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Cantata BWV 170
Vergnügte Ruh', beliebte Seelenlust
Repos heureux, chère félicité de l’âme
Commentary in French

KANTATE ZUM 6. SONNTAG NACH TRINITATIS
Cantate pour le 6e dimanche après la Trinité
Leipzig, 28 juillet 1726

CONTENU

Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie
Annexe BWV 170 - Philipp Spitta

 

AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2010). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...

ABRÉVIATIONS:
BB / SPK = Berlin Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
Ost = Original Stimmen
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen

La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.

 

DATATION BWV 170

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, pages 61/62] : La présence du fils de Bach, Wilhelm Friedemann à l‘église de la Liebfrauenkirche de Halle, accrédite la possibilité d‘exécution d‘œuvres de Jean-Sébastien Bach… avec les cantates BWV 149, 205a, 101, 147 et 9. Une reprise de l‘œuvre, à Leipzig vers 1744-1750 est aussi souvent citée, mais sans précision…
BCW [Oron - Braatz] : une deuxième exécution à Leipzig dans les années 1746-1747.
HERZ : ancienne datation, 1731 ou 1732. Nouvelle exécution dans les années 1740.
HIRSCH : Classement CN 150 (Die chronologisch Nummer = numérotation chronologique).
Chronologie (Alfred Dürr). 1726 : BWV 129 (16 juin) - BWV 88 ( 21 juillet ) - *BWV 170 (28 juillet = une cantate de Johann Ludwig Bach (JLB 7) – BWV 187 (4 août) – BWV 45 (11 août).
MACIA [Tout Bach, page 232] : « Le 28 juillet 1726, il est quasiment certain que le Cantor fit jouer avant le sermon la cantate, « Ich will meinen Geist in euch gebenJe mettrai mon esprit en vous » de Johann Ludwig Bach » [sans doute associée à un autre texte de Georg Christian Lehms. Renvoi à l’enregistrement réalisé par Herman. Max. CD Capriccio 1993-1994].
MACIA [Tout Bach, page 233] : « Bach reprit cet ouvrage entre 1745 et 1747 : il remplaça alors dans le dernier mouvement l’orgue par une flûte traversière ».
NEUMANN : 28 juillet 1726, avec en première partie, avant le sermon, une cantate de Johann Ludwig Bach « Ich will meinen Geist in euch geben » (JL.B 7). Autre datation, vers 1735.
PIRRO : Les cantates après 1727 (ou vers 1731-1732).
SCHMIEDER : Leipzig, 1731 ou 1732.
VIGNAL : «…Selon le musicologue Peter Wollny, le matériel de cette cantate fit partie de l’héritage de Wilhelm Friedmann Bach qui la fit exécuter à Halle (Saxe), dans une version plus ou moins altérée, ici le premier mouvement avec BWV 147/1, probablement en septembre 1752 ».

 

SOURCES BWV 170

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Mus. ms. Bach P 154 M. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kulturbesitz. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem (anciennement Berlin-Ouest).

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales et instrumentales ».
BG. (1887). : Partition autographe et parties séparées, toutes en possession de la Königlichen Bibliothek Berlin. La partition appartint à Carl Philipp Emanuel Bach dont on reconnaît l’écriture à la couverture : Domini. 6 post Trinit. | Vergnügte Ruh ! beliebte Seelen-Lust | a 2 Hautbois d’Amour 2 Viol. Viola | Organo oblig. Alto solo | e | Contin. di J.S. Bach. En tête du manuscrit : J.J. | Cantate Doica 6 post Trinitatis. Partition « très » difficile à lire avec nombreuses corrections. Transpositions instrumentales.
Copie appartenant à M. le Professeur Rudorff, Berlin provenant vraisemblablement de Wilhelm Friedemann Bach.
Copie située à la Singakademie Berlin.
HERZ : Filigrane « ICF ». Copiste identifié : Christoph Gottlob Meissner [18 décembre 1707 – 16 novembre 1760. Copiste de Bach à Leipzig de 1723 à 1729].
SCHMIEDER : Partition autographe de 6 feuillets et 12 pages de musique, in 4°. Le titre à la couverture est vraisemblablement de la main de Carl Philipp Emanuel Bach.

PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Mus. ms. Bach. St 94 M. Staatsbibliothek zu Berlin. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem.

COPIE 18e siècle = ABSCHRIFTEN 18. Jh.
P Rudorff. Privatbesitz. Leipzig [voir ci-dessus à „BG.“
P Am 34 B. Berlin. Deutsche Staatsbibliothek Anciennement Amalienbibliothek, puis Tübingen Universitätvibliothek et Berlin-Dahlem.

BG (1887) : Plusieurs copies dont l’une appartenant au Professeur Rudorff (Berlin)provenant de l’héritage de Friedmann Bach.
SCHMIEDER : Huit voix, in 4° dont la flûte traversière (in 4°) est autographe de Bach. Une partie de la main de Friedmann Bach, avec transposition.

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH
= BACH-GESELLSCHAFT (BG)
BG. Jg. XXXIII (33e année). Pages 195 à 222. Préface de Franz Wüllner (Cologne, juillet 1887). Cantates BWV 161 à 170.
[La partition de l’ancienne BGA est dans le coffret Teldec Das Kantatenwerk, volume 40. 1987].

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 17/2. KANTATEN ZUM 5 UND 6 SONNTAG NACH TRINITATIS
Bärenreiter Verlag BA 5081. 19935. 6 fac-similés
BWV 170. Pages 61 à 88. Titelblatt des Originalstimmen geschrieben von Christian Gottlob Meißner mit Einfügungen von Johann Sebastian Bach. Staatsbibliothek zu Berlin. Mus. ms. Bach. St 94
-Der autographen partitur. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kulturbesitz. Mus. ms. Bach P 154. Satz 5. Takt 16.
-Anhang zu BWV 170. Pages 89/90. Flauto traverso-Stimme (Statt Organo). Satz 5, vers 1746-1747
Avec les cantates BWV 93, 88 et 9.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5081 41. 1993. Emans Reinmar.

AUTRES ÉDITIONS
BCW. Partition BGA + Réduction chant et piano.
Breitkopf & Härtel. Partition = PB 3020. Orchestre, voix, orgue et clavier par Max Seiffert = OB 1994.
2010 : Partition (28 pages) = PB 4670 – Réduction chant et piano (24 pages) = EB 7170. Parties séparées (7) = OB 4670.
Kalmus Study Scores. N° 850. Volume XLVI. New York 1968. Avec les cantates BWV 169 à 172.

 

PÉRICOPE BWV 170

Sixième dimanche après la Trinité ou le cinquième dimanche après la Pentecôte dans le Missel romain où on lit également l’évangile de Matthieu5, 20 à 24. L’épître aux Romains paraît lors du 6e dimanche après la Pentecôte : « Nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés…»
Épître : Romains 6, 3
à 11 [PBJ. 1676]. Le baptême. La mort du Christ nous sauve du péché : « Le vieil homme a été crucifié avec Lui, pour que fut détruit ce corps de péché… et vous de même, regardez-vous comme morts au péché et vivants pour Dieu dans le Christ ».
Évangile : Matthieu 5, 20
à 26 [PBJ. 1460]. Les Béatitudes. Le Sermon sur la montagne. La justice nouvelle supérieure à l’ancienne.

EKG. 6. Sonntag nach Trinitatis.
Entrée. Isaïe 43, 1 [PBJ. 1153] : « Ne crains rien, car je t’ai racheté ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi…»
Psaume 139, 1 à 18 [PBJ. 932]. Hommage à celui qui sait tout.
Cantique : EKG 243 : « Durch Adams fall ist ganz verderbt ».
Épître : Romains 6, 3
à 11 [PBJ. 1676]. Le baptême. La mort du Christ nous sauve du péché.
Évangile : Matthieu 5, 20
à 26 [PBJ. 1460]. Les Béatitudes. Le sermon sur la montagne. La justice nouvelle supérieure à l’ancienne.
Même occurrence avec la cantate BWV 9.

 

TEXTE BWV 170

Texte de Georg Christian Lehms (1684 † mai 1717).
Né à Liegnitz en 1684. Arrivé Darmstadt en 1710, poète et biliothécaire à la cour, il y meurt de tuberculose le 11 mai 1717. L‘édition de son premier recueil de poèmes (Darmstadt - 1711) porte le titre : « Gottgefälliges Kirchen-Opffer in einem gantzen Jahr-Gange Andächtiger Betrachtungen über die gewöhnlichen Sonn-und Festags-Texte ». On y trouve des textes utilisés dans les cantates BWV 57, 151, 16,32, 13, 35, 110 et *170. Il se présente en deux parties. La première contient des textes destinées aux services religieux du matin avec versets de la Bible, airs et parfois aussi chorals. La deuxième partie, consistant en textes à l‘intention du service religieux de l‘après-midi, renferme également des récitatifs, mais versets et chorals n‘y sont pas régulièrement représentés. C‘est là la forme proprement dite de la « cantata » et c‘est de cette partie que proviennent les paroles des autres œuvres de Bach composées sur des textes de Lehms.
[Biographie par Alfred Dürr dans le volume 9 Teldec / Leonhardt. 1974].

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 841] : «…noter que dans des cas (ceux des cantates BWV 170 et 35) auxquelles il faut ajouter les deux cantates de l’époque de Weimar, BWV 54 et 199, Bach s’en est tenu à la « leçon » de Lehms, renonçant, donc, au choral final ».
BOMBA : « œuvre désignée par le mot de « cantate ». Bach employait plutôt les termes de « Concerto », « dialogus » ou « motetto ». Une autre caractéristique de la « cantata », c’est l’utilisation exclusive de texte « madrigal », c’est à dire écrit par un poète, sans aucune parole biblique ni strophe de choral ».
GARDINER : « texte aussi concis qu’incontestablement démodé [il date d’avant 1711] riche en imagerie baroque…»
LEMAÎTRE : « La facture singulière [BWV 170] trouve sa justification dans le fait qu’elle est une œuvre complémentaire. En effet, deux cantates furent exécutées ce dimanche. La première, de Johann Ludwig Bach, s’entendit avant le sermon et BWV 170 trouva sa place après l’homélie. On remarquera que le texte de Lehms ne comporte aucune citation biblique. Les références directes aux Saintes Écritures appartenaient à l’ouvrage du cousin de Meiningen et le cantor trouva probablement qu’il était inutile de recourir une seconde fois à un livret citant les lectures prescrites… Néanmoins la poésie peut être considérée comme une interprétation baroque du Sermon sur la montagne.
NEUMANN : Reproduction dans le Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte (pages 256 et 260), de la page de garde du recueil de Lehms et du livret cette édition. Page 509/1, description et référence du recueil.
ROMIJN : « Poème libre de Georg Christian Lehms basé sur des passages du Sermon sur la montagne ».
SCHMIEDER : Auteur inconnu. Bach ?
SCHWEITZER [J.S. Bach, page 239] : «…il est regrettable que le texte de cet ouvrage soit vraiment peu satisfaisant…»

 

GÉNÉRALITÉS BWV 170

Cantate solo pour soprano.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 248] : « Bach lui-même employa très rarement le terme de cantate (toujours en italien). Renvoi aux cantates BWV 30, 54, 56, 82, 84, *170 et 173 ».
[Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 267] : «…La présence du chœur est un facteur presque constant et « obligé » des cantates de Bach. On ne connaît que sept exceptions à ce principe : 5 cantates de la période de Leipzig (BWV 35, 49, 58, 82 et 170) et 2 de la période de Weimar (BWV 54 et 152) ».
BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 292] : «…S’il fallait opposer au schéma le plus connu des cantates de Bach… une œuvre totalement marginale, en rupture avec la variété, la diversité instrumentale et vocale… c’est bien la cantate BWV 170… S’agit-il pour Bach d’un retour à la simple cantate italienne en trois arias et deux récitatifs imbriqués ou d’une vision d’un avenir classique qui gomme les oppositions instrumentales et la polyphonie antique ou d’un reniement des arabesques baroques ? »
GARDINER : «…La cantate BWV 170 est la première des deux cantates pour alto solo composées par Bach au cours de l’année 1726… Il semble que Bach ait eu à sa disposition, cette année là, un chanteur d’exception, peut-être Carl Gotthelf Gerlach, alors étudiant à l’Université, et qui avait été Thomaner sous la direction de Johann Kuhnau [avant 1723] ».
HALBREICH : «…Disque plus rare et plus précieux encore [celui de Hans Martin Linde avec les cantates BWV 82a et 161 /] : … L’une des plus belles cantates écrites pour alto solo. C’en est ici le neuvième enregistrement mondial, mais le premier depuis bien des années. Maureen Forrester en avait donné il y a une vingtaine d’année une interprétation inoubliable. Celle-ci la surpasse encore, notamment grâce à la réalisation instrumentale, et si les deux manuels d’orgue scintillent de toute leur féerie dans le deuxième air, on a eu bien raison de préférer pour le dernier morceau l’alternative de la flûte traversière (ici d’une rondeur exquise), jouée par Hans Martin Linde lui-même) qui représente l’ultime rédaction de Bach. L’œuvre entière baigne dans la plus douce sérénité ».
MACIA [Tout Bach, pages 232/233] : « Bach composa en 1726 trois cantates pour alto solo…. BWV 35, 169 et 170 et, point commun, un orgue obligé…»
PITROU : « On n’a pas fait fausse route en supposant écrites pour ces séances familiales nombre d’œuvres en dehors même de celles qui ont un caractère purement pédagogique. On ne s’avance guère en présumant comme Spitta que les cantates pour soprano , BWV 84, 51, 82… sont destinées à Anna Magdalena Bach, celles pour contralto, BWV 35, 169, destinée à Katharina, la fille aîné de Bach…»
SCHRÖDER : «…Bach trouve ici un style mélodique tour à tour dansant, intime et sensuel, qui réalise une magnifique synthèse entre style d’église et style galant. Rarement il aura été plus roche de Georg Friedrich Haendel ou de Georg Philipp Telemann que dans sa cantate Vergnügte Ruh, belebte Seelenlust. Si la grâce pastorale du début évoque certains airs en sicilienne de Haendel, la ritournelle du troisième air « Mir ekelt mehr zu leben » pourrait provenir de la plume de Telemann – on y perçoit l’écho des danses polonaises qu’aimait tant l’ami de jeunesse de Bach. Entre ces deux numéros, l’air « Wie jammern mich doch di verkehrten Herzen » s’adresse aux connaisseurs du symbolisme musical par une instrumentation singulière, des carrures de phrases irrégulières et des dissonances hardies : l’accompagnement consiste en un trio dont les deux voix supérieures sont confiées à l’orgue et les voix inférieures aux violons et alto à l’unisson ; il n’y a pas de basse continue. En accord avec l’évocation de ceux que Dieu a en aversion, cette absence de basse, de fondement, signale le fourvoiement d’un destin dominé par la « haine et la discorde ». Ici, l’écriture musicale correspond parfaitement au message du texte, mais les deux airs restants surprennent par une apparente contradiction entre le thème de la lassitude du monde et la musique joyeuse compose par Bach. La réponse nous est fournie par la dede cette cantate, qui devait accompagner la Sainte Cène : on y chante la paix de l’âme ici-bas, paix que vient renforcer le sacrement. La condition préalable au sacrement étant le refus du péché, le début de ‘air final doit être compris dans le sens : « il me répugne de vivre plus ».
WOLFF : «…Les trois aria présentent une distribution finement dégradée en fonction des différents caractère exprimés…»

 

DISTRIBUTION BWV 170

NEUMANN. Solo : Alt. Oboe d’amore ; obligate Orgel ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER. Solo : Alto. Instrumente : Oboe d’amore ; Viol. I, II ; Vla. ; Organo obligato ; Continuo.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, pages 423/424] : La présence d‘un orgue « obligé » constitue l’un des éléments caractéristiques de la cantate BWV 170 : mais il s’agit d’une singularité que cette œuvre partage avec d’autres cantates de cette période [1726-1727] (BWV 35, 27, 169, 49 ».
CANTAGREL [Le moulin et la rivière, pages 279/280] : « Neuf cantates exigent une partie d’orgue obligé, jouant un rôle concertant en plus du continuo, BWV 27, 29, 35, 49, 146, 169, 170, 172 et 188. BWV 172 reprend pour son exécution en 1731 une œuvre antérieure en y ajoutant spécialement une partie d’orgue obligé. Pour tenir le continuo, Bach avait coutume de faire appel à un organiste de Leipzig, lui-même se réservant la direction de l’ensemble vocal et instrumental. Mais le musicien de service pour le continuo était-il capable de jouer les parties concertantes des cantates avec orgue obligé ? Et pourquoi certaines se trouvent-elles ainsi groupées dans le temps ? Bach a-t-il profité du séjour à Leipzig d’un organiste dont il aurait mis à profit le talent en le faisant valoir dans d’éclatantes sinfonias ? C’est possible. Mais il est encore plus simple d’imaginer que l’exécutant auquel s’adressaient ces brillantes parties de soliste n’était autre que son très cher Wilhelm Friedemann. En 1726, l’adolescent était déjà un claveciniste et organiste expérimenté, parfaitement capable d’exécuter les parties solistes des cantates…» [cette possibilité que Wilhelm Friedemann Bach ait été l’organiste de son père en 1726 a été rapporté également par Christoph Wolff dans son article « L’orgue dans les cantates de Bach » - Teldec, Das Kantatenwerk, volume 13 (1975), à propos des cantates BWV 35, 172, 47, 146, 49, 169, etc.] »
WOLFF : «…Une autre exécution en 1746 ou 1747, apparemment la dernière, sera l’occasion pour Bach de remplacer l’orgue obligé dans le 5e mouvement par un traverso ».

 

APERÇU BWV 170

1] ARIE ALT. BWV 170/1

VERGNÜGTE RUH, BELIEBTE SEELENLUST ! [variante R. Wustmann : „Zufriedne Ruh, gelebte Seelenlust] / DICH KANN MAN NICHT BEI HÖLLENSÜNDEN, / WOHL ABER HIMMELSEINTRACHT FINDEN ; / DU STÄRKST ALLEIN DIE SCHWACHE BRUST, / - VERGNÜGTE RUH ! BELIEBTE SEELENLUST ! / - DRUM SOLLEN LAUTER TUGENDGABEN / IN MEINEM HERZEN WOHNUNG HABEN.
Repos heureux, chère félicité de l’âme, / ce n’est pas dans les péchés infernaux / mais dans l’harmonie céleste que l’on te trouve; / Toi seule tu fortifies le cœur faible. / Repos heureux, chère félicité de l’âme, / que tous les dons de la vertu / aient donc leur demeure en moi.

Ré (D), 61 mesures, 12/8
BG Jg. XXXIII. Pages 195 à 203. Cantate für eine Altstimme. | ARIE. | Oboe d’amore / Violino I. | Violino II. | Viola. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Partie de cordes + Oboe d’amore), B.c. Alto. Partie vocale tripartite et ritournelle (8 mesures).

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 424] : « la première aria… dans l’esprit d’une pastorale avec cordes et hautbois d’amour…»
HIRSCH : Symbolisme du nombre « 14 », J.S. Bach ? Le thème vocal est de 14 notes…
HOFMANN : «…évocation de la paix enviée, l’expression du calme intérieur et de la paix de l’âme dans une idylle musicale dont le climat pastoral est suscité par une mesure à 12/8, se balançant délicatement et le timbre agréable du hautbois d’amour ».
LEMAÎTRE : «…dans monde pastoral… en relation avec le Sermon sur la montagne… Le baptême. La mort du Christ nous sauve du péché.
MACIA [Tout Bach, pages 232/233] : « La première aria est une berceuse en ré majeur à 12/8… La mélodie chantante et le climat pastoral manifestent bien le souhait d’harmonie exprimé par le livret…»
SCHUMACHER : «…Cette page, dans laquelle le hautbois d’amour joue à l’unisson avec le premier violon et prépare au timbre de la voix d’alto, dégage une grande impression de paix…dans le da capo composé en toutes notes, le postlude correspond à l’introduction ».

2] REZITATIV ALT. BWV 170/2

DIE WELT, DAS SÜNDENHAUS, / BRICHT NUR IN HÖLLENLIEDER AUS / UND SUCHT DURCH HAß UND NEID / DES SATANS BILD AN SICH ZU TRAGEN. / IHR MUND IST VOLLER OTTERGIFT, / DER [variante proposée par Wustmann et Neumann : „das“] / OFFT DIE UNSCHULD TÖDLICH TRIFFT, / UND WILL ALLEIN VON RACHA ! RACHA ! SAGEN. / GERECHTER GOTT, WIR WEIT / IST DOCH DER MENSCH VON DIR ENTFERNET ; / DU LIEBST, JEDOCH SEIN MUND / MACHT FLUCH UND FEINDSCHAFT KUND / UND WILL DEN NÄCHSTEN NUR MIR FÜßEN TRETEN. / ACH ! DIESE SCHULD IST SCHWERLICH ZU VERBETEN [variante proposée par Wustmann et Neumann : „abzubeten“].
Le monde, ce lieu de débauche, / ne sait se répandre qu’en chants infernaux / et essaie de se donner le visage de Satan / par la haine et l’envie. / Sa bouche est remplie d’un venin de vipère / qui tue souvent les innocents / et ne connaît d’autre langage que celui de la vengeance… [Racha = vengeance ?] / Dieu équitable, quelle distance / s’est installée entre l’homme et Toi ! / Tu l’aimes et pourtant sa bouche / profère des malédictions et des paroles d’hostilité / et ne veut qu’humilier son prochain. / Hélas, même la prière vient difficilement à bout de ce péché.

Si bémol (h) - fa dièse (fis), 17 mesures, C
BG Jg; XXXIII. Page 203. RECITATIV. Violino I. | Violino II. | Viola. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Récitatif secco.

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, page 744] : « Chromatismes et accords diminués, et un moment suspendu particulièrement intense pour en exprimer les derniers mots ».
PIRRO [L‘esthétique de Jean-Sébastien BachFormation des motifs, pages 58 à 61] : « Les motifs de la douleur, de la misère, se rangent dans la catégorie des motifs dissonants…Des vastes intervalles discordants bouleversent la mélodie… Des mouvements ascendants de septièmes ou d’autres intervalles… On rencontre fréquemment chez Bach des thèmes issus de ce grand motif de détresse » [+ Exemple musical sur les paroles « Ach ! diese Schuld ist swerlicht zu verbeten… » BG. XXXIII, page 203]. Renvoi aux cantates BWV 73/1 [da Jammer und verdreuss], BWV 139/5, etc. »
[Le commentaire de l‘accompagnement instrumental, page 192] : « L’emploi expressif des accords dissonants… l’orchestre ou la basse continue accentuent d’un accord dissonant, la parole émouvante … quand il est question de douleur, tristesse, de mort… de haine, etc.
[La musique instrumentale, page 384] : « Série chromatique entrecoupée jointe à des paroles de désolation…»

3] ARIE ALT. BWV 170/3

WIE JAMMERN MICH DOCH DIE VERKEHRTEN HERZEN, / DIE DIR, MEIN GOTT, SO SEHR ZUVIDER SEIN ; [variante R. Wustmann : „sind“] / ICH ZITTRE RECHT UND FÜHLE TAUSEND SCHMERZEN, / WENN SIE SICH NUR AN RACH UND HERFREUN ! / GERECHTER GOTT, WAS MAGST DU DOCH GEDENKEN, / WENN SIE ALLEIN MIT RECHTEN SATANSRÄNKEN / DEIN SCHARFES STRAGEBOT SO FRECH VERLACHT ! / ACH ! OHNE ZWEIFEL HAST DU SO GEDACHT ! / WIE JAMMERN MICH DOCH DIE VERKEHRTEN HERZEN !
Que les cœurs égarés me font pitié, / ceux pour lesquels tu portes un si grande aversion, mon Dieu; / Je tremble et ressens mille douleurs / rien qu’à les voir prendre plaisir à la vengeance et à la haine. / Dieu équitable, quelles doivent être tes pensées / lorsqu’ils se rient avec une telle insolence / et avec de vraies ruses dignes de Satan, de ton sévère châtiment. / Hélas ! sans aucun doute tu as pensé ainsi : / Que les cœurs égarés me font pitié.

Fa dièse (fis), 66 mesures, C. Marqué « Adagio »
BG Jg. XXXIII. Pages 204 à 210. ARIE. | Adagio. | Organo obligato à 2 Cla. | Alto. | Violini e Viola all’unisono.
NEUMANN. Forme quatuor : Orgue à deux claviers (zweimanualig, sans pédalier), Alto, Violons, pas de B.c. Partie vocale tripartite et ritournelles. Pas de continue.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 424] : « Le point central et en même temps le moment culminant de l’œuvre est la seconde aria (n° 3), un adagio dans lequel l’orgue assure non pas une fonction d’instrument de soutien mais, dirait-on, un rôle actif de remplacement de deux parties de soprano…[d’ou la mention zweimanualig]. Attentive à suivre pas à pas, au prix d’un symbolisme effréné, idées et mots du texte, cette page met en concurrence orgue et voix, et s’abandonne à un discours hautement fleuri ».
BOMBA : : « l’absence de basse indique le manque d’assise solide et signifie la fausseté du monde, la foi chancelante ou le détachement de toutes choses terrestres. Ici, il semble que ce soient les cœurs égarés « verkehrten Herzen » qui causent à Dieu de l’aversion, détruisant par là l’ordre du monde ; le chromatisme expressif des parties d’orgue souligne les lamentations et les tremblements de l’homme qui en est conscient ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, page 744] : « Au centre de la cantate, cette aria en est le cœur expressif, spirituellement et musicalement… Ici l’orgue se borne à deux parties manuelles dans le registre du soprano, sans basse au pédalier… écriture d’un trio instrumental… figures de triples croches associées à l’expression de la vengeance et de la haine… figuralismes sur le mot frech … toujours renforcé d’intervalles diminués… Reprise pour terminer de la ritournelle d’introduction ».
GARDINER : «…deux instruments, un pour chaque clavier, notés l’un dans le Chorton, l’autre dans le Kammerton…»
HOFMANN : «…La seconde aria… fait partie des mouvements les plus exceptionnels de toute la production des cantates de Bach. Au sein de la section instrumentale, l’orgue se voit attribué un rôle de premier plan. Il joue, dans un style imitatif strict, un mouvement à deux voix dans le registre aigu alors que le registre grave est couvert par les violons et les altos à l’unisson… l’affect de la plainte, du dégoût et de la douleur est exprimé en plusieurs endroits par des figures « soupirantes » se lamentant, une progression pleine de dissonances, des tournures chromatiques et des modulations labyrinthiques. De plus, les mots de « ich zittre - je tremble », « Schmerzen – douleurs, « Rach und Hassvengeance et haine, « erfreunréjouit », « frechinsolent », « verlachtrient » sont illustrés de manière imagée ».
MACIA [Tout Bach, pages 232/233] : « violons et altos à l’unisson, mais sans basse continue, ce qui donne une légèreté presque irréelle à la musique et ce que renforcent les lignes mélodiques ébauchées par l’orgue et les vocalises chromatique de l’alto soliste. Il est vrai que le morceau a l’allure d’une plainte… aux affects accrus de figuralismes dans la partie centrale : traits agités de triples croches sur « Rachvengeance », « frech insolemment », « erfreunprendre plaisir », « verlachtse moque ».
PIRRO [L‘esthétique de Jean-Sébastien Bachla formation rythmiques des motifs, page 111] : « Les thèmes de la joie… le caractère brillant de ces vocalises… un emportement enthousiaste, une sorte de virtuosité délirante et ressassée qui correspond merveilleusement aux sentiments d’exaltation qu’elles doivent manifester » [+ Exemple musical sur « Erfreun », BG. XXXIII, page 206]..Renvoi aux cantates BWV 83/1 (Erfreut), BWV 156/4 (Freude), BWV 157/4 (Freudig), BWV 80/6 (Freude), BWV 180/4 (die Freude) et BWV 26/3 (Freude).
[Le commentaire de l’accompagnement instrumental , page 191] : « Bach accompagne de motifs entrecoupés, soutient à peine la voix, quand les paroles expriment l’incertitude, l’angoisse de l’attente, les soupirs, les gémissements…Les violons et l’alto qui jouent la partie la plus grave dans l’air d’alto, accompagné de l’orgue à deux claviers… procèdent aussi par groupes de notes séparées, pour exprimer l’affliction ». [+ Exemple musical sur les violons et l’alto à l’unisson, BG. XXXIII, page 204]. Renvois aux cantates BWV 138, 133 et 73.
[L’orchestration, page 224] : « Le modeste soutient de la basse continue disparaît dans l’air, l’alto et le violon associent des motifs entrecoupés à la voix qui se lamente…»
[L’orchestration, page 243] : « L’orgue qui, généralement réalise la basse continue avec des jeux de sonorité modérée, accomplit une tâche plus apparente, et agit comme un instrument de l’orchestre… dans le deuxième air de la cantate [3], il est deux parties mélodiques sur des claviers différents…»
PIRRO [J.-S. Bach, pages 140/141] : « L’orgue est écrit à deux claviers : deux parties d’accompagnement se déroulent ainsi , enchevêtrées et distinctes pourtant, comme si elles étaient jouées sur deux instruments différents, et la basse est faite par les violons et altos réunis. Cette combinaison de l’orgue, de la voix et des instruments à cordes est ingénieuse… »
ROMIJN : «…dans l’aria n° 3, les mécréants voient se dérober le sol sous leurs pieds. Bach impose le silence à l’incessant continuo et confie tout le mouvement au fil ténu et délicat que déroule une viola pomposa (petit violoncelle à cinq cordes inventé par Bach) ».
SCHUMACHER : «…contraste avec le premier mouvement… avec orgue obligé (2 manuels sans basse) violons et altos conduits à l’unisson… la basse continue … et cause finale de toute musique » y fait défaut, Bach ayant délibérément composé ce qu’il a qualifié dans un propos devenu célèbre, de « criailleries diaboliquement monotone » ; l’effet de sons faux produit par la combinaison de figures sur les mots « Rache », « freuen », « frech » et le trille sur « verlacht » confirme que la position des pharisiens est ici tournée en ridicule ».
WOLFF : «…Le mouvement médian [3], sans voix de basse grave, ne comporte qu‘une „petite basse“ (alto) ».

4] REZITATIV ALT. BWV 170/4

WER SOLLTE SICH DEMNACH / WOHL HIER ZU LEBEN WÜNSCHEN, / - WOHL ! HIER ZU LEBEN WÜNSCHEN, / - WENN MAN NUR HAß UND UNGEMACH / VOR SEINE LIEBE SIEHT ? / DOCH, WEIL ICH AUCH DEN FEIND / WIE MEINEM BESTEN FREUND / - NACH GOTTES VORSCHRIFT LIEBEN SOLL, / SO FLIEHT / MEIN HERZE ZORN UND GROLL / UND WÜNSCHT ALLEIN BEI GOTT ZU LEBEN, / DER SELBST DIE LIEBE HEIßT. / ACH ! EINTRACHTVOLLER GEIST, / WENN WIRD ER DIR DOCH NUR SEIN HIMMELSZION GEBEN ?
Après ceci, qui souhaiterait / vivre ici-bas / en ne voyant que haine et désagréments / comme prix de son amour ? / Et pourtant puisque je dois aimer / mon ennemi comme mon meilleur ami / selon les commandements de Dieu, / fuis mon cœur / devant la colère et la rancune / et ne souhaite vivre qu’auprès de Dieu / Lui-même qui s’appelle amour. / Ah, esprit rempli d’harmonie / quand te donnera-t-il / Enfin sa Sion céleste ?

Ré majeur (D), 15 mesures, C
BG Jg; XXXIII. Page 211. RECITATIV. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Accompagnato. Cordes, B.c. et Alto.

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach, page 745] : « On ne manquera pas d’observer l’envolée de la phrase mélodique sur So flieht, traduisant la fuite du fidèle devant la colère et la rancune ».
SCHUMACHER : «…l’âme se tourne vers Dieu dans l’accompagnato ».

5] ARIE ALT. BWV 170/5

MIR EKELT MEHR ZU LEBEN, / DRUM NIMM MICH, JESU, HIN ! / - MIR GRAUT VOR ALLEN SÜNDEN, / LAß MICH DIES WOHNHAUS FINDEN ; / WO SELBST ICH RUHIG BIN.
La vie me répugne, / Prends-moi donc, Jésus, auprès de toi ! / J’ai tous ces péchés en horreur, / Laisse-moi trouver cette demeure / Où je trouverai moi-même le repos.

Ré majeur (D), 107 mesures, C
BG Jg. XXXIII. Pages 212 à 222. ARIE. | Flauto traverso (An Stelle der Orgelà la place de…) | Organo obligato. | Oboe d’amore /Violino I. | Violino II. / Viola. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Avec da capo et ritournelles.

BOMBA : « caractère joyeux de gavotte fait d’abord contraste étonnant avec le texte « Mir ekelt mehr zu Leben » ; cette contradiction est à vrai dire expliquée rapidement par l’intervalle de triton démesuré au début du motif d’entrée ainsi que par l’attitude typiquement baroque qui consiste à trouver soulagement et solution dans le détachement du monde ».
DÜRR : le dernier aria est un chant de triomphe, un adieu au monde et l’espérance du ciel, avec des figurations à l’orgue que Bach remplace lors d’une ultime exécution dans les ères années de sa vie, par une flûte obligée…»
MACIA [Tout Bach, page 233] : «…l’orgue solo est à nouveau sollicité et multiplie les figures rapides comme dans un mouvement de concerto… figures ascendantes de l’orgue solo qui semblent figurer le souhait de monter vers Jésus. A la fin de la deuxième partie de ce morceau da capo, il faut noter une longue vocalise sur « ruhigcalme ».
PIRRO [L‘esthétique de Jean-Sébastien Bachle commentaire de l‘accompagnement instrumental, pages 145/146] : « Dans le dernier air, la basse continue poursuit la longue descente qui dépeint la marche vers le tombeau « cette demeure où se trouve la paix » [+ Exemple musical sur les mots « Wo selbst ich ruhig bin ». BG. XXXIII, page 222]..
SCHUMACHER : «…en conclusion, l’air exprimant la certitude de la victoire de l’âme qui se détache du monde, air dans lequel les figures rapides de l’orgue se réfèrent au dégoût (Ekelt) de ce bas monde ».

 

BIBLIOGRAPHIE BWV 170

BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG (All Music Guide) : Notice par Blair Jonhston.
CROUCH, Simon : Notice 1997, 1998.
ORON, Aryeh : Discussions 1] 30 juillet 2000 – 2] 4 novembre 2007 – Prevision : 24 juillet 2011.

BACH COMPENDIUM ou Répertoire analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 170 = BC A 106.
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino, 1979. Fayard. 1984-1985.
Volume 1, pages 34, 39, 62, 158, 411
Volume 2, pages 248, 253, 256, 267, 407, 409, 417, 418, 423/424, 429, 450, 618, 833, 841
BOMBA, Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie, volume 51. 2000
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 292
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: Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach. Fayard 1998. Pages 279/280
COLLECTIF : Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
: Jean-Luc Macia : Cantates d’église. Pages 232/233
DÜRR, Alfred: Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Volume 2, pages 364 à 366
FANTAPIE, Alain : Critique du CD de l’Amsterdam Bach Soloists. In Opéra International de septembre 1990
GARDINER, Sir John Eliot : Notice de son enregistrement SDG, volume 4. 2009. Traduction française de Michel Roubinet.
GEIRINGER, Karl : Jean-Sébastien Bach. Le Seuil 1966. Page 174
HALBREICH, Harry : Notice dans Diapason, février 1982. 9e enregistrement mondial.
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HIRSCH, Arthur : Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR 24.015. 1ère édition 1986. Pages 47/48, 138
HOFMANN, Klaus : Notice de l’enregistrement Suzuki, volume 37. 2007
KING, Robert : Notice de son enregistrement. 1989
LEMAÎTRE, Edmond : La Musique sacrée et chorale profane. 1600-1750 ». Fayard. Les Indispensables de la musique. 1992. Page 104
MACIA, Jean-Luc : Critique version Goodman, Diapason janvier 1997
NEUMANN, Werner : Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs. VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971. Page 180
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NOACK, Elisabeth [Literatur Werner Neumann 52] : Georg Christian Lehms, ein Texdichter Johann Sebastian Bachs. BJ. 1970, pages 7 à
18 (Annales). Citée par Alfred Dürr.
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OPDEBEECK, Olivier : Critique version Robert King, Diapason / Harmonie. Février 1990
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PIRRO, André : J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Pages 140/141
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Pages 61 , 111, 145/146, 191, 192, 224, 243 et 384
PITROU, Robert : Jean-Sébastien Bach. Editions Albin Michel. 1955. Pages 201/202
REICHELT, Peter : Notice de l’enregistrement de Helmut Müller-Brühl. Naxos 2005. VOIR
RICHTER, Bernhard Friedrich : Werner Neumann. Literatur 46] : Über Seb. Bachs Kantaten mit obligater Orgel. In Bj 1908, pages 49 à 63
ROMIJN, Clemens : Notice (sur CD, page 48) de l‘enregistrement de Pierer Jan Leusink. 2006
SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
Édition 1973, pages 223/224
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SCHRÖDER, Dorothea : Notice CD Archiv Produktion 2005
SCHULZE, Hans-Joachim [Literatur Werner Neumann 59] : Bemerkungen zu einigen Kantatentexten Johann Sebastien Bachs, BJ 1959, pages 168-170 (cantates BWV 170, 199, 215 et XXVII)
SCHUMACHER Gerhard : Notice du coffret Teldec Das Kantatenwerk, volume 40. 1987
SCHWEITZER, Albert : J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966
Volume 2, pages 237 (note) et 238/239
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 » Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952.
Volume 2, page 453
SUZUKI, Masaaki : Notes de la production, volume 37. 2007
VIGNAL, Marc : Les Fils de Bach. Les chemins de la musique. Fayard. 1997. Page 68
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
Volume 1, pages 237, 241, 242 à 245, 251
WOLFF, Christoph : L’orgue dans les cantates de Bach. Coffret Teldec Das Kantatenwerk, volume 13, pages 11/12
: Notice de l‘enregistrement de Ton Koo^pman, volume 16. 2003
WUSTMANN, Rudolf : J. S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel 1967. Pages 178/179
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 145, pages 231/232
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005

 

DISCOGRAPHIE BWV 170

BACH CANTATAS WEBSITE : Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements.
30 références (Aryeh Oron, juillet 2000 à février 2010) + 7 mouvements individuels (juillet 2000 à octobre 2008).
Exemples musicaux : Aryeh Oron (janvier 2003 à janvier 2005).

*12] AMSTERDAM BACH SOLOISTS. Contralto Jard van Nes. Papendrecht (NL), octobre, novembre 1985. Durée : 22’47
CD Ottavo C 108506. OTR C 108506. Septembre 1990. Avec la cantate BWV 35
9] DALLMANN. Heidelberg Kammerorchester. Alto : Ingeborg Muller-Ney. 1972
Disques Da Camera Magna 94034 et DCM 14004.. Avec la cantate BWV 169
Reprise CD Ottavo OTR 108506. BWV 35 et 70
*23] FASOLIS, Diego. Barrochisti. Contralto : Guillemette Laurens. Lugano (CH) décembre 2000. Durée : 22’36
CD dans la revue Arts The Classic Magasine. Reprise en coffret de deux CD ARS47691 2 « Authentic ». Avec les cantates BWV 198, 106, 196 et 53 + le psaume 51 (Pergolèse / Bach BWV 1083
22] GARDINER (volume 4). Monteverdi Choir. English Baroque Soloists. Contre-ténor : Michael Chance. Bach Cantata-Pilgrimage. St Gumbertus, Ansbach, 30 juillet 2000. Durée : 23’08
CD SDG 156 (2009). Avec les cantates BWV 9, 86, 187 et 107 + le motet de Kuhnau / Bach « Der Gerechte kommt um »
*21] GOEBEL. Musica Antiqua Köln. Mezzo-soprano : Magdalena Kozena. Cologne, février 2003. Durée : 17’49.
CD Archiv Produktion 00289 474 1942. „Bacchiana, volume 3 – Lamento“. 2005.
Avec la cantate BWV 200 et une de F.B Conti « Languet anima mea ».
*5] GOLDBERG, Szymon. Nederlands Kamerorkest. Contralto : Aafje Heynis Durée : 23’36
Disque Epic/USA BC 1077. Reprise Disque Philips 836.910 “Dutch Master”, volume 52. 1960. Avec la cantate BWV 169 et sept chants sacrés (?)
*16] GOODMAN, Roy. The Hanover Band. Alto : Nathalie Stutzmann. Warford (GB), janvier et février 1994. Durée : 23’12
CD RCA Victor Red Seal 74 321 42534-2. 1994. Avec les cantates BWV 54 et 82
8] HAYDEM, Joel. Monadnack Chorus & Orchestra. Alto : Pamela Gore. Début des années 1970.
Disque Decca D-520. Avec l‘Alto rapsodie de Brahms.
*6] HEILLER, Anton. Wiener Solisten. Contralto : Maureen Forrester. Vienne 1965. Durée : 25’15
Disque Amadeus (Autriche). Avec la cantate BWV 53 et le Salve regina de Scarlatti
Reprise en CD Amadeus. 2000. Avec la cantate BWV 53 et l‘Agnus Dei de la Messe en si de Bach
18] HERREWEGHE. Collegium Vocale Gent. Contre ténor : Andreas Scholl. Juillet 1997. Durée : 20’48
CD Harmonia Mundi CD HMC 901644. Avec les cantates BWV 35 et 54
+ trois autres reprises dont un en coffret
*30] STOK, Klaas. Concerto d’Amsterdam. Contre-ténor : Maarten Engeltjes. Dordrecht, 30 et 31 octobre 2008. Durée : 22’55
CD Quintone. 2009. Avec les cantates BWV 35 et 54
*19] KANGAS, Julien. Ostrobothnian Chamber Orchestra. Mezzo-soprano Monica Groop. Juin 1998. Durée : 21’12
CD Finlandia. 1999. Avec les cantates BWV 35 et 169
*14] KING, Robert. The King’s Consort. Contre-ténor : James Bowman. Oxford (GB), 5-7 septembre 1988. Durée : 22’04
CD Hyperion/ Harmonia Mundi CDA 66326.1989. Avec les cantates BWV 54 et 169
Reprise CD Helios CDN 6631 22. 2008
KING, Robert. Il s’agit de la reprise à l’identique de l’enregistrement ci-dessus.
CD Hyperion CDH 55312. 2008. Avec les cantates BWV 54 et 169
25] KOOPMAN (volume 16). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Alto : Bogna Bartosz. Amsterdam (NL), octobre 2003. Durée : 17’49
CD Antoine Marchand Challenge
Reprise sous le titre « Solo Cantatas ». Avec les cantates BWV 169, 54, 55, 200. CD Challenge Classics 72282. 2008
*2] LEHMANN, Fritz. Orchestre d’état de Bavière. Munich. Contralto : Elisabeth Höngen. Enregistrement d’octobre 1951
Disque American Decca (avec la cantate BWV 105) et disque Grammophon-Archiv (avec la cantate BWV 189
*4] LEONHARDT (1er enregistrement). Leonhardt Baroque Ensemble. Ténor : Alfred Deller. Vienne, mai 1954. Durée : 23’08
Disque Vanguard « The Bach Guild ». Avec la cantate BWV 54 et « l’Agnus Dei » de la Messe en si
Reprise CD Alfred Deller Edition, volume 7. CD Vanguard Classics « The Art of Alfred Deller
Avec la cantate BWV 54 et des airs tirés des oratorio Jephte et Orlando de Haendel.
13] LEONHARDT (volume 40). Leonhardt-Consort. Contre-ténor : Paul Esswood. 1987. Durée : 22’39
Disque Teldec 6.35659-00-501-503 (SKW 40/1-2). Das Kantatenwerk (volume 40). 1987
[On s’étonne de voir “encore” paraître en 1987 les disques noirs simultanément avec les CD, le coffret de disques ayant l’avantage “inégalable” de proposer les partitions de la NBA ! Teldec poursuivra heureusement cette publication jusqu’au terme (1989) de l’intégrale en 45 volumes. |
CD (D) Teldec. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas, volume 9. Coffret de 6 CD. Volume 1 avec les cantates BWV 163 à 182
CD Teldec 2292 42635 ZL.Das Kantatenwerk (volume 40). Automne 1987 en France
Reprises CD Teldec. Edition Bach 2000 (en coffret) et l’intégrale (en disques séparés), par Warner Classics 8573 81159-5. Volume 51.
Avec les cantates BWV 170 à 173. 2007|
20] LEUSINK. Netherlands Bach Collegium. Alto : Sytse Buwalda. Elburg (NL), avril et septembre 1999. Durée : 21’33
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classics, Volume 4. Cantates, volume 2
Bach edition. 2006. CD Brilliant Classics III-93102 2/48. Avec les cantates BWV 16 et 133|
10] LINDE. Linde Consort. Knabenkantorei Kantorei Basel. Contre-ténor : René Jacobs. 1980 ; Durée : 23’19
Le chef a choisi la flûte traversière (dernière version de la cantate, vers 1740-1750 plutôt que l’orgue dans son enregistrement du Cinquième mouvement.
Disque EMI 065-43076. Avec la cantate BWV 82a
Disque Pathé Marconi. EMI 065-43077 Musica prae Classica. 1981. Avec la cantate BWV 177
CD Virgin Classics 7243 5 61397-2 5. 1997. Avec la cantate BWV 177 et des arias de Haendel.
Reprise CD Virgin Veritas 0946 363281 2 6. 2006
*21] LUTZ, Martin (direction et orgue). Members of Barockorchester La Corona. Contre-ténor : Andreas Scholl (2e enregistrement).
3 décembre 1999, Christophorus-Kirche, Wiesbaden. En concert. Durée : 25’28.
CD Hessicher Rundfunk. Avec les cantates BWV 54 et 200, la sinfonia de la cantate BWV 49 et le concerto BWV 1053
*7] MARRINER. Academy of St-Martin-in-the-Fields. Contralto : Janet Baker. Londres, Hampstead (GB), janvier 1966
Disque Decca « Jubilate ADRM Serenata » 430260 2. 1966
Reprise CD Decca « Eloquence ». 1991. Avec les cantates BWV 82 et 159
*29] MÜLLEJANS, Petra. Freibürger Barockorchester. Soprano : Bernada Fink. Teldec Studio Berlin, avril 2008. Durée : 23’38
CD Harmonia Mundi France 902016. 2009. Avec les cantates BWV 35 et 169
26] MÜLLER-BRÜHL. Kölner Kammerorchester. Mezzo-soprano : Mariane Beate Kieland. Cologne, octobre et novembre 2004 CD Naxos 8-557621D « Das Meisterwerk ». Durée : 20’22.
Avec les cantates BWV 169, 53, 54 et 200
*17] MYSINSKI, Andezej. Concerti Avenna. Contralto : Jadwiga Rappe. Varsovie (P). Décembre 1994 et mai 1995. Durée : 20’25
CD Accord. Living Record. Avec les cantates BWV 65, 54 et 169
11] RILLING. Soliste : Julia Hamari, alto. Bach-Collegium Stuttgart. Alto : Julia Hamari. Octobre 1982. Durée : 23‘12
Disque (D) Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98733. 1983. Avec la cantate BWV 45
CD. Die Bach Kantate (volume 42). Hänssler Classic. Laudate 98895. 1982
CD. Hänssler edition bachakademie (volume 51). Hänssler-Verlag 92.051. 2000
L‘enregistrement de Rilling adopte la flûte traversière au lieu de l‘orgue, donc propose la dernière version donnée vers 1740-1745.
*3] SCHERCHEN. Wiener Akademie Kammerchor. Vienna State Opera Orchestra. Contralto : Hilde Rössel-Madjan. Vienne (Ost) 1952 Durée : 19’38.
Disque Westminster 1952. Avec les cantates BWV 53 et 54. Autre reprise sous le même label.
Reprise CD Archipel „Desert Island Collection“. Avec les cantates BWV 53 et 54
CD (reprise) Archipel ARPCD 253. Avec les cantates BWV 54, 55. 2007
*15] SILLITO, Kenneth. Academy of St. Martin-in-the-Fields. Alto : Johen Kowalski. Londres, février 1993. Durée : 19’24
CD Capriccio 10523. 1995. Avec les cantates BWV 53, 82 et 200
1] SOLOMON, Izler. Chamber Ensembme (+ clavier). Contralto : Herta Glaz
Disque MGM. Début des années 1950. Avec la cantate BWV 53
27] SUZUKI (volume 37). Bach Collegium Japan. Contre-ténor : Robin Blaze. Eglise Sainte-Croix d’Erfurt (D), août 2005. Durée : 23’11
CD BIS-SACD 1621. Distribution en France, novembre 2007. Avec les cantates BWV 35, 169 et 200
*28] THOMAS, Jeffrey. American Bach Soloists. Contre-ténor : Ian Howell. Eglise Saint-Etienne, Belvedre, Californie USA, 23 et 25 avril 2008. Durée : 20’21. Avec des œuvres de Bach et de Scarlatti.

MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 170
M-1. Mvt. 1] John Beckett. Irish Chamber Orchestra. Mezzo-soprano : Bernardette Greevy. Disque Claddag Record Limited. Dublin, 1976
M-25. Aria ?] Maureen Forrester († Toronto, 16 juin 2010). Accompagnement de piano. CD VAI Canada. VHS Hi-fi 69037
M-3. Mvt. 1] John Rutter. Arrangement pour orchestre. City of London Sinfonia. CD American Gramophone 1992
M-4. Mvt. 1] Don Jackson. London Philarmonia Orchestra. Arrangement pour orchestre DVD « Definitiv »2001 + CD
M-5. Mvt. 1] Andrea Marcon. Venice Baroque Orchestra. Mezzo-soprano : Angelika Kirchschlager. CD Sony, Venise, janvier2002
M-6. Mvt. 1] Antony Walker. Orchestre of the Antipodes. Alto : Sully-Anne Russel. CD « ABC Classics ». Octobre et décembre 2003
M-7. Mvt. 1] Harry Bicket. The English Concert. Contre-ténor : David Daniels. CD Virgin 519 0372. Londres, septembre 2007

EN CONCERT
FESTIVAL J. S. BACH DE MAZAMET. 1967. 2e année. Mazamet, Grand Temple, 8 septembre 1967.
Alto : Lucienne Delvaux (de la Monnaie de Bruxelles). Solistes de l’orchestre de chambre de la Radiodiffusion Télévision belge, sous la direction de Edgard Doneux. Avec la cantate BWV 50, le prélude pour orgue BWV 541, la suite en ré majeur BWBV 1068 et le concerto (transcrit par Bach de Vivaldi) BWV 592.

 

ANNEXE BWV 170
Philipp Spitta

SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes.
Volume II, page 453 :

« Les cantates de Leipzig 1731 – 1734. | Bach dut avoir un si grand plaisir avec les effets de l’orgue concertant que son génie inventif trouva de plus en plus profit à les réaliser. Pour le sixième dimanche après la Trinité, probablement 1732 (le 20 juillet) il écrivit une cantate solo pour la voix d’alto, « Vergnügte Ruh, beliebte Seelenlust », œuvre dans laquelle il introduisit un orgue « obligé »’à deux claviers manuels comme accompagnement de la deuxième aria [3]. Cependant cela pu être réalisé au grand orgue [de Saint-Thomas], en remplacement de la basse continue, violons et altos à l’unisson réalisant cette partie. Cette combinaison originale très particulière par sa composition n’est pas seulement remarquable au plan artistique mais aussi profondément émouvante et elle s’impose dans la cantate toute entière comme l’un des plus beaux de cette sorte.
Note de bas de page (Foot’ note) n° 503 : Renvoi à l’Appendix A, n° 48 des pages 701/702 : « La partition autographe est à la Bibliothèque royale de Berlin. Il y existe aussi une copie de cette œuvre (don de Fischoff ?) dans une transposition de ré majeur à ut majeur. D’ailleurs seul le premier mouvement a été conservé d’origine ; il est suivi d’un nouveau récitatif puis par un grand chœur final qui n’est autre que le chœur d’ouverture de « Herz und Mund und That und Leben,», à ¾, avec un texte légèrement modifié. Je ne sais pour quelle occasion cette réalisation fut faite et pas plus si Bach fut à l’origine de cette transformation. Il est vraisemblable qu’elle fut, depuis que la cantate Herz und Mund [BWV 147] donnée pour la fête de la Visitation, amalgamée à cet ouvrage qui put être exécuté en 1742, quand la fête de la Visitation (2 juillet) fut immédiatement suivie du sixième dimanche après la Trinité ». [cela pourrait aussi coïncider, éventuellement, avec une exécution de l’œuvre « remaniée » par Wilhelme Friedemann Bach, à Halle, vers les années 1750…]

Appendix 48, volume 2, pages 701/702: Les filigranes pour 1731 – 1733… un bouclier encadré de chaque côté par des palmes et un chevron. Ce filigrane figure dans une série de onze cantates dont Spitta donne la liste alphabétique, les cantates BWV 58, 187, 91, 55, 56, 88, 207, 170, 98 et 27

 

Contributed by Claude Role (July 2010)

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Last update: ýJuly 7, 2010 ý12:18:31