AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama « espéré »
inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach.
Outre les quelques interventions « CR »
identifiées par des crochets [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a
indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= La majeur →
(a moll) = la mineur
(B)
= Si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société
Bach (Leipzig, 1851-1899). J.
S. Bach Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= Ut majeur →
(c moll) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur →
(d moll) = ré mineur
(E)
= Mi →
(Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= Fa
(G)
= Sol majeur→
(g moll) = sol
mineur
GB
= Grande-Bretagne = Angleterre
(H)
= Si →
(h moll) = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition originale autographe
Ost.
= Original Stimmen – Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques désignent un affect particulier ou un
« accident remarquable.
DATATION BWV 169
Leipzig,
dimanche 20 octobre 1726.
BRAATZ
[Provenance / BCW / 6 octobre 2002] : « La datation
se base sur le filigrane et le fait que Johann Heinrich Bach est le
principal copiste [de la partition]. Alfred Dürr a assigné
cette cantate au troisième cycle annuel (1726) à
Leipzig. La seule date possible pour cette année aurait été
le 20 octobre ».
DÜRR.
Chronologie 1726 : BWV 27 (6 octobre). BWV 47 (13 octobre). *BWV 169
(20 octobre). BWV 56 (27 octobre). BWV 49 (3 novembre). BWV 98 (10
novembre).
HIRSCH
: Classement CN 159 (Die chronologisch Nummer = Numérotation
chronologique). III.
Jahrgang. Fragment d’un cycle incomplet de cantates de Leipzig
dans une période allant du 2 décembre 1725 au 24
novembre 1726.
PIRRO
: Les cantates après 1727 que l‘on peut dater sans doute
de 1731 et de 1732.
SCHMIEDER
: Leipzig, 1731 ou 1732.
SCHWEITZER
: Les cantates de 1728 à 1734.
SOURCES
BWV 169
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Mus.
Ms. Bach P 93M. Staatsbibliothek
Berlin zu Berlin Preußicher Kulturbesitz. Anciennement
à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis
Berlin-Dahlem
(Berlin-Ouest).
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 1, page
39] : « L’autographe de cette cantate fit partie de
l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le
catalogue fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb
Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss
des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl
Philipp Emanuel Bach ».
La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach
comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales
et instrumentales ».
BGA.
(Franz Wüllner, 1887) signale les sources suivantes : La
partition autographe, les parties séparées originales
et un copie de la partition, toutes trois à la Königlichen
Bibliothek in Berlin. Une seconde copie de la partition est conservée
à la bibliothèque de la Singakademie Berlin.
Couverture
bleue avec titre autographe : « Dominica
18 Post Trinit. | Gott soll allein mein Hertze haben. | à |
Alto Solo | è 3 Voci Ripieni | Organo obligato 2 Hautbois |
Taille 2 Violini | Viola e Continuo | di Joh. Sebast. Bach ».
En
première page intérieure : « J.J.
Doîca 18 post Trinit. Concerto a 3 Hautbois. 2 Violini,
Viola ».
BRAATZ
[Provenance / BCW / 6 octobre 2002] : « L’autographe
de la partition (avec le set des parties originales, bien qu’il
apparaisse qu’elles en furent un temps séparées)
est à la BB (Staatsbibliothek de Berlin). Il y a peu de chose
de certain à propos de son parcours. En principe les cantates
du troisième cycle annuel (qui a été déterminé
par Alfred Dürr) aurait du revenir à C. P. E Bach au
moment de la répartition [de l’héritage de J.-S.
Bach] et seulement les « doublets » qui durent
aller à Johann Christian Bach. D’après le
catalogue des œuvres ayant appartenues à C.P.E Bach, il
n’est pas évident que les « Stimmen »
(les parties) mentionnées correspondent au set des parties
séparées originales ou aux « doublets ».
La partition n’y est pas mentionnée. Il y a quelques
indices que la partition est pu être en possession de C. P. E
Bach peu de temps avant qu’elle ne se retrouve à la
Singakademie de Berlin où elle fut mis en vente en même
temps que le set des parties séparées. Elle fut acquise
par la BB (Staatsbibliothek de Berlin) en 1855. Le filigrane est un
calice avec, en capitales, les lettres « SW »
en double ligne et au-dessus, un croix. Le titre de l’autographe
est : « Dominica
18 post Trinit. | Gott soll allein mein Hertze haben. | à |
Alto Solo è | 3 Voci Ripieni (puis
ajouté d’une encre légèrement marron)
Organo obligato
(retour à nouveau à l’encre noire du début
qui a été corrigée) Hautbois
| Taille | 2 Violini | Viola | e | Continuo | di | Joh: Sebast:
Bach ».
Notez que Bach désigne cette cantate comme un « Concerto,
quoiqu’il s’agisse d’une cantate pour solo…
A la fin du choral [6] Bach écrit : « Fine
| SDG. ».
HERZ :
filigranes au calice + les lettres SW
et un autre à la « Tête couronnée »
entre deux branches (de lauriers) avec en dessous « ICF ».
SCHMIEDER :
Huit feuilles (16 pages de musique) in 4°. Autographe de Bach
avec des annotations de la main de Zelter (Carl Friedrich von (1758 -
1832), membre de la Singakademie de Berlin).
.
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Mus.
Ms. Bach St 38 M.
Staatsbibliothek Berlin zu Berlin Preußicher Kulturbesitz.
Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt)
puis
Berlin-Dahlem.
SCHMIEDER :
14 parties avec autographes de Bach.
BGA.
(Franz Wüllner, 1887). A la couverture titre de la main de Ph.
Em. Bach. C.P.E. Bach écrit « Herze »
et non pas « Hertze ».
BRAATZ
[Provenance / BCW / 6 octobre 2002] : « Elles furent
copiées en majeure partie par Johann Heinrich Bach et la
participation de quelques copistes demeurés anonymes. Bach en
compléta une avec la basse figurée du continuo (les
autres sans la basse figurée). Il effectua des corrections,
ajouta des trilles, mais bien des choses paraissent avoir été
effectuées hâtivement car de nombreuses erreurs n’ont
pas été corrigées. Il apparaît aussi que
Johann Heinrich Bach commença de copier d’après
les pages de la partition, en hâte, avant que J.-S. Bach n’ait
fini entièrement de composer la cantate ou d’en
transposer deux des mouvements. Dans le set des parties séparées
originales, ne manque seulement que la partie d’orgue obligé.
Mais il existe un sérieux doute qu’une telle partie ait
existé, comme dans d’autre cantates du même cycle
annuel (BWV 35, 47, 49 et 170) où ne se trouve pas non plus de
partie séparée d’orgue…»
COPIES
XVIIIe
SIECLE = ABSCHRIFTEN
18
Jh.
P
(Am 33).
Berlin. Deutsche Staatsbibliothek Anciennement Amalienbibliothek,
puis Tübingen Universitätvibliothek et Berlin-Dahlem.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
(BG)
BGA.
Jg. XXXIII (33e
année). Pages
169 à 192. Préface de Franz Wüllner, 1887.
Cantates
BWV 161 à 170.
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I/ BAND 24. KANTATEN ZUM 18 UND 19 SONNTAG NACH TRINITATIS
Bärenreiter
Verlag BA 5074. 1990. Matthias Wendt. 6
fac-similés.
BWV
169. Pages 61 à 104. Bl, 4r der autographen Partitur.
Staatsbibliothek
Preußicher Kulturbesitz Berlin West. Mus. Ms. Bach P
93M.
Satz 1,Takt 85 à 97.
Avec
les cantates BWV 96, 48, 5, 56 + Anhang 2.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA
5074 41. 1990. Matthias Wendt.
[La
partition de la BGA est dans le coffret Teldec / Harnoncourt,
volume 39. 1987].
AUTRES
ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics.| Bach | Bärenreiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 9 | TP 1289. 2007.
Serie
I. Band 24. Kantaten zum 18 und 19 Sonntag nach Trinitatis.
Herausgegeben
: Matthias Wendt. 2007.
Faksimile
: BWV 96, 169, 48, 5, 56.
BWV
169. Pages 59 à 104. Bärenreiter-Verlag. Kassel. 1990.
Edition
Note.
Preface
I/23. Kantaten Serie I/ Band 23.
Preface
I/24. Kantaten Serie I/ Band 24.
BCW.
Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition PB 3019. Réduction chant et piano
(Raphael) = EB 7169.
Partition
du chœur (Chorstimmen) = ChB 1989. Révision Orchestre,
voix, orgue et clavecin par Max Seiffert = OB 2157.
2011
: Partition (24 pages) = PB 4669. Réduction chant et piano (24
pages) = EB 7169. Partition du chœur (2 pages) = ChB 4669.
Parties séparées : Orgue, Vl. I, Vl. II, Vla., Vcl.,
Vents = OB 4669.
CARUS
: Seule la partition CV 31.169 (Carus Verlag) est disponible en 2011.
KALMUS
STUDY SCORES. N° 850. Volume XLVI. New York 1968. Avec les
cantates BWV 170 à 172.
PÉRICOPE BWV 169
Dix-huitième
dimanche après la Trinité.
Épître :
1. Corinthiens 1, 4 à 9 [PBJ. 1689]. Préambule : « Je
ne cesse de rendre grâces à Dieu…»
Évangile :
Matthieu 22, 34 à 46 [PBJ. 1490 et 1491]. Le plus grand
commandement : « …tu
aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur…» :
Le Christ, fils et Seigneur de David..
EKG.
18. Sonntag nach Trinitatis.
Entrée :
1 Jean 4, 21 [PBJ. 1794] : « Voilà
le commandement que nous avons reçu de Lui
[Dieu] : « que
celui qui aime Dieu aime aussi son frère ».
Psaume
116 [PBJ. 911] : « J’aime
Yahvé, car il entend la voix de mes supplications…»
Lied
247 : « Herzlich
lieb hab ich dich, o Herr ».
Épître :
1. Corinthiens 1, 4 à 9 [PBJ. 1689].
Évangile :
Matthieu 22, 34 à 46 [PBJ. 1490 et 1491]. Le plus grand
commandement : « …tu
aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur…» :
Le Christ, fils et Seigneur de David..
Dans
le Missel romain, la lecture de l’Évangile de Matthieu
22, 34 à 46 [PBJ. 1490 et 1491] est faite le XVIIe
dimanche après la Pentecôte : le Christ a proclamé
un commandement nouveau : « Tu
aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton
âme, et de tout ton esprit…
et le second commandement : « Tu
aimeras ton prochain comme toi-même…»
[Pour
la même occurrence, voir la cantate BWV 96. Leipzig, 8 octobre
1724].
TEXTE BWV 169
Auteur
du livret demeuré anonyme. Pour le choral final [7], il s’agit
de Martin Luther.
[De
nombreuses variantes du texte par rapport aux livres de chant
utilisés aussi bien à Leipzig qu’à Dresde
(par exemple le Leipziger
Gesangbuch de
Gottfried Vopelio, 1682), sont signalés par Werner Neumann
[Sämtliche
von J. S. Bach vertonte Texte]
ainsi que dans l‘édition de la BGA., dans la partition
originale („OP“ = Original Partitur) et „Ost“,
(Originalstimmen = parties originales séparées)].
LYON,
James : « Le cantique de Pentecôte Nun
bitten wir den Heilgen Geist
est un chant de louange…. la première strophe est du
XIIIe
siècle. En 1524, Luther ajoutera trois strophes. Le cantique
est publié en 1524 dans la collection de musique polyphonique
de Johann Walter (1496-1570)... Bach reprendra la forme mélodique
de Walter dans la cantate BWV 197/5 et le choral à quatre voix
BWV 385 ».
SCHNEIDER
[pages 46/47] : « Le
texte : Ce
choral, selon l’avis de Luther lui-même, prend racine
dans une ancienne strophe bien connue de l’Église
catholique et chantée par le peuple. Bien avant la Réformation
ce texte est répandu… Fait curieux : cette hymne
de Pentecôte, que l’on trouve pour la première
fois dans une prédication de Berchtold de Regensburg, n’était
pas réservée, à l’origine, à cette
seule fête… Dès 1542, on voit Luther incorporer
ce choral dans ses Begräbnislieder… »
[page
94. La mélodie] :
« Ce choral n’est pas, comme on l’a cru
longtemps d’origine grégorienne. Il a sa source dans une
ancienne hymne de Pentecôte, que l’on rencontre déjà
vers 1420, dans un psautier hussite [dans l’actuelle
Tchécoslovaquie]. Il rentre donc dans la série des
chants populaires allemands antérieurs à la Réforme.
Le morceau frappe à la fois par sa majesté et son
rythme robuste. Il est un des plus primesautiers de l’Enchiridien
de Luther ».
SCHUMACHER
: «…Texte
d’un librettiste inconnu… L’amour de Dieu et du
prochain constitue le thème de cette cantate…»
GÉNÉRALITÉS
BWV 169
BASSO
[Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 248] : «
Plus fréquent [que celui de « Cantate »]
est l’usage du mot « Concerto »
[dans le titre]… [tome 2, page 423] : « méditation
formulée à la première personne… trois
cantates pour contralto, BWV 170, 35 et 169 ».
[page
433] : « Cantate pour voix seule (contralto)
empruntant deux des sept mouvements qui la composent aux deux
premiers mouvements d’un concerto, peut-être pour
hautbois, écrit à Köthen et perdu dans sa version
originale, mais conservé dans une élaboration pour
clavecin et cordes (BWV 1053)…dont le troisième
mouvement figure dans la cantate BWV 49/1 ».
CROUCH
[BCW] : « Cette cantate fournit un bon exemple de la
possibilité pour Bach de réutiliser une œuvre
antérieure dans un contexte nouveau…»
HÄFNER
[Bj. 1975] : « Le cycle annuel de cantates de
Picander (première impression 1728, réimpression 1732)
doit être considéré comme le livre des textes
pour la musique d’église de Leipzig à partir de
la Saint-Jean 1728 jusqu’au quatrième dimanche après
la Trinité de 1729. Donc, ce cycle formait la base textuelle
du quatrième des cinq cycles de cantates de Bach. Les musiques
d’une soixantaine de cantates sont dans une large mesure
perdues. Ce qui a été gardé est juste suffisant
pour en faire soupçonner la gravité de la perte…»
SCHWEITZER
[J.- S. Bach | "Le musicien-poète",
pages 190/191] : « Comme il se trouvait que le
positif [de Saint-Thomas] avait des registre de première
beauté, Bach songea à l’employer comme orgue solo
et l’idée lui vint d’écrire des cantates
pour orgue obligé ; il prenait plaisir à conduire
l’orchestre, le chœur, l’orgue d’accompagnement
et les solistes tout ensemble, en tenant le rôle principal sur
son petit orgue. Et cependant, à les voir de près, ces
cantates -nous en possédons huit [Schweitzer n’en
propose en fait que sept] : les cantates BWV
188, 172, 35, 169, 49, 29 et 27] offrent moins d‘intérêt
que l‘on croirait au premier abord. C‘est en vain qu‘on
y cherche les beaux effets d‘orgue où se reconnaîtrait
le Bach des grands préludes; c‘est en vain qu‘on y
cherche des effets qui résulteraient d‘un contraste
entre l‘individualité de l‘orgue et de celle de
l‘orchestre : rien de tout cela. Ces cantates, et surtout les
grandes Sinfonies qui leur servent d‘ouverture, sont quelque
peu monotone; elles n‘ont ni le charme ni l‘intérêt
que présentent, par exemple, les concertos pour orchestre de
Haendel… La partie d‘orgue n‘est qu‘à
deux voix, ou plus certainement à une voix, puisque la basse
de l‘orgue marche toujours avec celle de l‘orchestre.
Somme toute, l‘orgue obligé ne remplit que le rôle
d‘une grande flûte au son puissant ».
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
tome II, page 448] : « Ce concerto [BWV 1053] a été
aussi utilisé dans tous ses mouvements par de la musique
religieuse. Les deux premiers furent inclus dans la cantate pour le
dix-huitième dimanche après la Trinité, du 23
septembre 1731 ou du 12 octobre 1732. Le premier mouvement transposé
en ré majeur et enrichi par l’ajout de trois hautbois
devint la sinfonia introductive de la cantate [BWV 169/1]. Le
mouvement vocal qui suit, un arioso à 3/8 est complété
par un récitatif à 4/4 (common time). Dans l’aria
suivante [3], ré majeur à 4/4, l’orgue obligé
revient ; c’est ici une parfaite nouvelle composition. Par
ailleurs, la seconde aria en si mineur [5] à 12/8, la
sicilienne du concerto est remodelé et étendu (il passe
de 37 mesures à 46), marqué du trait du génie.
La partie vocale débute ainsi [suit un exemple musical] et est
une nouvelle partie. [suit la note 492, en bas de page]. Un récitatif
et le choral du süße
Lieb schenck uns deine Gunst
(troisième strophe du cantique de Luther Nun
bitten wir den heiligen Geist)
concluent l’ouvrage. »
Note
492 : L’éditeur du concerto dans l’édition
de la BG. n’a pas su reconnaître la relation entre cette
aria [BWV 169/5] et la sicilienne [BWV 1053/2] du concerto. Après
examen il est aussi difficile de penser que la cantate a pu précéder
le concerto, ce dernier considéré comme plus tardif…»
DISTRIBUTION BWV 169
NEUMANN.
Alto,
Chor (nur Schlußchoral = seulement dans le choral final). Oboe
d’amore I, II, Oboe da caccia (Taille) ; konzertierende
Orgel ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER.
Solo : Alto. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe I, II, Taille
(Oboe da caccia), Viol. I, II; Vla.; Organo obligato.; Cont.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
409] : «…comme dans cinq autres cantates (BWV 146,170,
35, 27 et 49) l’orgue figure en tant qu’instrument
obligé ».
HARNONCOURT
: « Comme
dans tant d’œuvres instrumentales de Bach, on peut
également voir ici que dans le chœur des hautbois il
laissait à l’exécutant le choix de l’instrument,
qu’il n’en indiquait en tout cas pas le type. Ici
[enregistrement Teldec] les deux parties de hautbois doivent en
raison de leur étendue sonore être jouées sur des
hautbois d’amore : par « taille »,
Bach entendait probablement comme d’habitude un hautbois da
caccia en fa…»
MACIA
: «…Comme
dans deux autres cantates de 1726 (BWV 35 et 170), la voix d’alto
est la seule utilisée en soliste… Bach a adapté
dans la sinfonia d’ouverture le premier mouvement d’un
concerto ancien (et perdu) pour un instrument à vent
indéterminé, transcrit ici [dans la cantate BWV 169]
pour orgue, et qui deviendra ultérieurement le Concerto pour
clavecin BWV 1053…»
PIRRO
[J.-S.
Bach,
pages 140/141] : «…L’orgue
obligé paraît aussi dans un certain nombre de cantates
(vers 1731, 1732) avec les BWV 35, 27, 49, 169 et 170 »
WOLFF
: « A
l’accompagnement de corde du concerto, l’orchestre de la
cantate ajoute trois hautbois, deux hautbois alternant avec un
hautbois d’amour, plus une taille - hautbois ténor -».
APERÇU BWV 169
1]
SINFONIA. BWV 169/1
Ré
majeur (D Dur), 173 mesures, ¢
BGA.
Jg; XXXIII. Pages 169 à 178 | Cantate | für eine
Altstimme. | Oboe I. | Oboe II. | Taille. | Violino I. | Violino II.
| Viola. | Organo obligato e Continuo. Da capo.
NEUMANN.
Ensemble des instruments. Renvoi au Concerto BWV 1053/1. Partie
concertante pour orgue et orchestre. Forme da capo.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
433] : «…le premier morceau de BWV 1053 est utilisé
dans la sinfonia, avec orgue concertant et adjonction à
l’effectif instrumental d’un groupe de deux hautbois et
une taille (hautbois da caccia), généralement en
fonction de redoublement des cordes…»
BOMBA
: «…Dans
la sinfonia d’introduction qui remplace très bien un
chœur d’entrée, Bach ajoute à l’orgue
trois hautbois pour affiner encore le son…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
: «…Ce
n’est pas un morceau nouveau, mais très
vraisemblablement la reprise par le compositeur d’un premier
mouvement de concerto pour flûte ou pour hautbois parmi les
nombreux concertos écrits pour la cour de Coethen quelques
années auparavant et en grande partie disparus. Ce morceau
connaîtra un nouveau remploi, une dizaine d’années
plus tard dans le premier mouvement du Concerto en mi majeur BWV
1053… Ici… un brillant mouvement de concerto pour
orgue… en ré majeur, il établit un climat joyeux
avec lequel contrasteront vivement les trois premiers numéros
de la cantate, mais qui veut préfigurer la félicité
éternelle…»
GARDINER
: «…L’imposante
Sinfonia d’introduction, qui inclut trois nouvelles parties de
hautbois [par rapport au concerto BWV 1053] partiellement
indépendantes… L’écriture pour orgue
obligé est ici sensiblement plus assurée et
convaincante … que, par exemple dans la cantate BWV 170…»
GEIRINGER
[Bach
et sa famille,
page 324, note 1] : «…Le
premier mouvement du concerto en mi pour clavier fut transposé
en ré. Le solo confié à l’orgue
concertant, trois hautbois furent ajoutés et il apparaît
sous cette forme comme introduction à la cantate BWV 169.
KING
: «…La
Sinfonia [du concerto BWV 1053] que Bach a transcrit ici en ré
majeur, contient une importante partie obligée pour orgue
solo, de même que des parties pour cordes et pour trois
hautbois, montrant ainsi qu’il ne craignait pas d’incorporer
un long mouvement instrumental dans une cantate sacrée. Ayant
exigé pour l’accompagnement harmonique un instrument
indépendant en plus de l’orgue solo, Bach aurait sans
doute utilisé à cette fin un clavecin…»
MACIA
: «…Le
plus surprenant est que la sinfonia …ouvre une cantate
profondément spirituelle par sa thématique…»
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach –La musique instrumentale,
page 360] : «…La
cantate Gott
soll allein mein Herze haben
est précédée de la première partie du
concerto [BWV 1053/1]. Clair et allègre, et d‘une
harmonie apaisante, le prélude est d‘une parfaite unité
de sentiment avec les paroles de la cantate : „Dieu
seul doit posséder mon cœur“… cette
musique décidée s‘écoule comme un grand
fleuve, sans tumulte, et nous en comprenons encore mieux la
signification quand l‘alto chante :
„Dieu est la source bouillonante où je puise ce qui peut
toujours me rafraîchir complètement et véritablement
».
SCHUMACHER
: «…Le
premier mouvement du concerto pour clavecin en mi majeur BWV 1053,
transposé en ré majeur avec, en plus, des parties de
hautbois à l’orchestre et l’orgue comme instrument
soliste, est devenue la sinfonia ».
2]
ARIOSO + REZITATIV ALT. BWV 169/2
GOTT
SOLL ALLEI N MEIN HERZE
HABEN.
| (mesure 17) ZWAR
MERK ICH AN DER WELT,
/ DIE
IHREN KOT
[R. Wustmann donne „Tand“]
UNSCHÄTZBAR HÄLT, / WEIL
SIE SO FREUNDLICH MIT MIR TUT, / SIE
WOLLTE GERN ALLEIN / DAS
LIEBSTE
MEINER SEELEN
SEIN. / DOCH
NEIN; GOTT
SOLL ALLEIN MEIN HERZE
HABEN :
/ ICH
FIND IN IHM DAS HÖCHSTE
GUT.
/ WIR
SEHEN ZWAR / AUF
ERDEN
HIER UND DAR / EIN
BÄCHLEIN
DER ZUFRIEDENHEIT,
/ DAS
VON DES HÖCHSTEN
GÜTE
QUILLET ; / GOTT
ABER IST DER QUELL,
MIT STRÖMEN
ANGEFÜLLET, / DA
SCHÖPF ICH, WAS MICH ALLEZEIT / KANN
SATTSAM UND WAHRAFTIG LABEN: / GOTT
SOLL ALLEIN MEIN HERZE
HABEN
Que
Dieu seul ait mon cœur ! / Certes je remarques bien que le
monde / qui accorde à sa fange une valeur inestimable / et qui
se fait si aimable / aimerait bien être / ce que mon âme
a de plus cher. / Mais non ! Que seul Dieu ait mon cœur ;
/ C’est en lui que je trouve le bien suprême. / Nous
voyons, certes, / sur la terre ça et là, / un ruisseau
de contentement / qui découle de la bonté du
Très-Haut ; / Mais Dieu en est la source des ondes, /
c’est là que je puise ce qui pourra en tous temps / me
rassasier et me délecter véritablement: / Que Dieu seul
ait mon cœur !
Ré
majeur (D Dur)
→ (fis), 55 mesures, 3/8
BGA.
Jg. XXXIII. Pages 179/180 | ARIOSO. | Alto. | Continuo.
NEUMANN.
Arioso (avec continuo) et récitatif secco à C) en
alternance. Alto.
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
: «…construction
composite opposant les passages en arioso à des passages en
récitatif secco.
A l’arioso sont dévolues les trois affirmations « Gott
soll allein mein Herze haben ».
DÜRR
: La phrase Gott
soll allein mein Herze haben à
trois reprises dans le texte de ce mouvement et que l‘on va
retrouver en tête du mouvement suivant [3]… ressemble à
une manière de refrain ou de prière intensifiée…
GARDINER
: «…le
premier arioso vocal avait tout pour séduire même les
piétistes les plus austères de Leipzig. Il s’ouvre
sur un motto
de la basse continue repris par l’alto solo et tenant lieu de
motif de rondo, encadrant l’extrapolation du livret anonyme de
l’Évangile… Dürr a suggéré que
Bach et son librettiste devaient avoir étroitement collaboré
pour la formulation même de ce motto,
d’où cette unité d’ensemble [du texte]…Son
climat de douce et insistante piété reposant sur
l’observation des deux commandements de Jésus offre un
contraste sévère et inoubliablement imposant dont Bach
assénait ces mêmes préceptes trois ans plus tôt
dans…la cantate BWV 77…»
HIRSCH
: „Gott
soll allein mein Herze haben“.
Ce texte est chanté à huit reprises.
LEMAÎTRE
: «…Le
texte de l’arioso d’alto, seule voix soliste de cette
cantate, dérive de la première partie de l’évangile
de ce dimanche (Matthieu 22, 37) [PBJ. 1490] : « Tu
aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur ».
MACIA
: «…La
voix répète à quatre reprises, telle une devise,
le premier vers « Gott
soll allein mein Herze
haben“
en intercalant des commentaires traités en récitatif
secco ».
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach - La formation des motifs,
page 111] : «…Bach dépeint ainsi le caractère
des choses qui s’écoulent rapidement. Le courant d’une
eau vive est figuré par une fluide succession de notes »
[interprétation du mot Ströme].
[Les
formes,
pages 297/298] : «…la
péroraison du récitatif… La conclusion du
récitatif où la voix et les instruments se déploient
avec complaisance, pour décrire un état durable de
l’âme, ou résumer une scène, en insistant
sur l’épisode le plus remarquable… Au début
de la cantate [BWV 169], les phrases d’arioso alternent avec
les phrases de récitatif. L’alto répète,
en manière de refrain : « Dieu
seul doit posséder
mon cœur ».
A chaque reprise, les deux premières mesures se reproduisent
sans changement. Bach veut ainsi affirmer la constance du sentiment
d’abandon à Dieu, et c’est l’unité
expressive qui détermine l’unité de l’œuvre,
à la fois libre comme une improvisation et coordonnée
comme un poème à forme fixe, mais sans contrainte
apparente ». [renvoi à la cantate BWV 72, BGA. XVIII,
page 69].
SCHUMACHER
: «…l’arioso
avec récitatif allie savamment dans la poésie et la
composition, thèse (arioso) et arguments contraires
(récitatif) ».
3]
ARIE ALT. BWV 169/3
GOTT
SOLL ALLEIN MEIN HERZE
HABEN, / ICH
FIND IN IHM DAS HÖCHSTE GUT.
| ER
LIEBT MICH IN DER BÖSEN ZEIT
/ UND
WILL MICH IN DER SELIGKEIT
/ MIT
GÜTERN
SEINES HAUSES
LABEN.
Que
Dieu seul ait mon cœur, / c’est en lui que je trouve le
bien suprême. / Il m’aime dans les temps difficiles / et
veut me délecter dans la félicité / des biens de
sa demeure.
Ré
majeur (D Dur), 80 mesures, C
BG.
Jg. XXXIII. Pages 181 à 185 | ARIE. | Alto. | Organo obligato
e Continuo. Da capo.
NEUMANN.
Mouvement en trio. Orgue obligé, Alto et Basse continue. Da
capo.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
433] : « aria avec emploi d’un orgue obligé, sans
autre instrument (à part le continuo), chargé d’un
jeu animé, en virtuosité ».
BOMBA
: «…le
mouvement n°3 combine partie chantée et orgue obligé.
Il débute par les mêmes paroles que l’arioso qui
le précède [2], entre les lignes répétant
comme une devise « Gott
soll allein mein Herze haben »…
l’air semble reprendre le motif introduisant l’ariosos,
mais il a un caractère virtuose et affirmatif. L’absence
de partie séparée pour l’orgue semble indiquer
que Bach lui-même a joué l’orgue obligé
d’après la partition, faisant ainsi preuve à
Leipzig également de ses exceptionnelles qualité
d’exécutant ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
: «…Repartant
sur les premières notes du refrain, Gott
soll allein, du
récitatif précédant, une vive ritournelle de
l’orgue et du continuo introduit cet air à da capo. Une
grande sérénité marque la mélodie vocale…
tandis que l’orgue continue ses broderies traduisant la
confiance, le bonheur et la légèreté d’âme
du chrétien…»
HOFMANN
: «…première
aria qui, comme l’arioso introductif, commence par les mots
« Gott soll
allein mein Herze haben »
présente le texte, sans mener à une conclusion, en
relation avec une partie d’orgue dont la virtuosité est
poussée à l’extrême…»
KING
: «…aria
conçue uniquement pour voix, basse continue et orgue solo
auquel est confiée une partie pour la main droite
singulièrement vive…»
MACIA
: «…Le
mouvement … commence à nouveau par le même vers,
puis insiste sur l’amour de Dieu pour l’homme. On y
retrouve l’orgue concertant avec un simple continuo ; il
s’agit d’une musique originale, sur un tempo rapide, où
l’instrument à tuyaux se voit doter d’une partie
brillante symbolisant par ses arabesques, le cœur débordant
d’amour du chrétien…»
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach – La traduction du texte,
page 279] : «…Comme le dit excellemment M. Arnold
Schering, « chaque fois qu’une situation atteint le
plus haut point, que ce soit dans la douleur ou dans la joie calme,
Bach a recours à la voix d’alto et obtient des effets
saisissants. C’est la voix qui pousse avec le plus d’insistance
l’appel à la pitié, ses tons sombres exprimant
avec le plus de vérité les défaillances
humaines, les airs les plus passionnés, les plus pénétrants,
sont écrit pour elle ». Renvois à l’Agnus
Dei de la Messe
en si,
le Magnificat,
les cantates BWV 116, 161…]
SCHUMACHER
: «…
l’air qui constitue avec l’arioso [2] le cœur de la
cantate, ne met en jeu que l’orgue et le continuo, l’orgue
symbolisant, ses tuyaux en faisant un instrument à vent, le
cœur débordant d’amour, le continuo le fondement.
D’une grande virtuosité, la partie d’orgue produit
au commencement l’effet d’une libre inversion du thème
de l’arioso, mais elle est en soi indépendante ».
4]
REZITATIV ALT. BWV 169/4
WAS
IST DIE LIEBE GOTTES ?
/ DES
GEISTES
RUH,
/ DER
SINNEN
LUSTGENIEß,
/ DER
SEELE
PARADIES.
/ SIE
SCHLIEßT DIE HÖLLE
ZU, / DEN
HIMMEL
ABER AUF; / SIE
IST ELIAS
WAGEN,
/ DA
WERDEN WIR IM HIMMEL
NAUF / IN
ABRAHAMS
SCHOß
GETRAGEN.
Qu’est-ce
que l’amour de Dieu ? / La paix de l’esprit, / la
jouissance des sens, / le paradis de l’âme. / Il
verrouille l’enfer / mais ouvre le ciel ; / Il est le char
d’Elie / sur lequel nous serons portés au ciel /
jusqu’au sein d’Abraham.
2
Rois 2, 11 [PBJ. 476] : « Or,
comme ils marchaient en conversant, voici qu’un char de feu et
des chevaux de feu se moirent entre eux et Élie monta au ciel
dans le tourbillon…»
Luc
16, 22 [PBJ. 1567] : « Or
le pauvre [Lazare]
mourut et fut emporté
par les anges dans le sein d’Abraham…»
L’évocation
« classique » du « char d’Élie »
se trouve également dans les cantates BWV 19/3, 6 et 7 et BWV
149/3.
Sol
majeur (G Dur) →
fis, 10 mesures, C
BGA.
Jg. XXXIII. Page 185 | RECITATIV. | Alto. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif secco. Alto et continuo.
BOMBA
: «…récitatif
en forme de prêche dont la basse fondamentale descend dans les
graves de façon tout à fait perceptible…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
: «…le
dernier vers « In
Abrahams Schoß getragen »
est tirée de la troisième strophe du choral Herzlich
lieb hab’ich
dich, o Herr,
de Martin Schalling, que Bach a utilisé dans les cantates BWV
19, 149 et 174 ; ainsi que comme choral final dans la Passion
selon saint Jean ».
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach - La formation des motifs,
pages 51/52] : «…C’est encore par des motifs tirés
de l’arpège de l’accord parfait que Bach exprime
le bonheur calme, la guérison, la consolation, la jouissance
[+ Exemple musical sur les mots « der
Sinnen Lust… »
(BG. XXXIII, page 185). Renvois aux cantates BWV 17/4 (BG II. page
218) - BWV 138/4 (BG. XXVIII, page 210) - - BWV 133/2 (BG. XXVIII,
page 67) - BWV 153 (BG. XXXII, page 52).
5]
ARIA ALT. BWV 169/5
STIRB
IN MIR, / WELT
UND ALLE DEINE LIEBE,
/ DAß
DIE BRUST
/ SICH
AUF ERDEN
FÜR UND FÜR / IN
DER LIEBE
GOTTES
ÜBE; / STIRB
IN MIR, / HOFFART,
REICHTUM,
AUGENLUST,
/ IHR
VERWORFNEN FLEISCHESTRIEBE !
Meurs
en moi, / Monde et tous tes amours / Pour que mon cœur / Puisse
s’exercer incessamment / A l’amour de Dieu sur cette
terre; / Mourrez en moi, / Orgueil, richesse, plaisir des yeux, / Et
vous infâmes désirs charnels !
Paraphrase
des versets 15 et 16 de la Première Épître de
Jean [PBJ. 1790] : « N’aimez
ni le monde ni rien de ce qui est dans le monde »…
car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la
convoitise des yeux et l’orgueil de la richesse…»
Source : Alfred Dürr.
Si
mineur (h moll), 45 mesures, 12/8
BGA.
Jg. XXXIII. Pages 186 à 191 | ARIE. | Violino I. | Violino II.
| Viola. | Alto. | Organo obligato e Continuo.
NEUMANN.
Cordes et orgue obligé. Basse continue et Alto. Renvoi au
concerto BWV 1053/2.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
274] : « rythme de sicilienne… comme dans les cantates
BWV 19/5, 29/5, 35/2, 51/3, 62/2, 68/1, 87/6, 100/3, 101/6, 107/7,
115/2 et 122/4 ». [volume 2, page 433] : « second
mouvement du concerto BWV 1053 donne naissance à l’aria
n° 5, avec orgue obligé et cordes, au contenu dolent et
funèbre, mais qui, par l’adoption d’un rythme de
danse aussi souple et aussi insinuant, rend bien l’esprit du
texte, inspiré de la première Épître de
Jean 2, 15 et 16…»
BOMBA
: «…Dans
l’air n° 5, Bach fait entrer la voix d’alto en même
temps que l’orgue sur le texte « Stirb
in mir -meurs en moi »,
transformant ainsi le caractère léger de sicilienne qui
est celui du concerto en un chant funèbre émouvant ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
: «…La
musique de cet air profondément émouvant provient du
même original perdu que la sinfonia introductive de la
cantate…»
GARDINER
: «…Bach
ajoute une partie vocale flambant neuve au siciliano
préexistant pour cordes [BWV 1053/2]…»
GEIRINGER
[Jean-Sébastien
Bach,
page 175] : «…le
mouvement lent [2] du concerto BWV 1053… il a fallu beaucoup
d’habileté pour insérer la partie vocal dans une
composition instrumentale…»
HIRSCH
: Mélisme, à quatre reprises, sur le mot «
Welt
».
HOFMANN
: «…péroraison
pleine de nostalgie pour tout ce qui est terrestre et est l’une
des œuvres les plus expressives provenant de la plume de Bach…
Le mouvement a lui aussi [comme 1] pour origine un concerto
instrumental disparu que nous ne connaissons plus que dans sa version
ultérieure pour clavecin…»
MACIA
: «…on
retrouve l’orgue concertant et les cordes. La voix se superpose
aux solos de l’orgue entre les tutti
des cordes, ce qui
donne une couleur véritablement mystique à la musique…»
PIRRO
[J.-S.
Bach,
pages 140/141] : «…le
deuxième air est un merveilleux arrangement de Siciliano
du concerto en mi majeur : l’alto noue à la mélodie
de l’orgue une nouvelle mélodie, d’expression très
caractéristique…»
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien -
La musique
instrumentale, page
354] : «…Le balancement de la basse continue,
l’ampleur de cadence du chant, donnent à cette musique
un charme obsédant. Elle agit comme par incantation, et
s’empare peu à peu de l’esprit. De ce murmure
uniforme naît une rêverie délicieuse qu’entretient
la caresse des harmonies troubles, et que renouvelle sans
l’interrompre, la surprise de modulations audacieuses. Dans la
torpeur de la volonté, que la monotonie du rythme assoupit,
les progressions lyriques du discours musical prennent une étrange
force. Tandis que le texte annonce l’anéantissement,
dans l’âme, de l’amour du monde, et l’exaltation
de l’amour de Dieu, la musique traduit par de profonds
symboles, la somnolence du renoncement, et l’éveil à
la vie spirituelle. D’une part, le compositeur prétend
décrire l’agonie des joies vaines, de l’autre, il
publie l’hymne de la sagesse mystique, victorieuse du désir…
En cette musique fervente, le présage de l’extase divine
et le souvenir des séductions terrestres se confondent…»
ROMIJN
: «…le
second mouvement du concerto BWV 1053 réapparaît dans
l’aria…où Bach réussit le tour de force de
créer, entrelacée avec la partie d’orgue déjà
existante, une nouvelle ligne mélodique d’une grande
puissance expressive…»
SCHUMACHER
: «…air
basé sur le second mouvement du concerto de clavecin. Partie
vocal et orgue ont part égale au mouvement concertant, le
caractère instrumentale de la mélodie conférant
à la voix une expression d’une subtile délicatesse ».
SCHWEITZER
[J.-S.
Bach | Le musicien-poète,
pages 190/191] : « L’air
est surajouté au Siciliano
d’un concerto pour clavecin, dont l’allégro figure
comme introduction de cette même cantate. C’est un
arrangement admirable ; le chant se modèle comme par
enchantement sur les fins contours du Siciliano ; mais ce n’est
qu’un arrangement ».
WOLFF :
« aria avec orgue obligé dans le style d’une
sicilienne…»
6]
REZITATIV ALT. BWV 169/6
DOCH
MEINT ES AUCH DABEI / MIT
EUREM NÄCHSTEN
TREU ! / DENN
SO STEHT IN DER SCHRIFT
GESCHRIEBEN : / DU
SOLLST GOTT
UND DEN NÄCHSTEN
LIEBEN.
Montrez
cependant aussi loyauté / vis-à-vis de vos prochains !
/ Car il est écrit dans la Bible: / tu aimeras Dieu et ton
prochain.
Ré
majeur (D Dur) →
La majeur (A Dur), 5 mesures, C
BGA.
Jg; XXXIII. Page 191 | RECITATIV. | Alto. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif secco. Alto.
BRAATZ
[Provenance / BCW / 6 octobre 2002] : «…La seule
connexion avec la lecture de l’évangile (Matthieu 22, 34
à 46) pour ce dimanche est dans ce mouvement 6, où est
évoqué la relation entre l’amour de Dieu et
l’amour du prochain…»
7]
CHORAL. BWV 169/7
DU
SÜßE LIEBE,
SCHENCK UNS DEINE GUNST,
/ LAß
UNS EMPFINDEN DER LIEBE
BRUNST,
| DAß
WIR UNS VON HERZEN
EINANDER LIEBEN / UND
IN FRIEDE
AUF EINEM SINN
BLEIBEN. | KYRIE
ELEISON [NBG ou l‘altération : Eleis].
Ô
doux amour, accorde-nous tes faveurs, / fais-nous ressentir l’ardeur
de l’amour / afin que nous nous aimions les uns les autres de
tout cœur / et restions animés de sentiments paisibles.
Kyrie
eleison.
Troisième
strophe du cantique „Nun
bitten wir den Heiligen Geist“
de Martin Luther (1524).
La
mélodie est aussi dans la cantate BWV 197/5.
La
majeur (A Dur), 15 mesures, C
BGA.
Jg. XXXIII. Page 192 | CHORAL. | Soprano. / Oboe I, II., Violino I.
col Soprano. | Alto. / Violino II. coll‘ Alto. | Tenore. /
Taille, Viola col Tenore. | Basso. Continuo.
NEUMANN.
Simple choral harmonisé. Mélodie „Nun
bitten wir den heiligen Geist“.
Chœur, hautbois I, II, Oboe da caccia, cordes et B.c.
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach,
page 291] : «
Choral harmonisé de type I sur mélodie de choral (MDC)
074 ».
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach,
page 263] : «
Mélodie de Johann Walter (1524). Le choral simplement
harmonisé avec instruments colla
parte
se termine par un archaïque Kyrie
eleison
».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach]
: «…les
quatre voix sont doublées par les cordes… c’est
le ténor qui se voit soutenu par la taille de hautbois ».
BIBLIOGRAPHIE BWV 169
BACH
CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG
(All Music Guide) : Notice par Blair Johnston.
BRAATZ,
Thomas : « Provenance » : 6 octobre
2002.
CROUCH,
Simon : Notice 1996 & 1998.
EMMANANUEL
MUSIC : Notice de Craig Smith.
MINCHAM,
Julian: The Cantatas of
Johann Sebastian Bach,
chapitre 28. 2010.
ORON,
Aryeh : Discussion 1] 29 septembre 2002 - 2] 6 janvier 2008 –
Prévision : 6 mai 2012.
ABER,
Adolf : W. Neumann. Literaturverzeichnis 12] Studien
zu J.S. Bachs Klavierkonzerten.
Bj.
1913, pages 5 à 30. Cantates BWV 49, 146, 169, 188
BACH
COMPENDIUM ou Répertoire
analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
Bach.
Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
: analytisch-Bibliographisches
Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach.
Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 169 = BC A 143.
BACH-JAHRBUCH
1975, pages 99 et 106. Klaus Häfner : Le
cycle annuel de cantates de Picander.
BASSO,
Alberto : Jean-Sébastien
Bach. Edizioni di
Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 39, 159, 413 et
622
Volume 2,
pages 248, 253, 268, 274, 409, 423, 436, 438, 449, 450, 724 et 730
BOMBA,
Andreas : Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling /
edition bachakademie,
volume
51. 2000
BOYER,
Henri : Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
L’Harmattan 2002. Page 291
:
Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
L’Harmattan 2003. Pages 263/264
BREITKOPF.
Recueils :
Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 97 (36 et
83)
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. N° 256 (254 et 255)
CANTAGREL,
Gilles : Les
cantates de J.-S. Bach.
Fayard. 2010. Pages 969 à 973
COLLECTIF
: Tout Bach.
Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt.
Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009.
Jean-
Luc Macia : Cantates
d’église.
Pages 231/232
DÜRR,
Alfred : Die
Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter.
Kassel 1974. Deux volumes. Volume 2, pages 469/472
EKG
: Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
Verlag Merfburger Berlin. 1951. Ausgabe für die Evangelische
Kirche in Berlin-Brandenburg
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « EKG ».
GARDINER,
Sir John Eliot : Notice de son enregistrement, volume 9. 2009.
Traduction française de Michel Roubinet.
GEIRINGER,
Karl : Jean-Sébastien
Bach. Le Seuil 1966.
Pages 174/175 et note 370 de la page 384
:
Bach et sa famille.
Corrêa. 1955. Page 324
HARNONCOURT,
Nikolaus ; Remarques sur l’exécution. Coffret Teldec,
volume 39. 1987
HELMS,
Marianne : Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling
(Laudate 98736). En collaboration avec Arthur Hirsch.
HERZ,
Gerhard : Cantata
N° 140.
Historical
Background.
Pages 3 à
50. Norton Critical Scores.
W.
W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 35
HIRSCH,
Arthur : Die
Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs.
Hänssler HR.24.015. 1986. CN 159, pages 23, 31, 142
:
Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate
98736). En collaboration avec Marianne Helms.
:
Interprétation
symbolique des chiffres dans les cantates de Bach.
La Revue musicale
: Jean-Sébastien
Bach /
Contribution
au Tricentenaire 1985"
HOFMANN,
Klaus : Notice de l’enregistrement de Masaaki Suzuki,
volume 37. 2007
KING,
Robert : Notice de son enregistrement. 1989
LEMAÎTRE,
Edmond : La
Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque
1600-1750 ».
Fayard. Les
Indispensables de la musique.
1992.
Page 103
LYON,
James : Johann
Sebastian Bach. Chorals.
Sources hymnologiques des mélodies, des textes et des
théologies
Beauchesne.
Octobre 2005. Page 12. Incipit de la mélodie du choral, page
269 = M 18
NEUMANN,
Werner : Handbuch
der Kantaten Johann Sebastian Bachs.
VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971.
Pages 179/180
Literaturverzeichnis
:
12 (Aber). 46 (Richter). 62 (Siegle).
:
Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann
Sebastian Bachs. Bach-Archiv, 20
novembre 1970. Page 31
:
Sämtliche von Johann Sebastian Bach
vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Page
138
NYS,
Carl de : Critique version Van der Horst. Revue Diapason,
vers 1980 ?
OPDEBEECK,
Olivier : Critique version Robert King, Revue Diapason
/ Harmonie,
février 1990
OTTENBERG,
Hans-Günter : Notice de l’enregistrement de Ludwig
Güttler. 2000
PETITE
BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions
du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans
les références bibliques, apparaît sous
l’abréviation « PBJ ».
PIRRO,
André : J.-S.
Bach. Alcan, Paris. 5e
édition. 1919. Pages 140/141
PIRRO,
André : L'esthétique
de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher
1907. Minkoff
Reprint Genève 1973
Pages
51/52 , 111, 187, 279, 298, 354, 360
PITROU,
Robert : Jean-Sébastien
Bach. Editions Albin
Michel. 1955. Page 201
REICHELT,
Peter : Notice de l’enregistrement de Müller-Brühl.
Naxos 2005
RICHTER,
Bernhard Friedrich. W. Neumann: Literaturverzeichnis 46] Über
Seb. Bachs
Kantaten mit obligater Orgel.
Cantates
BWV 27, 29, 35, 49, 169, 170, 171, 188. In Bj 1908, pages 49 à
63.
ROMIJN,
Clemens : Notice (sur CD, page 61) de l‘enregistrement de
Pieter Jan Leusink. 2006
SCHMIEDER,
Wolfgang : Thematisch-Systematiches
Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV).
Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
Éditions
1973, page 221/222
Literatur
: Spitta. Schweitzer. Philipp Wolfrum II (Leipzig, 1910). Pirro.
Parry. Voigt (Leipzig, 1928).
Wustmann.
Wolff. Terry. Schering. Whittaker. Neumann.
Bj :
1904. 1908. 1910. 1912. 1913. 1914. 1918 . Bachfest Leipzig 1907
(Heuß).
SCHNEIDER,
Charles : Luther poète
et musicien et les Enchiridien de 1524.
Edition
Henn. Genève 1942. Pages 46/47 et 94
SCHUMACHER,
Gerhard : Notice de l’enregistrement de Nikolaus Harnoncourt,
Das
Kantatenwerk /
Teldec, volume 39. 1987
SCHWEITZER,
Albert : J.-
S. Bach "Le musicien-poète".
Foestich 1967, 8e
édition. Édition française de 1905. Page 191
:
J. S. Bach.
Édition allemande complète, en deux volumes. 1911.
Édition
américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications,
inc. New York. 1911-1966
Volume
1, page 411 (note). Volume 2, pages 237 (note), 238 et 239
SIEGELE,
Ulrich : W. Neumann : Literaturverzeichnis 62] Kompositionsweise
und Bearbeitungstechnik in der Instrumentalmusik Johann
Sebastian
Bachs
Kantaten 29, 35, 49, 120a, 146, 169, 188. (Diss. Tübingen 1957)
SPITTA,
Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré : « His
Work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume II, page 448
et volume III, page 138
WHITTAKER,
W. Gillies : The
Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular
Oxford U.P. 1959-1985
Tome
I, pages 237, 241, 242, 249/250, 263
WOLFF,
Christoph : Notice de l’enregistrement de Ton Koopman. Volume
17. 2005
WUSTMANN,
Rudolf : J. S. Bachs
geistliche und weltliche Kantatentexte.
Breitkopf & Härtel 1967. Pages 240/241
ZWANG,
Philippe et Gérard : Guide
pratique des cantates de Bach.
R. Laffont 1982.L ZK 155, pages 244/245
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 169
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
24/25
références (août 2002 - mai 2011) + 15 mouvements
individuels (août 2002 – octobre 2010).
Exemples
musicaux. Aryeh Oron (avril 2003 – janvier 2005).
7]
BARSHAI, Rudolf. Moskauer
Staatschor. Moscow Chamber Orchestra. Alto : Zara Dolukhanova. Vers
1970. Durée : 26‘23
Disque
Melodiya (URSS)
8]
DALLMANN. Chor der Lutherkirche Heidelberg. Heidelberg
Kammerorchester. Alto : Ingeborg Müller-Ney1972
Disque
Da Camera DAC 94034. Avec
la cantate BWV 170
12]
DOESELAAR. J. van Nes. Chor
Amsterdam. Amsterdam Bach Soloists. Juin 1988. CD Vanguard Classics.
Durée: 25’
Avec
les cantates BWV 54 et 200
20
] GARDINER (volume 9) . Monteverdi Choir. English Baroque Orchestra.
Contralto : Nathalie Stuzmann. Bach Cantata Pilgrimage.
Thomaskirche,
Leipzig, Live, 22 octobre 2000. Durée : 23‘39
CD
Soli Deo Gloria ( SDG) 159. Distribution en France en octobre 2009.
Avec
les cantates 148, 114, 47, 96, 116, motet BWV 226 et choral BWV 668
17]
GÜTTLER, Ludwig. Virtuosi Saxoniae. Dresde, Lukaskirche,
novembre 1998. Alto : Elisabeth Wilke. Durée : 25’01
CD
Bach made in Germany. Volume V/3 Berlin Classics 0017242 BC. Avec les
cantates BWV 51, 54 et 82 (pour Basse)
15]
HAENCHEN. J. Kowalski. RIAS Kammerchor. Kammerorchester Carl. Philipp
Emmanuel Bach. Contre-ténor : Jochen Kowalski .
Berlin,
mai 1994. Durée
: 24’04
CD
Berlin Classics 1995. Avec
les cantates BWV 35 et 49
11]
HARNONCOURT (volume 39). Concentus Musicus Wien. Tölzer
Knaben Chor.
Alto : Paul Esswood. Durée : 22’34
Disque
Teldec 6.35658-00-503 SKW 39/1-2 Das
Kantatenwerk,
volume 39. 1987
CD
Teldec 4509-91763 2. Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas, volume
9. 1987. Coffret de six CD. Cantates BWV 167 à 182
CD
Teldec 2292-42634-2. Das
Alte Werk. Complete
Cantatas, volume 39.
1987
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 4. Coffret de 15 CD Teldec. Sept. 1999. Avec les
cantates BWV 150-159. BWV 161 à 188.
BWV
192 et 194 à 199
Reprise
CD Warner Classics 8573 81160-5. Intégrale en CD séparés,
volume 50. 2007. Avec les cantates BWV 167 et 168
1]
HELLMANN. Lott Wolf-Matthäus. Kammerorchester & Kurrende der
Christuskirche Mainz..Alto : Lottr Wolff-Matthäus.
Mars
1960. Disque (mono). Cantate Bach Studio 641.202. Avec la cantate BWV
157
Reprise
Disque SDG 610105. Avec la cantate BWV 157
2]
HORST, Anthon van der. Aafje
Heynis (Contre-alto). Nederlands Kamerorchester. Contralto : Aafje
Heynis. 1960. Durée: 29’46
Disques
(deux tirages) Philips 836.910. Avec la cantate BWV 170
3]
JANIGRO. I Solisti di Zagreb. Contralto : Maureen Forrester.
Vienne, juin 1964
Disque
Vanguard. Durée : 24’32
Disque
(Amadeus) AMA 12103 et nouveau tirage en CD (1997) Vanguard Classics
STE 70670 (USA). Avec les cantates BWV 54 et 53
17]
KANGAS, Juha. Ostrobothnian Chamber Orchestra. Mezzo-soprano :
Monika Groop. Juin 1998. Durée : 23’48
CD
Finlandia. 1999. Avec la cantate BWV 35 et 170
13]
KING, Robert. The King’s Consort. James Bowman.
Oxford, 5-7
septembre 1988. Durée
: 24’15
CD
Hyperion/ Harmonia Mundi CDA 66326. 1989-1990. Avec les cantates BWV
54 et 170
Reprise
CD Hyperion. Helios CDN 6631 22. 2008. Avec les cantates BWV 54 et
170
Nouvelle
reprise CD Hyperion CDH 55312. 2008. Avec
les cantates BWV 54 et 170
21]
KOOPMAN (volume 17). Amsterdam baroque Orchestra & Choir.
Alto : Bogna Bartosz. Waalse Kerk. Amsterdam (NL), Mvt.
1 :
Septembre
et octobre. 2002. Mvts. 2 à 7 : octobre et novembre
2002. Durée
: 23’55
CD
Antoine Marchand CC 72217. 2005. Avec les cantates BWV 32, 58 et 84
Reprise
sous le titre « Solo
Cantatas for Alto and Tenor ».
Cantates BWV 170, 54, 55, 200.
CD
Antoine
Marchand Challenge
Classics 72282. 2008.
19]
LEUSINK. S.
Buwalda. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium. Alto : Sytse
Buwalda. Église Saint-Nicolas. Elburg (NL).
Octobre
– novembre 1999. Durée : 23’31
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classics. Bach Edition. Volume 9 –
cantates, volume 4.
Bach
Edition. 2006. CD Brilliant Classics III – 93102
17/63. Avec les cantates BWV 149, 69, 169
Cette
réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une
édition „augmentée“ : 157 CD comprenant la
Passion
selon Saint-Marc,
les partitions et
2
DVD proposant les Passions
de saint Jean
et de saint
Matthieu.
25]
DVD LUTZ, Rudolf. Vokalensemble der Schola Seconda Pratica / Schola
Seconda Pratica. Alto : Claude Eichenberger.
Église
évangélique de Trogen (CH). DVD Live, 19 septembre 2008
Coffret
Gallus Media. A 493. Bach Anthologie 2008. J.S. Bach Stiftung. St.
Gallen. Zurich 2009
5]
MENUHIN. Bath Festival Orchestra. Mezzo-soprano : Janet Baker.
Londres, juillet 1966
Disque
EMI
Classics EMI C 053-00318. Avec la cantate BWV 82
Report
en coffret de deux CD EMI Classics 5 74294 2. 2001. „ JS.
Bach
(Arias) &
Haendel“
24]
MÜLLEJANS, Petra. Freibürger Barockorchester. Svocal
Consort Berlin. oprano: Bernada Fink. Berlin, avril 2008
CD
Harmonia Mundi HMC 902016. 2009. Avec les cantates BWV 35 et BWV 170
22]
MÜLLER-BRÜHL. Cologne
Bach Choir. Cologne Chamber Orchestra. Mezzo-soprano : Marianne
Beate Keiland.
Cologne
(D), octobre et novembre 2004. Durée : 22’23
CD
Naxos 8.557621. 2005. Avec les cantates BWV 170, 53, 54 et 200
16]
MYSINSKI. J. Rappé. Concerto Avenna. Contralto : Jadwiga
Rappé. Live, mai 1995. Varsovie ? Durée :
22’50
CD
Accord 2001. Avec les cantates BWV 35 et des extraits des cantates
BWV 54 et 170
?]
OLTMAN, Dwight. Baldwin-Wallace Concert Choir. Festival Chamber
Orchestra. Alto : avril ? 1981. Berea. Ohio (USA)
Cassette
Baldwin-Wallace College Conservatory of Music. En concert.
9]
PAILLARD. Orchestre
de chambre J.-F. Paillard. Alto : Birgit
Finnila. Suisse. Novembre
1977. Durée : 25’05
Erato
71161. Avec les cantates BWV 54 et 53
10]
RILLING. C. Watkinson. Gächinger Kantorei Stuttgart.
Württembergisches Kammerorchester Heilbronn. Juin
1983. Durée:
23’36
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic. 98736. 1983. Avec la cantate BWV 56
CD.
Die
Bach Kantate (volume
53). Hänssler Classic. Laudate
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume 51). Hänssler-Verlag 92.051. 2000
4]
RISTENPART, Karl. Orchestre de chambre de la Sarre. Ensemble vocal
Yves Rudelle. Contralto : Eva Bornemann.
Saarlouis (D),
1er
octobre 1965.
Durée : 25’30
Disque
Club français du disque n° 373. 1966. Disque Nonesuch
(USA) H-7142. Avec la cantate BWV 56
Report
en coffret de deux CD Accord 476951. 2005. Avec les cantates BWV 212,
82, 140, 56 et 211
6]
SANDOR.
Chamber Choir of the Liszt Academy. Liszt
Chamber Orchestra. Alto : Julia Hamari. Durée : 28’06
Hungaroton
SHLX 90044. Disques : deux tirages. 1966-1968. Avec la cantate
BWV 161
12]
SCHUURMAN, Barend. Choir of the Laurenscantorij Rotterdam. Amsterdam
Bach Soloists. Mezzo-soprano : Jard van Nes.
Papendrecht
(NL), juin 1988. Durée : 25’. Avec les cantates
54, 200 et 53
CD
Vanguard Classics 99005
23]
SUZUKI (volume 37). Bach Collegium Japan. Alto : Robin Blaze. Kobe
Shoin Women‘s University Chapel. Japan.
Septembre 2006
Durée :
23’03. CD BIS-SACD 1621. 11/2007. Avec les cantates BWV35, 170
et 200
14]
VIDELA, Mario. Academia Bach de Buenos Aires. GCC (Grupo de Canto
Coral. Mezzo-soprano : Bernarda Fink. Buenos Aires
(Argentine).
1989. DVD Ed. Institutional. Avec une introduction. Durée
totale : 35’57. Avec des motets de Vivaldi.
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 169
M-1.
Mvt. 2] E. Van Beinum. Concertgebouw Orchestra Amsterdam. été
1940.
Disque
et reprise en coffret Philips de 10 CD, „Dutch Masters“.
M-2.
Mvt. 1] Winschermann. Deutsche Bachsolisten. Décembre 1968.
Disque Philips „13
Sacred Cantatas & 13 Sinfonias“.
Reprise
en coffret de cinq CD Philips 454 346 – 2. 1996.
M-3.
Mvt. 1] Hans-Joachim Rotzsch. Gewandhausorchester Leipzig. Edward
Power Biggs. Juin 1975. Disque Eterna (ex RDA).
Reprise
CD Sony Classical « Essential Classics ».
1997.
M-4.
Mvt. 1.] Jean-François Paillard. Orch. de chambre
Jean-François Paillard. Mai 1977. Disque Erato « Les
Sinfonie de cantates
pour
orgue (Marie-Claire Alain).
M-5.
Mvt. 1] Paul Shure. Parkening. Los Angeles Chamber orchestra.
Adaptation pour guitare. CD EMI Classics 1985.
M-6.
Mvt 1, 3 ?] Elisabeth Wallfisch. Orchestra of the Age of
Enlightenment. 10 au 12 juin 1995. CD Virgin Classics 45190 (Concerto
BWV
1053 et extrait cantate BWV 47.
M-7.
Mvt. 1] Güttler. Virtuosi Saxoniae. Reconstruction d’après
le concerto BWV 1053. CD Dresden Classics, novembre 1998
M-8]
Mvt. 7] Matt, Nicol. Nordic Chamber Choir. Freiburger
Barockorchester. CD Brilliant Classics / Bayer Records.
Bach
Edition
Volume 17 – Vocal
Works
Vol. II. Juin 1999.
Reprise
Bach Edition 2006. Chorals. Chamber Choir of Europe. CD Brilliant
Classics. 93102/28-134
M-9.
Mvt. 1] Rainer Kussmaul. Berliner Barock Solisten. Reconstruction à
partir du concerto BWV 1053. Berlin, décembre 2000.
Deux
tirages en CD : Koch Classics /Schwann 3-1491 et DGG (+ œuvre
de Telemann).
M-10.
Mvt. 3] Konstanze Beyer,. Leipziger Barockorchester. Leipzig, juillet
2002. Coffret de deux CD Bach-Archiv Leipzig.
M-11.
Mvt. 5]
Konstanze Beyer,. Leipziger Barockorchester. Leipzig, juillet 2002.
Coffret de deux CD Bach-Archiv Leipzig.
M-12.
Mvt. 1] Joan Lippincott.
Arrangement pour orgue (Sinfonia
by J.S. Bach).
2001.CD Gothic 49130 (USA).
M-13.
Mvt.1] Hans-Christoph Rademann. Akademie für Alte Musik Berlin.
Concert, 3 octobre 2008. DVD Medici Arts 2057408.
M-14.
Mvt. 1] Sergio Azzolini. Kammerakademie Postdam. Reprise de BWV 1053.
2008. CD Sony Classical 2009.
M-15.
Mvt. 1, 3] Alexei Ogrintchouk. Swedish Chamber Orchestra. 2010. CD
BIS SACD 1769. 2010.
C.
Role. Juin 2011
|