Recordings/Discussions
Background Information
Performer Bios
Poet/Composer Bios
Additional Information
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Cantata BWV 191
Gloria in excelsis Deo
Commentary in French |
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KANTATE ZUM 1. WEIHNACHTSTAG
Leipzig, Noël, vers 1740 |
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CONTENU |
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Avertissement
Datation
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Texte
Généralités
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Bibliographie
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AVERTISSEMENT |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2009). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Outre les quelques interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
BB / SPK = Berlin Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen |
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DATATION BWV 191 |
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Leipzig, Noël, vers 1740 – 1746
Aucune précision n’a pu être donnée. Même Alfred Dürr dans ses travaux fondamentaux est resté « évasif ».
BCW: « Les différents intervenants s’interrogent sur la datation de cette cantate. Quant au musicologues, ils ne peuvent que proposer des hypothèses. L’une d’elle [Alfred Dürr, Schering et plus récemment Gregory Butler] est celle d’une exécution à l’église de l’Université de Leipzig (Paulinenkirche), le 25 décembre 1745, pour le Traité de Dresde mettant fin à la deuxième guerre de Silésie. Ce fut -peut-être- l’occasion exceptionnelle de chanter une cantate en latin à Leipzig, en forme d’allégeance à la cour catholique de Dresde…
BOMBA: vers 1743-1746
HIRSCH: Classement CN 211 (Die chronologisch Nummer – numérotation chronologique).
Chronologie (celle d’Alfred Dürr): BWV 212 (30 août 1742) – BWV 29 (24 août 1749 - dernière cantate avec date autographe) – BWV 191 (1740-1745) - BWV 200 (1740-1745) – BWV 34 (Pentecôte 1740-1745) – BWV 30 (Saint Jean,1738-1742)
MARX: «…Comme l’exécution d’une cantate latine était tout à fait inhabituelle à Leipzig, on peut penser que l’œuvre répondit à une commande étrangère – il se pourrait qu’elle ait été composée pour la cour catholique de Dresde…»
parodie de plusieurs passages de la Messe en si mineur, la cantate doit avoir été composée après 1733
NEUMANN: Vers 1740.
NYS, Carl de: «…Ce n’est pas une cantate et ce n’est pas davantage une œuvre qui pouvait trouver sa place fonctionnelle dans un office çà Saint-Thomas de Leipzig. Sa destination demeure donc problématique. Sa date de composition n’est pas davantage précisée, mais tous les spécialistes s’accordent à penser que cette partition n’a pu être écrite que dans les quinze dernières années de la vie de Bach. La musique avait été composée bien auparavant puisqu’il s’agit de trois mouvements de la future Messe en si ».
SCHREIER: « La cantate BWV 191 a probablement été créée dans la première moitié des années 1740 (entre 1740 et 1743). Il s’agit d’une parodie de trois mouvements de la messe en si, plus précisément des extraits du Gloria de cette messe écrite au cours des années 30. On pense généralement que le Kyrie et le Gloria de cette messe ont été interprétés pour la première fois le 21 avril 1733 lors des solennités traditionnelles d’hommages et d’allégeance à Auguste III.. »
WOLFF: «…Cantate, d’après une inscription dans la partition autographe, assignée au jour de Noël. Datée entre 1743 et 1746, elle fut évidemment créée pour une occasion particulière, mais on ne peut pas trouver de documents précis reliant cette occasion à BWV 191. Pourtant, les festivités du jour de Noël dans l’église de l’université de Leipzig, au moment de la signature d’un traité de paix entre la Saxe et la Prusse aurait pu être une occasion appropriée. Et Bach fut responsable de la musique jouée en ce jour. Le passage « et in terra pax » aurait alors acquis un sens particulièrement concret ».
ZWANG: «…Création probablement à Dresde ou une ville de Pologne (Cracovie ?), le dimanche 25 décembre 1740 ( ?) – Cette cantate a dû être jouée en présence d’Auguste II, d’où le lieu de création et le texte de la liturgie en latin, cas unique dans les cantates de Bach qui nous restent ». |
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SOURCES BWV 191 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BB Mus. ms. Bach P 1145 B. Deutsch Staatsbibliothek zu Berlin. Anciennement sous la référence P 870.
BG: « La partition originale fut en la possession du Maître de chapelle Joseph Hauser à Carlsruhe avant de parvenir à la Bibliothèque royale à Berlin. 16 feuillets paginés de 1 à 32. Filigrane (peu courant : « ecer / CCS » celui retrouvé dans une copie de la Passion selon Saint-Matthieu (vers 1740) rédigée par Kirnberger et la cantate BWV 34 [renvoi à Spitta, volume II, note 57 des pages 712-713].
Titre à la première page: J.J. Festo Nativit : Xsti. Gloria in excelsis Deo. / à 5 Voci. 3 Trombe Tymp. 2 Trav. 2 Hautb. / 2 Violini Viola e Continuo di J.S.B. A la fin du premier mouvement [1] mention Post Orationem vide infra pag. 3 Gloria Patri » et Traversi in unisono / Violino 1 / Sopr. / Ten. A la fin « Fine DSGL ».
[Les initiales « J. J. » que l’on peut traduire par « Jesu juvat – Jésus sauve », se retrouvent, par exemple, sur les partitions autographes de la cantate BWV 117 ou du choral BWV 658…]
WHITTAKER: «…que l’on songe au très important travail pour une simple cantate que fut de rédiger 56 pages de 17 portées et six pages de 21 portées…»
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Pas de sources connues
BASSO: «…Cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach et figure dans le catalogue de 86 cantates publié à Hambourg en 1790 par Gottlieb Friedrich Schniebes (Verzeichnis des musikalischen Nachlass des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach) ».
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (+ AUSGABE = BGA)
BG Jg. XLI (41e année - BWV 191 à 193, 197a, 34a, 120a). Pages 3 à 64. Préface et commentaires d’Alfred Dörffel, 1894
NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 2. KANTATEN ZUM 1. WEINACHTSTAG
Johann Sebastian Bach / Neue Ausgabe/ Sämtlicher Werke / Série I – Band 2. Kantaten Zum I Weihnachstag. Kritischer Bericht / von Alfred Dürr. Bärenreiter Verlag Kassel – Basel – London 1957
Bärenreiter Verlag BA 5007. 1957. 5 fac-similés
BWV 191, pages 173-184
Avec BWV 63, 110, 197a, 91
Begin der Weinachtmusik Gloria in excelsis [I]. BB Mus. ms. Bach P 1145. 16 cahiers (Bl 1-16v)
Kritischer Bericht. BA 5007 41. A. Dürr. F-Pn (Louvois), Vmc 1950, I/2.
AUTRES ÉDITIONS
BCW. Réduction voix et piano (ex BG)
Breitkopf & Härtel. Partition du chœur ChB 2069 – Orch., voix, orgue et clavier, copie de Marx Seiffert
2008: Partition PB 4691 (64 pages) – Réduction voix et piano P 7191 (48 pages) – Parties séparées (6) OB 4691 - Chœur ChB 4691 (28 pages).
Kalmus Study Scores. N° 856. Volume LII New York 1968 (BWV 191-193).
NYS, Carl de: «…L’autographe comporte une indication latine indiquant que le premier chœur était séparé des deux autres mouvements par une prière (oratio). Peut-être s’agissait-il d’une musique destinée a être exécutée à l’occasion d’une prière devant la crèche ? Il y auraialors eu une commande venue peut-être de loin, par exemple d’Italie. Mais tout cela demeure conjectural. Ce qui reste, c’est l’intense beauté de ces pages ». |
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PÉRICOPE BWV 191 |
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Destination liée à la mention autographe de la partition: « Festo Nativit : Xsti »
Le « temps de Noël » est probable
Épître: Tite 2, 11-14 [PBJ 1758]. Manifestation de la grâce de Dieu. Fondation dogmatique de ces exigences.
Varia : Isaïe 9, 2-7 [PBJ 1111]. L’Épiphanie
Évangile: Luc 2, 1-14 [PBJ 1536] Naissance de Jésus-Christ et visite des bergers et louange des anges
MARX: «…la cantate servait à encadrer la prédication ; le premier mouvement le précédait, tandis que les deux mouvements suivants étaient chantés « post orationem ».
SCHREIER: «…La provenance du « Gloria », à savoir le récit de la nativité au chapitre 2 de l’évangile de Luc, a permis à Bach de réutiliser de la sorte des parties de l’ordinaire de la messe (Luc 2, 13)…»
[Même occurrence (Noël): Cantates BWV 63, 91, 110, 197a et la première cantate de l’Oratorio de Noël, BWV2481] |
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TEXTE BWV 191 |
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Musique festive latine.
1] Lukas 2, 14 [PBJ 1536]: Gloire à Dieu au plus haut des cieux
2] Gloria Patri, verset 1d’après Hymnus Angelicus. Petite doxologie
3] Gloria Patri, verset 2
WOLFF: « Le mouvement 1 utilise le verset central de Luc 2, 14, qui dans sa forme latine correspond, quoique dans un contexte différent, aux mouvements 2 et 3 du texte liturgique appelé « Petite doxologie » ; Gloria Patri.
ZWANG : «…Cette cantate a dû être jouée en présence d’Auguste II, d’où le lieu de création et le texte de la liturgie en latin, cas unique dans les cantates de Bach qui nous restent ». |
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GÉNÉRALITÉS BWV 191 |
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BOMBA: «…Bach n’a pas écrit de cantate en latin. Sur ce point, l’attribution de ce morceau créé dans les années 1740 à la section des cantates, comme cela est le cas dans les Éditions complètes de Bach, est une erreur. Cependant Bach écrivit bien plus de musique sur des textes latins pour les services religieux de Leipzig que ce dont on serait en droit de s’attendre pour l’usage protestant en général (renvoi aux deux CD. Musique d’église en latin, vol 71& 72 Hänssler). Le « Kyrie eleison », le « Gloria in excelsis Deo » et le « Sanctus » étaient chantés régulièrement en langue grecque ou latine. Le Gloria ici présent fait peut-être partie de ce contexte quoiqu’il faille remarquer que Bach ne conserva du texte du Gloria que le chant introductif de Noël, chanté par l’ange selon l’Évangile de Luc et qu’il achève le morceau par la dite « doxologie », la formule de conclusion des Psaumes. L’origine de la musique est aussi sûre que l’occasion et la période de création sont spéculatives: Bach l’emprunta au Gloria de cette « Missa » qu’il envoya en 1733 à la Cour de Dresde et l’incorpora à sa « Missa tota » datant également des années 1740 et qui deviendra la Messe en si mineur BWV 232 ».
LEMAÎTRE: «…il s’agit d’une parodie de trois passages du Gloria de la Messe en si (BWV 232). Nous n’y trouverons donc pas de choral ni de figures habituelles de rhétorique musicale liées aux « affects » des livrets ordinaires. Cas unique, elle réunit à la fois la spécificité de la cantate BWV 192 – en trois morceaux -[également] et la particularité de la Kirchenmusik BWV 31 – chœur à cinq voix [comme BWV 191/1 et 3]…»
SCHREIER: «…L’invention musicale de cette cantate 191 ou plus exactement de la messe en si est influencée par le texte latin de la messe d’une manière très différente de celle des cantates sur un texte allemand : dans celles-ci [cf . par ex. BWV 19]. Elle est très imagée, pleine de relief et fait songer à la technique de l’opéra ; on pourrait ici songer à la scène des « chants de louange des anges » tel qu’elle est relatée au chapitre 2 de l’évangile de Luc : c’est d’abord un ange seul, puis la foule de l’armée céleste (cf. les entrées fuguées). L’interprétation théorique doit se passer de la doctrine des figures rhétoriques chère à l’esthétique baroque… L’approche de cette œuvre passe donc nécessairement par l’analyse purement musicale, dans une mesure beaucoup plus grande que dans les autres cantates… mais il est surprenant que tout le motif initial du Gloria se retrouve dans la composition sur le choral « Was Gott tut, das ist wohlgetan », dans la cantate BWV 75, dans une autre mesure, il est vrai (4/4 au lieu de 3/8)…»
WOLFF: «…Dans cette composition Bach eut recours aux trois mouvements de la Messe en si mineur de 1733, qui consistait simplement en un Kyrie-Gloriae ; il travaillait en tout cas à son achèvement… La réélaboration des trois mouvements de la Messe (Gloria, Domine Deus, Cum Sancto Spiritu) est minime. Le premier et dernier mouvement sont arrangés pour un chœur à cinq voix et un orchestre complet (incluant trompettes et tambours). L’œuvre est rehaussée par son mouvement du milieu, un duo vocal accompagné de la flûte ». |
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DISTRIBUTION BWV 191 |
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NEUMANN. Sopran, Tenor. – Chor (fünfstimmig). Trompete I-III, Pauken ; Querflöte I, II, Oboe I, II ; Streicher ; B.c. Sinfonia introductive et parties encastrées de forme bipartite: A (3/8). Chœur en libre polyphonie et imitations - B (C ). Chœur fugué par permutation
SCHMIEDER. Soli: S. T.. Chor: S I, II,A, T, B. Instrumente: Flauto trav. I, II; Oboe I, II; Tromba I, II, III; Timpani; Viol. I, II; Vla.; Cont.
WHITTAKER: « Texte et partition pratiquement identique à celle du Gloria de la Messe en si ; seuls les bassons sont omis de la distribution dans la cantate… flûtes à l’unisson dans [2], ». |
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APERÇU BWV 191 |
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ERSTER TEIL |
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1] CHORSATZ. BWV 191/1 |
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GLORIA IN EXCELSIS DEO / ET IN TERRA PAX HOMINIBUS BONAE VOLUNTATIS
(EHRE SEI GOTT IN DER HÖHE UND FRIEDE AUF ERDEN BEI DEN MENSCHEN SEINES WOHLGEFALLENS)
Gloire à Dieu au plus haut des cieux, / Et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté
Ré majeur (D), à 3/8 aux mesures 1 à 100; à C, mesures 101 à 178
BG Jg. XLI. Pages 3 -32. Tromba I. / Tromba II. / Tromba III. / Timpani. / Flauto traverso I. / Oboe I. / Oboe II. / Oboe III./ Violino I. / Violino II. / Viola. / Soprano I. / Soprano II. / Alto. / Tenore. / Basso. / Continuo.
NEUMANN. Sinfonia d‘ouuverture et parties encastrées. Forme bipartite. A (3/8) Chœur en libre polyphonie – B (C). Fugue. Ensemble des instruments. Messe en si = Gloria
MARX: «…Le mouvement le plus important de la cantate est le « Gloria » avec un orchestre généreux, trompettes, timbales, flûtes et hautbois en plus des cordes et de la basse continue, introduit l’hymne des anges. Après cette jubilation orchestrale, le chœur à cinq voix présente des entrées fuguées jusqu’à ce que l’atmosphère s’apaise pour le « et in terra pax. Ce « Gloria » se termine par une fugue qui retrouve l’entrain du début mais renonce en grande partie aux sonorités éclatantes des trompettes ».
SCHREIER: «…Le premier mouvement de la cantate correspond note pour note au début du Gloria de la messe en si… Grande forme bipartie, structure en contraste… Partie A [100 mesures, cf le psaume 100: Jubilez pour le Seigneur… » Trois développements pour le chœur sont soit inséré dans les sections instrumentales concertantes, soit en alternance avec celles-ci, da capo libre (le dernier développement choral est inséré dans la reprise rigoureuse du prélude orchestral)… Les caractères les plus remarquables reviennent à trois reprises, en un motif principal, dans l’accompagnement et dans une figure typique de la basse continue. A) Thème fugué… b) le motif d’accompagnement devient thématique… c) Gamme descendante. – Partie B : développement à prédominance vocale, complexe initial homophone, premier développement fugué…»
On ne trouve que peu de tournures imagées : sans le soprano le si pour « in excelcis –dans les hauteurs », basse descendante pour « et in terra pax – et paix sur la terre » au début de la deuxième partie, chromatisme signifiant le contraste de la souffrance et de la paix ».
WOLFF: «…Le mouvement 1 utilise le verset central de Luc 2, 14, qui dans sa forme latine correspond, quoique dans un contexte différent, aux mouvements 2 et 3 du texte liturgique appelé « Petite doxologie » ; Gloria Patri ». |
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ZWEITER TEIL Post orationem (nach der Predigt = après le sermon) |
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2] ARIE (DUETT), SOPRAN, TENOR. BWV 191/2 |
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GLORIA PATRI ET FILIO ET SPIRITUI SANCTO
EHRE SEI DEM VATER UBD DEM SOHNE UND DEM HEILIGEN GEIST.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.
Sol majeur (G), 74 mesures, C
BG Jg. XLI. Pages 33 - 38. Post orationem. Flauti traverse all‘ unisono. / (con sordini) Violino I. / Violino II. / Viola. / Soprano. / Tenore. / Continuo (pizzicati).
NEUMANN. Flûtes traversières, cordes, B.c. Soprano; Ténor
LEMAÎTRE: «…Le duo emprunte sa musique au « Domine Deus » auquel Bach a retranché les vingt mesures finales…»
MARX: «…L’accompagnement du « Gloria Patri, un duo entre soprano et ténor, est dominé par la flûte solo ».
SCHREIER: «…Le deuxième mouvement utilise un nouveau texte sur la partition du N° 4 du Gloria « Domine Deus » qui devient ici « Gloria Patri etc…. Les 21 mesures de la fin du « Domine Deus » de la messe en si mineur manquent. Développement du texte « Domine Deus Agnus Dei Filius Patris » qui était musicalement indépendant dès la messe en si… ce Gloria est donc indépendant du point de vue de la forme, c’est surtout la reprise abrégée qui assure l’unité de l’ensemble (le prélude instrumental est répété à la fin). Les cinq développements de la partie vocale ne sont interrompus qu’une seule fois par un interlude de deux mesures… le mouvement est pratiquement à cinq voix… on peut apercevoir à l’arrière plan de cette page la doctrine sur les deux natures du Christ, Dieu et homme… structure en duo et la technique du canon sont révélateurs de ce point de vue. Mais il semble que l’ensemble soit déterminé par des symboles christologiques et trinitaires… le motif descendant initial apparaît trois fois (flûte, premier violon, flûte) de même que la figure de la basse continue qui lui appartient suit un autre groupe de trois mesures… la basse continue est fortement parsemée de silences (les voix élevées, en particulier la flûte, semblent devoir symboliser du « caelestis – céleste » et « Altissime – très haut », on le voit nettement par les silences de la basse continue…» |
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3] CHORSATZ. BWV 191/3 |
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SICUT ERAT IN PRINCIPIO ET NUNC ET SEMPER ET IN SAECULA SAECULORUM, AMEN
(WIE ES WAR IM ANFANG SO AUCH JEZT UND ALLE ZEIT AND IN EWIGKEIT. AMEN.
Comme cela était au commencement et maintenant et toujours et aux siècles des siècles, Amen !
Ré majeur (D), 134 mesures, 3/4
BG Jg. XLI. Pages 39 – 64. Coro. Tromba I. / Tromba II. / Tromba III. / Timpani. / Flauti traverso I. / Flauti traverso II. / Oboe I. / Oboe II. / Violino I. / Violino II. / Viola. / Soprano I. / Soprano II. / Alto. / Tenore. / Basso. / Continuo.
NEUMANN. Avec parties instrumentales encastrées. Double fugue intercalées entre les parties vocales. Ensemble des instruments
MARX: «…Le dernier mouvement… renoue avec l’atmosphère jubilatoire du premier mouvement… »
SCHREIER: «…Le troisième et dernier mouvement où le « Cum Sancto Spiritu » de la messe en si devient le « Sicut erat etc. », c’est à dire la petite doxologie…. Forme bipartie ; après une partie introductive homophone (A) on entend une fugue avec deux développements [B] comprenant comme interludes et postludes des fragments de l’introduction homophone (da capo libre abrégé)…. Ici encore on ne trouve d’images sonores à partir du texte que dans le domaine de la composition proprement dite, dans l’écriture : « principio – début, commencement » avec une seule voix avec une note de la basse continue à chaque mesure, « nunc – maintenant » croche brève, pas de répétition de notes comme sur « sicut erat – comme il était », ni de mélismes sur le mot « semper – toujours » et « in saecula – et pour les siècles » séquences répétées et de longues tenues. Colorature en doubles croches des sopranos est le contresujet de la fugue sur « amen ». |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 191 |
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BACH CANTATAS WEBSITE (BCW):
AMG. Notice de Brian Robins
BRAATZ, Thomas. Commentaires du 26 décembre 2001
CROUCH, Simon, 1998. Notice
ORON, Aryeh: Discussions 1] 23 décembre 2001 – 2] 21 décembre 2008 – Prévision 8 mars 2009
BACH-JAHRBUCH
BJ 1921. Arnold Schering, pages 49-95 [les parodies]
BJ 1936. Arnold Schering. Page 6
BJ 1978. Georg Von Dadelsen, page 110
Gerhard Herz: Page 168. Le rythme lombard dans la musique de Bach (prédominant après 1732)
BJ 1992 (78e année). Gregory Butler. Pages 65-67: J. S. Bachs’ Gloria. Music for Leipzig Dankfest.
BASSO, Alberto: Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino, 1979, Fayard. Vol. I (1984): pages 34, 95, 157
Vol. 2 (1985): pages 254, 268, 458, 461 472, 562, 618
BOMBA, Andreas: Notice de l’enregistrement Hänssler/ Rilling / edition bachakademie [Vol. 57]. 2000
BOYD, Malcolm: Notice de l’enregistrement d’Helmuth Winschermann (reprise en CD, 1996)
DÜRR, Alfred: Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Volume 1, pages 118-119
FESTIVAL J.-S. BACH DE MAZAMET. 1972, 7e année. Grand temple de Mazamet. 10 septembre 1972 Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Helmuth Rilling.
HERZ, Gerhard: Cantata N° 140. Historical Background. Pages 3-50. Norton Critical Scores.
W. W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 48 (Filigrane: “Eger” ?
HIRSCH, Arthur: Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR 24.015. 1ère édition 1986. Pages 60, 163
KRAUTSCHEID: Notice de l’enregistrement de Ludwig Güttler. 1995-2002
LEMAÎTRE, Edmond: La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les indispensables de la musique 1992. Pages 112-113
MARX, Wolfgang: Notice de l‘enregistrement Koopman „Bach 2000“
NEUMANN, Werner: Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs. VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971. Page 200
: Literaturverzeichnis: 52 (Schering)
: Sämtliche von J. S. Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Page 30
NYS, Carl de: Notice du programme du Festival J. S. Bach de Mazamet, 7e année. 1972
SCHERING, Arnold 52]: Über Bachs Parodieverfahren, in BJ 1921, pages 49-95
SCHMIEDER, Wolfgang: Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998 Édition 1973, page 250
Literatur: Spitta – Wolff – Terry – Neumann. BJ 1921 - 1936
SCHREIER, Manfred: Notice (très complète) de l’enregistrement H. Rilling/Erato. Juillet 1971
SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 » Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume II, page 713
WHITTAKER, W. Gillies: The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985 Volume 1, pages 121, 238, 357-358, 660
WOLFF, Christoph: Notice de l’enregistrement Koopman / Antoine Marchand [Vol. 21]. 2006.
WUSTMANN, Rudolf: J. S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel 1967. Page 14
ZWANG, Philippe et Gérard: Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK. 201, pages 304-305
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 191 |
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Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW).
DURÉE: Corboz (13’56 – 14’08). Güttler (16’51). Koopman (14’44). Neumann (17’). Rilling (16’40). Taurius (14’ 38). Winschermann (14’53).
BACH CANTATAS WEBSITE:
Discographie établie par Aryeh Oron et complétée, pour autant qu’il ait été possible, par [CR février 2009 11/2006].
7 références (Décembre 2001 - septembre 2008 + 2 mouvements individuels (Décembre 2001 - juillet 2006)
Exemples musicaux: Aryeh Oron
3] BETHKE, Neithard. Ratzeburger Domchor. Camerata Cathedralis Raceburgensis.1981
Disque RDM 08 09 12 81
4] CORBOZ. Ensemble vocal et instrumental de Lausanne. 1987
CD CBC Records « Baroque Fest »
5] GÜTTLER. Concentus Vocalis Wien. Virtuosi Saxoniae. Dresde. Lukaskirche. Janvier 1995.
CD Dresden Classics
CD Berlin Classics 001700 2 BC. 2002, avec Gloria RV 589 et Magnificat RV 611 de Vivaldi
6] KOOPMAN. Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Amsterdam, du 9 au 17 mars 1999
Bach 2000. The Sacred Cantatas. CD Teldec 8573 81445-2. [Volume 61], la suite des enregistrements Leonhardt / Harnoncourt mais cette
fois, dans le cadre du label, dirigé par Ton Kopmann. Avec les cantates BWV 190 et 193
(D). Reprise sous le titre « Secular Cantatas », un coffret Teldec [Volume 5) de onze CD
Reprise Antoine Marchand. Challenge Classics[volume 21] CC 72221 Avec les cantates BWV 97, 118, 197
2] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Février et mai 1971
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98657. Avec BWV 19
Disque (F). Les grandes cantates. Erato [Vol. 2] STU 70747. Coffret de 5 disques. 1973. Avec BWV 19
CD. Die Bach Kantate [Vol. 16]. Hänssler Classic Laudate 98867. Avec BWV 61
CD Hänssler edition bachakademie [Vol. 57]. Hänssler-Verlag 92.057 2000.
7] TAURIUS, Ivars. Tafelmusic Chamber Choir & Baroque Orchestra. Totonto, 15 et 16 octobre 2006
CD CBC. Avec Mondonville et Vivaldi (Gloria)
1] WINSCHERMANN. Kantorei Barmen-Gemarke. Deutsche Bachsolisten. Février 1971
Disque Philips.
Reprise en coffret (10 cantates de fêtes). Philips 6770 049
Reprise CD. Coffret de cinq CD Philips 454 346-2. 1996
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 191
M-1. Mvt. 1]. Alexander Titov. St. Petersburg Conservatory Chorus & Chamber Orchestra. 1994. CD Sony Classical
M-2. Mvt. 1]. Hartwig Eschenburg. Fidicinia Capella. Ca 1998 ? CD Laserlight “ |
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Contributed by Claude Role (March 2009) |
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