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Cantata BWV 37
Wer da gläubet und getauft wird
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé
Commentary in French |
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HIMMELFAHRT
ASCENSION
Leipzig, 18 mai 1724 |
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CONTENU |
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Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie
Annexe BWV 37 - Philipp Spitta |
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AVERTISSEMENT |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2009). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Outre les interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
BB / SPK = Berlin Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
OP = Originalpartitur – partition autographe
Ost = Originalstimmen - parties séparées originales
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen |
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DATATION BWV 37 |
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Leipzig, jeudi 18 mai 1724. Nouvelle exécution à Leipzig, le jeudi 3 mai 1731. Cette reprise est apparemment attestée par les copies filigranées « M.A », effectuées, selon toute vraisemblance, par Johann Ludwig Krebs [1713-1780, présent à Leipzig entre 1726 et 1737].
HIRSCH: Classement CN 75 (Die chronologisch Nummer – numéro chronologique). I. Jahrgang. Leipzig
Chronologie (celle d’Alfred Dürr) 1724: BWV 12 (30 avril) - BWV 166 (7 mai) - BWV 86 (14/mai) - BWV 37 (18 mai) - BWV 44 (21 mai) - BWV 172 (28 mai).
NEUMANN: 1724-1731
PIRRO: Datation 1730-1734, d’après Spitta (avec les cantates BWV 102, 25, 109).
SCHMIEDER: Vers 1729
TATLOW: «…Bach fête l’Ascension pour la première fois à Leipzig le jeudi 18 mai 1724
L’ancienne datation (Spitta) s’étendait sur la période allant de 1729 à 1734 (ca 1729). Cantate classée 1C par Alfred Dürr, proche par sa forme de BWV 144, 166, 86 et 44. |
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SOURCES BWV 37 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Pas de partition autographe connue.
BOMBA: «…La partition originale et certaines parties des voix exécutant la cantate sont perdues. Il manque aussi la partie de violon solo de l’air n° 2 ; elle a été reconstituée dans le cadre de la NBA par Alfred Dürr et Diethard Hellmann.
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
BB Mus. ms. BB/SPK Bach St 100 M. Berlin Preußicher Kultur Besitz. Anciennement Marburg Staatsbibliothek.
11 parties [1724 et 1731], in 4°
Parties (1724) sur papier filigrané « IMK + 3 points ».
[La partition autographe étant perdue, ne restent que les parties de trois copistes où l’on reconnaît sur la page de titre l’écriture de Johann Andreas Kuhnau, neveu (ou petit-fils) du prédécesseur de Bach à Leipzig. Ces documents étaient conservés à la Staatsbibliothek de Marburg, aujourd’hui à Berlin-Dahlem (West Germany –avant 1989).
BG: Sur une ancienne couverture: « Festo Ascensionis Christi / Wer da glaubet und getauft wird ; / à 4 Voc., 2 Hautbois d’Amour, 2 Violini, Viola e Continuo / da Sign : J. S. Bach »
BRAATZ [BCW]: Cet auteur écrit que ces parties séparées originales firent partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach, puis à la mort de ce dernier, transmises à la Singakademie de Berlin qui les remis enfin à la Staastbibliothek (1854, Berlin). Par contre dans son ouvrage Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39, Alberto Basso n’a pas repris BWV 37 dans la liste des cantates figurant dans le catalogue faisant partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel, catalogue publié à Hambourg en 1790. [difficile dans l’état actuel des informations (2009) de trancher sur ce point].
HERZ: Sur les [rares] parties [séparées subsistant de l’exécution de] 1724, le filigrane « IMK et trois points »
- Pour l’exécution de 1731, le copiste serait Krebs (1713-1780, à Leipzig entre 1726 et 1737). Filigrane « MA ».
[Il semble que de nombreuses parties séparées de 1724 étant indisponibles [?] Krebs aient repris intégralement la copie des parties séparées de la reprise de 1731 avec annotations de Bach ?]
HOFMANN: «…Le seul matériel existant en deux groupes. Le premier consiste en trois parties pour les premiers et seconds violons et continuo dans une forme transposée copiée par J. A. Kuhnau, Christian Gottlob Meissner et autres.
Le second renferme huit parties pour soprano, alto, ténor, basse, premier et second hautbois, alto et continuo de la main de Johann Ludwig Krebs .
Selon NBA, il est écrit que le premier groupe des parties fut utilisé au temps de la création tandis que le second groupe fut écrit pour une seconde exécution donnée en 1731. En d’autres mots, il est probable que la plupart des parties utilisées à l’occasion de la création tombèrent en désuétude pour une raison quelconque (une autre possibilité est qu’elles pourraient avoir été prêtées), la partition au complet existait encore en ce temps et le second groupes de parties fut nettement copié à partir de cette partition complète. On pourrait présumer que les deux parties de violon gardées dans ce premier groupe sont des doublets (c'est-à-dire des copies faites à partir des parties des premiers de sections) écrits pour la création et non pas les partitions qui furent vraiment utilisées par les chefs de pupitre. Cela a de graves conséquences pour le second mouvement [voir 2] ».
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG)
BG Jg. VII (7ème année, avec les cantates BWV 31-40). Pages 261-282. Préface de Wilhelm Rust (novembre 1857)
NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 12. KANTATEN ZU DEN SONNTAGEN CANTATE BIS EXAUDI
Bärenreiter Verlag BA 5011. 1959. Heraugegeben von A. Dürr. 4 fac-similés.
BWV 37. Pages 81-100
Avec BWV 166, 108, 86, 87, 43, 44, 183
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5011 41. Alfred Dürr 1960-1989 ?
Partition NBA I/12 (impression Bärenreiter Verlag. Kassel. 1960) dans le coffret Das Kantatenwerk / Harnoncourt [Vol. 10]. 1974
AUTRES ÉDITIONS
Breitkopf & Härtel. Part. PB 2887. Chorst. ChB 448. Cembalo u. Orgel (révision de Max Seiffert) OB 1192. –
2008. Partition PB 4537 (24 pages) – Réduction piano et voix EB 7037 (28 pages) – Parties séparées (6) OB 4537 - Chœur ChB 4537
Eulenburg. Partition de poche, n° 1068. Préface de Hans Grischkat. Partie [2] reconstituée avec la partie de violon solo en [2].
Nouvelle édition distribuée par Schott 49009396-H
Hänssler, avec introduction de Hans Grischkat, 1965
Kalmus (Edwin F.) Study Scores. N° 815. Volume XII. New York 1968 (avec BWV 35-37). Tirant son origine de l’ancienne édition de la BG la partie de violon solo “restaurée” par Alfred Dürr n’est pas présente.
Peters KIA (Voix et clavier).
GRISCHKAT: Dans son introduction à la cantate (Disque FSM, mai 1972), signale une première édition par Robert Franz, chef de chœur à la Singakademie de Halle (de 1842-1867), chez F.C. Leuckart-Verlag, Leipzig, 1864-1877. De nombreuses additions sur [1] et [4] au plan instrumental.
[Suite aux révisions de A. Dürr et de D. Hellmann, Hans Grischkat a donc préfacé la Taschennpartitür chez Eulenburg]
[Selon ThomasBraatz / BCW, on doit à Robert Franz la première « restauration de la partie de violon solo dans le mouvement [2]. |
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PÉRICOPE BWV 37 |
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Ascension.: « Vainqueur de la mort, du péché et de l’enfer, le Seigneur monte au ciel en présence des Apôtres, quarante jour après sa Résurrection. Célébration de la messe dans la joie et l’espérance. In « Missel »: 6e dimanche après Pâques. Pour la même circonstance, voir BWV 128 (10 mai 1725), BWV 43 (30 mai 1726), et BWV 37, de nouveau le 3 mai 1731. BWV 11 (19 mai 1735).
Épître: Actes des Apôtres 1, 1-11 [PBJ 1624]
Évangile: Marc 16, 14-20 [PBJ 1532]
Même occurrence, les cantates BWV 11 (1735), 43 (1726), 128 (1725)
MISSEL ROMAIN
Lectures de l’Ascension.
Introït / Epître. Actes 1, 11 [PBJ 1624]: « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là ?
Évangile. Marc 16, 14-20 [PBJ 1532]: …Allez par le monde entier… Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé…
Psaume 47, 6 [PBJ 844]: Dieu monte parmi l’acclamation…
Communion: Psaume 68, 33-34 [PBJ 863]: Le chevaucheur des cieux
EKG. Himmelfahrt.
Épître aux Colossiens 3, 1 [PBJ 1740] : L’union au Christ… Recherchez les choses d’en haut…
Psaume 47 [PBJ 844]. Le psaume de l’Ascension dans la tradition catholique
Lied EKG 91 « Auf diesen Tag, bedenken wir ». Strasbourg 1537 ; mélodie et texte de Johannes Zwick (1576)
Épître. Acte 1, 11 [PBJ 844]
Évangile. Marc 16, 14-20 [PBJ 1532]
DÜRR: «…L’évangile du jour de l’Ascension (Marc 16, 14-20) contient tout d’abord l’exhortation du Christ à la diffusion de la Bonne Nouvelle et du baptême, puis le récit de l’Ascension. Les cantates que Bach écrivit pour cette fête se rattachent à l’un ou l’autre de ces sujets. C’est ainsi que dans la cantate BWV 37, il n’est fait aucune allusion à l’Ascension elle-même ; son thème est la foi, et la justification qu’elle apporte au chrétien…» |
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TEXTE BWV 37 |
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Auteur inconnu
Schmieder, Neumann, Wustmann avancent Christian Weiss… mais Basso, Ferdinand Zender (1968) et Harald Streck (1971) désignent (avec quelques réserves) Salomon Franck.
Christian Weiss (Zwickau 10 octobre 1671 – Leipzig 8 décembre 1736). Pasteur à Leipzig à partir de 1714. Arthur Hirsch parle des similitudes du texte avec les cantates BWV 67, 166, 86 et 44. Alfred Dürr a classé cette cantate dans le groupe « 1C » avec les BWV 144, 166, 86, 37, 44, liste à laquelle s’ajoute après les travaux (in BJ 1976) de W. Hobohm (exposition de la doctrine luthérienne), les BWV 6, 42, 44, 79, 144 et 166. Même articulation: Chor (avec citation biblique) – Aria + Choral + Récitatif + Aria + Choral. Mais dans la cantate BWV 37, aucune allusion précise à l’Ascension, si ce n’est dans [5]: « Le Roi donne à l’âme des ailes qui l’élèvent jusqu’au ciel ». Le texte insiste surtout sur la foi et la justification.
[On verra les compositions de Buxtehude et de Graupner basées sur le même cantique].
BOMBA: «…C’est un passage de l’Evangile de Marc (16, 14 et suivants) qui était lu. Le récit de l’Ascension du Christ y débute par l’ordre de missionnariat et de baptême. Bach ne s’intéresse qu’à cet aspect dans sa cantate. Les paroles décisives sont proférées comme un titre dès le chœur d’entrée, toutefois dans leur antithèse « Mais qui ne croit pas sera condamné… Le développement des idées dans toute la cantate fait plutôt penser à un sermon qu’à un texte de réflexion, si bien qu’on a pu en attribuer l’écriture au pasteur de Saint-Thomas, Christian Weiß ».
HOFMANN: «…Pour la cantate qu’il composa pour l’Ascension qui, en 1724, tomba le 18 mai, Bach se tourna encore une fois vers un texte d’un poète inconnu qui lui avait déjà fourni les paroles des cantates BWV 166, 86. Le texte est arrangé selon exactement le même modèle ».
1] Citation textuelle de Marc 16, 16 [PBJ 1532]: « Celui qui croira sera sauvé ». La citation instrumentale, la deuxième mélodie annoncée aux violons paraît allusive et renvoie à EKG 240 « Dies sind die heilgen zehn Gebot » (Voici les dix Saints Commandements que nous a donné le Seigneur Dieu), d’après le texte de Martin Luther (1524) sur une mélodie du XIIIe siècle « In Gottes Namen fahren wir ». On verra alors BWV 635, 678, 679 et BWV 298 (Erfurt 1524). Cette mélodie est d’origine profane. Allusion aussi à la basse continue avec sur la ligne descendante sur la période finale du cantique « Wie schön leuchtet der Morgenstern » (EKG 48), de Philipp Nicolaï, 1599, que l’on retrouve aussi dans [3]
2] Poésie libre « … pur amour ; livre de la vie ; trésor… »
3 Texte (et mélodie de la cinquième strophe du cantique (en sept strophes - 1599) de Philipp Nicolaï (1556-1608) Wie schön leuchtet der Morgenstern] dont l’inspiration est proche du psaume 45 (Épithalame composé à l’occasion du mariage d’un roi d’Isräel (Achab) avec une princesse de Tyr (Jézabel).
La mélodie est connue à Strasbourg vers 1538
Renvoi à EKG 48/5 et aux cantates BWV 1, 49/6, 61/6, 172/6
4] Citation de l’évangile de Marc 16, 16 : « Celui qui croit et qui est baptisé… » et aussi renvoi à l’Épître aux Romains 3, 28 [PBJ 1673]: « Car nous estimons que l’homme est justifié par la foi » [Citation bien luthérienne qui trouve son équivalence dans la cantate avec C’est pourtant la foi seule qui fait de nous des justes…]
Renvoi possible au psaume 4, verset 11 [PBJ 810]: « Les cœurs droits contempleront sa face ».
5] Sans doute l’unique citation vraiment proche de l’Ascension: « La foi donne à l’âme des ailes qui l’élèvent jusqu’au ciel…»
6] Quatrième strophe du cantique (en 9 strophes) de Johann Kolrose (né avant 1490- mort vers 1558-1560), publication isolée vers 1535 à Nuremberg sous le titre « Wer da gläubet und getauf wird – Celui qui croira et sera baptisé…». C’est précisément l’incipit du premier mouvement tiré de l’Évangile de Marc.
La mélodie tirée d’un chant profane « Entlaubet ist der Walde – La forêt est effeuillée » est datée du XVe siècle en Europe centrale. On la retrouve dans le recueil « Böhmische Brüder », vers 1544 et elle est publiée à Francfort-sur-le-Main en 1662 (J.K. Horn 1544 – Praxis pietatis 1662).
Renvois à BWV 147a (EKG 335/6). Neuf strophes dont c’est ici la 4e. On verra, tiré de la même source, EKG 205 (les frères bohémiens). Voir aussi BWV 347 et 348 (Schmieder, page 393 – vers 1544 - 1662). Recueil publié par Breitkopf, n° 10, ca 1784-1787.
[Renvoi à EKG 335/4].
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 281]: «…L’attribution par Wustmann des textes de BWV 37, 44, 67, 75, 76, 81, 86, 104, 154, 166, 179 au théologien Christian Weiss senior est fort discutable, pour ne pas dire inconsistante ». Basso comme Harald Streck reconnaît des tournures à la Franck ».
DÜRR: «…L’auteur du texte est inconnu ; sans doute a-t-il encore fourni à Bach un certain nombres d’autres livrets de cantates destinés au temps entre Pâques et la Pentecôte, et ce n’est pas sans fondement qu’on a cru reconnaître en lui la personne du pasteur de Saint-Thomas, Christian Weiss. » |
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GÉNÉRALITÉS BWV 37 |
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DÜRR: «…Bien que cette Cantate pour l’Ascension s’en tienne à des dimensions restreintes, et que son exécution ait sans doute eu lieu entièrement avant le sermon, elle n’en comprend pas moins deux parties, dont chacune se termine par un choral…»
GALLOIS: «…Bien plus recherchée [que la BWV 172 du même disque] apparaît la cantate BWV 37. Si l’orchestre s’affiche plus traditionnel, disons d’une recherche moins expressionniste, la facture de l’œuvre en revanche s’avère beaucoup plus travaillée en profondeur, beaucoup plus mûre aussi, tant du point de vue christologique que musical. C’est ainsi, par exemple, que Bach retient la seule première affirmation de l’Évangile du jour et « oublie » volontairement que « celui qui ne croit pas sera damné », conservant dans un grand élan de foi en la clémence divine, la certitude que tout croyant baptisé sera sauvé. Musicalement, les trouvailles sont tout aussi évidentes: l’air de basse [5] assurant que la foi donne des ailes à l’âme se trouve contrepointé par un délicat hautbois d’amour ; les deux premières lignes du choral final balancent entre mineur (le péché) et majeur (son pardon). L’air de ténor [2] laisse se dérouler autour de lui une magnifique guirlande mélodique au violon (restituée par Alfred Dürr et Diethard Hellmann)tout comme l’avait déjà fait par exemple l’aria de soprano dans la cantate n° 147… Mais ce qui constitue peut-être la plus grande trouvaille de cette page, c’est bien le choral –duo entre là soprano et l’alto [3]. Il faut entendre ces accents joyeux qui s’achèvent à la limite de l’expression et de l’ardeur religieuse par de simples vocalises sur le mot « Eia », devançant d’un siècle et demi le cri des Nornes wagnériennes. Monuments de fraîcheur, de foi robuste et confiante donc ; telles apparaissent ces deux pages ».
GRISCHKAT: Cette cantate était peu connue, voire peu appréciée vers les années 1965. Il note une proximité avec BWV 17 et ajoute des considérations sur les possibilités d’interprétation de la musique baroque (dynamique, tempi), données le plus souvent absentes dans les partitions. En exemple, il fournit les « tempi » dans [1], de Karl Straube (Thomanerchor), Reinhardt (Winterthur) et de Ristenpart, tempi évoluant de 4 à 7 ».
TATLOW: «…dans l’un des alphabets numériques qu’utilisaient plusieurs de ses amis poètes [lesquels ?], les mots formant le titre de la cantate représentent un total de 283 [les six mots ont une valeur de 43 + 5+ 70 + 37 + 77 + 51 = 283], Bach conçut donc une cantate de 283 mesures – aux 250 mesures sur la partition s’ajoutent les 33 mesures du da capo du deuxième mouvement ». |
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DISTRIBUTION BWV 37 |
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NEUMANN. Sopran, Alt, Tenor, Baß. - Chor. Oboe d’amore I, II ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER. Soli : A, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe d’amore I, II ; Viol. I, II ; Vla ; Cont.
DÜRR [Bach-Jahrbuch 1957]: «…Reconstruction de la partie de violon solo dans [2] pour le 7e festival international Bach, Mayence, mai 1962 avec Diethard Hellman…»
HOFMANN: «…Voir la notice de l’enregistrement Suzuki (2001), sections 1, 2 et 3. « En admettant que cette supposition soit juste, les candidats pour la partie obligée parmi les instruments utilisés dans la cantate sont le violon et le hautbois – mais, à en juger d’après le matériel mentionné précédemment, on peut en conclure que le violon fut l’instrument choisi. C’est pourquoi il semble fort probable que l’obligato fut inclus dans la partie utilisée par le premier violon. Il n’y a pourtant rien qui prouve qu’un ou deux violons fussent utilisés pour l’obligato. Nous avons décidé [dans l’enregistrement Suzuki] de reconstruire l’obligato dans une version pour violon seul. D’importantes allusions provinrent du chiffrage indiquant l’harmonie écrite dans la partie de continuo transposée pour exécution à l’orgue. Comme c’est souvent le cas, le chiffrage harmonique fut exécuté non par Bach mais par le copiste. Vu la nature des erreurs de copie par contre (par exemple l’apparition d’un 6 insignifiant où un bémol aurait été attendu) le chiffrage harmonique n’est pas l’œuvre du copiste puisque la copie a été faite à partir d’une version renfermant les chiffres. Par conséquent, on peut croire la partition fiable aux endroits autres que ceux où d’évidentes fautes de copies ont été faites. La partie de violon obligé utilisée ici a été reconstruite par Masato Suzuki, fils du présent auteur (le chef Masaaki Suzuki)…. Il est surprenant que Bach se soit limité à des forces instrumentales si modestes – cordes et deux hautbois d’amour – dans une œuvre pour un jour si important: Le jour de l’Ascension était généralement souligné par des trompettes et tambours. La retenue de Bach est certainement le résultat de circonstances extérieures qui nous sont inconnues aujourd’hui. Bach compense cependant tout manque de splendeur sonique [ ?] par une riche imagination musicale…»
SCHWEITZER [J. S. Bach, volume 2, page 464-465: un point de vue d’Albert Schweitzer qui ne manque pas d’actualité…] :« Il y a plusieurs possibilités dans les cantates utilisées pour un simple culte musical par un chœur d’église…ainsi qu’il pourrait se faire dans des cérémonies liturgiques plus souvent que ce n’est le cas aujourd’hui [écrit vers 1900]. Ceci est particulièrement vrai pour les chœurs-motet dans les cantates n° 2, 8, 12, 28, 37, 38, 64, 116, 118, 144, 150 et 179 ; ils pourraient être exécutés en cas de besoin avec seulement un orgue ou un petit orchestre…De nombreux duos et trios simples et ont déjà été signalés et seraient chantés par un chœur de plusieurs voix dans chaque partie…[exemple: … la cantate n° 37, duo pour soprano, alto et la basse…]
[Comme dans la cantate BWV 166/2, le deuxième mouvement de la cantate BWV 37/2 bénéficie de la restauration de la partie de violon par Alfred Dürr / NBA]. |
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APERÇU BWV 37 |
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1] CHORSATZ. BWV 37/1 |
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WER DA GLÄUBET UND GETAUFT WIRD, DER WIRD SELIG WERDEN.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé.
La majeur (A- Dur), 3/2, 87 mesures. Tonalité générale: l’affirmation
BG Jg. VII. Pages 261-269. Chor. Oboe d’amore I. / Oboe d’amore II. / Violino I. / Violino II. / Viola. / Soprano. / Alto. / Tenore. / Basso. / Continuo.
NEUMANN. Sinfonia introductive. Chœur en imitation (Basse –Ténor – Alto – Soprano) avec partie instrumentale obligées (et choral intercalé).
SCHMIEDER. Chor : Sopr.; Alto, Ten., Basso ; Ob. d’amore I, II, Viol. I, II, Vla. ; Cont.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 331]: «…Cette cantate commence par une page de style archaïque, mais les paroles du Christ ne sont plus confiées à un soliste, mais au chœur. Dürr a souligné la disposition thématique particulière de ce motet qui dans l’introduction présente, en superposition, trois lignes mélodiques ; la première (hautbois d’amour) anticipe le thème qui sera développé par le chœur, la seconde (violons) est inspirée du choral « Dies sind die heilgen zehn Gebot » et la troisième (continuo) présente la ligne mélodique descendante caractéristique de la conclusion de « Wie schön leuchtet der Morgenstern », dont la cinquième strophe est élaborée dans le n° [3] dans un style à deux voix de type ancien, avec le cantus firmus orné et alterné entre les deux parties ».
BOMBA: «…Les paroles décisives sont proférées comme un titre dès le chœur d’entrée, toutefois dans leur antithèse « Mais qui ne croit pas sera condamné ».
BOYER: «…La cantate BWV 37 brille d’abord par la fermeté de son chœur initial qui illustre, sous une technique proche du motet, la solidité de l’homme qui aura la foi et sera baptisé, condition sine qua non de la doctrine de Luther ». Première ligne choral: celle du chœur lui-même. Deuxième ligne chorale indépendante (au violon) inspirée de la MDC 021 (Mélodies de chorals, pages 135-136) « Dies sind die heilgen zehn Gebot ». Troisième ligne choral, au continuo (MDC 110) « Wie schön leuchtet der Morgensten », anticipation de [3].
CANTAGREL [pages 319-320]: «…Mais voici que ce même choral de l’Épiphanie « Wie schön leuchtet der Morgenstern », Bach le cite dans le chœur initial de (BWV 37)… Or, bien loin de fêter la venue du Messie, la fête de l’Ascension célèbre au contraire la montée du Christ aux cieux, son départ physique de la terre. De Bach, cependant, on ne peut s’attendre ici à une erreur, moins encore à un contresens, mais bien à une intention exégétique précise. Dans une texture dense, la sinfonia liminaire superpose trois dessins mélodiques utilisés plus loin dans la cantate, qui en soulignent le sens. Les hautbois d’amour entonnent en effet le motif que reprendra le chœur, « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ». Mais les violons contrepointent ce thème d’une phrase très caractéristique, tout droit issue du choral « Dies sind die heil’gen zehn Gebot », dont les premières et insistantes notes annoncent le choral final de la cantate : la foi est bien un commandement donné par le Christ à ses Apôtres et à l’église entière, ce que confirmera le texte du récitatif n° 4. Et la basse [320] instrumentale soutient l’édifice d’une ligne descendante, celle de la dernière période du choral (n°3), paroles d’actions de grâces ; le timbre de ce choral n’est autre, à nouveau, que « Wie schön leuchtet der Morgenstern », que les fidèles identifient immédiatement et associent mentalement à l’idée de venue du Messie. Or, tel est bien le but poursuivi par Bach, qui révèle ainsi à ses auditeurs l’enseignement de l’Ascension. Dans sa dernière prédication, au moment de quitter ses proch, le Christ leur annonce sa parousie, son retour sur la terre à la fin des temps…»
DÜRR: «...Au cours d’une introduction orchestrale assez importante, le premier morceau développe trois mélodies présentées simultanément et dont la première, confiée aux hautbois, constituera le thème initial du chœur « Wer da glaubet ». La seconde, énoncée par les violons, rappelle le cantique de Luther « Die sind die heilgen zehn Gebot », sans que l’on puisse affirmer s’il s’agit de la part de Bach d’une allusion volontaire à cette mélodie, d’origine d’ailleurs profane. Enfin, la basse continue fait entendre une ligne descendante qui réapparaîtra dans le troisième mouvement comme période finale du cantique « Wie schön leuchtet der Morgenstern ». La partie vocale de ce premier chœur se présente alors en grande partie comme une combinaison des parties chantées et de fragments de la Sinfonia introductive : après quelques mesures en imitations, confiées aux voix seules (avec le soutien de la basse continue), les instruments interviennent avec une partie de la Sinfonia, qui s’amalgame au chœur, procédé qui se renouvellera à plusieurs reprises au cours de ce morceau. Par la suite, le chœur reprend également le thème des violons (die zehn Gebot). Le mouvement le plus impressionnant de la cantate, dans un ton relativement proche de la musique de chambre, dont l’évolution thématique est dans une large mesure assurée par les instruments. »
GRISCHKAT: «…Annonce, retraite et bonheur dans la foi. Choral lumineux en la majeur tourné vers la douceur. Deux motifs contrastants. Thématique. Mélodie ample et calme en notes longues et une mélodie plus efficace en notes répétées, la première avec deux hautbois reprise par le chœur à quatre voix donne au mouvement son inoubliable caractère de solennité et d’intimité. La deuxième présentée par les deux violons lui offre son intensité et son élan. Ceci est cité par Sirp (1932) et Smend (1948) qui précisent qu’il s’agit bien d’une citation volontaire de Bach ; ce second motif est donné pendant près de la moitié du choral d’entrée aux instruments seuls puis apparaissant d’ailleurs dans toutes les voix orchestrales, et, que dans la seconde partie, le chœur utilise ce même puissant thème de façon intensive
HOFMANN: «…Dans le premier mouvement, les paroles de Jésus sont données cette fois non pas à la basse seule mais au chœur entier. Ce mouvement montre des traces de la tradition du motet et est conçu en contrepoint strict où les instruments tiennent aussi un rôle important. Il exprime une certaine joie sérieuse qui convient très bien à la signification dogmatique du texte. Bach reste objectif et ne se perd pas en extravagances d’images ou d’émotions ; en bon enfant de son temps, Bach ne put résister à la tentation de doter le seul mot « getauft » de coloratures explicatives comme une image du filet de l’eau baptismale ».
HIRSCH [Zahl…page 108): La somme numérique de « Wer da… wird » est de 289, nombre de note que joue le hautbois 2 et si l’on prolonge le texte jusqu’à « der wird… werden », l’on obtient 486 notes, somme approchée des notes confiées au violon 1: 468. Ceci n’est pas très convaincant ! Par contre (page 64), le chiffre « 87 », le nombre de mesures du mouvement [1] correspond à la valeur numérique de Trost (la foi) soit (19 + 17 + 14 + 18 + 19 = 87). Mouvement [1] pour dix voix et 7 sujets.
LEMAÎTRE: «…Page en style motet. Trois lignes se superposent : 1) le thème exposé aux hautbois et ensuite développé par le chœur – 2) Élément thématique affecté aux violons I et II rappelant la mélodie du Lied de Luther Die sind die heilgen Gebot. 3) Phrase au continuo citant la fin de la mélodie de Wie schön leuchtet der Morgenstern. Ce dernier élément crée un lien avec le troisième mouvement qui exploite justement ce cantique de Philipp Nicolaï…»
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach - La formation rythmique des motifs, Page 91]: «…Le motif (image musicale) associé à l’idée de la foi qui doit rester inébranlable + exemples musicaux tirés de BG VII, pages 264 « Wer da glaubet » et 280 « Wer glaubet ».
WHITTAKER: «…il divise ce chœur en six parties a, b, c, d, e, b. » |
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2] ARIE, TENOR. BWV 37/2 |
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DER GLAUBE IST DAS PFAND DER LIEBE, / DIE JESUS FÜR DIE SEINEN HEGT. // DRUM HAT ER BLOß AUS LIEBESTRIEBE (Wustmann: prononciation préférable sur l’avant dernière syllabe), / DA ER INS LEBENSBUCH MICH SCHRIEBE, (Wustmann : prononciation préférable sur l’avant dernière syllabe), / MIR DIESES KLEINOD BEIGELEGT.(& D.c)
La foi est le gage de l’amour / Que Jésus tient en sa garde pour les siens. / C’est pourquoi il m’a, par pur amour, / En m’inscrivant dans le livre de la vie, / Attribué ce trésor.
BG Jg. VII. Pages 270-271. Aria. Tenore. / Continuo.
La majeur (A- Dur), 4/4, 82 mesures (avec da capo). Tonalité générale: l’affirmation
NEUMANN. Forme trio. Violon ; Tenor, B.c. Parties de violon sont perdues. Koopman, pour son enregistrement, a reconstitué le violon solo
SCHMIEDER. Ten.; Cont. Reconstruction de la partie de violon éventuellement.
DÜRR: «…Le second mouvement, l’air « La foi est le gage d’amour », nous est hélas parvenu sous une forme incomplète. Comme la nouvelle édition des œuvres de Bach (NBA I/12) le signale pour la première fois, il manque une partie du violon solo. Dans le présent enregistrement (Ehmann), elle est remplacée par une reconstitution basée sur le matériel thématique dans les parties de ténor et de basse continue ». Il serait préférable de parler de « dans le style de » plutôt que de reconstruction (Voir Crouch/Net).
HALBREICH: «…L’air de ténor avec la partie de violon obligé, perdue et recomposée par Alfred Dürr ».
HARNONCOURT: «…Le problème de la reconstruction de cet air ayant pu comporter un ou deux violons solos, remplacés dans la version discographique par une simple partie de violon … « la solution la plus simple possible. »
HIRSCH: le chiffre « 7 ». Le thème vocal revient à sept reprises, en dehors du da capo. Au choix : les sept paroles du Christ en croix, les sacrements, le nombre « saint » et bénéfique…»
HOFMANN: «…Cette aria de ténor est supposément accompagnée par le continuo seulement mais un examen détaillé de la pièce révèle que la partie de continuo dans le prélude et l’interlude de cette pièce est extrêmement simple et clairsemé. De plus, on trouve de fréquentes quintes exposées comme le continuo et la partie de ténor. » [Suite dans 3] :« Il semble improbable que le troisième mouvement ne suive pas le second accompagné seulement par le continuo. C’est pourquoi on peut imaginer qu’il pourrait bien y avoir une partie obligée dans cette arie… » Une partie de violon solo a été égaré (comme l’air correspondant de BWV 166) où ici cependant, aucun arrangement apocryphe pour orgue ne vient nous aider pour la reconstruire ».
LEMAÎTRE: «…L’air pour ténor comportait à l’origine une partie de violon solo…» [perdue] |
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3] CHORALBEARBEITUNG, DUETTO, SOPRAN + ALT. BWV 37/3 |
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HERR GOTT VATER, MEIN STARKER HELD ! (Wustmann: variante : « Gott Vater, o mein starker Held ») / DU HAST MICH EWIG VOR DER WELT / IN DEINEM SOHN GELIEBET. / DEIN SOHN HAT MICH IHM SELBST VERTRAUT, (Wustmann : variante: « ihm angetraut ») / ER IST MEIN SCHATZ, ICH BIN SEINE BRAUT, (Wustmann : variante : « ich seine Braut ») / SEHR HOCH IN IHM ERFREUET. EIA ! EIA ! / HIMMLISCH LEBEN WIRD ER GEBEN MIR DORT OBEN ; / EWIG SOLL MEIN HERZ IHN LOBEN.
Dieu le Père, mon puissant héros, / Tu m’as aimée éternellement pour le monde / En ton fils. / Ton fils s’est uni à moi, / Il est mon trésor, je suis sa fiancée, / Comblée de félicité en lui. / Eia ! Eia ! / Il m’accordera là-haut la vie céleste ; / Que mon cœur le loue pour l’éternité.
Ré majeur (D-Dur), 12/8, 39 mesures. Cantus firmus à l’alto.
BG Jg. VII. Pages 272-274. Choral. Soprano. / Alto. / Continuo
NEUMANN. Duett. La mélodie du choral est « Wie schön leuchtet der Morgenstern »..
Partie de continuo ; Soprano, Alto : C.f. avec fioritures dans la partie vocale, en contrepoint et tirant sa substance du choral.
SCHMIEDER. Sopr.; Alto, Cont. Duetto secco (Whittaker !)
Citation motif choral également dans la B.c.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 269]: «…Aria avec élaboration dla mélodie-choral. Voir BWV 6, 10, 13, 19, 37, 38, 44, 85, 86, 92, 93, 95, 114, 122, 137, 140, 166, 178, 180, 199 ».
BOMBA: «…Il faut remarquer particulièrement le concerto-choral (n°3), dans lequel les parties de chant et le continuo unissent à la mélodie du choral les figures soulignant et interprétant le texte ».
BOYER: «…Mélodie de choral (MDC) 110. En duo sous forme de canon avec simple accompagnement du continuo ».
DÜRR: «…Le troisième mouvement est un « Concert choral » pour un petit nombre de voix, tel qu’on en trouve au XVIIème siècle, notamment chez Hermann Schein. Au contraire de ses contemporains, peu intéressés à la forme du choral, Bach reprend donc ici une forme ancienne en la modernisant cependant par une conduite plus mouvementée, et liée thématiquement à la basse continue. De plus, la mélodie du choral est soumise à des modifications fort expressives, suivant le contenu des paroles, tout particulièrement aux mots « dort oben » et « loben » frappe thématique des contreparties, traitement mélodique d’une grande souplesse instrumentale. »
GRISCHKAT: «…Choral à la base du continuo en raccourci et très librement figuré. Il est repris par les deux voix de femmes travaillées en puissance. Coloratures qui finissent par dominer la mélodie. Quelques problèmes rythmiques aux mesures 4 et 18 [?]
HIRSCH: structure : 11 + 11 + 17 = 39 mesures. Le chiffre 11 ( ?) »
HOFMANN: «…Il semble improbable que le troisième mouvement ne suive pas le second accompagné seulement par le continuo. C’est pourquoi on peut imaginer qu’il pourrait bien y avoir une partie obligée dans cette arie… » Pour ce mouvement Bach trouve encore une nouvelle solution. Il retourne à un genre établi cent ans plus tôt par l’un de ses prédécesseurs comme Cantor de St-Thomas, Johann Hermann Schein et il arrange la strophe comme un concerto choral pour deux voix et basso continuo. Les deux lignes chorales paraphrasent, varient et ornent la mélodie du choral mais – et c’est l’innovation - le basso continuo participe également à la présentation de la mélodie, à partir de cela, le basso continuo trouve son propre développement thématique ».
[Noter les interjections Eia ! Eia ! Typiquement germaniques !] |
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4] REZITATIV BAß. BWV 37/4 |
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IHR STERBLICHEN, VERLANGET IHR, / MIT MIR / DAS ANTLITZ GOTTES ANZUSCHAUEN ? / SO DÜRFT IHR NICHT AUF GUTE WERKE BAUEN ; / DENN OB SICH WOHL EIN CHRIST / MUß IN DEN GUTEN WERKEN ÜBEN, / WEIL ES DER ERNSTE WILLE GOTTES IST, / SO MACHT DER GLAUBE DOCH ALLEIN, / DAß WIR VOR GOTT GERECHT UND SELIG SEIN.
Mortels, vous réclamez / Avec moi / De contempler la face de Dieu ? / Alors ne bâtissez pas sur les bonnes œuvres / Car s’il est vrai qu’un chrétien / Doit pratiquer les bonnes œuvres / Puisque c’est la volonté réelle de Dieu, / C’est pourtant la foi seule / Qui fait de nous des justes et des bienheureux en présence de Dieu.
Si mineur (h-moll) → si mineur (h-moll), 4/4, 11 mesures
BG Jg. VII. Page 275. Recitativo. Violino I. / Violino 2. / Viola. / Basso. / Continuo.
NEUMANN. Récitatif instrumenté. Streicher, B.c., Baß
SCHMIEDER. Basso ; Viol. I, II, Vla. ; Cont.
BOMBA: «…On remarquera que Bach ne confie pas ces paroles de l’Ecriture à la Vox Christi ; mais c’est comme telle que la basse solo, nimbée de la brillance des cordes, déclame le récitatif dans lequel le texte, s’appuyant sur l’Epître aux Romains (3, 28), formule, avec la justification par la foi, un pilier de la théologie protestante. Il s’agit ici d’une exégèse sacrée ».
DÜRR: «…Bach parvient à des effets très séduisants par l’accompagnement de l’orchestre à cordes au complet et l’apparition épisodique et coupée de silences des hautbois ».
GRISCHKAT: «…Majestueux récitatif de la basse, mystique, accompagné par les cordes (comparaison avec un récitatif de la Passion selon St-Matthieu) . Mesures 18-25, unisso oboe et Viol I ».
HOFMANN: «…Le texte de ce récitatif révèle que son auteur était un théologien professionnel ; c’est un bref résumé de la doctrine luthérienne avec son rejet de la justifications par les actes. Les bonnes œuvres ne comptent pour rien aux yeux de Dieu, au contraire, seule la foi nous rend justes et saints devant Dieu… » |
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5] ARIE, BAß. BWV 37/5 |
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DER GLAUBE SCHAFFT DER SEELE FLÜGEL, / DAß SIE SICH IN DEN HIMMEL SCHWINGT, / DIE TAUFE IST DAS GNADENSIEGEL, / DAS UNS DEN SEGEN GOTTES BRINGT ; / UND DAHER HEIßT EIN SELGER CHRIST, / WER GLÄUBET UND GETAUFET IST.
La foi donne à l’âme des ailes / Qui s’élèvent jusqu’au ciel, / Le baptême est un sceau de la grâce / Qui nous apporte la bénédiction divine ; / C’est pourquoi celui qui croit et qui est baptisé / Est un chrétien comblé.
Si mineur (h-mol), 4/4, 47 mesures. Tonalité générale = l’intensité. Pas de da capo. Sections en trois parties de deux lignes chacune.
BG Jg. VII. Pages 276-281. Aria. Oboe d’Amore I. / Violino I. / Violino II. / Viola. / Basso. / Continuo. (instrumentation identique au récitatif précédent avec le violon 1 doublé par le hautbois d’amour ?
NEUMANN. Partie d’orchestre, instrumentée en forme trio. Parties vocales A. B. C [trois parties, mais pas de da capo]) avec ritournelles intercalées.
SCHMIEDER. Basso ; Ob. d’amore I ; Viol. I, II, Vla. Cont.
BOYER: «…Cet aria présente la structure de se développer sur un rythme de bourrée très terre à terre alors que la voix s’acharne à nous proclamer « la foi donne à l’âme des ailes ». Une saveur donc particulière à ce décalage inconscient et rare chez Bach ».
CANTAGREL [Tempéraments, Tonalités, Affects. Un exemple : si mineur, pages 44, 55]: « On voit bien à quel point Bach considère si mineur comme une tonalité de l’âme, celle du pécheur dans sa solitude, à la fois souffrant de sa faute et de l’humaine condition, et espérant dans la miséricorde que son Créateur lui offrira au-delà du passage de la mort. Quelques airs de cantates, cependant, paraissent se situer hors de ce registre affectif (BWV 36, 37, 128, 133, 148, 149, 163, 173, 185…Dans BWV 37 et dans BWV 149, l’aria en si mineur est un chant de joie, radieux, en totale contradiction avec ce qu e l’on sait de l’affect de cette tonalité ».
DÜRR: « Mouvement où Bach parvient à des effets très séduisants par l’accompagnement de l’orchestre à cordes au complet et l’apparition épisodique et coupée de silence des hautbois. »
HIRSCH: «…le hautbois joue 313 notes ; la basse en chante 314. Mélisme de 41 notes sur « Getaufet ». Ce chiffre 41 correspond à la valeur numérique de « J S Bach », ici comme une signature : Bach, le « chrétien ». Figures obstinées des cordes et du continuo. Figurations sur « Seele flügel »
Ritournelle : 6 mesures. A : 10 mesures ; texte ½ + ½. Z = 2 mesures. – B = 7 mesures, texte ¾ + ¾. Z = 3 mesures. – C = 13 mesures ; texte 5/6 + 5/6. Ritournelle = 6 mesures. Total = 41 mesures. Les 47 mesures du morceau peuvent aussi correspondrent à la valeur numérique du mot « Herr - le Seigneur ».
HOFMANN: «…Le texte [comme dans 4] est aussi typique d’un théologien qui définit, pour ainsi dire la relation entre le baptême et la foi
PIRRO [L Esthétique de Jean-Sébastien Bach - Le commentaire de l’accompagnement instrumental, page 178]: «…Le bref essor d’un oiseau qui s’essaie à voler, agite les ailes, avance un peu, se pose, puis s’élève encore, est décrit par l’accompagnement de l’air de basse (groupes de trois notes répétées, dont la première, accentuée, donne l’élan aux deux autres (une note brève et deux longues, en poésie = anapeste) » [+ Exemple musical, BGA VII, page 277].
SCHWEITZER [J.-S. Bach -Le langage musical des cantates, page 237]: «…Mouvement caractéristique que le maître fait ressortir en musique ». Proche de Pirro, l’exemple est ici comparé à l’accompagnement du « Gloria » de la Messe en si ». |
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6] CHORAL. BWV 37/6 |
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DEN GLAUBEN MIR VERLEIHE / AN DEIN’ SOHN JESUM CHRIST, // MEIN SÜND MICH AUCH VERZEIHE / ALLHIER ZU DIESER FRIST. // DU WIRST MIR NICHT VERSAGEN, / WAS DU VERHEIßEN HAST, // DAß ER MEIN SÜND TU TRAGEN / UND LÖS MICH VON DER LAST.
Accorde-moi la foi / En ton Fils Jésus-Christ, / Pardonne-moi aussi les péchés / Que j’ai commis jusqu’ici. / Tu ne me refuseras pas ;
/ Comme tu l’as promis, / D’assumer mes péchés / Et de me délivrer de leur fardeau.
La majeur (A-Dur), 4/4, 17 mesures. Retour à la tonalité primitive, certitude et affirmation
BG Jg. VII. Page 282. Choral. Soprano. (oboe d’amore I ; Violino I. col Soprano) / Alto. (Oboe d’amore II ; Violino II. Coll Alto) / Tenore. (Viola col Tenore) /Basso. / Continuo.
NEUMANN. Simple choral harmonisé avec l’ensemble instrumental. Le texte est de Johann Kolrose, vers 1535. EKG 335/4
SCHMIEDER. Sopr., Alto, Ten, Basso ; Cont. (Ob. d’amore I, Viol I, col Sopr. ; Ob. d’amore II, Viol. II coll’ Alto, Vla. Col Ten.
BOYER: «…Mélodie de choral (MDC) 050. Harmonisation avec doublures colla parte des instruments ».
DÜRR: «…Le choral final est écrit très simplement à quatre voix, conformément à la coutume. Sa première stance présente la variante en mineur de la mélodie, probablement d’usage à l’époque, cependant que la seconde, sans aucun doute à cause de la présence du mot « verzeihe », fait entendre le même endroit en majeur ».
HIRSCH: «…Long mélisme sur la cadence finale ».
HOFMANN: «…Le choral final beau et simple acquiert son caractère festif grâce à la manière dont les lignes individuelles du texte s’épanouissent avec des mélismes ».
WHITTAKER: «…la strophe 4 du cantique de Johann. Kolross : hymne du matin « Ich dank dir… », sur une mélodie profane « Entlaub ist uns die Walde ».
[La mélodie de ce cantique en neuf strophes est datée du XVe siècle, d’Europe centrale : « Böhmische Brüder », vers 1544 et publiée à Francfort-sur-le-Main en 1662. Elle se trouve dans BWV 147a (EKG 335/6), BWV 347/1348/1]. |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 37 |
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Vol. 2 (1985): 255, 268, 269, 280, 281, 328, 331 (description), 332, 493, 837, 840, 844
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Pages 63-65, 347-348 (MDC 110, type IV/ Choral en duo) « Wie schön leuchtet der Morgenstern » dans [1] et [3]
BREITKOPF. Recueils
Breitkopf n° 10: 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). Vers 1784-1787
MDC 050) [5] B n° 2, 272, 340
Breitkopf n° 3765: 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique.
MDC 050) [5] C 176, 177, 178
CANTAGREL, Gilles: Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach. Fayard 1998. Pages 319 [1]-320 [3]
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EKG 335/4 [6] Ich dank dir, lieber Herr ». Neuf strophes dont c’est ici la quatrième. Renvoi BWV 348/1 (C 470)
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A propos du cantique de Luther tiré du « Décalogue ». Texte : « die heilgen zehn Gebot ». Mélodie du choral page 92
SCHWEITZER, Albert: J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Page 197, 237
J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966. Volume 2, pages 82, 260, 461, 465, 466
SMEND, Friedrich: 661]. Joh .Seb. Bach, Kirchenkantaten (I) von Ostern bis Pfingsten, Berlin 1947
SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 » Novello & Cy 1889-1951. Trois volumes. Volume II, page 467 (filigrane)
SUZUKI, Masaaki: Notes sur la production [CD BIS, volume 19]. 2002
TATLOW, Ruth: Notice de l’enregistrement Gardiner. Archiv 2000
WHITTAKER, W. Gillies: The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
Volume 1, page 434 (Cantates choral), 655-659. Volume 2, pages272: duetto et choral)
WOLFF, Christoph: Notice de l’enregistrement de Koopman (Volume 9). 1998
WUSTMANN, Rudolf: J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 124-126
ZWANG, Philippe et Gérard: Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. Pages 140-141 ZK 70
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 37 |
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Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW).
Durée: Ehmann (18’15). Gardiner (15’30). Grischkat (21’14). Harnoncourt (16’24). Koopman (14’53). Leusink (16’29). Neumann (21’). Rilling (16’20). Suzuki (15’31).
BACH CANTATAS WEBSITE: Discographie établie par Aryeh Oron et complétée, pour autant qu’il ait été possible par [CR, février 2009].
8 références (mai 2001 - novembre 2006) + 5 mouvements individuels (mai 2001 – juillet 2006)
Exemples musicaux: Aryeh Oron
1] EHMANN. Westfälische Kantorei. Deutsche Bachsolisten.
Disque Cantate Bach-Studio 651219. Juillet 1965. Avec BWV 76
Reprise disque série Cantate-SDG (Soli Deo Gloria)
5] GARDINER. Monteverdi Choir / English Baroque Soloists
CD Archiv Produktion 463 583-2. Octobre 1993-2000. Avec BWV 43, 128, 11
2] GRISCHKAT, Hans. Schwäbischer Singkreis Stuttgart / Bach-Orchester Stuttgart. Mai 1972
Disque HMU Corona 1112
Distribution RFA = Corona 30049. CD (Grande Bretagne), Avec BWV 172
Plusieurs éditions dont Disque FSM Candide / MHS. 2
3] HARNONCOURT. Concentus Musicus Wien. Solist der Wiener Sängerknaben. Wiener Sängerknaben. Chorus Viennensis. 1974
Disque (F). Teldec Das Kantatenwerk [Vol. 10]. SKW 10/1-2 6.35036-00-503. 1974. Avec BWV 38
CD (D). Teldec 4509-91751-2. Das Kantatenwerk – Sacred Cantatas [Vol. 3]. Avec les cantates BWV 38 à 60
CD Teldec 242506-2 ZL [F = 1986] Das Kantatenwerk [Vol. 10]
Reprises CD Teldec. Edition Bach 2000 et Intégrale Warner Classics 2006 (volume 13) 8573-81202-5
6] KOOPMAN [Vol. 9]. Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Octobre 1998
Erato 3984 27315-2, (F = 1999). Reprise Antoine Marchand, ca 2003. Avec BWV 153, 166, 86 et 70
Reprise sous le titre « Ascension cantatas ». Avec BWV 43, 11, 128. CD Challenge Classics 72285. 2008
7] LEUSINK. Holland Boys Choir/ Netherlands Bach Collegium
Brilliant Classics. 2000. [Bach Edition, vol. 4 – Cantatas Vol. 1]
Reprise Bach edition 2006. Brilliant Classics. III- 93102 / 5-51. Avec BWV 56, 33
4] RILLING. Bach-Ensemble. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Stuttgart, février 1979
[Le mouvement [2] d‘après la révision NBA (Alfred Dürr et Diethard Helleman]
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98704. Avec BWV 86
CD. Die Bach Kantate [Vol.35]. Hänssler Classic Laudate 98.886. 1979-1990. Avec BWV 128, 44, 59
CD. Hänssler edition bachakademie [Vol.12] Hänssler-Verlag 92.012. 1999. Avec BWV 35, 36
8] SUZUKI [Vol. 19]. Bach Collegium Japan. Kobe Shoin Women‘s Univeesity Chapel. Japan. 30 Juin – 4 juillet 2001
CD BIS 1261 (F = 2002). Avec BWV 86, 104, 166
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 37
M-1. Mvts. 1et 6] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage Choir – Bach-Orchester Berlin. Fin des années 1950 – 1960
Disque puis CD Baroque Music Club (Soli Deo Gloria volume 4)
M-2. Mvt. 3] Ludwig Güttler. Arrangement. Choral for Soprano & Alto. Friedrich Kircheis (orgue). CD Capriccio. Mars 1985
M-3. Mvts 1 et 6] Rolf Schweizer. Motettenchor Pforzheim. CD Amati 9802 (Festliche Kantatenchöre). Juin 1999
M-4. Mvt. 6] Chorale from BWV 37. Nordic Chamber Choir. Freiburger Barockorchester. Juin 1999
CD Brilliant Classics/ Bayer Records. Bach Edition, Vol. 23. Chorals
Reprise Bach Edition 2006. V-93102 /32-138
M-5. Mvt. 3] Antony Walker. Orchestra of the Antipodes. CD ABC Classics. Octobre – décembre 2003 |
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ANNEXE BWV 37
Philipp Spitta |
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SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Volume II, page 467
«…Une très intéressante démonstration nous est proposée avec la cantate de l’Ascension « Wer da glaubet und getauft wird ». Dans le chœur principal [1] deux mélodies sont menées en contraste, l’une calme et l’autre animée et agitée. Mais elles sont traitées d’un bout à l’autre dans les mêmes conditions que l’on retrouve dispensées dans le superbe air de basse de la cantate « Ich liebe den Höchsten von ganzem Gemüte » (BWV 174/5) Le sentiment poétique est le même dans les deux cantates sans doute conçues à la même époque [?] Le chœur est soutenu par un accompagnement à six parties et l’ensemble sonore a un effet splendide lorsque les paroles de l’Évangile annoncent sur un rythme animé « Allez dans toutes les nations et prêchez l’Evangile à toutes les créatures » Au milieu (de la cantate) nous avons un choral [3] à deux parties [vocales] avec la cinquième strophe du cantique « Wie schön leuchtet der Morgenstern ». Le texte avec des passages mélismatiques est confié au soprano puis à l’alto avec imitations dans les autres parties pendant que la basse (continue) est tirée sur la première ligne du choral ».
[Sauf erreur, tout ou partie du texte ci-dessus paraît relatif simultanément aux cantates BWV 175 et BWV 37…]
Page 696 et suivantes du volume II : The Watermark « MA ». Est-ce celui des copies pour l’exécution de 1731 qui a pu introduire Spitta en erreur et l’amener à dater plus tardivement que 1724 ? |
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Contributed by Claude Role (February 2009) |
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