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Commentary: Cantatas BWV 1-50 | Cantatas BWV 51-100 | Cantatas BWV 101-150 | Cantatas BWV 151-200 | Cantatas BWV 201-224 | Other Vocal Works BWV 225-524 | Sources |
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Sehet! wir gehn hinauf gen Jerusalem Commentary in French |
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KANTATE ESTOMIHI |
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CONTENU |
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Avertissement |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2008). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach BJ = Bach-Jahrbuch D = Deutschland EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch. F = France PBJ = Petite Bible de Jérusalem NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955) NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900) La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. |
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Leipzig, le dimanche 27 février 1729 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR BRAATZ / BCW: « L’autographe et les parties séparées sont perdues… elles firent partie de l’héritage de Wilhelm Friedmann Bach et personnes ne sait pourquoi elles disparurent aussi complètement sans laisser de trace… la seule possibilité qui nous permet d’écouter cette cantate dans une version probable est le fait que Christian Friedrich Penzel en fit une copie à partir de l’original (vers 1770)... le mouvement n° 4 est manquant dans la copie de Penzel qui en a laissé la place vide mais heureusement il l’a copié dans le matériel d’exécution…» PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN Pas de sources connues COPIES XVIIIe SIÈCLE = ABSCHRIFTEN 18. Jh. BB. Mus. ms Bach. P 1048. Berlin Staatsbibliothek zu Berlin. Preußicher Kulturbesitz (SPK) Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem [Selon Spitta, elle fut, un temps [jusque vers 1870], la propriété du musicologue Franz Hauser]. BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome 1, page 61]: Fait partie d’une liste de 27 cantates copiées par Christian Friedrich Penzel (1737-1801), ici une copie de la partition avec les parties séparées de la cantate BWV 159 datée précisément du 15 juin 1761. SCHMIEDER: Copie de Penzel (?) 7 fascicules in 4°. 10 voix (Stimmen) in 4° + texte sur deux pages Parties séparées (copie de Forkel ?) in 4° sous référence BB Mus. Ms. P 46 n° 5 St 633 M. Deutsche Staatsbibliothek. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek (dépôt) puis Berlin-Dahlem [Ce sont les parties séparées copiées par Penzel en 1761] BG: Sur la partition, marqué l’avertissement: « Oboe sempre col Soprano » ÉDITIONS| SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG) BG Jg. XXXII (32e année - BWV 151-160). Pages 157 - 168. Préface d’Ernst Naumann, 1886 [La partition « BG » est dans le coffret Teldec Das Kantatenwerk / Gustav Leonhardt, volume 38. 1986] NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA) KANTATEN SERIE I/ BAND 8/1. KANTATEN ZUM SONNTAG ESTO MIHI Bärenreiter Verlag BA 5078. 1992. Herausgegeben von Wolff, Christoph. 1998. 6 fac-similés BWV 159 Pages 153-168. Berlin Staatsbibliothek zu Berlin. Preußicher Kulturbesitz. Mus. ms Bach. P 1048 Avec BWV 22, BWV 23, BWV 127 Kritischer Bericht (commentaires). BA 5078 41. Wolff, Christoph. 1998 AUTRES ÉDITIONS BCW: Réduction voix et piano BG Breitkopf & Härtel. Partition PB 3090 OB 1184. Révision M. Seiffert) Orch. Stimmen, Orgel et clavier Chœur ChB 1852 2008. Partition PB 4659 - Réduction voix et piano EB 7159 - Parties séparées (6) OB 4659 - Partition du chœur ChB 4659 Kalmus Study Scores. N° 848. Volume XLIV (BWV 157-162). New York 1968 |
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Estomihi (Quinquagésime), le dernier dimanche avant le début du Carême). Il est également appelé « dimanche Esto mihi » dans la tradition luthérienne comme l’Église romaine, qui utilisent à l’introït, les premiers mots du verset 3 du psaume 31 [PBJ 827]: « Esto mihi in Deum protectorem, et in domum refugii : ut salvum me facias - Soyez pour moi un Dieu protecteur, un lieu d’asile où je trouve mon salut… » Confiance en Dieu dans un péril extrême… un malheureux, malade et voué à la mort, en butte à la méchanceté de ses ennemis, expose à Yahvé sa détresse et implore son secours. EKG. Esto mihi. Egalement le dimanche des Cendres dans le culte réformé Introït : Luc 18, 31 [PBJ 1570]: « Puis, prenant avec lui les Douze, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem et que s’accomplira tout ce qui a été écrit par les Prophètes au sujet du Fis de l’homme…» Psaume 31 Cantique EKG 252: Laßet uns mit Jesu ziehen Texte de Siegmund von Birten - 1653). Mélodie de Johann Schop: « Sollt ich meinem nicht singen » - 1641 Épître: I Corinthiens 13, 1-13 [PBJ 1702] Évangile: Luc 18, 31-43 [PBJ 1570] Pour la même occurrence, voir BWV 22 et BWV 23 (7 février 1723), BWV 127 (11 février 1725) |
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Christian Friedrich Henrici dit Picander (1728) NYS, Carl de: «…Comme le livret de cette cantate BWV 159 fait partie d’un recueil gravé en 1728 par son auteur, le fameux Henrici-Picander qui a écrit aussi le livret de la Passion selon Saint-Matthieu, on pense généralement que la partition de Bach a dû être chantée pour la première fois le dimanche 27 février 1729, elle se trouve donc dans le voisinage immédiat de cette composition maîtresse. |
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BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome 2, pages 453-454]: « …on pourrait y discerner [dans la cantate] un certain lien de parenté avec la Matthäus-Passion, exécutée une quarantaine de jours plus tard, du fait de la présence dans les deux œuvres du choral O Haupt voll Blut und Wunden (6e strophe) de Paul Gerhardt… mais le lien de parenté apparaît plus étroit encore avec la Johannes-Passion, reprise pour la troisième fois peut-être l’année précédente… les deux arias de BWV 159 ont le même incipit littéraire que deux des arias de la Johannes-Passion…»BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 282]: «…quelques semaines avant la création de la « Passion selon Saint- Matthieu, cette cantate en serait l’ébauche isolée et comme un prélude…cependant l’aria de basse « Es ist voll bracht » fait référence à la fameuse aria d’alto, sur le même texte écrite pour la « Passion selon Saint Jean » en 1724 ». NYS, Carl de [Cantates à Saint Thomas (1), pages 190-196]: « Nous connaissons toute une série de cantates de Bach pour le dimanche Estomihi (Quinquagésime), BWV 22, BWV 23, BWV 127. En voici une quatrième. Pourquoi cette abondance et cette qualité dans trois des quatre partitions ? Peut-être parce qu’elles se situent à l’entrée d’un temps clos pendant lequel on ne fera plus de musique concertante ; peut-être aussi et surtout parce que l’approche de la grande semaine et du temps de la Passion du Seigneur atteint le cantor au point le plus sensible de sa vie intérieure et de sa ferveur personnelle. Parmi les quatre cantates de l’Estomihi, celle-ci (BWV 159) convient le mieux au premier dimanche de la Passion non seulement par son texte (qui fait continuellement allusion à la voie douloureuse du Seigneur) écrit par Picander, mais encore par sa partition qui manifeste de nombreuses ressemblances avec les deux Passions connues de Bach. Spitta n’avait relevé que celles avec la Passion selon Saint Matthieu et inclinait pour ce motif à dater l’œuvre des années 1729 ou 1730 ; Friedrich Smend a montré au contraire les parentés non moins frappantes -plutôt plus importantes ! - avec la Passion selon Saint Jean et préférerait l’année 1727, celle de la seconde exécution de la Passion selon Saint Jean. Le climat qui règne tout au long de cette cantate est celui de la gravité émue, celle qui peut naître dans l’âme à la résolution d’accomplir dans sa propre vie ce qui manque à la Passion du Seigneur, selon l’expression de Saint Paul…» |
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NEUMANN. Alt, Tenor, Baß. – Chor (nur Schlußchoral). Ob; Streicher ; B.c. (+ Fagott) |
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1] ARIOSO + REZITATIV BAß, ALT. BWV 159/1 |
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SEHET ! / KOMM, SCHAUE DOCH, MEIN SINN, / WO GEHT DEIN JESUS HIN ? / WIR GEHN HINAUF / O HARTER GANG ! HINAUF ? / O UNGEHEURER BERG, DEN MEINE SÜNDEN ZEIGEN ! / WIE SAUER WIRST DU MÜSSEN STEIGEN / GEN JERUSALEM. / ACH, GEHE NICHT ! / DEIN KREUZ IST DIR SCHON ZUGERICHT, / WO DU DICH SOLLT ZU TODE BLUTEN; / HIER SUCHT MA N GEIßELN VOR, DORT BINDT MAN RUTEN; / DIE BANDE WARTEN DEIN ; / ACH ! GEHE SELBER NICHT HINEIN ! / DOCH BLIEBEST DU ZURÜCKE STEHEN, / SO MÜßT ICH SELBST NICHT NACH JERUSALEM, / ACH, LEIDER IN DIE HÖLLE GEHEN. [Formation des motifs, page 65]: « Il [Bach] dédaigne les minuties du pittoresque vulgaire au début de la cantate, dès que le sentiment l’emporte sur la description. Des fragments de la gamme ascendante accompagnent, il est vrai, ces paroles chantées par la basse ‘ »Nous allons vers Jérusalem ». Mais à la suite de cette longue progression symbolique, l’alto déclame douloureusement: « O rude voyage ». Et, sur ces mots, Bach ne cherche plus à désigner par les procédés communs, la direction de cette montée de jésus vers la ville où il sera jugé, maos à exprimer la douleur de l’âme chrétienne au souvenir du supplice de son Dieu. Ce n’est qu’après cette réflexion pleine de remords, et larmoyante, que Bach modèle de nouveaux des traits ascendants, heurtés d’ailleurs, et aigris pour le récit de ces mots : « Là-haut ? O montagne atroce… Comme il te faudra la gravir avec peine ! » [+ Exemple musical, BG XXXII, page 158]. SCHUHMACHER: « L’œuvre débute par un dialogue fortement expressif dans lequel l’âme fidèle (alto) a un récitatif accompagnato, Jésus, basse qu’un arioso avec continuo ». SCHWEITZER {J.-S. Bach / Le musicien poète. Les cantates de 1728 à 1734, page 189]: « La cantate BWV 159 dépeint Jésus précédant ses disciples par le motif que voici [Exemple musical]… Cet arrêt brusque sur la septième produit un effet saisissant : C’est Jésus qui s’arrête et qui se retourne vers ses disciples pour leur annoncer qu’il marche vers la mort, ainsi qu’il est dit dans le texte. Comme ils ne comprennent pas, il s’arrête encore une fois pour le leur répéter…» [Page 240]: « Bach emploie communément un procédé qui consiste à représenter par les sons des mots tels que « marcher » ou « courir [le motif de la démarche ou Schrittmotive]. Renvoi à BWV 108, BWV 166, BWV 152… WHITTAKER: « Le livret de Picander confère au mouvement d’ouverture recitativo-arioso, un caractère double: Le Christ dans les sections « arioso » énonçant les paroles bibliques, l’alto se lamentant sur l’épreuve de la dure montée et voyant la croix déjà apprêtée… - Les parties arioso ont un aspect particulier a cause d u motif de six notes dans le continuo, le motif de la marche - le commentaire récitatif est expressif et chromatique...» [Figuration de la basse, aux quatre premières mesures, sur le mot « Sehet »] |
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2] CHORALBEARBEITUNG, ALT, SOPRAN (Aria + choral). BWV 159/2 |
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ICH FOLGE DIR NACH / Choral: ICH WILL HIER BEI DIR STEHEN, / VERACHTE MICH DOCH NICHT ! / DURCH SPEICHEL UND SCHMACH; / AM KREUZ WILL ICH DICH NOCH UMFANGEN, / Choral: VON DIR WILL NICHT GEHEN, / BIS [Neumann: „Wenn“] DIR DEIN HERZE BRICHT. / DICH LAß ICH NICHT AUS MEINER BRUST, / Choral: WENN DEIN HAUPT WIRD ERBLASSEN / IM LEZTEN TODESSTOß, / UND WENN DU ENDLICH SCHEIDEN MUßT, / Choral: ALSDENN WILL ICH DICH FASSEN, / SOLLST DU DEIN GRAB IN MIR ERLANGEN ? / Choral: IN MEINEN ARM UND SCHOß. Mi bémol majeur (Es), 109 mesures, 6/8 BG Jg. XXXII. Pages 160 - 163 NEUMANN. Continuosatz (+ Fagott), Alt, Sopran + Oboe SCHMIEDER. Sopr. (Cantus firmus), Alto ; Cont. (Ob. col Sopr. ; Fagotti Col Cont.) BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome 2, pages 453-454]: «…élaboration de choral « O Haupt voll Blut une Wunden » confié au soprano (doublé par le hautbois) et inséré à l’intérieur d’une aria pour contralto…» BOMBA : « L’art de l’adaptation du choral, poussé à l’extrême dans la Passion, se poursuit dans le second mouvement. Ici aussi se retrouve un genre de dialogue, car la voix de l’alto, ayant surmonté son doute, vient relever le continuo, alors que le soprano chante le cantus firmus vers après vers… impressionnants effets contrastants y succèdent, permettant d’interpréter le texte…» BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 282]: Mélodie de choral (MDC) 046, type IV [Les mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, pages 201, 204]: Choral de type 4, c'est-à-dire présentation concomitante d’une aria ici confiée à l’alto et d’un choral soliste confié en valeurs longues (noires pointées) au soprano (doublure du cantus firmus par un hautbois).. Les deux parties vocales (aria et choral) sont soutenues par un dessin presque dansant de la basse continue avec basson ». NYS, Carl de: «…Dans la première aria, pour l’alto, l’atmosphère de la Passion est encore intensifiée [par rapport à 1] par le contrepoint de la partie de soprano (doublée par un hautbois) qui chante la sixième strophe du célèbre cantique de Paul Gerhardt O Haupt voll Blut und Wunden (1656) qui fera la trame de la Passion selon Saint-Matthieu et qui est une adaptation de la chanson d’amour médiévale Innsbruck ich muß dich lassen ». [Cantates à Saint-Thomas I, pages 191-192]: «…L’aria qui suit rappelle directement la Passion selon Saint Jean ; l’aria de soprane « Ich folge dir gleichfalls », BWV 245/13. Mais il faut reconnaître que l’aria de la cantate représente un grand pas en avant sur celle de la Passion. Le soprano n’y était accompagné que par les deux flûtes à l’unisson et le continuo ; ici la voix d’alto est accompagnée par le continuo renforcé de deux bassons mais les sopranos du chœur viennent chanter par-dessus la sixième strophe du célèbre et beau cantique de Paul Gerhardt « O Haupt voll Blutt und Wunden », composé en 1656 et qui sert de trame à la Passion selon Saint Matthieu ; le thème choral est renforcé par le hautbois. L’âme veut suivre le Seigneur, dit le texte ; aussi les imitations et les canons abondent-ils dans la musique. L’unité profonde de l’œuvre se manifeste en ce que le motif de la basse est emprunté à la mélodie du premier vers du choral qui la termine. On peut encore souligner que cette forme de la variation sur un choral a déjà apparu dans l’aria de basse de la Passion selon Saint Jean « Mein teurer Heiland », BWV 245/60, sauf que dans cette page c’est le chœur tout entier qui chante le choral à quatre voix, « Jesu der du warest tot ». PIRRO [L’esthétique de Jean-Sébastien Bach - Le commentaire de l’accompagnement instrumental, pages 153-154]: «…la figure par laquelle Bach veut expliquer le verbe « suivre - ich folge » en répétant, dans l’accompagnement, par des imitations successives, le motif énoncé dans le chant [ici l’alto] ce sont les instruments qui complètent l’image. On remarquera que ces motifs sont de structures mélodiques et rythmiques semblables, et qu’ils sont modelés comme des thèmes dont Bach fait usage pour désigner l’action de marcher » [+ Exemple musical, BG XXXII, page 160]. Renvoi à BWV 12. [La traduction du texte, page 274]: « caractère que Bach attribue au mode majeur (joyeux) et au mode mineur (triste)… certains chœur ou certains airs très douloureux sont chantés en effet dans un ton majeur [exemple; l’air d’alto de BWV 159/2] WHITTAKER: « En dépit du fait que le témoin (l’alto dans la première section [1] ait déclaré son impuissance a accompagner le Christ à Jérusalem, le courage lui revient et sa ferme résolution est annoncée par ce duo « aria + choral ». |
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3] REZITATIV TENOR. BWV 159/3 |
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NUN WILL ICH MICH, / MEIN JESU, ÜBER DICH / IN MEINEM WINKEL GRÄMEN; / DIE WELT MAG IMMERHIN / DEN [Neumann: „das“] GIFT DER WOLLUST ZU SICH NEHMEN, / ICH LABE MICH AN MEINEM TRÄNEN / UND WILL MICH EHER NICHT / NACH EINER FREUDE SEHNEN, / BIS DICH MEIN ANGESICHT / WIRD IN DER HERRLICHKEIT ERBLICKEN, / BIS ICH DURCH DICH ERLÖSET BIN; / DA WILL ICH MICH MIT DIR ERQUICKEN. |
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4] ARIE BAß. BWV 159/4 |
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ES IST VOLLBRACHT, / DAS LEID IST ALLE, / WIR SIND VON UNSERM SÜNDEFALLE / IN GOTT GERECHT GEMACHT, / ES IST VOLLBRACHT, / NUN WILL ICH EILEN / UND MEINEM JESU DANK ERTEILEN, / WELT, GUTE NACHT ! / ES IST VOLLBRACHT ! [L’orchestration, pages 253-254] : «…Considéré comme l’instrument chanteur, le hautbois est le grand soliste pathétique de l’orchestre de Bach… accompagné des instruments à cordes, il dit la douleur du sacrifice consommé [BG XXXII, page 164]. Renvois aux cantates BWV 21, BWV 105, BWV 98, BWV 22 [La musique instrumentale, page 378]: « …motif de pleurs et motif des soupirs…la basse rappelle le thème mélangé de plaintes… ici le chanteur répète ces paroles « Es ist vollbracht » qui annoncent l’achèvement de la destinée du Christ en formant, par deux fois, des cadences précises ». SCHUHMACHER: «…Le thème principal du grand air de basse « Es ist vollbracht », la dernière des sept paroles du Christ sur la croix, répand, comme le choral final, calme et paix par sa tranquillité ». WHITTAKER: « Le remarquable air de basse débute avec le hautbois accompagné par les cordes. L’instrument solo joue des successions de six notes [symboliques ?] lesquelles se répètent mais inversées. Ce thème comme nous le verrons après peut être associé aux trois mots « Es ist vollbracht…» [Symbolisme de la phrase « Es ist vollbracht » énoncée à trois reprises - Renvoi à la cantate BWV 64/6 et 8 sur « Welt, gute Nacht »] |
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5] CHORAL BWV 159/5 |
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JESU, DEINE PASSION / IST MIR LAUTER FREUDE, / DEINE WUNDEN, KRON UND HOHN / MEINES HERZENS WEIDE; / MEINE SEEL AUF ROSEN GEHT, / WENN ICH DRAN GEDENKE, // IN DEM HIMMEL EINE STÄTT / MIR DESWEGEN SCHENKE. Mi bémol majeur (Es), 16 mesures, C BG Jg. XXXII. Page 168 NEUMANN. Simple choral harmonisé à quatre voix. SCHMIEDER. Sopr., Alto, Ten. ; Basso ; Cont. (Ob., Viol. I col Sopr. ; Viol. II coll’ Alto ; Vla. Col Ten.) BOMBA: « Le choral qui entoure la phrase poétique « Mon âme est allongée sur un lit de roses », s’achève sur un mi bémol majeur à la fois majestueux et empreint de sérénité ». BOYER [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 282]: Mélodie de choral (MDC) 058 de type I [Les mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, pages 224-225]: MDC 058. Choral simplement harmonisé avec soutien colla parte du hautbois et des cordes ». NYS, Carl de: «…La cantate se termine par la 33e strophe du cantique de Paul Stockmann (1633) Jesu Leiden, Pein und Tod ». [Cantates à Saint-Thomas 1]: «…On voit que la spiritualité de Bach plongeait dans la tradition de l’église des premiers siècles qui ne séparait pas davantage l’imitation du Christ souffrant de la participation à la gloire du ressuscité. Cette idée est accentuée encore par le texte et la mélodie triomphale du choral final, l’avant-dernière strophe du cantique de Paul Stockmann (1602-1636), datant de 1633 Jesu Leiden, Pein und Tod et que Bach reprendra dans la cantate BWV 182 ». |
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BACH CANTATAS WEBSITE (BCW): : Literaturverzeichnis: 44 (Richter) 66VI (Smend), 71 (Vetter) : Kalendarium zur Lebens-Geschichte Johann Sebastian Bach. Bach-Archiv 20 novembre 1970. Page 35 (27 fév. 1729) : Sämtliche von J. S. Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Pages 66-67, 339 (fac-similé), 510 NYS, Carl de: Notice du programme du Festival J.-S. Bach de Mazamet, 1978. : Cantates à Saint-Thomas (I). Collection « Les Grands Musiciens ». Pierre Horay 1957. Pages 190-196 : Jean-Sébastien Bach, in « Génies et Réalités ». Hachette 1970. Pages 198-199, 205 288 : Sinfonia sacra, page 142 : Ristenpart Orch. Radio sarroise 1951 PBJ: Petite Bible de Jérusalem. Desclée de Brouwer. Editions du Cerf, Paris, 1955 PFENDER, Marcel: Jean-Sébastien Bach / Chantre de Dieu. Editions « Je sers ». Paris.1943. Pages 119-120 PIRRO, André: J.-S. Bach. Alcan, Paris. 5e édition. 1919. Page 137 PIRRO, André: L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973 Pages 27 [1], 65 [1], 95 [4], 106 [4], 1[2], 234 [4], 274 [2], 378 [4] PITROU, Robert: Jean-Sébastien Bach. Editions Albin Michel. 1955. Page 174 RICHTER, Bernhard Friedrich: 44] Über die Schicksale der der Thomasschule zu Leipzig angehörenden Kantaten Joh. Seb. Bachs. In BJ 1906, S. 43-73 ROMIJN, Clemens: Notice (sur CD) de l’enregistrement de P. J. Leusink. 2006 SCHMIEDER, Wolfgang: Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998 Edition 1973, pages 211-212 Literatur: Spitta - Schweitzer - Pirro - Parry - Voigt - Wustmann - Wolff - Terry - Moser - Neumann - Smend - BJ 1906 - 1912 - 1914 - 1931 - Bachfest 1926 SCHUHMACHER, Gerhard: Notice de l’enregistrement Teldec Das Kantatenwerk [Vol. 38]. 1986 SCHWEITZER, Albert: J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Pages 188, 189214, 240 J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911. Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966 Volume 2, pages 86, 234, 461 SMEND, Friedich: 66VI. Kirchenkantaten vom I. Sonntag nach Epiphanias bis zum Sonntag Estomihi, Berlin 1949 Kantaten BWV 3, BWV 66, BWV 66a, BWV 124, BWV 126, BWV 127, BWV 144, BWV 145, BWV 159, BWV 184, BWV 184a SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 » Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Tome 2, page 442 et note 475 VETTER, Walther: 71] Der Kapellmeister Bach, Postdam 1950 (ensemble critique de 31 cantates) WHITTAKER, W. Gillies: The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985 Volume 1, pages 421-425. Volume 2, page 23 WOLFF, Christoph: Notice CD Koopman 2005 WUSTMANN, Rudolf: J. S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel 1967. Pages 87-88 ZWANG, Philippe et Gérard: Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 176, pages 270-271 Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW). 9] KOOPMAN [Vol. 19]. The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Mvt. 3: mai 2002 - Mvts. 1, 2, 4, 5: octobre, novembre 2002 CD Antoine Marchand CC 72219. France 10/2005. 5] LEONHARDT. Tölzer Knabenchor. Collegium Vocale (Ph. Herreweghe). 1986 Disque Teldec Das Kantatenwerk [Volume 38] 6.3567-00-501-503. 1986 CD (D) 91762. Teldec Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas Vol. 8. 1986 CD Teldec Das Kantatenwerk. [Volume 38] 8.35657 2L 242633 2. 1986 Reprises CD Teldec. Edition Bach 2000 et Intégrale Warner Classics 2007 (volume 48) 6] LEUSINK. Holland Boys Choir/ Netherlands Bach Collegium. Avril, septembre 1999 CD. Bach Edition, Brilliant Classics. Volume 5 - Cantatas Volume 2. 2000 CD. Reprise Bach Edition 2006. CD Brilliant Classics III - 93102 /7-53. Avec BWV 111, BWV 165, BWV 22 *3] MARRINER. St. Anthony Singers. Academy of St. Martin-in-The-Fields. Janvier 1966 Disque Decca 430260 2 1963-1966-1991 4] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. Juin, juillet 1983 Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Classic. Laudate 98743. 1984. Avec BWV 171 CD. Die Bach Kantate [Volume 28]. Hänssler Classic. Laudate 98879. 1983-1984 CD. Hänssler edition bachakademie [Volume 48]. Hänssler-Verlag 92.048. 2000 *1] RISTENPART. Chœur et orchestre de chambre de la Sarre. Octobre 1958 Disque Accord et reprise CD CD Accord 202652 (1958-1962) avec BWV 57 et BWV 82 *8] SCHETS, Joop. Backor Apeldoom. Het Gelders Orkest. Mars 2002 CD Cantilena 2] THOMAS. Frankfurter Kantorei. Deutsche Bachsolisten. Février 1962 Disque Cantate / MHS et reprise disque SDG 610111. Avec BWV 23 MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 159 M-1. 4]. Karl Alwin. Orchestra. Disque Pearl, novembre 1927 M-2. 4]. William H. Scheide. Bach Aria Group. Disque MGM. Début des années 1950 M-3. 4]. Frank Brieff. Bach Aria Group Orchestra. Disque Boston Records. Janvier 1954 M-4. 4 et 5]. Karl Forster. Chor der St. Hedwigs-Kathedrale Berlin. Berlin Philarmoniker. Mai, juin 1958. Disque et CD EMI Classics M-5. 4]. Ian Watson. English Chamber Orchestra. Janvier, mars 1994. CD Capriole M-6. 5]. Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Soloists of the Freiburger Barockorchester. Juin 1999 CD Brilliant Classics Bayer (Bach Edition Vol. 23) Reprise in Bach Edition 2006. Chamber Choir of Europe (nouvelle appellation du Nordic Chamber Choir. Nicol Matt. Juin 1999. CD Brilliant Classics. Vocal Works IV/ 93102/28-134 M-7. 4]. Old Friends Concert Artists. Novembre 2001. CD Centaur M-8. 2]. Antony Walker. Orchestra of the Antipodes. Octobre, décembre 2003. CD ABC Classics M-9. 2]. Transposition à l’orgue. Helge Gramstrup. Octobre 2004, mai, août 2005. CD Classics (DK) Norbert Dufourcq. Discographie (avant 1947): Mvt. 4] Elisabeth Schumann (soprano). Leon Goosens (hautbois). Orchestre dirigé par Karl Alwin. Avant 1947 Disque 78 tours: USA.Victor 7275 - France: Gramophone W 980 - GB : HMV (His Master’s Voice) D 1410 |
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SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ». Note 475 de bas de page: « L’autographe [original] est manquant. Une copie manuscrite par Christian Friedrich Penzel, cantor de Merseburg qui fut enseignant à Saint-Thomas de 1751 à 1756 est en la possession de monsieur Joseph Hauser, de Karlsruhe ». [Hauser, Franz (1794-1870). Musicologue et collectionneur,, l’un des fondateurs de la BG. A établi l’un des tous premiers catalogues de l’œuvre de Bach]. |
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Contributed by Claude Role (September 2008) |
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Cantata BWV 159 : Complete Recordings | Recordings of Individual Movements | Discussions: Part 1 | Part 2 |
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Commentary: Cantatas BWV 1-50 | Cantatas BWV 51-100 | Cantatas BWV 101-150 | Cantatas BWV 151-200 | Cantatas BWV 201-224 | Other Vocal Works BWV 225-524 | Sources |
Last update: ýOctober 19, 2008 ý14:03:28