmus doublé par le cornet, tandis que les trois autres voix tissent au-dessous un contrepoint jubilatoire à partir d’imitations de la mélodie ou d’éléments de la ritournelle. Bach a choisi la tonalité alors peu usitée de si mineur, propre, dans son œuvre, à l’expression de la souffrance intérieure. »  
CHAILLEY : « Choral Nun komm der Heiden Heiland. Cycle de Noël. L’image directrice est évidemment la descente sur terre du Sauveur. Elle traverse tout le choral sous forme d’un dessin schématique, tantôt linéaire à l’une des parties intermédiaires, tantôt réparti entre les voix…»
FINSCHER : « Le morceau d’entrée donne à l’exposition du choral verset par verset la forme d’une vaste ritournelle ; le ton de concerto et l’éclat instrumental de la ritournelle ainsi que le coloris sonore des voix de cantus firmus (soprano et cornet) superposent à la gravité des paroles du choral la jubilante allégresse de l’Avent. »
HOFMANN : «…Le chœur initial suit le modèle courant dans lequel le choral est exprimé un vers après l’autre au sein d’un orchestre traité de manière concertante. La mélodie, utilisée en cantus firmus, se retrouve à la ligne de soprano, doublée par un cor. Ici, Bach exprime la mélodie sur un rythme ternaire de 6/4 ce qui lui confère une plus grande souplesse. Les altos, ténors et basses constituent une partie vocale autonome dont le matériau thématique se retrouve en majeure partie dans la mélodie du cantique (vers 1, 2 et 4) mais également dans la ritournelle orchestrale (vers 3). Celle-ci est thématiquement indépendante de la structure en vers mais cite le vers initial dans ses premières mesures au continuo et, à la fin, au hautbois ».
KUIJKEN : « …brillant caractère concertant… longue introduction instrumentale de 16 mesures à 6/4… à la troisième mesure s’ouvre le thème choral à la basse chiffrée, aisément reconnaissable à ses longues valeurs de notes… repris par les hautbois puis les chanteurs entrent en jeu : tout d’abord les trois voix de dessous avec des interventions en imitations d’un motif dérivé du thème sur choral et enfin le soprano (soutenu par le cornet) avec la mélodie originale de la première ligne du texte… intermèdes de 8 et 7 mesures…… rapide vocalise sur « des sich wundert alle Wellt (image de l’émerveillement ?)… sonne enfin le dernier vers du cantique, dont la mélodie est identique à celle du premier vers... Toute l’introduction instrumentale recommence du début sur la syllabe finale en postlude.
MACIA [Collectif] : «…Le premier chœur en si mineur, associe un concert instrumental agité à un chœur plus sobre, où le cantus firmus est assuré par les sopranos doublées par le cor, tandis que les autres parties brodent sur la même mélodie ainsi que, pour le troisième vers, sur la ritournelle instrumentale…» 
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach - Le commentaire de l’accompagnement instrumental, page 184] : « Motif rythmique formé de croches et de doubles croches, rythme bondissant des deux hautbois » [+ Exemple musical, BG. XVI, début de la page 21]. Renvois aux cantates BWV 10, BG. I, page 277 et BWV 103, BG. XXIII, page 69.
SCHWEITZER [J.S. Bach, tome2, page 111] : « Les motifs de la joie [+ Exemple musical tiré de la basse continue].


2] ARIE TENOR. BWV 62/2
BEWUNDERT, O MENSCHEN, DIES GROßE GEHEIMNIS:/ DER HÖCHSTE BEHERRSCHER ERSCHEINET DER WELT. | HIER WERDEN DIE SCHÄTZE DES HIMMELS ENTDECKET, / HIER WIRD UNS EIN GÖTTLICHES MANNA BESTELLT, / O WUNDER ! DIE KEUSCHHEIT WIRD GAR NICHT BEFLECKET.

Emerveillez-vous, ô êtres humains, de ce grand mystère. / Voici que les trésors du ciel se dévoilent, / voici qu’une manne divine nous est attribuée, / O miracle ! la chasteté n’est même pas entachée.

Paraphrase ou inspiration empruntées aux versets 2/3 et 4/5 du cantique de Luther dans les numéros 2 et 3 de la cantate.

Sol majeur (G), 318 mesures, 3/8
BG. Jg. XVI. Pags 37 à 44. ARIA. | Oboe I. / Violino I. | Oboe II. / Violino II. | Viola. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. Partie de cordes (avec hautbois I et II). Ténor. Avec da capo (mesures 2 à 139).

BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome 2, page 274] : Rythme de danse, ici une sicilienne. 
BOMBA : «air encourageant se balance sur un rythme de sicilienne, joué par tout l’effectif…» 
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «  Le doux balancement du mètre de sicilienne diffuse une grande tendresse, que confirme la tonalité paisible de sol majeur, génialement associée chez Bach à la Nativité… Le musicien a pris soin de noter la nuance piano lorsque les seules cordes interviennent (par exemple après, le, mot Geheimnis - mystère, et forte lorsque s’y ajoutent les hautbois ».
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs] : Mélisme sur le mot „höch (ste) de 39 notes.
HOFMANN : «…air… joyeusement animé sur un rythme de danse. Les passages dansants ont une origine concrète : Bach reprend ici le modèle d’une danse contemporaine qu’il utilise volontiers dans sa musique instrumentale. Considéré sur un plan purement musical, il s’agit ici d’un passepied ».
KUIJKEN : «…Aria da capo sous la forme de rondo empreinte de joie dansante. Le ténor chante de manière caractéristique de longues vocalises sur les termes majeurs « höchster » et « Beherrscher »… »
MACIA [Collectif] : «…Rythme de passepied en sol majeur, soulignant ainsi l’exhortation « Émerveillez-vous, humains, de ce grand mystère », avec des figures joyeuses aux cordes et aux hautbois ».
SCHULZE : « L’aria du ténor, chantante et cadencée tient à la fois du menuet et du passe-pied ; elle débute par une partie instrumentale de 24 mesures, bien close sur elle-même, qui met en valeur son caractère dansant…»


3] REZITATIV BAß. BWV 62/3
SO GEHT AUS GOTTES HERRLICHKEIT UND THRON / SEIN EINGEBORNER SOHN. / DER HELD AUS JUDA BRICHT HEREIN, / DEN WEG MIT FREUDIGKEIT ZU LAUFEN / UND UNS GEFFALNE ZU ERKAUFEN. / O HELLER GLANZ, O WUNDERBARER SEGENSSCHEIN !

Ainsi le fils né de Dieu / descend de la gloire et du trône du Très Haut. / Le héros de Juda arrive, / [Varia : sur le chemin avec joie, pour venir racheter nos âmes déchues] prêt à courir joyeusement sa carrière / et à nous procurer des bienfaits. / O lumineux éclat, ô merveilleuse lumière de bénédiction !

Paraphrase ou inspiration empruntées aux versets 2/3 et 4/5 du cantique de Luther dans les numéros 2 et 3 de la cantate.
Psaume 19, 6, le célèbre „Caeli enarrant“ [PBJ. 817] : Yahvé, Soleil de Justice : «… et lui, comme un époux qui sort de son pavillon, se réjouit, vaillant, de courir sa carrière…»
Ré majeur (D) - La majeur (A), 9 mesures, C
BG. Jg. XVI. Page 44. RECITATIVO. | Basso. | Continuo
NEUMANN. Rezitatif secco. Baß.

BOMBA : « les mots « Freudigkeit - joie - » et « heller glanz - éclat lumineux » utilisent le contrepoint et des éléments arioso ». 
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : « Le héros de Juda (et non de Judas, ni de Judée…) désigne le Christ, issu de la puissante tribu de Juda…»
KUIJKEN : «…Des mélismes sur « lauf » et « heller Glanz » ornent ce récitatif ».
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach - La formation rythmique des motifs, page 106] : « Les vocalises fuyantes sont associées aux mots « schnell - rapidement- laufen, lauf - courir course ». [+ Exemple musical. BG. XVI, page 44 aux mesures 5 et 6]. Renvois aux cantates BWV 26/2, BWV 70/3 et 22/3.


4] ARIE BAß. BWV 62/4
STREITE, SIEGE, STARKER HELD ! SEI VOR UNS IM FLEISCHE KRÄFTIG. | SEI GESCHÄFTIG, / DAS VERMÖGEN IN UNS SCHWACHEN / STARK ZU MACHEN !

Combats, vaincs [remporte la victoire], valeureux héros ! / Sois pour nous vigoureux dans ton incarnation charnelle. / Occupe-toi / à fortifier l’esprit / des faibles humains que nous sommes !

Paraphrase ou inspiration empruntées à la sixième strophe du cantique de Luther.

Ré majeur (D), 126 mesures, C
BG. Jg. XVI. Pages 45 à 48. ARIA. | Violino I. II e Viola. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Partie du continuo (forme ostinato). Avec da capo.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome 2, page 369] : « l’ aria est un véritable hymne de guerre… dans le style habituel du « drame héroïque », plein d’élan et de fougue ».
BOMBA : «…Bach souligne à l’aide d’un moment retardé, l’ombre au tableau que représente la « Fleischechair »… il s’agit en fait d’un simple air de basse continue. Bach laisse cependant les autres cordes jouer à l’unisson et doubler la voix de basse à l’octave supérieure…»
BRAATZ [Exemples tirés de la partition /BCW] : Illustration du « motif du tumulte (A. Schweitzer).
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : « tonalité éclatante de ré majeur… cet air évoque le Christ triomphant… vigoureux mélismes, dès le premier sur le mot « Streite - les combats ».. Bach fait jouer tous les instruments à cordes à l’unisson ou à l’octave…»
FINSCHER : « célébration du héros de Judée dans une véritable musique guerrière avec énergique accompagnement à l’unisson…»
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs, page 35] : Le thème instrumental comportant dix notes est repris six fois. Permanence du nombre 10 dans la ritournelle du continuo.chiffre
HOFMANN : «…le caractère héroïque revient, l’accord parfait joué par les parties instrumentales évoque une sonorité de fanfare et l’unisson continuel de l’orchestre exprime la force. Bach s’approche ici sans équivoque de l’opéra ».
KUIJKEN : «…aria pour basse et cordes all’unisono…»
MACIA [Collectif] : «…la basse chante une aria héroïque (d’où la tonalité de ré majeur) soutenue par les tutti virulents des cordes en forme de fanfares rapides…»
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach - Le commentaire de l’accompagnement instrumental, pages 187/188] : « L’accompagnement instrumental décrit aussi, avec une véhémence plus soutenue cet excès d’énergie que traduisent déjà les motifs longuement épanouis du chant. La rude agitation, l’acharnement de la lutte, le fracas des batailles retentissent alors dans l’orchestre emporté. C’est un débordement de motifs envahissants, de gammes tumultueuses, une musique de chevauchée, qui se déploie dans un cliquetis furieux… une même audace prompte caractérise l’accompagnement de l’air de basse dans la cantate n° 62. Les paroles en sont : « Combats, sois vainqueur, héros puissant…». Renvois aux cantates BWV 123 (BG. XXVI, page 55) et BWV 127 (BG. XXVI, page 155) et BWV 153 (BG. XXXII, page 47).
[L’orchestration, page 219] : « Quelques fois, Bach ne joint les altos aux violons que pour renforcer le son de ces derniers…exemples de ce procédé dans les airs de tumulte ou de bataille… Dans l’air [BWV 62/4], les paroles font allusion aux combats et à la victoire du Christ « héros puissant ».
SCHULZE : «…vigoureuse aria de la basse, avec ses motifs de fanfare et ses passages retentissants, relève du genre des « arias aux accents héroïques »…» 
SCHWEITZER [J.-S. Bach | Le musicien-poète -, pages 240 à 242 et 254] : « Le langage musical des cantates, page 254] : « Les motifs de la démarche (Schrittmotive)… Sous une forme un peu modifiée, ce motif reparaît dans l’air de la cantate de l’Avent [BWV 62] Nous le retrouvons sous une autre forme encore dans les cantates BWV 79/5 et BWV 70/11…»
SCHWEITZER [J.S. Bach, page 90] : « le motif du tumulte apparaît sous une forme légèrement différente dans la cantate n° 62/4 ». [+ Exemple musical de la démarche de la basse aux mesures 1 à 5 et renvois aux cantates BWV 79 et 70].
[page 457 (note) : « Dans cette aria, Bach écrit : « violini e viola sempre col continuo…»
WOLFF [enregistrement de Ton Koopman, volume 13] : « Nous présentons une version alternative du mouvement 4 dans laquelle la basse n’est pas octaviée par les violons et altos ainsi qu’il est indiqué dans les parties originales et dont la partie de continuo est harmonisée (en accord avec la partition autographe) ».


5] REZITATIV (DUETT), SOPRAN, ALT. BWV 62/5
WIR EHREN DIESE HERRLICHKEIT / UND NAHEN NUN ZU DEINER KRIPPEN / UND PREISEN MIT ERFREUTEN LIPPEN, / WAS DU UNS ZUBEREIT ; / DIE DUNKELHEIT VERSTÖRT UNS NICHT / UND SAHEN WELT [W. Neumann et R. Wustmann proposent „wir sehen“] DEIN UNENDLICH LICHT.

Nous rendons gloire à ta majesté / et nous approchons maintenant de ta crèche / pour louer de paroles d’allégresse / ce que tu as apprêté à notre intention. / L’obscurité ne nous effarouche pas / car nous voyons ta lumière infinie.

Paraphrase ou inspiration empruntées à la strophe septième du cantique de Luther.

La majeur (A) et si (h), 8 mesures, C
BG. Jg. XVI. Pages 49. RECITATIVO (Sechsstimmig) [à six voix]. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Continuo.


NEUMANN. Rezitativ (Duett). Secco. Cordes, B.c. Soprano, Alto (Parallelgeführte / homophone).


BOMBA : « Le récitatif suivant, accompagné des cordes menées à nouveau en accords, vient apaiser la scène [mouvement 5]. Bach place deux voix en duo sans leur accorder un rôle de dialogue dramatique, ce qui est inhabituel chez lui…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : « Les deux voix cheminent en tierces ou en sixtes parallèles, sur une très délicate harmonie des cordes ». 
FINSCHER : « Le duo en récitatif, ramène avec son accompagnement de cordes extrêmement délicat mais riche de formules harmoniques à la méditation de Noël ».
GARDINER : « Parfaite euphonie du duo soprano et alto…»
HALBREICH : «…Singulier récitatif accompagné pour soprano et alto chantant en homophonie ».
KUIJKEN : «…récitatif pour soprano, alto et cordes chantant dans une prosodie en parfaite harmonie…»
SCHULZE : «…récitatif accompagné très intériorisé des deux voix hautes : sa musique lumineuse, lointaine, quasiment surnaturelle, évoque le miracle de la naissance de Jésus et le chemin vers la crèche ».
WHITTAKER : «…le petit duo-récitatif, d’à peine sept [huit] mesures à tout le charme piquant d’un chant de Noël… avec deux enfants, devant la crèche, main dans la main, ouvrant des yeux émerveillés et chantant une comptine innocente au « petit » [Babe, terme d’affection correspondant par exemple au « petit Jésus] ».


6] CHORAL. BWV 62/6
LOB SEI GOTT, DEM VATER, G’TON [„getan“], / LOB SEI GOTT, SEINEM EIN’GEN SOHN, / LOB SEI GOTT, DEM HEILGEN GEIST, / IMMER UND IN EWIGKEIT.

Gloire à Dieu, le père, / Gloire à Dieu, le père / gloire à Dieu, son fils unique, / gloire à Dieu, le Saint-Esprit, / à jamais et dans les siècles des siècles.
Martin Luther. Strophe huitième et dernière du cantique "Nun komm, der Heiden Heiland".
Voir aussi dans la cantate BWV 36/8, la même strophe 8 du cantique.

Si (h äolisch / Éolien), 8 mesures, C
BG. Jg. XVI. Page 50. CHORAL. Melodie : „Nun komm, der Heiden Heiland“. | Soprano. / Corno, Oboe I. Oboe II.. Violino I col soprano. | Alto. / Violino II. coll‘ Alto. | Tenore / Vla col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Simple choral harmonisé avec l‘ensemble instrumental.

BOMBA : « …question de savoir pourquoi Bach attribue au dernier vers du choral final (à jamais et aux siècles des siècles) un nombre spectaculaire de tons en dièse et pénètre ainsi dans des zones lointaines du spectre sonore ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach] : choral harmonisé sur mélodie (MDC) 077.
BRAATZ [BCW + Peter Smaill : Exemples tiré de la partition] : Gematria = « 14 » aux voix du soprano et de l’alto.
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…doxologie finale… choral en simple harmonisation. Les instruments à cordes doublent les parties vocales et la mélodie du cantique, au soprano, est soutenue par le cornet et les deux hautbois. On pourrait en conclure que ce renforcement important serait destiné à entraîner l’assemblée des fidèles à chanter en même temps que le soprano…» 


BIBLIOGRAPHIE BWV 62

BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG (All Music Guide) : Notice de Brian Robins.
BRAATZ, Thomas: BCW : Renvois aux textes d’Alfred Dürr et de Friedrich Smend (4 décembre 2002).
Exemples tirées de la partition (19 au 22 novembre 2006). 
Provenance : 4 décembre 2000.
BROWN, Francis (mars 2005) : Texte du choral Nun komm, der Heiden Heiland. Les huit strophes de quatre vers chacune (allemand et anglais).
CROUCH, Simon : Notice, 1996 & 1998.
EMMANUEL MUSIC : Notice par Craig Smith.
MINCHAM, Julian : The Cantatas of Johann Sebastian Bach, chapitre 27. 2010.
ORON, Aryeh : Discussions 1] 3 décembre 2000 - 2] 19 novembre 2006 - 3] 11 janvier 2009.
Mélodie du choral :Thomas Braatz & Aryeh Oron, mai 2006.

BACH COMPENDIUM ou Répertoire analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 62 = BC A 2.
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino. 1979. Fayard. 1984-1985. Volume 1, pages 347, 61, 95, 157 et 436
Volume 2, pages 43, 253, 255, 274, 337, 369, 448 et 471
BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie, volume 20. 1999
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 181/182
:
Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 268 à 270

*BREITKOPF. Recueils :
Breitkopf n° 10 : 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 28 et 170
Breitkopf n° 3765 : 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. N° 264 et 265
CANTAGREL, Gilles : Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach. Fayard 1998. Pages 316/317
: Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 112 à 115
CHAILLEY, Jacques : Les chorals pour orgue de Jean-Sébastien Bach. A. Leduc 1974. Chorals n° 145 à 149, pages 196 à 202.
BWV 599 (Orgelbüchlein n° 1), BWV 659, 660, 661(chorals de Leipzig n° 9, 10 et 11), BWV 699 (Recueil Kirnberger).
COLLECTIF : Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc Macia : Cantates d’église. Page 136
DÜRR, Alfred : Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Pages 97 à 100
EKG : Evangelisches Kirchen-Gesangbuch. Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « EKG ».
FINSCHER, Ludwig : Notice dans le coffret Teldec/ Das Kantatenwerk / Harnoncourt, volume 16. 1976
GARDINER, John Eliot : Notice de son enregistrement, volume 13. Traduction française de Michel Roubinet. 2009.
HALBREICH, Harry : Critique de l’enregistrement de N. Harnoncourt (Teldec, volume 16, 1976). Revue Harmonie, n° 124, février 1977
HELMS, Marianne : Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling ((Laudate 98714). En collaboration avec Arthur Hirsch. 1981
HERZ, Gerhard : Cantata N° 140. Historical Background. Pages 3 à 50. Norton Critical Scores.
W. W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 26
HIRSCH, Arthur : Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR.24.015. 1986. CN 102. Pages 35, 72 et 119
: Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate 98714). En collaboration avec Marianne Helms. 1981
HOFMANN, Klaus : Notice CD Suzuki, volume 28. 2005
KUIJKEN, Sigiswald : Notice de son enregistrement, Accent, volume 9. 2009
LEMAÎTRE, Edmond : La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les indispensables de la musique 1992. Page 56
LYON, James : Johann Sebastian Bach. Chorals. Sources hymnologiques des mélodies, des textes et des théologies
Beauchesne. Octobre 2005. Page 8 et incipit de la mélodie du choral Nun komm, der Heiden Heiland, M 8, page 268
NEUMANN, Werner : Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs, VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971. Page 85
Literaturverzeichnis: 44 (Bernhard Friedrich Richter).
: Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann Sebastian Bachs. Bach-Archiv ? 20 novembre 1970. Page 26
: Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Pages 23/24
PALÉZIEUX, Nikolaus : très brève notice in CD Mauesberger. Leipzig Classics
PETITE BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « PBJ ».
PIEL, Jean-Marie : Revue Diapason 213, janvier 1977. Présentation des volumes 15 et 16 (Teldec/Harnoncourt 1976).
L’article, d’un intérêt très vif, s’applique essentiellement à exposer, sinon à justifier les choix réalisés par Harnoncourt.
PIRRO, André : J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Page 179
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Pages 106, 184, 188 et 219
RICHTER, Bernhard Friedrich : W. Neumann. Literaturverzeichnis 44] Über die Schicksale der der Thomasschule zu Leipzig
angehörenden Kantaten Joh. Seb. Bachs. In BJ 1906, pages 43 à 73
SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
Édition 1973. Pages 81/82
Literatur : Spitta. Schweitzer. Wolfrum II. Pirro. Parry. Wustmann. Wolff. Terry. Moser.
BJ : 1906. 1909. 1910 et 1932
SCHNEIDER, Charles : Luther poète et musicien et les Enchiridien de 1524. Edition Henn. Genève 1942
SCHULZE, Hans Joachim : Notice de l’enregistrement de Philippe Herreweghe.1997. Traduction française par Elise Harrer.
SCHWEITZER, Albert : J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Pages 5, 197, 204, 242, 254
J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966.
Volume 2, pages 90, 111, 242 (note), 245 (note) et 457 (note)
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Volume III, Appendix n°3, pages 285/286
WATCHORN, Peter: Notice de l’enregistrement de Thomas Folan. 2007
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985.
Tome II, pages 300, 372 à 377 et 378
WOLFF, Christoph : Commentaire de l’enregistrement Koopman, volume 13. 1995
WUSTMANN, Rudolf : J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte, Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 4 et 5
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 100, pages 177/178
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005


DISCOGRAPHIE BWV 62

BACH CANTATAS WEBSITE :
Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements.
13 références (‘septembre 2002 à octobre 2010) + 14 mouvements individuels (septembre 2002 à octobre 2010).

Exemples musicaux (audios) : Aryeh Oron, février 2003 à janvier 2005.


12] FOLAN, Thomas. Publick Music Orchestra and Choir. Max van Egmond, basse. Rochester. New York., novembre 2005. Durée : 16’14
CD Musica Omnia Mo0204. 2007. Avec les cantates BWV 45, 192 et 140
5] GARDINER. Monteverdi Choir. English Baroque Soloists ; Londres, janvier 1992. Durée : 18’17
CD Archiv Produktion, 437 327-2. 1992. Reprise CD Archiv Produktion 463588.2 « Bach Cantatas ». Avec les cantates BWV 36 et 61
9] GARDINER (volume 13). Monteverdi Choir. English Baroque Soloists. Bach Cantata Pilgrimage. Sainte-Marie du Capitole, Cologne, 3
décembre 2000. Durée : 19’33. CD SDG 162. Distribution en France, décembre 2009 Avec les cantates BWV 36 et 61
1] GOETSCHE, Heinz Markus. Der Mannheim Bach Choir. Heidelberger Kammerorchester. Christuskirche, Mannheim, octobre 1966
Durée : 22’46. Disque Da Camera SM 94015. Reprise disque Oryx (USA). Avec la cantate BWV 142
3] HARNONCOURT (volume 16). Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus Wien. Sopran : Peter Jelosits. Durée : 19’37
Disque Teldec 6.35306-00-501-503 (SKW 16/1-2 BR 2). Das Kantatenwerk, volume 16. 1976
CD (D): Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas. Volume 4. 1976
CD. Teldec 8.35306-1. 1976-1988 Das Kantatenwerk, volume 16. 1988.
Reprise Bach 2000. Teldec, volume 2. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates 48 à 52. 54 à 69. BWV 69a. BWV 70 à 99
Reprise CD Warner Classics 8573-81196-5 (en CD séparés, volume 19). 2006
6] HERREWEGHE. Collegium Vocale, Gent. Soprano : Sibylla Rubens. Alto : Sarah Conolly. Ténor : Christoph Prégardien. Basse : Peter
Kooy. Durée : 18’39. CD Harmonia Mundi. HMC 901605. 1997. Avec les cantates BWV 36 et 61
Reprise en coffret de 3 CD HML 5908369.71 « Christmas Cantatas » . 2010. Avec les cantates BWV 36, 61, 91, 121, 133, 57, 110, 125
8] KOOPMAN (volume 13). The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano : Deborah York. Alto : Franziska Gottwald. Ténor : Paul
Agnew. Basse : Klaus Mertens. Amsterdam (NL) : Walsee Kerk, 25 novembre et 2 décembre 2000. Durée : 19’09
CD Antoine Marchand. Challenge Classic CC 72213. + en appendix, une variante du n° 4. Avec vec les cantates BWV 1 et, 96
13] KUIJKEN (volume 9). La Petite Bande. Un par voix. Liege, 11 et 12 décembre 2008. Durée : 19’
CD AAC 25309 Accent. 2009. Distribution en France, octobre 2009. Avec les cantates BWV 61, 36 et 132
7] LEUSINK. Holland Boys Choir/ Netherlands Bach Collegium. Brilliant Classics. Nikolauschurch, Elburg (NL).Novembre et décembre
1999. Durée : 19’55. Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classic. Volume 12 - Cantates, volume VI.
Reprise Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics III - 93102 28/74. Avec la cantate BWV 128 et BWV 154
2] MAUESBERGER. Thomanerchor Leipzig. Gewandhausorchester
Disque Archiv Produktion ARC 198 441. Avec les cantates BWV 18 et la cantate BWV 142 dirigée par Göttsche .
CD Leipzig Classics. Bach made in Germany. Volume III/ Cantatas I. 001 1820BC VEB 1971-1999. Avec BWV 62 et 78
10] MÜRMANN, Guido. Messaiskantorei Hannover. Barockorchester Hannover. Barocktrompeten Ensemble Edward Tarr.
Enregistrement live, Markuskirche, Hanovre, les 6 et 7 décembre 2003
Coffret de 2 CD Messaiskantorei Hannover. Avec l’Oratorio de Noël BWV 248
4] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Soprano : Inga Nielsen. Alto : Helen Watts. Ténor : Aldo Baldin.
Basse : Philippe, Huttenlocher. Gedächtniskirche, Stuttgart (D). Octobre 1979, février et avril 1980. Durée : 19’34
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98714. Avec la cantate BWV 116
CD. Die Bach Kantate (volume 60). Hänssler Classic. Laudate 98822. 1984. Avec les cantates BWV 132 et 91
CD. Hänssler edition bachakademie (volume 20). Hänssler-Verlag 92.020. 1999
Reprise 2009 en coffret Hänssler Classics 93581 (6 CD) sous le titre Advent & Christmas Cantata. Avec la ces cantates 61 et 36.
11] SUZUKI (volume 28). Bach Collegium Japan. Kobe Shoin Women’s University Chapel, Japan, 16 et 19 mars 1964. Durée : 17‘42
Soprano : Yukari Nonoshita. Contre-ténor : Robin Blaze. Ténor : Makoto Sakurada. Basse : Peter Kooy
CD BIS-SACD-1451. 2005. Parution RFA, septembre et distribution en France, octobre 2005.
Avec les cantates BWV 139, 26 et 116


MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 62

M-1. Mvt. 6] Edward Guthbert Bairstow. Royal Choral Society. Royal Albert Hall Orchestra. Albert Hall. 1927. Report CD HMV Amphion.
M-2. Mvt. 6] Transcription pour piano (Bronislaw Huberman) et violon (Siegfried Schultze. 1935. Report CD Bidduloph.
M-3. Mvt. 6] Transcription pour piano (John Browning. Disque EMI Classics , juillet et août 1958. Report CD EMI.
M-4. Mvt. 1] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage Choir. Bach Orchester Berlin. Disque fin des années 1950-1960.
Report CD Baroque Music Club
M-5. Mvt. 6] Arrangement pour orchestre. Leopold Stokowski. Philadelphia Orchestra. Philadelphie (USA), février 1960.
Disque puis reprise en coffret de 2 CD Sony.
M-6. Mvt. 1-6] Helmuth Rilling. Figuralchor der Gedächtniskirche Stuttgart, mars 1965. Disque Bärenreiter Musicaphon,
Orgelchoräle und Chorsatz zu Advent und Weinachten (volume I). Reprise en CD Cantate - Musicaphon C 57607. 1994
M-7. Mvt. 4] Arrangement pour trompette et orgue. Jean-François Michel. Septembre 1985. CD Audite 95406.
M-8. Mvt. 6] Gregorian Chants. Monastère des moines de Ganagobie France. (83). CD Milan. 1993.
M-9. Mvt. 6] Ton Koopman. Bach Organ Works, volume 2. Grote Kerk. Leeuwarden (NL). Septembre 1994. CD Teldec.
M-10. Mvt. 1] Miklos Spanvi (orgue). CD Point Classics. 1994.
M-11. Mvt. 6] Hans-Erik Westberg et ensemble vocal. Cathédrale de Lulea (SV). Octobre 1995, avril 1996. CD Opus 3.
M-12. Mvt. 4] Arrangement pour trompette et orgue. Thierry Caens et Vincent Warnier. Février 1998. CD Pierre Verany
M-13. Mvt. 6] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Soloists of Freiburger barockorchester. Juin 1999.
CD Brilliant Classics, Bayer Records. Bach Edition. 2000. Volume 23.
Reprise Chamber Choir of Europe. Nicol Matt. Bach Edition. 2006. CD 93102 29-135
M-14. Mvt. 6] Timothy Roberts. His Majesty Consort of Voices. Londres, 29, 30 novembre, 1er décembre 2000. CD Hyperion A67247


DIVERS

ZWANG. ZK 100 : « La partition autographie d’orchestre de cette cantate de choral n’a pas de partie de cor ; mais elle figure sur une partie séparée. La cantate ZK 16 (BWV 61) porte le même titre et utilise le même cantique. L’Avent était un temps clos à Leipzig ; la musique figurée (les cantates) n’y était autorisée que pour le 1er dimanche ».

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Last update: December 13, 2010 15:00:00