AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes, voire des critiques discographiques, parfois peu
accessibles (2011). Le but est de donner à lire un ensemble
cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et
mélomanes francophones un panorama espéré
« élargi » de cette partie de l’œuvre
vocale de Bach. Outre les quelques « interventions « CR »
signalées par des crochets [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie.
A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= la majeur
(B)
= si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Société Bach (Leipzig,
1851-1899). J. S. Bach
Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= ut majeur. (c) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur – (d) = ré mineur
(E)
= (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= fa
(G)
= Sol majeur. (g) = sol mineur
GB
= Grande Bretagne / Angleterre
(H)
= si
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
Ost
= Original Stimmen. Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.
DATATION BWV 43
Leipzig,
30 mai 1726.
HERZ :
Ancienne date, celle donnée par Spitta : 1735.
DÜRR.
Chronologie : du 27 janvier au 19 mai 1726, Jean-Sébastien
Bach, pour des raisons inconnues [une pause, fatigue, maladie,
voyage ?] a fait jouer pas moins de dix-huit cantates empruntées
(copies ?) à son lointain cousin de Meiningen, Johann
Ludwig Bach (1677-1731). Son activité paraît reprendre,
sauf erreur, à partir du 19 mai (dimanche « Jubilate »)
avec la cantate BWV 146. Le 30 mai, c’est au tour de la cantate
BWV 43… le 16 juin, la cantate BWV 194 ou (et) la cantate BWV
129 ; le 23 juin, la cantate BWV 39. Son activité semble
reprendre à partir du 21 juillet 1726 avec une série
(III Jahrgang) de 24 nouvelles cantates régulièrement
tous les dimanches jusqu’à la Noël 1726.
HIRSCH
: Classement CN 146 (Die chronologisch Nummer – numérotation
chronologique). III. Jahrgang. Fragment d’un cycle incomplet de
cantates de Leipzig dans une période allant du 2 décembre
1725 au 24 novembre 1726.
MACIA
[Tout Bach,
pages 121/122] : « Cette cantate a été
jouée au cours de la troisième saison de Bach à
Leipzig, au moment où il fit régulièrement appel
à des cantates de son cousin Johann Ludwig Bach… la
structure [de la cantate de Bach] répond plutôt aux
plans suivis par son cousin à Meiningen, comme si le cantor
avait emprunté à ce dernier le livret…celui-ci
est d’un auteur anonyme mais certains musicologues l’attribuent
à Christoph Helm… Les cinq premiers mouvements ont été
joués par Wilhelm Friedemann Bach à Halle, en
1750 ».
SCHMIEDER.
SPITTA. SCHWEITZER : Leipzig, les cantates après 1734...1735.
Spitta [Johann
Sebastian Bach, volume
III, Appendix 2, page 284] identifie le filigrane “IPD”,
filigrane retrouvé avec les cantates BWV 15 [pas de Bach], BWV
66 et 134
VIGNAL
: «…Selon le musicologue Peter Wollny, le matériel
de cette cantate fit partie de l’héritage de Wilhelm
Friedmann Bach qui la fit exécuter à Halle (Saxe), dans
une version plus ou moins altérée, après 1750,
au moins deux fois ». Il existe une cantate du même
titre, composée précisément par Wilhelm
Friedmann Bach, vers 1748…»
WOLFF :
« Les différentes parties originales conservées
témoignent de plusieurs exécutions ultérieures.
Pour l’une d’elles, Bach remplacera le violon par une
trompette dans la partie obligée du 7e mouvement [ne serait-ce
pas l’inverse, devant la difficulté de la partie de
trompette ?] Les mouvements 1 à 5 seront joués
après 1750 par Wilhelm Friedemann Bach à Halle
[Saxe] ».
SOURCES BWV 43
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BB/SZPK
P 44 T.
Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz (anciennement
Berlin-Ouest), puis Tübingen, Universitätsbibliothek puis
Berlin-Dahlem.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de
l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le
catalogue des manuscrits fut publié à Hambourg en 1790,
par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss
des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl
Philipp Emanuel Bach ».
La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach
comprend 86 cantates sacrées et d’autres pièces
vocales et instrumentales ».
BGA.
(Wilhelm Rust 1860). Partition autographe conservée à
la Bibliothèque Royale à Berlin. Titre autographe pris
à la couverture :
« Festo
Ascensionis Christi | Gott fähret auf mit Jauchzen | à 4
Voci, 3 Trombe, Tamburi, 2 Hautbois, 2 Violini, Viola e Continuo di
Joh: Seb : Bach. »
BRAATZ
[BCW – Provenance, 29 mai 2003] : …Partition ayant
appartenu à Carl Philipp Emmanuel Bach puis au collectionneur
Georg Poelchau et enfin depuis le courant du XIXe
siècle à la Bibliothèque royale de Berlin,
devenue la Staatsbibliothek Berlin.
En
tête de la partition : « JJ.
Festo. Ascensionis Xsti Concerto, un 3 è Trombe Tamburi, 2
Violini, Viola, 4 è Voco Cont
. Dernière page : « SDG
Fine »
HERZ :
Filigrane avec une « tête de cerf « +
les lettres « IAI »
ainsi que deux épées entrecroisées.
SCHMIEDER :
Partition autographe,11 feuilles et 20 pages de musique, in 4°.
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St
36 B. Deutsche
Staatsbibliothek (anciennement Berlin Est).
BGA.
(Wilhelm Rust 1860) : Parties séparées avec
corrections autographes de Bach conservées à la
Bibliothèque Royale à Berlin.
BRAATZ
[BCW – Provenance, 29 mai 2003] : Sept copistes ont
participé, dont Bach avec corrections autographes dans les
parties vocales et le continuo.
Dix-huit
parties séparées : S, A, T, B ; Trompette I,
II, III ; timbales, Hautbois I, II ; Violino I (deux
exemplaires), Violino II (deux exemplaires) ; Viola ;
Continuo (3 exemplaires dont une transposition un ton plus bas).
HERZ :
un copiste inconnu + Christian Gottlob Meissner.
SCHMIEDER.
18 parties séparées partiellement autographes, in 4°
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
AUSGABE
(BG)
BGA.
Jg. X (10e
année). Pages
95 à 126. Préface de Wilhelm Rust (1860). Cantates
BWV 41 à 50.
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I/ BAND 12. KANTATEN ZU DEN SONNTAGEN CANTATE BIS EXAUDI
Bärenreiter
Verlag BA 5011. 1989. Heraugegeben von A. Dürr. 4 fac-similés.
BWV
43. Pages 133 à 164.
Avec
les cantates BWV 166, 108, 86, 87, 37, 128, 44 et 183.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5011 41. Alfred Dürr 1960-1989.
[La
partition de la NBA est dans le coffret Das
Kantatenwerk /
Harnoncourt, volume 12. 1975].
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics. | Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 5.
Bärenreiter TP 1285. 2007.
Serie
I. Band 12. Kantaten zum Sonntag „Cantate“ bis zum
Sonntag „Exaudi“.
Herausgegeben
(présentation) Alfred Dürr. KB 1960
BWV
43. Pages 135 à 164. Bärenreiter-Verlag Kassel 1960
BCW
: Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition PB 2893. Partition du chœur
(Chorstimmen) = ChB 545. . Orchestre, voix et orgue (copie de E.
Fischer ; Clavier , copie de Max Seifert = OB 2186.
2011
: Partition = PB 4543. Réduction chant et piano (32 pages) =
EB 7043 – Partition du chœur = ChB 4543.
CARUS.
Stuttgarter Bach-Ausgaben. Partition (56 pages) = Partitur CV
31.043/00. Partition d’étude (Studienpartitur) =
31.043/07. Réduction chant et piano (Klavierauszug) = CV
31.043/03. Partition du chœur (Chorpartitur) = CV. 31.043/05.
Harmonie (Harmoniestimmen) = CV 31.043/09. Oboe I, II = CV 31.043/21
et 22. Trompettes I, II, III = CV 31.043/31 à 33. Timbales =
CB 31.043/41.
Parties
séparées : Vl I. /Vl. II. Vla. / Vlc. / = 31.043/11 à
14. Partie d’orgue = CV 31.043/49
KALMUS
STUDY SCORES. N° 817. Volume XIII. New York 1968. BWV 41 à
43.
PETERS.
Réduction chant et piano.
PÉRICOPE BWV 43
Jeudi
de l’Ascension : « Vainqueur
de la mort, du péché et de l’enfer, le Seigneur
monte au ciel en présence des Apôtres, quarante jour
après sa Résurrection.
Célébration de la messe dans la joie et l’espérance.
In « Missel »:
6e
dimanche après Pâques. Pour la même circonstance,
voir les cantates BWV 128 (10 mai 1725), BWV 43 (30 mai 1726) et BWV
37, de nouveau le 3 mai 1731 et
BWV 11 (19 mai 1735).
Épître
: Actes des Apôtres 1, 1 à
11 [PBJ. 1624]. « Hommes
de Galilée, pourquoi restez-vous là ? »
Évangile
: Marc 16, 14 à
20 [PBJ. 1532].
Apparition de Jésus ressuscité
Même
occurrence avec
les cantates BWV 11 (1735), 43 (1726), 128 (1725).
MISSEL
ROMAIN
Lectures
de l’Ascension.
Introït
/ Epître : Actes 1, 11 [PBJ. 1624] : « Hommes
de Galilée, pourquoi restez-vous là ? »
Psaume
47, 6 [PBJ. 844] : « Dieu
monte parmi l’acclamation…»
Le fameux « Omnes
gentes plaudite manibus »
le psaume de l’Ascension dans la tradition catholique.
Évangile.
Marc 16, 14 à 20 [PBJ. 1532/1533]. Apparition de Jésus
ressuscité : «…Or
le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, [aux
disciples] fut enlevé au ciel et s’assit à la
droite de Dieu ».
Renvoi à Luc 24, 47 à 51 (L’Ascension).
Communion
: psaume 68, 33 et34 [PBJ. 863] : « Le
chevaucheur des cieux ».
EKG.
Himmelfahrt.
Épître
aux Colossiens 3, 1 [PBJ. 1740] : L’union au Christ
« …Recherchez
les choses d’en haut…»
Psaume
47, 6 et 7 [PBJ. 844]. Le psaume « Omnes
gentes plaudite manibus ».
Lied
EKG 91 « Auf
diesen Tag, bedenken wir ».
Strasbourg 1537 ;
mélodie et texte de Johannes Zwick (1576).
Épître :
Acte 1, 11 [PBJ. 1624]. L’Ascension.
Évangile :
Marc 16, 14 à
20 [PBJ. 1532].
TUTLOW,
Ruth: «…En 1726, J. S. Bach donna des œuvres de
son cousin de Meiningen, Johann Ludwig Bach. En mai, il rompit son
silence et composa Gott
fähret auf mit jauchzen,
BWV 43, pour le jour de l’Ascension, rejetant la partition de
J. L. Bach pour mettre en musique le texte en deux parties écrit
par celui-ci sur le psaume 47, 6/7 et Marc 16, 19. A cette époque,
Bach bénéficiait des avantages financiers et du
prestige que lui accordait le jugement du roi. Je pense qu’on
peut déceler un gage de reconnaissance) son souverain séculier
dans cette joyeuse cantate de louanges au roi des rois ».
TEXTE BWV 43
Auteur
inconnu. Impression (1726) du livret à Rudolstadt (D) :« Sonn
und Festags-Andachten über die ordentlichen Evangelia
– Méditations
sur les Évangiles réguliers pour les dimanches et jours
de fête ».
Walther
Blankenburg a proposé le nom du poète Christoph Helm.
Cet auteur (vers 1670-1748) a aussi procuré des textes de
cantates au cousin de Bach Johann Ludwig. Voir l’année
1726 à Leipzig. D’autres musicologues ont envisagé
que ce texte, comme ceux utilisés par Johann Ludwig Bach
revenaient en fait au duc Ernst Ludwig de Saxe-Meningen lui-même.
6]
Johann Rist (mars 1607 - † août 1667)
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, pages
259 et 408] : «…Walter Blankenburg a récemment
(1977) pu constater que sept cantates (BWV 17, 39, 43, 45, 88, 102,
187) figurent dans un volume imprimé à Rudolstadt en
1726, réédition d’un précédent
recueil de Texte zur
Musik probablement dû
au pasteur Christoph Helm qui jusqu’à présent n’a
jamais figuré nulle part dans les écrits des
spécialistes de Bach »,
Renvoi
au même volume, note 1 de la page 840 : Le recueil porte
le titre Sonn und
Fest-Tags-Andachten über die ordentlichen Evangelia aus gewissen
biblischen Texten Alt und Neuen Testament für die Hoch-Fürst.
Schwartzb Hof-Kapelle zu Rudolstadt.
Blankenburg
avance le nom de Christoph Helm († 1748) comme auteur du
texte… Helm fut également compositeur ».
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
417] : «…nombreuses sont les cantates divisées
en deux parties… cette caractéristique concerne tant
les cantates de Johann Ludwig Bach (dont onze adoptent cette
disposition) que celles de Jean-Sébastien Bach (BWV 43,39, 88,
187, 45, 102, 35 et 17)
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, pages
420/421] : «…Le texte… qui figure dans le
recueil attribué à Helm présente une
particularité : après la citation néotestamentaire
[le psaume 47], (placé comme d’habitude, au mouvement 4)
figure un poème en six strophes célébrant
l’Ascension et le triomphe du Fils assis à la droite du
Père. Il s’ensuit une certaine dilatation de la
structure de base que Bach résout non pas selon le système
archaïque de l’aria strophique (c’est à dire
avec répétition de la même musique dans chaque
strophe) mais en enchaînant alternativement, une série
de trois arias (n° 5, 7, 9) et de trois récitatifs (n°6 ,
8, 10), cela en observant une succession dans l’emploi des voix
solistes qui répond à un schéma symétrique
précis : S B-B A-A S.
BLANKENBURG
[Bach-Jahrbuch,
1977, pages 7 à 25] : « Une nouvelle source pour
les textes de sept cantates de Jean-Sébastien Bach et dix-huit
cantates de Johann Ludwig Bach dans un volume imprimé en 1726
à Rudolstadt -Thuringe), sans nom d'éditeur. Etant
donné que ce volume, représente une réédition,
on peut assumer que la composition des textes remonte à une
date antérieure; le poète paraît être
Christoph Helm, qui, depuis 1704, était pasteur à
Berga-Kelbra près de Nordhausen où il rendit l'âme
en 1748 . Les textes des cantates de Bach sont ceux des BWV 17, 39,
43, 45, 88, 102 et 187 ».
DÜRR :
La cantate offre un schéma de disposition du texte tout à
fait singulier chez Bach [similarité avec Johann Ludwig Bach]
Passage de l’Écriture (Ancien Testament) - récitatif
- air - passage de l’Écriture (Nouveau Testament) -
poème strophique - choral. Il y a quelque chose d’archaïque
dans l’adoption d’un poème strophique, qui selon
la tradition devait être mis en musique avec la sobriété&
d’un air strophes (et par conséquent pas à la
manière de l’air da capo alors à la mode)…
Bach exprime chaque strophe - ce sont les mouvementés 5 à
10 de la cantate - dans un air moderne individuellement façonné
ou dans un récitatif mais se voit par là contrant à
écrire les airs de manière relativement brève,
c’est à dire sans le da capo usuel de la partie
initiale…»
PIRRO
[J.-S. Bach, page 162] : « … Spitta présume
(avec BWV 85) que ces deux cantates sont aussi composées sur
des paroles de C.M. von Ziegler ».ces
ROBINS
[BCW] : «… tous les instruments sont entendus dans
le premier et le dernier mouvement de la cantate… du fait des
nombreux mouvements [11] les arias sont très brèves, en
particulier celles de la première partie, la troisième
pour le ténor et la cinquième pour le soprano…».
SMITH
[BCW] : « En dépit de ses onze mouvements,
l’ouvrage n’est pas plus long qu’à
l’habitude, du fait de la brièveté et du
caractère concentré de tous ses mouvements ».
Spitta :
cet auteur a avancé, mais sans preuve convaincante, le nom de
Mariane Von Ziegler…
[Dans
les années 1750, le fils de Bach, Wilhelm Friedemann
(1710-1784), composera et fera exécuter à Halle (Saxe)
ou il est le Directeur de la musique, une cantate pour l’Ascension,
du même titre : « Gott fähret auf mit
Jauchezn » sur le texte d’un théologien
de Halle, Johann Jacob Rambach].
GÉNÉRALITÉS
BWV 43
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach,
volume 1, page 338] : «…Selon
un jugement de Scheide, un certain nombre de cantates de Bach de ces
années-là (BWV 17, 39, 43, 45, 88, 102, 197) révèlerait
une profonde et déterminante influence de Johann Ludwig,
auteur de nombreuses autres compositions qui, d’une manière
ou d’une autre, s’entrecroisent avec celles de
Jean-Sébastien…»
[Jean-Sébastien
Bach,
volume 2, page 268] : «
Cantates conçues en deux parties, à exécuter
l’une avant, l’autre après le sermon. Seul un
nombre très modeste de cantates de Bach est taillé sur
ce modèle : c’est le cas des cantates BWV 17, 20,
21 30, 35, 36, 39, 43, 45, 70, 75, 76, 88, 102, 147, 186, 187, 191,
194 et BWV 34a, 120a, 195, 197, 198…»
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages
163/164] : «…La
cantate est d’un grand intérêt sur le plan
musicologique. C’est une des rares mais vastes cantates que
Bach se permit d’élaborer en 1726 alors que depuis
l’Épiphanie, il se contentait de faire jouer les
cantates de son cousin Johann Ludwig Bach…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.
Pages 564 à 570] :
«…les airs sont brefs, sans da capo, pour ne pas
accroître à l’excès la durée de
l’œuvre…qui ne compte pas moins de onze numéros…»
GRISCHKAT :
«…Structure de la cantate en deux parties, chacune
comprenant deux arias… Dans les arias des deux parties, un
événement céleste est confronté à
un événement terrestre…»
HOFMANN :
« Curieusement, la fréquentation des œuvres
de Johann Ludwig Bach, aura une influence sur les propres composition
de Jean-Sébastien… à diverses reprises il
utilisera les mêmes textes … provenant d’un cycle
annuel (sans nom d’auteur) de livrets, paru à Meiningen
en 1704…»
LEMAÎTRE :
«…Bien que divisée en onze numéros, BWV 43
possède une organisation rappelant celle des cantates de
Johann Ludwig Bach, jouées à Leipzig en 1726 ».
DISTRIBUTION BWV 43
NEUMANN.
Solo : Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Trompete
I-III, Pauken ; Oboe I-II ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER.
Soli : S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe I, II;
Tromba I, II, III; Timpani; Viol. I, II; Vla.; Continuo.
HARNONCOURT
[Le
dialogue musical, pages
89 à 92]
[Le
Dialogue musical. page
89] : «… tromba »,
« clarino »,
« corno » :
trois désignations différentes de Bach lui-même
pour le même instrument ! Les considérations
musicales montrent qu’il doit s’agir d’une
trompette à coulisse, car les notes que comporte la partie ne
sont jouables sur aucun instrument naturel (trompette ou cor).
Manifestement, tromba, même sans la précision da
tirasi pouvait
désigner une trompette à coulisse ; clarino
signifie… non pas un instrument, mais le registre de
l’instrument… clarino
peut désigner aussi l’instrumentiste qui joue dans ce
registre, c’est à dire le premier trompette, lequel, en
l’absence d’autres précisions, peut même
jouer d’un autre instrument, tel que le violon (cantates BWV 31
et 43, par exemple, dans les chorals finals). Corno,
enfin, était sans doute un terme général pour un
grand nombre d’instruments à vent, sans plus de
précision…»
[Remarques
sur l’exécution.
Teldec, volume 12, page 12] : « Le problème le
plus singulier concerne le traitement des parties de trompettes,
surtout dans le choral final. … il est extrêmement
improbable que Bach ait disposé pour cette cantate de trois
trompettes à coulisse et ne les ait utilisées que dans
le choral, avec par-dessus le marché deux unissons à la
première voix… La méthode la plus probable…Les
trompettistes jouaient au violon les parties correspondantes afin que
l’ensemble au complet fut occupé dans le choral final.
Il allait de soi que les trompettistes municipaux sachent jouer en
outre d’un instrument à archet (c’est ainsi que
nous avons compris la « partie de trompette »
dans la cantate BWV 31… Bach dans le cas de cette cantate BWV
43 car il a en plus consigné dans ses partitions une version
sans trompette, plutôt indigente (sûrement à
l’occasion d’une exécution de l’œuvre
pour laquelle on ne disposait pas de trompettistes adéquats).
Dans le chœur d’entrée il écrivit pour le
violon les passages de trompette les plus importants et l’air
n° 7 fut assuré par le violon solo… »
HOFMANN :
« L’atmosphère festive de l’œuvre
est musicalement évoquée au sein de l’orchestre
par les trompettes et les timbales. Ces instruments confèrent
brillance et vigueur au chœur initial rempli de joie…»
APERÇU BWV 43
ERSTER TEIL. Première
partie.
1]
CHORSATZ. BWV 43/1
GOTT
FÄHRET
AUF
MIT JAUCHZEN,
UND DER HERR
MIT HELLER POSAUNE.
| LOBSINGET,
LOBSINGET GOTT ;
LOBSINGET, LOBSI NGET UNSERM KÖNIGE.
Dieu
monte au milieu des cris de triomphe, l’Éternel s’avance
au son de la trompette. Chantez à Dieu, chantez ! Chantez
à notre roi, chantez !
Psaume
47, 6 et 7 [PBJ. 844]. Yahvé, roi d‘Israël : „Dieu
monte parmi l‘acclamation, / Yahvé, aux éclats du
cor : / Sonnez pour notre Dieu, / Sonnez pour notre Roi, sonnez…“
Ut
majeur (C-Dur), 132 mesures, C et ¢
(C barré).
Marqué „Adagio“(mesures
1 à 6).
BGA.
Jg. X. Pages 95 à 105 | PRIMA PARTE. | Cantate Auf
Feste der Himmerfahrt Christi
| Psalm 47, V. 6 u 7. | Tromba I. | Tromba II. | Tromba III. |
Timpani. | Oboe I./Violino I. | Oboe II. /Violino II. | Viola. |
Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo. Mesure 67= ¢
« Alla breve.
NEUMANN.
Sinfonia insrumentale introductive + deux parties de forme fuguée,
ABA‘. Ensemble des instruments.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, pages
420/421] : «…citation néotestamentaire…
Bach recourt, pour l’aborder, à une manière
souvent appliquée au cours de la première année
[1.Jahrgang], une élaboration polyphonique dense et lourde
d’effets. Après une brève introduction
instrumentale (6 mesures) démarre, sur une mesure alla
breve et en empruntant
son thème à ce frêle point de départ, une
fugue sur le premier hémistiche, articulée selon deux
développements distincts (aux mesures 7 et 62) ; le
second hémistiche est affronté d’abord à
un passage en homophonie, qui se transforme ensuite en fugue (mesure
102) et se conclut par une « coda » en style
homophone…»
BOMBA
: «…Mouvement
exécuté en tutti,
de grand format, représentatif de la fête correspondant
à l’adaptation musicale des paroles du psaume renvoyant
à l’Ascension du Christ. La brève introduction
est suivie d’une fugue qui est interprétée
d’abord par les trompettes et le continuo et ensuite par les
voix du chœur soutenues par des accords. C’est vers les
hauteurs que nous guide la suite de tons qui caractérise ce
thème. Avant de répéter le thème musical
sous-tendant un nouveau texte, Bach crée un silence expressif,
marque distinctive de la composition dramatique, en intégrant
une phase chorale homophone ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages
163/164] : «…Chœur
avec sinfonia instrumentale d’introduction, forme complexe ;
tous les instruments ». Le chœur initial sur
« Dieu
s’élève avec jubilation »
développe avec brio le symbolisme ascensionnel que nous
retrouvons dans le « Et
resurrexit »
de la Messe en si…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.
Pages 564 à 570] :
«…le texte d’origine parle d’un instrument
qui pourrait être le cor, la traduction allemande parle de
trombone, mais il est usuel en français de parler de la
trompette…[Voir ci-dessus le texte de Nikolaus Harnoncourt].
Après un bref prélude instrumental, dans un climat de
solennité recueillie, adagio, s’élèvent
deux fugues vocales, alla
breve, toutes deux
avec introduction instrumentale et un épilogue choral
homophonique… La rigueur de la construction n’empêche
pas le musicien de commenter le texte avec ce réalisme
dramatique qui caractérise toute la cantate. Ainsi, les
premières mesures donnent-elles littéralement à
voir la montée au ciel par un mouvement ascendant violemment
rythmé, à quoi succèdent les folles vocalises
soulignant le son clair des trompettes, et les jubilations de
triomphe à gorge déployée..»
DÜRR :
« A la concision des airs s’oppose la somptueuse
disposition du chœur d’entrée, dont les paroles en
deux parties sont exposées dans quatre membres de phrases
musicales : I. Gott
fähret auf… :
deux développements de fugue. - II. Lobsinget… :
mouvement homophone ; troisième développement de
fugue.
GRISCHKAT :
« deux fugues nettement séparées par un
intermède orchestral… gradations et sommets sont
soulignés par de longues batteries de timbales que l’on
ne rencontre presque jamais chez Bach et qui confèrent à
l’introduction une insistance particulière… Les
mots expressifs « fähret
– s’élève »
et « jauchzen – jubilations »…
dans la seconde partie [la deuxième fugue] le même thème
musical est placé sous d’autres paroles soulignant alors
[mesure 84…] les mots « Lobsinget
–chantez la louange »
et « König
– roi »…»
HOFMANN :
« …un court adagio de quelques six mesures, encore
sans trompettes ni timbales constitue pour ainsi dire un prélude
à l’attention portée à la fugue chorale
introduite par les premières trompettes dont le thème,
dès le début- est accompagné par des motifs
figuratifs, animés semblant « monter vers le
ciel ». Comme il le fait de temps en temps, Bach à
l’entrée du chœur ne fait pas commencer la basse
seule mais se sert plutôt de toutes les voix en même
temps aux mots de « Gott
führet auf mit Jauchzen ».
Il enrichit continuellement cette fugue et parvient à une
construction musicale extrêmement dense, tumultueuse parfois,
avec les interventions des trompettes. Avec le second thème de
fugue, Bach établit cependant un changement de direction avec
les huit répétitions de la même note scandant les
mots de « und
der Herr mit heller Posaunen »…
Après un épisode libre aux mots de « lobsinget
Gott, lobsinget unsern Könige »
qui, après la jubilation de la première partie adopte
une tonalité mineure, le premier thème de fugue revient
mais cette fois exposé avec le texte « lobsinget »
dans un chant de louange qui se termine dans un do majeur éclatant
exprimé par toutes les voix ».
LEMAÎTRE :
«…Le premier chœur s’appuie donc sur un
texte biblique : les versets 6 et 7 du psaume Omnes
gentes plaudite manibus
[le psaume 47] que le monde chrétien utilise par tradition
pour la fête de l’Ascension… Cette pièce
complexe commence par une introduction instrumentale (adagio), se
poursuit par deux fugues (alla breve) et se termine sur une coda
traitée homophoniquement…»
MACIA
[Tout Bach,
pages 121/122] : «… le chœur d’entrée
comprend deux fugues, précédées par une
introduction instrumentale adagio,
ponctuées des accords tonitruantes des trompettes et suivies
par une coda homophone…»
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach. Direction des motifs,
page 26] : « C’est par une ligne ascendante
continue que Bach dépeint Dieu s’élevant dans les
cieux » [+ Exemple musical, BG. X, page 96].
PLATEN
: «…Le
chœur d‘entrée de la cantate… offre un
exemple instructif. A l‘instar de multiples autres
compositeurs, Bach dépeint la „montée au ciel“
en correspondance avec l‘impression liée à ce
terme au moyen d‘une succession ascendante de notes, figure
musicale nommée „anabasis“ -ascensio“. Il
ne se borne pourtant pas à la configuration imagée du
„thème principal… mais il incorpore dans tout le
mouvement des motifs ascendants revêtant les formes les plus
diverses… Cette description détaillée se
complète d‘autres rapports avec les paroles offerts par
le traitement mélodique : le „contrebattement“ des
croches exprimant les cris de jubiliation et les répétitions
de notes dans le registre aigu caractérisant le son clair des
trompettes…»
SCHLOEZER,
Boris de : «…sur
« Gott
fahret auf …»,
faut-il dépeindre Dieu s’élevant dans les cieux,
Bach trace une mélodie ascendante continue…» [+
Exemple musical]
SCHWEITZER
[J.S.
Bach. Les cantates après 1734]
: «…dans
la grande cantate pour l’Ascension (n° 43) en trois parties
[?] c’est évident, la qualité du texte de
Marianne von Ziegler est supérieure, d’un point vue
musical. Comme chœur d’introduction, elle choisit le
verset du psaume 47… Bach représente cette élévation…
le motif principal l aux violons couvre deux octaves en quatre
mesures…. la soprano fait son entrée sur la phrase
« Gott
fähret auf… »
à laquelle les trois trompettes ajoutent leurs fanfares…»
WIJNEN
: «…La
musique entre sur des accents d’ouverture à la
française, une sorte de solennité royale destinée
sans doute à évoquer l’entrée du Christ
dans le royaume des Cieux. Après l’introduction purement
instrumentale, le chœur survient avec des phrases alertes et
aériennes, exultant de la joie du chrétien devant
l’événement…»
2]
REZITATIV TENOR. BWV
43/2
ES
WILL DER HÖCHSTE
SICH EIN SIEGSGEPRÄNG
BEREITEN, / DA
DIE GEFÄNGNISSE
ER SELBST GEFANGEN FÜHRT. / WER
JAUCHZET IHM ZU ? / WER
IST, DER DIE POSAUNEN
RÜHRT ? / WER
GEHET IHM ZUR SEITEN
/ IST ES
NICHT GOTTES
HEER, /
DAS SEINES
NAMENS
EHR, /
HEIL,
PREIS,
REICH,
KRAFT UND
MACHT MIT
LAUTER STIMME
SINGET / UND
IHN NUN EWIGLICH EIN HALLELUJA
BRINGET ?
C’est
dans la pompe que le Très-Haut veut célébrer son
triomphe / car il tient lui-même les prisons captives. / Qui le
salue par des cris d’allégresse ? Qui sonne de la
trompette ? / Qui marche à ses côtés ?
/ N’est-ce point la légion de Dieu / qui chante à
haute voix à la gloire de son nom, / à son salut, à
sa louange, à son royaume, à sa force et à sa
puissance / et qui fait retentir en son honneur un éternel
Alléluia ?
W.
NEUMANN + BRAATZ [BCW – Provenance, 29 mai 2003] : …renvoi
au Psaume 68, 19 [PBJ. 862] : « Tu
as monté sur la hauteur, capturé des captifs, reçu
des hommes en tribut…»
On ajoutera aussi les versets 25 et 26 : « On
a vu tes processions, ô Dieu,| les processions de mon Dieu, de
mon roi, au sanctuaire, | les chantres marchaient devant, les
musiciens derrière, | les jeunes filles au milieu, battant du
tambourin…»
Une
allusion du texte semble tirée de l’Épître
aux Éphésiens, 4, 8 [PBJ. 1729] : « Montant
dans les hauteurs il a emmené des captifs…»
La
mineur (a-moll) - Sol majeur (G-Dur), 12 mesures, C
BGA.
Jg. X. Page 106 | RECITATIVO. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Rezitativ Secco.
3]
ARIE TENOR. BWV 43/3
JA
TAUSEND
MAL TAUSEND
BEGLEITEN DEN WAGEN,
/ DEM
KÖNIG
DER KÖN’GE
LOBSINGEND ZU SAGEN, / DAß
ERDE
UND HIMMEL
SICH UNTER IHM SCHMIEGT, / UND
WAS ER BEZWUNGEN, NUN GÄNZLICH ERLIEGT.
Oui,
mille milliers accompagnent le char / pour dire au roi des rois par
des chants de louanges / qu’il fait fléchir sous lui et
le ciel et la terre, / et que succombe tout à fait ce qu’il
a vaincu.
A.
DÜRR W. NEUMANN + Th. BRAATZ / [BCW – Provenance, 29 mai
2003] : …renvoi au texte du prophète Daniel
7, 10 [PBJ. 1369] : Le songe de Daniel. Vision de l’Ancien
et du Fils d’homme : «…son
trône était flammes de feu aux roues de feu ardent. Un
fleuve de feu coulait, issu devant lui. Mille milliers le servaient,
myriades de myriades, debout devant lui…»
[on pourrait ajouter, tiré du psaume 68, 18 [PBJ. 862] :
« Les
équipages de Dieu sont des milliers de myriades…»]
[Le
thème du « char » enlevant au ciel le
Christ peut évoquer aussi celle du prophète Elie
(l’arrivée du char de feu) dans 2 Rois 2, 9 à 11
[PBJ 476] : « un
char de feu et des chevaux de feu se mirent entre eux
[Élisée et Élie], et
Élie monta au ciel dans le tourbillon… »
Sol
majeur (G-dur), 128 mesures, 3/8
BGA.
Jg. X. Pages 106 à 109 | ARIA. Marqué Vivace.
| Violino I. II all‘unisono. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
En forme de Trio : violons, Ténor et la basse continue. Partie
vocale tripartite A A‘ A‘‘.
BOMBA
: «…air
qui se caractérise par son aspect combattant et triomphal –
Le texte fait allusion à un combat qui a pris fin…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.
Pages 564 à 570] :
«…concision frappante de l’air, arabesques que
s’échangent les violons et le soliste vocal ».
GRISCHKAT :
«…Le thème confié au ténor solo
avec unisson des violons exprime l’événement
lui-même avec des répétitions tonales comme
martelées, des changements de gammes bruissants et une
amplitude de deux octaves…»
HOFMANN :
« …air dont le texte emphatique donne la parole
pour ainsi dire à un témoin de l’apparition du
char du roi enlevé au ciel, semble, avec son accompagnement
instrumental vouloir représenter la cohue qui y est évoquée… »
4]
REZITATIV SOPRAN. BWV 43/4
UND
DER HERR,
NACHDEM ER MIT IHNEN GEREDET HATTE, WARD ER AUFGEHABEN GEN HIMMEL
UND SITZET ZUR RECHTEN HAND
GOTTES.
Le
Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au
ciel, et il s’assit à la droite de Dieu.
Évangile
de Marc 16, 19 [PBJ. 1533]. Apparition de Jésus ressuscité
: „Or
le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé [aux
disciples], fut enlevé au ciel et il s‘assit à la
droite de Dieu…“
Mi
mineur (e-moll) - Mi mineur (e-moll), 5 mesures, C
BGA.
Jg. X. Page 109 | RECITATIVO. (Ev. St. Marci, Cap.16, V. 19) |
Soprano. | Continuo.
NEUMANN.
Rezitativ Secco.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.
Pages 564 à 570] :
«…de façon très inhabituelle, Bach confie
ici les paroles de l’évangéliste à un
soprano et non à un ténor ».
LEMAÎTRE
: „Bach confie ce verset [biblique…exceptionnellement…]
à la voix de soprano et non pas à un ténor qui
personnifie habituellement l‘évangéliste“.
5]
ARIE SOPRAN. BWV 43/5
MEIN
JESUS
HAT NUNMEHR / DAS
HELIANDWERK
VOLLENDET / UND
NIMMT DIE WIEDERKEHR
/ ZU
DEM, DER IHN GESENDET. / ER
SCHLIEßT DER ERDE
LAUF,
/ IHR
HIMMEL,
ÖFFNET EUCH / UND
NEHMT IHN WIEDER AUF !
Voilà
que mon Seigneur Jésus / a accompli son œuvre de sauveur
/ et qu’il prend le chemin du retour / auprès de celui
qui l’a envoyé. / Il boucle le cours du monde, / O
cieux, ouvrez-vous donc / tt reprenez-le en votre sein !
Mi
mineur (e-moll), 41 mesures, C. Marqué «
andante
»
BGA.
Jg. X. Pages 110 à 113 | ARIA. | Marqué „Andante“.
| Oboe I./Violino I. | Oboe II. / Violino II. | Viola. | Soprano. |
Continuo.
NEUMANN.
Cordes + deux hautbois, Soprano et B.c.. Forme bipartite avec
ritournelle.
BOMBA
: «…L’air
chanté sur un ton subjectif et méditatif surprenant,
qui est interprété par le soprano… Bach choisit
un motif remarquablement ascendant, des harmonies assombries de
mouvements et allusions mélismatiques pour interpréter
le vers « il
clôt le cours du monde ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.
Pages 564 à 570] :
«…[Après la citation de l’évangile
dans le mouvement 5]…la méditation spirituelle se
poursuit, avec les six strophes [les mouvements 5 à 10] de six
vers d’un poème sans doute dû à la plume du
pasteur Christoph Helm… Devant le risque de l’aspect
répétitif que pourraient revêtir ces six
strophes, surtout si la musique devait se renouveler à
l’identique pour chacune, Bach a choisi de les traiter
alternativement en récitatifs et airs pour en différencier
le débit, et toutes en musiques originales, différentes
les unes des autres ».
HIRSCH :
Symbolisme : 41 mesures = J. S. Bach ou l’inverse = 14 =
Bach ?. Voir aussi à Guy Marchand
HOFMANN :
« …changement de climat et apparaît plus
calme et plus ardent… le texte ne prévoit pas de da
capo comme l’usage le prescrivait à l’époque
de sa composition. Bach termine donc le mouvement par la ritournelle
entendue au début, cette fois légèrement
modifiée…»
MACIA
[Tout Bach,
pages 121/122] : « l’aria qui clôt la
première partie s’appuie sur le premier verset du poème
strophique anonyme [Lehm ?] et décrit le retour vers les
cieux de celui qu a achevé son œuvre rédemptrice…»
MARCHAND
: La proportion de ce mouvement correspond exactement au nombre d‘or…
voir plus haut Arthur Hirsch.
ZWEITER
TEIL. Deuxième partie [après
le sermon ?]
6]
REZITATIV BAß. BWV 43/6
ES
KOMMT DER HELDEN
HELD,
/ DES
SATANS
FÜRST
UND SCHRECKEN,
/ ER SELBST DEN TOD
GEFÄLLT, / GETILGT
DER SÜNDEN
FLECKEN,
/ ZERSTREUST
DER FEINDE
HAUF ;
/ IHR
KRÄFTE,
EILT HERBEI / UND
HOLT
DEN SIEGER
AUF !
Voici
venir le héros des héros, / le prince qui inspire
terreur à Satan, / qui lui-même a fait périr la
mort / et fait disparaître les flétrissures des péchés
/ et qui a mis en déroute l’armée des ennemis ;
/ O forces, rassemblez-vous / et rattrapez le vainqueur !
Ut
majeur (C) - Ut majeur (C), 13 mesures, C
BGA.
Jg. X. Pages 114/115 | SECONDA PARTE. | RECITATIVO. | Violino I. |
Violino II. | Viola. | Basso. | Continuo. (Forte,
piano).
NEUMANN.
Rezitativ „Accompagnato“. Cordes, Basse et B.c.
BOMBA
: «…un
récitatif en accompagnato qui secoue les âmes - il est
en effet question du combat entre Satan et le Sauveur…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.
Pages 564 à 570] :
«…accords arpégés et trémolos des
cordes figurent quelques fanfares impressionnantes… la ligne
vocale du soliste paraît faire le grand écart,
intervalles disjoints et rupture pour s’achever dans la
bousculade d’un trait de triples croches sur « holt
».
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach. Le commentaire de l’accompagnement
instrumental, pages
159/160] : « accompagnement de la basse
continue…arpèges… ces thèmes clairs
résonnent en fanfares pour la venue du héros des héros,
à la basse et aux violons [+ Exemple musical, première
mesure, BG. X, p. 114].
SCHWEITZER
[J.S.
Bach,
page 85] : „Les thèmes descriptifs… On peut
observer dans ce récitatif comment le mot „zerstreuen
- disperser“
est illustré comme les paroles du Christ dans la Passion
selon saint Matthieu
sur les mots
„Ich werde den Hirten schlagen, und die schafe werden sich
zerstreuen“.
„Je
frapperai
(Troisième partie, n° 20)...le
berger et le troupeau se dispersera“.
[affect
classique sur le mot Zertreust
– disperser“].
7]
ARIE BAß. BWV 43/7
ER
ISTS, DER GANZ ALLEIN / DIE
KELTER HAT
GETRETEN,
/ VOLL
SCHMERZEN,
QUAL
UND PEIN,
/ VERLORNE
ZU ERRETEN / DURCH
EINEN TEUREN KAUF,
/ IHR
THRONEN,
MÜHET EUCH / UND SETZT IHM KRÄNZE
AUF !
C’est
lui qui tout seul / a foulé au pressoir / pour délivrer
ceux qui étaient perdus / en les rachetant chèrement /
au prix de ses souffrances, de sa torture et de ses tourments. / O
Trônes, donnez-vous de la peine / et ceignez-le de couronnes !
W.
NEUMANN + BRAATZ [BCW – Provenance, 29 mai 2003] : …Allusion
au prophète Isaïe, 63, 3 [PBJ. 1179] : « à
la cuve, j’ai foulé solitaire…»
Ut
majeur (C-Dur), 62 mesures, C. Marqué « vivace »
BGA.
Jg. X. Pages 115 à 119 | ARIA. Marqué « Vivace »
| Tromba (marqué « Solo »).
| Basso. | Continuo.
NEUMANN.
En trio, trompette aiguë, Basse et B.c. Forme bipartite avec
ritournelle.
BOMBA
: «…l’air
combattant et victorieux continue la représentation du combat
[du récitatif précédent 6] ; en raison de
la difficulté d’exécution que représente
la partie jouée par les trompettes, Bach à autorisé,
à une date ultérieure, une exécution de la
partie instrumentale en solo par un violon ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages
163/164] : «…brillante
aria pour basse et trompette obligée…»
BRAATZ
[juin 2005). Voir « Bach Cantatas articles ».
BWV 43/7. Article remarquable sur « Le pressoir ».
Isaïe 63, 3 [PBJ. 1179] et autres allusion tirées du
Livre de la Genèse 49, 11 et 12 [PBJ. 78] « Il
lave son vêtement dans le vin, etc ». « …les
figures musicales de la partie de continuo sont très
probablement inspirées par le piétinement de raisins
dans la cuve à vin…»
CANTAGREL
[Le moulin et la
rivière. Air et variations sur Bach.
page 191] : «… Bach emploie donc les mauvaises
notes « harmoniques fausses » pour, renforcer
l’expression de certains mots clés ; ainsi, dans
l’air de basse [7]… le mot « Qual
- tourment »
est souligné d’u si bémol, bien trop grave en
tant que septième harmonique…après »
[Les
cantates de J.-S. Bach.
Pages 564 à 570] :
«…Après son récitatif introductif
tourmenté, cet air abonde en chromatismes, en figures
obsessionnelles et en vocalises qui exaltent le texte de façon
très dramatique » .
DÜRR :
Parmi les airs, le mouvement 7, paré d’une partie de
trompette d’une grande virtuosité, est spécialement
impressionnant. En raison des difficultés considérables
qu’il pose au trompettiste, Bach a fait jouer la partie de
trompette au violon lors d’une exécution ultérieure…»
GRISCHKAT :
«…la puissante aria de basse avec accompagnement de
trompette solo, qui représente l’entrée au ciel…»
HOFMANN :
« …Air de basse avec sa partie de trompette très
exposée et accompagnée du continuo seul…»
MACIA
[Tout Bach,
pages 121/122] : «… aria où brille une
trompette virtuose……- La cantate BWV 43 a sans doute
été reprise plusieurs fois ultérieurement par
Bach, qui remplaça la périlleuse partie de trompette
de l’aria de basse par un violon solo…»
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach
- Formation rythmique
des motifs, page 90] :
«…Bach joint constamment des sons prolongés aux
paroles qui éveillent les idées de continuité,
de persistance: « Ich
stehe… »,
[Renvois BG. 49/6 et 149/4, précisément sur « Ich
stehe, BWV 158, 60,
107, etc »].
[L‘orchestration,
page 216] : « Les
violons… ils amplifient une vocalise de trompette au moment où
la basse se prépare à annoncer « Voici
que vient le héros des héros ».
ROBERT
[page 40] : «… Cas identique à l’air
de basse de la cantate BWV 49/2. Ici dans la cantate BWV 43, une
brève montée chromatique sur les paroles « Je
regarde vers lui avec un ardent désir ».
SCHWEITZER
[J. S. Bach,
volume 2] : Le motif des pas…Sur un texte se référant
à l’Ancien Testament, mouvement bondissant à la
basse continue sur les mots « Er
ist’s, er ist’s »
= allégresse…
8]
REZITATIV ALT. BWV 43/8
DER
VATER HAT
IHM JA / EIN
EWIG REICH
BESTIMMET : / NUN
IST DIE STUNDE
NAH, / DA
ER DIE KRONE
NIMMET / VOR
TAUSEND UNGEMACH ;
/ ICH
STEHE HIER AM WEG
/ UND
SCHAU IHM
FREUDICH NACH.
Le
Père céleste lui a désigné / un royaume
éternel : / L’heure est proche à présent
/ où il ceindra la couronne / par-delà mille
adversités ; / Je me tiens ici sur le chemin / et porte
mes regards sur lui,[le cœur] joyeux (avec joie].
La
mineur (a) - la mineur (a), 9 mesures, C
BGA.
Jg. X. Page 119 | RECITATIVO. | Alto. | Continuo.
NEUMANN.
Rezitativ Secco..
BRAATZ
/DÜRR [BCW] : « colorature ascendante sur le mot
« schau »
– « regarder ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.
Pages 564 à 570] :
«…l’avant-dernier vers [Ich
stehe hier am Weg »
– « Je
me tiens ici, sur le chemin »]
sera répété à l’identique dans les
deux strophes suivantes [mouvements 9 et 10}, en un bel effet
litanique. L’arabesque sur le mot « schau
– regarde »
est empreinte d’une ferveur amoureuse très touchante ».
9]
ARIE ALT. BWV 43/9
ICH
SEHE SCHON IM GEIST,
/ WIE ER
ZU GOTTES
RECHTEN /
AUF SEINE
FEINDE
SCHMEIßT, / ZU
HELFEN SEINEN KNECHTEN
/ AUS
JAMMER,
NOT
UND SCHMACH ;
/ ICH
STEHE HIER AM WEG
/ UND
SCHAU IHM SEHNLICH NACH.
Je
le vois déjà dans mon esprit / trôner à la
droite de Dieu / d’où il frappe ses ennemis / pour
secourir ses serviteurs / accablés de désespoir, de
détresse et d’ignominie ; / Je me tiens ici sur le
chemin / et porte mes regards sur Lui, plein de ferveur.
Renvoi
possible à : Actes des Apôtres 7, 55 : «Mais
comme il était plein de l’Esprit Saint, levant les yeux
au ciel, il vit la gloire de Dieu et Jésus qui était
debout à la droite de Dieu…»
La
mineur (a-moll), 88 mesures, 3/4
BGA.
Jg. X. Pages 120 à 125 | ARIA. | Oboe I. | Oboe II. | Alto. |
Continuo.
NEUMANN.
Quatuor. Oboe I, II, Alt, B.c. Ritournelle et partie vocale
tripartite.
BOMBA
: «…l’air
réprime sensiblement l’idée de victoire pour
mettre encore plus nettement l’accent sur le chromatisme morne
exprimant la détresse, la misère et l’opprobre…»
BRAATZ
/ DÜRR [BCW] : « chromatisme expressif sur les
mots « Jammer
not und Schmach –
misère,,
détresse, opprobe ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.
Pages 564 à 570] :
«…sur une métrique de danse [3/4]… dans la
seconde partie de l’air, le débit s’anime de
nombreux « effets » dramatiques, répétitions
de mots, longues tenues, ornements divers. C’est à
nouveau le compositeur d’opéra qui s’exprime
ici ».
HOFMANN :
« …une beauté raffinée se dégage
de l’air d’alto avec son accompagnement par les deux
hautbois en particulier lors des perturbations harmoniques
expressives aux mots de « aus
Jammer, Not und Schmach »…
ou lors de la répétition évocatrice d’une
note aux mots « Ich
stehe hier am Weg ».
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach. Formation des motifs,
page 45] : « L’idée d’immobilité
physique… Ainsi, dans une cantate que Spitta date de 1735,
Bach nous fournit une représentation de l’idée
concrète de fixité… Dans la cantate BWV 43, Bach
écrit [+ Exemple musical sur les mots « Ich
stehe hier am Weg »
BG. X, pages 123/124]… On ne peut donner un exemple
d’opiniâtreté tonale plus frappant que ce dernier,
où Bach répète avec ténacité la
note principale du mode de la mineur dans lequel est écrit
l’air…»
[Pages
85/86] : « Le thème du désir impatient…
suite chromatique ascendante sur les paroles « und
schau ihm sehnlich nach ».
[+ Exemple musical, BG. X, p. 124] .
[Le
commentaire de l’accompagnement instrumental,
page 167] : « sur les mots « Ich
sehe schon im Geist -
Je le vois déjà
en esprit »…
Quand le chanteur prononce ces mots, la basse de l’orchestre
accentue lourdement la suite chromatique ascendante, la jouant en
croches liées deux par deux. Le motif, ainsi exposé,
surgit avec peine, comme s’il était appesanti dans
chaque groupe rythmique, par le son le plus grave… L’image
se renforce par ce détail : Bach dépeint
non-seulement l’élévation de l’âme
vers les hauteurs sereines, mais il veut exprimer que le bourbier
« d’opprobre et de détresse »
retient sa proie et que le secours le plus puissant ne la lui arrache
que difficilement [Renvoi à BG. X, p. 123].
[Comme
dans les mouvements 8 et 10, réapparaissent les mots « Ich
stehe hier am Weg »
– « Je
me tiens ici sur le chemin »].
10]
REZITATIV SOPRAN. BWV 43/10
ER
WILL MIR NEBEN SICH / DIE
WOHNUNG
ZUBEREITEN, / DAMIT
ICH EWIGLICH / IHM
STEHE AN DER SEITEN,
/ BEFREIT
VON WEH
UND ACH.
/ ICH
STEHE HIER AM WEG
/ UND
RUF IHM DANKBAR
NACH :
Il
veut qu’auprès de Lui / j’établisse ma
demeure / afin que pour l’éternité / je demeure à
ses côtés, / délivré de mes souffrances
lamentables. / Je me tiens ici sur le chemin / et voici que je
m’écris, plein de reconnaissance :
Sol
majeur (G-dur) - mi mineur (e), 9 mesures, C
BGA.
Jg. X. Page 125 | RECITATIVO. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN.
Rezitativ Secco.
GRISCHKAT :
«…le passage « Ich
stehe hier am Weg und schau ihm sehnlich nach »
est merveilleusement, profondément poétique – et
assez surprenant dans une œuvre écrite pour une fête
de joie …»
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach. La formation rythmique des motifs, page
113] : « Bach
entremêle aussi la mélodie de silence, pour rendre
sensible l’idée de libération exprimée par
le texte… ruptures soudaines de la ligne mélodique…
dans la cantate BWV 43 se rencontre une particularité
analogue » [+ Exemple musical sur les mots « befreit
von Weh und Ach »,
BG. X, p. 125].
SPITTA
[Johann
Sebastian Bach -
Le
récitatif sacré,
volume II, page 316] : exemple (accentuation) musical sur les mots
„befreit
von Weh und Ach“.
11]
CHORAL. BWV 43/11
DU
LEBENSFÜRST,
HERR
JESU
CHRIST,
/ DER
DU BIST AUFGENOMMEN | GEN
HIMMEL,
DA DEIN VATER
IST / UND
DIE GEMEIN
DER FROMMEN :
|| WIE
SOLL ICH DEINEN GROßEN SIEG,
/ DEN
DU DURCH EINEN SCHWEREN KRIEG
/ ERWORBEN
HAST, RECHT PREISEN / UND
DIE G‘NUG EHR
ERWEISEN ? |
ZIEH
UNS DIR NACH, SO LAUFEN WIR, / GIB
UNS DES GLAUBENS
FLÜGEL :
| HILF,
DAß WIR FLIEHEN WEIT VON HIER / AUF
ISRAELIS
HÜGEL.
|| MEIN GOTT !
WENN FAHR ICH DOCH DAHIN, / WOSELBST
ICH EWIG FRÖHLICH BIN ? / WENN
WERD ICH VOR DIR STEHEN, / DEIN
ANGESICHT
ZU SEHEN ?
O
Prince de la vie, Seigneur Jésus-Christ, / Toi qui as été
reçu / dans les cieux, où séjournent ton Père
/ et la communauté des justes, / comment apprécier à
sa juste valeur / la grande victoire que tu as remporté / au
prix d’une rude guerre / et comment te rendre assez honneur ?
|
Entraîne-nous
vers Toi, et nous viendrons en courant, / donne-nous les ailes de la
foi ! / Aide-nous à nous échapper loin d’ici
/ sur les collines d’Israël. / O mon Dieu ! Quand
pourrai-je donc me rendre / là où je pourrai être
heureux pour l’éternité ? / Quand serai-je
face à toi / pour voir ton visage ?
Deux
strophes (la n° 1 et 13) du cantique (1641) de l‘Ascension
„Du
Lebenfürst, Herr Jesu Christ“
Johann Rist (en 14 strophes de 8 vers chacune), publié à
Luneburg en 1641. Voir aussi la cantate de Buxtehude BUXWV 22 et la
cantate de Telemann TWV: I 41.
Mélodie
du cantique „Ermuntre
dich, mein schwager Geist“.
L‘auteur de cette mélodie et (ou) de son harmonisation
semble faire problème dont l‘écho se retrouve dans les pages du
BCW / Discussions / Thomas Braatz, 6 juin 2003]. Successivement
sont avancés (en 1641) le nom Johann Schop l‘Ancien
(1590-1667); (en 1655 ? ou 1682 ?) celui de de Christoph
Peter (1626-1689) (à partir du choral de Schop) et enfin Bach
lui-même (1726), dernière hypothèse retenue par
Thomas Braatz].
Elle
se retrouve dans l‘Oratorio
de l‘Ascension
BWV 11/6.
Sol
majeur (G-Dur), 30 mesures, 3/4
BGA.
Jg. X. Page 126 | CHORAL. | Soprano. / Tromba I. II. Oboe I. II.
Violino I. col Soprano. | Alto. / Tromba III. Violino II. coll‘
Alto. | Tenore. / Viola. Col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Simple choral harmonisé (+ trompettes I, II? III; Oboe I, II.
Cordes et B.c).
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, pages
420/421] : «…une particularité donne à
cette cantate un caractère singulier : le choral
conclusif (n° 11) traité en style de contrepoint simple,
note contre note ; le texte est fourni par les strophes 1 et 13
du Lebensfürst,
Herr Jesu Christ…
et la réalisation musicale n’est pas de Bach, mais –
comme l’a établi récemment vers 1975 Emil Platen
- de Christoph Peter (Andachts
Zymbeln… 1655)
; cette page avait été republiée dans le Neu
Leipziger Gesangbuch
de Vopelius (1682), et c’est à ce recueil (où
elle figure avec le texte Ermuntre
dich, mein schwager
Geist) que Bach dut
probablement l’emprunter » [renvoi, page 421 à
la cantate BWV 27 avec emprunt au Gesangbuch
de Vopelius (1682).
BOMBA
: «…il
est étonnant que Bach se prive de la reprise du caractère
solennel et si présent dans le chœur d’introduction…»
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages
163/164] : «…simple
choral harmonisé avec instruments colla
parte sur (Mélodie
de choral (MDC) 028, de type I ».
Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, page
56] : «…Emprunt
de Bach à des auteurs contemporains. Par trois fois Bach a
emprunté directement des chorals harmonisés à
des recueils contemporains… il s’agit en premier lieu de
la MDC 028 “Ermuntre
dich mein
Schwaeger
en numéro final [11]. Ce choral harmonisé appartient à
Christoph Peter et avait été publié en 1682 dans
le Gesangbuch
de Vopelius. Autres exemple avec les cantates BWV 27 et 8…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.
Pages 564 à 570] :
«…Deux strophes de choral de Johannes Rist (1641), que
Bach a reprises dans l’harmonisation ancienne (1655) de
Christoph Peter. Les voix sont doublées par les instruments,
dont trois trompettes… »
DÜRR :
Emil Platen a pu prouver que Bach a emprunté le choral final,
à quelques minimes modifications près, au livre de
cantiques leipzigois de Gottfried Vopelius, publié en 1682 ;
ce cantique remonte à une composition de Christoph Pater
datant de 1655 ».
HOFMANN :
« …Finalement, Bach a posé une énigme
à la postérité avec son choral conclusif. Cette
page n’est pas de lui mais plutôt de Christoph Peter
(1626-1689), le cantor de Guben. Bach reprend ici le mouvement vieux
de soixante-dix ans qui figure dans le Neu
Leipziger Gesangbuch
de 1682, en y apportant quelques légères modifications.
Pour quelle raison ? Lui seul le sait ».
LEMAÎTRE :
«…Cette page n’est pas de Bach mais de Christoph
Peter. Elle figure dans le Neu
Leipziger Gesangbuch
de Vopelius (1682).
MACIA
[Tout Bach,
pages 121/122] : « Bach utilise deux strophes du
cantique « Du
Lebensfürst, Herr Jesu Christ
de Rist, dont la mélodie, due à Christoph Peter, est
telle qu’on la trouve dans le Neu
Leipziger Gesangbuch…»
BIBLIOGRAPHIE
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BACH
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BRAATZ
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MUSIC : Notice de Craig Smith.
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chapitre 15. 2010.
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Aryeh : Discussions 1]25 mai 2003 – 2] 7 octobre 2007 –
3] 28 novembre 2010.
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COMPENDIUM ou Répertoire
analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
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Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
: analytisch-Bibliographisches
Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach.
Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 43 = BC A 77.
BACH-JAHRBUCH
BJ
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nouvelle source pour les textes de sept cantates de Jean-Sébastien
Bach et dix-huit cantates de Johann Ludwig Bach.
BASSO,
Alberto : Jean-Sébastien
Bach.
Edizioni di Torino.
1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 39, 96, 158 et 338
Volume 2,
pages 248, 253, 255, 259, 268, 407, 408, 417, 418, 419-420, 421, 428,
431 et 493
:
Notice de l‘enregistrement de Philippe Herreweghe. 1993
BLANKENBURG,
Walter : BJ 1977, pages 7 à 25:
Eine neue Textquelle zu sieben Kantaten Johann Sebastian Bachs…
On
y trouvera notamment la page de titre de l’édition de
Rudolstadt (Thuringe), 1726, sans nom d’éditeur
BOMBA,
Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling /
edition bachakademie,
volume 15. 1999
BOYER,
Henri: Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
L’Harmattan 2002. Pages 163/164
:
Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
L’Harmattan 2003. Pages 56, 151 à 153
BREITKOPF.
Recueils :
Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 9, 102 et
360
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. N° 81 (82)
CANTAGREL,
Gilles : Les
cantates de J.-S. Bach.
Fayard. 2010. Pages 564 à 570
:
Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach.
Fayard 1998. Page 191
COLLECTIF
: Tout Bach.
Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt.
Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc
Macia : Cantates
d’église.
Pages 121/122
DÜRR,
Alfred :
Die
Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter.
Kassel 1974. Volume I., pages 284 à 288
:
Notice d’introduction dans coffret Das
Kantatenwerk / Harnoncourt,
volume 12. 1975]
:
Notice identique à la précédente reprise dans le
coffret des enregistrements de Fritz Werner. Warner Classics, 2004.
EKG
: Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische
Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « EKG ».
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Jean : Critique de la version de Gunther Ramin dans la revue
Diapason,
vers 1976
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Karl : Jean-Sébastien
Bach. Le Seuil 1966.
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GRISCHKAT,
Hans : Notice de son enregistrement HM 1111. 1971
HALBREICH
Harry : Critique du coffret Das
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/ Harnoncourt, volume 12. Revue Harmonie,
n° 113, janvier 1976
HARNONCOURT,
Nikolaus : Remarques
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HARNONCOURT,
Nikolaus : Le Dialogue
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CN
147, pages 29 (Mvt. 1 : symbolique du chiffre „7“), page
47 (symbolique du chiffre „14“), page 58 (symbvolique du chiffre
„14“) et page 137.
:
Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate
98731. 1982 En collaboration avec Marianne Helms.
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Literaturverzeichnis : 49 (Scheide).
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vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Pages
84/85
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Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann
Sebastian Bachs. Bach-Archiv, 20 novembre 1970. Page 30
(1726)
PETITE
BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions
du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « PBJ ».
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édition. 1919. Page 162
PIRRO,
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1907. Minkoff
Reprint Genève 1973.
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Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV).
Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
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(1936). Neumann.
BJ.
1908, 1912, 1914
SCHWEITZER,
Albert : J.-
S. Bach "Le musicien-poète".
Foestich 1967, 8e
édition. Édition française de 1905
J.
S. Bach. Édition
allemande complète, en deux volumes. 1911.
Pages 238/239
Édition
américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications,
inc. New York. 1911-1966.
Volume
2, pages 63, 85, 332 (note), 334 et 460
SPITTA,
Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré:
« His
work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952.
Volume II, page 316. Volume III,
pages 70,à 72. 77, 80 et 284
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Archiv Produktion. 2000
VIGNAL,
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Bach. Les chemins de
la musique. Fayard. 1997. (l’héritage de Bach) pages 66,
68 et 69
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Dingemann van : Notice (sur CD, page 91) de l‘enregistrement de
Pieter Jan Leusink.
WHITTAKER,
W. Gillies : The
Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular
Oxford U.P. 1959-1985
Volume 1,
page 655. Volume 2, pages 235 à 245
WOLFF
: Notice de l‘enregistrement de Ton Koopman, volume 16. 2002
WUSTMANN,
Rudolf : J.S.
Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte.
Breitkopf &
Härtel, 1913-1967. Pages 127 à 129
ZWANG,
Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982. ZK 141, pages 226/227
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE
BWV 43
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
11
références (Aryeh Oron, octobre 2002 - octobre 2010) +
6 mouvements individuels (octobre 2002 - janvier 2009).
Exemples
musicaux : Aryeh Oron (février 2003 - janvier 2005).
*8]
GARDINER. The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Durée
: 18’02 Soprano
: Nancy Argenta. Contre-ténor : Michael Chance. Ténor :
Anthony Rolfe-Johnson. Basse : Stephen Varcoe.Londres
(GB), octobre 1993.
CD
Archiv 463 583-2 AH. 2000. Avec les cantates BWV128, 37 et 11
Prévision :
Reprise prévue sous label SDG en 2012 avec les cantates BWV
11, 37 et 128
4]
GRISCHKAT, Hans. Schwäbischer Singkreis. Bach Orchester
Stuttgart. Eglise
Martin Luther de Böblingen. Octobre 1971
Disques
Corona HM 1111 (ex Allemagne de l’Est) et Carus (FSM) 43101.
Avec la cantate BWV 104
5]
HARNONCOURT (volume 12). Wiener Sängerknaben. Chorus Viennensis.
Concentus
Musicus Wien. 1975
Soprano
(jeune garçon) : Peter Jelosits. Alto : Paul Esswood. Ténor
: Kurt Equiluz. Basse : Ruud van der Meer. Vienne, 1975
Durée
: 20’25.
Disque Teldec 6.35283-00-501-503. Das
Kantatenwerk
(volume 12). 1975. Selon H. Halbreich, la 4e
gravure mondiale.
CD
(D). Teldec 4509-91757 2. Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas,
volume 3. Coffret de six CD avec les cantates BWV 37 à 60
CD
Teldec 2292 42559-2.
Das Kantatenwerk
(volume 12).
1987.
Avec la cantate BWV 44.
Reprise
Bach
2000.
Teldec, volume 1. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates BWV 1 à
14 et BWV 16 à 47
Reprise
CD Warner Classics, 8573-81201-5. Intégrale en CD séparés,
volume 14. 2006. Avec les cantates BWV 42 et 44
7]
HERREWEGHE. Collegium vocale. Soprano : Barbara Schlick. Alto :
Catherine Patriasz. Ténor : Christoph Prégardien. Basse
: Peter Kooy.
Mai 1993. Durée : 20’26
CD
Harmonia Mundi France HMC 901479 (deux éditions). 1993. Avec
les cantates BWV 44 et 11
10]
KOOPMAN (volume 16). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano
: Johannette Zomer. Alto : Bogna Bartosz. Ténor : Christoph Prégardien.
Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk, Amsterdam (NL), février et
mars 2002.
CD
Antoine Marchand
Challenge CC 72216. Distribution en France, janvier 2005. Avec les
cantates BWV 49 et 39
En
complément : Appendix du mouvement 7 (avec partie de
violon solo au lieu de celle de trompette ).
Reprise
sous le titre « Ascension
cantatas ».
2008. Coffret CD Challenge Classics 72285. Avec les cantates BWV 11,
128 et 37
9]
LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Soprano :
Église Saint-Nicolas d’Elburg (NL). Durée : 20’47
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume 19. Cantates, volume 10
Reprise
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV – 93102
19/95 Avec les cantates BWV 137, 25, 119
*3]
POINAR, George. Festival Chorus & String Orchestra. Festival
Symphony Orchestra. Baldwin Wallace College, Berrea, Ohio (USA). Enregistrement
« Live », avril 1970
Disque
Conservatory of Music. Avec le concerto de violon BWV 1041.
1]
RAMIN. Soli
& Thomanerchor. Orch. Gewandhaus Leipzig. Enregistrement
de mars 1951. Durée : 24’02 [Le continuo etait
tenu par le jeune
chef Karl Richter !]
Disque
Corona RDA VEB, 1966-1965 ? Reprise label Eterna N° 8 20
524 Kantaten, Johann
Sebastian Bach, volume
9.
Avec
la cantate BWV 128
Reprise
en coffret Eurodisc 89.814 XGK.. 1976. Avec les cantates BWV 42, 57,
67, 73, 106, 111, 128 et 131
CD
Berlin Classics 090952BC. Historische Aufahmen mit Günther
Ramin. Coffret
de 9 CD. 1997. Avec la cantate BWV 12, 128
Reprise
CD Leipzig Classics 001805 2BC. « Cantatas
II – Bach in Germany ».
Volume I/1. A. 1999. Avec les cantates BWV 12, 128
6]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Kantorei.
Soprano : Arleen Auger. Alto : Julia Hamari. Ténor :
Lutz-Michael Harder.
Basse : Philippe Huttenlocher. Gedärchtniskirche. Stuttgart (D).
Octobre 1982. Durée : 23’07
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98731. 1982. Avec la cantate
BWV 13
CD
Die Bach Kantate
(volume 34) Hänssler Classic Laudate 98885.1982. Ave les
cantates BWV 86 et 87
CD
Hänssler edition bachakademie
(volume 15) Hänssler-Verlag 92.015. 1999. Avec les cantates BWV
44 et 45
11]
Suzuki (volume 44). Bach Collegium Japan. Soprano : Rachel Nicholls.
Contre-ténor : Robin Blaze. Ténor Gerd Türk. Basse
: Peter Kooy. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japon.
Septembre 2008. Durée : 19’47
CD
BIS-SACD 1791. 2009. Distributon en France, octobre 2009. Avec les
cantates BWV 88 et 146
2]
WERNER. Chorale Heinrich Schütz, Heilbronn. Orchestre de chambre
de Pforzheim. Soprano : Friederike Sailer. Alto
: Claudia Hellmann. Ténor : Helmuth Krebs. Basse : Jakob
Stämpfli. Ilsfeld (D) 1961. Durée : 23’07. Averc la
cantate BWV 182
Disque
Erato Stéréo = STU 50087. Les
Grandes Cantates,
volume 9
Reprise
CD Erato 4509-97407-2. Coffret de deux CD. Warner Classics. 1994.
Avec les cantates BWV 8, 26, 61 85, 130 et 182
Reprise
Warner Classics / Erato 2564 61401- 2 LC 04281, volume I. Coffret de
dix CD. 2004
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 43
M-1.
Mvt. 9] William H. Scheide. Bach Aria Group. Disque Vox, 1947 ou
1948.
M-2.
Mvt. 1] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage Choir / Bach-Orchester
Berlin. Disque baroque Music Club. Fin des années 1950 ou
1960.
Report CD Soli Deo Gloria, volume 4.
M-3.
Mvt.3] Rudolf Mauesberger. Gewandhausorchester Leipzig. Ténor
: Peter Schreier. Disque decca „Eclipse“.. Fin des années
1960.
M-4.
Mvt. 7. Aria pour basse. Maryland Bach Aria Group. Avec cordes,
cmavier et trompette. 1990. CD Crystal Records.
M-5.
Mvt. 11] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir / Soloists of the
Freiburger Barockorchester. Juin 1999. CD Brilliant Classics / Bayer
Records.
Bach Edition (2000). Volume 23. Chorals
(389) de l’édition Breitkopf.
Reprise
Bach Edition (2006). Chamber
Choir of Europe. CD Brilliant Classics V – 93102
30/136.
M-6.
Mvts. 2 et 3] Fabio Biondi. Europa Galante. 25- 30 mars 2000. CD
Virgin Veritas 545420. J.S. Bach : Cantatas & Arias.
C.
Role. Mars 2011
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