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C. Role. Juin 2011
Cantate BWV 169
GOTT SOLL ALLEIN MEIN HERZE HABEN
Que Dieu seul ait mon cœur !
KANTATE ZUM 18. SONNTAG NACH TRINITATIS
Cantate pour le 18e dimanche après la Trinité
Leipzig, le dimanche 20 octobre 1726
AVERTISSEMENT

Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles (2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama « espéré » inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques  interventions « CR » identifiées par des crochets [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...

ABRÉVIATIONS
(A) = La majeur → (a moll) = la mineur
(B) = Si bémol majeur
BB / SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA = Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
(C) = Ut majeur (c moll) = ut mineur
D = Deutschland
(D) = Ré majeur (d moll) = ré mineur
(E) = Mi (Es) = mi bémol majeur
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
(F) = Fa
(G) = Sol majeur (g moll) = sol mineur
GB = Grande-Bretagne = Angleterre
(H) = Si (h moll) = si mineur
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
OP = Original Partitur = Partition originale autographe
Ost. = Original Stimmen – Parties séparées originales
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable.


DATATION BWV 169

  Leipzig, dimanche 20 octobre 1726. BRAATZ [Provenance / BCW / 6 octobre 2002] : « La datation se base sur le filigrane et le fait que Johann Heinrich Bach est le principal copiste [de la partition]. Alfred Dürr a assigné cette cantate au troisième cycle annuel (1726) à Leipzig. La seule date possible pour cette année aurait été le 20 octobre ».
DÜRR. Chronologie 1726 : BWV 27 (6 octobre). BWV 47 (13 octobre). *BWV 169 (20 octobre). BWV 56 (27 octobre). BWV 49 (3 novembre). BWV 98 (10 novembre).
HIRSCH : Classement CN 159 (Die chronologisch Nummer = Numérotation chronologique). III. Jahrgang. Fragment d’un cycle incomplet de cantates de Leipzig dans une période allant du 2 décembre 1725 au 24 novembre 1726.
PIRRO : Les cantates après 1727 que l‘on peut dater sans doute de 1731 et de 1732.
SCHMIEDER : Leipzig, 1731 ou 1732.
SCHWEITZER : Les cantates de 1728 à 1734.


SOURCES BWV 169

PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Mus. Ms. Bach P 93M. Staatsbibliothek Berlin zu Berlin Preußicher Kulturbesitz. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis
Berlin-Dahlem (Berlin-Ouest).

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales et instrumentales ».
BGA. (Franz Wüllner, 1887) signale les sources suivantes : La partition autographe, les parties séparées originales et un copie de la partition, toutes trois à la Königlichen Bibliothek in Berlin. Une seconde copie de la partition est conservée à la bibliothèque de la Singakademie Berlin.
Couverture bleue avec titre autographe : « Dominica 18 Post Trinit. | Gott soll allein mein Hertze haben. | à | Alto Solo | è 3 Voci Ripieni | Organo obligato 2 Hautbois | Taille 2 Violini | Viola e Continuo | di Joh. Sebast. Bach ».
En première page intérieure : « J.J. Doîca 18 post Trinit. Concerto a 3 Hautbois. 2 Violini, Viola ».
BRAATZ [Provenance / BCW / 6 octobre 2002] : « L’autographe de la partition (avec le set des parties originales, bien qu’il apparaisse qu’elles en furent un temps séparées) est à la BB (Staatsbibliothek de Berlin). Il y a peu de chose de certain à propos de son parcours. En principe les cantates du troisième cycle annuel (qui a été déterminé par Alfred Dürr) aurait du revenir à C. P. E Bach au moment de la répartition [de l’héritage de J.-S. Bach] et seulement les « doublets » qui durent aller à Johann Christian Bach. D’après le catalogue des œuvres ayant appartenues à C.P.E Bach, il n’est pas évident que les « Stimmen » (les parties) mentionnées correspondent au set des parties séparées originales ou aux « doublets ». La partition n’y est pas mentionnée. Il y a quelques indices que la partition est pu être en possession de C. P. E Bach peu de temps avant qu’elle ne se retrouve à la Singakademie de Berlin où elle fut mis en vente en même temps que le set des parties séparées. Elle fut acquise par la BB (Staatsbibliothek de Berlin) en 1855. Le filigrane est un calice avec, en capitales, les lettres « SW » en double ligne et au-dessus, un croix. Le titre de l’autographe est : « Dominica 18 post Trinit. | Gott soll allein mein Hertze haben. | à | Alto Solo è | 3 Voci Ripieni (puis ajouté d’une encre légèrement marron) Organo obligato (retour à nouveau à l’encre noire du début qui a été corrigée) Hautbois | Taille | 2 Violini | Viola | e | Continuo | di | Joh: Sebast: Bach ». Notez que Bach désigne cette cantate comme un « Concerto, quoiqu’il s’agisse d’une cantate pour solo… A la fin du choral [6] Bach écrit : « Fine | SDG. ».
HERZ : filigranes au calice + les lettres SW et un autre à la « Tête couronnée » entre deux branches (de lauriers) avec en dessous « ICF ».
SCHMIEDER : Huit feuilles (16 pages de musique) in 4°. Autographe de Bach avec des annotations de la main de Zelter (Carl Friedrich von (1758 - 1832), membre de la Singakademie de Berlin).
.
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Mus. Ms. Bach St 38 M. Staatsbibliothek Berlin zu Berlin Preußicher Kulturbesitz. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis
Berlin-Dahlem.
SCHMIEDER : 14 parties avec autographes de Bach.

BGA. (Franz Wüllner, 1887). A la couverture titre de la main de Ph. Em. Bach. C.P.E. Bach écrit « Herze » et non pas « Hertze ».
BRAATZ [Provenance / BCW / 6 octobre 2002] : « Elles furent copiées en majeure partie par Johann Heinrich Bach et la participation de quelques copistes demeurés anonymes. Bach en compléta une avec la basse figurée du continuo (les autres sans la basse figurée). Il effectua des corrections, ajouta des trilles, mais bien des choses paraissent avoir été effectuées hâtivement car de nombreuses erreurs n’ont pas été corrigées. Il apparaît aussi que Johann Heinrich Bach commença de copier d’après les pages de la partition, en hâte, avant que J.-S. Bach n’ait fini entièrement de composer la cantate ou d’en transposer deux des mouvements. Dans le set des parties séparées originales, ne manque seulement que la partie d’orgue obligé. Mais il existe un sérieux doute qu’une telle partie ait existé, comme dans d’autre cantates du même cycle annuel (BWV 35, 47, 49 et 170) où ne se trouve pas non plus de partie séparée d’orgue…»

COPIES XVIIIe SIECLE = ABSCHRIFTEN 18 Jh.
P (Am 33). Berlin. Deutsche Staatsbibliothek Anciennement Amalienbibliothek, puis Tübingen Universitätvibliothek et Berlin-Dahlem.

ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG)
BGA. Jg. XXXIII (33e année). Pages 169 à 192. Préface de Franz Wüllner, 1887. Cantates BWV 161 à 170.

NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 24. KANTATEN ZUM 18 UND 19 SONNTAG NACH TRINITATIS
Bärenreiter Verlag BA 5074. 1990. Matthias Wendt. 6 fac-similés.
BWV 169. Pages 61 à 104. Bl, 4r der autographen Partitur. Staatsbibliothek Preußicher Kulturbesitz Berlin West. Mus. Ms. Bach P 93M. Satz 1,Takt 85 à 97.
Avec les cantates BWV 96, 48, 5, 56 + Anhang 2.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5074 41. 1990. Matthias Wendt.
[La partition de la BGA est dans le coffret Teldec / Harnoncourt, volume 39. 1987].

AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER classics.| Bach | Bärenreiter Urtext.
Sämtliche Kantaten 9 | TP 1289. 2007.
Serie I. Band 24. Kantaten zum 18 und 19 Sonntag nach Trinitatis.
Herausgegeben : Matthias Wendt. 2007.
Faksimile : BWV 96, 169, 48, 5, 56.
BWV 169. Pages 59 à 104. Bärenreiter-Verlag. Kassel. 1990.
Edition Note.
Preface I/23. Kantaten Serie I/ Band 23.
Preface I/24. Kantaten Serie I/ Band 24.
BCW. Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF & HÄRTEL. Partition PB 3019. Réduction chant et piano (Raphael) = EB 7169.
Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 1989. Révision Orchestre, voix, orgue et clavecin par Max Seiffert = OB 2157.
2011 : Partition (24 pages) = PB 4669. Réduction chant et piano (24 pages) = EB 7169. Partition du chœur (2 pages) = ChB 4669. Parties séparées : Orgue, Vl. I, Vl. II, Vla., Vcl., Vents = OB 4669.
CARUS : Seule la partition CV 31.169 (Carus Verlag) est disponible en 2011.
KALMUS STUDY SCORES. N° 850. Volume XLVI. New York 1968. Avec les cantates BWV 170 à 172.


PÉRICOPE BWV 169

Dix-huitième dimanche après la Trinité.
Épître : 1. Corinthiens 1, 4 à 9 [PBJ. 1689]. Préambule : « Je ne cesse de rendre grâces à Dieu…» Évangile : Matthieu 22, 34 à 46 [PBJ. 1490 et 1491]. Le plus grand commandement : « …tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur…» : Le Christ, fils et Seigneur de David..

EKG. 18. Sonntag nach Trinitatis.
Entrée : 1 Jean 4, 21 [PBJ. 1794] : « Voilà le commandement que nous avons reçu de Lui [Dieu] : « que celui qui aime Dieu aime aussi son frère ».
Psaume 116 [PBJ. 911] : « J’aime Yahvé, car il entend la voix de mes supplications…»
Lied 247 : « Herzlich lieb hab ich dich, o Herr ». Épître : 1. Corinthiens 1, 4 à 9 [PBJ. 1689]. Évangile : Matthieu 22, 34 à 46 [PBJ. 1490 et 1491]. Le plus grand commandement : « …tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur…» : Le Christ, fils et Seigneur de David..
Dans le Missel romain, la lecture de l’Évangile de Matthieu 22, 34 à 46 [PBJ. 1490 et 1491] est faite le XVIIe dimanche après la Pentecôte : le Christ a proclamé un commandement nouveau : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de tout ton esprit… et le second commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même…»
[Pour la même occurrence, voir la cantate BWV 96. Leipzig, 8 octobre 1724].


TEXTE BWV 169

Auteur du livret demeuré anonyme. Pour le choral final [7], il s’agit de Martin Luther.
[De nombreuses variantes du texte par rapport aux livres de chant utilisés aussi bien à Leipzig qu’à Dresde (par exemple le Leipziger Gesangbuch de Gottfried Vopelio, 1682), sont signalés par Werner Neumann [Sämtliche von J. S. Bach vertonte Texte] ainsi que dans l‘édition de la BGA., dans la partition originale („OP“ = Original Partitur) et „Ost“, (Originalstimmen = parties originales séparées)].

LYON, James : « Le cantique de Pentecôte Nun bitten wir den Heilgen Geist est un chant de louange…. la première strophe est du XIIIe siècle. En 1524, Luther ajoutera trois strophes. Le cantique est publié en 1524 dans la collection de musique polyphonique de Johann Walter (1496-1570)... Bach reprendra la forme mélodique de Walter dans la cantate BWV 197/5 et le choral à quatre voix BWV 385 ».
SCHNEIDER [pages 46/47] : « Le texte : Ce choral, selon l’avis de Luther lui-même, prend racine dans une ancienne strophe bien connue de l’Église catholique et chantée par le peuple. Bien avant la Réformation ce texte est répandu… Fait curieux : cette hymne de Pentecôte, que l’on trouve pour la première fois dans une prédication de Berchtold de Regensburg, n’était pas réservée, à l’origine, à cette seule fête… Dès 1542, on voit Luther incorporer ce choral dans ses Begräbnislieder… »
[page 94. La mélodie] : « Ce choral n’est pas, comme on l’a cru longtemps d’origine grégorienne. Il a sa source dans une ancienne hymne de Pentecôte, que l’on rencontre déjà vers 1420, dans un psautier hussite [dans l’actuelle Tchécoslovaquie]. Il rentre donc dans la série des chants populaires allemands antérieurs à la Réforme. Le morceau frappe à la fois par sa majesté et son rythme robuste. Il est un des plus primesautiers de l’Enchiridien de Luther ».
SCHUMACHER : «…Texte d’un librettiste inconnu… L’amour de Dieu et du prochain constitue le thème de cette cantate…»


GÉNÉRALITÉS BWV 169

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 248] : « Plus fréquent [que celui de « Cantate »] est l’usage du mot « Concerto » [dans le titre]… [tome 2, page 423] : « méditation formulée à la première personne… trois cantates pour contralto, BWV 170, 35 et 169 ».
[page 433] : « Cantate pour voix seule (contralto) empruntant deux des sept mouvements qui la composent aux deux premiers mouvements d’un concerto, peut-être pour hautbois, écrit à Köthen et perdu dans sa version originale, mais conservé dans une élaboration pour clavecin et cordes (BWV 1053)…dont le troisième mouvement figure dans la cantate BWV 49/1 ».
CROUCH [BCW] : «  Cette cantate fournit un bon exemple de la possibilité pour Bach de réutiliser une œuvre antérieure dans un contexte nouveau…»
HÄFNER [Bj. 1975] : « Le cycle annuel de cantates de Picander (première impression 1728, réimpression 1732) doit être considéré comme le livre des textes pour la musique d’église de Leipzig à partir de la Saint-Jean 1728 jusqu’au quatrième dimanche après la Trinité de 1729. Donc, ce cycle formait la base textuelle du quatrième des cinq cycles de cantates de Bach. Les musiques d’une soixantaine de cantates sont dans une large mesure perdues. Ce qui a été gardé est juste suffisant pour en faire soupçonner la gravité de la perte…»
SCHWEITZER [J.- S. Bach | "Le musicien-poète", pages 190/191] : « Comme il se trouvait que le positif [de Saint-Thomas] avait des registre de première beauté, Bach songea à l’employer comme orgue solo et l’idée lui vint d’écrire des cantates pour orgue obligé ; il prenait plaisir à conduire l’orchestre, le chœur, l’orgue d’accompagnement et les solistes tout ensemble, en tenant le rôle principal sur son petit orgue. Et cependant, à les voir de près, ces cantates -nous en possédons huit [Schweitzer n’en propose en fait que sept] : les cantates BWV 188, 172, 35, 169, 49, 29 et 27] offrent moins d‘intérêt que l‘on croirait au premier abord. C‘est en vain qu‘on y cherche les beaux effets d‘orgue où se reconnaîtrait le Bach des grands préludes; c‘est en vain qu‘on y cherche des effets qui résulteraient d‘un contraste entre l‘individualité de l‘orgue et de celle de l‘orchestre : rien de tout cela. Ces cantates, et surtout les grandes Sinfonies qui leur servent d‘ouverture, sont quelque peu monotone; elles n‘ont ni le charme ni l‘intérêt que présentent, par exemple, les concertos pour orchestre de Haendel… La partie d‘orgue n‘est qu‘à deux voix, ou plus certainement à une voix, puisque la basse de l‘orgue marche toujours avec celle de l‘orchestre. Somme toute, l‘orgue obligé ne remplit que le rôle d‘une grande flûte au son puissant ».
SPITTA [Johann Sebastian Bach, tome II, page 448] : « Ce concerto [BWV 1053] a été aussi utilisé dans tous ses mouvements par de la musique religieuse. Les deux premiers furent inclus dans la cantate pour le dix-huitième dimanche après la Trinité, du 23 septembre 1731 ou du 12 octobre 1732. Le premier mouvement transposé en ré majeur et enrichi par l’ajout de trois hautbois devint la sinfonia introductive de la cantate [BWV 169/1]. Le mouvement vocal qui suit, un arioso à 3/8 est complété par un récitatif à 4/4 (common time). Dans l’aria suivante [3], ré majeur à 4/4, l’orgue obligé revient ; c’est ici une parfaite nouvelle composition. Par ailleurs, la seconde aria en si mineur [5] à 12/8, la sicilienne du concerto est remodelé et étendu (il passe de 37 mesures à 46), marqué du trait du génie. La partie vocale débute ainsi [suit un exemple musical] et est une nouvelle partie. [suit la note 492, en bas de page]. Un récitatif et le choral du süße Lieb schenck uns deine Gunst (troisième strophe du cantique de Luther Nun bitten wir den heiligen Geist) concluent l’ouvrage. »
Note 492 : L’éditeur du concerto dans l’édition de la BG. n’a pas su reconnaître la relation entre cette aria [BWV 169/5] et la sicilienne [BWV 1053/2] du concerto. Après examen il est aussi difficile de penser que la cantate a pu précéder le concerto, ce dernier considéré comme plus tardif…»


DISTRIBUTION BWV 169

NEUMANN. Alto, Chor (nur Schlußchoral = seulement dans le choral final). Oboe d’amore I, II, Oboe da caccia (Taille) ; konzertierende Orgel ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER. Solo : Alto. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe I, II, Taille (Oboe da caccia), Viol. I, II; Vla.; Organo obligato.; Cont.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 409] : «…comme dans cinq autres cantates (BWV 146,170, 35, 27 et 49) l’orgue figure en tant qu’instrument obligé ».
HARNONCOURT : « Comme dans tant d’œuvres instrumentales de Bach, on peut également voir ici que dans le chœur des hautbois il laissait à l’exécutant le choix de l’instrument, qu’il n’en indiquait en tout cas pas le type. Ici [enregistrement Teldec] les deux parties de hautbois doivent en raison de leur étendue sonore être jouées sur des hautbois d’amore : par « taille », Bach entendait probablement comme d’habitude un hautbois da caccia en fa…»
MACIA : «…Comme dans deux autres cantates de 1726 (BWV 35 et 170), la voix d’alto est la seule utilisée en soliste… Bach a adapté dans la sinfonia d’ouverture le premier mouvement d’un concerto ancien (et perdu) pour un instrument à vent indéterminé, transcrit ici [dans la cantate BWV 169] pour orgue, et qui deviendra ultérieurement le Concerto pour clavecin BWV 1053…»
PIRRO [J.-S. Bach, pages 140/141] : «…L’orgue obligé paraît aussi dans un certain nombre de cantates (vers 1731, 1732) avec les BWV 35, 27, 49, 169 et 170 »
WOLFF : « A l’accompagnement de corde du concerto, l’orchestre de la cantate ajoute trois hautbois, deux hautbois alternant avec un hautbois d’amour, plus une taille - hautbois ténor -».


APERÇU BWV 169

1] SINFONIA. BWV 169/1
Ré majeur (D Dur), 173 mesures, ¢
BGA. Jg; XXXIII. Pages 169 à 178 | Cantate | für eine Altstimme. | Oboe I. | Oboe II. | Taille. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Organo obligato e Continuo. Da capo.
NEUMANN. Ensemble des instruments. Renvoi au Concerto BWV 1053/1. Partie concertante pour orgue et orchestre. Forme da capo.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 433] : «…le premier morceau de BWV 1053 est utilisé dans la sinfonia, avec orgue concertant et adjonction à l’effectif instrumental d’un groupe de deux hautbois et une taille (hautbois da caccia), généralement en fonction de redoublement des cordes…»
BOMBA : «…Dans la sinfonia d’introduction qui remplace très bien un chœur d’entrée, Bach ajoute à l’orgue trois hautbois pour affiner encore le son…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…Ce n’est pas un morceau nouveau, mais très vraisemblablement la reprise par le compositeur d’un premier mouvement de concerto pour flûte ou pour hautbois parmi les nombreux concertos écrits pour la cour de Coethen quelques années auparavant et en grande partie disparus. Ce morceau connaîtra un nouveau remploi, une dizaine d’années plus tard dans le premier mouvement du Concerto en mi majeur BWV 1053… Ici… un brillant mouvement de concerto pour orgue… en ré majeur, il établit un climat joyeux avec lequel contrasteront vivement les trois premiers numéros de la cantate, mais qui veut préfigurer la félicité éternelle…»
GARDINER : «…L’imposante Sinfonia d’introduction, qui inclut trois nouvelles parties de hautbois [par rapport au concerto BWV 1053] partiellement indépendantes… L’écriture pour orgue obligé est ici sensiblement plus assurée et convaincante … que, par exemple dans la cantate BWV 170…»
GEIRINGER [Bach et sa famille, page 324, note 1] : «…Le premier mouvement du concerto en mi pour clavier fut transposé en ré. Le solo confié à l’orgue concertant, trois hautbois furent ajoutés et il apparaît sous cette forme comme introduction à la cantate BWV 169.
KING : «…La Sinfonia [du concerto BWV 1053] que Bach a transcrit ici en ré majeur, contient une importante partie obligée pour orgue solo, de même que des parties pour cordes et pour trois hautbois, montrant ainsi qu’il ne craignait pas d’incorporer un long mouvement instrumental dans une cantate sacrée. Ayant exigé pour l’accompagnement harmonique un instrument indépendant en plus de l’orgue solo, Bach aurait sans doute utilisé à cette fin un clavecin…»
MACIA : «…Le plus surprenant est que la sinfonia …ouvre une cantate profondément spirituelle par sa thématique…»
PIRRO [LEsthétique de Jean-Sébastien Bach –La musique instrumentale, page 360] : «…La cantate Gott soll allein mein Herze haben est précédée de la première partie du concerto [BWV 1053/1]. Clair et allègre, et d‘une harmonie apaisante, le prélude est d‘une parfaite unité de sentiment avec les paroles de la cantate : „Dieu seul doit posséder mon cœur“… cette musique décidée s‘écoule comme un grand fleuve, sans tumulte, et nous en comprenons encore mieux la signification quand l‘alto chante : „Dieu est la source bouillonante où je puise ce qui peut toujours me rafraîchir complètement et véritablement ».
SCHUMACHER : «…Le premier mouvement du concerto pour clavecin en mi majeur BWV 1053, transposé en ré majeur avec, en plus, des parties de hautbois à l’orchestre et l’orgue comme instrument soliste, est devenue la sinfonia ».


2] ARIOSO + REZITATIV ALT. BWV 169/2
GOTT SOLL ALLEI N MEIN HERZE HABEN. | (mesure 17) ZWAR MERK ICH AN DER WELT, / DIE IHREN KOT [R. Wustmann donne „Tand“] UNSCHÄTZBAR HÄLT, / WEIL SIE SO FREUNDLICH MIT MIR TUT, / SIE WOLLTE GERN ALLEIN / DAS LIEBSTE MEINER SEELEN SEIN. / DOCH NEIN; GOTT SOLL ALLEIN MEIN HERZE HABEN : / ICH FIND IN IHM DAS HÖCHSTE GUT. / WIR SEHEN ZWAR / AUF ERDEN HIER UND DAR / EIN BÄCHLEIN DER ZUFRIEDENHEIT, / DAS VON DES HÖCHSTEN GÜTE QUILLET ; / GOTT ABER IST DER QUELL, MIT STRÖMEN ANGEFÜLLET, / DA SCHÖPF ICH, WAS MICH ALLEZEIT / KANN SATTSAM UND WAHRAFTIG LABEN: / GOTT SOLL ALLEIN MEIN HERZE HABEN

Que Dieu seul ait mon cœur ! / Certes je remarques bien que le monde / qui accorde à sa fange une valeur inestimable / et qui se fait si aimable / aimerait bien être / ce que mon âme a de plus cher. / Mais non ! Que seul Dieu ait mon cœur ; / C’est en lui que je trouve le bien suprême. / Nous voyons, certes, / sur la terre ça et là, / un ruisseau de contentement / qui découle de la bonté du Très-Haut ; / Mais Dieu en est la source des ondes, / c’est là que je puise ce qui pourra en tous temps / me rassasier et me délecter véritablement: / Que Dieu seul ait mon cœur !

Ré majeur (D Dur) → (fis), 55 mesures, 3/8
BGA. Jg. XXXIII. Pages 179/180 | ARIOSO. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Arioso (avec continuo) et récitatif secco à C) en alternance. Alto.

CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…construction composite opposant les passages en arioso à des passages en récitatif secco. A l’arioso sont dévolues les trois affirmations « Gott soll allein mein Herze haben ».
DÜRR : La phrase Gott soll allein mein Herze haben à trois reprises dans le texte de ce mouvement et que l‘on va retrouver en tête du mouvement suivant [3]… ressemble à une manière de refrain ou de prière intensifiée…
GARDINER : «…le premier arioso vocal avait tout pour séduire même les piétistes les plus austères de Leipzig. Il s’ouvre sur un motto de la basse continue repris par l’alto solo et tenant lieu de motif de rondo, encadrant l’extrapolation du livret anonyme de l’Évangile… Dürr a suggéré que Bach et son librettiste devaient avoir étroitement collaboré pour la formulation même de ce motto, d’où cette unité d’ensemble [du texte]…Son climat de douce et insistante piété reposant sur l’observation des deux commandements de Jésus offre un contraste sévère et inoubliablement imposant dont Bach assénait ces mêmes préceptes trois ans plus tôt dans…la cantate BWV 77…»
HIRSCH : „Gott soll allein mein Herze haben“. Ce texte est chanté à huit reprises.
LEMAÎTRE : «…Le texte de l’arioso d’alto, seule voix soliste de cette cantate, dérive de la première partie de l’évangile de ce dimanche (Matthieu 22, 37) [PBJ. 1490] : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur ».
MACIA : «…La voix répète à quatre reprises, telle une devise, le premier vers « Gott soll allein mein Herze haben“ en intercalant des commentaires traités en récitatif secco ».
PIRRO [LEsthétique de Jean-Sébastien Bach - La formation des motifs, page 111] : «…Bach dépeint ainsi le caractère des choses qui s’écoulent rapidement. Le courant d’une eau vive est figuré par une fluide succession de notes » [interprétation du mot Ströme].
[Les formes, pages 297/298] : «…la péroraison du récitatif… La conclusion du récitatif où la voix et les instruments se déploient avec complaisance, pour décrire un état durable de l’âme, ou résumer une scène, en insistant sur l’épisode le plus remarquable… Au début de la cantate [BWV 169], les phrases d’arioso alternent avec les phrases de récitatif. L’alto répète, en manière de refrain : « Dieu seul doit posséder mon cœur ». A chaque reprise, les deux premières mesures se reproduisent sans changement. Bach veut ainsi affirmer la constance du sentiment d’abandon à Dieu, et c’est l’unité expressive qui détermine l’unité de l’œuvre, à la fois libre comme une improvisation et coordonnée comme un poème à forme fixe, mais sans contrainte apparente ». [renvoi à la cantate BWV 72, BGA. XVIII, page 69].
SCHUMACHER : «…l’arioso avec récitatif allie savamment dans la poésie et la composition, thèse (arioso) et arguments contraires (récitatif) ».


3] ARIE ALT. BWV 169/3
GOTT SOLL ALLEIN MEIN HERZE HABEN, / ICH FIND IN IHM DAS HÖCHSTE GUT. | ER LIEBT MICH IN DER BÖSEN ZEIT / UND WILL MICH IN DER SELIGKEIT / MIT GÜTERN SEINES HAUSES LABEN.

Que Dieu seul ait mon cœur, / c’est en lui que je trouve le bien suprême. / Il m’aime dans les temps difficiles / et veut me délecter dans la félicité / des biens de sa demeure.

Ré majeur (D Dur), 80 mesures, C
BG. Jg. XXXIII. Pages 181 à 185 | ARIE. | Alto. | Organo obligato e Continuo. Da capo.
NEUMANN. Mouvement en trio. Orgue obligé, Alto et Basse continue. Da capo.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 433] : « aria avec emploi d’un orgue obligé, sans autre instrument (à part le continuo), chargé d’un jeu animé, en virtuosité ».
BOMBA : «…le mouvement n°3 combine partie chantée et orgue obligé. Il débute par les mêmes paroles que l’arioso qui le précède [2], entre les lignes répétant comme une devise « Gott soll allein mein Herze haben »… l’air semble reprendre le motif introduisant l’ariosos, mais il a un caractère virtuose et affirmatif. L’absence de partie séparée pour l’orgue semble indiquer que Bach lui-même a joué l’orgue obligé d’après la partition, faisant ainsi preuve à Leipzig également de ses exceptionnelles qualité d’exécutant ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…Repartant sur les premières notes du refrain, Gott soll allein, du récitatif précédant, une vive ritournelle de l’orgue et du continuo introduit cet air à da capo. Une grande sérénité marque la mélodie vocale… tandis que l’orgue continue ses broderies traduisant la confiance, le bonheur et la légèreté d’âme du chrétien…» 
HOFMANN : «…première aria qui, comme l’arioso introductif, commence par les mots « Gott soll allein mein Herze haben » présente le texte, sans mener à une conclusion, en relation avec une partie d’orgue dont la virtuosité est poussée à l’extrême…»
KING : «…aria conçue uniquement pour voix, basse continue et orgue solo auquel est confiée une partie pour la main droite singulièrement vive…»
MACIA : «…Le mouvement … commence à nouveau par le même vers, puis insiste sur l’amour de Dieu pour l’homme. On y retrouve l’orgue concertant avec un simple continuo ; il s’agit d’une musique originale, sur un tempo rapide, où l’instrument à tuyaux se voit doter d’une partie brillante symbolisant par ses arabesques, le cœur débordant d’amour du chrétien…»
PIRRO [LEsthétique de Jean-Sébastien Bach – La traduction du texte, page 279] : «…Comme le dit excellemment M. Arnold Schering, « chaque fois qu’une situation atteint le plus haut point, que ce soit dans la douleur ou dans la joie calme, Bach a recours à la voix d’alto et obtient des effets saisissants. C’est la voix qui pousse avec le plus d’insistance l’appel à la pitié, ses tons sombres exprimant avec le plus de vérité les défaillances humaines, les airs les plus passionnés, les plus pénétrants, sont écrit pour elle ». Renvois à l’Agnus Dei de la Messe en si, le Magnificat, les cantates BWV 116, 161…]
SCHUMACHER : «… l’air qui constitue avec l’arioso [2] le cœur de la cantate, ne met en jeu que l’orgue et le continuo, l’orgue symbolisant, ses tuyaux en faisant un instrument à vent, le cœur débordant d’amour, le continuo le fondement. D’une grande virtuosité, la partie d’orgue produit au commencement l’effet d’une libre inversion du thème de l’arioso, mais elle est en soi indépendante ».


4] REZITATIV ALT. BWV 169/4
WAS IST DIE LIEBE GOTTES ? / DES GEISTES RUH, / DER SINNEN LUSTGENIEß, / DER SEELE PARADIES. / SIE SCHLIEßT DIE HÖLLE ZU, / DEN HIMMEL ABER AUF; / SIE IST ELIAS WAGEN, / DA WERDEN WIR IM HIMMEL NAUF / IN ABRAHAMS SCHOß GETRAGEN.

Qu’est-ce que l’amour de Dieu ? / La paix de l’esprit, / la jouissance des sens, / le paradis de l’âme. / Il verrouille l’enfer / mais ouvre le ciel ; / Il est le char d’Elie / sur lequel nous serons portés au ciel / jusqu’au sein d’Abraham.

2 Rois 2, 11 [PBJ. 476] : « Or, comme ils marchaient en conversant, voici qu’un char de feu et des chevaux de feu se moirent entre eux et Élie monta au ciel dans le tourbillon…»
Luc 16, 22 [PBJ. 1567] : « Or le pauvre [Lazare] mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham…»
L’évocation « classique » du « char d’Élie » se trouve également dans les cantates BWV 19/3, 6 et 7 et BWV 149/3.

Sol majeur (G Dur) → fis, 10 mesures, C
BGA. Jg. XXXIII. Page 185 | RECITATIV. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Récitatif secco. Alto et continuo.

BOMBA : «…récitatif en forme de prêche dont la basse fondamentale descend dans les graves de façon tout à fait perceptible…»
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…le dernier vers « In Abrahams Schoß getragen » est tirée de la troisième strophe du choral Herzlich lieb hab’ich dich, o Herr, de Martin Schalling, que Bach a utilisé dans les cantates BWV 19, 149 et 174 ; ainsi que comme choral final dans la Passion selon saint Jean ».
PIRRO [LEsthétique de Jean-Sébastien Bach - La formation des motifs, pages 51/52] : «…C’est encore par des motifs tirés de l’arpège de l’accord parfait que Bach exprime le bonheur calme, la guérison, la consolation, la jouissance [+ Exemple musical sur les mots « der Sinnen Lust… » (BG. XXXIII, page 185). Renvois aux cantates BWV 17/4 (BG II. page 218) - BWV 138/4 (BG. XXVIII, page 210) - - BWV 133/2 (BG. XXVIII, page 67) - BWV 153 (BG. XXXII, page 52).


5] ARIA ALT. BWV 169/5
STIRB IN MIR, / WELT UND ALLE DEINE LIEBE, / DAß DIE BRUST / SICH AUF ERDEN FÜR UND FÜR / IN DER LIEBE GOTTES ÜBE; / STIRB IN MIR, / HOFFART, REICHTUM, AUGENLUST, / IHR VERWORFNEN FLEISCHESTRIEBE !

Meurs en moi, / Monde et tous tes amours / Pour que mon cœur / Puisse s’exercer incessamment / A l’amour de Dieu sur cette terre; / Mourrez en moi, / Orgueil, richesse, plaisir des yeux, / Et vous infâmes désirs charnels !

Paraphrase des versets 15 et 16 de la Première Épître de Jean [PBJ. 1790] : « N’aimez ni le monde ni rien de ce qui est dans le monde »… car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la richesse…» Source : Alfred Dürr.

Si mineur (h moll), 45 mesures, 12/8
BGA. Jg. XXXIII. Pages 186 à 191 | ARIE. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Alto. | Organo obligato e Continuo.
NEUMANN. Cordes et orgue obligé. Basse continue et Alto. Renvoi au concerto BWV 1053/2.

BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 274] : « rythme de sicilienne… comme dans les cantates BWV 19/5, 29/5, 35/2, 51/3, 62/2, 68/1, 87/6, 100/3, 101/6, 107/7, 115/2 et 122/4 ». [volume 2, page 433] : « second mouvement du concerto BWV 1053 donne naissance à l’aria n° 5, avec orgue obligé et cordes, au contenu dolent et funèbre, mais qui, par l’adoption d’un rythme de danse aussi souple et aussi insinuant, rend bien l’esprit du texte, inspiré de la première Épître de Jean 2, 15 et 16…»
BOMBA : «…Dans l’air n° 5, Bach fait entrer la voix d’alto en même temps que l’orgue sur le texte « Stirb in mir -meurs en moi », transformant ainsi le caractère léger de sicilienne qui est celui du concerto en un chant funèbre émouvant ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…La musique de cet air profondément émouvant provient du même original perdu que la sinfonia introductive de la cantate…»
GARDINER : «…Bach ajoute une partie vocale flambant neuve au siciliano préexistant pour cordes [BWV 1053/2]…»
GEIRINGER [Jean-Sébastien Bach, page 175] : «…le mouvement lent [2] du concerto BWV 1053… il a fallu beaucoup d’habileté pour insérer la partie vocal dans une composition instrumentale…»
HIRSCH : Mélisme, à quatre reprises, sur le mot « Welt ».
HOFMANN : «…péroraison pleine de nostalgie pour tout ce qui est terrestre et est l’une des œuvres les plus expressives provenant de la plume de Bach… Le mouvement a lui aussi [comme 1] pour origine un concerto instrumental disparu que nous ne connaissons plus que dans sa version ultérieure pour clavecin…»
MACIA : «…on retrouve l’orgue concertant et les cordes. La voix se superpose aux solos de l’orgue entre les tutti des cordes, ce qui donne une couleur véritablement mystique à la musique…»
PIRRO [J.-S. Bach, pages 140/141] : «…le deuxième air est un merveilleux arrangement de Siciliano du concerto en mi majeur : l’alto noue à la mélodie de l’orgue une nouvelle mélodie, d’expression très caractéristique…»
[L’Esthétique de Jean-Sébastien - La musique instrumentale, page 354] : «…Le balancement de la basse continue, l’ampleur de cadence du chant, donnent à cette musique un charme obsédant. Elle agit comme par incantation, et s’empare peu à peu de l’esprit. De ce murmure uniforme naît une rêverie délicieuse qu’entretient la caresse des harmonies troubles, et que renouvelle sans l’interrompre, la surprise de modulations audacieuses. Dans la torpeur de la volonté, que la monotonie du rythme assoupit, les progressions lyriques du discours musical prennent une étrange force. Tandis que le texte annonce l’anéantissement, dans l’âme, de l’amour du monde, et l’exaltation de l’amour de Dieu, la musique traduit par de profonds symboles, la somnolence du renoncement, et l’éveil à la vie spirituelle. D’une part, le compositeur prétend décrire l’agonie des joies vaines, de l’autre, il publie l’hymne de la sagesse mystique, victorieuse du désir… En cette musique fervente, le présage de l’extase divine et le souvenir des séductions terrestres se confondent…»
ROMIJN : «…le second mouvement du concerto BWV 1053 réapparaît dans l’aria…où Bach réussit le tour de force de créer, entrelacée avec la partie d’orgue déjà existante, une nouvelle ligne mélodique d’une grande puissance expressive…»
SCHUMACHER : «…air basé sur le second mouvement du concerto de clavecin. Partie vocal et orgue ont part égale au mouvement concertant, le caractère instrumentale de la mélodie conférant à la voix une expression d’une subtile délicatesse ».
SCHWEITZER [J.-S. Bach | Le musicien-poète, pages 190/191] : « L’air est surajouté au Siciliano d’un concerto pour clavecin, dont l’allégro figure comme introduction de cette même cantate. C’est un arrangement admirable ; le chant se modèle comme par enchantement sur les fins contours du Siciliano ; mais ce n’est qu’un arrangement ».
WOLFF : « aria avec orgue obligé dans le style d’une sicilienne…»


6] REZITATIV ALT. BWV 169/6
DOCH MEINT ES AUCH DABEI / MIT EUREM NÄCHSTEN TREU ! / DENN SO STEHT IN DER SCHRIFT GESCHRIEBEN : / DU SOLLST GOTT UND DEN NÄCHSTEN LIEBEN.

Montrez cependant aussi loyauté / vis-à-vis de vos prochains ! / Car il est écrit dans la Bible: / tu aimeras Dieu et ton prochain.

Ré majeur (D Dur) → La majeur (A Dur), 5 mesures, C
BGA. Jg; XXXIII. Page 191 | RECITATIV. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Récitatif secco. Alto.

BRAATZ [Provenance / BCW / 6 octobre 2002] : «…La seule connexion avec la lecture de l’évangile (Matthieu 22, 34 à 46) pour ce dimanche est dans ce mouvement 6, où est évoqué la relation entre l’amour de Dieu et l’amour du prochain…»


7] CHORAL. BWV 169/7
DU SÜßE LIEBE, SCHENCK UNS DEINE GUNST, / LAß UNS EMPFINDEN DER LIEBE BRUNST, | DAß WIR UNS VON HERZEN EINANDER LIEBEN / UND IN FRIEDE AUF EINEM SINN BLEIBEN. | KYRIE ELEISON [NBG ou l‘altération : Eleis].

Ô doux amour, accorde-nous tes faveurs, / fais-nous ressentir l’ardeur de l’amour / afin que nous nous aimions les uns les autres de tout cœur / et restions animés de sentiments paisibles. Kyrie eleison.

Troisième strophe du cantique „Nun bitten wir den Heiligen Geist“ de Martin Luther (1524).
La mélodie est aussi dans la cantate BWV 197/5.
La majeur (A Dur), 15 mesures, C
BGA. Jg. XXXIII. Page 192 | CHORAL. | Soprano. / Oboe I, II., Violino I. col Soprano. | Alto. / Violino II. coll‘ Alto. | Tenore. / Taille, Viola col Tenore. | Basso. Continuo.
NEUMANN. Simple choral harmonisé. Mélodie „Nun bitten wir den heiligen Geist“. Chœur, hautbois I, II, Oboe da caccia, cordes et B.c.

BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 291] : « Choral harmonisé de type I sur mélodie de choral (MDC) 074 ». [Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, page 263] : « Mélodie de Johann Walter (1524). Le choral simplement harmonisé avec instruments colla parte se termine par un archaïque Kyrie eleison ». CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…les quatre voix sont doublées par les cordes… c’est le ténor qui se voit soutenu par la taille de hautbois ».


BIBLIOGRAPHIE BWV 169

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BRAATZ, Thomas : « Provenance » : 6 octobre 2002.
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MINCHAM, Julian: The Cantatas of Johann Sebastian Bach, chapitre 28. 2010.
ORON, Aryeh : Discussion 1] 29 septembre 2002 - 2] 6 janvier 2008 – Prévision : 6 mai 2012.

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Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005


DISCOGRAPHIE BWV 169

BACH CANTATAS WEBSITE : Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements. 24/25 références (août 2002 - mai 2011) + 15 mouvements individuels (août 2002 – octobre 2010).
Exemples musicaux. Aryeh Oron (avril 2003 – janvier 2005).

7] BARSHAI, Rudolf. Moskauer Staatschor. Moscow Chamber Orchestra. Alto : Zara Dolukhanova. Vers 1970. Durée : 26‘23
Disque Melodiya (URSS)
8] DALLMANN. Chor der Lutherkirche Heidelberg. Heidelberg Kammerorchester. Alto : Ingeborg Müller-Ney1972
Disque Da Camera DAC 94034. Avec la cantate BWV 170
12] DOESELAAR. J. van Nes. Chor Amsterdam. Amsterdam Bach Soloists. Juin 1988. CD Vanguard Classics. Durée: 25’
Avec les cantates BWV 54 et 200
20 ] GARDINER (volume 9) . Monteverdi Choir. English Baroque Orchestra. Contralto : Nathalie Stuzmann. Bach Cantata Pilgrimage.
Thomaskirche, Leipzig, Live, 22 octobre 2000. Durée : 23‘39
CD Soli Deo Gloria ( SDG) 159. Distribution en France en octobre 2009.
Avec les cantates 148, 114, 47, 96, 116, motet BWV 226 et choral BWV 668
17] GÜTTLER, Ludwig. Virtuosi Saxoniae. Dresde, Lukaskirche, novembre 1998. Alto : Elisabeth Wilke. Durée : 25’01
CD Bach made in Germany. Volume V/3 Berlin Classics 0017242 BC. Avec les cantates BWV 51, 54 et 82 (pour Basse)
15] HAENCHEN. J. Kowalski. RIAS Kammerchor. Kammerorchester Carl. Philipp Emmanuel Bach. Contre-ténor : Jochen Kowalski .
Berlin, mai 1994. Durée : 24’04
CD Berlin Classics 1995. Avec les cantates BWV 35 et 49
11] HARNONCOURT (volume 39). Concentus Musicus Wien. Tölzer Knaben Chor. Alto : Paul Esswood. Durée : 22’34
Disque Teldec 6.35658-00-503 SKW 39/1-2 Das Kantatenwerk, volume 39. 1987
CD Teldec 4509-91763 2. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas, volume 9. 1987. Coffret de six CD. Cantates BWV 167 à 182
CD Teldec 2292-42634-2. Das Alte Werk. Complete Cantatas, volume 39. 1987
Reprise Bach 2000. Teldec, volume 4. Coffret de 15 CD Teldec. Sept. 1999. Avec les cantates BWV 150-159. BWV 161 à 188.
BWV 192 et 194 à 199
Reprise CD Warner Classics 8573 81160-5. Intégrale en CD séparés, volume 50. 2007. Avec les cantates BWV 167 et 168
1] HELLMANN. Lott Wolf-Matthäus. Kammerorchester & Kurrende der Christuskirche Mainz..Alto : Lottr Wolff-Matthäus.
Mars 1960. Disque (mono). Cantate Bach Studio 641.202. Avec la cantate BWV 157
Reprise Disque SDG 610105. Avec la cantate BWV 157
2] HORST, Anthon van der. Aafje Heynis (Contre-alto). Nederlands Kamerorchester. Contralto : Aafje Heynis. 1960. Durée: 29’46
Disques (deux tirages) Philips 836.910. Avec la cantate BWV 170
3] JANIGRO. I Solisti di Zagreb. Contralto : Maureen Forrester. Vienne, juin 1964
Disque Vanguard. Durée : 24’32
Disque (Amadeus) AMA 12103 et nouveau tirage en CD (1997) Vanguard Classics STE 70670 (USA). Avec les cantates BWV 54 et 53
17] KANGAS, Juha. Ostrobothnian Chamber Orchestra. Mezzo-soprano : Monika Groop. Juin 1998. Durée : 23’48
CD Finlandia. 1999. Avec la cantate BWV 35 et 170
13] KING, Robert. The King’s Consort. James Bowman. Oxford, 5-7 septembre 1988. Durée : 24’15
CD Hyperion/ Harmonia Mundi CDA 66326. 1989-1990. Avec les cantates BWV 54 et 170
Reprise CD Hyperion. Helios CDN 6631 22. 2008. Avec les cantates BWV 54 et 170
Nouvelle reprise CD Hyperion CDH 55312. 2008. Avec les cantates BWV 54 et 170
21] KOOPMAN (volume 17). Amsterdam baroque Orchestra & Choir. Alto : Bogna Bartosz. Waalse Kerk. Amsterdam (NL), Mvt. 1 :
Septembre et octobre. 2002. Mvts. 2 à 7 : octobre et novembre 2002. Durée : 23’55
CD Antoine Marchand CC 72217. 2005. Avec les cantates BWV 32, 58 et 84
Reprise sous le titre « Solo Cantatas for Alto and Tenor ». Cantates BWV 170, 54, 55, 200.
CD Antoine Marchand Challenge Classics 72282. 2008.
19] LEUSINK. S. Buwalda. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Alto : Sytse Buwalda. Église Saint-Nicolas. Elburg (NL).
Octobre – novembre 1999. Durée : 23’31
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Bach Edition. Volume 9 – cantates, volume 4.
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics III – 93102 17/63. Avec les cantates BWV 149, 69, 169
Cette réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une édition „augmentée“ : 157 CD comprenant la Passion selon Saint-Marc, les partitions et
2 DVD proposant les Passions de saint Jean et de saint Matthieu.
25] DVD LUTZ, Rudolf. Vokalensemble der Schola Seconda Pratica / Schola Seconda Pratica. Alto : Claude Eichenberger.
Église évangélique de Trogen (CH). DVD Live, 19 septembre 2008
Coffret Gallus Media. A 493. Bach Anthologie 2008. J.S. Bach Stiftung. St. Gallen. Zurich 2009
5] MENUHIN. Bath Festival Orchestra. Mezzo-soprano : Janet Baker. Londres, juillet 1966
Disque EMI Classics EMI C 053-00318. Avec la cantate BWV 82
Report en coffret de deux CD EMI Classics 5 74294 2. 2001. „ JS. Bach (Arias) & Haendel
24] MÜLLEJANS, Petra. Freibürger Barockorchester. Svocal Consort Berlin. oprano: Bernada Fink. Berlin, avril 2008
CD Harmonia Mundi HMC 902016. 2009. Avec les cantates BWV 35 et BWV 170
22] MÜLLER-BRÜHL. Cologne Bach Choir. Cologne Chamber Orchestra. Mezzo-soprano : Marianne Beate Keiland.
Cologne (D), octobre et novembre 2004. Durée : 22’23
CD Naxos 8.557621. 2005. Avec les cantates BWV 170, 53, 54 et 200
16] MYSINSKI. J. Rappé. Concerto Avenna. Contralto : Jadwiga Rappé. Live, mai 1995. Varsovie ? Durée : 22’50
CD Accord 2001. Avec les cantates BWV 35 et des extraits des cantates BWV 54 et 170
?] OLTMAN, Dwight. Baldwin-Wallace Concert Choir. Festival Chamber Orchestra. Alto : avril ? 1981. Berea. Ohio (USA)
Cassette Baldwin-Wallace College Conservatory of Music. En concert.
9] PAILLARD. Orchestre de chambre J.-F. Paillard. Alto : Birgit Finnila. Suisse. Novembre 1977. Durée : 25’05
Erato 71161. Avec les cantates BWV 54 et 53
10] RILLING. C. Watkinson. Gächinger Kantorei Stuttgart. Württembergisches Kammerorchester Heilbronn. Juin 1983. Durée: 23’36
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. 98736. 1983. Avec la cantate BWV 56
CD. Die Bach Kantate (volume 53). Hänssler Classic. Laudate
CD. Hänssler edition bachakademie (volume 51). Hänssler-Verlag 92.051. 2000
4] RISTENPART, Karl. Orchestre de chambre de la Sarre. Ensemble vocal Yves Rudelle. Contralto : Eva Bornemann. Saarlouis (D),
1er octobre 1965. Durée : 25’30
Disque Club français du disque n° 373. 1966. Disque Nonesuch (USA) H-7142. Avec la cantate BWV 56
Report en coffret de deux CD Accord 476951. 2005. Avec les cantates BWV 212, 82, 140, 56 et 211
6] SANDOR. Chamber Choir of the Liszt Academy. Liszt Chamber Orchestra. Alto : Julia Hamari. Durée : 28’06
Hungaroton SHLX 90044. Disques : deux tirages. 1966-1968. Avec la cantate BWV 161
12] SCHUURMAN, Barend. Choir of the Laurenscantorij Rotterdam. Amsterdam Bach Soloists. Mezzo-soprano : Jard van Nes.
Papendrecht (NL), juin 1988. Durée : 25’. Avec les cantates 54, 200 et 53
CD Vanguard Classics 99005
23] SUZUKI (volume 37). Bach Collegium Japan. Alto : Robin Blaze. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan. Septembre 2006
Durée : 23’03. CD BIS-SACD 1621. 11/2007. Avec les cantates BWV35, 170 et 200
14] VIDELA, Mario. Academia Bach de Buenos Aires. GCC (Grupo de Canto Coral. Mezzo-soprano : Bernarda Fink. Buenos Aires
(Argentine). 1989. DVD Ed. Institutional. Avec une introduction. Durée totale : 35’57. Avec des motets de Vivaldi.


MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 169

M-1. Mvt. 2] E. Van Beinum. Concertgebouw Orchestra Amsterdam. été 1940.
Disque et reprise en coffret Philips de 10 CD, „Dutch Masters“.
M-2. Mvt. 1] Winschermann. Deutsche Bachsolisten. Décembre 1968. Disque Philips „13 Sacred Cantatas & 13 Sinfonias“.
Reprise en coffret de cinq CD Philips 454 346 – 2. 1996.
M-3. Mvt. 1] Hans-Joachim Rotzsch. Gewandhausorchester Leipzig. Edward Power Biggs. Juin 1975. Disque Eterna (ex RDA).
Reprise CD Sony Classical « Essential Classics ». 1997.
M-4. Mvt. 1.] Jean-François Paillard. Orch. de chambre Jean-François Paillard. Mai 1977. Disque Erato « Les Sinfonie de cantates
pour orgue (Marie-Claire Alain).
M-5. Mvt. 1] Paul Shure. Parkening. Los Angeles Chamber orchestra. Adaptation pour guitare. CD EMI Classics 1985.
M-6. Mvt 1, 3 ?] Elisabeth Wallfisch. Orchestra of the Age of Enlightenment. 10 au 12 juin 1995. CD Virgin Classics 45190 (Concerto
BWV 1053 et extrait cantate BWV 47.
M-7. Mvt. 1] Güttler. Virtuosi Saxoniae. Reconstruction d’après le concerto BWV 1053. CD Dresden Classics, novembre 1998
M-8] Mvt. 7] Matt, Nicol. Nordic Chamber Choir. Freiburger Barockorchester. CD Brilliant Classics / Bayer Records.
Bach Edition Volume 17 – Vocal Works Vol. II. Juin 1999.
Reprise Bach Edition 2006. Chorals. Chamber Choir of Europe. CD Brilliant Classics. 93102/28-134
M-9. Mvt. 1] Rainer Kussmaul. Berliner Barock Solisten. Reconstruction à partir du concerto BWV 1053. Berlin, décembre 2000.
Deux tirages en CD : Koch Classics /Schwann 3-1491 et DGG (+ œuvre de Telemann).
M-10. Mvt. 3] Konstanze Beyer,. Leipziger Barockorchester. Leipzig, juillet 2002. Coffret de deux CD Bach-Archiv Leipzig.
M-11. Mvt. 5] Konstanze Beyer,. Leipziger Barockorchester. Leipzig, juillet 2002. Coffret de deux CD Bach-Archiv Leipzig.
M-12. Mvt. 1] Joan Lippincott. Arrangement pour orgue (Sinfonia by J.S. Bach). 2001.CD Gothic 49130 (USA).
M-13. Mvt.1] Hans-Christoph Rademann. Akademie für Alte Musik Berlin. Concert, 3 octobre 2008. DVD Medici Arts 2057408.
M-14. Mvt. 1] Sergio Azzolini. Kammerakademie Postdam. Reprise de BWV 1053. 2008. CD Sony Classical 2009.
M-15. Mvt. 1, 3] Alexei Ogrintchouk. Swedish Chamber Orchestra. 2010. CD BIS SACD 1769. 2010.


C. Role. Juin 2011

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Last update: July 10, 2011 19:30:00