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C. Role. Mai  2011
CANTATE BWV 173
ERHÖHTES FLEISCH UND BLUT
Chair et sang consacrés… 
KANTATE AM 2. PFINGSTTAG

Cantate pour le deuxième jour de Pencecôte
Leipzig, 29 mai 1724 – Reprises 1728… 14 mai 1731  
AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles (2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama « espéré » inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques  interventions « CR » identifiées par des crochets [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...


ABRÉVIATIONS 
(A) = La majeur → (a moll) = la mineur
(B) = Si bémol majeur
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA = Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
(C) = Ut majeur (c moll) = ut mineur
D = Deutschland
(D) = Ré majeur (d moll) = ré mineur
(E) = Mi (Es) = mi bémol majeur
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
(F) = Fa
(G) = Sol majeur (g moll) = sol mineur
GB = Grande-Bretagne = Angleterre
(H) = Si (h moll) = si mineur
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
OP = Original Partitur = Partition originale autographe
Ost. = Original Stimmen – Parties séparées originales
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.


DATATION BWV 173

Leipzig. Lundi de Pentecôte, 29 mai 1724. Reprises de la cantate en 1731.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 256] : L’auteur propose : 29 mai 1724 – 17 mai 1728 ? – 14 mai 1731 » [voir le volume II, page 844, pour cette dernière date].
DÜRR. Chronologie 1724. BWV 37 (jeudi de l‘Ascension, 18 mai). BWV 44 (21 mai). BWV 172 (Dimanche de Pentecôte, 28 mai). *BWV 173 (Lundi de Penecôte, 29 mai). BWV 184 (reprise de cette cantate, 30 mai).
Cette cantate puise sa source dans une cantate festive de l‘époque de Cöthen [BWV 173a] et fut très vraisemblablement reprise pour la première fois en tant que cantate d‘église le 29 mai 1724 puis en 1728 (1727 ?) et plus tard vers 1731 (une exécution cette année la nous est justifiée par un fascicule du texte [Anno 1731 : «Texte zur Leipziger Kirchen-Music »].
Renvoi au fac-similé reproduit par Werner Neumann dans son ouvrage „Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte“, page 445.
HERZ : 29 mai 1724. 1728 et plus tard vers 1730. L‘auteur propose pour la première de BWV 173a la date du 12 octobre 1722 (anniversaire du prince Léopold d‘ahnalt-Cöthen).
HIRSCH : Classement CN 31 (Die chronologisch Nummer = numérotation chronologique).
HOFFMANN-ERBRECHT : «…de la cantate BWV 173, il existe trois versions différentes : la cantate BWV 173a (Cöthen, soit de 1717, soit de 1722, une cantate d’anniversaire), la cantate BWV 173 (une cantate sacrée, Leipzig, 1724)… enfin, au plus tard en 1731, l’œuvre reçut sa forme définitive, qui apparaît comme la copie fidèle de la première version…»
KRAUTSCHEID : L’œuvre parodiée [BWV 173] a probablement été exécutée pour la première fois le lundi de Pentecôte 1724. Cependant il ne nous est resté qu’une version ultérieure réadaptée…»
NEUMANN : Fac-similé du texte de l’année 1731, pour le lundi de pentecôte : « tôt le matin à Saint-Thomas » (Frühe zu St. Thomae) et « midi à Saint-Nicolas » (nachmittags zu St. Nicolai).
NYS, Carl de : «…Quoiqu’on ait une partition autographe de la cantate profane BWV 173a… il est difficile de la dater et les spécialistes hésitent entre 1717 et 1722, c’est à dire les dates extrêmes du séjour de Bach à la cour Coethen… l’adaptation liturgique de l’œuvre a été créée à Saint-Thomas le 29 mai 1724 ; mais on ne sait pas sous quelle forme. Celle que nous connaissons… a été interprétée le lundi de la Pentecôte aux alentours de la Passion selon saint Matthieu, c’est à dire au plus tôt en 1728 et au plus tard en 1731 ».
ROMIJN : «… une version remaniée de la cantate BWV 173a… quelque peu antérieure et originellement destinée à l’anniversaire du prince Leopold von Anhalt-Köthen le 10 décembre 1717 – ou le 10 décembre 1722…
WHITTAKER : Datation, le lundi de Pentecôte 1731.


SOURCES BWV 173

PARTITION ORIGINALE (Original Partitur).
La partition autographe originale est perdue.

BB/SPK. Mus. ms. Bach P 74 M. serait une copie postérieure à 1724 (voir Braatz / BCW, ci-après)… J.E. Gardiner (ci-après) pense qu’elle fut faite en vue de l’exécution de 1728…]
Elle est conservée à la Staatsbibliothek zu Berlin. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem.

BGA. XXXV. (Alfred Dörffel, 1888) : La partition originale est à la Bibliothèque royale à Berlin [en fait ce serait une copie au propre] sous le numéro de catalogue P 74. Elle comporte 9 feuillets avec le filigrane « MA » et 17 pages de musique paginées 1 à 17. Sur la première, en haut : « à 2 Traversiere. 2 Violini Viola. C. A T. B. ». Une feuille « réglée », au début, avec autographe de la main de Bach : « Cantata. Feria 2 | Pentecoftes. A 4 Voci. | 2 Traverfieri | 2 Violini | Viola | e | Continuo. di | Joh : Sebast. Bach. ». Les sept parties de la cantates sont tirées de la cantate profane « Durchlauchs’ter Leopold (Jahrgang 34 Seite 3 - l’année 34 de la BGA.). Suit la comparaison des mouvements entre BWV 173 et BWV 173a)…. L’auteur du texte est inconnu… le nom de Picander est « avancé. La composition de BWV 173a remonte au début du séjour de Bach à Cöthen et la première audition eut probablement lieu le 2 novembre 1717, jour anniversaire du prince Léopold d’Anhalt-Cöthen… la cantate sacrée (BWV 173) avec les filigranes de la partition [MA] pas avant l’automne 1727… ?
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales et instrumentales ».
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 248] : « Bach lui-même employa très rarement le terme de cantate (toujours en italien). Renvoi aux cantates BWV 30, 54, 56, 82, 84, 170, 173 ».
BRAATZ [Provenance, 19 juillet 2003] : « Il n’y a pas de partition autographe de la cantate BWV 173. Ce qui existe est une copie ultérieure [P 74] d’un [copiste seulement identifié comme « le copiste » de la partie de continuo dans d’autres cantates] mais qui n’a pas été utilisée pour la première exécution de la cantate BWV 173 en 1724 »…
GARDINER [volume 26] : « Hélas ! ni partition d’ensemble ni parties séparées de la cantate… BWV 173 n’ont survécu [?] On peut d’ailleurs se demander si, à l’instar de la BWV 59, elle ne fut pas assemblée avant l’arrivée de Bach à Leipzig dans l’éventualité d’une exécution pour les fêtes de Pentecôte 1723, les voix de solistes se limitant au soprano et à la basse…. La version que nous avons donnée [SDG, volume 26] s’appuie sur la belle copie que Bach fit réaliser lors d’une reprise (vers 1728)…»
SCHMIEDER (Bach P 74) : 10 feuilles et 18 pages de musique in 4°.


PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Pas de sources connues.
BRAATZ [BCW. Provenance, 19 juillet 2003] : « Les parties séparées de la cantate BWV 173a ont été perdues. Mais l’on pense qu’elles furent aussi utilisées lors de la dernière exécution de la cantate BWV 173.

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG)
BGA. Jg. XXXV (35e année). Pages 73 à 102. Préface d’Alfred Dörffel, 1888. Cantates BWV 171 à 180.

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 14. KANTATEN ZUM 2 UND 3 PFINGSTTAG Bärenreiter Verlag B 5019. 1962-2/1985. Heraugegeben von A. Dürr und Arthur Mendel. 5 fac-similés.
BWV 173. Pages 3 à 30. [1, début]. Autographe. BB. Mus. ms. Bach P 74. Bl. 1r
Avec les cantates BWV 173a, 68, 174 et 184.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5019 41. Alfred Dürr. 1962. KB 1963.
[La partition NBA est dans le coffret Teldec Das Kantatenwerk, volume 40. 1987].

AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER classics. | Bach. | Bärenreiter Urtext. Sämtliche Kantaten. 5. Bärenreiter TP 1285. 2007. Serie I. Band 14. Kantaten zum 2 und 3 Pfingsttag.
Faksimile : BWV 173a. Début. – BWV 173. Début.
BWV 173. Pages 3 à 30. Bärenreiter-Verlag Kassel 1962.
BCW. Partition BGA + Réduction chant et piano. BREITKOPF & HÄRTEL. Partition PB 3023. Réduction chant et piano (Todt) = EB 7173.Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 2187. Copie des parties d’orchestre, des voix , de l’orgue et du clavecin par Max Seiffert. 2011 : Réduction chant et piano (24 pages) = EB 7173. Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 4673
CARUS. Pas de partition disponible (2011).
KALMUS STUDY SCORES. N° 851. Volume XLVII. New York 1968. Avec les cantates BWV 173 à 175.


PÉRICOPE BWV 173

Lundi (2e jour) de la fête de la Pentecôte. Plénitude de du mystère pascal. Cette célébration a été instituée à partir du XIe siècle et forme dans le calendrier romain, avec les jours suivants, l’octave de la Pentecôte où se figurent le vendredi et le samedi dit des Quatre-temps de la Pentecôte.

MISSEL ROMAIN : Lundi de la Pentecôte.
Épître : Actes des Apôtres 10, 34, 42 à 48 [PBJ. 1640]. Fin du discours de Pierre chez Corneille et le baptême des premiers païens.
Évangile : Jean 3, 16 à 21 [PBJ. 1587-1588]. Révélation du mystère de l’Esprit. L’entretien avec Nicodème : « Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ».
Psaume 18, 14 et 16 [PBJ. 814 et 815] : « Yahvé tonna des cieux / Le Très-Haut fit entendre sa voix…»

EKG. Pfingstmontag (lundi de Pentecôte).
Psaume 106, 1 à 8 et 44 à 48 [PBJ. 901 à 903] : « Il eut un regard pour leur détresses alors qu’il entendait leur cri / Il se souvint pour eux de son alliance, Il s’émut selon son grand amour…»
Épître : Actes des apôtres 10, 42 à 48 [PBJ. 1640].
Évangile : Jean 3, 16 à 21 [PBJ. 1587]. Discours de Pierre chez Corneille.
Même occurrence avec les cantates BWV 173 et BWV 174.

KRAUTSCHEID : « La liturgie de la Pentecôte prévoyait à Leipzig trois jours de fête avec les offices correspondants, aussi n’est-il pas étonnant que toutes les cantates de Bach utilisent pour le deuxième jour de la Pentecôte des compositions antérieures…»


TEXTE BWV 173

Auteur inconnu.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 281] : « Harald Streck, musicologue allemand (Die Verkunst (les affects dans les textes poétique - in der poetischen Texten zu Kantaten J. S. Bach. Hamburg, 1971) attribue ce texte à Salomon Franck ainsi que ceux des cantates BWV 194 et, par déduction, les BWV 136, 60, 73 et 83),
[volume 2, pages 260 et 831, note 4] : Six fascicules de textes de cantates connus sont et conservés à Leipzig… ils portent le titre de Texte zur Leipziger Kirchen-Musik… ils ont tous été imprimés par Immanuel Tietze (1662-1728). Ces livrets reprennent (premier volume BD II, 287) les cantates BWV 31, 66, 134, 42 et 112 ; le second (BD II, 292) ceux des cantates BWV 172, 173, 184 et 194 ».
BOMBA : «…selon l’avis d’Alfred Dürr, la Serenata BWV 173 est une œuvre sans grande prétention, écrite avec une certaine hâte et renvoie aux tous débuts de la période de Köthen… quant à sa date de création… [dans BWV 173], Bach s’est malgré tout donné la peine d’adopter également la musique au nouveau texte.
HERZ : Bach lui-même ? Pour la cantate BWV 173a, l‘auteur avance le nom du poète Hunold (mort le 8 juin 1721) et renvoie à la cantate BWV 66a, pour l‘anniversaire du même prince Léopold, le 12 octobre 1718 et BWV 134a, jour le l‘An 1719…
HOFMANN : « Procédé dit de parodie ; le texte profane fut remplacé par un texte religieux où le schéma des rimes, du mètre et de la structure strophique du texte de la cantate originale est copié en détail de sorte que la musique existante peut être utilisée telle quelle… L’association étroite entre le texte de la parodie et son original semble n’avoir pas permis au poète de développer ses idées et conduisit au manque de contact presque complet entre le texte et le texte de l’évangile du lundi de Pentecôte…»
HOFFMANN-ERBRECHT : «…Nous ne connaissons pas le poète ; il s’en tient dans son texte à un esprit de grande généralité, remerciant Dieu et le louant des grandes choses qu’il fait aux humains. Bach, en conformité avec la première destination de l’œuvre [BWV 173a] lui a donné une forme plus libre qu’il n’est d’usage dans une cantate [sacrée]… mais avec une grande richesse de contrastes ».
KRAUTSCHEID : C’est grâce à l’unité du style profane et religieux dans l’ensemble de l’œuvre de Bach que le passage d’une musique « légère » profane à une musique sacrée a pu se faire. Cependant, souvent on reconnaît encore nettement l’ancien caractère profane des cantates parodiées. Les cantates BWV 173a et BWV 173 fournissent des exemples de cette pratique courante au XVIIIe siècle…»
LEMAÎTRE : «…L’auteur anonyme du livret n’a pas seulement parodié les airs et le chœur final [de BWV 173a] mais également les deux récitatifs, ce qui est rare. D’un texte auréolant le prince Léopold il passe à une poésie au sujet passe-partout : il remercie et glorifie Dieu pour toutes les grandes choses qu’il fait pour l’humanité ».
MACIA [Tout Bach, pages 235 à 237] : «…Le poète [inconnu] a réussit à adapter les paroles de la cantate d’église à la disposition et à la métrique du texte ancien [BWV 173a] en se contentant parfois de remplacer quelques mots clés : « Léopold » devient « Dieu », « grosser Fürst » est remplacé par « Höchster », « Durchlauchster » par « Unenlichster » et le peuple d’Anhalt-Köthen se mue en peuple de chrétiens… le nouveau poème [BWV 173] n’a pas grand chose à voir avec l’évangile du jour, Jean 3, 16 à 21 ?  
NEUMANN : Le fac-similé du texte imprimé reproduit dans le « Sämtliche von Johann Sebastian Bach », pages 445, est emprunté à un un fascicule (in 8°) titré : Leipziger Kirchen-Music Erster Pfingsttag bis Trinitatis, Leipzig 1731. Il comporte le texte des cantates 172, 173, 184 et 194. Ce fascicule (in 8°) est aux Bach Archiv Leipzig.
NYS, Carl de : «…Bach a repris, en la modifiant assez peu, l’ensemble de sa partition profane [BWV 173a], à l’exclusion d’une seule aria pour soprano (le n° 7 de la partition profane) : il a même utilisé les deux récitatifs de la serenada primitive. L’auteur anonyme du texte liturgique a donc dû accomplir une performance assez rare : il lui a fallu adapter l’ensemble de son livret à une musique déjà existante. C’est sans doute ce qui explique que ce texte n’a que peu de rapports avec le caractère spécifique de la liturgie du jour… c’est un texte d’action de grâces et de louanges…»
SCHWEITZER [J.- S. Bach | Le musicien-poète. Les cantates profanes, pages 139] : [Dans la cantate BWV 173] «…Dieu prend la place du prince Léopold…»


GÉNÉRALITÉS BWV 173

Parodie de la cantate profane BWV 173a (Coethen 1717).
BOMBA : «...Cette cantate permet d’illustrer particulièrement bien l’importance de la valeur de la nécessité de la recherche des sources à propos d’un morceau musical. Voici le matériel d’exécution qui a subsisté : quelques registres instrumentaux datant de l’époque de Köthen ; les voix de l’exécution de 1724 ainsi qu’une impression de 1731 qui documente une exécution à une date très proche de celle de la cantate BWV 173, également une cantate de Pentecôte. Voici le matériel de cette cantate 173 qui a subsisté : un modèle profane BWV 173a et une nouvelle version [la copie P 74 M ] de la partition créée après 1724… « La tradition des sources de ces deux œuvres » en conclut Alfred Dürr est pour ainsi dire complémentaire de sorte que nous pouvons supposer que ce que nous savons avec certitude sur l’une des cantates est également valable, grosso modo, pour l’autre et vice et versa ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,. pages 295/296] : «...une cantate sacrée en six numéros qui commence par un récit, se termine par un chœur homophone, s’axe autour d’un menuet central [4] et ne comporte ni choral ni mouvement fugué…. Forme peu courante…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 610 à 613] : «…Lorsqu’il réutilise le matériau d’une cantate existante, Bach conserve les ensembles et les airs, éventuellement modifiés, et se voit dans l’obligation de composer de nouveaux récitatifs correspondant aux nouvelles paroles. Or, exceptionnellement, cela n’a pas été le cas ici. La cantate d’origine compte huit numéros, mais Bach n’en a repris que six, omettant les airs n° 6 et 7 de l’original. L’effectif instrumental demeure le même d’une cantate à l’autre, à l’exception d’un basson et d’un violoncelle obligés, prescrits dans la cantate profane d’origine, mais dont la nécessité disparaît à présent puisqu’ils étaient requis dans le numéro 7, qui n’a pas été conservé… Bach n’a pas non plus ajouté de choral, pour adapter la cantate à sa nouvelle fonction liturgique, et ici encore, on peut supposer que le chant d’un choral était prescrit à l’assemblée à la fin de la cantate [mais lequel ?]
LEMAÎTRE : «…Il s’agit d’une parodie d’une cantate profane composée pour l’anniversaire du prince Léopold d’Anhalt-Köthen (BWV 173a) »… La réutilisation de la musique de BWV 173a donne à la cantate [BWV 173] un caractère enjoué. Quatre numéros se réfèrent directement à la danse (n° 2, 3, 4 et 6)… ».
MACIA [Tout Bach, pages 235 à 237] : « Exemple type du procédé de parodie. Si deux mouvements de la sérénade originelle [BWV 173a] ont été abandonnés, tous les autres, y compris deux récitatifs (ce qui est rare dans cette pratique car, en principe, Bach en réécrit toujours de nouveaux dans ses parodies) ont été conservés, quasiment tels quels ».  
WHITTAKER [The Cantatas of Johann Sebastian Bach | Sacred & Secular, volume 1, pages321 à 328] : «…En 1717 Bach écrivit une Sérénade à Cöthen pour l’anniversaire du prince, « Durchlaucht’ster Leopold » [BWV 173a] dont il est possible que le texte lui revienne. Six des huit mouvements furent réutilisés pour la cantate du lundi de Pentecôte 173 « Erhohtes Fleisch und Blut », huit ans après qu’il ait pris son poste à Leipzig. L’un [le n° 7] des deux mouvements de la cantate BWV 173a, non repris dans BWV 173, a passé dans la cantate BWV 175/4]. Il est possible que pressé par la nécessité de fournir des cantates pour les trois jours successifs de la Pentecôte survenant si tôt après Pâques (trois jours aussi) qu’il ait cru bon de se « copier » lui-même [en reprenant une œuvre plus ancienne]… Le nouveau texte de la cantate BWV 173 s’identifie en parallèle avec la majeure partie [de BWV 173a] mais avec de nouvelles insertions dans le texte, uniquement pour écarter les références trop directes au prince Leopold…»


DISTRIBUTION BWV 173

NEUMANN. Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Querflöte I, II ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER. Soli : S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Flauto trav. I, II. Viol. I, II; Vla.; Continuo. BOMBA : «…la Serenata [BWV 173a] est d’ailleurs, dans la mesure de ce que nous savons, le premier morceau dans lequel Bach prescrit m’emploi de l’instrument moderne à l’époque qu’est la flûte traversière [reprise dans la cantate BWV 173].
HARNONCOURT : La distribution de cette cantate, sans hautbois mais avec flûtes traversières, nous a semblé parler contre l’utilisation d’un basson au continuo [voir l’enregistrement Teldec, volume 40].
KRAUTSCHEID : «  Bach [dans la cantate BWV 173, par rapport à BWV 173a] a élargi la distribution de deux chanteurs solistes et d’un chœur. Il a repris six des huit mouvements d’origine, réparti les air sur quatre solistes et adapté les développement mélodique au nouveau texte, le dernier mouvement a été étendu à l’écriture à quatre voix et confié au chœur et aux instrumentistes ».


APERÇU BWV 173

1] REZITATIV TENOR. BWV 173/1
ERHÖHTES FLEISCH UND BLUT, / DAS GOTT SEBST AN SICH NIMMT, / DEM ER SCHON HIER AUF ERDEN / EIN HIMMLISCH HEIL BESTIMMT, / DES HÖCHSTEN KIND ZU WERDEN, / ERHÖHTES FLEISCH UND BLUT !

Précieux sang et chair [Variante Teldec : « Chair et sang consacrés »], / forme que Dieu lui-même adopte, / à laquelle il destine ici-bas déjà / un salut céleste / de devenir l’enfant du Très-Haut, / précieux sang et chair

Ré majeur (D Dur) Ré majeur (D Dur), 7 mesures, C
BGA. Jg. XXXV. Page 73 | RECITATIV. | Violino I. Violino II. | Viola. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. Rezitativ « Accompagnato ». Cordes, Basse continue. Ténor. Renvoi à la cantate BWV 173a/1 (soprano).

BOMBA : «… Bach…inséra le texte spirituel du récitatif d’introduction dans la partition « profane » sous le texte original… ; les cordes encadrent ici comme là avec éloquence ce morceau et le mot „Altesse“ [BWV 173a] , comme le mot „précieux „ [BWV 173] est mis en relef par sa répétition en fin de récitatif avec une vocalise ascendante…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 610 à 613] : «…très bref récitatif dont, à la fin, le mot « erhöhtes – suprême » s’envole en une légère vocalise (dans la cantate profane [BWV 173a/1), c’était sur « durchlauch  ster – très éminent ».
NYS, Carl de : «…Le premier récitatif est soutenu, en souvenir de la solennité primitive, par l’ensemble des cordes…»


2] ARIE TENOR. BWV 173/2
EIN GEHEILIGTES GEMÜTE / SIEHT UND SCHMECKET GOTTES GÜTE. / RÜHMET, SINGET, STIMMT DIE SAITEN, / GOTTES TREUE AUSZUBREITEN !

Un cœur sanctifié / voit et ressent la bonté de Dieu. / Chantez, accordez vos violons pour glorifier / et répandre la constance fidèle de Dieu !

Ré majeur (D Dur), 45 mesures, C
BGA. Jg. XXXV. Pages 74 à 79 | (ARIE.) | Flauto traverso I. II. / Violino I. | Violino II. | Viola. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. Forme bipartite, avec ritournelles et da capo. Renvoi à la cantate BWV 173a/2 (soprano).

BOMBA : «…les cordes et les flûtes enveloppent à l’unisson le texte…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 610 à 613] : «…l’air de coupe bipartite A-B avec ritournelle, se ressent vivement de son origine profane, dans ses rythmes dansants et le brio de son allégresse…»
HOFFMANN-ERBRECHT : «…le premier air a un caractère aimable et dansant ; l’instrumentation en est transparente et dans sa partie médiane l’air tend à une expression « parlante…»
MACIA [Tout Bach, pages 235 à 237] : «…après un bref récitatif de ténor, la première aria pour le même soliste, qui traite pourtant d’un sujet sérieux… se déploie sur un mouvement de danse délicatement balancé, en ré majeur, avec une flûte traversière et les cordes. On se croirait dans une cour princière…»  
NYS, Carl de : «…On remarque la reprise de la première phrase ornée par une ample figuration qui convient admirablement à l(expression du texte… le schéma est assez ancien, c’est la structure en deux parties avec un encadrement par une ritournelle instrumentale…» 
SCHWEIZTER [J.-S. Bach | Le musicien-poète, pages 246/247] : « Le motif de la quiétude… Souvent, au lieu de le renforcer, Bach atténue le motif de la quiétude (triples croches, croche, croche, soupir, triple croches, etc.) est accompagné par la basse [+ Exemple musical, triple croches, croche, triples croches, etc.]. Renvoi pour un motif analogue à la cantate BWV 101/3.


3] ARIE ALT. BWV 173/3
GOTT WILL, O IHR MENSCHENKINDER, / AN EUCH GROßE DINGE TUN. |
MUND UND HERZE, OHR UND BLICKE / KÖNNEN NICHT BEI DIESEM GLÜCKE / UND SO HEILGER FREUDE RUHN] (voir ce même texte dans BWV 173a/3).

Ô être humains, Dieu veut faire / de grandes choses en vous. / Ni la bouche ni le cœur, ni les oreilles ni les yeux / ne sauraient rester au repos / Devant ce grand bonheur et cette joie aussi sainte.

Si mineur (h moll), 29 mesures, C
BGA. Jg. XXXV. Pages 80 à 82 | (ARIE.) | Marqué « Vivace. » | Violino I. | Violino II. | Viola. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Arie. Libre da capo. Renvoi à la cantate BWV 173a/2 (basse).

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 610 à 613] : «…brève aria marquée « vivace »…
MACIA [Tout Bach, pages 235 à 237] : « … une polonaise vivace ».
NYS, Carl de : «…La deuxième aria est confiée à la voix d’alto, soutenue par les cordes seules… c’est un vivace sans ritournelle avec une sorte de cadence sur un point d’orgue à un moment donné, soulignant le da capo. Le caractère particulier de ce mouvement s’explique une fois encore par le texte profane… » [d’origine].
[Marqué « Adagio » sur les mots « und so heil’ger Freude ruhn » mesure 21 et « Vivace, mesure 22].


4] ARIE (DUETT), SOPRAN, BAß. BWV 173/4
Baß : SO HAT GOTT DIE WELT GELIEBTE, / SEIN ERBARMEN / HILFT UNS ARMEN, / DAß ER SEINEN SOHN UNS GIBT, / GNADENGABEN ZU GENIEßEN, / DIE WIE REICHE STRÖME FLIEßEN.
Sopran: SEIN VERNEUTER [R. Wustmann et W. Neumann = „erneuter“] GNADENBUND / IST GESCHÄFTIG / UND WIRD KRÄFTIG / IN DER MENSCHEN HERZ UND MUND, / DAß SEIN GEIST ZU SEINER EHRE / GLÄUBIG ZU IHM RUFEN LEHRE.
Beide (les deux) : NUN WIR LASSEN UNSRE PLFICHT / OPFER BRINGEN, / DANKEND SINGEN, / DA SEIN OFFENBARTES LICHT / SICH ZU SEINEN KINDERN NEIGET / UND SICH IHNEN KRÄFTIG ZEIGET. [Texte en partie dans BWV 173/4]

Basse : Dieu a tant aimé le monde / qu’il nous vint en aide, à nous, pauvres pécheurs / de par sa miséricorde / et nous donne son Fils / nous faisant jouir des dons de sa grâce / qui coulent à profusion en en flots abondants.
Soprano : Son alliance de grâce renouvelée / est activée [Variante Teldec: « est agissante »], / Elle affirmera / le cœur et la bouche de l’homme / Afin que son esprit apprenne / à l’implorer dans la foi pour sa gloire.
Soprano et basse (les deux) : Notre devoir est à présent / de faire une offrande, / d’entonner des chants de grâces, / car sa lumière révélatrice / se penche sur ses enfants [Variante Teldec : « Puisque sa lumière se révèle à ses enfants dans tout son éclat »] / et se révèle à eux dans tout son éclat.

[Citation de l’évangile de Jean 3, 16 à 21 [PBJ. 1587 et 1588]. Révélation du mystère de l’Esprit. L’entretien avec Nicodème. « Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique »].

Sol majeur (G Dur) Ré majeur (D Dur) La majeur (A Dur), 144 mesures, 3/4
BGA. Jg. XXXV. Pages 83 à 94 | ARIE. | Flauto traverso I. | Flauto traverso II. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Arie. Caractère de menuet. Strophe 1 = Basse (mesures 1 à 48). Strophe 2 = soprano (mesures 49 à 96 Strophe 23 = Basse et soprano (mesures 97 à 144). Renvoi à la cantate BWV 173a/4 (soprano et basse).

BOMBA : «…les trois strophes de ce morceau sont sous-tendues d’un effectif instrumental différent : les cordes, puis les flûtes, enfin les deux groupes ensembles, les cordes doublant l’allure du mouvement intensifient l’expressivité due ce morceau ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 610 à 613 : «…Le début de ce texte paraphrase l’évangile de Jean… comme l’année suivante dans la cantate BWV 68/1 … Air construit en trois sections bien différenciées…dans la section 2 (soprano, ré majeur)… les flûtes se joignent aux cordes, et les mouvements de croches se substituent au mouvements de noires qui prédominaient au début… Dans le mouvement 3 (basse, la majeur), le premier violon jubile en doubles croches, dans un tempo plus animé ».
GARDINER [volume 26] : « La modification la plus habile et la plus radicale [par rapport à la cantate BWV 173a] intervient dans le duo (mouvement n° 4)… mouvement le plus original de la cantate, un menuet en sol majeur pour cordes, en noires et d’apparence bien innocente, fournissant un thème de basse (strophe 1) avant de moduler en croches, et de s’élever suivant le cercle des quintes jusqu’au ré majeur – et d’intégrer au passage une paire de flûtes, tout en remplaçant en route la basse par le soprano (strophe 2) – pour finalement s’épanouir en un moto perpetuo en doubles croches des premiers violons et se fixer sur la majeur dans le duo final.
HOFFMANN-ERBRECHT : «…Le duo tripartite sort complètement des cadres formels auxquels on est habitué : ses deuxièmes et troisièmes parties sont en effet des variations de la première qui, bâties sur le principe de la progression, renforcent graduellement la participation instrumentale… »
MACIA [Tout Bach, pages 235 à 237] : «  Duo formé de trois couplets : le premier, en sol majeur, est chanté par la basse et les cordes sur un tempo de menuet à la noire… le deuxième est confié à la soprano avec les flûtes et les cordes, en ré majeur, où les cordes deviennent prééminentes… le troisième voit les deux solistes se réunir enfin sur une suite ininterrompue de doubles croches aux premiers violons, en la majeur, sur un tempo plus vif; les voix y évoluent en parallèle pour annoncer que „Notre devoir, maintenant, est d‘entonner des chants de gratitude“. La succession des trois arias donne l‘impression d‘une accélaration rythmique progressive d‘une efficace expressivité ».
MARCHAND : « Le duetto n° 4 est divisé en 12 phrases de 12 mesures regroupées en trois sections de 48 mesures, dont chacune est de tonalité différente, chaque nouvelle tonalité rajoutant un dièse à la clef…
A : Ritournelle (Sol) = 12 mesures - vers 1 à 4 (Ré) = 12 mesures - vers 5 et 6 (Sol) = 12 mesures - Ritournelle (Sol) = 12 mesures.
B : Ritournelle (Ré) = 12 mesures - Vers 7 à 10 (si) = 12 mesures - Vers 11 et 12 (Ré) = 12 mesures - Ritournelle (Ré) = 12 mesures.
C : Ritournelle (La) = 12 mesures - Vers 13 à 16 (Mi) = 12 mesures - Ves 17 et 18 (La) = 12 mesures. - Ritournelle (La) = 12 mesures.
Avec le chœur d’ouverture de la cantate BWV 30… les mouvements 4, 5 et 6 de BWV 173 sont les seuls a être parfaitement symétriques dans le corpus entier des cantates [de Bach]. Mais ces trois exemples ne sont manifestement pas le fruit du hasard et témoignent du fait que Bach avait parfois en tête un souci de calibrer les sections de la forme…»
NYS, Carl de : «…Le duo pour soprano et basse est un lied de trois strophes dont l’accompagnement instrumental va croissant ; dans la première c’est l’orchestre à cordes, dans la deuxième les deux flûtes les entourent de leurs guirlandes animées, dans la troisième celles-ci doublent les voix cependant que le premier violon devient concertant. Ces variations sur un rythme de menuet - structure originale qui ne se retrouve dans aucune autre composition de Bach - symbolisent assez bien la joie de la Pentecôte… il est certain que la musique a inspiré en la circonstance plusieurs images du texte, comme l’écoulement des « fleuves de grâces ».
SCHUMACHER : «…l’air de soprano et de basse… ne devient duo en conduite parallèle que dans la seconde partie, ce style provenant du duo d’amour de l’opéra italien…»


5] REZITATIV (DUETT), SOPRAN, TENOR. BWV 173/5
UNENDLICHSTER, DEN MAN DOCH VATER NENNT, / WIR VOLLEN DANN DAS HERZ ZUM OPFER BRINGEN, / AUS UNSRER BRUST, DIE GANZ VOR ANDACHT BRENNT, / SOLL SICH DER SEUFZER GLUT ZUM HIMMEL SCHWINGEN.

Être infiniment grand que pourtant l’on appelle Père, / nous voulons t’offrir notre cœur en offrande. / Que la ferveur de nos soupirs s’élève vers le ciel / de notre poitrine brûlante de dévotion [texte partiellement dans BWV 173a/5].

Fa dièse mineur (fis) Si mineur (h moll). 16 mesures, C
BGA. Jg. XXXV. Page 95 | RECITATIV. Duett. | Soprano. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. Récitatif secco (et arioso). Renvoi à la cantate BWV 173a/5 (soprano et basse).

BOMBA : «…récitatif en forme d’un duo, ce qui est rare dans les cantates d’église de Bach passe très vite du soprano et du ténor en arisoso
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 610 à 613] : «…Commençant en récitatif à deux voix progressant en sixtes parallèles, le morceau devient rapidement arioso
KRAUTSCHEID : «… Dans la cantate BWV 173, Bach a pu conserver quelques passages et images qui ne se référaient pas directement aux actions du prince Léopold. Dans le cinquième mouvement « Durchlauchtigster, den Anhalt Vater nennt » est remplacé par « Unendlicher, den man doch Vater nennt », le texte du reste du duo est repris.
MACIA [Tout Bach, pages 235 à 237] : «… Ce récitatif dialogué pour soprano et ténor, qui se transforme vite en arioso, paraît plus à sa place dans une sérénade profane que dans une cantate sacrée…»
NYS, Carl de : «…récitatif qui se transforme rapidement en arioso… très directement inspiré par le texte original que le texte liturgique a étroitement suivi pour utiliser les « soupirs » de la partition…»
[Vocalise sur le mot « schwingen – s’élever »].


6] CHORSATZ. BWV 173/6
RÜHRE ? HÖCHSTER, UNSERN GEIST, / DAß DES HÖCHSTEN GEISTES GABEN / IHRE WÜRKUNG IN UNS HABEN ! / DA DEIN SOHN UNS BETEN HEIßT, / WIRD ES DURCH DIE WOLKEN DRINGEN / UND ERHÖRUNG AUF UNS BRINGEN.

Ô Très-Haut, éprouve notre esprit / afin que les dons de l’Esprit Suprême / agissent en nous ! / Puisque ton fils nous ordonne de prier, / nos prières perceront les nuages / et seront exaucées.

Ré majeur (D Dur), 96 mesures, 3/4
BGA. Jg. XXXV. Pages 96 à 102 | CHOR. | Flauto traverso I / II. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Forme de danse instrumentale A-A + Chor – BC – BC + Chor. Renvoi à la cantate BWV 173a/8 (Chor, Soprano et basse ).

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 323/324] : «…une formule que nous retrouverons dans trois autres exemples qui se rapportent tous à des cantates-parodies (BWV, 134, 181, 184) et sont tous relatifs à la dernière phase de la première « année. Cette formule consiste à placer en conclusion de la cantate un large chœur (et non pas un choral) sur un texte libre (et non pas basé sur des versets bibliques). »
BOMBA : «… Bach intègre le chœur final dans un mouvement dansant courtois, aux allures de menuet. Les deux sections instrumentales seront répétées avec le mouvement du chœur qui, dans la cantate [BWV 173] élargit le mouvement à deux voix de la Serenata » ?
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach. Pages 610 à 613] : «…Ce gai chant de louange se développe sur un rythme de polonaise, nouveau souvenir de son origine profane. Chacune des deux parties est précédée d’une longue ritournelle instrumentale qui paraît issue d’une suite pour orchestre ».
GARDINER [volume 26] : « Le chœur de conclusion est lui aussi un menuet, bien que de caractère très différent, le nombre des parties vocales passant de deux à quatre ».
HOFFMANN-ERBRECHT : «…chœur final dansant, en forme de Polonaise en deux parties. Le religieux et le mondain provenaient, pour Bach comme pour Luther, « d’un même fonds ». C’est pourquoi des mouvements de danse au sein d’un office n’étaient nullement une profanation des lieux sacrés ».
LEMAÎTRE : «…allure de polonaise du chœur final…»
MACIA [Tout Bach, pages 235 à 237] : « Le chœur final, en ré majeur, est lui aussi d’un caractère dansant avec sa ritournelle sur un rythme de polonaise, où flûtes et cordes dessinent une trame pastorale qui serait plus appropriée dans une scène de genre rurale à l’opéra…»
MARCHAND : « Choral harmonisé sur un orchestre concertant, divisé en six périodes de 16 mesures regroupées en deux sections de 48 mesures chacune :
A : 48 mesures = Ritournelle (Ré), 16 mesures. Vers 1 à 3 (La), 16 mesures. Ritournelle (si), 16 mesures.
B : 48 mesures = Ritournelle (Ré), 16 mesures. Vers 4 à 6 (si), 16 mesures. (Reprise) vers 4 à 6 (Ré), 16 mesures). [Ceci est troublant et renvoie au commentaire du mouvement 4. Qu’elle a donc été la raison de la persistance de ce nombre « 16 » et de ses multiples 48 et 96 (mesures ?]
NYS, Carl de : «…Dans la cantate profane [BWV 173a] le chœur était confié à deux voix ; dans la version liturgique, Bach a ajouté les deux voix intermédiaires sans pour autant toucher à son caractère d’aria sur un rythme de bourrée. L’allusion à l’Esprit Saint, dont l’intervention obtiendra toutes les grâces célestes et assure en quelque sorte la prière d’être exaucée, justifie parfaitement le caractère de cette page, un peu à la manière du dona nobis pacem de tant de messes concertantes ».


BIBLIOGRAPHIE BWV 173

AMG (All Music Guide) : Notice de James Leonhardt.
BRAATZ, Thomas : BCW, 19 juillet 2003.
: Provenance, 19 juillet 2003.
CROUCH, Simon : Notice 1997 & 1998. 
EMMANUEL MUSIC : Notice de Smith, Craig.
MINCHAM, Julian : The Cantatas of Johann Sebastian Bach, chapitre 59. 2010.
ORON, Aryeh : Discussions 1] 13 juillet 2003. 2] 14 mars 2006 3] 13 février 2011

BACH COMPENDIUM ou Répertoire analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 173 = BC A 85
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 39, 96, 158, 584, 585 et 725
Volume 2, pages 248, 254, 256, 273, 274, 280, 281, 323, 325, 326, 327, 332, 396, 482, 618, 831, 935 et 844
BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie, volume 52. 2000.
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 295/296
CANTAGREL, Gilles : Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 610 à 613
: Tempéraments, Tonalités, Affects. Un exemple : si mineur. In Jean-Sébastien Bach. Ostinato rigore
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COLLECTIF : Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc Macia : Cantates d’église. Pages 235 à 237
DÜRR, Alfred : Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Deux volumes. Volume 1, pages 305 à 307
GARDINER, Notice de son enregistrement (SDG, volume 26). 2006. Traduction française de Michel Roubinet.
GEIRINGER, Karl : Jean-Sébastien Bach. Le Seuil 1966. Page 188 et note 54 de la page 358 (renvoi à Arnold Schering).
HARNONCOURT, Nikolaus : Remarques sur l’exécution Teldec, volume 40. 1987
HELMS, Marianne : Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate 98688). 1979.En collaboration avec Arthur Hirsch.
HERZ, Gerhard: Cantata N° 140. Historical Background. Pages 3 à 50. Norton Critical Scores.
W. W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 23
HIRSCH, Arthur : Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR.24.015. 1986.
CN 31, page 89. Renvoi à la cantate BWV 173a. La version sacrée BWV 173 n‘offre pas dans cet ouvrage d‘exemple de
symbolique numérique.
: Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate 98688). 1979. En collaboration avec Marianne Helms.
HOFFMANN-ERBRECHT, Lothar : Notice de l’enregistrement d’Helmut Winschermann. Coffret Philips, vers 1975-1980
HOFMANN, Klaus : Notice de l’enregistrement de Masaaki Suzuki, volume 20. 2001
KRAUTSCHEID, Christiane : Notice de l’enregistrement (CD) de l’enregistrement de Hans -Joachim Rotzsch
LEMAÎTRE, Edmond : La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les Indispensables de la musique.
1992. Page 105
MARCHAND, Guy : Bach ou la Passion selon Jean-Sébastien (de Luther au nombre d’or). L‘Harmattan 2003. Pages 341/342
NEUMANN, Werner : Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs. VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971
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Literaturverzeichnis : 52 (Schering). 69 (Smend). 71 (Vetter).
: Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann Sebastian Bachs. Bach-Archiv, 20 novembre 1970. Page 24 (1724 ?)
: Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974.
Pages 90 + fac-similé du texte, page 444/445 et renvoi page 512 au Leipziger Kirchen-Music » (5) 1731. Avec les
cantates BWV 172, 173, 184, 194. Musikbibliothek der Stadt Leipzig - Bach -Archiv.
NYS, Carl de : Notice (1978) de l’enregistrement Rilling/ Erato, volume 8. 1979 PIRRO, André : J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Pages 161 et 199
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973.
Sauf erreur, André Pirro paraît avoir méconnu dans cet ouvrage le volume XXV de la BGA et particulièrement les deux
cantates BWV 173a et BWV 173 ?
ROMIJN, Clemens : Notice (sur CD, page 58) de l‘enregistrement de Pieter Jan Leusink. 2006
SCHERING, Arnold : W. Neumann : Literaturverzeichnis. 52] Über Bachs Parodieverfahren, in BJ 1921, pages 49 à 95.
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SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
Éditions 1973, pages 226/227
Literatur : Spitta. Schweitzer. Wolfrum I. Pirro. Parry. Wustmann. Wolff. Terry. Neumann.
BJ 1908. 1910. 1921
SCHUMACHER Gerhard : Notice du coffret Teldec Das Kantatenwerk, volume 40. 1987
SCHWEITZER, Albert : J.- S. Bach | Le musicien-poète. Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Pages 139 et 247
: J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966.
Volume 2, pages 100, 265, 465 et 466
SMEND, Friedrich : W. Neumann Literaturverzeichnis 69] Bach in Köthen, Berlin 1951.Kantaten BWV 22, 23, 32, 63, 64, 66, 66a, 120,
134, 134a, 145, 173, 173a,184, 184a, 190, 193, 193a, 202, 244a, 249a, IX, XII, XIII
SMITH, Craig : Notice, avril 2003 sur le NET / Emmanuelmusic.org (de Boston) ou par Ach Gott wie manches…→ 41 (4/2005).
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His Work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume 2, page 7
[Sauf erreur, Spitta n’a pas consacré à la cantate BWV 173 ni, sauf un bref commentaire, à la cantate BWV 173a,]
(volume 2, page 620).
WESTRUP, Jack. A., Sir : Bach Cantatas. BBC Publications. 1966-1975. Page 18
VETTER, Walther : W. Neumann. Literaturverzeichnis 71] Der Kapellmeister Bach. Postdam 1950 (ensemble critique de 31 cantates)
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach | Sacred & Secular. Oxford U.P. 1959-1985
Volume 1, pages 162, 237, 305, 321 à 328 et 337. Volume 2, pages 59 et 516
WOLFF, Christoph : Notice de l’enregistrement de Ton Koopman, volume 7. 1998
WUSTMANN, Rudolf : J. S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel 1967. Pages 141/142
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 72, pages 143/144
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005


DISCOGRAPHIE BWV 173

BACH CANTATAS WEBSITE :
Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements.
Huit références (octobre 2002 – mai 2011) + mouvement individuel, une référence (octobre 2002 – juillet 2006).
Exemples musicaux : Aryeh Oron (avril 2003 – janvier 2005).

7] GARDINER (volume 26). The Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Holy Trinity. Long Melford. Suffolk GB. 12 juin 2000.
Soprano : Lisa Larsson. Alto : Nathalie Stutzmann. Ténor : Christoph Genz. Basse : Panajotis Iconomou.
Durée : 12’58. CD SDG 121. 2006. Distribution en France en avril 2007 . Avec les cantates BWV 59, 74, 34, 173, 68, 174
4] HARNONCOURT (volume 40). Tölzer Knabenbchor. Concentus Musicus Wien. Soprano (jeune garçon) : Alan Bergius. Alto (jeune
garçon) : Christian M. Immler. Ténor : Kurt Equiluz. Basse : Robert Holl. 1987. Durée : 14’56
Disque Teldec 6.35659-00-501-503 (SKW 40/1-2). Das Kantatenwerk (volume 40). 1987
CD (D) Teldec 4509 – 91763 2.. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas. Volume 9. Coffret de 6 CD avec les cantates BWV 167 à 182
CD Teldec 2292 49635 ZL. 1987. Das Kantatenwerk (volume 40)
Reprise Bach 2000. Teldec, volume 4. Coffret, 15 CD Teldec. Sept. 1999. Cantates BWV 150-159. BWV 161-188. BWV 192 et 194-199
Reprise CD Warner Classics 8573 81159-5. Intégrale en CD séparés, volume 51. 2007. Avec les cantates BWV 170-173.
5] KOOPMAN (volume 7). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano : Lisa Larsson. Alto : Elisabeth von Magnus. Ténor : Gerd
Türk. Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk. Amsterdam (NL). Septembre – octobre 1997. Durée : 13’42
CD Erato 3984 23141-2. 1998. Reprise sous label Antoine Marchand / Challenge Classics.
Avec les cantates BWV 147, 181 et Appendix 181
6] LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Église Saint-Nicolas d’Elburg (NL).
Octobre et novembre1999. Durée : 14’49
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Volume 8– Cantates, volume 3 (coffret de 5 CD). Avec les cantates BWV 123 et 87
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics III – 93102 14/60. Avec les cantates BWV 123 et 87
3] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Soprano : Judith Beckmann. Alto : Helen Watts. Ténor : Adalbert
Kraus. Basse : Niklaus Tüller. Gedächtniskirchhe Stuttgart (D). Septembre 1976 - janvier et avril 1977. Durée : 15’43
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Laudate 98688 Avec la cantate BWV 184
Disque (F).Erato STU 71188. Les grandes cantates, volume 8. 1979. Avec la cantate BWV 184
CD Die Bach Kantate (volume 37). Hänssler Classic. Laudate 98888. Avec les cantates BWV 68 et 184
CD. Hänssler edition bachakademie (volume 52). Hänssler Verlag 92.052. 2000
2] ROTZSCH. Thomanerchor Leipzig. Gewandhausorchester Leipzig.. Soprano : Regina Werner. Alto : Heidi Rieß. Ténor : Hans Joachim
Rotzsch. Basse : Hermann Christian Polster. Leipzig Versöhnungskirche. Février – novembre 1974.
Durée : 16’19. Disque Eterna Edition (ex Allemagne de l‘Est) . 1975
Reprise CD Berlin Classics 0090362BC. 1995. Avec les cantates BWV 173a et 26
Reprise CD Leipzig Classics. Bach made in Germany. Volume 4. Cantates V
8] SUZUKI (volume 20) . Bach Collegium Japan. Soprano : Yukari Nonoshita. Mezzo-soprano :Mutsumi Hatano. Ténor : Gerd Türk.
Basse : Peter Kooy. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. 31-24 septembre 2001. Durée : 13‘10
CD BIS 1271 Digital. 2002. Avec les cantates BWV 44 et 59
1] WINSCHERMANN. Kantorei Barmen-Gemarke. Chef de chœur : Helmut Kahllöfert. Deutsche Bachsolisten. Soprano : Ileana Cotrubas.
Alto : Julia Hamari. Ténor : Kurt Equiluz. Basse Herman Prey. Février 1971. Durée : 14’30
Disques séparés philips 6770 049 (fin 1968) et Philips 836.958. Reprise en coffret de 5 disques Philips « 13 Sacred Cantatas » 6542 807
vers 1980)
Reprise en coffret de cinq CD sous label Philips 454 346-2. 1996


MOUVEMENT INDIVIDUEL BWV 173

M1- Mvt. 6] Hans Pflugbeil. Greifswalde Bach Tage Choir. Bach-Orchester Berlin. Fin des années 1950 ou 1960 ?
Disque et reprise CD Baroque Music Club « Soli Deo Gloria, volume 9


EN CONCERT :

COIN, Christophe. Ensemble baroque de Limoges. Ensemble vocal Michel Uhlmann. FM. Eglise de Solignac (France 87), le 20 mai 1999.


C. Role. Mai 2011

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Last update: May 27, 2011 17:30:00