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Cantata BWV 56
Ich will den Kreuzstab gerne tragen
Commentary in French |
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KANTATE ZUM 19. SONNTAG NACH TRINITATIS
Cantate pour le 19e dimanche après la Trinité
Leipzig, 27 octobre 1726 |
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CONTENU |
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Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie |
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AVERTISSEMENT |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2009). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Outre les quelques interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
Ost = Original Stimmen
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande.
Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable. |
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DATATION BWV 56 |
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Leipzig, dimanche 27 octobre 1726
HIRSCH: Classement CN 160 (Die chronologisch Nummer = Chronologie numérique). III. Jahrgang (2 décembre 1725 – 24 novembre 1726).
Chronologie (celle d’Alfred Dürr) 1726: BWV 27 (6 octobre) – BWV 47 (13 octobre) – BWV 169 (20 octobre) – *BWV 56 – BWV 49 (3 novembre) – BWV 98 (10 novembre).
NYS, Carl de: «…Le 27 octobre 1726, pour le culte du dix-neuvième dimanche après la Trinité, Bach crée un des ses chefs-d’œuvre les plus populaires, la cantate BWV 56 pour baryton-solo ».
[Datée primitivement entre 1730 et 1734 par Spitta et Schweitzer rejoints par Schmieder (Édition 1973), la musicologie avec Alfred Dürr et Werner Neumann (vers 1950) a attribué à cette cantate la date du dimanche 27 octobre 1726. C’est le mois de la fête de Saint-Michel à Leipzig].
SPITTA: Le 7 octobre 1731, dans la série des cantates BWV 58, 187, 129, 169, 55, 88, 207, 170, 98 et 27 .
WHITTAKER: On peut envisager soit le 7 octobre1731 ou le 26 octobre-1732 |
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SOURCES BWV 56 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Mus. ms. Bach P 118 T. Staatsbibliothek Preußicher Kulturbesitz Berlin (anciennement West), puis Universitätsbibliothek Tübingen (en dépôt)
BG. Titre pris à la couverture comme suit : "Dominica XIX post Trinit : Ich will den Xstab gerne tragen a 2 Hautbois o Violini, Viola o Taille Soprano, Alto, Tenore et Basso Conc : con Continuo di Sigr. Joh. Seb : Bach"
8 folios avec 23 pages in 4° de musique. De cette partition existe un fac-similé Drei Masken Berlin Ausgabe 1921
BASSO: Autre inscription relevée sur l’autographe: « Cantata a Voce Sola e Stromenti »
HERZ: Filigranes « ICF » figure couronnée entre branches (lauriers)avec au bas « ICF » et S.Coa (pour: Schönburg Coat of Arms = cote de mailles), cette dernière référence se retrouvant en partie dans les cantates BWV 17, 49, 84, 168
SPITTA : Filigranes 1731-1733: Bouclier encadré de palmes et chevron
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St 58 M. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz. Anciennement Marburg, Staatsbibliothek
[Seule la voix de basse est autographe de Bach. Le mot de Kreuzstab est écrit avec la lettre grecque « X » ; la croix = symbolisme]
BG. Manque la partie de violoncelle obligé. Les parties sont: Oboe I, Oboe II, Taille, Violino (avec un double), Violino II (avec un double également), Viola, Canto [la partie de soprano], Alto, Tenore, Basso. [deux parties de] Continuo en sol et fa mineur
HERZ: Copiste classé « C » ayant travaillé simultanément avec Kuhnau et Meissner
SCHMIEDER : 14 voix in 4° dont seule la partie de basse est autographe.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG)
BG Jg. XII2, (douzième année - BWV 51-60). Pages 89 à 104. Préface de Wihlelm Rust (1863)
[Partition BG / Breitkopf dans l’enregistrement Teldec Das Kantatenwerk / Leonhardt [Volume 14]. 1976]
NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA).
KANTATEN SERIE I/ BAND 24. KANTATEN ZUM 18 UND 19 SONNTAG NACH TRINITATIS
Bärenreiter Verlag BA 5074. 1990. Matthias Wendt. 6 fac-similés
BWV 56. Pages 175 à 201. Bl. 1r der Autographen Partitur. (Staatsbibliothek Preußicher Kulturbesitz Berlin/West. Mus. ms. Bach P 118) Beginn des satzes 1
- Bl. 4v der autograph Partitur. (Staatsbibliothek Preußicher Kulturbesitz Berlin/West. Mus. ms. Bach P 118). Beginn des satzes 3
Avec les cantates BWV 96, 169, 48, 5, Anh. 2
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5074 41. 1990. Matthias Wendt
AUTRES ÉDITIONS
Breitkopf & Härtel. Partition = PB 2906 – Orchestre, voix, clavier et orgue (révision Max Sieffert) = OB 1179. Partition du chœur = ChB 1450
2009: Partition (16 pages) = P B 4556 – Réduction Voix et piano (20 pages) = EB 7056. Parties séparées (6) = OB 4556. Partition du chœur (4 pages) = ChB 4556
Eulenburg. Partition de poche (Taschenpartitur) n°1007). Avec une préface d’Arnold Schering (1927)
Kalmus Study Scores. N° 820. Volume XVI. New York 1968 (cantates BWV 51 à 57)
Peters Nr. 887. Révision d’Arnold Schering, 1971
Philarmonia. Révision Wolfgang Fischer, 1924
BCW: Partition BGA et Réduction pour voix et piano. Fac similé de la partition autographe (Staatsbibliothek – Munich 1921)
SCHMIEDER: Donne une autre référence : Wiener Philarmom. Verlag. part |
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PÉRICOPE BWV 56 |
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Dix neuvième dimanche après la Trinité.
MISSEL ROMAIN. XVIIIe et XIXe dimanches après la Pentecôte. Les Quatre-Temps d’automne
Selon l’année, les lectures faites le 19e dimanche après la Trinité se situent entre les 18e et 23e après la Pentecôte. Avec les « 4 temps de l’automne », l’année liturgique s’oriente davantage vers les fins dernières / Eschatologie. Insistance de l’Église en face de la Parousie. Habitation dans la maison de Dieu qu’est la vie éternelle au ciel.
Épître: Éphésiens 4, 22-28 [PBJ. 1730]: L’Homme Nouveau : « Manifestez le nouvel homme créé selon Dieu » Parénèse ; vie nouvelle dans le Christ: « Rachetés, baptisés, nous avons revêtu « l’Homme nouveau » créé selon Dieu… et à nous renouveler du fond de l’âme afin de toujours porter la robe nuptiale sans laquelle il n’y a pas de place pour nous au banquet céleste… » Loyauté de l’esprit et pureté…
Évangile: Matthieu 9, 1-6 et à 8. Guérison d’un paralytique [PBJ. 1466]. Voir « Synopsis »: Marc 2, 1-12 – Luc 5, 17-26
EKG. 19. 19e dimanche après la Trinité (19. Sonntag nach Trinitatis)
Introït: Matthieu 9, 6 [PBJ. 1466] Guérison d’un paralytique: « Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés ».
Psaume 78 [PBJ. 873-876]: Le psalmiste met en parallèle l’inlassable sollicitude de Yahvé pour son peuple et la constante infidélité de ce dernier. Yahvé le frappe et lui pardonne ».
Lied 227. Nun laßt uns Gott dem Herren dank sagen de Ludwig Heimbold (Mülhausen, 1575). La mélodie se retrouve dans les cantates BWV 79/6, 165/6 et 194/12.
Épître: Éphésiens 4, 22-28 [PBJ. 1730]. L’Homme Nou
Évangile: Matthieu 9, 1-8 [PBJ. 1466]. Guérison d’un paralytique
LABIE [pages 456]: « La cantate était probablement destinée au 27e dimanche après la Trinité. La combinaison des deux péricopes donne la substance d’un texte dont nous ignorons l’auteur. Saint Paul (Ep. 4, 22-28) apporte l’idée d’une « transformation spirituelle » du chrétien appelé à « revêtir l’homme nouveau […] dans la sainteté de la vérité. De son côté, saint Matthieu a fourni la notion de voyage et d’errance. Entre la guérison des démoniaques gadaréniens et celle du paralytique, il rappelle que Jésus, « s’étant embarqué, passa l’eau et vint dans sa ville ». Bach reprend cette image, quand il demande au violoncelle un mouvement de vague pour accompagner le récitatif [2] Mein Wandel auf der Welt - Mon passage sur cette terre est semblable à un voyage en mer.
NYS, Carl de: «…Les deux textes qui étaient lus ce jour-là ont naturellement conduit à cette cantate sur la mort bienheureuse. La péricope de l’évangile de Matthieu 9, 1-16, rapporte la guérison d’un paralytique et le fragment de la lettre de Paul aux chrétiens d’Ephèse, 4, 22-28, comporte l’injonction de revêtir l’homme nouveau par la naissance nouvelle du baptême, c'est-à-dire la naissance dans la mort du Christ ».
[Pour la même occurrence on verra BWV 48 (3 octobre 1723), BWV 5 (15 octobre 1724) et XXIX (BWV Anh. 2 = Werner Neumann] |
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TEXTE BWV 56 |
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Auteur inconnu. Toutefois Werner Neumann et Alfred Dürr signalent le texte d’une cantate d’Erdmann Neumeister (1671-1756) dont le titre est proche, à un mot près: Ich will den Kreuzweg gerne tragen, pour le 21e dimanche après la Trinité, publiée à Weissenfels (1700) dans le recueil (I) Geistliche Kantaten de 1711, texte qui aurait pu inspirer l’auteur de celui de la cantate BWV 56. Des livrets de Neumeister se rencontrent dans les cantates BWV 18, 24, 27, 28, 59, 61.
Le texte du choral final [5] revient à Johann Franck (1er juin 1618 – 18 juin 1677), texte associé à la mélodie de Crüger.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 407-408, 430]: « Erdmann Neumeister… est peut-être l’auteur du texte [de BWV 56] bien que Ferdinand Zander [Poètes des textes des cantates de Bach. 1967] attribue ce texte à Henrici (Henrici)… - [page 439 : Diverses affinités entre les textes madrigalesques de BWV 58 et BWV 56 ont amené Zander à estimer que le matériel littéraire de ces deux œuvres avait du être fourni par un seul et même poète, lequel pourrait être Picander ».
BOMBA: « On offre des explications très différentes à la compréhension du mot « Kreutzstab – Croix »… Gustaf Adolf Theil (Musique et église, mai 1985, page 226 et suivantes) propose plutôt de comprendre le mot « Croix » dans sa signification contemporaine comme expression anonyme pour le « bâton de Jacob » (le précurseur du sextant), « l’instrument de navigation le plus important à côté de la boussole ». Martin Petzold constate que ce mot est une notion tirée de la Bible Olearius, ce manuel de l’exégèse très répandu en Allemagne centrale et qui se trouvait également dans la bibliothèque Bach ».
[Commentaire : « Porter sa croix », expression courante, même de nos jour, semble s’imposer naturellement dans le contexte de la cantate et paraît préférable au recours à une explication relative aux « bâtons » de Jacob, de Moïse, voire au sextant et à la boussole…Ceci n’engage que CR !]
KUIJKEN: « Le texte est particulièrement beau .. La forme « Ich » (à la première personne) étant utilisée en permanence, la poésie nous touche directement…»
NYS, Carl de [Mazamet 1975]: «…On ne connaît pas l’auteur du livret, mais il est clair qu’il s’est inspiré d’un texte d’Erdmann Neumeister ; il est clair aussi qu’il avait un réel talent littéraire, car c’est un des textes les mieux venus de tous ceux qui nous sont parvenus. La partition autographe révèle dès le titre les intentions du compositeur : en effet le mot « Kreuzstab » est écrit avec la lettre grecque « X » (chi) en forme de croix, ce même signe que Bach emploie fréquemment pour écrire le mot Christ ou chrétien. [Mazamet 1977]: Le texte, fort beau, poétique même, est fondé sur l’évangile du jour, la guérison du paralysé ouvrant les perspectives chères au cantor sur le royaume de gloire ».
SCHWEITZER: «…Nostalgie de la mort. Analogie avec les cantates BWV 8, 32, 53, 57, 82, 106, 114, 156, 161 et 162 ».
[Se dégage de la cantate l’idée de la nostalgie de la mort (Schweitzer). Joie de porter le bois de la croix pour arriver à la mort, sœur du sommeil et préfiguration du repos en Dieu. Réflexion générale sur la souffrance terrestre et la rédemption. Karl Geiringer: Œuvre d’un caractère intime évoquant jusqu’à la musique de chambre Dans la perspective de la cantate, voir éventuellement le psaume 121 [PBJ. 922: Le secours me vient de Yahvé…] |
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GÉNÉRALITÉS BWV 56 |
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Cantate solo pour voix de basse
Métaphore du voyage en bateau évoquant les tribulations du voyage de la vie jusqu’à son terme, le royaume des cieux…
Dans le récitatif n° 2, c’est bien de cela dont il s’agit avec: Mon passage sur cette terre est semblable à un voyage en mer … Affliction, croix et misère sont les vagues qui me submergent … Mais l’ancre qui me retient… Et lorsque l’écume rageuse aura finit de bouillonner, je débarquerai dans ma ville…
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 429]: « Les cantates BWV 55 et BWV 56 qui sont des œuvres « jumelles ». …Cantate « pour voix seule » qui, avec la cantate BWV 82, est l’une des deux cantates pour basse ».
BOMBA: « Cantate désignée par Bach lui-même sous le titre de « Cantata »
FINSCHER: «…La cantate BWV 56, œuvre composée trois semaine avant la cantate BWV 55, offre exactement la même disposition et, en plus, une progression tonale similaire, allant du sol mineur à ut mineur en passant par si bémol majeur…»
NYS, Carl de [Mazamet 1977]: «…C’est l’une des très rares cantates (avec les cantates BWV 30, 82, 173, 195 et 197) qui porte dans la partition autographe le titre de Cantata (a Voce sola e Stromenti), sans doute parce qu’elle est destinée à la voix soliste de la basse ».
REICHELT: «…La connexion avec le texte s’appuie sur la métaphore de la vie semblable au voyage sur des eaux agités. Renvoi à Matthieu 9, 1 (Guérison d’un paralytique): « s’étant embarqué, il passa l’eau et vint dans sa ville…» [PBJ. 1466].
[Structures: Air – récitatif – air – récitatif – choral. Récitatifs et airs groupés par paires] |
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DISTRIBUTION BWV 56 |
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NEUMANN: Solo ; Baß n- Chor (seulement le choral final = nur Schlußchoral). Oboe I-II, Oboe da caccia ; Streicher; B.c.
SCHMIEDER: Solo : Basse. Chœur : SATB. Instruments : Oboe solo ; Oboe I, II ; Taille (Oboe da caccia) ; Viol. I, II ; Vla ; Vcl.
BG.: Comme l’indique le titre « Für eine Baßstime »
NYS, Carl de [Mazamet 1975]: «…la cantate BWV 56 pour baryton-solo, avec orchestre à cordes et un hautbois obligé: le chœur n’intervient que pour le choral final à quatre voix ». [Mazamet 1977] L’orchestre complet avec 3 hautbois en plus des cordes »]
GEIRINGER [Bach et sa famille, pages 248-249]: «…La cantate fut primitivement confiée à la voix de soprano d’Anna Magdalena puis pour contralto et enfin pour basse ». [Cette assertion n’a trouvé d’écho nul part ailleurs… il pourrait s’agir de la cantate BWV 82]
PIRRO [J.-S. Bach, pages 152-153]: «…La basse interprète des désirs mystiques de Bach ».
[Analogie avec les cantates BWV 82, 158. Voir aussi analogie avec BWV 203] |
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APERÇU BWV 56 |
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1] ARIE BAß. BWV 56/1 |
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I CH WILL DEN KREUZSTAB GERNE TRAGEN, / ER KÖMMT VON GOTTES LIEBER HAND, / DER FÜHRET MICH NACH MEINEN PLAGEN / ZU GOTT, IN DAS GELOBTE LAND. / DA LEG ICH DEN KUMMER AUF EINMAL INS GRAB, / DA WISCHT MIR DIE TRÄNEN MEIN HEILAND SELBST AB.
Je veux bien porter la Croix / qui m’est envoyée par la main aimante de Dieu / et qui, après mes tourments, me conduira / à Dieu, à la terre promise. / Là je me déferai dans la tombe de toutes mes peines, / là mon Sauveur lui-même séchera mes pleurs.
Citations bibliques repérées: Apocalypse 7, 17 [PBJ. 1805]: Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. Dans la cantate: Là mon Sauveur lui-même séchera mes pleurs.
Sol mineur (g), 167 mesures, 3/4
BG. Jg. XII2. Pages 89 à 96. ARIA. Oboe I. / Violino I. –Oboe II. / Violino II. – Taille. / Viola. – Basso. – Continuo.
NEUMANN. Forme A A’ B avec ritournelles. Cordes, Hautbois I et II, [Taille = Oboe da caccia] ; Basse ; Basse continue. Reprise finale des seize mesures de l’introduction instrumentale
SCHMIEDER. Baß. Oboe I et Viol. I (all’unis) – Oboe II e Viol. II (all’ unis). Oboe da caccia oder Taille e Viola (all’ unis). Continuo.
BASSO : « L’aria d’ouverture est un authentique lamento, que Bach ordonne suivant le schéma formel inaccoutumé de A A’B (la Barform, donc), à l’allure de berceuse accentuée dans la dernière section (« Da leg’ich der Kummer - Là je me déferai dans la tombe de toutes mes peines » qui, par une innovation hardie, sera reprise en conclusion du récitatif n° 4 ».
BCW / Craig Smith : « premier mouvement remarquable et illustration du texte…le trébuchement de la basse décrit avec réalisme quelqu’un écrasé par une lourde croix…
BOMBA : « La notion du « bâton de la Croix –Kreuzstab » [citée par ailleurs Carl de Nys] pourrait renvoyer au psaume 23, 4 [PBJ. 821] : « Dussé - je cheminer par un val ténébreux / Je ne craindrais nul mal, / car tu es avec moi ; / ton bâton, ta houlette, voilà mon réconfort ».
BUKOFZER: « Dès la première aria, construite d’après la forme ritournelle du concerto, Bach ne manque pas de représenter le mot « croix » par un dièse, allusion qui n’a tout son sens qu’en allemand, les mots « croix » et « dièse » étant en allemand désignés par le même mot « Kreuz ».
FINSCHER ! « Mélodie berceuse et réconfortante de l’épisode en si bémol majeur « Da leg’ ich den Kummer auf einmal ins Grab »
GEIRINGER [Jean-Sébastien Bach]: «…Aria da capo largement conçu. Dans la partie médiane la voix solo chante en triolets tandis que les instruments maintiennent le mouvement précédent en croches. Ardente nostalgie sur les paroles Da leg ich den Kummer auf einmal ins Grab ».
GÉROLD: «…Section en trois parties. 1) Motif ascendant, effort, travail pénible, accablement – 2) Accentuation du sentiment d’enthousiasme confiant – 3) Contraste avec une phrase en triolets souples signe de douceur, de certitude de la fin de toute peine.
HIRSCH [Die Zhal im Kantatenwerk]: «…Motif musical symbolique de la croix, mesure 18 , à la basse « cis » sur Kreuzstab et mesures 29 et 32 (g sol, es mi bémol, d ré mineur, g sol)
HOFMANN: « Dans le livret, la « croix » est à la fois symbole de la délivrance de jésus et le bâton de pèlerin de notre pèlerinage « vers Dieu, dans la terre promise »
NEUMANN: «…Partie initiale en sol mineur. Atmosphère douloureuse du thème principal faisant place à un apaisement sur les paroles Er kommt von Gottes. L’espérance se manifeste dans la partie médiane de l’air, par un accord de 7e superposé quatre fois sur Der führet mich. Bach élargit audacieusement la forme da-capo des deux dernières lignes qui changent d’accent métrique, en y introduisant une nouvelle idée d’une plasticité qui touche presque au récitatif…»
NYS, Carl de [Mazamet 1975]: «…La première aria parle du bâton de la croix que le Seigneur donne au chrétien pour accomplir sa route sur la [terre jusqu’à ce qu’il dépose « tous ses soucis » dans la tombe et que le Seigneur lui-même sèche ses larmes ». [Mazamet 1977] : Aria construite très librement selon le schéma ABA’ ; on y voit à quel point l’inspiration mélodique de Bach est intimement liée à toutes les résonances d’un texte ».
PIRRO [J.-S. Bach, page 152]: «…Idée traduite par la musique. 1) : D’abord le motif se dresse lentement, la voix s’étale en vocalise lourdes, mêlées de sons gémissants. . Vers la fin de cet air, le chant se développe avec plus de liberté, la pensée de la récompense l’emporte. Large progression montante accompagnant les paroles qui annoncent le voyage vers la région glorieuse – 3) Motif en triolets qui planent allégés, bercés par la cadence égale de la basse ».
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach – La formation rythmique des motifs, page 96 ]: « Les thèmes qui se rapportent à des paroles évoquant l’idée de la marche appesantie d’un homme chargé d’un fardeau, sont mesurés [comme la douleur, l’accablement, la misère, la douleur]. Alourdis par des tenues, ils procèdent ainsi qu’à pas lents, et comme par suite d’effort entrecoupés. L’oppression des sons prolongés s’y mêle au halètement des notes groupées deux par deux qui cheminent timidement, s’attardent à des retours et à des redites. Dans cette dernière citation, les notes répétées ont une grande importance significative. Le motif en reçoit non seulement une apparence embarrassée, mais une impression de trouble s’en dégage encore. L’allure de cette vocalise a quelque chose d’incertain et de tâtonnant, qui fait penser à l’hésitant pèlerinage d’un malade, parmi les détours obscurs d’un escalier inconnu » [+ Exemple musical. BG. XII2, page 89, sur le mot tragen. Renvoi à la cantate BWV 3/5 sur les mots « mein Kreuz hilft Jesus tragen, d’un sens proche de la cantate BWV 56/1].
[Le commentaire de l’accompagnement instrumental, page 179]: «…Les instruments répètent et développent sans cesse le thème de la lassitude que le chanteur expose sur le mot « tragen ».
[Les formes, page 310] : « Le deuxième motif de l’air placé au début de la cantate est écrit en triolets. Bach veut exprimer, par l’allégement du rythme , la joie de l’âme qui, ayant accepté de porter la croix, parvient jusqu’auprès de Dieu « Là, je dépose mon affliction dans le tombeau… » [BG. XII2, page 95].
REICHELT: «…Marcher dans les pas de Jésus est le sens de la cantate mais l’aria [1] offre d’abord une situation inverse avec celle du paralytique. La ritournelle d’ouverture est une anticipation littérale du texte et le motif sur Kreuzstab est développé strictement en canon lors de l’intervention vocale. Ensemble, ces deux éléments renforce le sens douloureux de l’aria qui se grave dans la mémoire de l’auditeur mais le soulagement semble intervenir sur les mots « Er kömmt von Gottes lieber Hand »
[introduction = labeur de l’homme qui supporte le fardeau de la vie]
[Pensée de la récompense (liberté du chant]
[Apaisement… arioso]
ROBERT [page 45] : «…Le magnifique air de basse qui ouvre la cantate 56 se divise musicalement en trois parties. La dernière est traitée dans le genre arioso…Les deux autres sont construites sur le thème exposé dans l’introduction instrumentale. Elles traitent les paroles que voici : « Je veux porter avec amour la croix donnée par les chères mains divines, la croix qui me conduira, après mes peines, près de Dieu dans la Terre promise ». Or les deux fois, lorsque chacune des deux parties va se terminer, sous les mots tragen et Plagen, la voix expose une variation très reconnaissable du thème chromatique descendant. Il faut noter aussi que cette même variation se trouve déjà dans la conclusion de l’introduction instrumentale… [page 46]… le thème chromatique a été amené non pas en vertu d’intentions expressives mais uniquement comme procédé d’harmonisation ou comme conséquence du développement musical ».
SCHWEITZER [J.-S. Bach – Le langage musical des cantates, page 252]: «…Motif de la douleur. Motif chromatique et thème du soupir (renvois aux cantates BWV 13, 146, 21, 198, 57, 12).
WIJNEN: «…Sur les mots Da leg ich den kummer auf einmal ins Grabe, le chanteur se lance dans d‘étonnants triolets qui se terminent sur une sixte descendante sur le mot Grab. Cette magnifique phrase de résignation se trouve renforcée par de longues notes de basse, d‘innombrables soupirs de désespoir aux cordes et au hautbois, et la juxtaposition de croches et de triolets provoque une douloureuse sensation de déséquilbre ».
[Symboles musicaux sur „Kreuzstab“ (dissonance) et mélismes (madrigalismes) de 7 mesures sur „tragen“, mesures 20-27 avec 37 notes; „Plagen“, mesures 73-80]. |
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2] REZITATIV BAß. BWV 56/2 |
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M EIN WENDEL AUF DER WELT / IST EINER SCHIFFAHRT GLEICH: / BETRÜBNIS KREUZ UND NOT / SIND WELLEN, WELCHE MICH BEDECKEN / UND AUF DEN TOD / MICH TÄGLICH SCHRECKEN ; / MEIN ANKER ABER DER MICH HÄLT, / IST DIE BARMHERZIGKEIT, / WOMIT MEIN GOTT MICH OFT ERFREUT. / DER RUFET SO ZU MIR : / ICH BIN BEI DIR, / ICH WILL DICH NICHT VERLASSEN NOCH VERSÄUMEN ! / UND WENN DAS WÜTENVOLLE SCHÄUMEN / SEIN ENDE HAT, / SO TREICH AUS DEM SCHIFF IN MEINE STADT, / DIE IST DAS HIMMELREICH, / WOHIN ICH MIT DEN FROMMEN / AUS VIELEM TRÜBSAL WERDE KOMMEN.
Mon passage sur cette terre / est semblable à un voyage en mer: / Affliction, croix et misère / sont les vagues qui me submergent / et me font chaque jour / redouter la mort ; / Mais l’ancre qui me retient, / c’est la miséricorde / que Dieu souvent me dispense. / Il me parle ainsi : / Je suis prêt de toi, / je ne t’abandonnerai ni ne te négligerai ! / et lorsque l’écume rageuse / aura finit de bouillonner, / je débarquerai dans ma ville, / qui n’est autre que le royaume des cieux, / et, en compagnie des bienheureux, / j’y déposerai tous mes soucis.
Épître aux Hébreux 13, 5 [PBJ. 1774]. Dieu lui-même a dit: « Je ne te laisserai ni ne t’abandonnerai. Dans la cantate: Il me parle ainsi : / Je suis prêt de toi, / Je ne t’abandonnerai ni ne te négligerai ! ».
Alfred Dürr propose aussi Josué 1, 5 [PBJ. 283]: « Personne, tout le temps de ta vie, ne pourra te résister ; je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse, je ne t’abandonnerai point ni ne te délaisserai ».
Apocalypse 7, 14 à 16 et 17 [PBJ. 1805]. Sens général: « Les serviteurs de Dieu seront préservés ». Dans la cantate: « J’y déposerai tous mes soucis ».
Saint-Matthieu 9, 1 [PBJ. 1466]: « S’étant embarqué, il passa l’eau et vint dans sa ville ». Dans la cantate: « Je débarquerai dans ma ville…»
Si bémol (B) → si bémol (B), 21 mesures, C
BG. Jg. XII2. Pages 97 et 98. RECITATIVO. Basso. – Violoncello. – Continuo.
NEUMANN. Récitatif arioso. Accompagnato puis secco. Basse et B.c., Violoncello (soliste)
CANTAGREL [page 16]: «…Toujours sur la ponctuation régulière de la basse, une figure analogue accompagne le récitatif: le texte ne laisse subsister aucun doute sur le sens de cette allégorie du destin, navigation si périlleuse pour le frêle esquif humain: « Mon passage en ce monde est semblable à un voyage en mer » [+ Exemple musical ].
GEIRINGER [Jean-Sébastien Bach]: «…Mouvement oscillant du violoncelle (basse) avec interruption au moment où le voyageur fatigué arrive au ciel ».
GÉROLD: Récitatif et arioso. «…Motif ondulant du violoncelle jusque vers la fin de l’arioso…»
HOFMANN: « Des motifs agités en arpège au violoncelle évoquent les vagues de la mer et dépeignent la métaphore du voyage avant de s’interrompre brutalement aux mots de « das wütenvolle Schäumen sein Ende hat – quand les courants furieux arrivent à leur fin »...»
NEUMANN: «…Récitatif soutenu par les figures ondulantes du violoncello [les vagues ?] Puissance descriptive et pittoresque et naïf du mouvements des vagues s’arrêtant au moment du débarquement pour faire place à une solide basse continue ».
NYS, Carl de [Mazamet 1975]: «… Le récitatif évoque cette route sur la terre par le symbole de la navigation (la guérison rapportée par l’évangile avait eu lieu après la traversée du lac en barque). Le violoncelle dépeint les vagues qui s’acharnent et qui s’apaisent brusquement sur une longue tenue, lorsque le texte dit : « l’âme quittera le frêle esquif pour rentrer dans la cité céleste, dans le royaume des cieux ». [Mazamet 1977]: Le violoncelle évoque les vagues dont parle le texte ; elles s’apaisent brusquement lorsqu’il est question de l’arrivée au port ».
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach – Les formes, page 291]: « Le violoncelle accompagne d’un battement incessant le récitatif … »[Renvoi à BG. XII2, page 97].
[Conclusion, page 740]: Dans plusieurs cantates, le clapotement monotone des vagues est imité [Renvoi à BG. XII2, page 98 et aux cantates BWV 88, 21, 81].
REICHELT: «…Sentiment de soulagement déjà ressenti à la fin de l’aria [1]. Le soudain arrêt du discours mouvant du violoncelle semble marquer l’arrivée au porte de la mort et surtout l’entrée dans la « cité ».
ROBERT [page 17]: «…Les paroles comparent le « passage sur cette terre à une traversée. Leur sens peut donc légitimer un commentaire descriptif. De plus on fait valoir qu’au moment où Dieu annonce qu’à la fin de la tempête il débarquera dans son royaume avec les élus, le destin arpégé s’arrête [+ Exemple musical sur « Schäumen sein Ende hat… so tret ich aus dem Schiff in meine Stadt ». Cette seconde considération, je le reconnais est assez spécieuse. J’hésite cependant à voir dans ce battement des violoncelles une intention véritablement imitative. D’abord reconnaissons que cette imitation serait bien pauvre, bien quelconque pour un génie musical de la trempe de Bach. En second lieu, cette suspension des arpèges au moment indiqué peut s’expliquer sans recourir à des intentions picturales. Le rythme général du récitatif est plutôt d’une nature peut accusée . A l’homme qui se lamente, Dieu répond d’abord par de simples mots de consolations.. lorsqu’il énonce de solennelles promesses de salvation, il est naturel que tout se taise et qu’elles se détachent nettement sur de simples harmonies de l’orchestre. Peut-être aussi une simple raison musicale a-t-elle déterminé Bach a adopter cette forme de conclusion…».
[On voit ici, dans ce texte et d’une manière générale dans l’ouvrage de Gustave Robert, une réfutation des hypothèses exprimées à la même époque par André Pirro, sur les intentions imitatives de Bach. On se gardera de trancher dans une confrontation qui a en 2009 plus de cent ans !]
SCHWEITZER [Les thèmes imagés, page 233]: «…Thème imagé des vagues avec l’ondulation de la basse continue [+ Exemple musical]
WIJNEN: «…motif ondulatoire du violoncelle évoquant les vagues… l’accompagnement cesse brusquement au moment où le voyageur arrive à destination ».
[La démarche du violoncello, vue sur la partition, est tout à fait éclairante sur le « symbolisme » des vagues !] |
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3] ARIE BAß. BWV 56/3 |
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E NDLICH, ENDLICH WIRD MEIN JOCH / WIEDER VON MIR WEICHEN MÜSSEN. / DA KRIEG ICH IN DEM HERREN KRAFT, / DA HAB ICH ADLERS EIGENSCHAFT, / DA FAHR ICH AUF VON DIESER ERDEN / UND LAUFE SONDER MATT ZU WERDEN. / O GESCHEH ES HEUTE NOCH !
Enfin, enfin mon joug / Va m’être retiré. / Je puiserai alors en le Seigneur, / je recevrai la vertu de l’aigle / pour m’élever de cette terre / et poursuivre mon vol sans jamais me lasser. / O, puisse cela se faire aujourd’hui même !
Isaïe 40, 31 [PBJ. 1149]: « Mais ceux qui espèrent en Yahvé renouvellent leurs force ». Dans la cantate: « Je puiserai alors en le Seigneur, / Je recevrai la vertu de l’aigle…»
Si bémol (B), 143 mesures, C
BG. Jg. XII2. Pages 98 à 102. ARIA. Oboe Solo. – Basso. – Continuo.
NEUMANN. Triosatz: Oboe (solo), Baß, B.c. Forme Da-capo … Air en si bémol majeur mais optimiste à la pensée des célestes délices ».
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 274]: Rythme de danse…
GARDINER: « La métaphore du hautbois comme ange gardien se réjouissant avec le pèlerin désormais comblé, vient à l’esprit…»
GÉROLD: « Joie intense rayonnante »
HOFMANN: « L’air est empreint du caractère des images poétiques de sa partie centrale, de l’envol de l’aigle et de la course « sans fatigue » représentée par le dialogue animé entre la voix et le hautbois ».
NYS, Carl de: «…Le second aria s’exprime sur un rythme de danse joyeuse: « Enfin il faudra que mon joug s’éloigne… alors je quitterai ce monde -ah, que n’est-ce aujourd’hui ».
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach – La formation rythmique des motifs, page 107 ]: « Les mouvements rapides… La fuite, la prompte disparition, sont généralement représentées par des motifs fluides et agiles [+ Exemple musical. BG. XII2, page 99, sur le mot « weichen - disparaître». [Renvois aux cantates BWV 70, 25, 94 = fuite prompte, disparition].
WIJNEN: « …emplis de joie la voix solo et le hautbois font résonner les mots endlich wird mein Joch. – enfin mon joug va m’être retiré…» |
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4] REZITATIV BAß. BWV 56/4 |
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I CH STEHE FERTIG UND BEREIT, / DAS ERBE MEINER SELIGKEIT / MIT SEHNEN UND VERLANGEN / VON JESUS HÄNDEN ZU EMPFANGEN. / WIE WOHL WIRD MIR GESCHEHN, / WENN ICH DEN PORT DER RUHE WERDE SEHN. / DA LEG ICH DEN KUMMER AUF EINMAL INS GRAB, / DA WISCHT MIR DIE TRÄNEN MEIN HEILAND SELBST AB.
Je suis prêt et me dispose, / rempli de désir et d’impatience, / à recevoir des mains de Jésus / mon héritage de félicité. / Quel bien-être vais-je ressentir / en voyant apparaîtrle port du repos. / Là je me déferai dans la tombe de toutes mes peines, / là mon Sauveur lui-même séchera mes pleurs.
Saint-Matthieu 9, 1 [PBJ. 1466]: S’étant embarqué, il passa l’eau et vint dans sa ville. Dans la cantate: Quel bien-être vais-je ressentir / En
voyant apparaître le port du repos...
Sol mineur (g) → ut mineur (c ), 20 mesures, C
BG. Jg. XII2. Pages 102 à 103. Violino I. – Violino II. – Viola. – Basso. – Continuo.
NEUMANN. Accompagnato (l’ensemble des cordes) avec adagio [à 3/ 4], à partir de Da leg ich den Kummer auf einmal ins Grab, jusqu’à la fin
BOMBA: « Récitatif épuré et accompagné par les cordes avec le réemploi agité en triolet du texte du mouvement d’introduction…»
GEIRINGER [J.-S. Bach]: «…Notes soutenues des cordes. Dans le récitatif, c’est un procédé (par les cordes) utilisé dans la Passion selon Saint-Matthieu, pour accompagner les paroles du Christ. Unité due au rappel, dans cette partie de la section médiane de [1]
GEROLD: «…Reprise littérale par Bach du final de la section [1] transposé à la quarte. Motif en triolets, adagio »
HOFMANN : « Le récitatif solennel… joue à nouveau, aux mots de « Port der Ruhe – port du repos » avec la métaphore du voyage en mer et conclut ma partie soliste de manière impressionnante avec la reprise du vers conclusif du premier air « Da wischte mir dir Tränen mein Heiland selbst ab - là mon Sauveur lui-même séchera mes pleurs ».
NEUMANN: «…Préparation au dernier voyage ; mouvement expressif rappelant le cantique consolateur sur l’adagio Da leg ich den Kummer ».
NYS, Carl de: «…Le deuxième récitatif se termine en arioso. Après avoir dit : « je suis prêt et j’attends de recevoir l’héritage de la béatitude des mains de Jésus », il reprend en effet deux lignes de la première aria (à la quarte): Comme je serai heureux lorsque je verrai le havre; de repos et que je laisserai tous mes soucis et que le Seigneur lui-même séchera mes larmes. La douceur indicible de cette entrée dans le royaume est admirablement exprimée par la musique de Bach: c’est vraiment le commentaire du cupio dissolvi et esse cum Christo (j’ai hâte de me dissoudre pour être dans le Christ) de l’apôtre Paul ».
[Mélisme sur Tränen]. Reprise de la phrase final de la première aria : « Da leg ich den Kummer… Heiland selbst ab ». |
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5] CHORAL. BWV 56/5 *** |
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K OMM, O TOD, DU SCHLAFES BRUDER, / KOMM UND FÜHRE MICH NUR FORT ; // LÖSE MEINES SCHIFFLEINS RUDER, / BRINGE MICH AN SICHERN PORT ! /// ES MAG, WER DA WILL, DICH SCHEUEN, / DU KANNST MICH VIELMEHR ERFREUEN ; //// DENN DURCH DICH KOMM ICH HEREIN / ZU DEM SCHÖNSTEN JESULEIN [Wustmann. variante: „Zu dem liebsten Jesu mein“].
Viens, ô mort, sœur du sommeil, / Viens et emporte-moi ; / Viens prendre le gouvernail de mon humble barque / et guide-moi en lieu sûr. / Te craigne qui le veut, / moi, tu ne peux que me réjouir, / car grâce à toi je vais approcher / mon très doux Jésus.
Texte Johann Franck (1er juin 1618 – 18 juin 1677). 6e strophe du cantique en 8 strophes Du, o schönes Welgebäude – Ô toi, belle construction du monde (1646, Wittenberg ou (et) 1653). La mélodie attribuée à Johann Crüger (Leipzig, Geistliche Kirchen-Melodien) est imprimée en 1649. C‘est le même Franck qui a écrit le plus fameux cantique Jesus meine Freude (cantates BWV 64, 81). Ici, dans BWV 56, unique citation de ce choral dans l’œuvre de Bach.
Matthieu 9, 1 [PBJ. 1466]: Prends la barre de ma barque. Dans la cantate: Viens prendre le gouvernail de mon humble barque / Et guide-moi en lieu sûr
Ut mineur (c ), 22 mesures, C
BG. Jg. XII2. Page 4. CHORAL. Soprano. / Oboe I. Oboe II. Violino I. col Soprano. – Alto / Violino II. coll’ Alto – Tenore. / Taille. Viola. Col Tenore. Basso. Continuo.
NEUMANN. Simple choral avec instruments colla parte.
SCHMIEDER. Chor : S. A. T. B. Oboe I, II, Viol. I col sopr. Viol. II coll’ Alto. Taille. Vla. Col Tenor
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 175]: « Choral harmonisé avec Mélodie de choral [MDC] 023. Le choral final reviendra à l’image de la frêle barque qui traverse l’océan de la vie…»
[Les mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, pages 140-141] : « La strophe de ce cantique de Johann Franck (une seule élaboration) sur la mélodie de Crüger choisie pour clôturer la cantate est toute empreinte du désir de la mort rn Jésus-Christ…. Cette brève apparition d’une MDC par ailleurs inconnue dans les autres cantates de Bach ne peut guère s’expliquer que par le cantique qui lui était appliqué et l’image « maritime » de la strophe choisie est alors une allusion voulue au récit de basse n° 2 ».
DÜRR: «…Un chef d’œuvre ! La coupure (syncope) sur Komm est tout bonnement géniale. Mélodie de Crüger. Leipzig, 1649 ».
FINSCHER : « Le choral final montre dans son harmonie richement graduée et dans ses détails, comme le fait la syncopation emphatique du début, le soin apporte à l’élaboration musicale qui caractérise tout spécialement cette œuvre…»
GÉROLD: «…Expression d’apaisement ; joyeuse résignation, au service de l’idée fondamentale ».
NYS, Carl de: «…Le choral final, la sixième strophe du cantique Du, o schönes Weltgebaüde de Johann Franck (1653) est harmonisé d’une manière à la fois simple et profondément émouvante: Viens, ô mort, frère du sommeil, emporte-moi vers le Seigneur ! Bach qui s’exprime ici en une confidence presque personnelle, dut attendre près d’un quart de siècle encore, un quart de siècle marqué par des peines et des deuils, avant que son ardente prière ne fut exaucé. Mais la certitude de ce passage vers la lumière est merveilleusement exprimée par la modulation dans l’avant-dernière ligne du choral, lorsque l’accord de septième diminuée est résolu dans une éclatante séquence en sol majeur - La certitude de ce passage vers la lumière est merveilleusement exprimée par la modulation dans l’avant-dernière ligne du choral, lorsque l’accord de 7e diminuée est résolu dans une éclatante séquence en sol majeur ».
[ Stollen 1 et 2 = 6 + 6 mesures. Abgesang, mesures 13 à 22 – affect sur le mot « schönsten - très doux »] |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 56 |
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ZWANG, Philippe et Gérard: Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. Pages 245-246. ZK 156
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 56 |
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Les numéros 1] à … indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW).
BACH CANTATAS WEBSITE: Discographie établie par Aryeh Oron complétée, autant qu’il ait été possible, par [CR].
Exemples musicaux sélectionnés par Aryeh Oron (février 2003 – janvier 2005)
46 références (Aryeh Oron, octobre 2000 à octobre 2009 + 6 mouvements individuels (octobre 2000 à juillet 2006)
*6] BAUMGARTNER, Rudolf. Kammerchor. Festival Strings Lucerne. Baryton: Dietrich Fischer-Dieskau (2e enregistrement). Lucerne, 1956 ( 21’29). Disques (2) Deutsche Gramophon (volume 2) (avec les cantates BWV 106 et 147 dirigées par Karl Richter)
*1] BEINUM, Eduard van. Concertgebow Orchestra Amsterdam. Baryton: Mack Harrel. Living Record, 1939. (24’58)
Disque Decca & Philips (H)
*2] Chef inconnu (vers les années 1940). Le BCW ne peut donner aucun détail sinon le transfert d’un disque noir 78 tours vers un support plus moderne. La basse identifiée est Gerhard Hirsch.
*33] BERINGER, Karl-Friedrich. Windsbacher Knabenchor. Collegium Musicum. Baryton : Sigmund Nimsgern. Juin 1991 (18’58)
CD Bayer Records. 1991. Avec les cantates BWV158 et 82
23] BRÜGGEN, Franz. Barock Ensemble. Baroque Orchestra. Baryton : Max van Egmond. Juin 1977 (18’26)
Disque RCA-SEON RL 30387. Avec la cantate BWV 82
*19] FAERBER, Jörg. Jugenkantorei der Marienkirche Reutlingen. Wüttembergisches Kammerorchester Heilbronn. Baryton: York Lutz. Fin des années 1960 (22’02). Disque Concerto Royale + des extraits des oratorios de Noël et de Pâques
*29] FUNFGELD, Greg. The Bach Choir of Bethlehem. Bach Festival Orchestra. Basse: Daniel Lichti. Juin 1989 (18’46)
Disque Dorian Recordings 90127. Avec la cantate BWV 140 et le motet Anh. 159
39] GARDINER [Volume 10]. The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Basse : Peter Harvey. 29 octobre 2000, Erlösekirche, Postdam (D) (20’05). CD SDG 110. F = 2005. Avec les cantates BWV 48, 5 et 90
*34] GEGAN, Nicholas Mc. Baroque Choral Guide. Members of the Arcadian Academy. Baryton: William Parker. Octobre 1981 (17’51)
CD Harmonia Mundi France SQ 7G01 (1993) (Enregistré en Californie !). Avec la cantate BWV 82
*5] GURLITT, Manfred. Victor Chamber Orchestra. Baryton Gerhard Hüsch. Tokyo 1952 (17’41)
Disque BMG Japan 37442-43. Reprise disque RCA Red Seal 82876-74199-2
*3] HANDERSON, Charles. Ensemble vocal et instrumental. Années 1949-1950. La basse est Doda Conrad. Pierre Pierlot (hautbois), Etienne Pasquier (violoncelle). Antoine Geoffroy-Dechaume (c. Disque Vox Pl 0700.. Il semble s’agir, compte tenu d’un programme comportant aussi la cantate BWV 82 d’un des tous premiers microsillons connus en France.
*31] HERREWEGHE. Chœur et orchestre de la Chapelle Royale. Basse. Peter Kooy. 10 Janvier 1991
CD Harmonia Mundi HMC 901365. 1991 et HMA 1951365. Avec les cantates BWV 82 et 158
Reprise en CD « Musique d’abord » 2001. Avec les cantates BWV 82 et 158
*16] HOCHREITER, Karl. Bach-Chor Berlin. Bach-Collegium Berlin. Basse: Barry Mc Daniel. (21’12)
Disque Europa 1967. Avec la cantate BWV 82
*10] JONES, Geraint. Geraint Jones Singers & Orchestra. Basse : Gérard Souzay. Londres, 1959. Avec la cantate BWV 82
Disque EMI
*15] KAHLHÖFER. Kantorei Barmen-Gemarke. Chamber Orchestra. Baryton : Bernard Kruysen
Disque Cantate (début des années 1960) et reprise en collection « économique » SDG 610 120 (vers 1980). Avec la cantate BWV 82
40] KOOPMAN [Volume 17]. Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Basse: Klaus Mertens. Amsterdam, janvier et mars 2001 (mvt. 5) (17’58). CD Antoine Marchand « Challenge » CC 72217
*35] VIDÉO. Ton Koopman. Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Basse: Klaus Mertens. 1997 (18’35’)
DVD NVC ARTS. Kultur Video. Avec les cantates BWV 106, 131, 140, 147, 211
44] KUIJKEN [Volume 1]. La Petite Bande. Un par voix. Baryton: Dominik Wörner. Bruxelles, octobre 2004 (19’44)
CD Accent 25301 SACD. F = janvier 2006. Avec les cantates BWV 180, 98 et 55
*42] KUSSMAUL, Rainer. Quasthoff, Thomas. Members of the Rias Kammerchor. Berliner Barock Solisten. Janvier 2004 (18’08)
CD DGG 06289 474 5052 Avec les cantates BWV 158, 82
22] LEONHARDT, Gustav. Knabenchor Hannover. Leonhardt-Consort. Basse: Michael Schopper.1976 (18’57)
Disque Teldec Das Kantatenwerk [Volume 14], 6.35304-00-501-503. SKW 14/1-2 BR 2. 1976
CD (D). Teldec 4509-91757-2. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas, Volume 3 (Coffret 6 CD) avec les cantates BWV 37 à 60
CD Teldec 242 422-2 Z - ZL Das Kantatenwerk [Volume 14]
Reprises CD Teldec. Edition Bach 2000 (en coffret) et Intégrale Warner Classics, volume 17, CD 8573-81198-5. 2006
37] LEUSINK, Pieter Jan. Holland Boys Choir/ Netherlands Bach Collegium. Basse: B. Ramselaar. Avril et septembre 1999 (19’19)
CD (en coffret) Brilliant Classics. 2000. [Bach Edition, volume 4 – Cantatas Volume 1
Reprise Bach edition 2006. CD Brilliant Classics III-93102 5/51. Avec les cantates BWV 33 et 37
*12] MARRINER, Neville. Academy of St Martin-in-the-Fields. Baryton: John Shirley-Quirk. Cathédrale Saint-Paul, Londres, avril 1964
Disque L‘Oiseau-Lyre
43] MÜLLER-BRÜHL. Cologne Chamber Orchestra. Collegium Vocale Siegen. Mai et juin 2004 (18’25)
CD Naxos 8.557616D. (deux éditions différentes. F = 2006. Avec les cantates BWV 82 et158
*26] NEMETH, Pàl. Savaria Vocal Ensemble. Capella Savaria. Basse: Laszlo Polgar. 1985 (18’30)
Disque Hungaroton SLPD 12.650. Reprise en CD Hungaroton HCD 12650-2. Avec la cantate BWV 82
*38] NORRINGTON, Roger. Salzburger Bachchor. Camerata Academica Salzburg. Baryton: Matthias Goerne. Salzbourg, juin 1999 (18’30)
CD Decca 466 570 – 2 DH. Avec les cantates BWV 82, 158 et les sinfonias de la cantate BWV 35
*25] POMMER, Max. Leipziger Universitätschor. Neues Bachisches Collegium Musicum. Basse : Siegfried Lorenz. Leipzig 1984 (19’28)
CD Capriccio « Edition Bach (coffret de 11CD). Avec les cantates BWV 51 et 82
*20] PONCHELET, René. Maîtrise de la cathédrale de Luxembourg. Heidelberger Kammerorchester. Novembre 1972 (18’33)
Disque Impromptu. Avec la cantate BWV 82 + un extrait de l’Offrande musicale (BWV 1079)
18] RICHTER. Chœur et orchestre Bach de Munich. Edith Mathis. Dietrich Fischer-Dieskau.
Disque Archiv Produktion 198.447. Avec la cantate BWV 82
[Cette cantate fut la première enregistrée par mes soins, à Montmorency (95), le 12 décembre 1970]
Archiv Produktion [Volume IV] 30 2722 019. Coffret de 11 disques.
Troisième enregistrement mondial, selon H. Halbreich). Avec BWV 68, 175, 39, 129, 31, 76, 51, 106, 93, 55, 60, 189 + Cantates BWV 211, 212, 201 (K. Thomas) ; BWV 205, 206 (H. Koch).
*18] RICHTER. Chœur et orchestre Bach de Munich. Basse: Dietrich Fischer-Dieskau (3e enregistrement). Munich, juillet 1969 (21’46)
Disque Archiv Produktion. F = 1971
Reprises Archiv-Produktion. (coffret de 3 CD 413.646-2). Avec BWV 61, 4, 51, 106, 26, 147, 80
Reprise: CD Archiv « Galleria » 427 128-2. Avec la cantate BWV 4
Reprise dans le coffret Archiv Produktion 439395-2 [A X 5] « Sundays after Trinity II » (coffret de 5 vers 1998)
Reprise dans le coffret (26 CD) des enregistrement de Karl Richter (75 cantates; 1959-1979)
*?] RICHTER, Karl. Un CD Andromeda Ancdrcd 9043 (mono). Avec les cantates BWV 23 et 70. Enregistrement « live », 19 octobre 1957
*30] RIFKIN, Joshua. The Bach Ensemble. Pas de chœur. Basse: Jan Opalach. Avril 1989 (17’52)
CD (coffret de 2 CD) Decca. Avec les cantates BWV 106, 131, 99, 82 et 158
24] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Basse: Dietrich Fischer-Dieskau (4e enregistrement) Juillet 1983 (20’37).
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98736. 1983. Avec la cantate BWV 169
CD. Die Bach Kantate [Volume 4] Hänssler Classic. Laudate 98.855. Avec les cantates BWV 51, 82
CD Hänssler edition bachakademie [Volume 18]. Hänssler-Verlag 92.018. 1999
Reprise en CD « Dietrich Fischer-Dieskau chante Bach ». Label Hänssler 1983. Avec la cantate BWV 82
*36] RILLING, Helmuth. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Basse: Andreas Schmidt. 2e enregistrement en avril 1999, par Rilling de la cantate BWV 56. (17’41). Coffret de 4 CD Hänssler Classic (2003), avec les cantates BWV 79, 110, 4, 67 et 140
*4] RISTENPART, Karl. Berliner Motettenchor. Kammerorchester Karl Ristenpart. Baryton : Dietrich Fischer-Dieskau (1er enregistrement) Berlin, juin 1951 (21’11). Avec la cantate BWV 82. Disque Deutsche Gramophon (D.D.G) 14.004. L’un des tous premiers disque de ce label. Report MP3 sur le Net
*14] RISTENPART, Karl. Ensemble vocal Yves Rudelle. 2 Sept. 1965. Orchestrer de chambre de la Sarre. Basse: Jacob Stämpfli (21’25)
Disque Nonesuch (USA) et le Club français du disque. Avec la cantate BWV 169
Reprise en CD Accord (vers 2000). Avec les cantates BWV 79 et 140
*7] SÄNDOR, Frigyes. Hungarian Radio Chorus. Hungarian State Concert Orchestra. Budapest (H), 25 et 27 mars 1953 (21’55)
Disque Hungaroton HLP MK 1510 (33 T, 25 cm)
*41] SCHÄFER, Christoph-Andreas. Heidelberger Studentkantorei. Barockorchester L’Arpa festante. Baryton : Thomas Berau (18’55).Heidelberg, juillet 2003. CD Spektral. Avec les cantates BWV 82 et 158
*32] SCHREIER, Peter. Scottish Chamber Orchestra & Choir. Baryton Olaf Bär. Londres mai 1991 (17’33)
CD EMI Classics. 2001. Avec les cantates BWV 82 et 158
*8] SHAW, Robert. RCA Victor Orchestra & Chorus. Mai 1958. Baryton : Mack Harrel, le même qui enregistra avec E. van Beinum en 1939 [voir 1 ci-dessus]. Disque RCA et reprise RCA Vitrola (à destination de l’Amérique du Sud (Brasil ?) (23’30)
Reprise en CD RCA « Stéréo », vol 44 (vers les années 1990)
*45] SCHNEIDER, Michael.Thomanerchor Leipzig. La Stagione Frankfurt. Basse: Gotthold Schwarz. Polditz (D), 6 septembre 2005 (18’04)
CD Capriccio 67190. Avec les cantates BWV 82 et 158
*3] STERNBERG, Jonathan. Wiener Kammerchor. Wiener Symphoniker. Basse : Aloïs Pernerstorfer. 1950 (24’10)
Disque Bach Guild (coffret ?) avec les cantates 34, 21, 46 et 104. Reprise en disque Artemis Classics
46] SUZUKI. [Volume 41]. Bach Collegium Japan. Septembre 2007. Kobe Shoin Women’s University Chapel. Japan (17’52)
CD BIS SACD-1691. (F = décembre 2008). Avec les cantates BWV 82, 84 et 158
*28] THOMAS, Albert. Bremen Vocal Ensemble. Fiori Musicali (Bremen). Basse: Harry van der Kamp. Vers 1988 (18’46)
CD MDG. Avec la cantate BWV 82
11] THOMAS, Kurt. Thomanerchor Leipzig. Gewandhauorchester Leipzig. Basse: Hermann Prey. Saint-Thomas, Leipzig: décembre 1959 (22’15). Disques Eterna (ex RDA) et reprises sous le même label 820202 et 825202, M 455 20 353. Disque Orbis 77551 avec, en couplage la cantate BWV 71
Disque VSM C 037-30946 (USA). Avec la cantate BWV 82
CD Berlin Classics LC 6203 (ca 1985). Avec les cantates BWV 54 et 82
CD Leipzig C“Bach Made in Germany“, volume 2. Cantats III. Avec les cantates BWV 54 et 82
*9] VOORBERG, Marius. Der Niederländische Bach-Chor. Das Nierderländische Bach-Orchester. Vers 1958
Disque Bertelsmann (vraisemblablement un disque noir 25 cm d’une durée de 21’23
13] WERNER. Chorale Heinrich Schütz de Heilbronn. Orchestre de chambre de Pforzheim. Concert Hall, Heilbronn (D) Novembre 1964. Basse: Barry Mc Daniel (21’03)
Disque Erato ERA STU 70239 Les Grandes Cantates, volume 18 (reprise du premier disque en « mono »). Avec la cantate BWV 82
Reprise en CD Warner Classics 2564 61402-2. 2004. Cantatas, volume 2/6
*21] WERNER-KÖRFER, Fritz. Hagener Kammerchor & Kammerorchester. Baryton: Siegmund Nimsgern. Avril 1972
Disque FSM
*17] WINSCHERMANN, Helmut. Berliner Capella. Deutsche Bachsolisten. Basse: Gérard Souzay. Berlin, décembre 1968 (21‘)
Disque Philips 839.762. Avec la cantate BWV 82
Reprise en coffret de 5-CD SET (13 cantates sacrées). Vers 2005
*27] WINSCHERMANN, Helmut. Kammerchor der Frankfurter Singakademie. Deutsche Bach Solisten. Basse: Hermann Prey Décembre 1987 (21’47). Deux éditions CD Intercord Klassische Discothek « Saphir ». Avec la cantate BWV 82
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 56
M-1. Mouvement 3] Bach Aria Group. W. H. Scheide. Milieu des années 1950.Disque Decca Gold Label DL 79406
M-2. Mouvement 5] Karl Richter. Ansbach Bach Festival Choir & Orchestra. Courant des années 1970. Disque Baroque Music Club et
reprise en CD.
M-3. Mouvement 5] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir & Soloists of the Freiburger Barockorchester. Juin 1999
Bach Edition. Chœurs, volume 23. CD Brilliant Classics & Bayer Records 2000
Reprise Bach Edition 2006. Chamber Choir of Europe. CD Brilliant Classics V-93102 / 31-+137
M-4. Mouvements 2 et 3] Olde Friends Concert Artists. CD Centaur CRC 2058. Novembre 2001. Painesville /Ohio (USA)
M-5. Mouvements3] Konstanze Beyer. Leipzig barockorchestra. 13e Concours international de Leipzig, 2002 (CD Live Recording
M-6. Mouvement 1] Arrangement pour flûte (Elisabeth William) et guitare (William Simcoe). Mai 2006. CD Eroïca |
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Contributed by Claude Role (November 2009) |
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Cantata BWV 56 : Complete Recordings | Recordings of Individual Movements | Discussions: Part 1 | Part 2
Article: Program Notes to Ich will den Kreuzstab gerne tragen, BWV 56 [Sean Burton] |
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