AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama « espéré »
élargi de cette partie de l’œuvre
vocale de Bach. Outre les quelques « interventions « CR »
signalées par des crochets [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie.
A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= La majeur →
(a moll) = la mineur
(B)
= Si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société
Bach (Leipzig, 1851-1899). J.
S. Bach Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= Ut majeur →
(c moll) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur →
(d moll) = ré mineur
(E)
= Mi →
(Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= Fa
(G)
= Sol majeur→
(g moll) = sol
mineur
GB
= Grande-Bretagne = Angleterre
(H)
= Si →
(h moll) = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition originale autographe
Ost.
= Original Stimmen – Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident
remarquable.
DATATION
BWV 24
Leipzig,
20 juin 1723. (quatrième dimanche de Bach à Leipzig).
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 2, pages
256 et 280] : une exécution à Leipzig le 20 juin 1723,
avec le même jour celle de la cantate BWV 185 (reprise de la
période de Weimar), soit le matin ou l’après-midi
ou encore la première (BWV 24) avant le sermon, la deuxième
après [voir page 268 et note 9 de la page 833].
DÜRR.
Chronologie. 1723 : BWV 21 (13 juin) – BWV 185 (Weimar, reprise
le 20 juin) avec la cantate *BWV 24 (même jour, 20 juin) - BWV
167 (24 juin) - BWV 147 (2 juillet) - BWV 186 (11 juillet).
:
«…L’une des premières cantates que Bach a
composé après avoir été nommé
cantor de l’église Saint-Thomas à Leipzig.
Première exécution le 20 juin 1723 ». [Donc
un livret de Neumeister encadré par ceux de Franck !]
HERZ :
20 juin 1723.
HIRSCH
: Classement CN 41 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). I. Jahrgang ou « Année I ».
Premier cycle des cantates de Leipzig dans la période allant
du 30 mai 1723 au 4 juin 1724.
NYS,
Carl de : «…On se souvient que Bach, lorsqu’il fut
invité à se présenter à la succession du
cantor Johann Kuhnau, se proposait de donner l’admirable
cantate BWV 23 ; mais lorsqu’il entendit le style des
œuvres de son prédécesseur, il se garda bien de
faire interpréter une œuvre aussi « nouvelle » ;
il chercha même à composer une œuvre ressemblant à
celle de Kuhnau, la cantate BWV 22… Une fois en place il se
livra à une véritable pédagogie liturgique et
musicale pour transformer le goût des fidèles de
Saint-Thomas et de Saint-Nicolas et élever le niveau de leurs
exigences. La cantate BWV 24 fut donnée pour la première
fois le quatrième dimanche après la Trinité, le
20 juin 1723 ».
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
volume 2, pages 679 à 682, Appendix, note 19] : « La
cantate probatoire de Bach et ses cantates écrites entre 1723
et 1727 ».
Les filigranes : « La première période
s’étend de 1723 jusqu’à octobre 1727. Les
filigranes des manuscrits sont sur la première moitié
de la feuille la marque « IMK »
et une « demi-lune- sur la seconde…. Comme les
paroles de la cantate Aergre
dich, o Seele, nicht
[BWV 186] qui porte la date de 1723, ainsi que celles de la cantate
BWV 164 sont de Franck, j’avancerai qu’elles ont pu être
composées en 1723 ou 1724 au plus tard. En conséquence,
il paraît [aussi] probable que les cantates BWV 24 et BWV 165
peuvent dater de la première période de Leipzig ».
[Page
683 : La cantate « Ein
ungefärbt Gemüthe »,
si elle n’a pas été composée en 1723,
pourrait avoir été écrite en 1726 ou 1727…
En 1724, le 4e
dimanche après la Trinité tombait le jour de la Fête
de la Visitation et en 1725, à la fête de la Saint-Jean
Baptiste, jour où ordinairement on ne pouvait pas exécuter
de musique en église. Mais de fait, il est improbable que Bach
qui, à l’époque (1725-1726) était [déjà]
en rapport avec Picander, ait pu préférer [en
1726-1727] le texte insignifiant de Neumeister ».
WOLFF :
« On exécuta vraisemblablement la cantate BWV 24
avant le prêche et BWV 185, après ».
SOURCES BWV
24
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Mus.
ms.
Bach
P 44 adn 3.
BB/SPK P 44. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher
Kulturbesitz.
HERZ :
Comme les parties séparés, le filigrane « IMK »
figure sur la partition originale .
SCHMIEDER :
Autographe :10 feuilles, 17 pages de musique in 4°.
BGA
(Wilhelm Rust, 1855). La partition est rédigée d’une
écriture très peu lisible avec beaucoup de corrections.
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Mus.
ms. Bach St. 19
M. Staatsbibliothek zu
Berlin Preußicher Kulturbesitz (SPK). Anciennement Marburg
Staatsbibliothek.
BGA.
(Wilhelm Rust, 1855). Titre pris à la couverture des parties
séparées : « 4
post Trinitatis, | Ein ungefärbt Gemüthe ; | a 5
Stromenti e 4 Voci ; Clarino, 2 Hautbois, 2 Violini, Viola con
Continuo di J. S. Bach ».
Les parties de violons I et II en double.
HERZ :
les copistes seraient Johann Andreas Kuhnau né en 1703 –
mort ? (neveux ou petit-fils du cantor Johann Kuhnau), à
Leipzig à partir du 7 février 1723 dans sa période
dite médiane „K2“
et Christian Gottlob Meissner (18 décembre 1707 – 16
novembre 1760). A Leipzig de 1723 à 1729.
SCHMIEDER :
15 parties séparées. Le continuo en partie autographe.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH =
BACH-GESELLSCHAFT
AUSGABE (BG)
BGA.
Jg. V1
(5e
année). Pages 127 à 152. Préface de Wilhelm
Rust, 1855. Cantates BWV 21 à 30 + Anhang 30a.
[La
partition de la BGA / Breitkopf est dans l’enregistrement de
Gustav Leonhardt / Teldec, volume 6. 1973].
NOUVELLE
ÉDITION BACH =
NEUE BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I/ BAND 17/1. KANTATEN ZUM 4. SONNTAG NACH TRINITATIS
Bärenreiter
Verlag BA 5080. 1993. 5 fac-similés. Avec BWV 185, 177
BWV
24. Pages 49 à 75. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher
Kulturbesitz. Mus.
ms.
Bach
P 44 adn 3. Beginn des Satzes 1.
Bl.
1v.
des Stimme Oboe 1. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher
Kulturbesitz Mus. ms.
Bach St. 19 [5, 6] von
der Hand Johann Andreas Kuhnau, mit autographe Korrekturen.
Avec
les cantates BWV 185 et 177.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5080 41. 1993. Kirsten Beisswenger :
cantates BWV 24 et 177.
BACH-INSTITUT
GÖTTINGEN: NET. Die Neue Bach-Ausgabe [NBA]. Kantaten. Série
I. Net www. Bach-Institut.de
AUTRES
ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics.| Bach | Bärenrteiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 6 | TP 1286. 2007
Serie
I. Band 17. 1. Kantaten zum 4e
Sonntag nach Trinitatis.
Zur
Edition.
Faksimile.
BWV 24. Partition. Bl. 1. - BWV 24. Oboe I, Bl. 1.
BWV
24. Pages 49 à 75. Bärenreiter-Verlag Kassel. 1993.
BCW.
Partition de la BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition = PB 2874. Réduction chant et
piano (Todt. 24 pages) = EB 7024. Partition du chœur = Chorst.
ChB. 2146.
2011.
Partition (28 pages) = PB 4524. Réduction chant et piano (24
pages) = EB 7024. Partition du chœur (8 pages) = ChB 4524.
Parties séparées (Orgue, Violons I, II, Viola,
Violoncelle et Contrebasse, Vents) = OB 4524.
CARUS.
Partition CV 31.024/00 non disponible (2011). Recueil n° 5 :
« Bach for
Brass » =
CV 31.305/00.
KALMUS
STUDY SCORES. N° 811. Volume VII. New York. 1968. Cantates BWV 23
à 26.
PETERS.
Réduction chant et piano.
PÉRICOPE
BWV 24
Quatrième
dimanche après la Trinité.
Épître
aux Romains 8, 18
à 27
[PBJ. 1679]. Paul : « J’estime
en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à
comparer à la gloire qui doit se révéler en
nous…»
Évangile
: Luc 6, 36 à
42
[PBJ. 1545]. Deux paraboles tirées du Sermon sur la montagne
(Les Béatitudes).
EKG.
4. Sonntag nach Trinitatis (4e
dimanche après la Trinité).
Épître
aux Galates 6, 2 [PBJ. 1725] : « Frères,
même dans le cas où quelqu’un serait pris en
faute, vous les spirituels, rétablissez-le en esprit de
douceur, te surveillant toi-même, car tu pourrais bien toi
aussi être tenté. Portez les fardeaux les uns des
autres…»
Psaume
27 [PBJ. 823 et 824] : « Dominus
illuminatio mea, et salus mea, quem timebo
- Le Seigneur est ma
lumière et mon salut : qui craindrai-je ? ».
Lied
101: « Heiliger
Geist, du Tröster mein,
hoch vom Himmel »
(1639).
Épître
aux Romains 8, 18 à 27 [PBJ. 1679].
Évangile :
Luc 6, 36 à 42 [PBJ. 1545].
BOMBA
: «…le rapport existant entre la cantate BWV 24 et
l’Évangile lu ce dimanche n’est que marginalement
sensible. Le récitatif [2] vient à parler du
« prochain » dont on ne devrait pas se faire un
ennemi – un passage central dans le Sermon sur la montagne dont
les paroissiens entendirent une partie lors de ce dimanche (Luc 6, 36
à 42 [PBJ. 1545]) ( et Matthieu 7, 12 ?)
LYON
[page 93] : «…Renvoie successivement pour le cantique
[6] à : Psaume 112 [PBJ. 909] : Éloge du
juste /La vertu et la félicité de la crainte de
Dieu » ; Épître Romains 8, 18 à
23 [PBJ. 1679] et enfin à Luc 6, 36 à42 [PBJ. 1545].
NYS,
Carl de : «… Les lectures faites ce dimanche-là
étaient empruntées au chapitre 8 de la lettre aux
Romains, 18-23, le passage qui dit que c’est l’Esprit
Saint qui fait de ceux qui croient des enfants de Dieu et à
l’Évangile de Luc 6, 36 à 42 rapportant les
paroles du Christ sur la miséricorde et l’injonction de
ne pas juger pour ne pas être jugé. On peut penser que
l’homélie se situait avant ou après le n° 3,
c'est-à-dire le grand chœur sur le verset 7, 12 de
saint-Matthieu : « Tout
ce que vous voulez que les gens vous fassent, faites-le leur »
qui devait être le thème de la prédication
dominicale.
[Pour
la même occurrence, voir les cantates BWV 177 et 185].
TEXTE
BWV 24
Le
pasteur Erdmann Neumeister (Üchtritz / Weissenfels, 12 mai 1761
- Hambourg, 18 août 1756). Théologien et auteur de
poésie spirituelle.
Renvoi
à : Oxford
Composer Companion - J. S. Bach,
Malcolm Boyd (1999).
Plusieurs
éditions (et réédition) de ses poèmes,
cinq cycles annuels publiés en recueils, entre 1700 et 1717.
Texte
de 1714, tiré de la 4e
année de cantates d’église : IV.
Geistliche Poesien mit
untermischten Biblischen Sprüchen und Choralen.
Publication
à Francfort et Eisenach en 1714. Avec les cantates BWV 28, 59
et 61. Georg PhilippTelemann, précisément Kappelmeister
à Eisenach puisera des textes pour quelques unes de ses
cantates dans ce même recueil.
Autre
recueil contenant des poèmes des années IV et V :
Tit. herrn | Erdmann
Neumeister |
Fünfffache
Kirchen=Andachten, …
Arien, Kantaten und
Oden | auf alle | Sonn-und Fest=Tage | des ganzen Jahres. | …Anno
1717 Leipzig.
Le
fac-similé de la couverture ainsi que le texte de la cantate
BWV 24 sont reproduits dans l’ouvrage de Werner Neumann
Sämtliche von J. S. Bach Vertonte Texte. VEB
Leipzig 1974, pages 292 et 297. Avec les cantates BWV 61, 28, 18, 59,
etc.
3]
Matthieu 7, 12 [PBJ. 1463] : « Ainsi,
tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous,
faites-le vous-mêmes pour eux : voilà la Loi et les
Prophètes ».
Citation presque textuelle dans la cantate.
Cette
citation est à rapprocher des lectures proposées pour
le 4e
dimanche dans EKG (voir aussi Bomba) de Luc 6, 36 à 42 [PBJ.
1545] : « Montrez-vous
miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez
pas, et vous ne serez pas condamnés. Remettez et il vous sera
remis ».
Ces exhortations se retrouvent effectivement dans Matthieu 7, 1 et
versets suivants.
6]
Johann Heermann (1585-1647). Strophe 1 du cantique en 8 strophes,
publié dans Corpus,
Devoti Musica Cordia de
1630 : « O
Gott, du frommer Gott
I » avec également la mélodie I dans les
cantates BWV 71/2 (et la strophe 6) et BWV 45/7 (strophe 2) avec la
seconde mélodie O
Gott frommer Gott
(II). Renvoi au cantique EKG 383/2.
Renvoi
à BWV 398, 399 (mélodie et un texte d’A. Fritzsch
1679. Darmstadt 1698). Autre renvoi avec la Partita BWV 767, mélodie
seule à l’orgue.
La
mélodie (I) dans BWV 24 est rattachée (selon Henri
Boyer) au Meningen
Gesangbuch (1693).
Renvoi
à James Lyon : DKI/1/1 163005
et mélodie 142 [page 282]. EKG 383 et 301, 477. Mélodie
de Braun Schweig, 1647 sur le texte de Johann Heermann.
EKG
301 : Texte de Salomo Franck, 1714 et EKG 477 (1695).
BLANKENURG :
« Le dictum est un verset du Discours sur la montagne tel
qu’il est rapporté dans l’Évangile selon
saint Matthieu 7, 12 et ne figure pas au début, mais au milieu
de la cantate, où il est traité sous forme de chœur.
Il se peut que Bach ait été séduit par la
nouvelle possibilité d’exégèse musicale
des paroles offerte par la succession de mouvements symétriques
du reste fort inhabituelle, air - récitatif - chœur -
récitatif - air, à laquelle vient simplement s’ajouter
pour finir un mouvement choral dépouillé encore que
doté d’une partie instrumentale autonome ; il est
en effet permis de douter que Bach ait éprouvé une
sympathie particulière pour le texte quelque peu moralisateur
de Neumeister…»
DÜRR
: «…Ce n’est pas particulièrement
fréquemment que Bach a recouru à un texte de l’auteur
de la cantate d’église « moderne »,
Erdmann Neumeister, et, à l’examen des paroles, nous
croyons aussi connaître la raison : la poésie y est
par trop étouffée par le zèle doctrinaire du
théologien. Certes le texte présentait aussi ses
avantages pour le musicien de l’époque : comme dans
un bâtiment principal baroque, tout se groupe autour des
paroles de la Bible, qui proviennent du texte parallèle ( ?)
(saint Matthieu 7, 12) à la lecture de l’Évangile
du dimanche. Il est flanqué de deux récitatifs qui, par
leurs premiers mots « Die
Redlichkeit –la
probité- et « Die
Heuchelei »
- l’hypocrisie- sont liés l’un à l’autre
du point de vue du contenu. Les deux airs forment le cadre
extérieur ; seul le choral final habituel demeure sans
correspondance avec le commencement de l’œuvre. La
composition de Bach obéit à l’ordonnance
symétrique du poème par le fait qu’elle ne place
pas comme d’habitude l’important mouvement choral au
début de la cantate mais l’adjoint à la parole
centrale de la Bible.
NYS,
Carl de : « Le livret est emprunté au quatrième
recueil de l’ami de Bach, Erdmann Neumeister, publié en
1714 ; c’est un texte dont la valeur littéraire
‘est peut-être pas évidente mais qui est
spirituellement solide, très imprégné de
l’Écriture ».
SPITTA
[Johann Sebastian Bach.
Tome 2, page 358] : «…une élégante
versification [de Neumeister] mais rien qui soit un modèle de
sentiment poétique.. Bach transcrit cette prosaïque
dissertation dialectique à la lumière de sa propre
inspiration musicale…»
WIJNEN :
«…Un véritable cri de révolte baroque
contre le manque de « Redlichkeit
- d’honnêteté,
de loyauté »…
« Si la loyauté et la bonté toute
germaniques » évoquées par le texte fait
sourire, la « fausseté, la tromperie et la ruse »
sont vivement représentées dans la partition ».
WOLFF :
« Avec en son milieu une citation biblique [3], le livret
de Neumeister adopte une ordonnance symétrique que Bach
reprend comme telle…»
GÉNÉRALITÉS
BWV 24
BOMBA
: «…Cette cantate a été jouée en
deux morceaux avant et après le sermon . C’est
ainsi que Bach procéda également avec les morceaux
exécutés les deux dimanches suivants, les cantates BWV
76 et 21 [N.B. : Ceci convient pour les deux cantates précitées
dont la longueur dépassait la norme…] Il semble
probable qu’en seconde partie, après le sermon, ce soit
la cantate BWV 185, version 1723 (en sol mineur), même
occurrence qui ait été produite]. La cantate a une
structure remarquablement symétrique…»
SCHWEITZER
[J.S. Bach,
pages 152] : « A Neumeister, il [Bach] emprunte le
texte de sa cantate Ein
ungefärbt Gemüte,
pour le 4e
dimanche après la Trinité. La cantate se conclut avec
un choral au séduisant accompagnement instrumental ».
DISTRIBUTION
BWV 24
NEUMANN.
Alt, Tenor, Baß. – Chor. Hohe Trompete (C) ; Oboe
I, II, Oboe d’amore I, II ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER.
Soli : A, T, B. Chor :S, A, T, B . Instrumente :
Oboe I, II ; Oboe d’amore I, II, Clarino ; Viol. I,
II. Vla. ;Continuo.
HARNONCOURT
: «…Dans la cantate, le problème d’interprétation
décisif réside incontestablement dans la question de
savoir quel instrument est ici désigné par « clarino »…
Clarino n’est nullement une désignation authentique
d’instrument, mais on nommait de la sorte le quatrième
octave de la trompette ainsi que, à l’occasion, du cor…»
SUZUKI
: «…Notice de l’enregistrement BIS sur le problème
du « clarino ou le registre le plus élevé de
la famille des trompettes », trompette ou cor joués
habituellement par le même musicien…»
SUZUKI,
Masaaki : Notice de l’enregistrement BIS sur le problème
du « clarino », trompette ou cor joués
habituellement par le même
musicien.
TADASHI
: «…Dans les parties autographes [3] et [6] , on peut
trouver une notation pour un instrument à vent nommé
« Clarino ».
APERÇU
BWV 24
1]
ARIE ALT. BWV 24/1
EIN
UNGEFÄRBT GEMÜTE
/ VON
[W. Neumann. OP u. OST = « an »]
DEUTSCHER [teutscher ?]
TREU
UND GÜTE
/ MACHT
UNS VOR GOTT
UND MENSCHEN
SCHÖN.
| DER
CHRISTEN
TUN UND HANDEL,
/ IHR
GANZER LEBENSWANDEL
/ SOLL
AUF DERGLEICHEN FUßE
STEHN.
Une
âme sincère / d’une loyauté et d’une
bonté germaniques / nous rend beaux aux yeux de Dieu et des
hommes. / Les faits et gestes des chrétiens, / toute leur
conduite / doivent être sur le pied d’égalité.
Fa
majeur (F-Dur), 110 mesures, 3/4
BGA.
Jg. V1.
Pages 127 à 131 | Am vierten Sonntage nach Trinitatis | ARIA.
| Violino I. II. Viola. | Alto. | Continuo.
NEUMANN.
Forme en trio sonate : Violinen + Bratsche, B.c. Libre da capo.
BOMBA
: «…Bach réunit les cordes unisono, les voix de
contralto et de continuo en un mouvement trio…»
BRAATZ
[BCW : Commentary]
: «
Savez-vous que Spitta à reconnu une connexion entre le motif
principal de cette première aria et le dernier mouvement de la
sonate pour violon et clavier en si bémol BWV 1014 ? »
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach, pages
717 à 721] : « Cet
air en écriture à trois parties présente une
instrumentation originale : tandis que le continuo assure la
basse, ce sont les violons et les altos à l’unisson qui
jouent le dessus instrumental, la troisième partie étant
la voix de l’alto... Dans la reprise légèrement
variée de la première section, le premier vers est
répété pour insister sur ce point de la
catéchèse, de même qu’une très
longue vocalise orne le mot « Handel
– gestes »…
« référence aux vertus de l’âme
allemande « Von
teutscher Treu und
güte »…»
GARDINER :
«…Bach commence avec un air d’alto, page en forme
de menuet de cour avec violons et altos à l’unisson…»
HIRSCH [Riemenschneider,
page 15]: Le thème instrumentale sur les paroles « Ein
ungefärbt Gemüte… »
comporte 14 notes jouées à 41 reprises par l’alto,
trois fois, par les instruments vingt-six et le continuo douze fois
(= Bach ?) L’alto chante le mot « Handel
- gestes »
sur un long mélisme de 60 notes.
LEMAÎTRE :
« Le premier air s’organise en trio réunissant
violons et altos à l’unisson, la voix d’alto et la
basse continue ».
NYS,
Carl de: «… Bach commence sans sinfonia par une
aria d’alto avec les seules cordes (violons et violes à
l’unisson et basse continue) énonçant comme une
sorte de devise calme, la nécessité d’une vie
chrétienne faite de fidélité et de bonté
aux yeux de Dieu comme des hommes ».
PIRRO
[L’esthétique
de Jean-Sébastien Bach –L’orchestration,
page 218] : « Violons I et II, Viola : Bach …
donne à cet air une teinte calme et voilée à
l’accompagnement. Toute cette composition [1] gravite ainsi
dans une atmosphère de simplicité un peu grise, à
la vérité, mais dont on ressent bientôt le charme
discret, fait d’uniforme douceur et de bonhomie. Renvoi à
BG. V1,
page 127.
SPITTA
[Johann Sebastian Bach.
Tome 2, page 358] : « le premier air (en fa majeur)
par lequel s’ouvre l’ouvrage réjouit l’auditeur
par son expression… « tonique ». On
pourrait l’appeler un trio pour violon, viola et basse…»
TADASHI :
«…Le sujet joué par les cordes, emprunté à
la sonate pour violon BWV 1014 [emprunt à Spitta], suggère
celui de « Ein
ungefärbt Gemüte ».
WIJNEN :
«…L’aria d’ouverture commence par cinq notes
staccato puis un motif tournoyant qui se retrouve à la voix et
au continuo… Un long passage de colorature souligne « Handel »
et une note soutenue illustre « stehn
– rester
immobile »
WHITTAKER
[The Cantatas of J. S.
Bach, page 554] :
« L’aria d’alto accompagnée des cordes à
l’unisson est l’une des plus « banales »
que Bach ait jamais écrite » [Whittaker ne se gêne
pas pour faire part de son avis au lecteur , fut-il critique !
D’autres exemples de la même veine se rencontrent dans
son ouvrage].
2]
REZITATIV, TENOR. BWV 24/2
DIE
REDLICHKEIT
IST EINE VON DEN GOTTESGABEN.
/ DAß
SIE BEI UNSRER ZEIT
/ SO
WENIG MENSCHEN
HABEN, / DAS
MACHT, SIE
BITTEN GOTT
NICHT DRUM. | DENN
VON NATUR
GEHT UNSERS HERZENS
DICHTEN
/ MIT
LAUTER BÖSEM
UM [W. Neumann. OP u. OST = « ümb »] ;
/ SOLLS
SEINEN WEG
AUF ETWAS GUTES
RICHTEN, / SO
MUß ES GOTT
DURCH SEINEN GEIST
REGIEREN / UND
AUF DER [W. Neumann /BG = « die »]
BAHN
DER TUGEND
FÜHREN. | VERLANGST
DU GOTT
ZUM FREUNDE,
/ SO
MACHE DIR DEN NÄCHSTEN
NICHT ZUM FEINDE
/ DURCH
FALSCHHEIT,
TRUG
UND LIST !
| EIN
CHRIST
/ SOLL SICH DER TAUBENART
BESTREBEN / UND
OHNE FALSCH
UND TÜCKE
[W. Neumann /BG = « falsche
Tücke »]
LEBEN. / arioso : MACH
AUS DIR SELBST EIN SOLCHES BILD,
/ WIE
DU DEN NÄCHSTEN
HABEN WILLT !
La
probité / est l’un des dons de Dieu. / Qu’à
notre époque / si peu d’hommes la possèdent /
vient de ce qu’ils ne prient pas Dieu de la leur accorder. /
Car le fond de notre cœur n’est pas naturellement / porté
au mal ; / Il faut que Dieu régisse son esprit / et le
conduise sur la voie de la vertu. / Si tu désires avoir Dieu
pour ami / ne fais pas de ton prochain un ennemi / par la fausseté,
la tromperie et la ruse ! / Un chrétien / doit aspirer à
la pureté de la colombe / et vivre sans duplicité et
perfidie. / Fais de toi-même l’image / que tu veux avoir
de ton prochain.
On
pourrait -peut-être- pressentir une manière d’allusion
à l’Épître aux Galates 6, 2 [PBJ. 1725] :
« Portez les
fardeaux les uns des autres…»
Si
bémol majeur, 26 mesures, C
BGA.
V1.
Pages 132/133 | RECITATIVO. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif secco avec éléments arioso encastrés
dans les mesures finales.
BRAATZ
[BCW Commentary]
: «
Savez-vous qu’Alfred Dürr fut le premier à
découvrir la forte connexion entre la cantate BWV 185 (la
dernière cantate de l’époque de Weimar, qui
précédait le sermon [de ce 20 juin 1723] et la cantate
BWV 24 qui le suivait. Ce récitatif [BWV 24/2] dévoile
des parallèles textuels et musicaux [avec BWV 185] ».
DÜRR
: «…Une fois de plus nous rencontrons cette réflexion
symétrique dans la conclusion du mouvement n° 2 « Mach
aus dir selbst ein solches
Bild, wie du den
Nächstren haben willt »
et, de manière conséquente, Bach abandonne ici la forme
du récitatif libre au profit d’un mouvement arioso
imitatif (séquenciation du motif initial au continuo) ».
LEMAÎTRE :
«…récitatif s’infléchissant vers
l’arioso dans les ultimes mesures. Suivant la manière
italienne… il n’est soutenu que par le continuo ».
NYS,
Carl de : «…Le récitatif commente le texte de la
« L’Épître aux Romains »
tout en parlant de la difficulté d’unir la prudence des
serpents à la simplicité des colombes [!] et de la
nécessité d’aimer tous les hommes ; commencé
secco, il s’élargit en un bel arioso sans doute pour
préparer le centre de gravité musical…»
[avec le n° 3].
3]
CHORSATZ. BWV 24/3
ALLES
NUN, DAS IHR WOLLET, DAß EUCH DIE LEUTE
TUN SOLLEN, DAS TUT IHR IHNEN.
Tout
ce que vous voudrez que les hommes vous fassent, faites-le leur
aussi.
Matthieu
7, 12 [PBJ. 1463]. La Règle d’or : « Ainsi,
tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous,
faites-le vous-mêmes pour eux…».
Cette citation peut renvoyer à Matthieu 25, 40 [PBJ. 1496]
dont le sens général est le même ainsi qu’à
la citation de l’Épître aux Galates 6, 2 [PBJ.
1725] rencontrée -éventuellement dans le mouvement
ci-dessus, n° 2.
Sol
mineur (g moll), 104 mesures, 3/ 4
BGA.
Jg. V1.
Pages 133 à 143 | Clarino. | Oboe I. Violino I. | Oboe II.
Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. |
Continuo.
Marqué
mesures 37 à Allegro
e vivace
NEUMANN.
Forme bipartite, comme le texte. A]. Libre chœur, homphone et
en imitation avec séquence orchestrale. B]. Chœur fugué
avec extansion instrumentales (thème du clarino obligé).
Solochor = Tuttichor + Coda.
Hohe
Trompete [= clarino] ; Streicher (+ Oboe I, II) ; B.c.
[mesures
37 à 63 : Allegro e vivace.
Entrées “solo”, ténor, basse puis alto et
soprano. Reprise « Tutti »].
BASSO
: «…Forme bipartite, prélude et fugue, mais dans
le cas présent, les deux parties du discours ont le même
texte, comme pour prouver que la réalisation vocale peut être
ambivalente ».
BOMBA
: «…La cantate a une structure remarquablement
symétrique. Au centre [le n° 3] se trouve la parole
biblique que Bach met en musique pour le chœur (divisé
en solistes et en ripieno) ainsi que pour tous les instruments. Ce
mouvement présente le texte deux fois sous la forme d’un
prélude et d’une fugue, tout d’abord en alternance
entre les voix chantées et les instruments, enfin relevé
de la voix de clarinette menée en « obligé ».
Son effet croît grâce aux récitatifs qui sont
groupés autour de lui, faisant intensément appel à
la conscience des chrétiens ».
BLANKENURG :
« …Le point culminant de cette cantate se situe
dans le chœur central…où le verset de la Bible
est d’abord exposé en forme libre avec des instruments
conduits indépendamment puis, une seconde fois, comme fugue
chorale dont les instruments exécutent également les
parties vocales ; seule la trompette se détache de cette
exécution vocale et instrumentale commune et couronne la fugue
en portant la polyphonie au nombre de cinq voix ».
BOYER
: «…A] Type de prélude homophone ou en
imitations. B] Fugue, allegro et vivace avec instruments en doublures
colla parte. »
BRAATZ
[BCW Commentary]
: «
Savez-vous que Spitta aussi [comme dans le mouvement n° 1] a
trouvé une connexion entre chœur [3] et le deuxième
chœur de la cantate BWV 21…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach, pages
717 à 721] : « Le
texte de la sentence biblique est énoncé par deux fois.
C’est d’abord un bref et vigoureux motif où
intervient l’ensemble instrumental et vocal, en style
concertant. Après avoir répété en
injonctions homophones « tout
ce que vous voudrez »,
la deuxième section de ce morceau reprend la totalité
du texte de saint Matthieu, mais cette fois en style fugué,
vivace e allegro
à cinq voix, du fait de la participation active du clarino,
qui contrairement aux cordes, assure une partie indépendante.
Cette répétition du texte pourrait signifier aux
fidèles les deux volets de la sentence évangélique,
« tout ce
que vous voudrez…»
et « faites-le
leur aussi ».
DÜRR
: «…La composition est bipartite et constitue avec sa
partie initiale librement construite, partiellement concertante,
partiellement librement polyphonique, et la fugue qui y succède,
une forme analogue au modèle instrumental « prélude
et fugue ». La symétrie des paroles « Alles
nun, das ihr wollet… das tut… »
trouve sa correspondance dans le bithématisme de la double
fugue et c’est peut-être là qu’il faut voir
aussi ce qui donne véritablement l’impulsion à la
disposition symétrique de l’œuvre entière ».
GARDINER :
«…nous entendons le chœur avec un clarino dominant
l’ensemble des cordes, dans une double et troublante
proclamation de l’axiome « Alles
nun, das ihr vollet, das euch dit Leute tun sollen, das tut ihr
ihnen…»
(Matthieu 7, 12)… Il retentit tout d’abord tel un
entraînant prélude sur mètre ternaire, puis telle
une double fugue (toujours sur mètre ternaire) indiquée
vivace allegro,
énoncée d’abord par les quatre « Concertisten »
puis par le chœur tout entier. Le sujet en est souple, le
contre-sujet brisé, saccadé, nerveux…»
HIRSCH
[Riemenschneider,
page 15] : « Fugue à cinq voix, quatre vocales
et le clarino. Sept sections de la fugue ont cinq mesures chacune et
une section en a sept ».
LEMAÎTRE :
«…Chœur central qui prend la figure d’un
prélude et fugue…»
MACIA
[Tout Bach,
page 107] : « Chœur entièrement
construit sur la phrase de [saint] Matthieu. Il est structuré
en prélude et fugue avec une partie centrale concertante pour
les solistes, puis l’orchestre dans son entier, dont une
trompette aux fanfares joyeuses…»
NYS,
Carl de : «…le centre de gravité musical qui est
aussi le centre de gravité du texte puisqu’il s’agit
d’une parole du Christ rapportée par l’Évangéliste.
Ce puissant chœur dans la tonalité pathétique de
sol mineur (où les hautbois se joignent aux cordes et où
une trompette aiguë vient renforcer le thème) est une
invention si puissante et si nouvelle qu’elle a dû
secouer les fidèles leipzicois: une première partie
homophone avec quelques imitations monte jusqu’à une
vaste fugue allegro e
forte fondée
sur l’opposition entre les soli et tutti des voix. La diatribe
contre l’hypocrisie des loups aux allures de brebis que
présente la basse est accompagnée par l’ensemble
des cordes qui ont l’air d’asséner des coups aux
auditeurs pour bien marquer l’enseignement donné ».
SCHWEITZER
[J.S. Bach,
pages 152] : «…Dans le chœur [3] …le
mot « Alles »
est répété quatre fois et « Alles
nun » deux
fois. L’allegro avant le fugato
s’achève sur les paroles « Alles
nun, das ihr wollet ».
Il est heureux que Mattheson n’ai pas connu cette cantate [?]
SPITTA
[Johann Sebastian Bach.
Tome 2, page 358] : « Le mouvement n° 3, un chœur
avec le texte de Matthieu 7, 12, est vraiment animé, énergique
et saisissant, spécialement dans la double fugue qui en forme
la seconde partie. D’autre part, les brèves phrases du
chœur et de l’orchestre se répondant l’un
l’autre, nous rappelle le style des vieilles cantates d’église,
dans le temps ou les mesures 11 à 18 ont une ressemblance avec
les mesures 11 à 25 du second chœur de la cantate
précédente « Ich
hatte viel Bekümerniss »
[la cantate BWV 21/6 exécutée le 13 juin 1723].
TADASHI :
«…Le centre de gravité de l’œuvre. Le
chœur donne une image de plusieurs personnes qui joignent leur
voix; il s’y trouve un bon contraste entre l’homophonie
de la première moitié et la fugue double (Allegro
e Vivace) de la
seconde. Dans la fugue double, le thème « Alles
nun » et
l’important conseil « das
tut » sont
combinés simultanément ».
WIJNEN :
«…forts appuis sur le mot « Alles ».
4]
REZITATIV, BAß. BWV 24/4
DIE
HEUCHELEI
IST EINE BRUT,
DIE BELIAL
GEHECKET. [R. Wustmann. Variante BG : « von
Belial geboren »]
/ WER
SICH IN IHRE LARVE
STECKET, / DER
TRÄGT DES TEUFELS
LIBEREI. / WIE ?
LASSEN SICH DENN CHRISTEN
/ DERGLEICHEN
AUCH GELÜSTEN ? / GOTT
SEIS GEKLAGT ! DIE REDLICHKEIT
IST TEUER. / MANCH
TEUFLISCH UNGEHEUER
/ SIEHT
WIE EIN ENGEL
AUS. / MAN
KEHRT DEN WOLF
HINEIN, / DEN
SCHAFSPELZ
KEHRT MAN RAUS. / WIE
KÖNNT ES ÄRGER SEIN ? / VERLEUMDEN,
SCHMÄHN
UND RICHTEN,
/ VERDAMMEN
UND VERNICHTEN
/ IST
ÜBERAL GEMEIN. / SO
GEHT ES DORT, SO GEHT ES HIER.
/ Arioso : DER
LIEBE GOTT
BEHÜTE MICH DAFÜR !
L’hypocrisie
/ est une engeance couvée par Bélial. / Celui qui en
adopte le masque / porte la dépravation du diable. / Comment ?
les chrétiens se laissent-ils aller / à convoiter aussi
choses semblables ? / Que l’on s’en plaigne à
Dieu ! la probité est rare. / Plus d’un monstre
diabolique / a l’air d’un ange. / On rentre le loup en
soi / pour afficher la toison du mouton. / Comment cela pourrait-il
être pire ? / Calomnie, outrge et condamnation, /
malédiction et extermination / sont partout répandus. /
Il en est ainsi et là. / Que le bon Dieu m’en garde !
Fa
majeur (F Dur) → Ut majeur (C Dur), 24 mesures, C
BGA.
Jg. V1.
Pages 144/145 | RECITATIVO. | Violino I. | Violino II. | Viola. |
Basso. | Continuo.
NEUMANN.
en partie secco et parties arioso encastrées. Continuo Satz,
Basse.
[Mesures
19 à 24 = Arioso / Andante, sur « liebe
Gott behüte mich dafur »].
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach, pages
717 à 721] : «
[récitatif] symétrique du n° 2, éloge de la
probité…Le mot hébreu de Bélial exprime
la méchanceté, l’esprit du mal, par extension, il
est employé ici comme synonyme de Satan ».
Renvoi
à la cantate BWV 81/3 sur le mot : « Bélial ».
GARDINER :
« Une attaque pleine de feu et de soufre contre
l’hypocrisie fait suite sous forme d’accompagnato de
basse sur de sauvages et perçants accords de cordes. Au bout
de dix-huit mesures, place est faite à une imploration plus
douce « Puisse le bon Dieu
m’en protéger »
- en manière d’arioso…»
LEMAÎTRE :
« récitatif s’infléchissant vers
l’arioso dans les ultimes mesures… qui se rapproche plus
que d’habitude d’un récitatif profane…
accompagné de cordes…»
PIRRO
[L’esthétique
de Jean-Sébastien Bach – Direction des motifs, page
36] : «…en juxtaposant des motifs de sens
contraires , Bach en arrive à interpréter l’idée
d’opposition. Il signale de manière saisissante la
différence entre les adverbes de lieu ici
et là, et
traduit distinctement ces mots : « A
droite, à
gauche ». [+
Exemple musical sur « so
geht es dort, so geth es hier ».
BG. V1,
page 145]. Renvoi à la BGA : cantate BWV 186/7, page14 et
BWV 96/5, page 180.
[Le
commentaire de l’accompagnement musical,
page 150] : « L’opposition entre les adverbes
« dort –
ici » et « hier –
là » si bien marquée dans le récit…
est encore accentuée par la reprise, au quatuor, des motifs
énoncés par le chanteur ».
TADASHI
: «…Récitatif écrit dans un style
accompagnato
dramatique ».
WIJNEN :
«…récitatif de basse presque agressif indiquant
que le Malin est partout, avant de s’adoucir pour souligner que
Dieu peut nous en protéger ».
WHITTAKER
[The Cantatas of J. S.
Bach, page 553] :
« Le récitatif de basse débute par une sévère
mise en garde : « L’hypocrisie
/ est une engeance couvée par Bélial ».
Trois interventions brutales aux cordes séparées par
une mesure La partition vocale de Breitkopf & Härtel donne
une autre traduction « qui
est courbé dans l’esclavag compte parmi les serviteurs
de Satan ».
[Dans
cette cantate la phrase : « On
dissimule le loup en soi pour ne montrer que la toison du mouton »
est à rapprocher de celui très proche de la cantate BWV
136/2 « Un
loup veut se vêtir d’une pure toison de laine ».
Le nom de Bélial
est cité souvent par ailleurs, ainsi dans les cantates BW 81/3
et 181/1].
5]
ARIE, TENOR. BWV 24/5
TREU
UND WAHREIT
SEI DER GRUND
/ ALLER
DEINER SINNEN,
/ WIE
VON AUßEN WORT
UND MUND,
/ SEI
DAS HERZ
VON INNEN. / GÜTIG
SEIN UND TUGENDREICH / MACHT
UNS GOTT
UND ENGELN
GLEICH.
Que
la loyauté et la vérité soient le fondement / de
tous tes sentiments, / que le fond de ton cœur / soit
semblable à ce que font entendre tes paroles et ta bouche. /
La bonté et l’abondance de vertus / nous rendent
semblables à Dieu et aux anges.
La
mineur (a moll), 47 mesures, C
BGA.
Jg. V1.
Pages 146 à 149 | ARIA. | Oboe d’amore I. | Oboe
d’amore II. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Forme quatuor. Oboe d’amore I, II, Tenor, B.c. Parties vocales
en trois sections, ritournelle et da capo.
[Prélude
instrumental, mesures 1 à 10 et reprise « Dal
Segno » en
postlude].
BOMBA
: «…Bach réunit les deux oboi d’amore, la
voix du ténor et le continuo en un quatuor. Le motif englobant
un octave et traversant tous les registres musicaux placés sur
le texte « Que
la fidélité et la vérité soient le
fondement »
se voit ici confirmé, et a quelque chose d’immuable ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach, pages
717 à 721] : « Cet
air en deux parties avec ritournelle est écrit en quatuor. Sur
le continuo dialoguent en imitations les deux hautbois d’amour…
efflorescences de triolets ascendants…»
HIRSCH
[Riemenschneider,
page 15] : Structures : Ritournelle = 10 ; partie
vocale = 27 ; ritournelle = 10 soit 47 mesures au total, 47.
« 47 » = le symbolisme numérique de
« Herr »
ou « Deus ».
LEMAÎTRE :
«…le ténor se mélange aux deux hautbois
d’amour et au continuo pour former un quatuor de forme A-B +
reprise de l’introduction ».
MACIA
[Tout Bach,
page 107] : « Aria en dialogue avec deux hautbois
d’amour volubiles sur un tempo vif….»
NYS,
Carl de : «…Une merveilleuse aria de ténor avec
deux hautbois d’amour revient à une atmosphère
plus sereine décrivant le cœur entièrement donné
à Dieu ».
TADASHI
: «…L’entrelacement polyphonique de deux hautbois
d’amore et continuo est ravissant et la signification des mots
est abondamment développée ».
6]
CHORALCHORSATZ. BWV 24/6
O
GOTT,
DU FROMMER
GOTT,
| DU BRUNNQUELL
ALLER GABEN,
|| OHN
DEN NICHTS IST, WAS IST, | VON
DEM WIR ALLES HABEN, | GESUNDEN
LEIB
GIB MIR, | UND
DAß SOLCHEM LEIB
||| Abgesang : EIN
UNVERLETZTE SEEL
| UND
REIN GEWISSEN
BLEIB.
O
Dieu, Dieu rempli de pitié, / source de tous les dons, / toi
sans qui rien n’existe / de tout ce que nous avons, / donne-moi
un corps sain / et fais que dans ce corps / habitent une âme
intacte / et une conscience pure.
Première
strophe (de 8 vers chacune) du cantique en 8 strophes de Johann
Heermann, publié en 1630 : « O
Gott, du frommer Gott ».
La même
strophe dans le choral à quatre voix BWV 399. La sixième
strophe est dans la cantate BWV 71/2.
La mélodie
I, d’un auteur demeuré anonyme, mélodie
apparaissant vers 1670 accompagne le texte de Johann Heermann.
Renvoi à
EKG 383.
Bach
a utilisé la « mélodie II O
Gott, du frommer Gott »,
due au compositeur Ahasverus Frischt (1679) et le texte de la
deuxième strophe du même cantique de Johann Heermann
(1630) dans la cantate BWV 45/7.
La
mélodie II est également dans les cantates BWV 64/4,
94/1, 128/5, 129/1 et 197a/7.
Fa
majeur (F), 26 mesures, C
BGA,
V1.
Pages 150 à 152 | CHORAL. | Clarino. | Oboe I. II. | Violino
I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. |
Continuo.
NEUMANN.
Simple choral avec parties instrumentales encastrées.
Trompete ; Oboe I, II ; Streicher ; B.c.
BOMBA
: «…Dans le choral final, Bach utilise une nouvelle fois
la totalité des instruments et met l’accent sur
l’importance de cette décision en introduisant des
intermèdes instrumentaux et de la figuration complémentaire
au mouvement du choral mené en obligé ».
BOYER
: «…Mélodie de choral (MDC 082) de type II.
Technique de pont. C’est ici la mélodie I du choral,
tirée du Meningen
Gesangbuch (1693). Il
s’agit d’un choral harmonisé, verset par verset,
mais chaque verset est enrobé dans une trame (ou ponts
instrumentaux indépendants) instrumentale indépendante,
comprenant une trompette, deux hautbois, les cordes et la basse
continue. Tandis que l’orchestre déroule donc une
ritournelle continue, le choral s’avance calmement d’une
manière discontinue. Les paroles « ein
unverletzte Seele – une âme intacte »
rejoint dans [1] « Ein
ungefärbt Gemüte
– une âme
sincère ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach, pages
717 à 721] : «…ce
choral final possède une originalité en ce qu’il
n’apparaît pas en harmonisation homophone, ainsi que Bach
le fait souvent, peut-être pour permettre à l’assemblée
des fidèles de chanter la partie supérieure en même
temps que la maîtrise… les périodes du choral
sont énoncées une à une, séparées
par des ritournelles instrumentales. Le clarino double la partie de
soprano quand il ne ponctue pas de notes pédales les
ritournelles de l’ensemble instrumental, constituées
d’une ondulation des cordes, comme une berceuse, dont la
thématique est indépendante de la mélodie du
cantique ».
DÜRR
: «…Le choral final est exceptionnellement richement
décoré par une partie instrumentale indépendante
avec des interludes de versets ; il donne à la cantate,
dans les mouvements extérieurs de laquelle il règne
autrement le principe soliste concertant, une conclusion hymnique ».
Première strophe du cantique « O
Gott, du frommer Gott
I », retrouvé dans BWV 71/2 ».
GARDINER :
« Choral de Johann Heermann… dont les huit vers
sont séparés par des interludes aux teintes embuées
ou pastorales pour hautbois et cordes (avec une vibrante partie de
clarino dans le grave de sa tessiture). Il s’achève sur
une supplication pour « ein
unverletzte Seel
– une âme sans tâche »
et « und rein Gewissen
– et une conscience pure »).
LEMAÎTRE
: «…motif indépendant de l’orchestre
décrivant la “source de tous dons” dont il est
question dans le texte ».
MACIA
[Tout Bach,
page 107] : « les strophes du chœur sont
séparées par des interludes instrumentaux, où
l’orchestre semble souligner la richesse des dons du Seigneur
par de vives arabesques ».
NYS,
Carl de : «…Le beau choral de Johann Heermann (1630)
dont la sixième strophe conclut la cantate est magnifié
par les figurations instrumentales de la trompette et des hautbois ».
SPITTA
[Johann
Sebastian Bach.
Tome 2, page 358] : « Le choral final [n° 6] est
d’une forme simple, comme celui de la cantate « Jesu
nahm
zu sich die Zwölfe »
[BWV 22]
TADASHI
: «…Le style de cette pièce, où chaque
ligne du choral est jointe aux passages instrumentaux suivants
provient de l’ancien Kantor Johann Kuhnau ».
WIJNEN :
«…choral entrecoupé de tendres interludes pour
cordes et hautbois, tout à fait indépendants des
stances chorales ».
WOLFF
: «…L’œuvre s’achève
sur un choral avec instrumentarium obligé et interludes ».
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MINCHAM,
Julian [BCW + NET jsbachcantatas.com] : The
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Hänssler / Rilling.
Die Bach Kantate, vol.
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Voir
aussi sur le NET : Classics/faculty/bach/BWV.
BACH
COMPENDIUM ou Répertoire
anlytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
Bach.
Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
: analytisch-Bibliographisches
Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach.
Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 24 = BC A 102.
Volume I, partie 1.
BACH-INSTITUT
GÖTTINGEN: NET. Die Neue Bach-Ausgabe [NBA]. Kantaten. Série
I/81
Net www. Bach-Institut.de
BACH-JAHRBUCH
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1975. Klaus Häfner : « Le
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page 107.
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d’entrée de Bach pour sa position de cantor à
Leipzig. Page 80.
Paul
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et corrections dans la prosodie des œuvres vocales de Bach,
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partie de « clarino » dans BWV 24.
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[NET :
Notice 605 Bach
Bibliographie. En
passant par Bach
Jahrbuch]
BASSO,
Alberto : Jean-Sébastien
Bach. Edizioni di
Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume. I, pages 34, 158 et 411
Volume
II, pages 255, 280, 281, 285/286, 293 et 618
BLANKENBURG
: Notice sur l’enregistrement Archiv-Produktion / Richter. 1974
BOMBA,
Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling /
edition bachakademie,
volume 8. 1998
BOYER,
Henri : Les cantates
sacrées de Jean-Sébastien Bach.
L’Harmattan 2002. Pages 143/144
:
Les mélodies de
chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
L’Harmattan 2003. Pages 281/282, 378
BREITKOPF.
Recueils :
Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 314 (315,
336/337)
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique: N° 282
CANTAGREL,
Gilles : Le moulin et
la rivière. Air et variations sur Bach.
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du « clarino », trompette ou cor joués
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Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE
BWV 24
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent la discographie
chronologique établie par Aryeh Oron.
9
références ( juillet 2001 – mai 2011) .
Exemples
musicaux février 2003 – janvier 2005).
*5]
AKKERHUIS, Gerard. Residentie Bachkoor & Residentie Bachorchest.
Juin 1994. La Haye (NL) Hollande. Durée : 16’35
CD
Erasmus Muziek 152. Avec la cantate BWV 182
8]
GARDINER (volume 3). The Monteverdi Choir. The English Baroque
Soloist. Contralto : Nathalie Stutzmann. Ténor :
Paul Agnew.
Basse :
Nicolas Testé. Bach Cantata Pilgrimage 2000. Tewkesbury Abbey
(GB), 16 juillet 2000
CD
Soli Deo Gloria (SDG 141). Avec les cantates BWV 185 et 177 CD
1736
2]
HARNONCOURT (volume 7). Wiener Sängerknaben – Chorus
Viennensis. Concentus Musicus. Soprano : soliste du Wiener
Sängerknaben.
Alto : Paul Esswood. Ténor : Kurt Equiluz. Basse :
Max van Egmond. Wien 1973. Durée : 17’05
Disque
Teldec SKW 7/1-2 BR 2. Das
Kantatenwerk, volume
7. 1973. Avec les cantates BWV 25 et 26 *C
125
CD.
Teldec 4509-91756 2. Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas.
Volume 2. Coffret de six CD avec les cantates BWV 20 à 36
CD
Teldec
8-35033-241 503-2.
Das Kantatenwerk
(volume 7). 1973-1985 →CD
892
Reprise
CD Teldec (box) 91756. 1994
Reprise
Bach
2000.
Teldec 25706, volume 1. Coffret, 15 CD. Septembre 1999. Cantates BWV
1 à 14 et BWV 16 à 47
Reprise
CD Warner Classics 8573-81206-5. Intégrale en CD séparés,
volume 8. 2006
6]
KOOPMAN (volume 7) Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Alto :
Bogna Bartosz. Ténor : Gerd Türk. Basse :
Klaus Mertens.
Waalse
Kerk, Amsterdam (NL). Septembre et octobre 1997. Durée :
15’19
Coffret
de trois CD Erato 3984 – 23141-2
Reprise
CD, Antoine Marchand (Challenge Classics) CC 72207 (2002 ?)
9]
LEUSINK : Holland Boys Choir / Netherlands Bach Collegium.
Alto : Sytse Buwalda. Ténor : Marcel Beekman.
Basse : Bas Ramselaar.
Église
Saint-Nicolas. Elburg (NL). Juin – juillet 2000.
CD
Bach Edition. 2000. Brilliant Classics, volume 21. Cantates, volume
12
Reprise
CD Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classic IV - 93102 28/104. Avec
les cantates BWV 77, 126 et 67
Cette
réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une
édition „augmentée“ : 157 CD comprenant,
les partitions et 2 DVD proposant
les
Passions
selon saint
Jean et
saint Matthieu.
1]
RAMIN. Thomanerchor Leipzig. Gewandhausorchester Leipzig. Alto :
Eva Fleischer. Ténor : Gert Lutze. Basse : Hans
Hauptmann.
Enregistré
en juin 1952. Durée : 20’47
Disque
Eterna 820-456. RDA VEB 1960. Kantaten
Johann Sebastian Bach.
Günther Ramin. Volume 5
Disque
Corona EDL 6. RDA VEB Deutsche Schalplatte, 1965
Disque
Eurodisc 71-596 RDA VEB, 1965-1970 ?
Reprise
en coffret de 5 disques Eurodisc 89.827. XGK,
volume 2. 1977Avec
les cantates BWV 65, 72, 78, 92, 95, 119, 138, 144, 177
Reprise
en CD individuels « Cantatas
II – Bach in Germany ».
Volume I/6. A Leipzig Classics 001806 2BC. 1999.
Avec
les cantates BWV 177 et 117
Reprise
en coffret de 12 CD Eterna Collection Historische Aufahmen mit
Günther Ramin. 1997-1999.
Avec
les cantates BWV 177 et 24
Reprise
en coffret de 11 CD Berlin Classics 090962BC. « Geistliche
Kantaten »
3]
RICHTER. Münchener Bach-Chor & Orchester. Contralto :
Anna Reynolds. Ténor : Peter Schreier. Basse :
Dietrich Fischer-Dieskau.
Mai
1974 et janvier 1975. Durée : 17’35
Disque
Bach Cantatas.. Archiv-Produktion. 1975.
Disque
Archiv 2533 329. (1977). Avec les cantates BWV 10 et 135
Reprise
en coffret de six disques Archiv Produktion 2722-025. Volume 3.
Ascension ; Pentecôte et Trinité.
Disque2
564 160. Avec la cantate BWV 30,
Reprise
en coffret de 6 CD Archiv Produktion 439384-2 [A X 6]. Volume 3.
Ascension ; Pentecôte et Trinité (15 cantates)
Reprise
en coffret de 26 CD Archiv Produktion (intégrale des cantates
enregistrées par Karl Richter). 1998-2000
4]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart.
Stuttgart. Septembre, décembre 1977 et janvier 1978. Durée
: 17’40
Disque
(D). Die Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98693. Avec la cantate BWV 136
Disque
(F). Erato STU
71373. Les grandes
cantates (volume 10).
Coffret 3 disques. Avec les cantates BWV 46 et 148
CD.
Die Bach Kantate
(volume 41). Hänssler
Classic. CD Laudate 98. 894. 1991. Avec BWV 167 et 177
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume 8). Hänssler-Verlag 92.008. 1999. Avec les cantates BWV
23, 24, 26
7]
SUZUKI (volume 9). Bach Collegium Japan. Contre-ténor :
Robin Blaze. Ténor : Gerd Türk. Basse : Chiyuki
Urano.
Juin
1998. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan Durée
: 14’55
CD
BIS. CD 931.1998. Avec les cantates BWV 76 et 167
MOUVEMENTS INDIVIDUELS
BWV 24
[Rare
exemple d’une cantate ne possédant pas (sur le BCW), de
référence « Mouvements individuels ».
C.
Role. Juillet 2011
|