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C.
Role. Juillet 2011
|
Cantate BWV
16
HERR
GOTT, DICH LOBEN WIR
Seigneur Dieu, nous te louons…
NEUJAHR
Cantate
pour le Nouvel An et Circoncision de Jésus
Leipzig,
mardi 1er
janvier 1726
|
AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes et des critiques discographiques parfois peu accessibles
(2011). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent
d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes
francophones un panorama « espéré »
élargi de cette partie de l’œuvre
vocale de Bach. Outre les quelques « interventions « CR »
signalées par des crochets [...] le rédacteur précise
qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté
le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie.
A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= La majeur →
(a moll) = la mineur
(B)
= Si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Édition par la Société
Bach (Leipzig, 1851-1899). J.
S. Bach Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= Ut majeur →
(c moll) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur →
(d moll) = ré mineur
(E)
= Mi →
(Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= Fa
(G)
= Sol majeur→
(g moll) = sol
mineur
GB
= Grande-Bretagne = Angleterre
(H)
= Si →
(h moll) = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900).
OP
= Original Partitur = Partition originale autographe
Ost.
= Original Stimmen – Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps de
ce même texte allemand, le mot ou groupe de mots mis en
italiques
désignent un affect particulier ou un « accident
remarquable.
DATATION
BWV 16
Jour
de l‘An 1726.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 2, page
255] : « Première exécution le 1er
janvier 1726 ; seconde exécution : 1er
janvier 1731… et une troisième, entre 1735 et 1750 [?]
BCW :
Première exécution à Leipzig le 1er
janvier 1726 puis une deuxième le 1er
janvier 1749.
BRAATZ
[BCW. Provenance] : « la date la plus probable serait
le Jour de l’An 1726 ». Robin A. Leaver (article
dans le Oxford Composer
Companions »
a proposé les jours de l’An 1726, 1731, après
1745 et encore 1749. Aucune informations n’a été
donnée pour [ces dates] de 1731 et 1749 ».
DÜRR.
Chronologie : BWV 57 (26 décembre 1725) – BWV 151
(27 décembre 1725) – BWV 28 (30 décembre 1725) -
*BWV 16 (1er
janvier 1726) – BWV 32 (13 janvier 1726) – BWV 72 (20
janvier 1726).
D‘après
Alfred Dürr, une reprise a eu lieu dans une instrumentation
légèrement différente (oboe da caccia remplacé
par une violetta = violon alto) mais à une date non précisée
et que ne peut confirmer non plus le “Kalendarium” de
Werner Neumann.
HERZ :
1er
janvier 1726. Autres dates : 1724 et autres exécutions
1728-1731 et 1748 [?]
HIRSCH
: Classement CN 142 (Die chronologisch Nummer = numérotation
chronologique). III. Jahrgang. Fragment d’un cycle incomplet de
cantates de Leipzig dans une période allant du 2 décembre
1725 au 24 novembre 1726.
MACIA
[Tout Bach,
pages 99/100] : « Cette cantate fait partie du
troisième cycle liturgique élaboré à
Leipzig. Bach devait la reprendre au moins à deux reprises :
en 1731 et après 1745, sans doute le 1er
janvier 1749, pratiquant alors quelques modifications à sa
partition ».
SCHMIEDER :
Leipzig, une exécution pour le Nouvel An 1724 à
Leipzig, possible même avant à Weimar.
SCHWEITZER :
Les cantates de 1724 à 1727 [d’après Spitta].
SOURCES
BWV 16
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BB
Mus.
ms. Bach P
45, Berlin/ Deutsche Staatsbibliothek. [Berlin-est = ex RDA].
BASSO
[Jean-Sébastien
, volume 1, page 39] : « L’autographe de cette
cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel
Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790,
par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss
des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl
Philipp Emanuel Bach ».
La section contenant les œuvres de Jean-Sébastien Bach
comprend 86 cantates sacrées et autres pièces vocales
et instrumentales ».
[volume
1, page 436] : « L’œuvre nous est parvenue par
l’intermédiaire d’une seule source, mais très
importante, puisqu’il s’agit de la partition autographe,
recueillie en même temps que celles de sept autres (BWV
13, 17, 19, 36, 61, 71, 152) dans un volume qui a naguère
appartenu au collectionneur Georg Pölchau ».
Tome
2, page 248] : Cantate nommée « Concerto »,
dans le titre.
BRAATZ
[BCW. Provenance] : « La partition autographe et les
parties séparées originales sont à Berlin. Elles
proviennent de [collectionneur] Georg Pölchau (1773-1836) qui
les tenait de Carl Philipp Emmanuel Bach après qu’il les
ait mises en vente. Quelques unes des parties furent d’abord
séparées de la partition originale puis de nouveau
réunies à la Bibliothèque royale de Berlin au
XIXe
siècle. L’unique filigrane du papier [non précisé]
de la partition permet de dater dans une période comprise
entre décembre 1725 et août 1726. Sur la page de titre,
Bach écrit : « Festo
Circumcisionis J.C. | Herr Gott dich loben wir. | à | Voci. |
3 Hautbois | 2 Violini | Viola | e | Continuo | di | Joh. Sebast.
Bach ». En
haut de la première page de la partition : « J.N.J.A.
Festo Circumcisionis J. C. Concerto. »
A la fin [de la partition] « Fine
SDG »
SCHMIEDER :
En recueil. Autographe, 10 feuilles, 18 pages de musique in 4°.
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
Volume 2, Appendix n° 27 page 686] : « La
partition a pour filigrane un « aigle » mais
aucune date ne peut-en être déduite, comme il en est
pour des manuscrits de différentes périodes… une
partie séparée ajoutée pour la violetta possède
l’initial « MA »,
un filigrane des années 1727-1728…»
WOLFF :
« Les sources originales datant de l’année de
la composition, comportent des modifications apportées en
1731 et après 1745, ce qui laisse supposer une dernière
représentation sous la direction de Bach, sans doute le 1er
janvier 1749…»
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St
44 B . Berlin/
Deutsche Staatsbibliothek.
BRAATZ
[BCW. Provenance] : « Il y a 14 parties originales
(recueil incomplet : manquent, entre autres, deux parties de
continuo non transposés, de même qu’un « doublet »
de la Viola. Les parties existantes de Viola et Violetta sont d’une
période plus tardive que celui de l’autographe et de son
papier utilisé. Il y a aussi le changement de « l’instrument
obligé » de la main de Carl Philipp Emmanuel, guère
plus âgé de 13 à 16 ans ; tout cela semble
indiquer le Nouvel An 1734 ?
[Suit
la liste des parties, avec les différents copistes repérés
: Copistes 1 à 7, les jeunes Wilhelm Friedrich et Carl
Philipp Emmanuel Bach + un autre copiste « principal »,
sans doute de la dernière période de Bach à
Leipzig (après 1745), dénommé « Hauptkopist
H »par Alfred Dürr.
HERZ : Copistes :
Christian Gottlob Meissner (18 décembre 1707 – 16
novembre 1760). A Leipzig de 1723 à 1729. Devient en 1731 le
cantor de Gaithain. + un copiste « C »
travaillant simultanément avec J. A Kuhnau et C. G. Meissner.
Filigrane
aux « épées croisées »
(Sword II).
SCHMIEDER :
14 voix en partie autographes.
COPIES
XVIIIe
SIECLE = ABSCHRIFTEN
18. Jh.
P
100 M. Deutsche
Staatsbibliothek. Anciennement Marburg Staatsbibliothek (dépôt)
puis Berlin-Dahlem. Berlin.
P
Am 102 T. Deutsche
Staatsbibliothek. Anciennement Amalienbibliothek/Tübingen
(dépôt) puis Berlin Dahlem. Berlin.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH =
BACH-GESELLSCHAFT
AUSGABE (BGA)
BGA.
Jg. II (2e
année). Pages 175 à 198. Préface de Moritz
Hauptmann (1852). Cantates BWV 11 à 20.
[La
partition de la BGA / Breitkopf & Härtel / Wiesbaden est
dans l’enregistrement Teldec / Leonhardt, volume 4. 1972].
NOUVELLE
ÉDITION BACH =
NEUE BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I/ BAND 4. KANTATEN ZU NEUJAHR UND ZUM SONNTAG NACH NEUJAHR
Bärenreiter
Verlag BA 5024. 1965-2/1986. 4 fac-similés. KB 1964.
BWV
16. [3] et [4]. Pages 105 à 130. BB Mus.
ms. Bach P
45, Bl. 8r. Fin [3], [4] et début [5].
Avec
les cantates BWV 190, 41, 171, 143, 153, 58, Anh. 58.
Kritischer
Bericht (commentaires). BA 5024 41. 1964. A. Dürr ; W.
Neumann. Herausgegeben vom W. Neumann.
BACH-INSTITUT
GÖTTINGEN: NET. Die Neue Bach-Ausgabe [NBA]. Kantaten. Série
I/4 Net www. Bach-Institut.de
KB:
Werner Neumann. 1964-1965-1996
AUTRES
ÉDITIONS
BÄRENREITER
classics. | Bach | Bärenreiter Urtext.
Sämtliche
Kantaten 2.
Bärenreiter TP 1282. 2007.
Serie
I. Band 4. Kantaten zu Neujhar zum Sonntag nach Neujhar.
Herausgegeben
: Werner Neumann. 1965.
BWV
16. Pages 103 à 130.
BCW.
Partition de la BGA + Réduction voix et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL. Partition PB 2866. Réduction chant et piano
(Todt. 24 pages) = EB 7016. Partition du chœur = ChB 2130.
Orgue et clavecin par Max Seiffert = OB 1166.
2011.
Partition (24 pages) = PB 4516. Réduction chant et piano (24
pages) = EB 7016. Partition du chœur = ChB 4516. Parties
séparées, Orgue, Violons I, II, Violoncelle et
Contrebasse, Vents (Oboe I, II, Cor) = OB 4516.
CARUS.
Partition (32 pages) : Stuttgarter Bach-Ausgaben CV 31.016/00.
Partition d’étude (Studienpartitur) = 31.016/07.
Réduction chant et piano (Klavierauszug) = CV 31.016/03.
Partition du chœur (Chorpartitur) = CV 31.016/05. Harmonie
(Harmoniestimmen) = CV. 31.016/09 – Oboe I, II = CV 31.016/21
et 22. Cor = CV 31.016/31. Violon I, II, Violoncelle et contrebasse =
CV 31.016/11 à14. Partie d’orgue (Orgel) = CV 31.016/49.
KALMUS
STUDY SCORES. N° 809. Volume V. New York 1968. Cantates BWV 16 à
19.
PETERS :
Réduction chant et piano.
PÉRICOPE
BWV 16
Jour
de l’An 1729.
Épître
: Galates. 3, 23 à
29 [PBJ. 1723] : « Vous
tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu
le Christ… »
Évangile
: Luc 2, 21 [PBJ. 1536/1537]. Circoncision de Jésus :
« Quand vint
le huitième jour, où l’on devait circoncire
l’enfant, on lui donna le nom de Jésus qu’avait
indiqué l’ange avant sa conception ».
EKG.
VOIR
Introït
: Épître aux Colossiens 3, 17 [PBJ. 1741] : « Et
quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du
Seigneur Jésus, rendant par lui grâces au Dieu Père !
Psaume
8 [PBJ. 808] : « Yahvé,
notre Seigneur, qu’il est grand ton nom par toute la terre…»
Cantique
39 : Jesu,
nun sei gepreiset. Johann
Herman (1593).
Épître
: Galates. 3, 23 à
29 [PBJ. 1723] :
« Vous tous
en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le
Christ…»
Évangile
: Luc 2, 21 [PBJ. 1536]. Circoncision de Jésus.
Pour
la même occurrence, renvoi aux cantates BWV 190 (1er
janvier 1724), BWV, 41 (1er
janvier 1725), BWV 171 (1er
janvier 1729), BWV
143
(1er
janvier 1731) et l’Oratorio
de Noël BWV 248/4
(1er
janvier 1735).
TEXTE
BWV 16
1]
Martin Luther (1529) :
« Herr Gott
dich loben wir ».
2
à 5] Georg
Christian Lehms. Recueil
Gottgefälliges Kirchen-Opffer in einem gantzen Jahr-Gang
Andächtiger Betrachtungen über die gewöhnlichen
Sonn-und Festage-Texte,
imprimé à Darmstadt en 1711. Le texte (pages 12/13) du
recueil de 1711 s’achève avec le mouvement [5] ; il
précise : « Nachmittags-Andacht
|Auf den
Neu Jahres-Tag [Service
commençant en début d’après-midi].
6]
Paul Eber (vers 1580) :
« Helft mir
Gotts Güte preisen ».
[Autres
cantates avec des textes de Lehms, les BWV 54, 199,13, 16, 32, 35,
57, 110 et 170].
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach,
volume 2, page 841] : Cantique non prescrit par Lehms. Même
cas dans deux autres cantates où manque le choral final ajouté
par Bach, avec les cantates BWV 13 et 32.
BOMBA
: «…Le texte n’aborde pas l’Évangile
du jour mais reflète les pensées des chrétiens
lors de la fête de la Nouvelle Année…»
DÜRR
: «…La cantate appartient, comme BWV 13, aux œuvres
composées par Bach vers la fin de l’année 1725 et
le début 1726 sur des textes de George Christian Lehms mais le
choral final est à nouveau une adjonction personnelle de Bach.
Le texte de cette œuvre exécutée pour la première
fois le Jour de l’An 1726 ne se réfère qu’à
peine à l’Évangile de ce jour, celui de la
donation du nom de Jésus, mais remercie Dieu des bienfaits
rendus et le prie de dispenser à l’avenir sa
bénédiction ».
KUIJKEN
: «…Le livret de cette cantate est de la plume de Georg
Christian Lehms (1711) et exceptionnellement, ne se réfère
pas aux lectures de l’office du Nouvel An. Le texte est la
traduction luthérienne du Te
Deum latin ».
LEMAÎTRE :
« Pour cette cantate, Lehms n’avait prévu
que cinq numéros. Bach en ajoute un sixième, la
dernière strophe du lied de Nouvel an « Helft
mir Gotts Güte preisen »
[Paul Eber. Cantique édité vers 1570/ 1580].
SCHMIEDER :
Auteur inconnu… Bach ?
GÉNÉRALITÉS
BWV 16
BOYER
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach] :
«…La
structure de la cantate reflète symétrie et équilibre…
soit deux élaborations chorales [1] et [6] encadrant deux
récits et deux arias, au centre en n° 3 l’aria de
basse est soutenue par un chœur ».
NEUMANN
: «…Composition peut-être antérieure à
1726 reprise vers 1730 et 1745. Texte de Georg Christian Lehms
(1711) ; de Martin Luther (1) : « Deutches Te
deum » et Paul Eber (6) vers 1580 (Helft mir Gotts
Güte preisen). Pour la même circonstance, voir BWV 41,
143, 171, 190 et 248/4 ».
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
volume 2, page 413] : « Cantates
de Leipzig, 1724-1727. Pour le Nouvel An. parlant de la cantate BWV
22 “Jesus nahm zu
sich die Zwölfe”,
il a déjà été remarqué que Bach ne
dédaignait pas de s’accomoder lui-même et à
l’occasion, au gôut du public de Leipzig; Parmi les
compositons d’église que nous connaissons pour la
nouvelle année, la cantate BWV 16 est l’une de celle où
la manière d’écriture dans le style de Telemann
est la plus manifeste. A noter le premier mouvement qui est un
splendide choral sur les quatre premières phrases du Te
Deum; Ici Bach n’a
rien emprunté à Telemann pas plus que Telemann n’a
suivit sa démarche, alors qu(il était bien éloigné
[à Hambourg]. Mais quelque chose de similaire semble l’évoquer
dans le deuxième choeur [n° 3, avec la basse vocale].
L’alternance de la basse vocale et du chœur au complet,
le style plaisant de la mélodie, la conduite du chœur,
tout cela est assez proche de la manière de Telemann [Renvoi à
la cantate Ich bin der
erste und der letzte
-Twv 1: 816]… l‘amitié
entre Bach et Telemann ne se limitait pas seulement à une
relation amicale… Bach avait copié de sa main des
cantates de Telemann aux fins d‘exécutions à
Leipzig [renvoi à la cantate
Machet die Thore weit
Twv 1: 1074].
[Volume
2, Appendix n° 40 page 694] : « L’influence de
Telemann dans certaines cantates [de Bach] de la première
période de Leipzig. « Dans l’Appendix n°
27, page 686 [voir ci-dessus à « Sources »]
j’ai déjà parlé de la cantate « Herr
Gott dich loben wir »
et montré qu’il était possible, sinon probable
qu’elle aurait pu être composée pour le 1er
janvier 1724. Strictement parlant, rien ne peut en être déduit
à partir du filigrane au-delà du fait qu’elle n’a
pu être composée plus tard que 1736. Durant la période
pendant laquelle Bach utilisa un papier filigrané « MA »
de 1727 à 1736, dans le même temps, il utilisa
différentes autres sortes de papiers ; en conséquence
rien nous empêche de supposer que cette cantate pour le Nouvel
An fut composée plus tard qu’en 1727 et alors complétée
en 1736 par l’ajout d’une partie de violetta… »
DISTRIBUTION
BWV 16
NEUMANN.
Alt, Tenor, Baß. – Chor. Cor da caccia (cor naturel) ;
Oboe I, II, Oboe da caccia ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER.
Soli : A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe
I, II ; Oboe da caccia o Violetta ; Corno da caccia ;
Viol. I, II ; Vla. ; Continuo.
BOMBA
: «…Dans l’enregistrement d’Helmuth Rilling,
dans l’air n° 5, une viole remplace la « violetta »
requise lors d’une nouvelle exécution de la cantate
(1731 ?) [cher Gustav Leonhardt, c’est un hautbois da
caccia.
WHITTAKER
[The Cantatas of Johann
Sebastian Bach. Sacred & Secular. Volume
1, page 30] : A propos de la violetta, renvoi aux cantates BWV 157 et
215.
APERÇU
BWV 16
1]
CHORALCHORSATZ. BWV 16/1.
HERR
GOTT,
DICH LOBEN WIR, / HERR
GOTT,
WIR DANKEN DIR! / DICH
GOTT
VATER
IN EWIGKEIT,
/ EHRET
DIE WELT
WEIT UND BREIT.
Seigneur
Dieu, nous Te louons, / Seigneur Dieu, nous Te rendons grâce! /
C’est Toi, Dieu le Père dans l’éternité
/ que toute la terre honore jusqu‘en ses confins.
Martin
Luther (1529) : le Te Deum allemand (Deutches Te
Deum). C’est la paraphrase allemande du Te Deum sous
le titre « Herr Gott dich loben wir ». A
l’origine un chant d’action de grâce remontant au
Ve siècle dont l’auteur « supposé »
est Nicelas de Remesiana (contemporain de saint Ambroise, vers
366-420).
Cantique
édité par Joseph Klug à Wittenberg (1529) dans
le Geistliche Lieder
puis à Erfurt
en 1531. Selon
BCW aucune copie de cette première édition ne nous est
parvenue. Ce cantique offre de nombreuses versions tant du texte que
de la mélodie originale de Luther. Renvoi à Graun,
Haendel, Sarti, Joseph et Michael Haydn et ce jusqu’au XXe
siècle.
Renvoi
à BWV 119/9 « 3e
strophe Hilf
deinem Volk »,
BWV 120/6, « 3e
strophe également Nun
hilf uns, Herr »,
4e
strophe, BWV 190/2 (extrait de la première strophe, lignes 1
et 2 avec récitatif).
Renvoi
à EKG 137, le Te
Deum de Luther. BCW
[Braatz & Oron] : Le dernier exemplaire survivant de la
première impression de ce cantique fut détruit par un
incendie au cours du XIXe
siècle »
La
mélodie (d’un auteur inconnu (une transcription de
Martin Luther tirant son origine d’un chant grégorien ?)
se retrouve dans les cantates BWV 119/9, BWV 120/9, BWV 190/1 (la
mélodie) et 2 (avec fragment du texte de la première
strophe et un récitatif) et BWV 190a/2 reprise de BWV 190/2.
Renvoi
au chœur à quatre voix BWV 328 (Breitkopf n° 205) et
BWV 725 (choral isolé pour orgue).
BCW :
Usage de la mélodie par d’autres compositeurs :
Melchior Vulpius ; Hyeronimus Praetorius ; Johann Hermann
Schein ; Samuel Scheidt ; Franz Tunder ; Johann
Kuhnau ; Georg Philipp Telemann (cantates TWV 1: 63, TWV 1: 745
et TWV 1:11 : 15a) ; Johann Ludwig Krebs… Friedrich
Wilhelm Rust, etc.
La
mineur (a moll) →
Sol majeur (G Dur), 34 mesures, C
BGA.
Jg. II. Pages 175 à 179 | Festo Circumcisionis Christi. |
Marqué « Vivace. ». | Oboe I. + Violino
I. | Oboe II. + Violino II. Viola. | Soprano. + Corno di caccia col
Soprano. | Alto. | Tenore ; | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Choralchorsatz. Introduction au continuo. Cantus firmus au soprano
(avec le cor). En imitation violine I.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 2, pages
413/414 ] : «…L’ouverture de la cantate est
confiée au chœur, sur un morceau en style de motet
précédé par une introduction du continuo et
construit suivant la technique du cantus
firmus (soprano doublé
par le cor de chasse) en valeurs larges, cependant que les
instruments doublent les trois voix inférieures ».
BOMBA
: «…Ce qui est remarquable dans le chœur
d’introduction, un mouvement cantus firmus sur le Te
Deum liturgique,, est
l’élargissement réel en une louange à sept
voix. Bach écrit à côté des quatre parties
de chant un registre pour violon obligé et hautbois pour
chaque partie et y ajoute un continuo en grande partie autonome…»
BOYER
[ Les cantates sacrées
de Jean-Sébastien Bach.] :
« Élaboration de choral de type II sur mélodie
de choral (MDC) 041. Forme motet avec doublures instrumentales »…
le choral de type II, choral « incrusté »
désigne une mélodie de choral élaborée à
l’intérieur d’un ensemble vocal et instrumental
indépendant ».
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach] :
« L’incrustation de type II présente le
cantus firmus au soprano doublé par le cor, sans aucune
préparation de ritournelle orchestrale. Seule au début,
la basse continue exécute quatre mesures solitaires, les
autres parties vocales beaucoup plus rapides que le cantus
firmus du soprano
exécutant des imitations fuguées. L’orchestre…
n’entre que progressivement dans ce mouvement assez bref ».
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach, pages
250 à 254] «…Une
très courte introduction du continuo, et le soprano attaque le
chant choral, le Te
Deum allemand de
Luther, en cantus
firmus, période
par période. Il est renforcé par le cor naturel, tandis
que les trois autres voix exaltent la louange en mouvements de fugato
brillants et énergiques…Alors que les seconds violons
et l’alto doublent les voix, les premiers ont une partie
autonome. La joie est traduite d’une part par de nombreuses
guirlandes de doubles croches, et d’autre part par la figure
dactyle (une croche – deux doubles croches), qui est non
seulement chez Bach mais dans toute la musique occidentale une figure
rythmique de l’exultation ».
DÜRR
: «…Si Lehms n’avait prévu la participation
d’un chœur que pour le mouvement initial, Bach lui confie
par contre d’importants passages du premier air ainsi que le
choral final. Paroles du Te
Deum allemand exposé
en choral au soprano ».
GARDINER :
«…Cantate d’une vigoureuse concision, à
l’instar de son chœur d’introduction de seulement
trente quatre mesures. Il s’agit d’une exubérante
mise en musique des quatre premières lignes du Te
Deum allemand de
Luther… Au contrepoint dynamique des trois autres voix [outre
celle du soprano] s’en ajoute une quatrième –
premier violon et hautbois mêlés. Si elle n’était
un peu trop aiguë pour la voix humaine, on pourrait y voir la
ligne supérieure d’un motet-choral à cinq voix
avec partie indépendante du continuo…»
KUIJKEN
: «…Le bref chœur d’entrée (vivace)
est d’une grande festivité : la basse instrumentale
soutient le joyeux rythme dactylique (bref-bref-long) répété
sans cesse dans un motif qui se poursuit ostinato jusqu’à
la fin du morceau. Le texte est la traduction luthérienne du
Te Deum
latin, placé ici dans une texture à trois voix au flux
animé des voix de dessous, par-dessus lesquelles le soprano
entonne sur des tons tenus le Te
Deum germanisé
doublé par le Corno da caccia (bien qu’il s’agisse
plutôt ici de la Tromba da tirarsi). Les cordes et les hautbois
renforcent les chanteurs dans des passages précis ; à
d’autres endroits, ils sont conduits de manière autonome
pour intensifier la trame polyphonique. Bach ne pouvait manquer de
mettre en valeur le terme « d’éternité »
dans ce morceau : peu après que le soprano chante dans de
longues valeurs de notes, le passage Dich,
Gott Vater in Ewigkeit.
L’altus reprend le même passage deux fois plus vite ;
d’un autre côté on remarque que simultanément
la figure obligée dominante à la basse continue est
deux fois plus longue. Symbole du temps devenu éternité ? »
LEMAÎTRE :
«…Motet sur cantus firmus : les valeurs longues du
thème qui sonnent au soprano doublé par le cor,
surplombent le contrepoint des autres voix qui reçoivent le
renfort de doublures instrumentales ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 99/100] : «…Bach ajoute pour le chœur,
la première partie de l’adaptation allemande, par Luther
du Te Deum
latin. Le thème du choral est scandé en valeurs longues
par les sopranos et le cor, les autres voix et instruments réalisant
un contrepoint imitatif ».
NEUMANN
: «…Influence et rappel du motet. CF. Sopran (+ Horn) et
imitation sous entendu du violon I. Oboe I et II, cordes et B.c. »
ROMIJN :
« … le début du Te
Deum est perceptible
dans les longues notes au soprano, sous-tendues par un chœur
d’ouverture fort élaboré, ainsi que dans
l’accompagnement du cor…»
SCHWEITZER
[J.-
S. Bach | "Le musicien-poète",
page 254] : «
Les motifs de la joie. Pour exprimer la joie, Bach emploie les deux
motifs… le premier, un mouvement continu de doubles croches,
exprime plutôt la joie naïve, ; le second, reposant
sur le rythme « succession de triples croches, celui
retrouvé dans les toutes premières mesures, à la
basse continue de la cantate BWV 16 [+ Exemple musical]
WOLFF :
« Harmonisation fastueuse du Te
Deum allemand…»…
2]
REZITATIV BAß. BWV 16/2
SO
STIMMEN WIR / BEI
DIESER FROHEN ZEIT
/ MIT
HEIßER ANDACHT
AN / UND LEGEN DIR, O GOTT,
AUF DIESES NEUE JAHR.
/ DAS
ERSTE HERZENSOPFER
DAR. | WAS
HAST DU NICHT VON EWIGKEIT
/ VOR
HEIL AN UNS GETAN; / UND
WAS MUß UNSRE BRUST
NOCH JETZT VOR LIEB
UND TREU
VERSPÜREN? / DEIN
ZION
SIEHT VOLLKOMMNE RUH;
/ ES
FÄLLT IHM GLÜCK
UND SEGEN
ZU; / DER
TEMPEL
SCHALLT / VON
PSALTERN UND VON HARFEN
/ UND
UNSRE SEELE
WALLT, / WENN WIR NUR ANDACHTSGLUT
IN HERZ
UND MUNDE
FÜHREN. | O,
SOLLTE DARUM NICHT EIN NEUES LIED
ERKLINGEN, / UND
WIR IN HEIßER LIEBE
SINGEN ?
Voilà
le cantique que nous entonnons en ce temps d’allégresse
/ dans la ferveur de notre recueillement, / et nous Te donnons, ô
Dieu, pour ce nouvel an, / notre cœur en prime offrande. / De
toute éternité / tu nous as accordé le salut /
et notre cœur n’a pas fini de ressentir les bienfaits de
Ton amour et de Ta fidélité. / Voilà que ton
peuple de Sion connaît la paix absolue; / Il reçoit le
bonheur et la bénédiction; / le temple résonne /
du chant des psaumes et des pincements de la harpe, et notre âme
brûle / de l’ardente ferveur qu’expriment notre
cœur et notre bouche. / Oh ! Ne ferons-nous pas retentir un
nouveau cantique / que nous chanterons dans la passion de notre amour
?
Ce
texte paraît en partie inspiré par la doxologie finale
du psaume 150 [PBJ. 940] : « Louez
Dieu en son sanctuaire… louez-le par la harpe et la cithare…»
Ut
majeur (C dur) →
Sol majeur (G dur), 19 mesures, C
BGA.
Jg. II . Page 180 | RECITATIVO. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif secco.
DÜRR
: «…Concision du récitatif secco ».
KUIJKEN
: «…Récitatif secco. Le poète nous invite
à chanter une action de grâce et annonce ainsi l’aria
[3] ».
3]
ARIE BAß + CHOR. BWV 16/3
Chœur
: LAßT UNS JAUCHZEN, LAßT UNS FREUEN :
| GOTTES GÜT UND TREU
/ BLEIBET ALLE MORGEN NEU ! | Solo de basse :
KRÖNT UND SEGNET SEINE HAND, / ACH
SO GLAUBT, DAß UNSER STAND / EWIG
GLÜCKLICH SEI !
Éclatons
de joie, réjouissons-nous : / car chaque matin se
renouvellent / la bonté et la fidélité de Dieu !
/ Couronnez-le et bénissez sa main, / ainsi soyez sûrs /
que nous resterons à tout jamais heureux!
Le
thème des « faveurs de Yahvé » se
retrouve (avec de nombreuses variantes) dans les cantates de Bach. Il
est tiré principalement de Jérémie 3, 23 [PBJ
1274] : « Les
faveurs de Yahvé ne sont pas finies… elles se
renouvellent chaque matin =
Es wird ja alle
Morgen ».
Renvoi
aux cantates BWV 8/5, 10/4, 35/4, 51/3, 90/2, 104/2, 120a, et 190/2.
Ut
majeur (C Dur), 70 mesures, C
BGA.
Jg. II. Pages 181 à | 191 | ARIA. | Corno di caccia. | Oboe .
+ Violino I. | Oboe II. = Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. |
Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Forme A B A’ et fugue. Cor, cordes (+ Oboe I, II); B.c.
Interlude instrumental.
Solo,
tutti, solo alternés. Solo de basse aux mesures 24 puis 34 sur
les paroles « Krönt
und segnet seine Hand…»
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 2, pages
413/414 ] : «… La première aria [n° 3]
déborde les intentions du poète [Lehms], en substituant
à la réalisation soliste attendue une sorte
d’imbrication entre chœur et voix de basse ; la
singularité de cette page excitante jubilatio
est également soulignée par l’absence
d’introduction instrumentale et par une structure tripartie
(ABA’) dont les sections extrêmes sont confiées à
un chœur et assurées en style de fugue suivant le
principe de la « permutation », cependant que
la partie centrale est du ressort de la basse, mais avec une
intervention médiane du chœur ; il est à
noter, en outre, que les trois sections sont de même longueur
(23 mesures chacune) ».
BOMBA
: «…L’invitation « Poussons
des cris d’allégresse »
située au début de l’air donne l’impression
que le soliste invite le chœur à participer aux
jubilations, une forme très inhabituelle dans la musique
figurative religieuse…»
BOYER
[ Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach.] :
« curieuse aria de basse avec chœur, forme très
rare ches Bach…»
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach, pages
250 à 254] «…Sans la moindre introduction
ni ritournelle, la basse du chœur lance un joyeux appel…
repris par les trois autres voix en style fugué, comme de
véritables cris d’allégresse… A cette
première section (A) succède un épisode (B) où
cette fois la basse soliste mène le jeu concertant avec les
instruments. Bach a bien pris le soin de préciser solo,
et ailleurs tutti, ce qui semble inférer qu’il y
ait dans le chœur au moins deux chanteurs par partie. Reprise
modifiée de la première section ».
DÜRR
: «…Sans le prélude instrumental usuel. Structure
complexe ». Structures ABA’ = Chœur Laßt
und jauchzen puis chœur fugué - Basse solo - Chœur
fugué…
GARDINER :
«…le soliste [la basse] se lance dans un dialogue
explosif et animé avec le chœur… quelle
concentration d’énergie dans ces soixante-dix mesures
seulement ! Nul besoin ici d’un prélude
instrumental ; au contraire, les basses réunies
commencent avec une fanfare. A leurs démonstrations de
contentement répondent aussitôt les autres voix et une
sonnerie de cor. Dans la section médiane de ce prétendu
« air » (de libre structure da
capo), la basse
soliste s’impose tel un Cantor exhortant la foule dans le
Temple (scène de la circoncision de Jésus, elle aussi
célébrée le même jour) avec une brillante
petite figure sur « Krönt ».
Pour l’œil, elle prend sur la partition la forme exacte
d’une « couronne » tandis que pour
l’oreille elle scintille comme un diadème…»
HIRSCH :
Structures : 23 + 23 + 23 (et + 1= mesures), = 70.
KUIJKEN
: «…Le soliste entonne le chant et tous reprennent son
appel, soutenus par les instruments aux figures évoquant la
trompette. Avec les mots Gottes
Güt und Treu
l’image sonore se fait plus transparente et plus tendre ;
dans la partie B du texte, la basse prend à nouveau seule la
parole Krönt und
segnet seine Hand.
Notons ici le madrigalisme visuel sur krönt,
une figure ornementale rapide (déjà annoncée
auparavant aux violons) vient en effet couronner cette syllabe. Cette
figure est mise en valeur avec insistance plusieurs fois. Après
une paraphrase en la mineur du début, le morceau revient en
conclusion à la tonalité de do majeur. »
LEMAÎTRE :
«… Ici Bach amplifie l’aria prévue par le
librettiste [Lehms]. L’originalité et la force de cette
page… proviennent de l’alliance chœur-passages
soliste. La succession chœur/solo de basse/choeur détermine
un plan ABA’ au sein duquel la voix soliste agit comme un
coryphée exaltant et réamorçant la foule qui
jubile ».
MACIA
[Tout Bach,
pages 99/100] : « la basse soliste entonne le grand
cantique de louange qui convient à ces temps d’allégresse…
d’une manière audacieuse, le cantor fait dialoguer la
basse avec le chœur (qui chante « Éclatons
de joie, réjouissons-nous »)
au gré d’un mouvement brillant, au rythme saccadé
et où le cor joue une manière de fanfare…»
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– Direction des
motifs, page 38] :
« S’il est question dans le texte de couronnes ou de
guirlandes, les notes se groupent en arabesques enveloppantes, dont
l’ordonnance fait image » [+ Exemple musical, BG II,
page 184].
Renvois
sur le même mot « Kröne »
aux cantates BWV 57/1, 158/2 et 186/9.
[La
formation rythmique des motifs,
page 100] : «…Rythme des motifs associés aux
paroles où la joie s’épanouit librement. Le type
de cette figure rythmique est nettement défini dans les
vocalises qui accompagnent … le mot « jauchzen »
/ pousser des cris d’allégresse [+ Exemple musical, BG.
II, page 181. Renvois aux cantates BWV 120/2. BG. page 265 –
BWV 35/2. BG. VII, page 198].
ROMIJN :
« L’atmosphère de jubilation pour le Nouvel
an est exprimé avec grandeur dans l’aria… dans
laquelle Bach combine une aria de basse et un passage choral. Les
mots « jauchtzen
– se réjouir »
et « krönt
– il
couronne »
sont judicieusement soulignés dans la texture musicale, un
procédé que Bach utilise fréquemment…»
[tenue
« classique » sur le mot « ewig
– à tout
jamais ».
4]
REZITATIV ALT. BWV 16/4
ACH
TREUER HORT, / BESCHÜTZ AUCH FERNERHIN DEIN WERTES
WORT, / BESCHÜTZE KIRCH UND SCHULE,
/ SO WIRD DEIN REICH VERMEHRT, / UND SATANS
ARGE LIST GESTÖRT. | ERHALTE NUR DEN FRIEDEN
/ UND DIE BELIEBTE RUH, / SO IST UNS SCHON GENUG
BESCHIEDEN, / UND UNS FÄLLT LAUTER WOHLSEIN ZU. |
ACH ! GOTT, DU WIRST DAS LAND / NOCH
FERNER WÄSSERN, / DU WIRST ES STETS VERBESSEN, / DU
WIRST ES SELBST MIT DEINER HAND / UND DEINEM SEGEN
BAUEN. | WOHL UNS! WENN WIR / DIR FÜR UND FÜR,
/ MEIN JESUS UND MEIN HEIL, VERTRAUEN.
O
Toi trésor de fidélité, / continue de veiller
sur ta précieuse parole / comme sur le temple et l’école,
/ car ainsi s’agrandira ton royaume /
et ainsi sera déjoué
la ruse maligne de Satan. / Maintiens donc la paix / et la sérénité
qui nous sont si chers, / et tu nous auras largement comblés /
et ce sera un grand bienfait. / O Dieu, ce pays, / tu continueras de
l’arroser, / tu le rendras toujours meilleur, / tu le bâtiras
toi-même / de Ta main et par ta bénédiction. /
Que le bonheur soit avec nous, si nous ne cessons pas / de nous fier
à Toi, Jésus, mon Sauveur.
Mi
mineur (e moll) →
Ut majeur (C dur), 18 mesures, C
BGA.
Jg. II. Page 192 | RECITATIVO. | Alto. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif secco.
GARDINER :
«…une liste de vœux touchant à
l’agriculture et à ses progrès…»
KUIJKEN
: «…Le poète oriente notre regard vers l’avenir
dans le récitatif secco pour l’altus. On prie Dieu de
continuer à protéger son église…»
MACIA
[Tout Bach,
pages 99/100] : « La même atmosphère
joyeuse [que dans le mouvement 4] commande le récitatif
d’alto ».
5]
ARIE TENOR. BWV 16/5
GELIEBTER
JESU, DU ALLEIN / SOLLST MEINER SEELE REICHTUM
SEIN ! | WIR WOLLEN DICH VOR ALLEN SCHÄTZEN / IN
UNSER TREUES HERZE SETZEN, / JA, WENN DAS LEBENSBAND
ZERREIßT, / STIMMT UNSER GOTTVERGNÜGTER GEIST.
/ NOCH MIT DEN LIPPEN SEHNLICH EIN; | reprise de A :
GELIEBSTER JESU, DU ALLEIN / SOLLST MEINER SEELE
REICHTUM SEIN.
Jésus
bien-aimé, Toi seul / tu seras le trésor de mon âme
/ en notre cœur fidèle, tu as la préséance
/ bien avant toutes les richesses, / oui, et que le fil de la vie
vienne à se rompre, / notre esprit restera riche de la joie de
Dieu / et nos lèvres chanteront avec la même ardeur ce
cantique: / Jésus bien-aimé, Toi seul / tu seras le
tésor de mon âme!
Fa
majeur (F Dur), 150 mesures, 3/4
BGA.
Jg. II. Pages 193 à 197 | ARIA. | Oboe di caccia o Violetta. |
Tenore. | Continuo. | Dal
Segno (mesure 17, sur
Geliebter Jesu, du
allein sollst meiner
Seele Reichtum sein !…»
NEUMANN.
Section en trio. Oboe da caccia ou « Violetta ».
Tenor et B.c. Forme da capo.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, tome 2, pages
413/414 ] : «…forme avec da capo… le ténor
dialogue en tons intimes avec un hautbois da caccia, qui, lors d’une
reprise de l’œuvre, devait être remplacé
plus tard par une violetta (alto) ».
BOMBA
: «…Bach avait prévu à l’origine…
comme instrument obligé un hautbois da caccia ; cependant
lors d’une exécution ultérieure (1731 ?) une
« violetta » fut utilisée, un violon
dans la partie médiane…»
CANTAGREL
[Les
cantates de J.-S. Bach, pages
250 à 254] «…La
construction de cette aria suit le plan suivant : ritournelle
instrumentale, section A, ritournelle instrumentale, section B,
reprise de la section A, ritournelle instrumentale pour conclure. La
longue ritournelle est confiée à l’instrument
soliste. Cet instrument soliste fut un hautbois da caccia pour la
première exécution de l’œuvre, remplacé
par la suite par une violetta, pour une nouvelle exécution à
une date inconnue. Dans un mouvement modéré, cette
ritournelle établit un climat pastoral tendre et serein…»
«…la
violetta… on peut se demander quel est exactement l’instrument
que Bach nomme ainsi, et qu’ici il prescrit uniquement dans le
numéro 5… vraisemblablement un violon d’alto…autre
exemple de cet instrument dans la cantate BWV 157…»
DÜRR
: «…Le seul air solo de la cantate et passage brusque de
la jubilation à l‘attitude personnelle et intime de la
prière, encore souligné dans la composition par
l‘utilisation d‘un instrument solo obligé, en 1726
un oboe da caccia et lors d‘une exécution ultérieure
de la cantate, une violetta (violon alto) ».
GARDINER :
«…air rempli de sincérité pour ténor
et hautbois da caccia
obbligato, avec une
conclusion chaleureuses et particulièrement émouvante
de sa section B sur les mots « Oui,
lorsque le fil de la vie se rompt, notre esprit par Dieu comblé
continue de chanter avec des lèvres toutes de ferveur » ;
une douce transition s’ensuit, avec retour de la section A…»
KUIJKEN
: «…Confiance profonde en Dieu, véritable
déclaration d’amour aux longues évolutions :
sur un andante de la basse régulier et simple, l’instrument
seul obligé (ici violetta) développe un jeu dansant et
tendre qui rappelle une polonaise stylisée. Le ténor
fait son entrée dans un doux élan sur Geliebter
Jesu, et un dialogue
intense fait de questions, de réponses et de déclarations
communes se déploie. La partie B du texte ramène à
la fin explicitement au da capo « A » ce qui
décrit en fait un cercle éternel ».
LEMAÎTRE :
«…Le seul air véritable de la partition…
avec partie de oboe da caccia obligé. Plus tard, peut-être
vers 1731, Bach remplaça l’instrument à anche
double par une « violetta », plus en rapport
avec le caractère intime de l’air. Le terme « violetta »
désigne, a priori, un dessus de viole…
MACIA
[Tout Bach,
pages 99/100] : « En fa majeur, l’aria prévoit
un hautbois de chasse (oboe da caccia) qui enveloppe de ses volutes
les propos du chanteur. Dans une reprise ultérieure (en
1731 ?) Bach remplacera l’instrument à vent par une
violetta,
dessus de viole au son plus intime, proche de l’alto…»
SPITTA
[Johann Sebastian Bach,
volume 2, page 413] : « A nouveau, dans la vibrante et fervente
aria de ténor, on ne peut manquer de détecter comme le
reflet d’airs pour solo de Keiser et Telemann…»
WHITTAKER
[The Cantatas of Johann
Sebastian Bach. Sacred & Secular. Volume
2, pages 514 à 518] : « La seule [vraie] aria, pour
ténor, est monotone. Ses instruments obligés sont le
hautbois da caccia ou la violetta [contenue] dans une partie séparée
plus tardive. Ce qu’est exactement cet instrument est toujours
l’objet de spéculation…»
WOLFF :
« Pour la dernière représentation [1749 ?]
Bach remplace le hautbois da caccia par une violetta (alto) ».
6]
CHORAL. BWV 16/6
ALL
SOLCH DEIN GÜT WIR PREISEN, / VATER INS HIMMELS
THRON, | DIE DU UNS TUST BEWEISEN / DURCH
CHRISTUM, DEINEN SOHN, || UND BITTEN FERNER
DICH, / GIB UNS EIN FRIEDLICH JAHRE [R. Wustmann :
variante “Gib Fried im neuen Jahre”], | VOR
ALLEM LEID BEWAHRE / UND NÄHR UNS MILDIGLICH.
Oui,
c‘est toute Ta bonté que nous glorifions, / O Père
qui trône dans les Cieux, / la bonté que Tu nous
témoignes / par le Christ, ton fils, / et nous t’en
prions; / Donne-nous également une année de paix, / et
garde-nous de toute peine / et pourvois-nous charitablement.
Huitième
strophe (de huit vers chacune) du cantique Helft
mir Gotts Güte preisen
de Paul Eber (1569), édité vers 1570/ 1580, strophe
retrouvée dans la cantate BWV 28/6 avec la mélodie
attribuée à Wolfgang Figulus [Töpfer] (Naumburg
1525 † Meißen 1589 ? Ancien Cantor de Saint-Thomas
(vers 1549-1551) ou Cornelius Freundt (vers 1535-1591), Cantor
à Borna puis à Zwickau.
Cette
même mélodie, accompagnée d’un texte de
Paul Gerhardt (1653) est aussi utilisée dans la cantate BWV
183 (13 mai 1725) et est dans le choral BWV 613 (n° 15 de
l’Orgelbüchlein,
vers 1720-1740).
La
mineur (a moll), 16 mesures, C
BGA. Jg.
II. Pages 198 | CHORAL. | Soprano. / Corno di caccia. Oboe I. Violino
I. col Soprano. | Alto. / Oboe II. Violino II. Viola. coll’
Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Mélodie « Helft
mir Gottes Güte preisen ».
Simple choral avec même instrumentation que la section 1.
Mélodie « Helft
mir Gotts
Güte preisen »
BOYER
[Les cantates sacrées
de Jean-Sébastien Bach.] :
« choral harmonisé de type I sur mélodie de
choral (MDC) 038. Instruments comme dans le mouvement 1 ».
[Les
mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach] :
« Bach utilise pour conclure, une simple harmonisation
avec instruments colla
parte. Le choral en la
mineur s’achève par un passage naturel dans la tonalité
éclatante de la majeur ».
KUIJKEN
: «…Le choral de conclusion sur un texte de Paul Eber
(vers 1580) n’était pas prévu dans le livret
original. Bach a ajouté cette prière commune pour
conclure la cantate en toute festivité ».
BIBLIOGRAPHIE BWV 16
BACH
CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG
(All Music Guide) : Notice de James Leonard.
BRAATZ,
Thomas : Provenance. 11 février 2003. Commentaires .
Renvoi à Spitta, Schweitzer, Voigt, Dürr, Leaver.
Mélodies
des chorals. Voir ci-dessous Aryeh Oron.
BROWNE,
Francis : Septembre 2005 : Texte du choral [1] Herr
Gott, dich loben wir.
Juin
2009 : Texte du choral [6] Helft
mir Gotts, Güte preisen.
CROUCH,
Simon : Notice 1996 & 1998.
EMMANANUEL
MUSIC : Notice de Craig Smith.
MINCHAM,
Julian: The Cantatas of
Johann Sebastian Bach,
chapitre 10. 2010.
ORON,
Aryeh : Discussion 1] 9 février 2003 - 2] 2 septembre 2007-
3] 23 août 2009.
Avec
Thomas Braatz (septembre 2005) : Mélodie du
choral [1] Herr Gott,
dich loben wir.
Avec
Thomas Braatz (janvier 2006) : Mélodie
du choral [6] Helft
mir Gotts, Güte preisen
SMITH,
Craig : NET/emmanuelmusic.org. Notice (4/2004). Texte allemand
et anglais, par Pamela Dellal
BACH
COMPENDIUM ou Répertoire
analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien
Bach. Hans Joachim
Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium
: analytisch-Bibliographisches
Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach.
Editions
Peters. Francfort-sur-le Main. 1985. BWV 16 = BC A 23.
BACH-INSTITUT
GÖTTINGEN: NET. Die Neue Bach-Ausgabe [NBA]. Kantaten. Série
I/4 Net www. Bach-Institut.de
BASSO,
Alberto : Jean-Sébastien
Bach. Edizioni di
Torino. 1979. Fayard 1984-1985. Volume 1, pages 34, 39, 95, 157, 411
et 436
Volume 2,
pages 248, 253, 255, 406, 407, 409, 413/414 et 841
BOMBA,
Andreas : Notice introductive de l’enregistrement Hänssler
/ Rilling / edition bachakademie,
volume 5. 1998
BOYER,
Henri : Les cantates
sacrées de Jean-Sébastien Bach.
L’Harmattan 2002. Pages 37, 134/135
:
Les mélodies de
chorals dans les cantates de J.-S. Bach.
L’Harmattan 2003. Pages 187/188 [1]
BREITKOPF.
Recueils :
Breitkopf
n° 10 : 371 Vierstimmige
Choragesänge. C.
Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date).
[1]
« Herr Gott,
dich loben wir ».
N° 205
[6]
« Helft mir
Gottes Güte preisen ».
N° 99 (88 et 123).
Breitkopf
n° 3765 : 389 Choralgesänge
für vierstimmigen gemischten Chor
(sans date). Classement alphabétique. N°
[1]
« Herr
Gott, dich loben wir ».
N° 133 (134).
[6]
« Helft mir
Gottes Güte preisen ».
N° 124 (125 et 126).
CANTAGREL,
Gilles : Les
cantates de J.-S. Bach.
Fayard. 2010. Pages 74, 250 à 254
CHAILLEY,
Jacques: Les chorals
pour orgue de Jean-Sébastien Bach.
A. Leduc 1974.
[1]
N° 83. Herr Gott,
dich loben wir (Te
Deum). Choral isolé
pour orgue BWV 725. Pages131 à 134
[6]
N°76 et 77. Helft
mir Gottes Güte preisen.
Choral BWV 613 (Orgelbüchlein,
n° 15) et Anhang
54
COLLECTIF
: Tout Bach.
Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt.
Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc
Macia : Cantates
d’église.
Pages 99/100
DÜRR,
Alfred : Notice de l’enregistrement Das
Kantatenwerk /Teldec /
Leonhardt, volume 4. 1972
:
Die
Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter.
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Notice de l’enregistrement d’Helmuth Rilling (Laudate
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Octobre 2005. Pages 14 [1], 56/57 [6], 79, 135. Incipit de la mélodie
[1] du cantique « Herr
Gott dich loben
wir »
= M 27, page 270. Incipit de la mélodie [6] du cantique
« Helft mir
Gotts Güte preisen »
= M 96, page 277
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Kantaten Johann Sebastian Bachs,
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:
Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte. VEB
Leipzig 1974. Pages 41/42
:
+ Fac-similé de la page de couverture du recueil de G. Ch.
Lehms (1711) et le texte pages 256, 258 et 509
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Bj
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PETITE
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Literatur :
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Édition
américaine (traduction de E. Neumann). D’après
l’édition allemande de 1911
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Sous-titré: « His
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R. Laffont 1982. ZK 136, pages 220/221
Réédition
révisée et augmentée. L’Harmattan 2005
DISCOGRAPHIE BWV 16
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent la discographie
chronologique.
Neuf
références (octobre 2002 – mai 2011) + trois
mouvements individuels (octobre 2002 – juillet 2006).
Exemples
musicaux (janvier 2003 – septembre 2007).
3]
GARDINER (volume 7). The English Baroque Soloists. The Monteverdi
Choir. Contre-ténor : Derek Lee Ragin. Ténor :
Julian Podger.
Basse :
Gotthold Schwartz. Premier enregistrement de J.E. Gardiner. St. Giles
Londres, décembre 1998. Durée : 15’57
CD
Archiv Produktion, 463586-2 (AH) 1998-2000. Avec les cantates BWV 98
et 139
5]
GARDINER (volume 17). The English Baroque Soloists. The Monteverdi
Choir. Alto : Lucy Ballard. Contre-ténor : Charles
Humphries.
Ténor :
James Gilchrist. Basse : Peter Harvey. Bach Cantata Pilgrimage
Gethsemanekirche, Berlin. 1er
et 2 janvier 2000.
Durée
: 15’46. CD Soli Deo Gloria ( SDG) 150. 2008
7]
KOOPMAN (volume 16). Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Alto :
Bogna Bartosz. Ténor : Paul Agnew. Basse : Klaus Mertens.
Waalse
Kerk Amsterdam, novembre 2001. Durée : 16’20. CD
Antoine Marchand CC 72216. 2004.
Appendix
du mouvement n° 9 pour ténor
Reprise
Antoine Marchand CC 72296. New Year’s Day Cantatas. 2006. Avec
les cantates BWV 41, 28 et 171
8]
KUIJKEN (volume 4). La Petite Bande. Sans le chœur. Soprano :
Elisabeth Hermans. Alto : Petra Noskaiova. Ténor :
Jan Kobow.
Basse :
Jan van der Crabben. Bruxelles (B), janvier 2006. Durée :
16’47. CD Accent ACC
25304. 2007
Avec
les cantates BWV 153, 154 et 65.
1]
LEONHARDT (volume 4). Leonhardt-Consort. King’s College Choir &
Cambridge. Leonhardt-Consort. Alto : Paul Esswood.
Ténor :
Marius van Altena. Basse : Max van Egmond. 1972. Durée :
18’05
Disque
Teldec SKW 4/1-2-T BR 2. Das
Kantatenwerk (volume
4) 1972. Avec les cantates BWV 12, 13 et 14
CD
Teldec 8 35030 ZL 242-500-2. 1985 .Das
Kantatenwerk (volume
4). 1994
CD
Teldec 4509-91755 2. Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas.
Volume 1. Coffret de six CD avec les cantates BWV 1 à 19
Reprise
Bach
2000.
Teldec, volume 1. Coffret, 15 CD. Septembre 1999. Cantates BWV 1 à
14 et BWV 16 à 47
Reprise
CD Warner Classics 8573-81210-5. Intégrale en CD séparés,
volume 5. 2006
4]
LEUSINK. Holland Boys Choir/ Netherlands Bach Collegium. Alto :
Sytse Buwalda. Ténor : Nico van der Meel. Basse :
Bas Rameselaar.
Église
Saint-Nicolas d’Elburg (NL). Avril- septembre 1999. Durée
17’32
Bach
Edition. 2000. CD Brilliant Classics. 2000. Bach Edition, volume 4 -
Cantates, volume 1
Bach
edition. 2006. CD Brilliant Classics III - 93102 2/48. Avec les
cantates BWV 170 et 133
Cette
réédition 2006 a fait l‘objet en 2010 d‘une
édition „augmentée“ : 157 CD comprenant,
les partitions et 2 DVD proposant les
Passions
selon saint Jean
et saint
Matthieu.
*6]
OHMURA, Emiko. Bach-Chor Tokyo. Tokyo Cantata Chamber Orchestra.
Tokyo (J), 10 décembre 2000
Durée :
18’58. CD BACH CD 02. Chanté en japonais. Avec les
cantates BWV 8 et 19
2]
RILLING.Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart.
Alto : Gabriele Schreckenbach. Ténor : Peter
Schreier. Basse :
Philippe
Huttenlocher. Gedächtniskirche Stuttgart (D). Mars et octobre
1981. Durée : 17’30
Disque
(D). Die Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98730. 1982
CD.
Die Bach Kantate
(volume 20). Hänssler Classic. Laudate 98871. Vers 1989. Avec
les cantates BWV 171, 153 et 58
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume 5). Hänssler-Verlag 92.005. 1998
9]
SUZUKI (volume 42). Bach Collegium Japan. Soprano
: Rachel Nicholls. Contre-ténor : Robin Blaze. Ténor :
Gerd Türk.
Basse
: Peter Kooy. Kobe
Shoin Women’s University Chapel. Japan. Février 2008.
Durée : 20’11
CD
BIS-SACD 1711. 2008. Distribution en France, février 2009.
Avec les cantates BWV 16, 32 et 72
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 16
M-1.
Mvts. 1 et 9] Hans Pflugbeil . Greifswalde Bach Tage Choir.
Bach-Orchester Berlin. Fin des années 1950 ou 1960.
Disque
puis CD Baroque Music Club « Soli Deo Gloria, volume 3.
M-2.
Mvt. 6]. Helmuth Rilling. Figuralchor der Gedächtniskirche
Stuttgart. + Orgue. Stuttgart (D), mai 1963 et mars 1965.
Disque
Bärenreiter . Reprise CD Cantate C 57607 « Das
Orgelbüchlein/ Advent and Christmas, volume I. 1994
M-3.
Mvt. 6]
Nicol Matt. *Nordic Chamber Choir. Soloists of the Freiburger
Barockorchester. Juin
1999
CD
Brilliant Classics / Bayern.
CD.
Reprise Bach Edition 2006. Brilliant Classics. CD V- 93102 32/138
*Dans
cette reprise, le “Nordic Chamber Choir” est devenu le
“Chamber Choir of Europe”.
C.
Role. Juin 2011
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