Recordings/Discussions
Background Information
Performer Bios
Poet/Composer Bios
Additional Information
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C.
Role. Août 2011
|
Cantate BWV
162
ACH !
ICH SEHE, JETZT, DA ICH ZUR HOCHZEIT GEHE
Ah !
Voilà / que je me rends aux noces…
KANTATE
ZUM 20. SONNTAG NACH TRINITATIS
Cantate
pour le 20e
dimanche après la Trinité
3
novembre 1715 (Weimar) ou mieux, le 25 octobre 1716
10
octobre 1723 (Leipzig)
|
AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama espéré « élargi »
de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les
quelques « interventions « CR »
signalées par des crochets [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie.
A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
(A)
= La majeur →
(a moll) = la mineur
(B)
= Si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société
Bach (Leipzig, 1851-1899). J.
S. Bach Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= Ut majeur →
(c moll) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur →
(d moll) = ré mineur
(E)
= Mi →
(Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= Fa
(G)
= Sol majeur→
(g moll) = sol
mineur
GB
= Grande-Bretagne = Angleterre
(H)
= Si →
(h moll) = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition originale autographe
Ost.
= Original Stimmen – Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques désignent un affect particulier ou un
« accident remarquable.
DATATION BWV 162
Weimar,
le dimanche 3 novembre 1715 ou le dimanche 25 octobre 1716.
DÜRR.
Chronologie. 1715 : BWV 165 (16 juin) – BWV 185 (14 juillet) –
BWV 161 (6 octobre) - *BWV 162 (3 novembre) –
BWV 163 (24 novembre) – BWV 132 (22
décembre). 1716 : BWV 155 ( 19 janvier).
Toutes
ces cantates ont en commun d’avoir utilisé des poésies
de Salomon Franck.
HIRSCH
: Classement CN 24 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). 1715 et 1723 (reprise de la version de Weimar).
Leipzig = I. Jahrgang ou « Année I ».
[Die
Zahl
im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs,
page 85] : La date du 25 octobre 1716 proposée par A.
Glöckner, in Bach-Jahrbuch
1985 a désormais la faveur des musicologues.
ISOYAMA :
« On a pensé que cette cantate pour le 20e
dimanche après la Trinité avait été créée
le 6 octobre 1715. Selon de récentes recherches cependant, il
semble probable que la première eut lieu le même
dimanche de l’année suivante (25 octobre 1716)... car il
est assuré que, en août 1715, la cour prit le deuil du
duc Johann Ernst et l’exécution des cantates observa une
relâche jusqu’au début de novembre…»
LYON,
James : propose les dates du 25 octobre 1716 [d’après
A. Glöckner, in Bach-Jahrbuch
1985]… ou le 3 novembre 1715.
NYS,
Carl de : «…La cantate BWV 162 a été
donnée pour la première fois sur la tribune de la
chapelle du château de Weimar le, 3 novembre 1715... Lorsque
Bach la reprendra au début de son cantorat à
Saint-Thomas le 10 octobre 1723, il sera amené à
modifier sa partition en raison de l’accord de l’orgue »
SCHMIEDER :
Weimar vers 1715. Reprise à Leipzig en 1723.
SCHWEITZER :
20e
dimanche après la Trinité 1715.
WOLFF :
Cantate composée pour le 25 octobre 1716.
SOURCES BWV 162
La
« database » du « Catalogue Bach de
l’Institut de Göttingen » en connexion avec les
« Bach Archiv », est un instrument de travail
exceptionnel (langue anglaise et allemande) mais d’un d’accès
parfois “laborieux” pour le lecteur de langue française.
Adresse
: (http: //www.bach;gwdg.de/bach_engl.html). Trois références
avec deux copies de la partition et le recueil des parties séparées.
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Pas
de sources connues.
BGA.
(Franz Wüllner, 1887). Une copie de la partition est en la
possession de Monsieur Hauser, à Karlsruhe avec
l‘avertissement : «
d‘après
le
recueil L.v. Voss des parties séparées originales et
mis en partition par Franz Hauser, à Berlin, le 9 avril 1836.
2]
DB [Staatsbibliothek zu Berlin] Mus.ms Bach P 440 Faszikel 3.
BGA.
(Franz Wüllner, 1887). Une autre copie est à la
Bibliothèque royale de Berlin, d‘après celle de
Hauser, dans la recueil de Fischof [J. Fischhof, pianiste,
compositeur et collectionneur de manuscrits - 1804-1857].
COPIES
(Abschriften) :
Site
gwdg.de/bach
:
DB
[Staatsbibliothek zu Berlin] Mus.ms Bach P 1159/VIII.Faszikel 2.
Franz Hauser. Première moitié du 19e
siècle.
DB
[Staatsbibliothek zu Berlin] Mus.ms Bach P 440. Faszikel 2. Origine
Vienne. Copiste : Passer ?
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Mus.
ms. Bach
St 1. Staatsbibliothek
Berlin zu Berlin Preußicher Kulturbesitz. Anciennement à
la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem =
BB/SPK St. 1.
.Partiellement
autographes.
Site
gwdg.de/bach
:
DB
[Staatsbibliothek zu Berlin] Mus.ms Bach St 1. Version de Weimar 1.
J.S. Bach et copistes anonymes.
DB
[Staatsbibliothek zu Berlin] Mus.ms Bach St 1.Version de Leipzig.
J.S. Bach. A. Kuhnau ; Ch. G. Meißner et copistes
anonymes.
Titre
pris en tête de la partie de violon, de la main de Bach :
„Doïca
20 post Trinit:
|
Ach ! ich
sehe,
itzt da ich zur Hochzeit
| gehe.
| à
5 Str:
[stromenti] 4
Voci | di | Joh: Seb: Bach“.
BRAATZ
[BCW – Provenance] : En guise d‘avertissement : « Ce
sera la dernière fois [avec la cantate BWV 162] que je fournis
une information détaillée à la rubrique
„Provenance“
des cantates étudiées [C‘est bien dommage !]
Thomas Braatz déclare, avec modestie, avoir trouvé un
site (http: //www.bach;gwdg.de/bach_engl.html) donnant toutefois avec
une notable différence, celle d‘une façon non
narrative, toutes les informations au sujet [des sources] de chaque
cantate. Ce site propose simplement les secteurs de recherche (ce qui
est un grand avantage pour ceux qui n‘ont la possibilité
de lire en langue allemande les longues notices de la NBA KBs.).
Cependant ce site ne donne pas toutes les informations contenues dans
les „KB“ (notices). Mais, ajoute Braatz, si je trouve
quelque chose d‘important, j‘essaierai de les inclure
dans de futures notices [du BCW] : «
En
dépit qu‘il soit assuré que la partition a dû
exister un jour, il n‘y a rien digne d‘intérêt
d‘être connu à ce propos. Les partitions de cette
cantate [BWV 162] „recomposées“ au 19e
siècle sont toutes basées sur l‘ensemble des
parties séparées et non d‘après la
partition originale [sous réserve de la partition de Franz
Hauser]. Il n‘est pas assuré que les fils de Bach aient
hérité de ce “set“ de parties séparées…
Le premier propriétaire pour lequel il existe quelques
renseignements appartient à la famille von Radowitz. Les
initiales „v.
R“
apparaissent à la page de titre de la partie de violon avec
laquelle sont rassemblées [toutes] les autres parties. Plus
tard ces parties furent mises dans un nouveau classeur. Le catalogue
[de musique] de la famille Radowitz contient en outre le titre de la
cantate [BWV 162]. Savoir quand cette cantate entra dans la
collection de manuscrits de Voss-Buch n‘a pu être
éclairci. Par ailleurs, Hauser dans son catalogue thématique
de musique d‘église indiqua pour cette cantate : „Voss
Stimmen“
ce qui veut dire que Voss fit l‘acquisition de ces parties
séparées originales. [Carl
Otto Friedrich von Voss (1786-1864). Collectionneur cité à
propos des manuscrits relatifs aux cantates BWV 95, 103, 74, 151, 19,
etc.]
Cette acquisition doit être survenue avant avril 1836 [?] En
1851, ce „set“ de parties entra à la
Staatsbibliothek zu Berlin“ où ont peut toujours les
trouver aujourd‘hui »
(2002). En haut de la partie de violon, Bach a écrit le titre
suivant : „Doïca
10 post Trinit:
[sans doute faut-il lire Doïca 20] |
Ach ! ich
sehe,
itzt da ich zur Hochzeit
| gehe. | à
5 Str:
[stromenti] 4
Voci | di | Joh: Seb: Bach.
Le mot „gehe“
est rédigé au moyen d‘une encre plus pâle;
peut-être un ajout tardif. Le paquet (set) des parties
originales peut être divisé en deux groupes, celui des
parties de l‘époque de Weimar et celui de l‘éxécution
ultérieure de Leipzig où des parties [instrumentales]
furent ajoutées. A l‘exception du texte affecté
aux quatre parties vocales (complété par un copiste
anonyme de Weimar) et la partie de violon, Bach a recopié les
[autres] parties lui-même… ainsi que celle du Corno
da tirarsi.
Un copiste anonyme a repris les parties des deux violons, Johann
Andreas Kuhnau, celle de la viola et Christian Gottlob Meißner
la partie de violoncelle. Absents des parties de Weimar, le violino
II et la partie d‘instrument „obligé“ du
troisième mouvement. Il y avait aussi probablement une autre
partie d‘orgue ».
HERZ.
Datation 1715 : En partie autographe. Filigrane „AA“.
Leipzig 10 octobre 1723 : copistes = Johann
Andreas Kuhnau (neveux ou petit-fils du cantor Johann Kuhnau) à
Leipzig à partir de février 1723 et Christian Gottlob
Meissner, à Leipzig de 1723 à 1729.
SCHMIEDER
: 14 parties in 4° et 8° partiellement autographes.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
(BG)
BGA.
Jg. XXXIII (33e
année). Page 31 à 46. Préface de Franz Wüllner
(1887). Cantates BWV 161 à 170.
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I / BAND 25. KANTATEN ZUM 20 UND 21 SONNTAG NACH TRINITATIS
Bärenreiter
Verlag BA 5089. 1997. Ulrich Bartels. 7 fac-similés.
BWV
162. Pages 3 à 21 et 23 à 40. Bl. 1r
der Originalstimme Basso (Staatsbibliothek Berlin zu Berlin
Preußicher Kulturbesitz. Mus.
ms. Bach St 1).
Satz 1, Vermeke für Satz 2 – 5.
Avec
les cantates BWV 180, 109, 38, 98 et 188.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5089 41. 1997. Ulrich Bartels.
AUTRES
ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics.| Bach | Bärenreiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 10 | TP 1290. 2007.
Serie
I. Band 25. Kantaten zum 20 und 21 Sonntag nach Trinitatis.
Herausgegeben
: Ulrich Bartels.
Faksimile
: BWV 162, 180, 49, 109, 98 et 180.
BWV
162. Pages 1 à 20. Weimar Fassung. Bärenreiter-Verlag.
Kassel 1997.
BWV
162. Pages 21 à 40. Leipziger Fassung (version de Leipzig
1723).
BCW.
Partition de la BGA. + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition = PB 3012. Réduction chant et
piano (Todt) = EB 7162. Partition du chœur = ChB 2201.
Révision, copie des parties d’orchestre, orgue et
clavecin par Max Seiffert.
2011.
W. Radeke [révision utilisée par Masaaki Suzuki].
Réduction pour voix et piano (20 pages) EB 7162. Partition du
chœur (2 pages) = ChB 4662.
CARUS.
Sauf erreur, pas de partition disponible (2011).
KALMUS
STUDY SCORES. N° 848. Volume XLIV. New
York 1968. Avec les cantates BWV
157 à 162.
[La
partition de la BGA se trouve dans le coffret n° 38 Teldec /
Harnoncourt. 1986].
HARNONCOURT
: «…Il existe deux versions de cette cantate. Une
première version écrite à Weimar en 1715 (la
mineur) et une seconde version de la reprise de Leipzig en 1723 (si
mineur). Nous avons opté pour la seconde version, car dans
celle-ci le problème de la transposition du ton de chœur
au ton de chambre normal est résolu clairement. La cantate est
donc jouée en si mineur [Teldec], un ton au-dessus de la
version imprimée de l’ancienne édition Bach
[BGA]. On suppose que quelques voix ont été perdues par
rapport au matériel original et que certains instruments
obligés manquent dans l’air [3] ».
PÉRICOPE BWV 162
Vingtième
dimanche après la Trinité.
Epître
aux Ephésiens : 5, 15 à
21 [PBJ. 1731] :
« Cherchez
dans l’esprit votre plénitude ».
Evangile
selon saint Matthieu : 22, 1 à 14
[PBJ. 1489]. Parabole du festin nuptial : « Il en va du
Royaume des Cieux comme d’un roi qui fit un festin de noces
pour son fils…». Le texte de la cantate se meut
effectivement dans l’idée générale d’être
invité à ce festin malgré l’indignité
des candidats…
Renvoi
à Luc 14,16 à 24 [PBJ.
1564]. Les invités qui se dérobent : « Un
homme donnait un grand dîner auquel il invita beaucoup de
monde…»
Même
occurrence, les cantates BWV 180 (22 octobre 1724) et BWV 49 (3
novembre 1726).
E.K.G.
20. Sonntag nach Trinitatis
II
Timothée 2, 19 [PBJ 1755]. «…Cependant
les solides fondations posées par Dieu tiennent bon, marquées
du sceau de ces paroles :
Le Seigneur connaît
les siens ; ceux qui vivent dans l'injustice méconnaissent le
nom du Christ ».
Psaume
34. Peut-être le verset 11 (Kaph) [PBJ. 830] : « Des
(riches) ont connu la disette et la faim, qui recherche Yahvé
ne manque d’aucun bien…»
Cantique
(lied) EKG 177 : « Ach
Gott vom Himmel sie darein ».
Epître
aux Ephésiens: 5, 15 à
21 [PBJ. 1731] :
« Cherchez
dans l’esprit votre plénitude ».
Evangile
selon saint Matthieu: 22, 1 à
14 [PBJ. 1489].
Parabole du festin nuptial : « Il
en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui fit un festin de
noces pour son fils…»
James
Lyon donne aussi comme source le psaume 1 « Enseignement
sur la félicité des justes et punition des impies ».
TEXTE BWV 162
Texte
(1715) de Salomon Franck (Weimar, 1659-1725), bibliothécaire
de la cour de Weimar. Titre : Evangelisches
Andachts Opffer…Anordnung in geistlichen Cantaten
(Offrande de ferveur
évangélique)
publié à Weimar (sans date) mais avec une dédicace
datée du 4 juin 1715.
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages
105/106] : «…Le
texte de Salomon Franck, particulièrement insipide, allie la
traditionnelle idée des noces spirituelles et du Jugement
dernier ».
NEUMANN
[Sämtliche von
Johann Sebastian Bach vertonte Texte. Page
274 : Fac-similé
de la couverture du recueil Andachts
Opffer…Anordnung in
geistlichen | Cantaten
| welche auf die
ordentliche | Sonn = und Fest-Tage…
Pages
275 à 287 : Reproduction des textes des cantates BWV 132,
152, 155, 72, 80a, 31, 165, 185, 168, 164, 161, 162 et 163.
6]
Septième strophe (de 8 vers)) du cantique Alle
Menschen müssen sterben
(Leipzig 1652) de Johann Rosenmüller (1619 † 1684). La
mélodie est d’un auteur inconnu. Renvoi au choral à
quatre voix BWV 262 et à BWV 717.
Bien
qu’ayant le même titre, Alle
Menschen müssen sterben,
la mélodie de l’Orgelbüchlein
BWV 643 est différente de celui du choral BWV 162/6.
F.
Smend, A.Basso et Ch. Wolff attribuent ce choral à Johann
Georg Albinus…
GARDINER :
« Le texte de la cantate BWV 162 compare la vie à
un périple menant au festin des noces…»
GÉNÉRALITÉS
BWV 162
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach.
Tome 1, page 420] : «…Adaptation
de la cantate sur le plan tonal, Weimar / Leipzig : à
Weimar, utilisation du Chorton,
en principe pour les voix, les cordes, l’orgue les trompettes,
un ton plus haut que le Kammerton
de Leipzig, en principe pour les bois …c’est en fait le
ton généralement adopté par Bach dans les
cantates pour tout l’ensemble vocal-instrumental…La
différence entre les deux types de ton était environ un
ton entier…et transposition d’un ton et demi dans la
cantate BWV 162…»
GEIRINGER
[Jean-Sébastien
Bach, note 131 de la
page 364] : « Quand il adaptait des cantates de Weimar
pour des exécutions à Leipzig, Bach modernisait
toujours la notation. En outre il s’arrangeait pour arriver
approximativement au même diapason que celui adopté à
Weimar. Comme le Cammerton
de Leipzig était d’au moins un demi-ton plus haut que le
Tief Kammerton
de Weimar, il fallait transposer d’au moins un demi-ton plus
bas… la cantate 162, qu’on avait entendue en ut mineur à
Weimar fut exécutée en si mineur à Leipzig ».
Renvoi à Alfred Dürr, Fruhe
Kantaten, page 64.
GEIRINGER
[Bach et sa famille, pages 236/237] : «…La façon
particulière dont Bach transposait les parties d’instruments
à vent et d’orgue a une signification déterminée.
A Weimae, les orgues sur lesquelles il jouait semblent avoir été
accordes dans ce qu’on appelle le hoher Chorton,
une tierce mineure au-dessus du Kammerton… Smend (Bach
Kirchekantaten)… maintient avec raison que les cantates sans
instruments à vent, reconnues pour avoir été
composées à Weimar, telles que les n° 152, 161,
162, doivent être excutées un ton plus haut d’une
tierce, puisqu’il est certain que du temps de Bach on les
entendait dans des régions de sonorité plus élevées…On
a signalé que l’orgue de Weimar tel qu’il a étt
décrit avec son hoher Chorton par G. A. Wette en 1737,
avait été entièrement reconstruit en 17191720,
c’est à dire après que Bach avait quitté
Weimar…. cependant la notation particulière des
cantates que l’on sait avoir été jouées à
Weimar, est la preuve que l’instrument du compositeur était
accordé de la même façon que celui décrit
par Wette ».
HALBREICH
: «…Cette cantate ne nous est probablement pas parvenue
dans son état complet ; il manque des parties
instrumentales au moins dans l’air de soprano (Rilling a tenté
d’y pallier en étoffant au maximum les figurations de
clavecin du continuo), et peut-être ailleurs ».
HARNONCOURT :
« transposition du ton de chœur [Weimar = Chorton]
au ton de chambre [Leipzig = Kammerton…]
la cantate (version de Leipzig) est donc jouée en si mineur,
un ton au-dessus de la version imprimée dans l’ancienne
édition Bach [BGA]… on suppose que quelques voix ont
été perdues par rapport au matériel original et
que certains instruments obligés manquent dans l’air
pour soprano n° 3. Nous avons renoncé à un essai de
reconstruction car nous pensons qu’il en résulterait
tout au plus une musique stylistiquement complétée,
mais en aucun cas une œuvre de Bach…»
ISOYAMA :
«…au texte, Bach a joint de la musique au fort style de
chambre….»
LABIE
[Le Visage du Christ
dans la musique baroque.
Page 428] : «…Rien ne semble plus éloigné
de la mort que ce titre festif « Voici
que je
me rends aux noces »…
La leçon de morale conjugale exprimée dans la seconde
moitié de ce texte s’accorde fort bien avec l’allusion
aux noces que comporte le texte évangélique. Tous les
éléments poétiques du livret tournent autour de
l’idée des noces spirituelles et constituent un
véritable poème de l’amour mystique… A
cette proposition poétique, Bach ajoute une connotation
eucharistique que rend possible le thème du festin. S’il
parle de mort, c’est uniquement par rappel du sort qui attend
celui qui se présente aux noces célestes sans être
revêtu de la parure de la foi…»
ROMIJN :
[Très exceptionnellement la notice réservée à
la cantate BWV 162 est « approximative »…
Il est « hasardeux » de proposer une datation
au 25 octobre 1717 et d’avancer que les arias de basse et de
soprano « ont droit à tout l’orchestre »].
DISTRIBUTION BWV 162
NEUMANN.
Sopran, Alt, Tenor ; Baß. – Chor (nur Schlußchoral).
Horn (Corno da Tirarsi) ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER.
Soli : S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente :
Corno da tirarsi (Trompete) ; Viol. I, II ; Vla. ;
Fagott ; Continuo.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, page 443] :
«…cantate d’aspect pour le moins singulier, car ce
n’est que dans le premier morceau et dans le choral conclusif…)
qu’elle fait usage d’un certain appareil instrumental :
les quatre morceaux centraux… ne sont accompagnés que
du continuo, encore que l’on ait supposé que l’aria
pour soprano (n°3) ait pu être soutenue par la présence
de deux parties (perdues) de violon… l’ensemble
instrumental est caractérisé par la présence
d’un « corno da tirarsi » trompette à
embouchure de cor… utilisé non point en tant
qu’instrument concertant, mais comme un complément de
timbre…»
BOMBA :
«…Bach… dut réécrire les voix en
raison des tempéraments plus élevés en usage à
Leipzig. A cette occasion, il ajouta la viole [?] qui joua sans doute
le rôle de renfort et dans le choral final un « corno
da tirarsi » qui, lui, chantait le cantus
firmus.
Par contre une autre voix instrumentale semble avoir été
perdue, elle devait sans doute jouer une partie obligée dans
l’air de soprano n° 3…»
HARNONCOURT
: «…Nous avons opté pour la seconde version de
1723, Leipzig, car dans celle-ci le problème de la
transposition du ton de chœur au ton de chambre normal est
résolu clairement. La cantate est donc jouée en si
mineur [Teldec], un ton au-dessus de la version imprimée de
l’ancienne édition Bach [BGA]. On suppose que quelques
voix ont été perdues par rapport au matériel
original et que certains instruments obligés manquent dans
l’air [3] ».
ISOYAMA :
«…aucun instrument à vent n’est requis
[quoique quand la cantate fut jouée à Leipzig en 1723,
un tromba da tirarsi
fut utilisée dans le premier et le dernier mouvement]. Les
cordes et le continuo (dont des bassons) à eux seuls forment
la partie instrumentale…»
LEMAÎTRE :
« Lorsque Bach reprit l’œuvre à Leipzig
[en 1723], il ajouta à l’effectif instrumental un corno
da tirarsi (trompette à embouchure de cor). On remarquera dès
le départ que seuls les morceaux extrêmes font
intervenir un appareil instrumental étoffé et que les
pièces centrales ne reposent que sur la basse continue »
NYS,
Carl de : «…A propos du « Corne de chasse »
dans BWV 109/1 : Bach semble avoir particulièrement
apprécié cet instrument à cette
époque ;
lorsqu’il reprendra la cantate BWV 162 écrite à
Weimar, il y ajoutera une partie de « cor de chasse ».
NYS,
Carl de [coffret Erato, volume 7. 1977] : «…Lorsque
Bach reprendra la cantate BWV 162, au début de son cantorat à
Saint-Thomas le 10 octobre 1723, il sera amené à
modifier sa partition en raison de l’accord de l’orgue ;
c’est en tous les cas à cette occasion qu’il a
ajouté à la partition primitive une partie de trompette
(corno da tirarsi), mais Alfred Dürr pense que l’original
devait comporter d’autres instruments que les cordes qui nous
sont parvenues, notablement parce que dans l’aria pour soprano
la basse continue dans la forme connue semble vraiment un peu
schématique ; il suggère qu’il a pu y avoir
une ou deux parties de hautbois, ce qui correspondrait assez à
un certain style pratiqué par le jeune maître de
Weimar ».
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach. L’orchestration, page
238] : « A propos de la cantate BWV 46/1 et 6 Bach désigne
ici la tromba ou corno da tirarsi, instrument muni de coulisse, comme
le trombone…». Renvoi à la cantate BWV 67/1 et 7.
SUZUKI
:…tentative reconstruction de la partie manquante en obbligato
du n° 3… Choix de l‘instrument… la flûte
à bec… qui paraît souvent dans les cantates de
Weimar…. l‘édition Breitkopf reconstruite par W.
Radeke… basée sur l‘hypothèse que les deux
parties obligées étaient perdues, la version de Radeke
renferme deux parties de violon (ou hautbois) qui sont recréées
avec beaucoup de beauté et de musicalité…»
WOLFF :
« Tandis que la première aria fait appel à
l’ensemble des cordes ; les deux autres, de manière
inhabituelle, se contentent d’un accompagnement de continuo .
Si cela correspond sans nul doute à la volonté du
compositeur dans le duo n° 5, en revanche, il manque à
l’évidence la partie instrumentale obligée de
l’aria n° 3. La partition n’ayant pas été
conservée et le matériel d’exécution
restant incomplet, on ne peut déterminer quel était
l’effectif original de ce mouvement. Pour remplacer la partie
perdue, le présent enregistrement [celui de Ton Koopman]
propose à l’orgue, une improvisation à la main
droite. Les sources de référence sont les parties
séparées originales, les unes appartenant au matériel
d’exécution utilisé à Weimar, les autres
ayant été réalisées à Leipzig…
Bach compléta l’instrumentation par un corno
da tirarsi
(trompette à coulisse) pour renforcer la partie de viole du
n° 1 et mettre en relief la mélodie du choral dans le n°
6…»
APERÇU BWV 162
1]
ARIE BAß. BWV 162/1
ACH !
ICH SEHE, JETZT (Itzt), DA ICH ZUR HOCHZEIT
GEHE, / WOHL
UND WEHE.
/ SEELENGIFT
UND LEBENSBROT,
/ HIMMEL,
HÖLLE,
LEBEN,
TOD,
/ HIMMELSGLANZ
UND HÖLLENFLAMMEN
/ SIND
BEISAMMEN.
/ JESU
HILF, DAß ICH BESTEHE !
Ah !
Voilà / que je me rends aux noces, / pour le meilleur et pour
le pire. / Poison de l’âme et pain de la vie, / ciel,
enfer, vie, mort, / splendeur céleste et flammes infernales /
sont réunis. / Jésus aide-moi à sortir vainqueur
de l’épreuve !
La
mineur (a moll), 56 mesures, C
BGA.
Jg. XXXIII. Pages 31 à 35. Am zwanzigsten Sonntage nach
Trinitatis | Cantate | für Sopran, Alt, Tenor und Baß. |
ARIE. | Corno da tirarsi. | Violino I. | Violino II. | Basso. |
Fagotto. | Continuo. Prélude instrumental de 7 mesures et
reprise finale Dal
Segno.
NEUMANN.
L’ensemble des instruments. « Comme un da
capo » par
le caractère de ritournelle et de « choral »
aux parties instrumentales.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach.
Tome 1, page 444] : «…emploi
du corno da tirarsi…
le discours (instrumental) apparaît découpé en
« versets… sur cette sorte d’arrière-plan,
ou de base, timbro-harmonique, se situe l’articulation
contrapuntique de deux violons concertants en trio avec la partie
vocale de basse, tandis que le continuo, redoublé par le
basson, se fait entendre en une incessante figuration obstinée…»
BOMBA :
«…La fête des noces, la splendeur des cieux mais
aussi peut-être les flammes infernales justifient l’emploi
d’une instrumentation relativement riche ainsi que les motifs
agités de l’air d’introduction » [n°
1].
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.,
pages 993 à 997] : «…cet
air en deux parties insiste longuement sur la deuxième, qui
est aussi la plus imagée, à partir de Seelengift
– poison
de l’âme…qui
fait l’objet d’une répétition variée.
Dès la ritournelle initiale, qui sera reprise intégralement
entre les deux parties et pour finir, les deux parties de violons et
celle d’alto tissent un réseau serré en écriture
canonique… dans une écriture à cinq et parfois à
six voix. A côté d’un figuralisme évidemment
appelé par le texte sur le mot Höllenflammen…
un autre mot se trouve abondamment exprimé sur des vocalises,
qui n’appelle pourtant pas d’image particulière,
celui de beisammen
– réunis…».
Renvoi à la cantate BWV 101/4.
GARDINER :
«…Opposition des contraires : On trouve dans l’air
initial de basse, des références tant au Seelengift
qu’au Lebensbrot
– pain
de vie
– poison de
l’âme…
Avec ses violons et hautbois [version Gardiner ?] se répondant
par chœurs (tout d’abord en canon) et une partie
inhabituelle pour corno
da tirarsi (jouée
ici –version Gardiner – par un trombone alto), la musique
de Bach est de caractère solennel… sur une structure…
reposant sur un
ritornello et avec une
série de répétitions…»
ISOYAMA :
«…La cantate s’ouvre sur une aria en la mineur
pour la basse. Son texte est une narration à la première
personne de quelqu’un en marche vers des noces et qui, sur son
chemin, remarque la juxtaposition de la bonne fortune et de la
souffrance… l’accentuation frappante des mots souligne
beaucoup le côté négatif. Le continuo imite les
pieds des chrétiens se hâtant aux noces tandis que les
instruments plus aigus soupirent d’inconfort ».
LEMAÎTRE :
«…air dans lequel la voix de basse émerge au
milieu d’une polyphonie imitative à trois voix réalisée
par les deux parties de violon et la trompette soutenue par les
altos ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 225/226] : «…L’orchestre et le continuo
simulent, par leurs affirmations rapides, les pas du croyant se
rendant aux noces…»
NYS,
Carl de : «…c’est la crainte qui domine
exprimée par le motif fondamental la sol dièze - la…
on peut se demander aussi si le motif initial de la partie
chantée mi - la - fa - mi fa fréquemment répété
par les violons et l’alto doublé par la trompette n’est
pas une allusion à une mélodie de choral ».
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach.- La formation rythmique
des motifs. Page 111] : « Les souples tournoiements de la
flamme rapide sont symbolisés par des motifs sinueux et agiles
». Renvoi à la cantate BWV 20/3.
[La
traduction du texte,
page 273] : «…vocalises
sur le mot « Höllenflammen,
où Bach met non seulement à profit la sonorité
large de la voyelle « a », mais tente aussi de
décrire l’agilité de la flamme crépitante
et acérée… » [+ Exemple musical sur
le mot Höllenflammen »,
BG. XXXIII, page 33]. Renvoi à la cantate BWV 20/3.
SCHWEITZER
: Emploi du motif chromatique de la peine et de la mélancolie,
dans la basse continue.
2]
REZITATIV TENOR. BWV 162/2
O
GROßES HOCHZEITSFEST,
/ DARZU
DER HIMMELSKÖNIG
/ DIE
MENSCHEN
RUFEN LÄßT ! / IST
DENN DIE ARME BRAUT,
/ DIE
MENSCHLICHE NATUR,
NICHT VIEL ZU SCHLECHT UND WENIG, / DAß
SICH MIT IHR DER SOHN
DES HÖCHSTEN
TRAUT ? / O
GROßES HOCHZEITFEST,
/ WIE
IST DAS FLEISCH
ZU SOLCHER EHRE
KOMMEN, / DAß
GOTTES
SOHN / ES
HAT AUF EWIG ANGENOMMEN ? / DER
HIMMEL
IST SEIN THRON,
/ DIE
ERDE
DIENT ZUM SCHEMEL
SEINEN FÜßEN,
/ NOCH WILL ER DIESE WELT / ALS
BRAUT
UND LIEBSTE
KÜSSEN ! / DAS
HOCHZEITMAHL
IST ANGESTELLT, / DAS
MASTVIEH IST GESCHLACHTET ; / WIE
HERRLICH IST DOCH ALLES ZUBEREITET ! / WIE
SELIG IST, DEN HIER DER GLAUBE
LEITET, / UND
WIE VERFLUCHT
IST DOCH, DER DIESES MAHL
VERACHTET !
O
grande fête des noces /à laquelle le roi céleste
/ convie les êtres humains ! / La pauvre fiancée,
/ la nature humaine n’est-elle pas trop médiocre et
insignifiante / pour que le Fils du Très-Haut s’unisse à
elle ? / O grande fête des noces ! / Comment la
chair s’est-elle vue faire l’honneur / que le Fils de
Dieu / se soit à jamais incarné en elle ? / Le
ciel est son trône, / la terre lui sert de marchepied / et
encore veut-il embrasser ce monde, / faire de cette terre sa fiancée
et sa bien-aimée ! / Le repas de noces est prêt, /
on a abattu le veau gras ; / Comme tout est magnifiquement
préparé ! / Bienheureux celui que conduit ici la
foi. / Maudit celui qui dédaigne ce festin !
Isaïe
66, 1 [PBJ. 1182] : « Le
ciel est mon trône et la terre mon marchepied… ».
Dans le récitatif : « Die
Erde dient zum schemel seinen
Füßen -
Le ciel est son trône,
/ la terre lui sert de
marchepied…»
Allusion
à l’Évangile (Luc) : Le fils prodigue, le
veau gras.
Ut
majeur (C dur) →
ré mineur (d moll),
25 mesures, C
BGA.
Jg; XXXIII. Page 36 | RECITATIV. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif secco.
3]
ARIE SOPRAN. BWV 162/3
JESU,
BRUNNQUELL
ALLER GNADEN,
/ LABE
MICH ELENDEN GAST,
/ WEIL
DU MICH BERUFEN HAST ! | ICH
BIN MATT, SCHWACH UND BELADEN, / ACH !
ERQUICKE MEINE SEELE,
/ ACH !
WIE HUNGERT MICH NACH DIR ! / LEBENSBROT,
DAS ICH ERWÄHLE, / KOMM,
VEREINE DICH MIT MIR !
Jésus,
source de toutes grâces, / repais le malheureux convive que je
suis, Toi qui m’a invité ! / Je suis las, faible et
accablé ; / Ah ! réconforte mon âme !
/ Ah ! quelle faim j’ai de toi ! / Pain de vie, toi
que j’élis, / viens t’unir à moi !
Ré
mineur (d moll), 53 mesures, 12/8
BGA.
Jg. XXXIII. Pages 37/38 | ARIE. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN.
Forme de trio et ritournelle avec reprise finale Dal
Segno.
BOMBA :
«…le partenaire instrumental du duo manque peut-être.
Bach mêle des harmonies « basses » et
« faibles » à la mélodie
pétillante interprétant la « source »
en rythme triple ».
GARDINER :
«…air de soprano, Jesu,
Brunnquell aller Gnade
– Jésus,
source de toute grâce,
dans lequel le rafraîchissement apporté par l’eau
au « pitoyable
convive »
est évoqué par le mètre à 12/8 et les
parties obligées de flûte et de hautbois d’amour
reconstituées à notre intention par Robert Levin.
Sérénité du climat et fluidité des lignes
sont bousculées dans la section B par les phrases agitées
dévolues à la voix « Ich
bin matt schwach und beladen ».
Bach nous laisse entendre dans les arabesques en doubles croches du
continuo que le désir de fraîcheur de l’âme
sera finalement pris en considération…»
ISOYAMA :
«…on croit qu’une partie d’obbligato
instrumental a existé à l’origine pour le
troisième mouvement mais qu’elle est maintenant perdue.
Sur ce disque [l’enregistrement de Suzuki, volume 3], cette
partie perdue a été restaurée pour la flûte
à bec (voir les commentaires de Masaaki Suzuki)…»…La
phrase Brunnquell aller
Gnaden est illustrée
par la musique suivante et, dans la section du milieu nous entendons
aussi une lamentation sur la faiblesse de l’humanité ».
LEMAÎTRE :
«…le matériel de la seconde aria… nous est
apparemment parvenue de façon incomplète : il
manquerait deux parties instrumentales de dessus (hautbois ou
violon ?) ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 225/226] : « une ou deux parties instrumentales
concertantes, aujourd’hui perdues… Des interprètes
modernes tentent de recréer ces parties (par exemple, Ton
Koopman a écrit une partie pour orgue obligé ;
Masaaki Suzuki préfère, lui, une flûte bec),
mais la plupart d’entre eux s’en tiennent au continuo…»
NYS,
Carl de : «…aria… qui est très
probablement incomplète dans sa forme instrumentale connue.
L’expression de cette page en ré mineur est néanmoins
fort intense ; c’est un appel pressant souligné
encore par les exclamations répétées Jesu !
qui la transforment en imploration émouvante…»
SCHUHMACHER
: «…Il
manque une voix instrumentale solo pour l‘air de soprano…
probablement pour violon, car par teneur expressive et symbolique il
est apparenté au deuxième mouvement de BWV 158 et airs
similaires…»
SUZUKI
:…il n‘y a aucune indication relative à la partie
manquante, c‘est pourquoi il est impossible de la reconstruire
comme Bach l‘a écrite.
4]
REZITATIV ALT. BWV 162/4
MEIN
JESU,
LAß MICH NICHT / ZUR
HOCHZEIT
UNBEKLEIDET KOMMEN, / DAß
MICH NICHT TREFFE DEIN GERICHT;
/ MIT
SCHRECKEN HAB ICH JA VERNOMMEN, / WIE
DU DEN KÜHNEN HOCHZEITGAST,
/ DER
OHNE KLEID
ERSCHIENEN, / VERWORFEN
UND VERDAMMET HAST ! / ICH
WEIß AUCH MEIN UNWÜRDIGKEIT :
/ ACH !
SCHENKE MIR DES GLAUBENS
HOCHZEITKLEID;
/ LAß
DEIN VERDIENST
ZU MEINEM SCHMUCKE
DIENEN ! / GIB
MIR ZUM HOCHZEITKLEIDE
/ DEN
ROCK
DES HEILS,
DER UNSCHULD
WEIßE SEIDE !
/ ACH !
LAß DEIN BLUT,
DEN HOHEN PURPUR,
DECKEN / DEN
ALTEN ADAMSROCK
UND SEINE LASTERFLECKEN,
/ SO
WERD ICH SCHÖN UND REIN / UND
DIR WILLKOMMEN SEIN, / SO
WERD ICH WÜRDIGLICH DAS MAHL
DES LAMMES
SCHMECKEN.
Mon
Jésus, ne me laisse pas / paraître nu aux noces, / afin
que je ne tombe pas sous le coup de ton jugement; / C’est avec
effroi que j’ai appris / comment tu as rejeté et maudit
/ l’audacieux invité au mariage / qui s’est
présenté sans vêtement ! / J’ai moi
aussi conscience de mon indignité; / Ah ! offre-moi la
parure de noces de la foi ! / Fais que tes mérites me
servent de parure ! / Donne-moi pour habit de noces / la tunique
du salut, la blanche soie de l’innocence ! / Ah !
fais que ton sang recouvre de sa noble pourpre / le vieil uniforme
d’Adam et les taches qu’y ont faites ses péchés ;
/ Ainsi je serai pour toi bienvenu, / ainsi je savourerai comme il se
doit le festin de l’Agneau.
Apocalypse
19, 9 [PBJ. 1815] : « Heureux
les gens invités au festin de noce de l’Agneau ».
Dans la cantate : « So
werd ich würdlich das
Mahl…
- Je savourerai
comme il se doit le festin de l’Agneau ».
La
mineur (a moll),
→ Ut majeur (C dur), 22
mesures, C
BGA.
Jg. XXXIII. Page 39 | RECITATIV. | Alto. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif secco.
5]
ARIE (DUETT), ALT, TENOR. BWV 162/5
IN
MEINEM GOTT
BIN ICH ERFREUT !
| DIE
LIEBESMACHT
HAT IHN BEWOGEN, / DAß
ER MIR IN DER GNADENZEIT
/ AUS
LAUTER HULD
HAT ANGEZOGEN / DIE
KLEIDER
DER GERECHTIGKEIT.
| ICH
WEIß, ER WIRD NACH DIESEM LEBEN
/ DER
EHRE
WEIßES KLEID
/ MIR
AUCH IM HIMMEL
GEBEN.
En
mon Dieu je trouve ma joie ! / La puissance de son amour l’a
poussé / à me faire revêtir par miséricorde
/ et pure faveur / les vêtements des justes. / Je sais qu’après
cette vie / Il me donnera également au ciel / la blanche
tunique de l’honneur.
Isaïe
61, 10 [PBJ : 1178] : « J’exulte
de joie en Yahvé… car il m’a revêtu des
vêtements du salut…»
Dans la cantate : « Die
Kleider der
Gerechtigkeit
- à me faire
revêtir par miséricorde
/ et pure faveur
/ les vêtements
des justes…»
Ut
majeur (C Dur), 148 mesures, 3/4
BGA.
Jg. XXXIII. Pages 40 à 45 | ARIE. Duett. | Alto. | Tenore. |
Continuo.
NEUMANN.
Forme de trio sonate. Structure ABBCAC. Ritournelle avec reprise Dal
Segno.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach.
Tome 1, page 417] : «…dans
onze cas [en fait seulement neuf]… le chant est soutenu par la
seule basse continue : BWV 21/10, 31/4, 61/5, 132/3, 162/5,
165/3, 182/6, 185/5 et le duo BWV 21/8…»
[page
444] : «…duo réalisé dans la forme
ABBCAC, et suivant le style typique du duo de chambre italien…»
BOMBA :
«…Le duo n° 5 correspond à l’esprit
dialogué d’une cantate de mariage. La joie est
représentée en de riches mélismes… Bach
anime ce mouvement divisé en différentes sections par
le jeu du violoncelle continuo revalorisé en obligé ».
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page
284] : «…quatre
étoiles pour le duo alto, ténor dans une mesure
dansante à 3/4 qui célèbre la parure revêtue
par l’élu du Ciel ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.,
pages 993 à 997] : «…Ce
merveilleux duetto fait d’une mosaïque d’éléments
(ABBCAC) … Dès la ritournelle initiale s’imposent
deux groupes rythmiques, l’un fait d’un ensemble d’une
noire, deux croches et une noire… l’autre d’un
dactyle suivi de croches descendantes, à quoi il convient
d’ajouter de grands saut ascendants en début de mesure,
autant de figures de rhétorique musicale susceptibles
d’exprimer une joie sereine…vocalises de bonheur sur le
mot erfreut
– réjouis ».
GARDINER :
«…Ayant revêtu, comme il convient, les « habits
de la droiture » alto et ténor décrivent
leur joyeuse arrivée au festin en de longs mélismes
vocaux et traits ornementaux, tantôt en canon serré,
tantôt en tierces et sixtes parallèles, sous tendus de
sauts dans une partie de continuo progressant à grandes
enjambées ».
ISOYAMA :
«…forme d’un duo à trois [?] évoquant
l’image d’une danse de fête. L’alto et le
ténor chantent leur conviction qu’ils seront des invités
de Dieu : le continuo avance à grands pas sur un rythme
de « réjouissance ».
LEMAÎTRE :
«…duo pour alto et ténor qui répond à
un schéma peu ordinaire : A-B-B-C-A-C…»
MACIA
[Tout Bach,
pages 225/226] : «… le duetto… était
apparemment accompagné dès l’origine par le seul
continuo qui, par ses dessins ostinato, semble y reproduire les sauts
de joie du croyant…»
MARCHAND
: Proportion de ce mouvement correspondant exactement au nombre
d‘or, nombre de mesures divisé par 1, 618.
NYS,
Carl de : «…aria uniquement accompagnée de
la basse… ce qui confirme qu’il manque des parties…
expression de jubilation intense, sur le rythme dansant à 3/4…
le mouvement des croches et des doubles croches avec ses puissants et
vastes intervalles ascendants pour la plupart, crée une
authentique atmosphère de fête ».
PIRRO
[L'esthétique de
Jean-Sébastien Bach. La formation rythmique des motifs,
pages 109 à 111] : « Les thèmes de la joie
se développent avec ampleur, d’un mouvement vif et uni,
sans heurts ni précipitation. Il n’est pas de traduction
rythmique plus fréquemment employée par Bach… la
formule apparaît [dans le duetto] sur le mot « erfreut »
… [+ Exemple musical, BG. XXXIII, page 40]. Renvoi aux
cantates BWV 71/7, 150/7 et 155/2.
[Le
commentaire de l’accompagnement instrumental,
page 182] : «…rythme bondissant de joie… Une
basse exultante s’épanouit en grandes phrases
d’allégresse dans le duo de la cantate BWV 162…
tandis que les voix répètent : « Je
suis comblé de joie en mon Dieu »
[+ Exemple musical, BG. XXXIII, page 40]… « Philippe
Spitta qui date cette cantate du vingtième dimanche après
la Trinité (3 novembre) de l’année 1715, estime
que ce duo nous ouvre un domaine inconnu jusque là : «
On serait tenté d’y trouver, dit-il, quelque chose d’une
jubilation dionysiaque, quand les voix s’élancent tantôt
en doubles croches, tantôt font résonner de longs appels
de joie, tandis que la basse semble jouer pour une danse grandiose…»
(J. S. Bach,
tome I, page 547).
SCHUHMACHER
: «…Pour
la basse rythmiquement obstinée du duo et l’articulation
du mouvement … des instruments ne sont presque pas à
présumer…»
SCHWEITZER
[J.-S.
Bach,
page 255] : «…plus
le thème est audacieux, plus l’intensité de la
joie est grande. On rencontre de ces basses qui semblent sauter
par-dessus tous les obstacles. [+ Exemple musical]. Renvois aux
cantates BWV 103/5, BWV 129/2.
6]
CHORAL. BWV 162/6
ACH,
ICH HABE SCHON ERBLICKET / DIESE GROßE HERRLICHKEIT,
/ ITZUND
WERD ICH SCHÖN GESCHMÜCKET / MIT
DEM WEIßEN HIMMELSKLEID;
/ MIT
DER GÜLDEN EHRENKRONE
/ STEH
ICH DA FÜR GOTTES
THRONE,
/ SCHAUE
SOLCHE FREUDE
AN, / DIE KEIN ENDE
NEHMEN KANN.
Ah !
J’ai déjà aperçu / dans tout son éclat
cette magnificence ! / Je serai revêtu de la belle parure
/ de la blanche tunique céleste ; / Le front ceint de la
glorieuse couronne, / je me tiendrai devant le trône de Dieu, /
contemplant des joies / ne pouvant pas connaître de fin.
Texte
de la septième strophe (de 8 vers chacune) du cantique Alle
Menschen müssen sterben…de
Rosenmüller 1652 et non [G. Cantagrel] comme on l’a cru un
temps de Johann Georg Albinus.
Isaïe
61, 10 [PBJ : 1178] : « J’exulte
de joie en Yahvé… car il m’a revêtu des
vêtements du salut…»
Voir
variante du choral de BWV 146/8, avec le même texte de Johann
Rosenmüller (1652).
La
mineur (a moll), 16 mesures, C
BGA.
Jg. XXXIII. Page 46 | CHORAL. | Soprano. / Corno da tirarsi. Violino
I. col Soprano. | Alto. / Violino II coll’ Alto. | Tenore. /
Viola col Tenore. | Basso. / Fagotto col Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Simple choral harmonisé avec l’ensemble instrumental.
BOYER
[Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page
284] : «…choral
simplement harmonisé sur mélodie de choral 006(MDC) de
type 1 ».
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages
105/106] : «…On
remarquera l’opposition entre la sombre et sobre tonalité
de la mineur et les paroles lumineuses de la strophe choisie…
La présence de cette mélodie unique et pratiquement
inconnue en conclusion de la cantate reste un mystère…
Bach, lors de la reprise de Leipzig en 1723 se contenta de
modifications minimes… sans toucher au choral conclusif ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach.,
pages 993 à 997] : «…septième
des huit strophes du cantique sur la mort dû à
Rosenmüller… On suppose que la mélodie de ce
choral pourrait avoir été écrite par Bach
lui-même, qui ne l’a utilisée qu’une seule
et unique fois dans toute son œuvre. Les voix sont doublées
par les cordes, la trompette à coulisse soulignant la partie
de soprano ».
ISOYAMA :
«…Il est à remarquer que les paroles du chœur
passent maintenant de « Ah !
Je vois »
du début à
« Ah !
J’ai déjà vu ».
LABIE
[Le Visage du Christ
dans la musique baroque.
Pages 428/429] : «…Le choral terminal débouche
sur la joie promise à l’élu qui pourra dire :
« Le front
ceint de la glorieuse couronne…»…Tout
naturellement la parabole du festin [voir le commentaire de cette
parabole plus haut] débouche sur une vision optimiste des fins
dernières. Pourtant cette promesse de bonheur emprunte texte
et mélodie à un poème de la mort et de
l’éternité, que les paroissiens de Saint-Thomas
devaient associer au souvenir d’enterrements…. Ainsi, à
la dernière minute, une logique de la mort et de la rédemption
est introduite par la seule force de la musique dans un texte qu’on
pouvait croire tout entier consacré à la joie des
noces, matérielles comme spirituelles ».
NYS,
Carl de : «…texte chanté sur une mélodie
peu connue dont Spitta pensait qu’elle pouvait être de
Bach lui-même. Alfred Dürr signale qu’on la retrouve
pourtant dans un choral de Johann Gottfried Walther, le cousin de
Bach qui était « organiste municipal » à
Weimar…»
SCHUHMACHER
: «…La
mélodie du choral final fut certainement connue à
Weimar, et là uniquement vers 1715, car elle ne revient qu’une
seule autre fois et ce dans une œuvre pour orgue de Johann
Gottfried Walther, l’organiste municipal et cousin au second
degré de Bach ».
BIBLIOGRAPHIE BWV 162
BACH
CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG
(All Music Guide) : Notice par James Leonard.
BRAATZ,
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Simon : Notice 1997 & 1998.
EMMANANUEL
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Julian: The Cantatas of
Johann Sebastian Bach,
chapitre 22 2010.
ORON,
Aryeh : Discussions 1]13 octobre 2002 – 2]12 juin 2005 –
Prévision : 3 juin 2012.
BACH
COMPENDIUM ou Répertoire
analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
Bach.
Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
: analytisch-Bibliographisches
Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach.
Editions Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 162 = BC A 148.
BACH-JAHRBUCH.
1977. Andreas Glöckner : L‘exécution
par Johann Sebastian Bach de Passions
contemporaines, page 77
BASSO,
Alberto: Jean-Sébastien
Bach.
Edizioni di Torino. 1979. Fayard. 1984-1985.
Volume
1, pages 34, 159, 406, 408, 409, 412, 415, 416, 417, 420 et 443/444
Volume 2,
pages 256, 267, 268, 279, 280 et 308
BOMBA,
Andreas : Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling /
edition bachakademie,
volume 49. 2000.
BOYER,
Henri : Les
cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.
L’Harmattan 2002. Page 284
:
Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
L’Harmattan 2003. Pages 105/106
BREITKOPF.
Recueils :
Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 153. Ce
choral, bien que possédant le titre de Alle
Menschen müssen sterben”
est composé sur une mélodie différente de celle
de BWV 162/6
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. N° 18
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Volume
2, pages 109, 133, 134, 409
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Philipp : Johann
Sebastian Bach.
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R. Laffont 1982. ZK 22, pages 75/76
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 162
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution des enregistrements.
Six
références (août 2002 – mai 2011) + un
mouvement individuel (août 2002 – juillet 2006).
Exemples
musicaux (Audio). Aryeh Oron (avril 2003 – mai 2008).
6]
GARDINER (volume 11). The Monteverdi Choir. The English Baroque
Soloists. Soprano : Magdalena Kozena. Alto : Sara Mingardo.
Ténor
: Christoph Genz. Basse : Peter Harvey. Bach Cantata Pilgrimage.
Gênes (I), église San Lorenzo. 4 novembre 2000.
Distribution
en France, juillet 2010. CD Soli Deo Gloria (SDG) 168. 2010. Avec les
cantates BWV 49 et 180
2]
HARNONCOURT (volume 38). Tölzer Knabenchor. Jeune soliste du
Tölzer Knabenchor : Tobias Erwanger. Alto : Paul Esswood.
Ténor
: Kurt Equiluz. Basse : Robert Holl. Concentus Musicus Wien. 1986.
Durée : 16’31
Disque
Teldec 6.35657-00-503 - SKW 38/1-2. Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas.
1986
CD
Teldec 4509-91762 2 Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas,
Volume 8
CD
Teldec 8-35657 - ZL 242633 2 Das
Kantatenwerk, volume
38. 1987.
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 4. Coffret , 15 CD Teldec. Sept. 1999. Cantates BWV
150-159. BWV 161-188. BWV 192 et 194-199
Reprise
CD Warner Classics 8573-81162-5. Intégrale en CD séparés,
volume 48. 2007
3]
KOOPMAN (volume 3). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano
: Barbara Schlick. Alto : Elisabeth von Magnus. Ténor : Paul
Agnew.
Basse : Klaus Mertens. Waalse
Kerk. Amsterdam (NL). 1996. Durée
: 16’22
CD
Erato 0630 -14336-2. 1996. Reprise sous label Antoine Marchand. CC
72233. 2004.
Avec les cantates BWV 63 et 155
L’enregistrement
propose la version de Weimar et, en Appendix, les mouvements 1 et 6
(version de Leipzig avec le corno
da tirarsi).
5]
LEUSINK. Holland Boys Choir/ Netherlands Bach Collegium. Brilliant
Classics. Durée : 16’53
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classics, volume 18 – Cantatas,
volume IX. Avec les cantates BWV 109, 58
Reprise
Bach Edition 2006. CD Brilliant Classics, volume IV - 93102 13/89.
Avec les cantates BWV 109 et 58.
1]
RILLING. Frankfurter Kantorei. Bach-Collegium
Stuttgart. Soprano : Arleen Auger. Alyce Rogers : Alto.
Ténor : Kurt Equiluz.
Basse :
Wolfgang Schöne. Südwest -Tonstudio, Stuttgart. Décembre
1975 - mars et mai 1976.
Durée : 16’36
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Laudate / Hänssler Verlag. 98684. Avec la cantate BWV 161
Disque
Erato STU 71074. Les
grandes cantates.
(volume 7). 1977. Avec la cantate BWV 161
CD.
Die
Bach Kantate (volume
54). Hänssler Classic. Laudate 98916. 1981 ? Avec les
cantates BWV 5 et 180
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume 49). Hänssler-Verlag 92.049. 2000
4]
SUZUKI (volume 3). Bach Collegium Japan. Soprano : Yumiko Kurisu.
Contre-ténor : Yoshikazu. Ténor : Makoto Sakurada.
Basse
: Peter Kooy. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Japan.
Avril 1996. Durée : 15‘36
CD
BIS 791. 1996. Avec les cantates BWV 12, 54 et 182
MOUVEMENT INDIVIDUEL BWV 162
M-1
Mvt. 6]. Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Solistes de l’orchestre
baroque de Fribourg. CD Bach Edition, volume 23 : Chorals.
Reprise
Bach Edition 2006. CD Brilliant Classics 93102/137. V/31
ANNEXE
BWV 162
PHILIPP
SPITTA
SPITTA,
Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré : « His
Work
and Influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes.
Volume
I, pages 554/555 : « Cantate pour le vingtième
dimanche après la Trinité (3 novembre 1715) « Ach
ich sehe, jetzt da ich zur Hochzeit gehe »
[note 20 en bas de page (foot’Note) : La partition dans la
collection Von Voss (issue du legs Fischhoff), à la
Bibliothèque royale de Berlin a été copiée
d’après l’originale. Je ne l’ai jamais vue].
Le sujet de l’évangile est la parabole du roi préparant
les noces de son fils et, quand les invités refusent d’y
venir, il en fait appeler d’autres par les rues mais écarte
ceux qui ne sont pas jugés dignes. Matthieu XXII, 1-14. Les
sujets principaux de la cantate sont la crainte, l’anxiété
de ne pas être dignes, l’aspiration de la pauvre âme
humaine d’être conviée au banquet du Seigneur et
la joie d’y être enfin admis. La basse débute (la
mineur, à C -commun time-), chef d’œuvre de
polyphonie, avec cette figure récurrente [+Exemple musical]
parcourant l’ensemble [du mouvement], tel un gémissement
d’anxiété. La seconde aria, pour soprano (ré
mineur, à 12/8) exprimant une intense supplication, est à
nouveau totalement différente de ce que nous avons jusqu’ici
rencontré chez Bach ; l’exclamation « Jesu »,
à trois reprises, est remplie d’une expressivité
remarquable…Mais vraiment, quand donc ce flux d’innovations
[chez Bach] sera-t-il jamais épuisé ? La dernière
aria, un duo entre alto et ténor, ouvre à nouveau un
champ inédit. En lui, nous sommes tenté de découvrir
une forme de joie dionysienne, quand les voix s’ébrouent
en joyeuses doubles croches, avec ses longs cris de joie, tandis que
la basse continue a le passage suivant [+ Exemple musical], une danse
festive. Ce mouvement d’inspiration large et noble possède
la forme d’une aria à l’italienne et la façon
dont Bach nous fait revenir au début [du mouvement] est
particulièrement habile. Les deux voix sont réunies,
ici en homophonie tel un chant à deux parties ; là,
dans une polyphonie animée révélant ses origines
organistique. ; ce n’est pas encore la forme de duo
coutumière à Bach, bien qu’on n’y puisse
non plus reconnaître la manière des duos de Steffani qui
était à l’époque le modèle du
genre, exemples que Haendel recopia. Cette joie exubérante
conduit au choral final, similaire au premier mouvement, avec la
septième strophe du cantique « Alle
Menschen müssen sterben »
chantée sur une mélodie en la mineur, connue nulle par
ailleurs. Il n’a pu être établi jusqu’à
présent si elle fut ou non composée par Bach ».
C.
Role. Août 2011
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