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Cantata BWV 174
Ich liebe den Höchsten von ganzem Gemüte
J’aime le Très-Haut avec ferveur
Commentary in French |
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KANTATE ZUM 2. PFINGSTTAG
FERIA 2 PENTECOSTES
Lundi de Pentecôte
Leipzig, 6 juin 1729 |
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CONTENU |
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Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie
Annexe BWV 174 - Philipp Spitta |
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AVERTISSEMENT |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2008). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Outre les « interventions « CR » signalées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (éditin d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch
F = France
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900) |
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DATATION BWV 174 |
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Leipzig, le lundi 6 juin 1729
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 253]: « l’année IV (4e cycle de cantates) avec les BWV 149, 156, 159, 171, 174, 188, 197a, VI (24 juin 1728 - 10 juillet 1729 ».
GEIRINGER [page 178]: « Sur le caractère de la quatrième série et surtout de la cinquième série, nous savons très peu de chose, car il semble que la plupart de ces cantates aient été perdues. De plus en plus, Bach s’en remettait pour ses textes à l’adroit poète amateur Picander. Dürr a probablement raison quand il suppose que les cantates [BWV] 120, 120a, 145, 149, 156, 159, 171, 174, 188, 197a, presque toutes sur des libretti de Picander appartenaient à la quatrième série et furent exécutées dans la seconde moitié de 1728 ou en 1729 ».
HIRSCH: Classement CN 184 (Die chronologisch Nummer - numéro d’ordre chronologique).
Chronologie (celle d’Alfred Dürr). 1729: BWV 244 (Passion selon saint Matthieu, 15 avril 1729) - BWV 174 (6 juin 1729) - BWV VI (cantate perdu „Ich bin ein Pilgrim auf der Welt“, 18 avril).
SPITTA. Donnait la date du 14 mai 1731 ou celle du 2 juin 1732 |
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SOURCES BWV 174 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BB. Mus. ms. Bach P 115 T. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kulturbesitz (BB/SPK). Anciennement à Tübingen Universitätsbibliothek
(Dépôt) puis Berlin-Dahlem. Elle est seulement en partie autographe de Bach.
Propriété du fils Wilhelm Friedmann Bach. Via la Singakademie de Berlin vers les années 1840, elle est entrée en possession de la BB (BG) seulement en 1854.
BG. 20 feuilles dont les huit premières avec le filigrane au « cor de chasse », les autres avec un blason (armoiries). Pages numérotées. Sur deux lignes, page 1, le titre: « J. J. Feria 2. Pentecostes. Concerto à 4 Voci. 2 Corni da caccia. 2 Hautb. // Taille, 3 Violini, 3 Viole, 3 Violoncelli e Con ». Dernière page marquée « Fine. SDGl. »
HERZ: Filigrane « Posthorn - cor de chasse » et « MA », grand format. Marqué « Concerto ».
VIGNAL: « …Cette cantate fit partie de l’héritage concédé à Wilhelm Friedmann Bach ».
SCHMIEDER. 20 feuillets, 40 pages écrites in 4°
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
(St 57) T. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz. Anciennement à Tübingen Universitätsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 584]: «…D’après Smend, Bach aurait écrit pour la cour de Köthen au moins vingt-quatre cantates… Quelques-unes des cantates de la période de Leipzig ne seraient que des parodies ou des refontes de cantates qui auraient été écrites à Köthen…. La question se poserait pour quinze cantates… dont BWV 32, 66, 120, 134…174, etc. » [dans le cas de BWV 174, avec un le texte de Picander daté avec certitude… la refonte aurait alors été total, sans compter d’adjonction du premier mouvement issu du 3e Concerto Brandebourgeois…].
BCW: Au moins six copistes différents attestant de l’urgence dans laquelle la cantate a été conçue et les parties séparées mises à la disposition des instrumentistes et chanteurs.
Il existait 23 parties séparées. Deux de cors, deux de hautbois, deux de violon ripieno, une de Taille, une de Viola ripiena, trois de violons concertato, trois de Viola concertato, trois de Violoncelle, Une de chaque pour les voix de soprano, alto, Ténor et Basse, une de continuo, une pour l’organo. Certaines sont perdues, certaines se trouvent à Londres, Tübingen et dans des archives privées, etc. Par contre 13 ont été identifiées et clairement situées par Thomas Braatz [BCW]. Après bien des tribulations, elles ont quitté l’Europe pour les États-Unis à la fin de WW2 (1945) pour des collections privées (New York) et finalement acquises vers 1982 par le Riemenschneider Bach Institute de Berea (Ohio).
SCHMIEDER: 13 voix séparées en folio et deux folio (in 8°) avec corrections de Bach. Sur la partie d’alto, une mention autographe: « Fine 5. Junij 1729, Lipsiae ». [Evidemment, l’édition 1973 de Schmieder n’a pu tenir compte des informations récentes fournies par le BCW et Thomas Braatz]
(St 456) M (raturée en partie). Staatsbibliothek zu Berlin. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem. Cette source donnée par Werner Neumann, n’a pas été identifiée. Est-ce celle copiée, d’après les parties originales (selon BG) par le collectionneur Ernst Rudorff (Berlin 1840-1916),
HERZ: Copistes reconnus: Johann Ludwig Krebs. Carl Philipp Emanuel Bach et Anna Magdalena Bach
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG)
BG Jg. XXXV (35e année - BWV 171-180). Pages 105 - 157. Préface d’Alfred Dörffel (1888)
NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 14. KANTATEN ZUM 2 UND 3 PFINGSTTAG
Bärenreiter Verlag BA 5019. 1962 - 2/1985. Herausgegeben von A. Dürr und Arthur Mendel. 5 fac-similés.
Avec BWV 173, 173a, 68, 184, 175
BWV 174. Pages 65/118. [1, Sinfonia, takt 131 à la fin et [2], takt 6, Continuo. BB. Mus. ms. Bach P 115 et Bl 15v
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5019 41. A. Dürr und Arthur Mendel. 1963
La partition NBA est dans le coffret Teldec Das Kantatenwerk [Vol. 40]. 1987
AUTRES ÉDITIONS
Breitkopf & Härtel. Partition PB 3024. Voix ChB 2024. Copie de M. Seiffert, orchestre, voix, orgue et clavecin.
2008. Réduction voix et piano (BGA, 29 pages) EB 7174 - Chœur ChB 4674
BCW : Partition Voix et piano. BGA 29 pages |
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PÉRICOPE BWV 174 |
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Deuxième jour (lundi) de la Pentecôte
Épître: Actes des apôtres 10, 42-48 [PBJ 1640]. Le baptême des premiers païens.
Évangile: Jean 3, 16-21 [PBJ 1587]. Révélation du mystère de l’Esprit. L’entretien avec Nicodème. « Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ».
EKG (Pfingstmontag - lundi de Pentecôte)
Psaume 106, 1-8 et 44-48
Épître: Actes des apôtres 10, 42-48 [PBJ 1640].
Évangile: Jean 3, 16-21 [PBJ 1587]. Discours de Pierre chez Corneille
Même occurrence : BWV 173 (29 mai 1724) - BWV 68 (21 mai 1725) |
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TEXTE BWV 174 |
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Johann Christian Henrici dit Picander (1728)
Il a été publié en 1732, 1737 et 1750 sous le titre Ernst-Scherzhaffte und Satyrische Gedichte (Poésies sérieuses, amusantes et satiriques) aux pages 139-140..
A l’origine le recueil primitif (selon W. Neumann, il a aujourd’hui disparu) s’intitulait Cantaten auf die Sonn und Fest-Tage durch dagantze Jahr, verfertiget durch Picander, Leipzig 1728 (Cantates pour les dimanches et jours de fête pour toute l’année, confectionnés par Picander). Il comportait la préface [Bach-Dokumente II, n° 243, 24 janvier 1728]: « Je me suis résolu à confectionner les présentes cantates pour la gloire de Dieu, pour satisfaire à la demande que m’ont adressée de bons amis et pour inciter à une plus grande dévotion. J’ai entrepris ce projet d’autant plus volontiers que je puis me bercer de l’idée que tout éventuel défaut d’élégance poétique pourra être racheté par la grâce de cet incomparable maître de chapelle qu’est Monsieur Bach, et que ces Lieder seront entonnés dans les églises principales de la pieuse Leipzig ».
1] Texte de Picander
2] Texte de Picander
3] Texte de Picander. Brève citation littérale de Jean 3, 16 [PBJ 1587]: « Dieu a tant aimé le monde…»
4] Texte de Picander
5] Première strophe du cantique de Martin Schalling (Strasbourg 1532 - Nuremberg 29 décembre 1608): « Herzlich lieb hab ich dich » écrit en trois strophes à Amberg (Haut-Palatinat) en 1569 et imprimé en 1571
Mélodie anonyme. James Lyon l’attribue à l’organiste alsacien Bernhard Schmid l’Ancien (1535-1592) - provenant d’une tablature (Tabulaturbuch) d’orgue de Strasbourg (édition en 1577). On la retrouve dans les cantates BWV 19/5 (mélodie seule), BWV 149/7 (la troisième strophe et la mélodie), dans le dernier choral de la Passion selon Saint-Jean, BWV 245/40 (3e strophe et la mélodie) ; le choral à quatre parties BWV 340 (texte de la strophe 1 et mélodie) et enfin le choral pour orgue dit de « Neumeister », BWV 1115.
EKG 247 donne les trois strophes et la mélodie de Strasbourg (1577).
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 274]: «…la mélodie du choral Herzlich lieb hab ich dich, o Herr texte de Martin Schalling (vers 1571) dont la mélodie est révisée en 1577 à Strasbourg. Bach l’utilisera à nouveau comme finale pour la dernière des cantates de la Saint-Michel » (BWV 149) ».
BCW / BRAATZ: «…Le choral de Martin Schalling (1532-1608), né à Strasbourg, élève de Melanchthon puis pasteur à Regensburg, Amsberg et Vilseck, superintendant du culte luthérien en Palatinat. Pasteur en 1585 à la Frauenkirche de Nuremberg jusqu’à la fin de sa vie. » La mélodie (par Matthias Gastritz) apparaît pour la première fois à Amberg vers 1571 ; elle fut modifiée peu après par Bernhard Schmid (1577 à Strasbourg) et c’est celle qui a perduré jusqu’à notre époque dans le livre des cantiques luthériens ».
BOMBA: «…Le texte de la cantate qui se réfère nettement à l’Évangile de l’Amour de Dieu, se répartit pour l’essentiel sur deux airs reliés entre eux par un récitatif ». La même mélodie se retrouve dans BWV 19/5 et 149/7. La mélodie de ce choral « Herzlich lieb hab ich dich » se retrouve dans BWV 19/5, 149/7, 245/40, 340 (issu peut-être d’une cantate perdue) ».
BOYER [Les mélodies de chorals dans le cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 199]: «…attribution de la mélodie à Paschalis Rainigus (1587) d’après le Tabulaturbuch de B. Schmid (1577).
EKG 247. Texte et mélodie |
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GÉNÉRALITÉS BWV 174 |
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DISTRIBUTION BWV 174 |
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NEUMANN. Alt, Tenor, Baß. – Chor (nur Schlußchoral). Horn I, II ; Oboe I, II, Oboe da caccia ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER. Soli: A, T, B. Chor: S, A, T, B. Instrumente: Oboe I, II; Taille (Oboe da caccia); Fagotto; Corno de caccia; Viol. I, II; III; Vla.,I, II, III; Vcl. I, II, III; Cont.
HARNONCOURT: «…du fait du renforcement orchestral, il résulte dans la sinfonia de BWV 174/1 un tempo beaucoup plus lent...»
SCHUMACHER: «…Afin de décharger les chanteurs [bien qu’on ignore quelle cantate fut chantée la veille, on imagine qu’il s’agissait d’une oeuvre plus consistante que BWV 174 et qu’il fallait éventuellement faire se reposer le choeur?] Bach s’appuie sur un effectif orchestral comparativement volumineux. En guise de sinfonia [1], il a repris le premier mouvement du troisième Concerto Brandebourgeois, à l’instrumentation duquel il ajouta deux corni da caccia pourvus d’une musique autonome ainsi que deux hautbois et une taille (hautbois ténor) pour renforcer les cordes et en colorer la sonorité...»
WHITTAKER [The Cantatas of Johann Sebastian Bach, tome 1, page 280]: ...il est surprenant de réaliser que Bach dut avoir [pour l’importante distribution du premier mouvement instrumental] seulement un musicien pour chaque partie des cordes... qu’il ait eu aussi six exécutants (viola et violoncelles) est inconcevable [plus] le nombre de violons (3 à l’unisson) et viola (3 à l’unisson) apparaissent clairement par une indication portée sur le récit [3]...une exécution avec un ensemble de dix-sept musiciens, la plupart des amateurs ou des étudiants
[De fait, on a rarement vu un tel effectif dans les cantates de Bach mais celui-ci avait vraisemblablement à disposition en ce lundi de Pentecôte, au moins une vingtaine de musiciens issus du Collegium Musicum, Collegium dont il venait de prendre la direction peu de semaines auparavant, au printemps 1729 !
Certains auteurs, dont Spitta, ont avancé l’hypothèse que Bach avait travaillé cette cantate dans l’urgence, Ce ne semble pas être le cas car il composa deux airs relativement longs, de 188 [2] et 136 mesures [4], avec da capo, il est vrai. Il est probable qu’il prit plaisir à faire „sonner“ les artistes de son „nouveau Collegium Musicum“ dans une oeuvre d’église. Par contre on ignore tout de la cantate exécutée la veille, jour de la Pentecôte et si, pour cette grande fête, il eut la „permission“ d’utiliser des éléments de cet ensemble dont la vocation habituelle était sensiblement profane]. |
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APERÇU BWV 174 |
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1] SINFONIA. BWV 174/1 (Concerto) |
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Sol majeur (G), 136 mesures, C
BG Jg. XXXV. Pages 105 - 144
NEUMANN. Partie instrumentale tirée du 3e Concerto brandebourgeois BWV 1048/1.
SCHMIEDER. Corno da caccia I, II, Ob. I, II, Taille, Viol. I, II, III ; Vla I, II, III, Vcllo I, II, III ; Cont. (Fag. E Violone col Cont.)
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 455-456]: «…au groupe de cordes, articulé, on le sait, de manière tout à fait extraordinaire (3 violons, 3 altos, 3 violoncelles) qualifiés ici d’« archi concertati », Bach ajoute deux corni da caccia (ayant également une fonction concertante autonome), deux hautbois (avec deux violons de ripieno), une taille (avec alto de ripieno) et un basson pour renforcer le continuo. Le procédé d’étoffage de l’effectif est très simple et a été fixé dans la partition par un copiste, lequel a pu transférer tel quel le contenu du modèle avec les compléments instrumentaux préparés par Bach. L’effet qui en résulte n’a plus les caractéristiques « de groupe » propres à ce concerto, mais répond au souci de distinguer deux niveaux sonores, deux stratifications musicales superposées ».
BOMBA: «…Le mouvement le plus important de cette cantate est un remaniement du premier mouvement du troisième Concerto Brandebourgeois BWV 1048. Bach y apposa la date du 24 mars 1721 sur la partition autographe et l’envoya au Margrave Christian Ludwig de Brandebourg qui ne fit vraisemblablement jamais exécuter la musique. Le concerto est écrit pour neuf cordes de même importance, 3 violons et 3 violoncelles et la basse continue. Bach y ajoute deux cors et un chœur de ripieno formé de 3 hautbois lors de leur réemploi dans la cantate. Ainsi il fait muter l’idée du concerto de groupe en un concerto grosso complexe - une expérience osée mais typique pour Bach au cours de ces années ! »
HIRSCH: L’auteur a remarqué que comme la section [4], ce premier mouvement comporte 136 mesures (coïncidence ?]
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach - La musique instrumentale, page 360]: «…La Sinfonia par laquelle s’ouvre cette cantate, paraît dépeindre le jaillissement infini du torrent des bénédictions. Comme des vagues qui se succèdent, les divers groupes d’instruments en propagent les ondes. Pour donner une image d’un tel courant de grâces, qui entraîne l’âme vers le Seigneur, Bach transcrit le premier allegro du concerto de Brandebourg en sol majeur… mais pour colorer la masse des flots alternés, il ajoute à l’orchestre à cordes deux cors de chasse, trois hautbois et un basson, d’où la sonorité devient en même templus chaleureuse et plus profonde : cette plénitude même est encore symbolique, évoquant à la fois la générosité des bienfaits divins et l’ampleur de la reconnaissance chrétienne ». |
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2] ARIE ALT. BWV 174/2 |
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ICH LIEBE DEN HÖCHSTEN VON GANZEM GEMÜTE, / ER HAT MICH AUCH AM HÖCHSTEN LIEB. / GOTT ALLEIN / SOLL DER SCHATZ DER SEELEN SEIN, / DA HAB ICH DIE EWIGE QUELLE DER GÜTE.
J’aime le Très-Haut avec ferveur, / Lui aussi m’aime de tout son amour. / Que Dieu seul soit le trésor de l’âme, / Car c’est alors que je posséderai la source éternelle de la bonté.
Ré majeur (D), 188 mesures, 6/8
BG Jg. XXXV. Pages 145 - 150
NEUMANN. Forme quatuor. Oboe I, II, Alt, B.c. Da-capo
SCHMIEDER. Alto ; Ob. I, II, Cont.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 455-456]: «…La première aria voit employés comme instruments concertants, et selon un procédé en imitation, les deux hautbois…»
BOMBA: «…L’air se concentre, alto et deux hautbois, se concentre sur l’amour que le fidèle ressent pour Dieu ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 296-297]: «…L’air d’alto s’appuie sur un rythme de sicilienne ».
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach - La musique instrumentale, page 360]: «…Dans le premier air de la cantate [BWV 174/1], l’alto qui chante son amour absolu pour le Très-Haut, nomme Dieu « la source éternelle des biens ».
SCHUMACHER: «…Air d’alto avec deux hautbois et basse continue dans lequel les vents enserrent en imitations la partie vocale…»
WHITTAKER: «…L’air d’alto est une sorte de pastorale qui fait penser naturellement au paume 23 [L psaume dit du Bon Pasteur]. Le hautbois II annonce le thème principal... ». |
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3] REZITATIV TENOR. BWV 174/3 |
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O LIEBE, WELCHER KEINE GLEICH ! / O ! UNSCHÄTZBARES LÖSEGELD ! / DER VATER HAT DES KINDES LEBEN / VOR [Wustmann donne„für“] SÜNDER IN DEN TOD GEGEBEN / UND ALLE, DIE DAS HIMMELREICH / VERSCHERZET UND VERLOREN, / ZUR SELIGKEIT ERKOREN. / ALSO HAT GOTT DIE WELT GELIEBTE ! / MEIN HERZ, DAS MERKE DIR / UND STÄRKE DICH MIT DIESEN WORTEN; / VOR DIESEM MÄCHTIGEN PANIER / ERZITTERN SELBST DIE HÖLLENPFORTEN.
Ô amour sans pareil ! / Ô rançon inestimable ! / Le Père a livré l’enfant / A la mort pour les pécheurs / Et a élu à la félicité / Tous ceux qui avaient perdu de par leur faute / Le royaume des cieux. / Dieu a tant aimé le monde ! / Ô mon cœur, souviens-toi de ceci / Et fortifie-toi avec ces paroles: / Devant cette puissante bannière, / Même les portes de l’enfer se mettent à trembler.
Si mineur (h) - si mineur (h), 15 mesures, C
BG Jg. XXXV. Page 151
NEUMANN.
SCHMIEDER. Ten. ; Violini all’ unis., 3 Viole all’ unis. ; Cont.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 455-456]: «…récitatif de ténor soutenu par trois violons et trois altos, et appuyé sur un continuo qui, dans ce morceau comme dans les deux qui l’encadrent [2 et 4], est enrichi de la présence de deux violoncelles ».
BOMBA: «…Trois voix de violon, trois voix de violes unisono - est le reflet de l’effectif inhabituel, prédéterminé du Concerto Brandebourgeois…»
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach - Le commentaire de l’accompagnement instrumental, page 169]: «…le tremblement des doubles croches... dans la cantate BWV 185, les instruments à cordes interprètent de même par un trémolo, mais brièvement, cette phrase du récitatif de ténor: Devant ce puissant étendard, les portes de l’enfer même tressaillent ». [BG XXXV, page 151]. Renvois à BWV 105/3 .
SCHUMACHER: «…une moelleuse sonorité d’archets résultant de la conduite à l’unisson des violons et altos constitue le fondement du récitatif accompagné…»
WHITTAKER: «…Les derniers mots « die Höllenpforten » ne sont pas accompagnées instrumentalement ». |
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4] ARIE BAß. BWV 174/4 |
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GREIFET ZU, / FAßT DAS HEIL, IHR GLAUBENSHÄNDE ! / JESUS GIBT SEIN HIMMELREICH / UND VERLANGT NUR DAS VON EUCH : / GLÄUBT GETREU BIS AN DAS ENDE !
Ne vous faites pas prier, / Saisissez le salut de vos mains, croyants ! / Jésus vous donne son royaume céleste / Et n’exige de vous qu’une chose: / Croyez fidèlement jusqu’à la fin.
Sol majeur (G), 136 mesures, C barré
BG Jg. XXXV. Pages 152 - 157
NEUMANN. En forme de trio. Violinen + Bratschen, Baß, B.c. Libre Da-capo
SCHMIEDER. Basso ; Violini e Viole tutti all’ unis. ; Cont.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 455-456]: «…La seconde aria emploie violons et altos à l’unisson…»
BOMBA: «…L’air pour deux violons et la viole unisono ainsi que la voix de basse invite énergiquement à saisir le salut préparé par Jésus dans le royaume céleste ».
HIRSCH: Exemple de Gematrie: les mots „Greifet zu - Ne vous faites pas prier “ et „heil - salut“ sont chantés à 19 reprises. Le nombre 19 est la somme de 12 (l’église) + 7 (la foi).
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach - L’orchestration, page 218]: «…le groupe des instruments à cordes… l’ensemble des violons et des altos est employé dans l’air de basse de la cantate [BG XXXV, page 152]. Spitta qui admire avec raison cet air comme une œuvre de haute valeur, fait remarquer aussi l’intérêt symbolique de la ritournelle, où sont annoncées, par des motifs de coupe différente, les idées principales que cet air contient, d’un côté les bénédictions de la grâce divine, de l’autre l’empressement de la foi qui s’en empare ».
SCHUMACHER: «…La déclamation du soliste est très marquée dans les parties vocales qui sont fondues à l’ample écoulement des cordes une fois de plus conduites à l’unisson, procédé en contraste accusé avec la polyphonie et la mobilité de la sinfonia » [1].
SCHWEITZER: «...le thème de cette aria est vraiment „carré“ comme si il voulait symboliser la fermeté de la foi; et la basse se mouvant en croches fermes. Le mouvement est animé d’un motif joyeux, la musique exprimant alors clairement l’expression joyeuse de la foi dont il est question dans le poème [ceci est repris par Whittaker, volume 1, page 283] ».
WIJNEN: «…Les cordes à l’unisson représentent-t-elles l’union des mains? |
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5] CHORAL BWV 174/5 |
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HERZLICH LIEB HAB ICH DICH, O HERR, / ICH BITT, WOLLST SEIN VON MIR NICHT FERN / MIT DEINER HÜLF UND GNADEN. // DIE GANZE WELT ERFREUT MICH NICHT, / NACH HIMMEL UND ERDEN
FRAG ICH NICHT, / WENN ICH DICH NUR KANN HABEN. // UND WENN MIR GLEICH MEIN HERZ ZERBRICHT, / SO BIST DU DOCH MEIN ZUVERSICHT, / MEIN HEIL UND MEINES HERZENS TROST, / DER MICH DURCH SEIN BLUT HAT ERLÖST. // HERR JESU CHRIST, / MEIN GOTT UND HERR, MEIN GOTT UND HERR, // ICH SCHANDEN LAß MICH NIMMERMEHR !
Je t’ai aimé de tout mon cœur, ô Seigneur, / Je te prie de ne pas me refuser / Ton aide et tes grâces. / Je ne trouve aucun plaisir dans ce monde, / Je ne demande pas le paradis sur terre / Si seulement je puis t’avoir avec moi. / Même si mon cœur se brise, / Tu es mon ferme espoir, / Mon salut et le réconfort de mon cœur, / Celui qui m’a racheté par son sang. / Seigneur Jésus-Christ / Mon Dieu et Seigneur, mon Dieu et Seigneur, / Ne me laisse jamais plus dans l’ignominie !
Ré majeur (D), 25 mesures, C
BG Jg. XXXV. Page 157
NEUMANN. Simple choral harmonisé. Oboe I, II, Oboe da caccia; Violinen, Bratschen (les corni “tacet”; B.c.
SCHMIEDER. Sopr., Alto, Ten., Basso. Cont. (Ob. I, Viol. I, II col Sopr. ; Ob. II, Viol. III coll’ Alto ; Taille, Vla I, II, III col Ten.)
BOMBA: «…Le choral final renonce à l’éclat des cors; néanmoins il se range dans la série des magnifiques mouvements de choral que Bach avait inventé par exemple pour la Passion selon saint Jean (n° 40), la cantate BWV 149/7 ou, la citation instrumentale de l’air de ténor « Restez, vous les Anges, restez auprès de moi » de la cantate BWV 19 ».
BOYER [Les mélodies de chorals dans le cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 199-200]: «…Mélodie de choral (MDC) 045 de type I. Choral simplement harmonisé avec en doublures colla parte les deux hautbois, le cor anglais, les cordes et le continuo dans l’éclatante tonalité de ré majeur... »
CHAILLEY: «…C’est l’unique cantique connu de Martin Schalling... Ce cantique sur la mort fut sans doute écrit vers 1567 à Regensburg, où l’auteur fut diacre en 1554. Il fut publié à Nuremberg en 1571, avec un simple rappel de la mélodie dans les Newe Stmbola etlicher Fürster. La mélodie primitive entière nous est connue par une version ipubliée à Strasbourg en 1577 dans Zwei Bücher einer neuen Kunstlichen Tabulatur auf Orgel und Instrument de Bernhard Schmidt. Le rythme en est assez différent de la version de Bach...Renvoi à Jean 68 ».
SCHUMACHER: «…Le choral final se rattache lui, aussi par son caractère mélodique à l’air de basse et utilise, à l’exception des corni da caccia, le riche effectif orchestral de la sinfonia ».
[Rappel du climat de BWV 64 et son dédain du monde: « Je ne trouve aucun plaisir dans ce monde, / Je ne demande pas le paradis sur terre »]. |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 174 |
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BACH CANTATAS WEBSITE (BCW):
AMG: Notice par Brian Robins
BRAATZ, Thomas: Provenance, 25 juillet 2003
CROUCH, Simon: Notice. 1997-1998
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Breitkopf n° 10: 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). B n° 56 ou 58, 107, 277
Breitkopf n° 3765: 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. C n° 153, 152, 154 et 155
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: Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling En collaboration avec Marianne Helms. Disque Laudate 98745. 1984
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J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966
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SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 » Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Volume II, pages 444, 467
VETTER, Walther: 71] Der Kapellmeister Bach, Postdam 1950 (ensemble critique de 31 cantates)
VIGNAL, Marc: Les Fils de Bach. Les chemins de la musique. Fayard. 1997. (l’héritage de Bach), page 69
WIJNEN, Dingeman van: Notice (sur CD) de l’enregistrement de P. J. Leusink
WHITTAKER, W. Gillies: The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985 Volume 1, pages 228, 237, 279-284. Volume 2, pages 51, 68
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WUSTMANN, Rudolf: J. S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel 1967. Page 143
ZWANG, Philippe et Gérard: Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 178, pages 272-273
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 174 |
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Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW)
DURÉE: Gardiner (21’01). Harnoncourt (20’32). Leusink (21’ 38). (Koopman (19’17). Neumann (23’). Redel (23’07). Rilling (22’14).
BACH CANTATAS WEBSITE: Discographie établie par Aryeh Oron et complétée, pour autant qu’il ait été possible, par [CR].
6 références (octobre 2002 - mai 2006) + 6 mouvements individuels (octobre 2002 - mai 2007)
4] GARDINER [Vol. 26]. The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Holy Trinity. Long Melford. Suffolk GB. 12 juin 2000
CD SDG 121. 2006 Annonce 7/2006 puis 4/2007 avec BWV 59, 74, 34, 173, 68, 174
3] HARNONCOURT. Helmuth Wittek (Boy sopran). Tölzer Knabenbchor. Concentus Musicus Wien. 1987
Disque Teldec Das Kantatenwerk [Vol.] 6.35659-00-501-503 (SKW 40/1-2). (F) Octobre 1987
CD (D) Teldec 91763-2. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas, Vol. 9
CD Teldec 2292-42635 ZL. 1987 Das Kantatenwerk [Vol. 40].
Reprises CD Teldec. Edition Bach 2000 (en coffret) et Intégrale Warner Classics 2007 (volume 52) CD 8573-81158-5
6] KOOPMAN [vol. 19]. The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Mvts. 2, 4: septembre, octobre 2002. Mvt. 1: février 2003. Mvt. 5: octobre 2003
CD Antoine Marchand CC 72219. France 10/2005.
5] LEUSINK. Netherlands Bach Collegium. Holland Boys Choir. Juin, juillet 2000
CD Bach Edition 2000 [Vol. 21] - Cantatas [Vol.12]
Reprise CD Bach Edition 2006. CD Brilliant Classics IV / 93102 /103-27. Avec les cantates 148, 112, 68
1] REDEL, Kurt. Choir & Orchestra « Pro Arte » Munich. Fin des années 1960 ? Disque Erato
2] RILLING. Gächinger Kantorei. Württembergisches Kammerorchester Heilbronn. Février - juillet 1984
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Laudate 98745. Avec BWV 117
CD. Die Bach Kantate [Vol. 5]. Hänssler Classic. Laudate 98856. Avec BWV 145, 117
CD. Hänssler Edition bachakademie [Vol. 52]. CD Hänssler Verlag 92.052. 2000
MOUVEMENTS INDIVIDUELS
M-1 Sinfonia]. Pflugbeil, Hans. Bach-Orchester Berlin. Baroque Music Club. Fin des années 1950, début des années 1960 puis CD
M-1 Sinfonia]. Winschermann. Deutsche Bachsolisten. Disque Philips, décembre 1968 et reprise en coffret de 5 CD
M-1 Sinfonia]. Max Pommer. Neues Bachisches Collegium Musicum. CD Capriccio, 1984
M-1 Sinfonia]. Andrew Parott. Taverner Players. CD Virgin Veritas, avril et juin 1987
M-1 Sinfonia]. Trevor Pi. The English Concert. Coffret de 2 CD Archiv Produktion, septembre 1995
M-5. Mvt. 5]. Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Freiburger Barockorchester. Juin 1999
CD Brilliant Classics/ Bayer. Vocal Works, volume 23
CD Reprise Bach Edition 2006. Brilliant Classics 93102/ V-32-138. 2006.
Le Chamber Choir of Europe est la nouvelle appellation de l’ancien Nordic Chamber Choir |
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ANNEXE BWV 174
Philipp Spitta |
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Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello & Cy 1889-1951. Trois volumes. Vol. 2, pages 444-445, 467
Pages 444-445: « La cantate pour le deuxième jour de Pentecôte « Ich liebe den Höchsten von ganzem Gemüthe » (14 mai 1731 ou 2 juin 1732) débute par une sinfonia extraite du premier mouvement du troisième Concerto Brandebourgeois que Bach a enrichi avec art par l’ajout de deux cors et de trois hautbois. Semblable passage d’une musique profane à une musique d’église n’était pas neuf pour lui. Nous l’avons déjà constaté par exemple avec les cantates de Weimar « Der Himmel lacht » [BWV 31] et « Gleichwie der Regen » [BWV 18]. Mais alors [en (1731] qu’il était en charge de la société Telemann il semble qu’il dut avoir ici de sérieuses raisons et nous rencontrerons encore d’autres exemples de cela. Dans cette cantate [BWV 174] il n’y pas de chœur mais avec l’aria pour basse « Greifet zu ! Faßt das Heil » nous tenons une composition de la plus grande classe. L’accompagnement est effectué par les violons et les violas à l’unisson ainsi que la basse figurée. La ritournelle est en deux parties: une large mélodies de quatre mesures [+ exemple musical] et une seconde plus vigoureuse et plus animée sur huit mesures. Au moyen de ce matériau, se développe la totalité de l’aria et d’une part se trouve représentée la bénédiction de la grâce divine, d’autre part sa réception passionnée dans la foi. La mélodie de quatre mesures est développée par la voix [la basse] mais parfois interviennent les instruments, produisant un splendide effet lorsque ici ou là, ils se joignent de façon inattendue à la partie vocale en un superbe tissus sonore, ou à nouveau, à la mesure 94, quand ils l’accompagnent en canon. Dans le récitatif [2] qui précède on remarquera que Bach a laissé trois portées sans musique ; la première est exactement comme celle qui suit, ceci étant très probablement une distraction. Souvent, Bach était pressé quand il rédigeait récitatifs et ariosos. De ceci nous trouvons un exemple intéressant dans l’arioso de la cantate « Gottlob, nun geht das Jahr zu Ende » [BWV 28/3]. Il y écrit les paroles sur une portée complète sans la répéter…»
- Note 483, bas de page 445: « La partition originale et les parties séparées de la cantate « Ich liebe den Höchsten » sont à la Bibliothèque Royale de Berlin ».
- Page 467: « Dans la cantate pour le jour de l’Ascension « Wer da glaubet und getauft wird » [BWV 31], dans le grand chœur [2], deux mélodies sont menées en contraste, la première large et calme, l’autre vive et agitée. Elles sont traitées de bout en bout de la même façon que le merveilleux air de basse de la cantate pour la Pentecôte [BWV 174/5]. Le sentiment poétique est le même et les deux cantates doivent provenir de la même période ».
- Renvoi à l’Appendix n° 44, page 696. Filigrane « M. A » et appendix n° 46, page 699: « Les filigranes reproduit ci-dessous [le cor de chasse pour la cantate BWV 174] apparaissent dans les partitions autographes et la plupart des parties séparées… Sur la partition originale [BWV 174], à partir de la mesure 24, figure un long passage rédigé par Wilhelm Friedmann Bach sur les portées de violons et de violas et un peu plus loin, une autre partie à nouveau de sa main. Or en 1733, Friedmann qui vivait toujours avec son père devint organiste de l’église Sainte-Sophie de Dresde. De plus, cette année là [1733] il n’y eut pas de musique d’église [à Leipzig] du dimanche Estomihi jusqu’au quatrième dimanche après la Trinité à cause d’un deuil publique et la cantate Ich liebe den Höchsten est une cantate pour la Pentecôte. De ce fait la cantate [BWV 174] aurait pu être composée au plus tard en 1732.
[De tout ceci il découle que les partitions relatives à la cantate BWV 174 comportent plusieurs filigranes, tous décrits par Spitta, Spitta qui ajoute, in fine, que la date de composition ne peut être postérieure à 1732. Mais il est possible que les annotations qu’il a observées sur les partitions ne soient pas des années 1731-1732 mais plus tardives, après la mort de son père, Jean-Sébastien, puisque, selon le musicologue Peter Wollny (relayé par Marc Vignal, opus cité) « lorsque Wilhelm Friedmann hérita d’un matériel complet, comme par exemple pour la cantate BWV 174, une exécution [donc après 1750] sous sa direction, peut fort bien n’avoir laissé aucune trace ». |
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Contributed by Claude Role (September 2008) |
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