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C. Role. Novembre 2011
Cantate BWV 30
FREUE DICH, ERLÖSTE SCHAR
  Réjouis-toi, légion rachetée…
JOHANNISTAG

Kantate am Feste Johannis des Täufers
Cantate pour la Fête de la Saint-Jean-Baptiste
24 juin 1738 ? 1742 ?
AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles (2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama « espéré » élargi  de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques rares « interventions « CR » repérées par des crochets [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie. A cet effet il a indiqué très clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...


ABRÉVIATIONS:
(A) = La majeur → (a moll) = la mineur
(B) = Si bémol majeur
BB / SPK = Berliner Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA = Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
(C) = Ut majeur (c moll) = ut mineur
D = Deutschland
(D) = Ré majeur (d moll) = ré mineur
(E) = Mi (Es) = mi bémol majeur
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
(F) = Fa
(G) = Sol majeur (g moll) = sol mineur
GB = Grande-Bretagne = Angleterre
(H) = Si (h moll) = si mineur
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
OP = Original Partitur = Partition originale autographe
Ost. = Original Stimmen – Parties séparées originales
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.


DATATION BWV 30

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 268] : «…il est possible que la réélaboration liturgique [de la cantate BWV 30a vers la cantate BWV 30] ait été présentée le 24 juin 1738 ou peut-être quelques années plus tard…»
BOMBA : «…la cantate BWV 30 exécutée vers 1738 pour la fête de la saint Jean-Baptiste est une parodie de la cantate BWV 30a…»
DÜRR. Chronologie. Une des dernières cantates d’église de Bach…parodie de la cantate BWV 30a composée pour le 28 septembre 1737… occasion pour Bach d’une réutilisation ultérieure…elle ne peut donc avoir été exécutée au plus tôt qu’à la fête de la Saint-Jean, le 24 juin de l’année suivante [1738].
HIRSCH : Classement CN 208 (Die chronologisch Nummer = numérotation chronologique). Vers 1738-1742. L’une des dernières cantates composées.
PIRRO : Probablement écrite entre 1738 et 1741, avec les cantates BWV 30a, BWV 197 et BWV 34.
SCHMIEDER. Vers 1738.
SCHWEITZER [J. S. Bach, tome 2, page 348] : «…La musique de la cantate BWV 30, pour « Midsummer » le « cœur de l’été » [la Saint-Jean-Baptiste] est dérivée de la cantate profane Angenehmes Wiederau, que Bach écrivit pour fêter l’accession à la propriété de Wiederau (Saxe) par Christian von Hennicke, le 28 septembre 1737 ».
SCHWEITZER : Les cantates écrites après 1734.
VIGNAL : «…Selon le musicologue Peter Wollny, le matériel de cette cantate fit partie de l’héritage de Wilhelm Friedmann Bach qui la fit exécuter à Halle (Saxe), dans une version plus ou moins altérée, probablement en 1752 ou avant ».


SOURCES BWV 30

La « database » du « Catalogue Bach de l’Institut de Göttingen » en connexion avec les « Bach Archiv », est un instrument de travail exceptionnel (langue anglaise et allemande) mais d’un usage n’étant pas toujours aisé pour le lecteur français.

Adresse : http: //www.bach;gwdg.de/bach_engl.html

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR.
Mus. ms. autogr. Bach P 44. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kulturbesitz.
Référence bach;gwdg.de : D B Mus.ms Bach P44, Faszikel 1. 16 feuilles. J. S. Bach. Page de titre : G. Poelchau. Première moitié du 18e siècle.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales et instrumentales ».
[Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 248] : « Bach lui-même employa très rarement le terme de cantate (toujours en italien) ». Renvoi aux cantates BWV 30, 54, 56, 82, 84, 170 et, 173.
BGA : Partition sous couvertiure dont Bach a écrit le titre :„ Festo S. Joannis Baptistae, | Freue dich erlöste Schaar | a | 4 Voci | 2 Flauti traversi (concordant), 2 Oboi, 2 Violini, Viola, Continuo, e se piace a 3 trombe e Tamburi di J. S. Bach [Point obscure : la rédaction des mots „e se piace a 3 trombe e Tamburi“ attribués soit à Carl Philipp ou à Wilhelm Fridemann Bach]
BRAATZ [BCW. Discussion 19 décembre 2002] : La partition et le matériel sont arrivés à la Bibliothèque royale de Berlin (Königlichen Bibliothek zu Berlin] en 1841, via Carl Philipp Emanuel Bach et Georg Poelchau (Poelchau Katalog = cité dans son catalogue S. 14). La partition très claire (au propre) pourrait signifier que Bach (ne la composa pas ici directement] mais à partir d‘une autre source (BWV 30a). Le titre est de la main de Bach : „Festo S. Joannis Baptistae, | Freue dich erlöste Schaar | a | 4 Voci | 2 Travers | 2 Hautbois | 2 Violini | Viola | e | Continuo | di J.S. Bach“. En tête de la première page,Bach écrit : J.J (Jesu juvat) Concerto. Festo Joanis à 4 Voci. 2 Hautb. 2 Violini, Viola e Cont | di Bach“.

HERZ. Partition autographe à Berlin Ouest (avant 1989).
SCHMIEDER : Partition autographe, 16 feuilles et 31 pages de musique, in 4°.

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN.
Mus. ms. autogr. Bach St 31. Deutsche Staatsbibliothek Berlin.
Référence bach;gwdg.de : D B Mus.ms Bach St 31, Faszikel 1. [Staatsbibliothek zu Berlin]. Première moitié du 18e siècle.
Référence bach;gwdg.de : D B Mus.ms Bach St 31, Faszikel 3. [Staatsbibliothek zu Berlin]. W. F. Bach. Deuxième moitié du 18e siècle.
Référence bach;gwdg.de : D B Mus.ms Bach St 31, Faszikel 4. [Staatsbibliothek zu Berlin]. J. H. Michel et anonyme/ Deuxième moitié du 18e siècle.
Référence bach;gwdg.de : B Bc 14970 (Bruxelles). Deuxième moitié du 19e siècle.

BOMBA : «…Bach reprend pour l’usage sacré, en supprimant bien sûr le chœur de trompettes et de timbales, la « substance musicale » des chœurs d’entrée et de conclusion ainsi que celle des quatre airs parmi les cinq du modèle profane (n° 11 excepté) de la cantate profane BWV 30a ; il écrit de nouveaux récitatifs et insère un mouvement choral comme n° 6 afin de créer une césure dans la cantate pour le sermon ».
HERZ : Matériel à Berlin Est (ex RDA) avant 1989.

COPIES XVIIIe et XIXe SIÈCLES = ABSCHRIFTEN 18. U. 19 Jh.
P = Partition - DB = Staatsbibliothek zu Berlin.
Référence bach;gwdg.de : D B Mus.ms Bach P 1159/XII, Faszikel 5. Première moitié du 19e siècle.
Référence bach;gwdg.de : B Bc 14970 (Bruxelles). Deuxième moitié du 19e siècle.
PL Wu RM 5915 (Breslau puis Varsovie. Copiste Schottnig. Première moitié du 19e siècle.
[Le site ajoute des copies du choral et deux partition connues mais perdues (par faits de guerre ?]

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT AUSGABE (BGA).

BGA. Jg V1 (5e année). Pages 323 à 395. Préface de Wilhelm Rust, 1855. Cantates BWV 21 à 30 + Anhang 30a.
[La partition de la BGA est dans le coffret Das Kantatenwerk / Harnoncourt, volume 8. 1974].

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA).
KANTATEN SERIE I/ BAND 29. KANTATEN ZUM JOHANNISFEST
Bärenreiter Verlag BA 5058. 1983. Frieder Rempp. 6 fac-similés. Avec les cantates BWV 167 et 7.
BWV 30. Pages 61à 112. Bl. 1r der Autographen Partitur (Staatsbibliothek Preußicher Kultur Besitz Berlin/West. Mus. ms. autogr. Bach P 44). Anfang der Satzes 1.
- Bl. 3v der autographen Originalstimmen Violino 1 (Deutsche Staatsbibliothek Berlin : Mus. ms. autogr. Bach St 31). Schluß des Satzes 8, Tacetvermerk zu Satz 9 und Anfang des Satzes 10.
- Bl. 4r der autographen Originalstimme Violino 1 (Deutsche Staatsbibliothek Berlin : Mus. ms. autogr. Bach St 31. Schluß des Satzes 10, Tacetvermerk zu Satz 11 und Anfang des geltilgten Satzes 11 der Weltliche Fassung.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5058 41. 1982-1984. Frieder Rempp.

AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER classics.| Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche Kantaten 12. Bärenreiter TP 1292. 2007. Serie I. Band 29. Zum Johannisfest.
Herausgegeben : Frieder Rempp.
BWV 30. Pages 59 à 112. Bärenreiter-Verlag. Kassel.1982.
BCW. Partition BGA. + Réduction voix et piano.
BREITKOPF & HÄRTEL. Partition PB 2880. Réduction chant et piano (Raphael) = EB 7030. Partition du chœur = ChB 1640. Révision orchestre, voix, orgue et clavecin par Max Seiffert (1900) = OB 1167.
2011 : Partition (76 pages) = PB 4530. Réduction chant et piano (60 pages) = EB 7030. Partition du chœur (16 pages) = ChB 4530. Orgue, violons I, II, Viola, Violoncelle, Orgue et parties des vents (32 pages) = OB 4530.
CARUS : Ne paraît pas disponible au catalogue (2011).
KALMUS STUDY SCORES. N° 813. Volume IX. New York. 1968. Cantates BWV 30 et 31.
PETERS. Réduction chant et piano.


PÉRICOPE BWV 30

Fête de la Saint-Jean-Baptiste. Le baptême du Christ par saint Jean-Baptiste. Le 24 juin (solstice d’été).
Épître : Isaïe 40, 1 à 5 [PBJ. 1148]. Vocation du Prophète : « Une voix crie : Préparez dans le désert une route pour Yahvé…».
Évangile : Luc 1, 57 à 80 [PBJ. 1535/1536]. Naissance (et jeunesse) de Jean le Baptiste. Cantique d’action de grâces de Zacharie.

EKG. Johannistag.
Entrée. Jean 3, 30 [PBJ. 1588]. Le témoignage de Jean : « Il faut que lui grandisse et que moi, je décroisse…»
Psaume 92 [PBJ. 888/889]. Le cantique du Juste.
Cantique : EKG 146 : « Christ unser Herr zum Jordan kam ».
Épître : Isaïe 40, 1 à 5 [PBJ. 1148]. Vocation du Prophète.
Évangile : Luc 1, 57 à 80 [PBJ. 1535 et 1536]. Naissance (et jeunesse) de Jean le Baptiste. Chant de louanges de Zacharie.
Pour la même fête, renvoi aux cantates BWV167 (24 juin 1723) et BWV 7 (24 juin 1724).

BOMBA : «…L’Évangile (Luc 1, 57 à 80) de la Fête du saint rapporte la naissance de Jean, qui sera plus tard Jean-Baptiste et « précurseur » de Jésus. Il contient en outre le chant de louange de Zacharias, son père…»
BOMBA (Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 254 : «La cantate BWV 157 fait ^parties des cantates qui connurent une première version profane, ou spirituelle, mais en dehjors du calendrier liturgique. Ainsi les cantates BWV 157, 34, 36 et 191».


TEXTE BWV 30

Texte attribué généralement à Picander (Henrici), paraphrasé (les arias et les deux chœurs seulement) de la cantate BWV 30a. Nikolaus Harnoncourt a longuement détaillé les connexions entre ces deux cantates (opus cité).

6] Texte de la 3e strophe du cantique (Leipzig, 1671) en quatre strophes (de 8 vers chacune) Tröstet, tröster meine Lieben, de Johann Olearius (1611-1684). Une méditation sur la lecture d’Isaïe. Il apparaît que ce soit l’unique emploi, par Bach, de ce cantique.

La mélodie [dans EKG 319] Freu dich sehr, o meine Seele, d‘un compositeur non identifié (vers 1510), paraît dans le recueil intitulé „Manuscrit de Bayeux“ (vers 1510) et est reprise par Louis Bourgeois (1551) pour l‘illustration musical du psaume 42 (Psautier de Genève, n° 42 „Sicut cervus desiderat“).
On la retrouve dans les cantates BWV 13/3 (avec le texte de la 2e strophe du cantique Zion klagt mit Angst und Schmerzen, 1636, BWV 19 (avec la 9e strophe du cantique Freu dich sehr, o meine Seele, mélodie et texte d’un auteur inconnu, apparue à Freiberg (Saxe) vers 1620), BWV 25/6 (avec la 12e strophe du cantique Treuer Gott, ich muß dir Klagen, Johann Heermann, 1630, BWV 32/6 (avec le texte de la 12e strophe du cantique Weg, mein Herz, mit den Gedanken, Paul Gerhardt, 1647), BWV 39/7 (avec la 6e strophe du cantique David Denicke Kommt, laßt euch den Herren lehrer (Genève1648), BWV 70/7 (avec le texte de la 5e strophe du cantique Freu dich sehr, o meine Seele), et enfin la cantate BWV 194/6 (avec les strophes 6 et 7 du cantique Treuer Gott, ich muß dir Klagen,1630).
Renvoi à EKG 319 pour la mélodie du cantique Freu dich sehr, o meine Seele.
BCW [Th. Braatz & A. Oron]  : quelques autres compositeurs ayant utilisé cette mélodie : Johann Pachelbel, Georg Böhm, G. F. Kauffmann, Georg Philipp Telemann (cantate du même titre que le choral = Twv 1:555), J. G. Walther… Max Reger, opus 30, 67/11 et 135a/9 , etc.,
BLANKENBURG : « La cantate en deux parties… se distingue par le fait de ne renfermer aucune citation littérale d’un verset de la Bible et de ne pas traiter l’évangile de la naissance de saint Jean-Baptiste mais d’évoquer seulement dans la première strophes l’hymne de louanges de Zacharie [Évangile de Luc] par lequel se termine la lecture de ce jour de fête. Le texte s’intéresse par contre de manière générale à Jean-baptiste en tant que précurseur et pionnier, en tant que « héraut » du Seigneur [récitatif 4]… On est frappé par la longueur insolite de cette cantate…résultant de ce que Bach a parodié dans cette œuvre une musique d’hommage profane.. C’est également ce qui explique l’absence de citation littérale de versets de la Bible ainsi que l’adjonction en conclusion de la première partie, d’un unique choral qui garde de bout en bout un accent de simplicité mais dont les paroles sont cependant en étroite relation avec l’épître du jour (Isaïe 40, 1 à 56) …le ton foncier de l’œuvre n’est pas la pénitence mais la joie…»
BOMBA : «…Il semble presque évident que l’auteur des mots sacrés [BWV 30] est aussi celui qui avait tourné, en humble et obéissant serviteur, les vers de la cantate de flatterie, à savoir Christian Friedrich Henrici, surnommé Picander…»
DÜRR : La musique peut de prime abord paraître peu appropriée à une cantate d’église, mais deux faits doivent à cet égard pris en considération : c’est le chant de louange de Zacharie [dans Luc 1, 57 à 80 [PBJ. 1535/1536] : « Gelobet sei der Herr, der Gott Israels » qui constitue le centre de la lecture de l’Évangile de la fête de la Saint-Jean ; c’est à lui que fait allusion (avec une netteté toute particulière dans le mouvement 3) le texte de la cantate et c’est à lui que correspond le caractère joyeux véritablement allègre de la musique
HARNONCOURT [Le dialogue musical, pages 104 à 113. Tableau synoptique du texte des deux cantates BWV 30 et BWV 30a : si l’on compare les textes des chœurs et des airs, on y découvre une concordance si incroyablement étroite qu’il est presque gênant de voir les mêmes paroles de louange et d’hommage adressées au Christ et au parvenu qu’était Hennicke. Dans le premier chœur la concordance est absolue…»
[Remarques sur le procédé de la parodie chez Bach. Coffret Teldec, volume 8, 1974] : « Les deux versions [BWV 30a et BWV 30] provenant normalement du même auteur (Henrici - Picander) on est porté à en déduire que les deux œuvres, tant la cantate profane que la cantate religieuse, firent dès le début l’objet d’une conception commune…»
HÄFNER [BJ 1975, pages 95 à 97 et 165] : « Le cycle annuel de cantates de Picander (première impression 1728, réimpression 1732) doit être considéré comme le livre des textes pour la musique d’église de Leipzig à partir de la Saint-Jean 1728 jusqu’au quatrième dimanche après la trinité de 1729. Donc, ce cycle formait la base textuelle du quatrième des cinq cycles de cantates de Bach. Les musiques d’une soixantaine de cantates sont dans une large mesure perdues. Ce qui a été gardé est juste suffisant pour en faire soupçonner la gravité de la perte…»


GÉNÉRALITÉS BWV 30

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 268] : « Seul un nombre très modeste de cantates de Bach sont conçues en deux parties… c’est le cas des BWV 17, 20, 21, 35, 36, 3943, 45, 70, 75, 76, 88, 102, 147, 186, 187, 191 et 194, 34a, 20a, 19 et 197 ».
[page 473] : « cantate constituée de douze numéro (un de moins que l’original profane [BWV 30a] et, mis à part l’ajout d’un choral [6] en conclusion de la première partie… les nouveaux morceaux se réduisent à quatre récitatifs (n° 2, 4, 7 et 11)… On a avancé l’hypothèse [Harnoncourt] que Bach avait pu travailler en même temps sur le texte profane établi par Henrici et sur sa variante liturgique…cette idée me paraît toutefois dénuée de fondements : de telles opérations n’auraient eu aucun sens, d’autant que l’on ne voit pas pourquoi Bach aurait entrepris d’écrire une œuvre pour la Saint-Jean Baptiste si longtemps à l’avance… Bach transfère tel quel le discours musical conçu et écrit pour un concitoyen de haut rang [von Hennicke, baron puis comte et ministre,1681-1752] dans une œuvre destinée à célébrer la Saint-Jean Baptiste…les chœurs sont des rondos sur rythme de bourrée et les arias sont toutes tracées sur le modèle d’un mouvement de danse… un passepied dans le n° 3 et une gigue dans le n° 10 ».
BOMBA : «…La cantate est en deux parties ; elle encadrait donc le sermon. La première partie se termine par un choral qui la résume, ce qui en fait presque une cantate indépendante. Pour relativiser cette unité et donner à l’ensemble un cadre évident, Bach répète le chœur d’entrée [1]…avec un texte dont la conclusion est modifiée, comme dans la cantate profane… Il reste cependant étonnant que Bach ait composé une nouvelle musique pour les récitatifs de cette cantate… les nouveaux textes ont le même nombre de vers [que dans les récitatif de BWV 30a… la cantate BWV 30 fait parties des dernières cantates sacrées de Bach qui nous soient parvenues ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 150] : citation de Alfred Dürr : « Une cantate plus moderne que les composition sur motet…Le rythme lombard (mouvement n° 8), l’accentuation généralisée des voix supérieures qui précise la structure relativement homophone des ensembles, donnent à cette composition tardive un aspect extraverti, comme les compositions de Telemann et des Graun de l’époque, mais les dimensions grandioses sont de Bach ».
CANDÉ : «…Soucieux sans doute qu’un ouvrage aussi réussi [BWV 30a] ne serve pas seulement à illustrer une occasion aussi insignifiante [que l’hommage au seigneur de Wiederau], Bach l’adaptera quelques mois plus tard [juin 1738 ?] pour la fête de saint Jean-Baptiste. Ce sera la cantate BWV 30, presque identique à la cantate d’hommage dont elle est la « parodie » : les récitatifs sont naturellement différents et un choral très simplement harmonisé sur la mélodie de Freu’ dich sehr, o meine Seele est ajouté à la fin de la première partie. C’est apparemment la seule cantate d’église nouvelle, si l’on peut dire, que Bach ait composée pendant ces années agitées » [la Querelle des préfets ?]
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. pages 1163 à 1169] : citant Nikolaus Harnoncourt : «…Il était certainement frustrant pour un musicien du niveau de Bach d’investir tout son génie et son travail dans une cantate d’hommage, confinée à une circonstance unique, et qui ne pourrait jamais être redonnée par la suite »…Toujours est-il que cette cantate [BWV 30] serait la toute dernière connue de Bach dans le domaine spirituel, l’ultime composition connue étant la cantate « des paysans », en 1742 » [BWV 212].
DÜRR : « structure recourant à l’accentuation des voix supérieures et relativement homophone pour Bach de la plupart des mouvements et du caractère dansant de ceux-ci…»
HARNONCOURT : « La cantate BWV 30a…Bach avait composé cette cantate pour le 28 septembre 1737, comme musique d’hommage au seigneur de Wiederau, Johann Christian von Hennicke. Puis elle fut vraisemblablement exécutée neuf mois plus tard, le 24 juin 1738 à Leipzig, en tant que cantate sacrée, « Freue dich, erlöste Schar ». Il est intéressant de noter que les dates d’exécution des versions profane et sacrée, pour bien des œuvres, sont très proches (c’est aussi le cas de l’Oratorio de Noël). Comme normalement les deux versions étaient l’œuvre du même poète (ici Christian Friedrich Henrici-Picander), la conclusion s’imposait : la cantate profane et la cantate sacrée auraient été conçues ensemble dès le départ, ce qui jette une lumière tout autre sur le procédé et sa valeur. Car la différence est grande, entre réutiliser simplement, faute de temps, un matériau musical en lui imposant de, force, plus ou moins un texte et, ayant à sa disposition d’emblée les deux textes, concevoir dès le départ la version sacrée définitive. Ce qui permettrait aussi d’expliquer ce détail curieux, que l’on a souvent remarqué : la deuxième version sacrée -donc la parodie- paraît toujours plus convaincante sur le plan artistique et plus achevée que la version profane d’origine ; même si dans, certains passages le texte original transparaît encore dans l’interprétation musicale…il est donc pour le moins concevable que Bach, dès la composition de l’œuvre, ait songé en même temps à la seconde version définitive. Ce procédé de parodie se trouve en outre particulièrement facilité si l’on dispose d’un auteur habile et expérimenté, connaissant les projets et les idées du compositeur et en mesure d’y satisfaire….il est donc tout à fait naturel que le même chœur de jubilation ouvre la cantate d’hommage et la, cantate pour la fête de la Saint-Jean…  les deux textes [du premier chœur] sont construits exactement de la même façon…»
LEMAÎTRE : «…L’esprit de danse qui animait l’œuvre séculière [BWV 30a] se retrouve ici [dans la cantate BWV 30].
MACIA [Tout Bach, pages 110/111] : «…Avec cette superbe cantate, peut-être la dernière cantate sacrée créée à Leipzig, Bach démontre son génie habile à transformer un ouvrage de circonstance, au thème profane, pour ne pas dire trivial, en un chef d’œuvre de spiritualité ».
NEUMANN : Les mouvements 1, 3, 5, 8, 9, 10 et 12 sont parodiés de la cantate profane BWV 30a.
NYS, Carl : «…Une cantate rare. A ma connaissance elle n’a figuré que deux fois au catalogue : dans la belle version de Fritz Werner, aujourd’hui retirée (1975), et dans un des albums de l’intégrale en cours chez Telefunken [Teldec]. C’est pourtant une œuvre capitale… On sait qu’il s’agit d’une « parodie », c'est-à-dire de la réutilisation d’une cantate profane, peu après la création de celle-ci ».
NYS, Carl de [Revue Diapason, janvier 1973] : «…Voici une importante première. Il s’agit d’une cantate en deux parties encadrant l’homélie du jour dont on a cru qu’elle était l’adaptation d’un dramma per musica dont il semble plus probable que l’inverse soit exact. Mais il s’agit surtout d’une œuvre de la dernière période de Bach, vers les années 1738 dans laquelle il a repris des pages antérieures datant probablement de l’année de la Passion selon Saint Matthieu – on voit l’importance extrême de cette partition représentant en quelque sorte l’idéal de la grande cantate de Bach où le suprême équilibre de la forme est associé à une grande profondeur d’expression ; la poignante nostalgie de l’aria pour soprano est particulièrement révélatrice à cet égard. L’interprétation qui nous est offerte par Fritz Werner est magnifique. Je ne songe pas aux solistes tous excellents, surtout la soprano et l’incomparable Maurice André entraînant ici deux collègues allemands, mais à l’ensemble dirigé par Fritz Werner que je voudrais vraiment considérer maintenant comme un des vieux maîtres… L’enthousiasme et l’intensité des phrasés et des nuances que Fritz Werner obtient de son Ensemble (le 24e disque de cantates) demeurent aussi une référence…»


DISTRIBUTION BWV 30

NEUMANN. Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Trompete I-III, Pauken ; Querflöte I, II, Oboe I, II, Oboe d’amore ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER. Soli : S; A, T, B. Chor : S,A,T, B. Instrumente : Flauto traverso I, II; Oboe I, II; Tromba I, II, III; Timpani; Viol. I, II; Vla.; Organo; Continuo.

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. pages 1163 à 1169] : Il faut noter que contrairement à la cantate profane [BWV 30a], qui, au mois de septembre [1737], quand le climat est encore clément, dut être exécutée en plein air, la cantate BWV 30 ne fait pas appel aux trois trompettes et aux timbales (alors que l’ancienne édition de la Bachgesellschaft l’avait publiée, dans son volume V/1, de 1855). On connaît cependant dans le matériel d’exécution des parties de trompettes, différentes de celles de la cantate profane ; il s’agit sans doute d’un ajout de Wilhelm Friedemann Bach, pour une exécution ultérieure…»
[Curiosité avec Werner Neumann qui, dans son ouvrage (opus cité) reprend cette distribution et le cas de l’enregistrement Teldec reproduisant la partition de la BGA mais pour lequel Nikolaus Harnoncourt utilise en fait celle de la NBA, sans trompettes ni timbales. Le BCW toujours très bien informé donne cependant la distribution de l’ancienne BGA, c’est à dire avec timbales et trompettes…sans faire allusion à ces ajouts tardifs [Carl Philipp Emanuel et Wilhelm Friedemann Bach] à la partition originale… comprenne qui peut…]
HARNONCOURT [Remarques sur le procédé de la parodie chez Bach. Coffret Teldec, volume 8, 1974] : «…Il est apparu que les trompettes de cette cantate n’ont été introduites dans cette composition que plus tard et par quelqu’un d’autre ». [Ces trompettes auraient été ajoutées lors d’une reprise de la cantate vers les années 1750, à Halle par le fils de Bach, Wilhelm Friedmann [Voir Peter Vollny et Marc Vignal].
NYS, Carl [Revue Diapason] : «…Critique de la version Telefunken où « je regrette qu’on n’ait pas suivi en la circonstance les indications précises du compositeur pour ce qui concerne les trompettes ».


APERÇU BWV 30

ERSTER TEIL

1] CHORSATZ. BWV 30/1
FREUE DICH, ERLÖSTE SCHAR, / FREUE DICH IN SIONS HÜTTEN. | DEIN GEDEIHEN HAT ITZUND / EINEN RECHTEN FESTEN GRUND, / DICH MIT WOHL ZU ÜBERSCHÜTTEN.

Réjouis-toi, légion rachetée, / réjouis-toi dans les demeures de Sion. / Ta prospérité est maintenant / fermement établie, / tu es comblé d’aisance.

Ré majeur (D dur), 160 mesures, 2/4.
BGA. Jg. V. Pages 323 à 340 | Cantate | Am Feste Johannis des Täufers | Festo S. Johannis Baptistae. | Prima Parte. | Tromba I. | Tromba II. | Tromba III. | Timpani. | Flauto traverso I. / Oboe I. | Flauto traverso II. | Oboe II. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Organo e Continuo. Da Capo.
NEUMANN : Structure ABABA. Forme Da capo. Ensemble des instruments. Renvoi à la cantate BWV 30a/1.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 273] : « Rythme de danse, ici une « bourrée ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 149] : Polyphonie libre avec double forme da capo (A . B. A. B. A.)
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. pages 1163 à 1169] : «…Ce chœur joyeux est construit en une sorte de da capo multiple, puisque à un premier groupe ABA s’enchaîne un second B’A, à la manière d’un rondo de concerto italien. Aucune ritournelle introductive : le chœur entre immédiatement sur une formule rythmique syncopée… surabondance de vigueur, excès d’expansion, quelque chose de populaire et qui entraîne…»
DÜRR : « Le Bach de la dernière manière ne se montre pas aussi fermé qu‘on le suppose parfois aux influences stylistiques de la jeune génération. Ce sont de telles influences que révèle le rythme syncopé des chœurs extrêmes, musicalement identiques [1 et 12]…»
GARDINER : «…Les termes du choral d’introduction et de conclusion constituent une ode appropriée pour saluer la venue du Précurseur. Il s’en dégage une énergie puissante, bouillonnante, dans la manière de Bach la plus brillante et festive…»
HARNONCOURT : [voir à „Généralités“]. La cantate sacrée BWV 30, une parodie de la cantate d‘hommage [BWV 30a]… le premier chœur est écrit sous forme d‘une bourrée en ronde stylisée… l‘affect est la jubilation…»
LEMAÎTRE : «…Chœur organisé en rondo structuré A-B-A-B’-A ».
MACIA [Tout Bach, pages 110/111] : «…L’aspect « musique de cour » avec ses rythmes de danses, qui caractérisait l’œuvre profane [BWV 30a] subsiste dans sa nouvelle version [BWV 30]. Le chœur d’entrée, imposant et lyrique, présente une structure de rondo et permet à l’orchestre de sonner dans toute sa plénitude. Le ton en est particulièrement joyeux ».
MARCHAND : «…un grand da capo (ABABA) systématiquement divisé en cinq parties égales de 32 mesures, chaque section A étant elle-même divisée en 4 périodes de 8 mesures chacune. Bach a pris la peine de répéter ce chœur à la fin de la cantate…dans tout le corpus des cantates, c’est le seul mouvement d’ouverture que Bach ramène ainsi à la fin et le seul qui soit parfaitement symétrique…» 
PIRRO [Le commentaire de l’accompagnement instrumental, pages 160/161] : « Les élans d’octave de la basse continue… ajoutent souvent aux descriptions de la joie exaltante, une sorte de rude gaieté brusque, un peu lourde.. il y a des soubresauts, une surabondance de vigueur, un excès d’expansion, quelque chose de populaire, qu’on subit et qui entraîne. L’usage en est fréquent dans les grands chœurs où ces motifs violents semblent stimuler l’orchestre et les voix, et dans les airs de jubilation ». Renvoi aux cantates BWV 11/1 et BWV 128/3.
SCHWEITZER [J. S. Bach, volume 2, page 348] : « Seul le chœur d’introduction de la cantate sacrée [1] - réapparaissant à la fin [12] - peut de nos jours être exécuté [?]
WHITTAKER : «…La partition est pour trois trompettes, timpani, deux flûtes traversières, deux hautbois et les cordes. Il n‘y a pas d‘introduction, ce qui est inhabituel. Vents et cordes doublent les voix; trompettes et percussions entrent à la fin de la deuxième mesure. Le tutti des voix, sur huit mesures est repris par l‘orchestre tandis qu‘à l‘unisson et à l‘octave inférieure, trompettes et percussion (timpani) jouent le motif suivant [+ Exemple musical]. Suit un autre tutti de huit mesures avec le même matériau dans lequel les sopranos s‘élèvent au sol2, sur les mots „freue dich“, avec reprise par les instruments, vents et percussions… etc. [le texte de Whittaker tend à imbriquer constamment les cantates BWV 30 et BWV 30a, ce qui n‘en rend pas toujours la lecture aisée].
WIJNEN : «...Le mouvement d’entrée, d’ailleurs répétés en fin d’ouvrage avec un texte différent, ne manquera pas d’impressionner l’auditeur par son aspect grandiose et joyeux. Le chœur, qui entre immédiatement sur la toute première note, chante bientôt des passages en fugato sur « dich mit « Wohl zu überschütten - te couvrir de bienfait », tandis que les violons survolent le discours de leurs commentaires ».
[Les « huttes de Sion » dans BWV 30/1, les « huttes de Kédar », toujours dans BWV 30/10 (un « classique » de l’Ancien Testament) peuvent renvoyer à la cantate BWV 158/2 avec les « huttes de Salem »].


2] REZITATIV BAß. BWV 30/2
WIR HABEN RAST, UND DES GESETZES LAST / IST ABGETAN ? NICHTS SOLL UNS DIESE RUHE STÖREN, / DIE UNSRE LIEBE‘ [W. Neumann : BG. = „lieben“] VÄTER OFT / GEWÜNSCHT, VERLANGET UND GEHOFFT. / WOHLAN, ES FREUE SICH, WER IMMER KANN, / UND STIMME SEINEM GOTT ZU EHREN / EIN LOBLIED AN, / UND DAS IM HÖHERN CHOR, / JA SINGT EINANDER VOR !

Nous avons une trêve / et le fardeau de la loi / est rejeté. Que rien ne vienne troubler ce repos / que nos chers pères ont souvent / désiré, réclamé et espéré. / Allons, que chacun se réjouisse / et entonne en l’honneur de son Dieu / un chant de louange, / et que ce chant se réponde / de l’un à l’autre dans un chœur suprême.
 
Si mineur (h) → Sol majeur (G dur), 13 mesures, C.
BGA. V. Page 341 | Basso. | Organo e Continuo.
NEUMANN : Rezitativ Secco.


3] ARIE BAß. BWV 30/3
GELOBET SEI GOTT, GELOBET SEIN NAME, / DER TREULICH GEHALTEN VERSPRDECHEN UND EID ! | SEIN TREUER DIENER IST GEBOREN, / DER LÄNGTENS DARZU AUSERKOREN, / DASS ER DEN WEG DEM HERRN BEREIT’.

Loué soit Dieu, loué soit son nom, / loué soit Dieu qui a fidèlement tenu promesse et serment ! / Son fidèle serviteur est né, / depuis longtemps élu / pour préparer la voie au Seigneur.

Sol majeur (G dur), 196 mesures, 3/8.
BGA. Jg. V. Pages 341 à 351 | ARIA. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Basso. | Organo e Continuo.
NEUMANN : Partie de cordes (Streichersatz). Libre da capo. Renvoi à la cantate BWV 30a/3.

BLANKENBURG : «…joyeuse animation de l’air à 3/8 s’inspirant du Benedictus…[de Zacharie [PBJ. 1535 et 1536]. qui se déroule en grandes partie en triolets à 9/16 ». 
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. pages 1163 à 1169] : «…Coupe ABA’ avec ritournelle… écrit dans le mètre ternaire d’un passepied….la louange s’épand en longues vocalises de triolets, de doubles croches, qui culminent dans une extraordinaire cadence pour conclure la section (B)…» … Il faut attendre l’aria de basse n° 3 pour entendre [enfin] évoquer la naissance de celui qui prépare les voies du Seigneur [saint Jean le Baptiste].
DÜRR. Renvoi au chant de louange de Zacharie « Gelobet sei der Herr, der Gott Israels » qui constitue le centre de la lecture de l’Évangile de la fête de la Saint-Jean. … caractère dansant…type de danse, ici un passepied ».
GARDINER : «…Le Loblied annoncé par la basse est stimulant et robuste, un passepied avec des guirlandes de triolets qui passent d’une ligne des cordes à une autre avec, pour bonne mesure, avant le da capo, une cadence vocalisée entièrement écrite pour la basse solo ».
HIRSCH : aux mesures 38 à 41, mélisme chanté par la basse, 25 notes sur le mot Ge-lo-bet.
LEMAÎTRE : «…L’air ressemble à un passepied de forme A-B-A’ ».
WIJNEN : «...un très long chant de louange à Dieu…de la sorte, l’aria dure plus de cinq minutes de musique douce et calme, avec une insistance particulière sur le mot « Name - nom ».


4] REZITATIV ALT. BWV 30/4
DER HEROLD KOMMT UND MELDT DEN KÖNIG AN, / ER RUFT ; DRUM SÄUMET NICHT / UND MACHT EUCH AUF / MIT EINEM SCHNELLEN LAUF, / EILT DIESER STIMME NACH ! / SIE ZEIGT DEN WEG, SIE ZEIGT DAS LICHT, / WODURCH WIR JENE SELGE [W. Neumann : BG = „seel‘gen“] AUEN / DEREINST GEWIßLICH KÖNEN SCHAUEN.

Le héraut vient annoncer le roi, / il appelle ; aussi ne tardez pas / et mettez-vous en route / d’un pas rapide, / hâtez-vous de suivre cette voix ! / Elle montre le chemin, elle montre la lumière / qui un jour, nous feront voir avec certitude / les prairies bienheureuses.

Le héraut“. Allusion à Jean le Baptiste et par là, à l‘Évangile de Luc et au Benedictus de Zacharie [PBJ. 1535 et 1536].
Ré majeur (D dur) → ut mineur (cis), 9 mesures, C.
BGA. Jg. V. Page 352 | RECITATIVO. | Alto. | Organo e Continuo.
NEUMANN : Rezitativ Secco.

[Affect sur les mots „einem schnellen Lauf - d’un pas rapide »].


5] ARIE ALT. BWV 30/5
KOMMT, IHR ANGEFOCHTNEN SÜNDER, / EILT UND LAUFT, IHR ADAMSKINDER, / EUER HEILAND RUFT UND SCHREIT ! | KOMMET, IHR VERIRRTEN SCHAFE, / STEHET AUF VOM SÜNDENSCHLAFE, / DENN ITZT IST DIE GNADENZEIT !

Venez, pécheurs / pressez-vous, accourez, fils d’Adam, / votre Sauveur vous appelle à grands cris ! / Venez, brebis égarées, / sortez du sommeil du péché, / car c’est maintenant l’heure de la grâce !

La majeur (A dur), 126 mesures, C.
BGA Jg. V. Pages 352 à 359 | ARIA. | Flauto traverso. | Violino I. col Sordino. | Violino II. (pizzicato sempre )| Viola. | Alto. | Organo (Organo staccato) e Continuo. (pizzicato) | Dal Segno.
NEUMANN : Orchestersatz : Querflöte; Streicher; B. c. Alt.; Libre da capo. Caractère de danse. Renvoi à la cantate BWV 30a/5.

BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 150] : « Un petit détail montre l’esprit inventif de Bach… avec les flûtes et cordes en pizzicati. Or, ces pizzicati n’ont rien d’un glas funèbre ou d’une porte frappée comme en BWV 61. Ils illustrent certainement le tic-tac d’une horloge au moment des paroles « Venez, brebis égarées, / sortez du sommeil du péché, / car c’est maintenant l’heure de la grâce ! »
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. pages 1163 à 1169] : «…La première section de cette aria (A) est précédée d’une ritournelle instrumentale en deux parties, chaque partie avec reprises (aabb)… une belle fantaisie prévaut ici, rythme syncopé des dessus, dont la ligne s’orne de triolets et de valeurs pointées, dans un caractère délicieusement dansant… cette rythmique voudrait-elle figurer la hâte des brebis ? »
DÜRR : rythme syncopé [voir le premier chœur avec ses influences styllistiques „modernes].
GARDINER : «…délicieuse gavotte pour alto, flûte et violons en sourdine, avec cordes graves pizzicato. Tout dans ce morceau a un air de fraîcheur et de nouveauté, depuis l’inhabituelle construction de ses deux strophes instrumentales de huit mesures, toutes deux répétées, jusqu’à son thème syncopé et ses triolets… »
LEMAÎTRE : «…page la plus marquante de l’ouvrage. L’appareil instrumental réalise un travail qui se divise en trois plans. A la flûte traversière, alliée à la sonorité feutrée des violons I munis de sourdine, revient une joyeuse mélodie fondée sur un rythme syncopé ; les cordes intermédiaires jouent toujours pizzicato et l’orgue est prié d’interpréter sa partie staccato ».
MACIA [Tout Bach, pages 110/111] : «…l’aria d’alto en la majeur… est remarquable par le travail complexe effectué sur l’accompagnement instrumental : une mélodie enlevée est réservée à la flûte, alliée aux premiers violons munis de sourdines ; les autres cordes sont cantonnées à un subtil pizzicato, tandis que l’orgue du continuo doit jouer en staccato…»
SCHWEITZER [J.- S. Bach | Le musicien-poète. page 241] : « Les motifs de la démarche (Schrittmotive) : Bach emploie communément un procédé qui consiste à représenter par les sons des mots tels que « marcher » ou « courir » [ici le verbe « venez »].
WIJNEN : «...L’alto offre un de ces bijoux dont Bach a le secret ; une aria accompagnée aux premiers violons en sourdine soulignés par les merveilleux pizzicatos des seconds violons et des altos. La musique illustre à merveille le propos : un pas rapide et infiniment joyeux…»


6] CHORAL. BWV 30/6
EINE STIMME LÄßT SICH HÖREN / IN DER WÜSTE WEIT UND BREIT, / ALTE MENSCHEN ZU BEKEHREN : / MACHT DEM HERRN DEN WEG BEREIT. / MACHET GOTT EINE EBNE BAHN, / ALLE WELT SOLL HEBEN AN, / ALLE TÄLER ZU ERHÖHEN, / DAß DIE BERGE NIEDRIG STEHEN.

Une voix se fait entendre / ample et large dans le désert, / pour convertir tous les hommes : / Préparez la voie au Seigneur, / faites à Dieu un chemin égal, / que le monde entier s’élève, / que toutes les vallées se haussent, / que les montagnes s’abaissent.

Allusion claire à Jean I, 23 [PBJ. 1585] : « Une voix qui crie dans le désert » ] et Isaïe 40, 1 à 5 [PBJ. 1148] : « Une voix crie : Préparez dans le désert une route pour Yahvé ».
Troisième strophe du cantique Tröstet, tröster meine Lieben, de Johann Olearius, 1671.

La majeur (A dur), 19 mesures, C.
BGA. Jg. V. Page 360 | CHORAL. | Soprano. / Flauto traverso I. II. in 8a. Oboe I. II. Violino I. col Soprano. | Alto. / Violino II. coll‘ Alto. | Tenore. / Viola col Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN : Simple choral harmonisé. Mélodie „Freu dich sehr, o meine Seele“. Renvoi aux cantates BWV 13, 19, 25, 32, 39, 71 et 194.

BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. pages 149/150] : « Choral harmonisé sur mélodie (MDC) 034 de type I. 
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, page 169] : « simple harmonisation mais richement soutenue par l’orchestre… la basse est doublée à l’octave inférieure par la basse continue et l’orgue, ce qui donne à l’ensemble une verticalité surprenante… La strophe adaptée à la mélodie est-elle empruntée à un cantique de Johann Olearius « Trostet, trostet meine Leben » (1671) ? La strophe fait référence directe à la prédication de Jean-Baptiste : « Une voix se fait entendre – Ample et large dans le désert… [Jean I, 23 = PBJ. 1585] et Isaïe 40, 1 à 5 [PBJ. 1148].


SECONDA PARTE. BWV 30

7] REZITATIV BAß. BWV 30/7
SO BIST DU DENN, MEIN HEIL, BEDACHT, / DEN BUND, DEN DU GEMACHT / MIT UNSERM VÄTERN, TREU ZU HALTEN / UND IN GENADEN [R. Wustmann : „Auch in Gnaden“] ÜBER UNS ZU WALTEN ; / DRUM WILL ICH MICH MIT ALLEM FLEIß / DAHIN BESTREBEN, / DIR, TREUER GOTT, AUF DEIN GEHEIß / IN HEILIGKEIT UND GOTTESFURCHT ZU LEBEN.

Ainsi donc, mon Sauveur, tu es soucieux / de respecter fidèlement le pacte / que tu as fait avec nos pères / et de régner sur nous dans la grâce ; / C’est pourquoi je veux de tout mon zèle / m’appliquer, Dieu fidèle, / à vivre sur ton ordre / dans la sainteté et la crainte de Dieu.

Mi mineur (e moll) → fa dièse (fis), 11 mesures, C.
BGA. Jg. V. Page 361 | RECITATIVO. | Oboe I. | Oboe II. | Basso. | Organo e Continuo.
NEUMANN : Rezitativ accompagnato.

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. pages 1163 à 1169] : «…Récitatif en style d’arioso ponctué par les deux hautbois ».
WIJNEN : «...un récitatif pour basse offre l’occasion aux hautbois de mêler leurs tendres motifs à la voix chantant deux octaves plus bas ».


8] ARIE BAß. BWV 30/8
ICH WILL NUN HASSEN / UNS ALLES LASSEN, / WAS DIR, MEIN GOTT, ZUWIDER IST. | ICH WILL DICH NICHT BETRÜBEN, / HINGEGEN HERZLICH LIEBEN, / WEIL DU MIR SO GNÄDIG BIST[R. Wustmann : „Ja so gnädig bist“].

Je veux désormais haïr / et abandonner tout / ce qui te répugne, mon Dieu, / je ne veux pas t’affliger / mais au contraire t’aimer de tout mon cœur / car tu me prodigues ta grâce.

Si mineur (h moll), 241 mesures, 2/4.
BGA. Jg; V. Pages 362 à 373 | ARIA. | Oboe d‘amore. | Violino solo. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Basso. | Organo e Continuo. | Dal Segno.
NEUMANN : Forme da capo. Renvoi à la cantate BWV 30a/7.

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. pages 1163 à 1169] : «…Air à da capo, en ABA avec ritournelle, selon un schéma simple et symétrique : ritournelle / A ritournelle / B / ritournelle / A / ritournelle… un air d’opéra passionné… Dès la ritournelle s’affirme le rythme lombard qui sous-tend tout l’air… le mot genädig - plein de grâce » se prête naturellement à d’amples vocalises ».
DÜRR : « influences styllistiques de la jeune génération…le rythme lombard de cette aria ».
HERZ [BJ 1974, pages 96] : Rytme lombard. Renvoi aux cantates BWV 30a/8 et BWV 195/3.
[BJ 1978 : Le rythme lombard dans la musique de Bach, page 257] : « Le rythme lombard présent dès 1723, a pris une place prédominante dans les œuvres vocales de Bach après 1732. Le style était apparemment très en faveur à Dresde, car on le trouve surtout dans les cantates dédiées à la cour de Saxe…Dans les années 1730, cet élément gagna une place importante dans sa technique de composition ».
WIJNEN : «...l’aria témoigne, si besoin était, qu’il s’agit d’une parodie (dans le sens historique et musicologique du terme) : le texte profane du modèle annonce : « Je te tiendrai et irai avec toi » là où on entend maintenant : Je veux désormais haïr et abandonner tout ce qui te répugne, mon Dieu ».


9) REZITATIV SOPRAN. BWV 30/9
UND OBWOHL SONST DER UNBESTAND / DEN [W. Neumann : BG = „dem“] SCHWACHEN MENSCHEN IST WERWANDT, / SO SEI HIERMIT DOCH ZUGESAGT : / SOOFT DIE MORGENRÖTE TAGT, / SOLANG EIN TAG DEN ANDERN FOLGEN LÄßT, / SO LANGE WILL ICH STEIF UND FEST, / MEIN GOTT, DURCH DEINEN GEIST / DIR GANZ UND GAR ZU EHREN LEBEN. / DICH SOLL SOWOHL MEIN HERZ ALS MUND / NACH DEM MIT DIR GEMACHTEN BUND / MIT WOHLVERDIENTEM [R. Wustmann : „Adankerfülltem“] LOB ERHEBEN.

Et bien que l’inconstance / soit le propre des faibles humains, / je l’affirme pourtant ici : / Aussi souvent que l’aurore pointe, / aussi longtemps qu’un jour succède à l’autre, / aussi longtemps je veux avec constance et fermeté, / vivre par ton esprit, mon Dieu, entièrement pour ta gloire. / Mon cœur aussi bien que ma bouche / doivent te célébrer avec une louange bien méritée / en vertu du pacte passé avec toi.

Fa dièse (fis) → Sol majeur (G dur), 13 mesures, C.
BGA. Jg. V. Page 373 | RECITATIVO. | Soprano. | Organo e Continuo.
NEUMANN : Rezitativ Secco. Renvoi à la cantate BWV 30a/8.

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. pages 1163 à 1169] : «…Une nouvelle fois, le texte fait allusion précise à la paraphrase du Notre Père par Luther… »


10] ARIE SOPRAN. BWV 30/10
EILT, IHR STUNDEN, KOMMT HERBEI, / BRINGT MICH BALD IN JENE AUEN ! | ICH WILL MIT DER HEILGEN SCHAR / MEINEM GOTTNEIN’ DANKALTAR / IN DEN HÜTTEN KEDAR BAUEN, / BIS ICH EWIG DANKBAR SEI.

Hâtez-vous, accourez heures désirées, / ne tardez pas à m’amener dans ces prairies ! / Je veux avec la légion sacrée / élever à mon Dieu un autel de grâce / dans les demeures de Qédar / jusqu’à ce que je te sois éternellement reconnaissant.

NEUMANN : renvoi au psaume 120, 5 [PBJ. 921] : «…Malheur à moi de vivre chez les Mosques, / de camper en Qédar…»
: renvoi également possible au prophète Isaïe 60, 7 [PBJ. 1176] : « Tous les troupeaux de Qédar se rassembleront chez toi»
Mi mineur (e moll), 147 mesures, 9/8.
BGA. Jg. V. Pages 374 à 377 | ARIA. | Violini unisoni. | Soprano. | Organo e Continuo. | Da Capo.
NEUMANN : Trio. Violinen, Sopran, B.c. Forme da capo.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 274] : « Rythme de danse, ici une « gigue ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. pages 1163 à 1169] : «…Thème spirituel récurrent, que cette attente désirée de la mort. On le retrouve dans la cantate… BWV 161. Aria en ABA’ avec ritournelle, un trio pour deux dessus et basse. La métrique est à nouveau marquée par l’esprit de la danse, ici une sorte de gigue stylisée… la basse progresse par moments en sauts d’octaves où Pirro entend « une sorte de tic-tac en balancements d’octaves…»
DÜRR : Caractère de danse, ici une gigue.
LEMAÎTRE : «…air dans lequel la voix se mêle aux violons I à l’unisson pour former une pseudo « sonata a tre » prend l’allure d’une gigue…»
PIRRO [L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. L’orchestration, page 203] : « Dans l’air de soprano « Heures, hâtez-vous…» les instruments font une sorte de tic-tac en balancements d’octaves ».
WIJNEN : «...illustration de la hâte en musique : « eilt, eilt - hâtez-vous » reste un moment inoubliable ».


11] REZITATIV TENOR. BWV 30/11
GEDULD, DER ANGENEHME TAG / KANN NICHT MEHR WEIT UND LANGE SEIN, / DA DU VON ALLER PLAG / DER UNVOLLKOMMENHEIT DER ERDEN, / DIE DICH, MEIN HERZ, GEFANGEN HÄLT, / VOLLKOMMEN WIRST BEFREIET WERDEN. / DER WUNSCH TRIFFT ENDLICH EIN, / DA DU MIT DEN ERLÖSTEN SEELEN / IN DER VOLLKOMMENHEIT / VON DIESEM TOD DES LEIBES BIST BEFREIT, / DA WIRD DICH KEINE | Adagio : NOT MEHR QUÄLEN.

Patience, le jour bienvenu / où tu seras complètement délivré / de tout le tourment / de l’imperfection du monde / qui te tient prisonnier, mon cœur, / ce jour-là ne peut plus tarder à arriver. / Le souhait se réalise enfin, / avec les âmes rachetées / dans la perfection de cette mort / tu es libéré de ton corps, / aucune détresse ne te tourmentera plus.

Si mineur (h moll) → Ré majeur (D dur), 14 mesures, C.
BGA. Jg. V. Page 377 | RECITATIVO. | Tenore. | Organo e Continuo.
NEUMANN : Rezitatif -Secco- avec arioso. Adagio, mesures 12 à 14.

BOMBA : « Bach tient par des harmonies réduites les mots « Plag der Unvollkommenheit - tourments de l’imperfection »


12] CHORSATZ. BWV 30/12
FREUE DICH, GEHEILGTE SCHAR, / FREUE DICH IN SIONS AUEN ! / DEINER FREUDE HERRLICHKEIT, / DEINER SELBSTZUFRIEDENHEIT / WIRD DIE ZEIT KEIN ENDE SCHAUEN.

Réjouis-toi, légion sacrée, / réjouis-toi dans les prairies de Sion ! / Le temps ne verra pas de fin / à la magnificence de ta joie / et de ton contentement.

Ré majeur (D dur), 160 mesures, 2/4.
BGA. Jg. V. Pages 378 à 395 | Tromba I. | Tromba II. | Tromba III. | Timpani. | Flauto traverso I. / Oboe I. | Flauto traverso II. | Oboe II. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Organo e Continuo. | Da Capo. | Fine.
NEUMANN : Renvoi au premier chœur avec un nouveau texte.

BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 150] : Chœur identique au premier mais avec un nouveau texte.


BIBLIOGRAPHIE BWV 30

BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) :
A.M.G (All Music Guide) : Notice de James Leonard.
BRAATZ, Thomas : Mélodies du choral Freu dich sehr, o meine Seele. En collaboration avec Aryeh Oron (septembre 2005).
BROWNE, Philipp (septembre 2005). Texte du cantique Tröstet, tröstet meine Lieben. Uniquement la troisième strophe.
CROUCH, Simon : Commentaires, 1996 & 1998.
EMMANUEL MUSIC : Notice de Craig, Smith.
MINCHAM, Julian [BCW + NET jsbachcantatas.com] : The Cantatas of Johann Sebastian Bach, chapitre 52. 2010.
ORON, Aryeh : Discussions 1] 15 décembre 2002. - 2] 23 novembre 2008. - Prévision : 27 janvier 2013.
Mélodies du choral Freu dich sehr, o meine Seele. En collaboration avec Thomas Braatz (septembre 2005).

AMBROSE, Z. Philip (University of Vermont): The new translation of cantata texts. Hänssler/ Rilling. Die Bach Kantate. Ca 1990
Voir aussi le NET : Classics/faculty/bach/ (texte of the complete Vocal Works
BACH COMPENDIUM ou Répertoire analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort sur le Main. 1985. BWV 30 = BC A 178.
BACH-JAHRBUCH :
BJ 1974 : page 96. Gerhard Herz : Le rythme lombard de la Messe en si mineur. Renvoi à la cantate BWV 30/8 et BWV 30a/8 et BWV 195/3
BJ 1975 : pages 95 et 97. Klaus Häfner. Der Picander-Jahrgang. Pages 95 à 97.
BJ 1977 : Andreas Glöckner. Note 39, page 96 : Accompagnato des cantates BWV 21, 43
BJ 1978 : pages 158/159 et 168 et 257. Gerhard Herz : Le rythme lombard dans la musique de Bach.
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 39,97, 159 et 725
Volume 2, pages 248, 254, 268, 273, 274, 447, 458, 472, 473/474, 618, 704 et 834
BLANKENBURG, Walter : Notice de l’enregistrement de Karl Richter. Coffret Archiv III, vers 1980
BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement de Hänssler / Rilling / edition Bachakademie, volume 10 1999
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 149/150
: Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 167 à 172
BREITKOPF. Recueils :
Breitkopf n° 10 : 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date).
N° 29 (et 63, 67, 76 282, 254, 256 sous d’autres titres).
Breitkopf n° 3765 : 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. N° 102 (98 à 101, 103/104
CANDÉ, Roland de : Jean-Sébastien Bach. Seuil 1984. Page 206
CANTAGREL, Gilles : Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 1163 à 1169
CHAILLEY, Jacques: Les chorals pour orgue de Jean-Sébastien Bach. A. Leduc 1974. N° 66 et 67, (Anh. 53) pages 120/121.
COLLECTIF : Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009.
Jean-Luc Macia : Cantates d’église. Pages 110/111
DÜRR, Alfred : Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Volume 2, pages 564 à 567
: Notice de l’enregistrement de Nikolaus Harnoncourt, Das Kantatenwerk, volume 8. 1974
: Notice de l’enregistrement de Fritz Werner (1971). Reprise dans le coffret Warner Classics, volume 1. 2004.
FESTIVAL J.-S. BACH DE MAZAMET. 1969, 4e année. Grand temple de Mazamet. 7 septembre 1969. Orchestre du Festival
Société des Chanteurs de Saint-Eustache. Direction R.P. Émile Martin de l’Oratoire.
EKG : Evangelisches Kirchen-Gesangbuch. Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « EKG ».
GARDINER, John Eliot : Notice de son enregistrement, volume 1. 2005. Traduction française de Michel Roubinet.
GÉROLD, Th. : Les Musiciens célèbres. J. S. Bach. M. Laurens Editeur Paris. 1925. Page 72
GOJOWY, Detlef : Le langage dans les cantates de Bach. Teldec, volume 11. Planche emblématique pour la fête de Jean-le-Baptiste dans
Luc 1, 57 et la suite. Renvoi au mouvement 4.
HARNONCOURT, Nikolaus : Remarques sur le procédé de la parodie chez Bach ». A propos de la cantate BWV 30
Notice dans le volume 8, Teldec, 1974.
: Le Dialogue musical. Monteverdi, Bach et Mozart. Arcades / Gallimard / NRF. 1985. Pages 101 à 113
HAYNES, Bruce : Notice de l’enregistrement d’Eric Milnes, Montréal Baroque. 2004.
HELMS, Marianne : Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate 98750). En collaboration avec Arthur Hirsch. 1985
HERZ, Gerhard: Cantata N° 140. Historical Background. Pages 3 à 50. Norton Critical Scores.
W. W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 47
HIRSCH, Arthur : Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR.24.015. 1986. CN 208, pages 74 [3], 162,
: Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate 98750). En collaboration avec Marianne Helms. 1985
LEMAÎTRE, Edmond : La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les Indispensables de la musique. 1992
Page 43
LYON, James : Johann Sebastian Bach. Chorals. Sources hymnologiques des mélodies, des textes et des théologies
Beauchesne. Octobre 2005. Pages 43, 95, 98, 108, 114, 130 et 147. Incipit mélodie Sicut cervus desiderat = M 85, page 276
MARCHAND, Guy : Bach ou la Passion selon Jean-Sébastien (de Luther au nombre d’or). L‘Harmattan 2003. Page 331
NEUMANN, Werner : Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs. VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971
Pages 54/55
Literaturverzeichnis : 52 (Schering). 55 (Schering). 68 (Smend).
: Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann Sebastian Bachs. Bach-Archiv, 20 novembre 1970. Aucune date.
: Sämtliche von J. S. Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Pages 163 à 165
NYS, Carl de : Critique de la version Karl Richter. Revue Diapason, mai 1975
: Critique de la version de Fritz Werner. Revue Diapason, janvier 1973
: Critique de la version Harnoncourt. Revue Diapason n° 188 du 6 juillet 1974
: Notice du livret du festival J.-S. Bach de Mazamet, 1969. 4e année. Voir ci-dessus, à « Festival »
OPDEBEECK, Olivier : Critique de la version Beringer. Revue Diapason, avril 1991. Avec la cantate BWV 19
PETITE BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « PBJ. »
PIRRO, André : J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Page 164
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Pages 160 et 203
SCHERING, Arnold : W. Neumann : Literaturverzeichnis. 52] Über Bachs Parodieverfahren, in BJ 1921, pages 49 à 95.
W. Neumann : Literaturverzeichnis. 53] Kleine Bachstudien, in BJ 1933, pages 30 à 70
W. Neumann : Literaturverzeichnis. 55] Johann Sebastian Bach und das Musikleben Leipzigs im 18. Jahrhundert.
Musigeschichte Leipzigs, Bd. III, Leipzig 1941.
SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
Édition 1973, pages 38/39
Literatur : Spitta. Schweitzer. Wolfrum II (Leipzig 1910). Pirro. Parry. Wustmann. Wolff. Terry. Whittaker.
Moser. Schering. Neumann.
BJ 1911. 1912. 1918. 1921. 1932. Bachfest 1930.
SCHWEITZER, Albert: J.- S. Bach | Le musicien-poète. Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Pages 150, 199 et 241
J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966.
Volume 2, pages 289 et 348
SMEND, Friedrich : Literaturverzeichnis. W. Neumann 68] Bachs Trauungskantate, in Musiforschung 1952. Pages 144 à 152.
Cantates BWV 30, 30a 195, 197 et 197a.
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His Work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume II, pages 302 et 322; volume III, pages77
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985.
Volume I, pages 235 et 342. Volume II, pages 88 à 98 et 686
VIGNAL, Marc : Les Fils de Bach (l’héritage de Bach). Les chemins de la musique. Fayard. 1997 pages 68
WIJNEN, Dingeman van : Notice (sur CD, pages 81/82) de l’enregistrement de Pieter Jan Leusink. 2006
WOLFF, Christoph : Notice de l’enregistrement de Ton Koopman. Volume 22. 2006
WUSTMANN, Rudolf : J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 291 à 294
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 199. Pages 301 à 303
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005


DISCOGRAPHIE BWV 30

BACH CANTATAS WEBSITE : Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements. Onze références (septembre 2002 – juin 2011) + neuf mouvements isolés (septembre 2002 – septembre 2010).
Exemples musicaux (Audio) : Aryeh Oron (janvier 2003- avril 2008).

6] BERINGER, Karl Friedrich. Windsbacher Knabenchor. Münchener Bachsolisten. Soprano : Edith Mathis. Alto : Cornelia Kalisch.
Ténor : Hans Peter Blochwitz. Basse : Thomas Quasthoff. Heilsbronn (D), 18-20 juillet 1990. Durée : 36’24
CD Bayer Records BR 100162. Avec la cantate BWV 19
8] GARDINER (volume 1). Monteverdi Choir. English Baroque Orchestra. Soprano : Joanne Lunn. Alto : Wilke te Brummelstroete.
Ténor : Paul Agnew. Basse : Dietrich Henschel. Bach Cantata Pilgrimage. Église : St Giles Cripplegate . Londres, 24 juin 2000.
Durée : 32’42. Coffret de deux CD SDG (Soli Deo Gloria) 101. Distribution en France, avril 2005
3] HARNONCOURT (volume 8). Wiener Sängerknaben. Chorus Viennensis. Concentus Musicus Wien. Soprano Herbert Böck (jeune soliste
du Wiener Sänfgerknaben). Alto : Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse : Max van Egmond. Vienne (Autriche), juin 1972.
Durée : 37’37. Coffret de deux disques Teldec SKW 8/1-2 BR 2. Das Kantatenwerk, volume 8. 1974
CD Teldec 8-35034 ZL 242504-2. 1985. Das Kantatenwerk, volume 8
CD Teldec 4509-91756 2. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas. Volume 2. Coffret de six CD avec les cantates BWV 20 à 36
Reprise Bach 2000. Volume 1. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates BWV 1 à 14 et BWV 16 à 47
Reprise CD Warner Classics 8573-81205-5. Intégrale en CD séparés, volume 10. 2006
9] KOOPMAN (volume 22). The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano : Sandrine Piau. Alto : Bogna Bartosz. Ténor : James
Gilchrist. Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk. Amsterdam (NL). Mai, septembre et octobre 2002. Durée : 31’09
Coffret de 3 CD Antoine Marchand, Challenge Classics CC 72222. 2006. Avec la cantate BWV 80 et la Messe en sol majeur BWV 236
Dernier coffret de l’enregistrement de l’intégrale des cantates par Ton Koopman.
7] LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Soprano : Ruth Holton. Alto : Sytse Buwalda. Ténor : Nico van der Meet.
Basse : Bas Ramselaar. Église Saint-Nicolas d’Elburg (NL). Janvier et février 2000. Durée 32’19
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume15. Cantates VIII/4 99374/104
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV- 93102 9/85. Avec les cantates BWV 84 et BWV 40
Cette réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une nouvelle édition „augmentée“: 157 CD comprenant, les partitions et 2 DVD proposant
les Passions de saint Jean et saint Matthieu.
11] MILNES, Eric. Montréal baroque. Un par voix = Soprano : Suzie Leblanc. Alto : Daniel Taylor. Ténor : Charles Daniels.
Basse : Stephan MacLeod. Église de la Nativité, La Prairie (Québec). Canada. Juin 2004. Durée : 34’07
CD Atma SACD2 2400. 2005. Avec les cantates BWV 7 et 167
2] MOYSE (HONEGGER), Blanche. Brattleboro Bach Festival Chorus & Orchestra.. Soprano : Benita Valente. Alto : Mary Burgess.
Ténor : Seth McCoy. Basse : Leslie Guinn. Brattleboro. Vermont (USA). 1971. Disque Ars Nova / Ars Antiquad
10] OHMURA, Emiko. Bach-Chor Tokyo. Tokyo Cantata Chamber Orchestra. CD Bach-Chor Tokyo (Japan). Live : 10 mai 2003.
Durée : 38’45. CD BACHCD 04. Chanté en japonais. Avec la cantate BWV 29
4] RICHTER. Münchener Bach-Chor & Orchester. Soprano : Edith Mathis. Alto ; Anna Reynolds. Ténor : Peter Schreier. Basse : Dietrich
Fischer-Dieskau. Munich. Herkules-Saal : 2 mars, 25 mai 1974 et 4, 5, 24 et 25 janvier 1975. Durée : 40‘25
Disque Archiv Production ARC 2533 330. 1976
Reprise en coffret de six disques Archiv Produktion 2722.025. / 2564 160. Volume III. Ascension - Pentecôte - Trinité. Vers 1980
Reprise en coffret de 5 CD Archiv Production 439385-2. Avec la cantate BWV 93
Reprise en coffret de 26 CD Archiv Produktion. 1998-2000. Intégrale des cantates enregistrées par Karl Richter de 1959 à1979.
5] RILLING. Bach-Collegium Stuttgart. Württembergisches Kammerorchester Heilbronn. Soprano : Costanza Cuccaro. Alto : Mechthild
Georg. Ténor : Aldo Baldin. Basse : Philippe Huttenlocher. Gedächtniskirche Stuttgart (D). Février 1984. Durée : 35‘30
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98750. 1985
CD. Die Bach Kantate (volume 9). Hänssler Classic Laudate 98860. 1985. Avec la cantate BWV 112
CD. Hänssler edition Bachakademie (volume 10). Hänssler-Verlag CD 92.010. 1999
1] WERNER. Chorale Heinrich Schütz et Orchestre de chambre de Heilbronn. Soprano : Emiko Liyama. Alto : Barbara Scherler.
Ténor : Theo Altmeyer. Basse : Bruce Abel. Schwaigern (D), 24 avril 1971. Durée : 41‘17
Disque Erato STU 70665. Les Grandes Cantate. Volume 26. 1972
Reprise en coffret de 2 CD Erato. Avec les cantates BWV 7, 11, 30, 68 et 104. Vers 1995
Reprise en coffret de 10 CD Warner Classics 2564 61401-2 ADD LC04281. Volume 1. 2004


MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 30

M-1. Mvt. 1] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage Choir / Bach-Orchester Berlin. Fin es années 1950-1960. Report CD Baroque Music
Club (Soli Deo Gloria, volume 4).
M-2. Mvt. 5] Aria pour alto. John Beckett. New Irish Chamber Orchestra. Alto : Bernadette Greevy. 1976. Disque Claddag Records Limited
M-3. Mvt ?] Bach To The Beattles. Aria de la cantate BWV 30. Violon : Stephan Grappeli (+ flûte, piano ). 1991. CD ASV White Line.
M- Mvt. 4] Craigh Smith. Lorraine Hunt Lieberson. The Orchestra of Emmanuel Music. Enregistré le décembre 1992.
CD Emmanuel Music AV 2130. 2008. Avec le mouvement de cantate BWV 33/3 et Haendel
M-5. Mvt .] Ordinateur (Computer). Kathy Geisler. Aria „Was die Seele kanner görtzen“ . Concerne la cantate BWV 30a/5.
M-6. Mvt. 6] Marek Stryncl. Musica Florea. Mezzo-Soprano : Magdalena Kozena. Juillet – septembre 1996. CD Archiv Prouktion.
M-7. Mvt. 5] Antony Walker. Orchestra of the Antipodes. Alto : Sally-Anne Russel. Octobre et décembre 2003. CD ABC Classics 476118-3.
M-8. Mvts 5 et 6] Dale Higbee. Carolina Baroque. Soprano : Teresa Radomski. 18 mars 2007. CD Carolina Baroque.
M-9. Mvt. 5] Lars Ulrik Mortensen. Concerto Copenhagen. Mezzo-soprano : Anne Sofie von Otter. Juin 2008.CD Archiv Produktion 477467


ANNEXE BWV 30a

[Bien qu’il s’agisse d’une cantate profane, il a paru opportun d’inclure en annexe de la cantate BWV 30, la cantate BWV 30a. Tous les commentateurs ont souligné les étroites connexions existant entre les deux œuvres, certains, notamment Nikolaus Harnoncourt, ayant avancé l’hypothèse d’une élaboration simultanée des deux œuvres, l’une profane, la cantate BWV 30a ayant engendré la cantate sacrée BWV 30 à l’été 1737… et pourquoi pas inversement ?
Suivent sur le même schéma utilisé pour les cantates BWV 1 à 200 mais de façon succincte, quelques informations qui seront complétées brillamment, as usual, par le Bach Cantata Website].


CANTATE BWV 30a
  ANGENEHMES WIEDERAU, FREUE DICH IN DEINEN AUEN !
Agréable Wiederau, / Réjouis-toi dans tes prairies !
DRAMMA PER MUSICA
28 septembre 1737


DATATION BWV 30a

Wiederau, le 28 septembre 1737.

[Bach traverse à la même époque la polémique avec le recteur de Saint-Thomas, Johann August Ernesti, polémique appelée « Querelle des préfets » … sans doute une échappée dans la campagne de Wiederau a-t-elle pu momentanément lui changer les idées…
PIRRO : Probablement écrite entre 1738 et 1741, avec les cantates BWV 30, BWV 197 et BWV 34.


SOURCES BWV 30a

La « database » du « Catalogue Bach de l’Institut de Göttingen » en connexion avec les « Bach Archiv », est un instrument de travail exceptionnel (langue anglaise et allemande) mais d’un usage qui n’est pas toujours aisé pour le lecteur français.
Adresse : (http: //www.bach;gwdg.de/bach_engl.html)

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR.
Mus. ms. autogr. Bach P 43.
Référence gwdg.de/Bach : D B Mus. ms. Bach P 43, Faszikel 1. [Staatsbibliothek zu Berlin]. J.S. Bach (autographe). Première moitié du 18e siècle.

BOMBA : « La partition autographe de cette cantate a été conservée. Elle indique le 28 septembre 1737 comme date d’exécution. Elle est accompagnée du texte imprimé dû à la plume de Picander. La cantate exécutée vers 1738 pour la fête de la saint Jean-Baptiste [BWV 30] est donc une parodie de ce morceau.
HERZ : La partition était conservée à Berlin Est, antérieurement à 1989.
SCHMIEDER : Partition autographe Bach P 43. 17 feuilles, 34 pages de musique, in 4°.

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN.
Référence gwdg.de/Bach : D B Mus. ms. Bach St. 31, Faszikel 2. J.S. Bach (autographe). Première moitié du 18e siècle.

ÉDITION BWV 30a
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT AUSGABE (BGA).
BGA. Jg V1 Anhang.(5e année). Préface de Wilhelm Rust, 1855. Cantates BWV 21 à 30 + Anh. 30a.
BGA : Anhang. | I. | Dramma per Musica. | Schicksal, Glücke, Zeit und der Elster-Fluss. | « Angenehmes Wiederau » | (Siehe Jahrgang V1, pages 328, 399.)
Pages 325 à 345. Partition complète.
Page 399 à 408. Réduction chant et piano.
BGA XXXIV. Anhang. Waldersee 1887.
BCW : Partition de la BGA et réduction chant et piano.

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA).
KANTATEN SERIE I/ BAND 39. BC : G 31
BÄRENREITER classics.| Bach | Bärenrteiter Urtext der Neuen Bach-Ausgabe.. LEIPZIGER RATSWAHLKANTATEN UND SCHULFEIERN Sämtliche Kantaten 16. Bärenreiter TP 1296. 2007. Festmusiken zu Leipziger Universitäts Feiern. Herausgegeben : Werner Neumann.
BWV 30a. Pages 51 à 140. Bärenreiter-Verlag. Kassel. 1975.
Autres éditions :
Breitkopf & Härtel : sur demande. Carus : partition non disponible.


TEXTE BWV 30a

Henrici (dit Picander). Leipzig 1737.
Le fac-similé du texte édité à Leipzig en 1737 par Johann Christian Langenheim, ainsi que la page de titre sont reproduits dans l’ouvrage de Werner Neumann : Sämtliche von J. S. Bach vertonte Texte. pages 416/417.
HÄFNER [BJ 1975, pages 95 à 97 et 165] : « Le cycle annuel de cantates de Picander (première impression 1728, réimpression 1732) doit être considéré comme le livre des textes pour la musique d’église de Leipzig à partir de la Saint-Jean 1728 jusqu’au quatrième dimanche après la trinité de 1729. Donc, ce cycle formait la base textuelle du quatrième des cinq cycles de cantates de Bach. Les musiques d’une soixantaine de cantates sont dans une large mesure perdues. Ce qui a été gardé est juste suffisant pour en faire soupçonner la gravité de la perte…»


GÉNÉRALITÉS BWV 30a

BOMBA : « Quatre allégories entrent en scène (le Temps, le Bonheur, le Destin ainsi que la rivière Elster qui traverse le domaine de Wiederau…»… Cette musique au caractère tantôt solennel, tantôt populaire et dansant (trait que Bach a repris aussi dans la cantate sacrée BWV 30) a sans doute tellement plu au Conseiller (Hennicke) qu’il commanda une autre pièce à Bach six mois plus tard (BWV Anhang 1, 13 - la musique est perdue) pour la messe de Pâques à laquelle le Prince électeur de Saxe participa… » Werner Neumann a prouvé dans l’annuaire Bach (page 76 et suivantes) que si le Dramma per musica BWV 30a n’a pas été admis dans l’ancienne édition des œuvres de Bach (BG.) ni rangé dans le corpus des cantates profanes du catalogue BWV, c’est uniquement parce qu’il avait un pendant sacré et que les pièces profanes de Bach faisaient l’objet du dédain si précisément nommé par Spitta. Et pourtant, des sources aussi complètes et claires que pour ce morceau seraient bien souhaitables pour mainte cantate sacrée ».
CANDÉ : «…Septembre 1737. Hommage au comte Johann Christian Von Hennicke, seigneur de Wiederau. Ce gentilhomme, ancien inspecteur des taxes, est devenu ministre d’État grâce à la protection du comte von Brühl. Il fut ensuite anobli et devint seigneur héréditaire de Wiederau [petit village, à une vingtaine de kilomètres sud de Leipzig, dépendant de la ville de Pegau. Le château est toujours visible]. La cantate est destinée à la cérémonie d’entrée en possession du domaine le 28 septembre [1737]. Le livret de Picander est un tissu de plates flagorneries ; mais la musique est splendide. Soucieux sans doute qu’un ouvrage aussi réussi ne serve pas seulement à illustrer une occasion aussi insignifiante, Bach l’adaptera quelques mois plus tard pour la fête de saint Jean-Baptiste. Ce sera la cantate BWV 30, presque identique à la cantate d’hommage dont elle est la « parodie » : les récitatifs sont naturellement différents et un choral très simplement harmonisé, sur la mélodie de Freu’ dich sehr, o meine Seele est ajouté à la fin de la première partie. C’est apparemment la seule cantate d’église nouvelle, si l’on peut dire, que Bach ait composée pendant ces années agitées ».
SCHWEITZER [J.- S. Bach | Le musicien-poète, - Les cantates profanes, page 150] : «…le 28 septembre 1737, Johann-Christian Hennicke, un ancien laquais devenu comte par la faveur du tout-puissant ministre, le comte Brühl, prit possession de la terre de Wiederau. Et c’est pour ce parvenu que Bach, probablement à l’instigation de Picander, car le texte est de sa plume, écrivit une cantate. Sans doute c’était de la musique bien payée ; il [Bach] en fit plus tard la cantate pour la saint Jean, BWV 30 ».


DISTRIBUTION BWV 30a.

SCHMIEDER : Soli : Sopran (Zeit). Alto (Glück). Tenor (Elster). Baß (Schicksal). Chor : S,A, T, B. Instrumente : Flauto traverso I, II ; Oboe I, II ; Oboe d’amore ; Tromba I, II, III ; Timpani ; Viol. I, II ; Vla. ; Continuo.

BWV 30a/1. CHOR. 160 mesures, 2/4.
Angenehmes Wiederau, / FREUE DICH IN DEINEM AUEN ! / DAS GEDEIHEN LEGT ITZUND / EINEN NEUEN, FESTEB GRUND, / WIE EIN EDEN DICH ZU BAUEEN.
Agréable Wiederau, / Réjouis-toi dans tes prairies ! / La prospérité apporte à présent / un nouveau fondement solide / Qui te transformera en jardin d’Eden.

BWV 30a/2. 13 mesures, C.
REZITATIV. Baß. Schicksal - Chor - Schiksal.
SCHICKSAL : SO ZIEHEN WIR / IN DIESEM HAUSE HIER / MIT FREUDEN EIN… Destin (basse) : Nous entrons ainsi / dans cette maison / remplis de joie…,

A quatre voix S, A, T, B. DEIN NAME SOLL GRÄNDERT SEIN, / DU SOLLST NUN HENNICKES-RUHE HEIFEN !
Ton nom doit être modifié, / Tu t’appelleras Repos de Hennicke…

BWV 30a/3. ARIA. Baß. 196 mesures, 3/8.
SCHICKSAL : Willkommen im Heil, willkommen in Freuden / Wir segnen Ankunft das Haus…
Le destin : Bienvenue dans le salut, bienvenues dans les joies. Nous bénissons ta venue, nous bénissons ta maison

HIRSCH : Mélisme [bien classique] sur le mot « Freuden » avec 49 notes.

BWV 30a/4. REZITATIV. Alto. 9 mesures, C.
GLÜCK : DA HEUTE DIR GEPRIESNER HENNICKE, / DEIN WIEDRAU SICH VERPFLICHT…
Le Bonheur : Puisque aujourd’hui, très estimé Hennicke / ta Wiederau s’engage envers toi…

BWV 30a/5. ARIA. Alto. 128 mesures, C barré.
GLÜCK : WAS DIE SEELE KANN ERGÖTZEN, /WAS VERGNIGT UND HOCH ZU SCHÄTZEN…
Le bonheur : Tout ce qui peut divertir l’âme , / tout ce qui fait plaisir et qui est très appréciable…

BWV 30a/6. REZITATIV (Baß). 10 mesures, C.
SCHICKSAL : UND WIE ICH JEDERZEIT BEDACHT / MIT ALLER SORG UND MACHT…
Destin (basse) : Et comme je suis à tout moment soucieux / de te protéger avec tous les soins et la force…

BWV 30a/7. ARIA. Baß. 241 mesures, 3/4.
SCHICKSAL : ICH WILL DICH HALTEN / UND MIT DIR WALTEN…
Destin (basse) : Je veux te tenir / et agir avec toi…

BWV 30a/8. REZITATIV Sopran. 13 mesures, C.
ZEIT : UND OBWOHL SONST DER UNBESTAND / MIT MIR VERSCHWISTERT UND VERWANDT…
Le Temps (soprano) : Et bien que par ailleurs, l‘instabilité / soit mon intime et ma parente…
DÜRR : « influences styllistiques de la jeune génration…le rythme lombard de cette aria ». Renvoi à Gerhard Herz, BJ 1974.
HERZ [BJ 1978 : Le rythme lombard dans la musique de Bach, page 257] : « Le rythme lombard présent dès 1723, a pris une place prédominante dans les œuvres vocales de Bach après 1732. Le style était apparemment très en faveur à Dresde, car on le trouve surtout dans les cantates dédiées à la cour de Saxe…Dans les années 1730, cet élément gagna une place importante dans sa technique de composition ».

BWV 30a/9 : ARIA soprano. 147 mesures, 9/8.
ZEIT : EILT, IHR STUNDE, WIE IHR VOLLT, / ROTTET AUS UND STOßTB ZURÜCKE !
Le Temps (soprano) : Hâtez-vous, ô heures, comme vous le souhaitez, / exterminez et repoussez avec force…

BWV 30a/10. REZITATIV. Tenor. 11 mesures, C.
ELSTER : SO RECHT IHR SEID MIR WERTE GÄSTE. / ICH RÄUM AU UND UFER EIN.
L’Elster (ténor) : Il en est très bien ainsi. Je vous concède les prés et les rives.

BWV 30a/11. ARIA. Tenor. 74 mesures, 3/4.
ELSTER : SO WIE ICH DIE TROPFEN ZOLLE, / DAß MEIN WIEDRAU GRÜNEN SOLLE…
L’Elster (ténor) : Comme j’applaudis les gouttes / pour que ma Wiederau reverdisse…
BOMBA : «L‘air n° 11 remonte probablement peut-être avec les mouvements 5 et 13 ainsi que l‘air n° 8 des cantates BWV 210 et BWV 210a, à un protype disparu…L‘aria de BWV 30a/11 a passé avec les paroles „Grosser Gönner, dein Vergnügen“ dans la cantate BWV 210/8.
NEUMANN : Renvoi possible à l’aria de la cantate BWV 210/8.
WOLFF : «…Mouvement original qui ne se retrouve nulle part ailleurs [dans les cantates et particulièrement dans BWV 30]…»

WV 30a/12. REZITATIV Sopran (Zeit). Baß (Schicksal). Alt (Glück). 14 mesures, C.
DRUM, ANGENEHMES WIEDERAU…
C’est pourquoi, agréable Wiederau…

BWV 30a/13. CHOR. ALLE (tous) = S, A, T, B. 160 mesures, 3/4.
TOUS : UND BEIDER LUST, / DEIN EINIGEN UND LIEBSTEN STAMM, AUGUST…
Et au plaisir des deux, / je veux porter en mon sein / la lignée commune et bien-aimée, Auguste…


BIBLIOGRAPHIE BWV 30a

*Ouvrage non possédé.
BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) :
CROUCH, Simon : Notice 1996 & 1998.
ORON, Aryeh : Discussion 1] 15 décembre 2002. - 2] 23 novembre 2008. - Prévision : 27 janvier 2013.

BACH COMPENDIUM ou Répertoire analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort sur le Main. 1985. BWV 30a = BC, G 31. NBA I/39.
BACH-JAHRBUCH :
BJ 1974 : page 96. Gerhard Herz : Le rythme lombard de la Messe en si mineur. Renvoi à la cantate BWV 30/8 et BWV 30a/8
BJ 1978 : pages 158/159 et 168, 172 et 257. Gerhard Herz : Le rythme lombard dans la musique de Bach.
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 35 et 97
Volume 2, pages 446, 472, 598, 679, 680, 703/704, 710, 834, 835, 857 à 859
BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement de Helmuth Rilling, volume 139. 2000
CANDÉ, Roland de : Jean-Sébastien Bach. Seuil 2004. Page 206
CANTAGREL, Gilles : Notice de l’enregistrement de Gustav Leonhardt. CD Alpha, 2007
CANTAGREL, Gilles : Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 1442 à 1449
COLLECTIF: Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009.
Jean-Luc Macia : Cantates profanes. Page 264
DÜRR, Alfred : Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Volume 2, pages 693/694
W. Neumann : Literaturverzeichnis 21] Der Eingangssatz zu Bachs Himmelfahrts-Oratorium und seine Vorlage, in Hans
Albrecht in memoriam. Gedenkschrift von Freuden und Schülern. Kassel 1962, pages 121 bis à 126. BWV 11, 30a.
GÉROLD, Th.: Les Musiciens célèbres. J. S. Bach. M. Laurens Editeur Paris. 1925. Page 72
HARNONCOURT, Nikolaus : Le Dialogue musical. Monteverdi, Bach et Mozart. Arcades / Gallimard / NRF. 1985. Pages 101 à 113
HERZ, Gerhard: Cantata N° 140. Historical Background. Pages 3 à 50. Norton Critical Scores
W. W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 46
HIRSCH, Arthur : Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR.24.015. 1986. CN 208, pages 74 [3], 162,
NEUMANN, Werner : Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs. VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971
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Literaturverzeichnis: 21 (Dürr). 52 (Schering). 55 (Schering). 66v (Smend). 68 (Smend).
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PIRRO, André : J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Page 164
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Cantate apparemment non étudiée.
SCHERING, Arnold : W. Neumann : Literaturverzeichnis. 52] Über Bachs Parodieverfahren, in BJ 1921, pages 49 à 95.
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SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
Édition 1973, pages 39/40
Literatur : Bitter III (Berlin 1881). Spitta. Schweitzer. Pirro. Parry. Terry. Whittaker. Moser.
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BJ 1921. 1933. 1935. Bachfest 1935.
SCHWEITZER, Albert : J.- S. Bach | Le musicien-poète. Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Pages 150
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SMEND, Friedrich : Literaturverzeichnis. W. Neumann 68] Bachs Trauungskantate, in Musiforschung 1952. Pages 144 à 152.
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SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His Work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Volume II, page 636 et Appendix 62, page 721
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
Volume I, pages 235 et 342. Volume II, pages 88 à 98 et 686 à 688
WUSTMANN, Rudolf : J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 405 à 408


DISCOGRAPHIE BWV 30a

BACH CANTATAS WEBSITE : Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements. Quatre références (septembre 2002 – mai 2011).

3] KOOPMAN (volume 22). The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano : Sandrine Piau. Alto : Bogna Bartosz. Ténor : Christoph
Prégardien. Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk. Amsterdam (NL). Mai, septembre et octobre 2003. Durée : 32’54
Coffret de 3 CD Antoine Marchand, Challenge Classics CC 72222. 2006. Avec la Messe en sol mineur BWV 235
4] LEONHARDT. Café Zimmermann. Les Chantres du CMBV. Soprano : Monika Frimmer. Alto : Robin Blaze. Ténor : Markus Schäfer.
Basse : Stephan MacLeod. Saint-Michel en Thiérache (02 France), mai 2007. Durée : 38’15
CD Alpha 118. Distribution en France, octobre 2007. Avec la cantate BWV 207
1] POMMER. Leipziger Universität/ Neues Bachisches Collegium Musicum. Soprano : Ursula Teinhardt-Kiss. Alto : Gertrud Lahusen-
Oertel. Ténor : Eberhard Büchner. Basse : Gothart Stier. Leipzig 1980. Disque Eterna Edition. + Reprise en CD Berlin Classics „Preise
Dein Glücke Gesegnestes Sachsen“ de différents fragments de messe et de cantates BWV 140, 202, 215.
2] RILLING. Gächinger Kantorei. Bach-Collegium Stuttgart. Soprano : Christianne Oelze. Alto : Ingeborg Danz. Ténor : Marcus Ullman.
Basse : Andreas Schmidt. Stadthalle Leonberg (D). 16 au 22 mars 2000. Durée : 34‘20
CD Hänssler editon bachakademie 92139. Volume 139. 2000


MOUVEMENT ISOLÉ BWV 30a
Rien au catalogue (2011).


C. Role. Novembre 2011

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Last update: December 23, 2011 23:30:00