Recordings/Discussions
Background Information
Performer Bios
Poet/Composer Bios
Additional Information
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Cantata BWV 147
Herz und Mund und Tat und Leben
Que le cœur, la bouche, les actes et la vie…
Commentary in French |
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MARIAE HEIMSUCHUNG
VISITATION
Leipzig, 2 juillet 1723… 1728-1731 |
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CONTENU |
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Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie
Annexe BWV 147 - Philipp Spitta |
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AVERTISSEMENT |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes (essentiellement de langue française), des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2010). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach. Outre les quelques interventions « CR » identifiées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés. A cet effet il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
BB / SPK = Berlin Bibliothek / Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
Ost = Original Stimmen
P = Partition = Partitur
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
PKB = Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St. = Parties séparées = Stimmen
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable. |
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DATATION BWV 147 |
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BWV 147a. Weimar, dernier dimanche de l’Avent, 20 décembre 1716. Dans cette ville, contrairement à ce qui existait à Leipzig au temps de Bach, il était donné de la musique figurée durant les quatre dimanches de l'Avent.
BWV 147. Changement de destination de la cantate BWV 147a qui est exécutée à Leipzig pour la fête de la Visitation de Marie, le 2 juillet 1723 (BWV 147). Reprises envisagées le 2 juillet 1729 ou en 1730.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 62] : «…Il est possible que d'autres cantates de Bach aient été proposées au public de Halle par Wilhelm Friedmann Bach : les cantates BWV 101, 147, 170 et 9 ».
[Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 256] : «…reprise vers 1728-1731. Cantates conçue en deux parties, à exécuter l'une avant, l'autre après le sermon…»
BCW : Première exécution le 2 juillet 1723. Deuxième exécution le 2 juillet 1730. Une troisième exécution à une date entre 1735 et 1740.
BOMBA : «…Cette volumineuse cantate jouée à Leipzig, peu de temps après l’entrée en fonction de Bach, ne trahit qu’à peine le fait que Bach avait utilisé ici une œuvre plus ancienne, datant probablement du 4e dimanche de l’Avent 1716. La cantate n’a semble-t-il pas été exécutée à Weimar. A Leipzig où l’on considérait l’Avent comme période de jeûne, on ne pouvait exécuter de musique figurative durant ces semaines de préparation à Noël. Par conséquent, l’élargissement de la cantate au niveau du texte et de la musique a des aspects concernant la vénération de Marie révèle l’idée qui consistait à vouloir exécuter ce morceau à une autre date. Les insertions les plus marquantes à ce propos se trouvent dans les récitatifs n° 2, 4 et 8 ; elles font surtout allusion au « Magnificat », le chant de louange que Marie entonne lors de la visite de sa cousine Élisabeth et dont il est question dans l’Évangile du jour qui rapporte la Visitation de Marie (Luc 1, 39 à 56) ».
GARDINER : « les cantates BWV 147 et 132 initialement données à Weimar deux années de suite (1715 et 1716) le quatrième dimanche de l’Avent ».
HERZ : 2 juillet 1723. Ancienne datation 1727. BWV 147a = 20 décembre 1716.
HIRSCH : Classement CN 30 (Die chronologisch Nummer = numérotation chronologique). Premier cycle de cantates de Leipzig (I. Jahrgang). Période allant du 30 mai 1723 au 4 juin 1724.
[Bach a pris ses fonctions à Leipzig le 22 mai 1723 et a fait entendre la cantate BWV 75 le 30 mai, à Saint-Nicolas dans la principale église de la ville puis la cantate BWV 76, cette fois et en alternance à l‘église Saint-Thomas. Le 13 juin suivant ce sera le tour de la cantate BWV 21 (une cantate reprise de l‘époque de Weimar). Ces trois cantates parmi les plus longues de sa production, sont vraisemblblement exécutées comme une preuve, auprès des édiles locaux, de son „savoir faire“ et de sa puissance créatrice.]
Chronologie (Alfred Dürr). 1723 : BWV 24 (20 juin 1723) – BWV 167 (24 juin) - *BWV 147 (2 juillet) – BWV 186 (11 juillet) – BWV 136 ( 18 juillet) – BWV 105 (25 juillet).
NEUMANN : 1723 avec reprise en 1728. Version élargie de la cantate BWV 147a (1716).
NYS, Carl de : en 1971, il écrit : «…Nous savons aujourd’hui que la forme originale de l’œuvre était destinée au dernier dimanche de l’Avent et fut donnée à Weimar en décembre 1716.
[en 1978, il rectifie dans sa notice accompagnant l’enregistrement d’Helmuth Rilling : « …c’est donc pour le 20 décembre 1716, en la chapelle ducale de Weimar, que la partition fut entreprise… mais la composition fut interrompue avant la création de l’œuvre [opinion partagée par Joshua Rifkin], lorsque Bach apprit qu’il ne succéderait pas au maître de chapelle Drese, décédé le 2 décembre. A partir de ce moment, il chercha à quitter Weimar…»
Bach reprit [la cantate] le 2 juillet 1723 à Leipzig pour le culte de la Visitation d’Elisabeth à la Vierge, à Saint-Thomas ; mais il y retravailla entre 1728 et 1731 pour lui donner sa forme définitive ; c’était donc au temps de la Passion selon saint Matthieu. Ces différents stades et les reprises ultérieures montrent clairement le prix que le compositeur lui-même attachait à cette partition et expliquent sa popularité ».
1] Composition originale à Weimar, 20 décembre 1716.
2] Reprise pour la fête de la Visitation, le 2 juillet 1723.
3] Reprise vers 1728-1731, dans sa forme définitive avec la seconde partie actuelle.
RIFKIN : …Bach aurait sollicité en vain le poste de Kapellmeister [à la chapelle du château de Weimar] à la mort, le 1er décembre 1716 de son titulaire Johann Samuel Drese… « Bach laissé de côté, s’arrêta de fournir des cantates à la cour. Peut-être même abandonna-t-il la BWV 147 avant la date d’exécution prévue le 20 décembre 1716 : il en termina la composition, certes - le dernier air spécialement dans la section du milieu, trahit son adaptation aux vers de Franck plutôt qu’à ceux qui les remplacèrent à Leipzig - mais il arrêta tout travail sur la copie de la partition après le chœur d’ouverture…»
SCHWEITZER : Les cantates de 1724 à septembre 1727.
VIGNAL : «…Selon le musicologue Peter Wollny, le matériel de cette cantate fit partie de l’héritage de Wilhelm Friedmann Bach qui la fit exécuter à Halle (Saxe), dans une version plus ou moins altérée, fragment [1], peut-être en septembre 1752 ».
WOLFF : « A Leipzig toute exécution de musique concertante était interdite du deuxième au quatrième dimanche de l’Avent. Bach trouva en cette fête de Marie une bonne occasion de réutiliser sa cantate ». [en 1723. Il s’agit de la cantate BWV 147]. |
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SOURCES BWV 147 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
BB/SPK Mus. ms. Bach P 102. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz. Anciennement Tübingen Universitätvibliothek puis Berlin-Dahlem.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 1, page 39] : « L’autode cette cantate fit partie de l’héritage de Carl Philipp Emanuel Bach dont le catalogue fut publié à Hambourg en 1790 par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». Il comportait, entre autre, 86 cantates sacrées ».
BG. : La partition autographe à la Bibliothèque royale de Berlin. 12 feuilles. Sur la première page, écrit par une main inconnue : « Festo Visitationis Mariae » et en dessous, par Carl Philipp Emmanuel Bach : « Von J.S.B. ». A la dernière page « SDGl ».. Sur les quatre premières pages, deux filigranes « MY » et une manière de « P » dans un écusson. Aux pages suivantes « MA ». Doubles des parties de violons I, II et trois exemplaires de la basse continue (orgue, violoncelle et alto).
BRAATZ [Provenance | BCW] :… Existe une copie autographe, au propre, montrant que la cantate fut composée et corrigée par ailleurs. La première rame de papier peut être datée de 1716 ; elle comporte le premier mouvement inchangé de la cantate BWV 147a/1 (cantate pour le 4e dimanche de l’Avent de l’époque de Weimar [non exécutée selon Alberto Basso]. Cette copie était en la possession de Carl Philipp Emmanuel Bach. La partition originale de la cantate BWV 147a, sur laquelle Bach travailla et fit ses corrections fut la propriété de l’autre fils, Wilhelm Friedman. Elle a disparu pour toujours ». [for ever !]
CANTAGREL : « La genèse de la cantate BWV 147 Herz und Mund und Tat und Leben est assez complexe. Pour simplifier, on se bornera à indiquer que la cantate aujourd’hui retenue dans le catalogue des œuvres de Bach date de 1723 et ne reçut sa forme définitive que vers 1730, mais qu’elle est la reprise amplifiée d’une œuvre écrite pour le 4e dimanche de l’Avent de 1716, à Weimar. Or, à Leipzig, ce dimanche de l’Avent était célébré sans musique ; le musicien adapta donc sa partition à une autre fête, celle de la Visitation de Marie (2 juillet) ».
SCHMIEDER : Partition autographe de Bach avec des annotations de la main de Zelter, 12 folio, 23 pages de musique, in 4°».
SCHWEITZER [J.-S. Bach | Le musicien-poète, page 154] : «…Le manuscrit de cette cantate est écrit très soigneusement, ce qui prouve, ordinairement, que nous avons affaire à une copie d'ancienne partition; de plus, les quatre feuilles proviennent encore de la provision [de papier] de Weimar et deux seulement de l'achat de Leipzig ; Bach avait trouvé quelques feuilles vides dans l'ancienne partition et, en homme économe, les avait employées. Sous (sa) forme primitive, cette cantate n'était qu'à une partie, mais en la remaniant il l'agrandit…» [renvoi à la cantate BWV 70 également composée à Weimar en 1716].
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Mus. ms. Bach St 46. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz. Anciennement à la Marburg, Staatsbibliothek (dépôt de Berlin). puis Berlin-Dahlem.
BG. : Filigrane « IMK » + demi-lune. |
SCHMIEDER : copie. 15 voix; le hautbois d'amour est autographe. Fragment de la cantate BWV 170.
HERZ : Filigrane IMK. Copiste « K2 » = Johann Andreas Kuhnau dans sa période médiane à Leipzig 1723/1724 et « M » = Christoph Gottlob Meissner.
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG)
BG. Jg. XXX (30e année). Pages 193 à 234. Préface de Paul Graf Waldersee (1884). Cantates BWV 141 à 150.
NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 28/2. KANTATEN ZU MARIENFESTEN II.
Bärenreiter Verlag BA 5085. 1995. Uwe Wolf. 6 fac-similés.
BWV147. Pages 65 à 128.
Page 129. Oboe d’amore anstelle der Oboe da caccia I zu Satz 8. Ersatzstimme einer späteren wiederaufführung (nach einem autographen Einlageblatt. Titelblatt der autographen Partitur geschrieben von J. S. Bach, C.P .E. Bach und einem unbekannter Schreiber (Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz. Mus. ms. Bach P 102).
Bl. 1r der autographen Partitur Schreiber (Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz. Mus. ms. Bach P 102). Beginn des 1 satzes
Bl. 1r des Originalstimme Hautbois 2e, geschrieben von Christian Gottlob Meißner. Stimmen nüberschrift und Korrekturen der Johann Andreas Khunau ((Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kultur Besitz. Mus. ms. Bach St 46). Satz 1 und Tacet Vermerke zu Satz 2-5.
Anhang BWV 147. Avec les cantates BWV 1 et 10.
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5085 41. 1995. Uwe Wolf . Cantates BWV 147 et 10.
[L'ancienne partition de la BGA se trouve dans le volume 36 Teldec / Harnoncourt. 1984].
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER Verlag Kassel. Sämtliche Kantaten 11. TP 1291. 2007.
Herausgegeben (NBA) : Uwe Wolf
BCW. Partition BGA. + Réduction chant et piano.
BREITKOPF & HÄRTEL. Partition PB 2997. Partition du chœur (Chorstimmen) = ChB 2184. Orchestre, voix, orgue et clavier, copie de Max Seiffert.
2010. Partition (44 pages) = PB 4647 – Réduction chant et piano (72 pages) = EB 7147 – Parties séparées (6) = OB 4647 – Partition du chœur (24 pages. Chorstimmen) = ChB 4647.
CARUS. Partition de la cantate BWV 147a (reconstruction de Uwe Wolf) : Stuttgarter Bach Ausgaben CV 31.147/00 (32 pages) + réduction chant et piano et parties séparées.
KALMUS STUDY SCORES. N° 845. Volume XLI. New York 1968. Cantates BWV 146 et 147. [Reduction de la partition de la BGA, pages 193 à 234 |
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PÉRICOPE BWV 147 |
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Visitation de la Sainte Vierge (fête fixe, le 2 juillet, de 2e classe, en blanc). La rencontre des deux mères prédestinées. Elisabeth dans saint Luc 1/39 à 47, le Magnificat. A l’origine, c’était une fête franciscaine étendue par la suite dès 1389 à toute l’église. A Leipzig, cette fête était liée au 4e dimanche après la Trinité.
MISSEL
Page 1403 et suivantes. Psaume 45/2 [PBJ. 842] : « Mon cœur est tout vibrant des…»
Cantique des cantiques 2/8 à 14 [PBJ. 994].
Évangile selon saint Luc 1, 39 à 47 [PBJ. 1534]. « La Visitation ». On retrouve ici des connotations avec le psaume 9: « Je te rends grâce, Yahvé, tu me fais remonter des portes de la mort ».
E.K.G. Mariae Heimsuchung.
Psaume 89. Hymne et prière au Dieu fidèle [PBJ. 884]. L’alliance messianique avec David. Lied EKG 200: Der Lobgesang der Maria. Gesius 1603, d’après Luther.
Épître : Isaïe 11, 1 à 5 [PBJ. 1114]. L’avènement du Roi juste. Renvoi possible au psaume 72 [PBJ. 867]: Le règne du Roi Messie.
Evangile : saint Luc 1, 39 à 56 [PBJ. 1534].
Pour cette même fête, les cantates suivantes furent entendues : BWV 147, du 2 juillet 1733, avec en plus, pour la circonstance, le Sanctus BWV 237.
En 1725, pour la même occurrence on connaît (Werner Neumann) la cantate classée XXXVIII retrouvée à Leningrad par W. Hobohm : Mein Seel erhebt den Herren dont on ne possède que le texte. La musique (sans doute perdue) ne peut être attribuée à Bach mais plutôt à Telemann, sous réserve. Enfin, pour le 2 juillet 1726, une autre cantate cette fois composée par J. L. Bach (JLB 13) : Der Herr wird ein neues im Land erschaffen a été exécutée en compagnie de la cantate BWV 147.
Même occurrence, la cantate BWV 10 (Leipzig , 2 juillet 1724).
ISOYAMA : « Les versets 39 à 56 du premier chapitre de l’évangile selon saint Luc sont lus à la fête de la Visitation de Marie à Elisabeth (la mère de Jean le Baptiste)… Cette scène exaltée est contrastée dans la cantate par la condition profondément pécheresse de l’homme, jusqu’à ce que l’œuvre déborde graduellement d’amour pour Jésus et d’hymnes de louanges…»
NYS, Carl de : «…Du quatrième dimanche d’Avent à la fête de la Visitation l’atmosphère change mais l’idée fondamentale reste identique. Le témoignage à rendre au Christ, idée centrale du livret de Franck, avait été puisée dans l’Évangile du dimanche ; elle se rattache nettement à la visite de Marie à Elisabeth et au tressaillement de l’enfant dans son sein, premier témoignage de Jean-Baptiste rapporté dans l’Évangile de la Visitation ; le référence expresse à ce texte ne se trouve que dans les récitatifs qui sont parmi les plus frappants de Bach ». |
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TEXTE BWV 147 |
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Salomon Franck (Weimar, 1659 † Weimar juin ou juillet 1725), bibliothécaire de la cour de Weimar.
Evangelisches Andachts Opffer … Anordnung in geistlichen Cantaten, welche auf die ordentliche Sonn-und-Fest-Tage in der F.S. ges. Hof-Capelle zur Wi. A. 1715 (Offrande (Sacrifice) de ferveur évangélique), Weimar, 4 juin 1715. Première collaboration avec Bach.
Une seconde édition sous le titre Evangelische Sonn und Fest-Tages-Andachten, …Von Salomon Francken… Ober-Consistorial-Secretario in Weimar… Den Johann Felix Bieleten. Weimar und Jena 1717 ».
Du même auteur, voir les cantates BWV 21, 182, 185, 163, 132, 152, 70 et 147.
[On y trouve les textes des cantates BWV 70, BWV 70a, 147 [?], ainsi que ceux des BWV 186 et 186a . Une question se pose : le texte utilisé par Bach pour la cantate BWV 147a (exécutée peut-être en décembre 1716 à Weimar) n'a donc pu être tirée de l'édition des poèmes de Franck datée de 1717. Ou Bach a eu connaissance de ce texte avant sa publication ou le texte qu'il a utilisé figurait dans le recueil de 1715…
[Quelques modifications, notamment dans mouvement n° 5, par rapport au texte original de Franck (cantate BWV 147a) ont fait avancer l’hypothèse que les textes des récitatifs ajoutés en 1723 pouvaient revenir à Bach lui-même…]
BRAATZ [Provenance | BCW] : …le texte de Salomon Franck a servi aux deux cantates BWV 147a et BWV 147 (modifié).
Comparaison : Le premier chœur [1] est identique dans les deux versions. Le récitatif de ténor [BWV 147/2] est une insertion de 1723. L’aria d’alto [BWV 147/3] comporte une ligne de texte modifié. Le récitatif de basse [147/4] est une insertion de 1723. L’aria de ténor de BWV 147a/3 a été déplacée et est devenue le mouvement [7] de la cantate BWV 147. L’aria de soprano de BWV 147a/4 est devenue l’aria BWV 147/5 avec une modification sensible du texte original. Le choral BWV 147/6 /6 est un ajout de 1723 concluant la première partie ; non spécifié par Salomon Franck, il utilise la sixième strophe du cantique de Martin Jahn « Jesu, meiner Seelen Wonne…».
Deuxième partie : Le n° 7 de la cantate BWV 147 reprend l’ex aria de ténor précédemment en n° 3 de BWV 147a. Le récitatif d’alto [147/8] est une insertion de 1723.
L’aria de basse (BWV 147/9) possède un texte substantiellement différent de celui utilisé dans la cantate BWV 147a [qui traitait plus spécifiquement de l’Avent].
En numéro 10 (BWV 147 de 1723), prend place la dix-septième strophe du cantique de Jahn, strophe qui a remplacé la sixième strophe du choral « Ich dank dir lieber Herre » de Johann Kolrose (vers 1535) prévu par Salomon Franck.
GARDINER : «…les qualités de lyrisme de Salomo Franck, son acuité théologique et son penchant à isoler des mots en particulier (quatre d’entre eux pour le seul chœur d’introduction |mouvement 1] sont ici à l’honneur…Dans la nouvelle version [d’après la cantate BWV 147a de 1716] les airs sont conservés mais retouchés – cela va de quelques modifications verbales à un texte complètement différent (et qui n’est pas de Franck) pour l’air de basse (n° 9) ».
WHITTAKER : « les mouvements 1, 3, 5 et 7 sont vraisemblablement ce qui reste de l’original [BWV 147a] et les textes de Franck ont été légèrement adaptés à la nouvelle circonstance [Visitation. BWV 147]. Le reste des textes [les trois récitatifs plus l’aria, mouvement 9] est d’un auteur inconnu , peut-être même le compositeur [Bach] lui-même, et basé sur l’Évangile de Luc 1, 39 à 56…»
[Le texte original de la cantate BWV 147a, de Salomon Franck se trouve dans la notice de la BG., donc sans les récitatifs ajoutés en 1723 et le texte -auteur inconnu- de la quatrième aria, est devenu le numéro 9 de la cantate BWV 147]. |
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GÉNÉRALITÉS BWV 147 |
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BOMBA : « Cette cantate est connue grâce aux deux arrangements choral identiques au niveau musical que Bach emploie pour clore chacune des deux parties de la cantate. Bach extrait le thème, ne paraissant jamais vouloir aboutir, de la mélodie choral ; il y insère un mouvement dépouillé, à quatre voix…»
MINCHAM [BCW] : Bach entreprit ensemble les deux cantates BWV 147 et BWV 186 et dans chacune utilisa la même instrumentation, et les élargit (dans les deux cas) par les chorales concluant chaque partie. Ces deux cantates sont également des réutilisations de cantates conçues à Weimar en 1716 et Alfred Dürr explique clairement comment elles purent être adaptées à des exécutions à Leipzig [1723].
NYS, Carl de : « La cantate BWV 147 « est célèbre en raison de l’admirable choral figuré terminant chacune de ses deux parties… « Le choral figuré de cette cantate est une des pages les plus justement célèbres de Bach […]
« … La sonorité de l’orchestre est évidemment pensée à partir de la préparation de Noël (1716]. |
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DISTRIBUTION BWV 147 |
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NEUMANN. Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Hohe Trompete (C) ; Oboe I, II, Oboe d’amore, Oboe da caccia I, II ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER. Soli : S, A, T, B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Oboe I, II ; Oboe d'amore ; Oboe da caccia I, II ; Fagotto ; Tromba ; Viol. I, II ; Vla. ; Violon e; Continuo.
CANTAGREL : « Les deux hautboïstes jouent soit le hautbois en ut, soit le hautbois d’amour en la, soit le hautbois de chasse en fa…»
NYS, Carl de : «…L’orchestre est riche : une trompette aiguë jouant dans le registre le plus élevé, cinq hautbois, dont l’une d’amore et deux da caccia, orchestre à cordes et basse continue ».
WHITTAKER : « La cantate, de grande longueur, est composée de dix mouvements disposés en deux parties, chacune étant conclue par un choral harmonisé. L’orchestration est probablement la même que celle de la cantate BWV 70, mais développée plus tard ; un deuxième hautbois fut ajouté dans l’aria de basse [9], un hautbois d’amour dans l’aria d’alto [3] et deux hautbois da caccia [8], le récitatif d’alto]. Ce dernier instrument - comme le hautbois d’amour - n’existait pas à Weimar…»
WOLFF : « La formation de cette œuvre festive se compose d’un chœur à quatre voix [chacun étant doté d’une partie soliste] et d’un orchestre comptant 1 trompette, 2 hautbois également hautbois d’amour ou da caccia, cordes et continuo ». |
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APERÇU BWV 147 |
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ERSTER TEIL (première partie). |
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1] CHORSATZ. BWV 147/1 |
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H ERZ UND MUND UND TAT UND LEBEN / MUß VON CHRISTO ZEUGNIS GEBEN / OHNE FURCHT UND HEUCHELEI, / DAß ER GOTT UND HEILAND SEI.
Que le cœur, la bouche, les actes et la vie, doivent, du Christ, porter témoignage, sans crainte ni hypocrisie, qu’il est Dieu et le Sauveur témoignent sans crainte et hypocrisie.
Texte de Salomon Franck, identique à celui de la cantate BWV 147a de 1716.
Ut majeur (C), 66 mesures, 6/4
BG. Jg. XXX. Pages 193 à 203. | Prima parte. | CHOR. | Tromba. | Fagotto. | Violino I. (oboe col Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Forme da capo libre. Hohe Trompete. Streicher (+ Oboe I, II); B.c. (+ Fagott). Renvoi à la cantate BWV 147a.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 287] : « La solennité de l'événement [la Fête de la Visitation] est rendue par l'emploi d'une trompette dans la grandiose page d'ouverture, un chœur à structure tripartie (avec da capo), alternant passages en style de fugue et épisodes homophones…»
BOMBA : «…Le chœur introductif est défini par une polyphonie libre en constante animation. Le tracé de cette section débute par la trompette, se poursuit par les cordes et est repris finalement par les registres vocaux se suivant les uns après les autres. Le motif se révèle ici sous forme de reflet musical sur le mot « Leben – vie » qui est ainsi sous-tendu en premier. Un passage déclamant le texte en accords assure la liaison avant que le mouvement ne s’arrête sur les mots « Furcht und Heuchelei – crainte et hypocrisie, s’adonnant à des méditations homophones. La reprise renoue avec le caractère solennel et animé du début ».
BOYER [Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach, pages343 à 345] : «…Dans le chœur, les mots monosyllabiques "Herz und Mund und Tat" permettent à Bach de déployer d'amples vocalises prolongées sur "Leben"… pour un martèlement caractéristique. Renvoi à la cantate BWV 150 sur les mots "Nun ist das Heil und die Kraft"».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…morceau structuré en trois parties, toutes trois sur le même texte. Ce n’est donc pas exactement un mouvement à da capo… mais un morceau avec reprise varié du début pour conclure… une exposition fuguée très animée, où les voix ne cessede ressasser les premiers mots du texte et de vocaliser sur le mot « Leben – vie » dans une exaltation croissante… un rappel du motif de la ritournelle introduit la section médiane qui emprunte ses éléments à la première partie, faisant alterner épisodes contrapuntiques et passages harmoniques, avant un retour varié de celle-ci… Une reprise de la ritournelle introductive conclut le chœur »..
GARDINER :«…[Bach] trouva le moyen de synthétiser l’ancien et le nouveau et de créer une mosaïque sur la base de ritornelli purement instrumentaux, générant le à leur tour le matériau d’expositions fuguées d’un genre on ne peut plus actuel pour l’époque (voix doublées par les instruments) [et] d’épisodes vocaux d’une merveilleuse élasticité… avec juste le continuo pour soutenir le chœur, à la manière ancienne du motet (en partie homophonique, en partie dialogué)…»
HOFFMANN-ERBRECHT : «…Le grand mouvement d’introduction pour chœur est d’un équilibre magistral. Deux sections d’encadrement fuguées avec des instruments conduits colla parte entourent une partie médiane où intervient également le chœur a capella. Chacune de ces sections énonce le texte intégral de « Herz und Mund ».
LEMAÎTRE : «…le chœur offre trois passages en libre polyphonie encadrés par deux épisodes fugués ».
MACIA : «…Le mouvement en ut majeur, s’ouvre par une brève sinfonia avec trompette et deux hautbois, qui reviendra en ritournelle et qui donne une allure festive à la musique. Le chœur chante trois parties, librement polyphoniques, encadrant deux épisodes fugués…»
MINCHAM [BCW] : La première des propositions « Que le cœur, la bouche, les actes et la vie, doivent, du Christ… » est introduite par un puissant fugato avec entrées des voix, soprano, alto, ténor et basse…»
NYS, Carl de : «…L’orchestre se manifeste avec éclat dans la sinfonia d’ouverture fondue avec le premier chœur, puisqu’elle introduit, conclut et sert d’interlude aux séquence chantées. Celles-ci sont constituées par trois parties en libre polyphonie encadrées par deux séquences dans le style fugué. Si l’on écoute attentivement cette sinfonia dans le style des maîtres bolonais, on relève un motif de trompette qui revient tout au long de la partition comme un véritable leitmotiv. Bach en donne la clé dans l’aria de ténor [7]; la seconde partie après l’homélie commence par cette aria où la voix n’est accompagnée que par la basse continue pour souligner la parole chantée : « Aide-moi, Jésus, aide-moi ».
SCHUHMACHER : «…Le prélude du chœur d'entrée, qui est en même temps le postlude, ouvre le chœur à trois parties, dont la première et la troisième sections renferment une fugue…»
WHITTAKER : « Le chœur d’ouverture, très développé est un parfait exemple du génie de Bach. Il est si « achevé » que l’on peut se demander s’il ne fut pas réécrit pour une exécution ultérieure. Il y a de nombreuse [nuances] de « forte », « piano » et « pianissimo ; la partie de trompette est virtuose… le basson double la plupart du temps le continuo ou les basses du choral, mais il est parfois indépendant des deux, de même que le hautbois, indépendant sur quelque notes de passage, double le violon I ».
WIJNEN : «…La cantate débute par une fugue dont le sujet a été préparé par l’orchestre dans son introduction ; les mots « Furchte - peur » et « Heuchelei – hypocrisie » se voient respectivement traités avec dureté, sans égard pour le fait qu’ils sont précédés de « ohne – sans ». Le da capo fait entrer les voix en sens inverse, la trompette assumant le rôle de cinquième voix fuguée…»
[Introduction instrumentale aux mesures 1 à 9 avec reprise conclusive]. |
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2] REZITATIV TENOR. BWV 147/2 |
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G EBENEDEITER MUND ! / MARIA MACHT IHR INNERSTES DER SEELEN / DURCH DANK UND RÜHMEN KUND ; / SIE FÄNGET BEI SICH AN, / DES HEILANDS WUNDER ZU ERZÄHLEN, / WAS ER AN IHR ALS SEINER MAGD GETAN. / O MENSCHLICHES GESCHLECHT, / DES SATANS UND DER SÜNDEN KNECHT, / DU BIST BEFREIT / DURCH CHRISTI TRÖSTENDES ERSCHEINEN / VON DIESER LAST UND DIENSTBARKEIT ! / JEDOCH DEIN MUND UND DEIN VERSTOCKT GEMÜTE / VERSCHWEIGT, VERLEUGNET SOLCHE GÜTE ; / DOCH WISSE, DAß DICH NACH DER SCHRIFT / EIN ALLZUSCHARFES URTEIL TRIFFT !
En paroles d’actions de grâces et de glorification / Marie livre le plus secret, le plus pur de son âme ; / Commençant par elle-même, / elle conte le miracle que le Sauveur / à opéré en elle, sa servante. / O genre humain, / esclave de Satan et du péché, / te voilà libéré, / par l’apparition consolatrice de Jésus-Christ, / de ce fardeau et de cette servitude ! / Cependant ta bouche et ton cœur endurci / taisent, renient tant de bonté ; / Sache pourtant que selon l’Écriture / un jugement extrêmement dur te frappera !
Texte d’un auteur inconnu. Ce récitatif ajouté en1723 évoque clairement la relation aux passages de la Bible relatifs à la « Visitation de Marie » ce que ne pouvait exprimer, dans une autre occurrence, la cantate de Weimar (1716) pour le 4e dimanche de l’Avent.
Fa majeur (f) – la mineur (a), 19 mesures, C
BG. Jg. XXX. Pages 204/205. RECITATIV. | Violino I. | Violino II. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN. Secco. Cordes; B.c.
BOMBA : «…Bach met en relief différents termes par la conduite des voix et les intervalles. « verschweigt- taire » et « verleugnen – renier »
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «… climat de tendresse et d’émotion qui va dominer l’œuvre…»
MACIA : «…récitatif accompagnato du ténor… claire allusion au Magnificat ».
NYS, Carl de : «…Le récitatif accompagné du ténor est d’une délicatesse et d’une discrétion idéales pour ménager la transition entre le chœur éclatant du début et l’aria d’alto en mi mineur contre pointée par les motifs du hautbois d’amour « obligé »
WIJNEN : «…le mot « er – Lui » se voit accorder la note la plus élevée, hormis le mot « Urteil – jugement » ce qui en dit long sur l’importance que Bach accordait à cette ultime épreuve…» |
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3] ARIE ALT. BWV 147/3 |
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S CHÄME DICH, O SEELE, NICHT , / DEINEN HEILAND ZU BEKENNEN. / SOLL ER DICH DIE SEINE [W. Neumann : "deine“ dans l‘édition de la BG.] NENNEN / VOR DES VATERS ANGESICHT ! / DOCH [W. Neumann : "denn"] WER IHN AUF DIESER ERDEN / ZU VERLEUGNEN SICH NICHT SCHEUT, / SOLL VON IHM VERLEUGNET WERDEN, / WENN ER KOMMT ZUR HERRLICHKEIT.
N’aie pas honte, ô mon âme, / de reconnaître et de proclamer ton Sauveur / si tu veux qu’il te dise sienne / en présence du Père ! / Mais quiconque ne craint pas / de le renier ici-bas / par lui sera renié / lorsqu’il entrera dans sa gloire.
Texte de Salomon Franck. Paraphrase de Matthieu 10, 32 [PBJ. 1469]. Parler ouvertement et sans crainte : « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, à mon tour je me déclarerai pour lui devant mon Père ». Renvoi à Luc 12, 8 et 9 [PBJ. 1559] : « …quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme, à son tour se déclarera pour lui devant les anges de Dieu… » ; Marc 8, 38 [PBJ. 1517] : « Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme, à son tour, rougira de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père... » et Luc 9, 26 [PBJ. 1552] : « Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles, de celui-là le Fils de l’homme rougira, quand il viendra dans sa gloire…»
[la Première épitre de saint Jean 1, 23 [PBJ 1791] pourrait être également évoquée : Qui confesse le Fils possède aussi le Père“.
La mineur (a), 108 mesures, ¾
BG. Jg. XXX. Pages 205 à 208. ARIE. | Oboe d‘amore. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Trio. Oboe d‘amore, Alto, B.c. Forme bipartite (avec ritournelle). Renvoi à la cantate BWV 147a/2.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 288] : «… aria bipartite avec hautbois d'amour…»
BOMBA : «…Schäme - avoir honte » et « verleugnen – renier » sont les notions centrales de l’air n° 3… le rythme oscille entre des mesures à 3/4 et à 3/2. Les oboe d’amore ainsi que les voix soulignent…« kommt zur Herrlichkeit - lorsqu’il entrera dans sa gloire » par de spectaculaires mouvements ascendants ».
CANTAGREL : « Sans doute le musicien cherche-t-il… à traduire les incertitudes de l’âme du chrétien… air très expressif, sur le ton d’une méditation intime, que traduisent de petits traits subits ou des intervalles disjoint».
GARDINER :«…en fait un trio pour alto, hautbois d’amour et continuo…»
HOFFMANN-ERBRECHT : «…D’une grande puissance expressive, grâce à leurs rythmes planants, entrecroisement des mètres 3/2 et 3/4 est le premier air, accompagné d’un hautbois d’amour obligé…»
MACIA : «…invitation à l’âme à « ne pas avoir honte de célébrer partout son Sauveur, sur un rythme qui oscille entre 3/4 et l’hémiole à 3/2, comme pour matérialiser les hésitations de l’âme ».
NYS, Carl de : «…Le récitatif accompagné du ténor [2] est d’une délicatesse et d’une discrétion idéales pour ménager la transition entre le chœur éclatant du début et l’aria d’alto en mi mineur contre-pointée par les motifs du hautbois d’amour « obligé. Cette page très recueillie utilise trois fois une gamme ascendante sur le texte évoquant la face du Père, comme si elle élevait les yeux ; lorsque le livret évoque la venue dans la gloire, la même image se répète trois fois avec insistance : symbole trinitaire et symbole de la vie chrétienne s’insérant par le témoignage dans cette vie ».
SCHUHMACHER : «…air d'alto (Marie) dans un rythme singulièrement en suspens, alternant irrégulièrement entre mesure à trois-quatre et à trois-deux celle-ci (non notée). Cette conception découle de l'idée, apparue à la fin du Moyen Age, selon laquelle le rythme (et non la mesure) ternaire, en tant que symbole de la Trinité, constitue musicalement l'expression de la perfection. De plus, le hautbois symbolise l'élément terrestre…
WIJNEN : «…le hautbois d’amour énonce une belle et tendre mélodie reprise ensuite par la voix, légèrement modifiée. « Vor des Vaters Angesicht – devant le visage du Père » qui dessine une figure ascendante, reprise au hautbois, ainsi d’ailleurs que « Herrlichkeit – majesté »… » |
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4] REZITATIV BAß. BWV 147/4 |
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V ERSTOCKUNG KANN GEWALTIGE VERBLENDEN, / BIS SIE DES HÖCHSTEN ARM VOM STUHLE STÖßT ; / DOCH DIESER ARM ERHEBT, / OBSCHON VOR IHM DER ERDE KREIS ERBEBT, / HINGEGEN DIE ELENDEN, / SO ER ERLÖST. / O HOCHBEGLÜCKTE CHRISTEN, / AUF, MACHET EUCH BEREIT, / ITZT IST DIE ANGENEHME ZEIT, / ITZT IST DER TAG DES HEILS : DER HEILAND HEIßT / EUCH LEIBE UND GEIST / MIT GLAUBENSGABEN RÜSTEN, / AUF, RUFT ZU IHM IN BRÜNSTIGEM VERLANGEN, / UM IHN IM GLAUBEN ZU EMPFANGEN !
L’obstination au mal peut aveugler les puissants / jusqu’à ce que le bras du Très Haut les renverse ; / Mais ce bras, devant lequel / tremble la terre entière, / élève en revanche les humbles, / qu’il rachète. / O bienheureux chrétiens, / allons, préparez-vous, / voici venu le temps favorable, / voici venu le jour du salut : le Sauveur / vous appelle corps et âme / à vous armer des vertus de la foi. / Allez invoquez-le avec toute la ferveur de votre désir, / afin de le recevoir dans la foi !
Le texte de ce récitatif ajouté en 1723 est d’un auteur inconnu. Il semble (selon Gilles Cantagrel) s’être inspiré du « Deposuit potentes » du Magnificat : « jusqu’à ce que le bras du Très Haut les renverse ; / Mais ce bras, devant lequel / tremble la terre entière, / élève en revanche les humbles, / qu’il rachète…»
Werner Neumann donne : Épître aux Corinthiens 6, 2 [PBJ. 1712] : « Au temps favorable, je t’ai exaucé ; au jour du salut, je t’ai secouru ». Dans la cantate : « voici venu le temps favorable, / voici venu le jour du salut : le Sauveur / vous appelle corps et âme »
Ré mineur (d) – la mineur (a), 21 mesures, C
BG. Jg. XXX. Page 208. | RECITATIV. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Secco et accompagnato et éléments arioso.
BOMBA : «…Un récitatif richement imagé, « der Erde reis erbebt - le tremblement de terre » et « angenehme Zeit – le temps favorable » en arioso y sont représentés…»
CANTAGREL [CD Archiv Produktion] : «…La chute des puissants et l‘exaltation des humbles étant traduits par de grands mouvements descendants et ascendants et des grondements de la basse continue…»
MACIA : «…nouvelle paraphrase du Magnificat… avec plusieurs figuralismes illustrant le poème, comme les cascades de croches descendantes sur le texte « Bis sie des Höchsten Arm vom Stuhle stößt - Le bras du Très Haut renverse les puissants » ou encore la dissonance saisissante qui accompagne le premier mot « Verstockung – obstination ». |
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5] ARIE SOPRAN. BWV 147/5 |
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B EREITE DIR, JESU, NOCH ITZO DIE BAHN, / MEIN HEILAND, ERWÄHLE / DIE GLÄUBENDE SEELE / UND SIEHE MIT AUGEN DER GNADE MICH AN !
Dès à présent, ô Jésus, prépare-toi la voie ! / Mon Sauveur, élis / l’âme qui en toi à foi / et jette sur moi les yeux de la Grâce !
Air. Texte de Salomon Franck.
Ré mineur (d), 50 mesures, C
BG. Jg. XXX. Pages 209 à 212. ARIE. | Violino solo. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN. Forme de Trio. Violine (solo), Sopran, B.c. Avec ritournelle. Renvoi à la cantate BWV 147a/4.
[Introduction instrumentale aux mesures 1 à 11 et reprise jusqu‘à la mesure 11].
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 288] : «… aria tripartite avec violon solo…»
BOMBA : «…Le fait que Bach fasse chanter dans l’air le texte intégral à cinq reprises, donne un poids particulier à ce morceau enveloppé de la voix du violon soliste. Le manuscrit nous permet de constater que Bach avait modifié le texte de sa propre initiative durant le processus de composition ; il nota tout d’abord le texte original « Beziehe die Hölhe des Herzens, der Seele, und blicke mit Augen der Gnade mich an – Installe-toi dans la caverne de mon cœur, de mon âme, et regarde-moi avec les yeux de la grâce » puis il améliora ce passage parce que l’image des yeux de la grâce perçant au-dehors de la caverne ne lui plaisait pas à priori, et le remplaça par « mein Heiland, erwähle die glaubende Seele, und blicke - Mon Sauveur, choisi l’âme remplie de foi et regarde-moi ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…Cette aria tripartite est écrite en trio pour deux dessus et basse… La partie de soprano s’élève au-dessus de celle du violon solo et fait planer un sentiment de profonde paix et de sérénité…»
GARDINER : «…les arabesques du violon s’élèvent en réponse au motif de tête… induisant un bonheur communicatif…»
HOFFMANN-ERBRECHT : «…figurations en triolets du violon solo qui symbolisent joyeusement l’attente du Messie…»
MACIA : «…le violon solo qui symbolise l’incarnation humaine de Jésus. Les deux motifs allègres de la ritournelle expriment une réelle joie ».
NYS, Carl de: «…Le thème de l’aria avec violon « obligé » est cher à Bach, on le trouve dans bien des pages connues comme par exemple la Partita « Sei gegrüsset Jesu gütig » ou la petite fugue en sol mineur ».
SCHUHMACHER : «…le violon solo représente dans l'air de soprano (n° 5) Jésus dans son incarnation humaine. Le symbolisme des instruments résulte de manière bien nette des rapports avec le texte ([voir plus haut [aria n°3] la symbolique du hautbois ».
WIJNEN : «…aria de soprano comportant une magnifique mélodie de violon solo. Elle adopte une forme qui se rencontre souvent dans les cantates ; le chant reprend le début de l’introduction instrumentale, tandis que l’instrument obligé en donne la seconde partie, puis la voix reprend à nouveau et cette fois développe le matériau tandis que l’instrument souligne d’un contre-chant…» |
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6] CHORALCHORSATZ. BWV 147/6 |
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W OHL MIR, DAß ICH JESUM HABE, / O WIE FESTE HALT ICH IHN, - || DAß ER MIR MEIN HERZE LABE. / WENN ICH KRANK UND TRAURIG BIN. - ||| JESUM HAB ICH DER MICH LIEBET / UND SICH MIT ZU EIGEN GIBET ; / ACH DRUM LAß ICH JESUM NICHT, - WENN MIR GLEICH MEIN HERZE BRICHT.
Moi, qui ai le bonheur d’avoir Jésus, / comme je le garde bien à moi / afin qu’il réconforte mon cœur / lorsque je suis malade et triste / Jésus est à moi, puisqu’il m’aime / et se donne tout entier à moi ; / Aussi n’abandonnerai-je jamais Jésus, / mon cœur dût-il se briser !
Choral. Texte de Martin Jahn (Merseburg, vers 1630 † Ohlau vers 1682). Sixième strophe du cantique (19 strophes de 8 vers chacune) Jesu, meiner Seelen Wonne (1661), seul texte de cet auteur qui ait été apparemment conservé. On trouve la deuxième strophe de ce cantique dans la cantate BWV 154/3, avec la même mélodie écrite par Johann Shop l‘ancien (1642) pour le cantique de Johann Rist „Werde munter, meine Gemüte - éveille-toi, mon âme“.
En 1642, a lieu la publication à Lüneburg de la mélodie du cantiWerde munter, mein Gemüthe attribuée à Johann Schop (violoniste et compositeur né vers 1590 à Niedersachsen (Basse Saxe) † à Hambourg, entre 1664 et 1667). Elle est associée au cantique de Martin Jahn et apparaît également en 1661 dans un recueil des « Frères de Bohème ».
Cette mélodie figure dans la cantate BWV 55/5, la cantate BWV 146/8, (sur un texte non clairement défini), la cantate BWV 154/3 (texte de la deuxième strophe de Martin Jahn). Renvoi aux chorals BWV 359 et 360, BWV 1118 et le n° 40 de la Passion selon saint Matthieu, BWV 244. Avec d’autres textes elle a été utilisée (exemples) par Pachelbel, Telemann (cantate TWV 1 :1576), Walther et plus tardivement par Max Reger dans son opus 67/49.
Sol majeur (G), 71 mesures, 3/4 et 9/8
BG. Jg. XXX. Pages 213 à 218. | CHORAL. | Tromba. | Violino I (Oboi col Violino I.) | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo. Fine della prima parte.
NEUMANN. Streicher (+ Oboe I, II); B.c. Cantus firmus à la trompettte. Simple choral harmonisé avec figurations instrumentales. Ritournelles encastrées; thématique du choral.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 274] : «…rythme de danse ».
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 269] : Mélodie de choral (MDC) 109 de type IIa, choral harmonisé "incrusté" dans une ritournelle d'orchestre indépendante. Technique de "ponts instrumentaux, ces ponts reliant les versets du choral exposés de manière discontinue . Choral figuré. Ritournelle instrumentale, trompette aiguë doublant le cantus firmus.
BOYER [Les Mélodies de chorals, page 262] : «…on remarquera que l’incipit de la ritournelle de BWV 125/1 (en mi mineur) a une lointaine analogie avec celles de BWV 147/6 et 147/10, en sol majeur…»
[page 345] : «…il s'agit d'une incrustation de choral harmonisé de type II, verset par verset, dans une ritournelle instrumentale confiée aux cordes et à un hautbois, la trompette va doubler la voix de soprano tandis que le continuo se charge d'un modeste soutien harmonique. L'effet produit étant la résultante du mouvement interrompu de la mélodie de choral (MDC) et du mouvement ininterrompu de la ritournelle orchestrale……»
CANTAGREL : «…La ritournelle qui enchasse les périodes de la sixième strophe du cantique de Martin Jahn est aujourd‘hui universellement célèbre. Elle est énoncée en triolets par les premiers violons et les deux hautbois à l‘unisson, sur le soutien des cordes et du continuo. Le choral apparaît en simple harmonisation verticale, le soprano étant doublé par la trompette…»
GARDINER : «…Dans une musique d’une telle mélodieuse beauté et qui paraît aussi naturelle, il est aisé de ne pas se rendre compte que le melos du célèbre ritornello de huit mesures – ce lacis dont Bach entoure la simple mélodie du choral (Werde munter, mein Gemüte) de Johann Schop) – émane directement de la souche qu’il ornemente ».
MACIA : «…Dans une certaine mesure il [ce choral] symbolise toute la musique sacrée de Bach, et sa popularité dépasse largement le cadre de la musique dite classique…Sur la ritournelle continue des cordes, qui varient le thème en triolets en s’appuyant sur les notes de la mélodie du choral, flot tranquille qui symbolise la procession de l’Église universelle, le chœur chante en valeurs longues avec trompette colla parte « Wohl mir, dass ich Jesum habe – Dieu soit loué, Jésus est à moi ».
MINCHAM [BCW] : « Il [ce choral] a été tellement cité avec ferveur que sur ce morceau tellement populaire et universellement apprécié il n‘y a sans doute plus grand chose à ajouter…Quelle chorale ne l‘a jamais chanté ? Quel débutant au piano classique ne s‘est pas mesuré dans son arangement pour clavier ? C‘est effectivement un simple choral-fantaisie dans lequel le chœur chante le texte du choral (avec le renfort de la trompette)… Le texte affirme l‘amour de Dieu et le réconfort qu‘il apporte au moment de la maladie et de la tristesse. Le flux constant des triples croches (à 9/8) entendues à trois reprises est vraisemblblement symbolique de la Sainte Trinité, bien que celle-ci ne soit pas directement mentionnée par le texte…».
SCHUHMACHER : «…Le choral, qui conclut chaque fois avec une strophe les parties précédant et suivant le sermon, frappe par son prélude et par la conduite autonome de l'orchestre. Les rythmes pointés et les triolets, qui sont souvent dans les chorals d'orgue le symbole de la joie, établissent ici le lien avec la période annonçant Noël…» [c'est plus le cas de la cantate BWV 147a …]
SCHWEITZER [J.-S. Bach | Le musicien-poète, page248] : «…Les motifs de la quiétude [+ Exemple musical de notation de ce motif (triples croches, croches | soupir, triples croches, croches | etc.]. Thèmes de ce genre dans les deux chorals de la cantate BWV 147 ».
WHITTAKER : «…Récemment [écrit en 1959], ce mouvement a obtenu une énorme popularité dans le pays [la Grande Bretagne] sous le titre « Jésus, que ma joie demeure » et il a été publié sous de nombreuses formes, comme ce fut le cas d’une certaine « Humoresque » de Dvorak, quelques années auparavant …ce n’est pas un prélude de choral, comme il est souvent dit dans les notices… c’est un choral et non pas un « motet » non plus, terme appliqué par pure ignorance de la musique religieuse de Bach ». |
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ZWEITER TEIL (Deuxième partie, après le sermon) |
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7] ARIE TENOR. BWV 147/7 |
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H ILF, JESU, HILF, DAß ICH AUCH DICH BEKENNE / IN WOHL UND WEH, IN FREUD UND LEID, / DAß ICH DICH MEINEN HEILAND NENNE / IM GLAUBEN UND GELASSENHEIT, / DAß STETS MEIN HERZ VON DEINER LIEBE BRENNE.
Fais, mon Jésus, fais que moi aussi je proclame ma foi en Toi / dans ce qu’il m’arrive d’heureux et de malheureux, / dans la joie comme dans la souffrance, / que je te nomme mon Sauveur. / Que dans la foi et la confiance / mon cœur brûle sans cesse d’amour pour toi.
Air. Texte de Salomon Franck.
Même renvoi possible, comme dans le mouvement 3 à la Première épitre de saint Jean 1, 23 [PBJ. 1791] : « Qui confesse le Fils possède aussi le Père ».
Fa (F), 64 mesures, ¾
BG. Jg. XXX. Pages 219 à 222. Seconda parte. – Nach der Predigt | ARIE. | Tenore. | Continuo. (violoncello e violone).
NEUMANN. Partie de continuo et figurations du violoncelle. Ténor. Ritournelle. Renvoi à la cantate BWV 147a/3.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 288] : «…aria quadripartite avec la seule basse continue ».
BOMBA : «…La basse [instrumentale] joue un motif marqué sur lequel le ténor déclame les paroles « Hilf, Jesu, hilf – Aide-moi, Jésus ». On a tendance a rapporter le mouvement continuo [la basse instrumentale] aux mots « von deiner Liebe brenne – Brûle toujours d’amour pour toi ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…aria quadripartite… un air de ténor seulement accompagné d’un continuo très original, où l’orgue [dans le continuo…] brode les notes régulières en triolets de doubles croches du basson, du violoncelle et du violone… vocalité simple et généreuse du ténor… jusqu’aux vocalises enflammées soulignant le cœur embrasé avec le dernier mot « brenne – brûle ».
GARDINER : «…accompagnement de continuo (violoncelle et violone) inhabituellement agrémenté à l’orgue de séries de triolets…»
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs, page 70] : Mélisme sur le mot "brenne" qui a une valeur numérique de "55". Le ténor chante précisément 55 notes aux mesures 51 à 54.
LEMAÎTRE : «…l'air de ténor… prolonge le sermon en invoquant l'aide de Jésus "Hilf, Jesu" …»
MACIA : «…Le motif initial de trois croches et une noire exprime bien cet appel « Hilf, Jesu » et nourrit tout le mouvement ».
NYS, Carl de : «…on relève un motif de trompette qui revient tout au long de la partition comme un véritable leitmotiv. Bach en donne la clé dans l’aria de ténor [7] ; la seconde partie après l’homélie commence par cette aria où la voix n’est accompagnée que par la basse continue pour souligner la parole chantée : « Aide-moi, Jésus, aide-moi ». […]. Aria prolongeant l’homélie ».
SCHUHMACHER : « la ligne vocale de l'air de ténor se nourrit des paroles Hilf, Jesu, hilf, tandis que dans la séparation rarement pratiquée du violoncelle et de l'orgue dans le continuo, la basse d'orgue joue la partie de continuo proprement eornant les notes principales ».
WHITTAKER : « Le texte de l’aria est issu de l’ancien mouvement correspondant [BWV 147a/3] mais il y a un hautbois d’amour obligé, qui indique par ailleurs que la musique fut réécrite lors d’une révision… ou que l’instrument « obligé » fut changé…»
WIJNEN : «…une aria de ténor sur le motif « Hilf, Jesu » dont les triolets représentent sans doute le brûlant désir…» |
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8] REZITATIV ALT. BWV 147/8 |
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D ER HÖCHSTEN ALLMACHT WUNDERHAND / WIRKT IM VERBORGENEN DER ERDEN. / JOHANNES MUß MIT GEIST ERFÜLLET WERDEN, / IHN ZIEHT DER LIEBE BAND / BEREITS IN SEINER MUTTER LEIBE, / DAß ER DEN HEILAND KENNT, / OB ER IHN GLEICH NOCH NICHT / MIT SEINEM MUNDE NENNT, / ER WIRD BEWEGT, ER HÜPFT UND SPRINGET, / INDEM ELISABETH DAS [OST = „dis“] WUNDERWERK AUSSPRICHT, / INDEM MARIAE MUND DER LIPPEN OPFER BRINGET. / WENN IHR, O GLAUBIGE, DES FLEICHES SCHWACHEIT MERKT [BG donne „werd‘t“], / WENN EUER HERZ IN LIEBE BRENNET, / UND DOCH DER MUND DEN HEILAND NICHT BEKENNET, / GOTT IST ES, DER EUCH[BG donne „uns“], KRÄFTIG STÄRKT, / ER WILL IN EUCH DES GEISTES KRAFT ERREGEN, / JA DANK UND PREIS AUF EURE ZUNGE [BG donne „Zungen“], LEGEN.
De sa main miraculeuse, le Tout-Puissant / agit dans les entrailles cachées de la terre / il faut que Jean soit rempli de l’Esprit saint. / que la force de l’amour le fasse / déjà dans le sein de sa mère, / reconnaître le Sauveur, / bien que sa bouche soit encore impuissante / à le nommer. / Il s’anime, il s’agite, il tressaille / lorsque qu’Elisabeth annonce le prodige / et que la bouche de Marie glorifie le Seigneur. / O chrétiens, lorsque vous ressentez la faiblesse de la chair, / lorsque votre cœur est consumé d’amour / et que malgré cela votre bouche se refuse à reconnaître le Sauveur, / c’est Dieu qui vous redonnera force, / voulant éveiller en vous la puissance de l’esprit saint, / c’est lui qui mettra dans votre bouche / des paroles d’actions de grâces et de louanges.
Récitatif ajouté en 1723 avec le texte d’un auteur inconnu. L’allusion « Il faut que Jean soit rempli de l’Esprit Saint » renvoie clairement à l’Évangile de Luc 1, 41 [PBJ. 1534] : « Et il advint, dès qu’Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l’enfant treissaillit dans son sein…», confirmant de nouveau l’occurrence du jour de la Visitation de Marie.
Ut majeur (C) - Ut majeur (C) , 27 mesures, C
BG. Jg. XXX. Pages 222 à 224. RECITATIV. | Oboe da caccia I. Oboe da caccia II. | Alto. | Continuo.
NEUMANN. Accompagnato. Oboe da caccia I, II, Alto, B.c.
BOMBA : «…Bach enrobe les registres vocaux du motif continu des deux Oboi d’amore, là où il est question des bonds et de sauts de joie que le petit Jean [Jean le Baptiste] pas encore né, fait dans les entrailles de sa mère, les instruments mettent ces mots en relief d’une manière touchante et adaptée ».
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…les deux premiers versets du Magnificat ont inspiré le librettiste… Les deux hautbois da caccia ponctue chaque segment de phrase de petits motifs en sixtes parallèles ».
MACIA : «…Accompagnée par deux hautbois de chasse qui répètent sans cesse le même motif, l’alto poursuit la paraphrase de l’Évangile selon saint Luc et du Magnificat. La description du bébé qui « s’anime, s’agite et tressaille » dans le sein de Marie est accompagnée de frémissements instrumentaux…»
NYS, Carl de : «…Le récitatif accompagné d’alto fait tableau : les moindres détails de la scène racontée par Luc sont peints en musique ».
SCHWEITZER [J.S. Bach, pages 142/143] : « Bach ne laisse jamais passer l’opportunité de souligner ce que le texte de Franck peut décrire. Le récitatif d’alto parle de l’enfant d’Elisabeth : « Il s’anime, il s’agite, il tressaille / lorsque qu’Elisabeth annonce le prodige ». Bach illustre ceci en musique par des séquences de mouvements convulsifs répétés par les hautbois à travers tout le mouvement…»
WHITTAKER : « Le troisième récitatif pour alto est basé sur un sujet qui nous semble vraiment extraordinaire, la visite de Marie à Elisabeth, comme l’évoque Luc. Il s’étire sur vingt-sept mesures dans un mètre lent. Les deux hautbois da caccia joue de calmes figurations en tierces et en sixtes [+ Exemples musicales]. La conversation des deux femmes [De sa main miraculeuse, le Tout-Puissant / agit dans les entrailles cachées de la terre]… Quand le texte parle du tressaillement de Jean [le Baptiste] dans le sein de sa mère, les instruments obligés jouent une série d’arpèges ascendants…»
WIJNEN : «…le récitatif souligne musicalement les mots « hüpft und springet – gambadez et sautez ». |
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9] ARIE BAß. BWV 147/9 |
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I CH WILL VON JESU WUNDERN[ Ost et BG donne „Wunden“], SINGEN / UND IHM DER LIPPEN OPFER BRINGEN, / ER WIRD NACH SEINER LIEBE BUND / DAS SCHWACHE FLEISCH, DEN IRDSCHEN MUND / DURCH HEILGES FEUER KRÄFTIG ZWINGEN.
Je veux chanter les miracles de Jésus, / lui faire l’offrande de mes lèvres ; / Selon son pacte d’amour, / il insufflera par la flamme sacrée / force à la chair qui est faible, à la bouche des hommes.
Air. [Le texte de cette aria (1723) est d‘un auteur inconnu et a été substitué à celui de Salomon Franck (1715-1717). Werner Neumann n‘a fait à ce propos aucune remarque…]
Ut majeur (C), 58 mesures, C
BG. XXX. Pages 225 à 228. ARIE. | Tromba. | Violino I. (Oboe I col Violino I.) | Violino II. (Oboe II col Violino II.) | Viola. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Hohe Trompete; Streicher (+ Oboe I, II) ; Basse; B.c. „Comme“ un da capo.
[Introduction instrumentale aux mesures 1 à 11 et reprise en conclusion jusqu‘à la mesure 11].
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 287] : «…l’aria exaltante de la basse réaffirme cette majestueuse célébration sur les mots "Ich will von Jesu Wundern singen". »
BOMBA : «…l’air dégage une forte détermination de par l’effectif complet y compris la trompette soliste, détermination dont il est question dans le texte que le chanteur interprète copieusement « von Jesu Wundern singen – Chanter les miracles de Jésus ».
CANTAGREL : «…véhémente jubilation, relevée de la trompette dans l‘aigu et des hautbois à l‘unisson… vocalises effreés sur « Opfer –offrande », et «Feuer –le feu ».
GARDINER :«…l’air le plus imposant demeure néanmoins le dernier (n° 9), destiné à la basse et recourant au même orchestre au complet, dominé par la trompette, que dans le mouvement d’introduction…. ardente écriture concertante…»
HOFFMANN-ERBRECHT : «…air secondé pour la première fois par l’orchestre au complet. L’éclat de la trompette souligne le contenu du texte. La technique de la ritournelle et des effets d’écho donnent à ce mouvement triomphal un caractère tout à fait concertant ».
LEMAÎTRE : «…on remarquera que le thème de cet air est le même que celui de l'aria d'alto "Es ist vollbracht" de la Passion selon saint Jean. Cela nous indique qu'il fut probablement composé en 1723 ».
MACIA : «…l’aria… commence dans une ambiance de fête, surtout grâce à l’éclat de la trompette, mais la suite est plus nuancée pour épouser le sens du texte : « Je veux chanter le miracle de Jésus » précédant des passages où il est question d’ « offrande – Opfer » et de la faiblesse de la chair que la musique souligne par des figuralismes, tant vocaux (vocalises sur le premier mot) qu’instrumentaux, avant un retour da capo de la lumineuse ritournelle d’introduction ».
NYS, Carl de « …présence d’une citation de la Passion selon saint Jean, aria qui préfigure d’autre part celle de l’Oratorio de Noël BWV 248 (I/8)… » «…La symbolique musicale affleure encore dans cette aria chantant les merveilles opérées par le Seigneur ; son thème n’est autre que la partie centrale de l’aria d’alto « Es ist vollbracht » de la Passion selon saint Jean, celui où il est dit que le héros de Juda remporte avec force la victoire ».
SCHUHMACHER : « l'effectif instrumental complet pour un mouvement solo est utilisé pour la première fois dans l'air de basse. Les paroles "Ich will von Jesu Wundern singen" (dans certaines éditions [c'est le cas de celle de la BGA] figure encore la variante plus ancienne "Wunden - blessures", au lieu de "Wundern - miracles") sont interprétées, à l'aide de nombreuses vocalises, avec une évidence perceptible à l'oreille ».
WHITTAKER : « un magnifique de bravoure et de louange pour basse, avec de nombreuses figurations sur « heiliges Feuer », une éclatante partie de trompette et une énergique partie de cordes, les hautbois doublant les violons I et II… »
WIJNEN : «…la basse chante un joyeux air de reconnaissance et de remerciements . Par contre, il n’est pas clair d’après les manuscrits s’il fait allusion aux « Wundern » ou « Wunden » de Jésus : ses « miracles ou ses « plaies » mais les deux termes peuvent aisément entrer en ligne de compte ». |
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10] CHORALCHORSATZ. BWV 147/10 |
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J ESUS BLEIBET MEINE FREUDE, = MEINES HERZENS TROST UND SAFT, - || JESUS WEHRET ALLEM LEIDE, = ER IST MEINES LEBENS KRAFT, - ||| MEINER AUGEN LUST UND SONNE, = MEINER SEELE SCHATZ UND WONNE, / DARUM LASS ICH JESUM NICHT = AUS DEM HERZEN UND GESICHT.
Jésus, consolation et suc de mon cœur, / que ma joie demeure ! / Jésus protège de toute souffrance, / Il est la force de ma vie, / la joie et le soleil de mes yeux, / le trésor et les délices de mon âme ; / Aussi aurai-je toujours Jésus / présent dans mon cœur et dans ma pensée.
Choral. Texte de Martin Jahn. Dix-septième strophe du cantique (de 19 strophes de 8 vers chacune) Jesu, meiner Seelen Wonne (1661). Mélodie identique à celle du mouvement 6 : Werde munter, meine Gemüte,
Sol majeur (G), 71 mesures, 3/4 et 9/8
BG. Jg. XXX. Pages 229 à 234. CHORAL. | Tromba. | Violino I. (Oboi col Violino I.) | Violino II. | Viola. | Soprano. | Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN. Renvoi au mouvement [6] : Streicher (+ Oboe I, II); B.c. Cantus firmus à la trompettte. Simple choral harmonisé avec figurations instrumentales. Ritournelles encastrées; thématique du choral.
BOYER, Henri : Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, page 270] : Reprise du choral [6] mais avec d'autres paroles.
CANTAGREL [Les cantates de J.-S. Bach] : «…Pour chanter la dix-septième et dernière strophe du cantique de Martin Jahn, Bach n’a rien modifié de ce par quoi il concluait la première partie de la cantate [mouvement 6] ».
NYS, Carl de : «…L’œuvre se termine par l’admirable choral figuré qui concluait déjà la première partie, cette fois sur la 17e strophe de Jahn « Jésus demeure ma joie » (et non pas « Que ma joie demeure », ce qui amoindrit la donnée de foi en pieuse exhortation et qui est exactement contraire à la démarche de Bach). La trompette souligne la mélodie du choral chantée par les sopranos ; la guirlande de triolets se superposant au rythme croche pointée-double croche crée une atmosphère de joie sereine, de calme possession, de tranquille abandon ; il y a très peu de pages comparables dans toute la musique. C’est vraiment cette « paix qui passe tout sentiment » nommée par Paul dans sa Lettre aux chrétiens de Philippes ». |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 147 |
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BACH CANTATAS WEBSITE (BCW) :
AMG (All Music Guide) : Notice de Michel Jamesson.
BACH CHOIR OF BETHLEHEM : Notice par Carol Traupman-Care. 2003.
BRAATZ, Thomas : Provenance (17 décembre 2001). Les cantates BWV 147a (Weimar 1715) et BWV 147 (Leipzig).
CROUCH, Simon : Notice, 1996, 1998.
EMMANUEL MUSIC : Notice de Craig Smith.
MINCHAM, Julian [BCW] : Notice extraite de l’ouvrage The Cantatas of Johann Sebastian Bach, chapitre 8. 2010.
ORON, Aryeh : Discussions 1] 16 décembre 2001 - 2] 31 juillet 2005 – Prévision : 9 décembre 2012.
Texte du cantique de Martin Jahn. Jesu, meiner Seelen Wonne (1661). Les dix-huit strophes, en anglais et allemand.
Mélodie du cantique par Johann Schope Werde munter, meine Gemüte (1642).
ANDERSON, Nicholas : Notice de l’enregistrement Christophers / Coro. 2006
BACH COMPENDIUM ou Répertoire analytique et bibliographique des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Hans Joachim Schulze et Christoph Wolff = Bach-Compendium : analytisch-Bibliographisches Repertorium der œuvre Johann Sebastian Bach. Editions Peters. Francfort-sur-le Main. Éditions Peters.1985. BWV 147 = BC A 174. Volume I, partie 1
BASSO, Alberto : Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino. 1979. Fayard 1984-1985.
Volume 1, pages 34, 39, 62, 159, 407, 408, 409
Volume 2, pages 256, 268, 274, 279, 280, 282, 286, 287-288, 618 et 834
BLANKENBURG, Walter : Notice de l’enregistrement de Karl Richter
BOMBA, Andrea : Notice Hänssler / Rilling / edition bachakademie, volume 45. 2000
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: Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 343 à 346
BOYD, Malcom : Notice de l’enregistrement d’Helmut Winschermann. 1971
*BREITKOPF. Recueils :
Breitkopf n° 10 : 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). N° 95 (121 et 233)
Breitkopf n° 3765 : 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. N° 362 (360 et 361)
CAMPBELL, Richard : Notice de l'enregistrement de Karl Richter. CD Archiv Produktion (1992)
CANDÉ, Roland de : Jean-Sébastien Bach. Seuil. 1984. Page 139
CANTAGREL, Gilles : Notice du CD de J. E. Gardiner. Archiv Produktion 431 809-2 (1992) avec Richard Campbell et Siegfried Oechsle
: Les cantates de J.-S. Bach. Fayard. 2010. Pages 1134 à 1141
: Le moulin et la rivière. Air et variations sur Bach. Fayard 1998. Pages 292 à 294 et 476
COLLECTIF : Tout Bach. Ouvrage publié sous la direction de Bertrand Dermoncourt. Robert Laffont – Bouquins. Novembre 2009
Jean-Luc Macia : Cantates d’église. Pages 212/213
DUFOURCQ, Norbert : Jean-Sébastien Bach / Génie allemand ? Génie latin ? La Colombe 1947. Pages 71, 240 et 241
DÜRR, Alfred : Werner Neumann : Literaturverzeichnis15] Studien über die frühen Kantaten J. S. Bachs, Leipzig 1951
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Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation «EKG ».
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GARDINER, John Eliot : Notice de son enregistrement (volume 13). 2009. Traduction française de Michel Roubinet.
GEIRINGER, Karl : Jean-Sébastien Bach. Le Seuil 1966. Pages 155, 157 (BWV 147a)
HARNONCOURT, Nikolaus : Remarques sur l'exécution. Disque Teldec, volume 36. 1984
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HERZ, Gerhard : Cantata N° 140. Historical Background. Pages 3 à 50. Norton Critical Scores W. W. Norton & Company. Inc. New York 1972. Page 16
HIRSCH, Arthur : Die Zahl im Kantatenwerk Johann Sebastian Bachs. Hänssler HR 24.015. 1ère édition 1986. CN 30 Pages 17, 19, 22, 25, 55 et 88
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HOFFMANN-ERBRECHT, Lothar : Notice accompagnant le coffret d’Helmuth Winschermann. 1972-1996
ISOYAMA, Tadashi : Notice de l’enregistrement de Masaaki Suzuki, volume12. 2000
JAUERNIG, Reinhold. Werner Neumann : Literaturverzeichnis 27] Johann Sebastian Bach in Weimar. Neue Forschungsergebnisse aus Weimaren Quellen, Kap. VIII. Neue Quellen zur Kirchenmusik während Bachs Weimarer Zeit, in Johann Sebastian Bach in Thüringen (Nouvelles recherches sur les sources de la musique religieuse durant le séjour de Bach à Weimar…) Festgabe zum Gedenkjahr Weimar 1950, pages 90 à 98b
LEMAÎTRE, Edmond : La Musique sacrée et chorale profane. L’Âge baroque 1600-1750 ». Fayard. Les indispensables de la musique 1992. Pages 94/95
MACIA, Jean-Luc : Critique version Gardiner dans la revue Diapason - Harmonie de juin 1992
NEUMANN, Werner : Handbuch der Kantaten Johann Sebastian Bachs, VEB. Breitkopf & Härtel Musikverlag Leipzig 1971 Pages 160/161
Literaturverzeichnis : 15 (Alfred Dürr) - 27 (Reinhold Jauernig)
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: Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Pages 160/161
NYS, Carl de : Programme du Festival de Mazamet 1971
NYS, Carl de : Notice de l’enregistrement de Helmuth Rilling / Er, volume 8. 1978-1979
: Notice de l'enregistrement d'Helmut Winschermann. Revue Diapason n° 180, septembre et octobre 1973
: Jean-Sébastien Bach. Collection « Génies et Réalités ». Hachette 1963. Page 204
OECHSLE, Siegfried : Notice du CD de J.E. Gardiner. Archiv Produktion (1992)
PETITE BIBLE DE JÉRUSALEM : Desclée de Brouwer. Editions du Cerf, Paris, 1955. Page 1254
Dans les références bibliques, apparaît sous l’abréviation « PBJ. »
PIRRO, André : L'esthétique de Jean-Sébastien Bach. Fischbacher 1907. Minkoff Reprint Genève 1973. Page 112
Sauf une brève citation, on ne s’explique pas les raisons pour lesquelles André Pirro a « négligé » cette cantate « célébrissime ».
Peut-être avait-il le projet de lui consacrer une notice particulière…
RIFKIN, Joshua : Notice de son enregistrement Decca / L’Oiseau-Lyre 1987
ROUVIÈRE, Olivier : Critique version Gardiner (Archiv). Répertoire CD, juin 1992
SCHMIEDER, Wolfgang : Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998 Édition 1973, pages 197 àn 199
Literatur : Spitta. Schweitzer. Wolfrum II. Pirro. Parry. Wustmann. Wolff. Terry. Moser. Thiele. Neumann. Smend.
BJ. 1928. 1932. 1934
SCHUHMACHER, Gerhard : Notice du coffret Teldec / Das Kantatenwerk, volume 36. 1984
Reprise de cette notice dans le deuxième coffret Warner Classics / Fritz Werner
SCHWEITZER, Albert : J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Pages 65, 154, 162 et 248
J. S. Bach. Édition allemande complète, en deux volumes. 1911
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966
Volume 2, pages 142/143, 409, 465
SPITTA, Philipp : Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 » Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Volume I, pages 573/574 et Appendix n° 30 pages 643/644
Volume II, pages 412, 694
Filigrane, volume III, Appendix n° 39 de page 412 ; page 694
WHITTAKER, W. Gillies : The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985
Volume I, pages 12, 134 à 141, 237, 245.
Volume II, pages 110, 291
VIGNAL, Marc : Les Fils de Bach. Les chemins de la musique. Fayard. 1997. (l’héritage de Bach) pages 68
WIJNEN, Dingeman van : Notice (sur CD, page 100) de l’enregistrement de Pieter Jan Leusink. 2006
WOLFF, Christoph : Notice de l’enregistrement de Ton Koopman.
WUSTMANN, Rudolf : J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 285 à 287
ZWANG, Philippe et Gérard : Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 33, pages 91/92
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 147 |
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BACH CANTATAS WEBSITE :
Discographie établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous une forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques précisions relatives aux références et aux dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre chronologique de parution des enregistrements.
Vingt-sept références (décembre 2001 à septembre 2010).
Exemple musicaux. Aryeh Oron (janvier 2003 à juillet 2005).
*16] ANTAL, Matyas. Hungarian Radio Chorus. Failoni Chamber Orchestra of Budapest. Volume.2. Budapest (H), janvier 1992. Durée : 29’50.
CD Naxos 8.550642. Avec la cantate BWV 80
15] CHRISTOPHERS, Harry. The Symphony of Harmony and Invention. The Sixteen. Soprano : Gillian Fisher. Alto : David James. Ténor : Ian Partridge. Basse : Michael George. Hampstead (Londres - (GB), août 1990. Avec les cantates BWV 50 et 123
CD Collins Classics. Reprise sous label Coro. Cor 16039. Avec les cantates BWV 34 et 50
14] GARDINER, John Eliot. Premier enregistrement. The English Baroque Soloists. The Monteverdi Choir. Soprano : Ruth Holton. Contre-ténor : Michael Chance. Ténor : Anthony Rolf. Basse : Stephen Varcoe. Shaftesbury (Dorset, GB), mars 1990. Durée : 28’05
CD Archiv Produktion 431 809-2. Distribution en France, juin 1992. Avec la cantate BWV 140
Reprise de la même gravure, Archiv Produktion 463587-2 (AH). Volume. 8, Avec la cantate BWV140
22] GARDINER (volume 13). Deuxième enregistrement. Monteverdi Choir. English Baroque Soloists. Bach Cantata Pilgrimage. Saint-Michel de Lüneburg, le 10 décembre 2000.
CD SDG 162. Distribution en France, décembre 2009. Durée : 28’07. Avec les cantates BWV 61, 62, 36, 70 et 132
13] HARNONCOURT (volume 36). Premier enregistrement. Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus Wien. 1984. Durée : 31’33
Disque Teldec 6.35654-00-501-503. Das Kantatenwerk (volume 36). 1985
CD Teldec 4509-91762 2. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas. Volume 8. Coffret de six CD avec les cantates BWV 138 à 162
CD Teldec 2292 42631-2 ZL. 1985 (volume 36). Avec la cantate BWV 148 .
Reprises CD Teldec. Edition Bach 2000 et Intégrale Warner Classics 2007 (volume 45). CD 8573-81165-5
Reprise CD Teldec 0630 - 12353-2 « Les Hymnes de l’Âme » [!] Das Alte Werk. 1989-1996 Avec les cantates BWV 12 (Leonhardt) et BWV 199
*23] HARNONCOURT, Nikolaus. Deuxième enregistrement. Arnold Schoenberg Chor. Concentus Musicus Wien. Glorious Bach ! Un Concert de Noël de musique de Bach. Cloître du monastère des Bénédictins à Vienne. Durée : 32’25
DVD TDK DV-ADCNH. Avec le Magnificat BWV 243
*25] HIGUCHI, Ryuichi. Chœur et orchestre de la Bach Akademie. Meiji Galcuin. Tokyo. En concert, Tokyo, octobre 2003
CD Bach Akademie. Meiji Galcuin
3] JONES, Geraint. Geraint Jones Singers & Orchestra. Soprano : Joan Sutherland. Mezzo-soprano : Helen Watts. Wilfred Brown : ténor. Thomas Hemsley : baryton. Londres, Abbaye Road Studios, 11, 14 et 15 mai 1957. Durée : 33’27
Disque EMI 1957-1958
Reprise CD (coffret de 2 CD) EMI Classics 9243 4 76936. Avec les cantates BWV 80 et 140 et le motet BWV 227
Reprise CD EMI Classics France 7243 5 68752 2 7. 1995. Avec les cantates BWV 51, 80, 140, 106 et 82
*19] KOIZUMI, Akiko. Chœur de chambre et instruments d’époque. . En concert, mai 1999
CD Fontec P&D FOCD 20034. « J.S. Bach | Kantate. Avec la cantate BWV 78
17] KOOPMAN, Ton (volume 7). Premier enregistrement. Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Soprano : Lisa Larsson. Alto : Bogna Bartosz. Ténor : Gerd Türk. Basse : Klaus Mertens. Waalse Kerk. Amsterdam (NL). Septembre et octobre 1997. Durée : 29’33
CD Erato 3984 23141-2. 1998. Reprise sous label Antoine Marchand / Challenge Classics
Avec les cantates BWV 181 (+ Appendix) et BWV 173
*18] KOOPMAN, Ton. Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Ténor: Lothar Odinius. Basse: Klaus Mertens. Eglise Saint-Pierre. Utrecht (NL).1997. Durée: 33’.
DVD NVC ARTS. Kultur Video. Warner Music Vision 50-51442-1565-2-2 Avec les cantates BWV 106, 131, 140, 211 et 56
21] LEUSINK. Holland Boys Choir / Netherlands Bach Collegium. CD Brilliant Classics
Bach Edition. 2000. CD Brilliant Classics Volume 21 - Cantates, volume 12. Juin et juillet 2000
Reprise Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV - 93102 26/102. Avec les cantates BWV 181 et 66
*24] LINSENMEYER, Elisabeth. Kammerchor Dinkelsbühl/Feuchtwangen. Höchberger Kammerorchester. En concert à l’église Saint- Paul de Dinkelsbühl (D), le 25 mars 2001
CD Kammerchor Dinkelsbühl Feuchtwangen
*8] MARTIN, Émile, R.P. Les chanteurs de Saint-Eustache. Orchestre des Concerts Colonne. Soprano : Rachel Yakar. Alto : Jocelyne Taillon. Ténor : Manuel Cid-Jimenez. Basse : Roger Soyer. En concert « Jean-Sébastien Bach à Notre-Dame de Paris – Les grandes cantates des fêtes ». Enregistrement du 17 juin 1971
Coffret de deux disques CDC 5 vendu au profit des « Chantiers du Cardinal ». Avec les cantates BWV 130, 142, 70 et l’Oratorio de Pâques BWV 249
*11] MAX, Hermann. Dormagener Kantorei et Ensemble instrumental. Soprano : Barbara Schlick. Fin des années 1970 ?
Disques FSM Candide et Carus 33187. Avec la cantate BWV 78
*27] MILNES, Eric, J.. Montreal Baroque. Montréal, 18 au 21 juin 2006. Durée : 26’37
CD Atma Classique DSD 22402. SACD. 2007. Avec les cantates BWV 82 et 1
*26] OHMURA, Emiko. Bach-Chor Tokyo. Tokyo Cantata-Chamber Orchestra. Tokyo (Live), le 15 mai 2005. Durée : 33’09
CD Bach-Chor Tokyo Bach CD 17. Avec la cantate BWV 150. Chanté en japonais.
4] RICHTER. Chœur et orchestre Bach de Munich [ou Bach Woche Ansbach ?] Soprano : UrsulaBuckel. Contralto : Hertha Töpper. Ténor : John van Kesteren. Basse : Kieth Engen. 1961, Munster zu Heilbronn (D). Durée : 33’02
Disque Archiv-Produktion. Mono14.331 et stéréo A198.331. 1962. Avec la cantate BWV 60
Reprise en coffret de 3 CD Archiv Produktion 413.646-2. Avec les cantates BWV 4, 56, 51, 106, 26, 147 et 80
Reprise en coffret de 6 CD Archiv-Produktion 439 380-2 : « Ascension, Pentecôte et Trinité »
CD. Reprise totale des enregistreùments de Karl Richter en coffret de 28 CD Archiv Produktion. Volume III. 439386-2
Et encore de nombreuses reprises de l‘enregistrement de Karl Richter, soit en disques noirs, soit en CD sous différentes références…
*5] RICHTER, Karl [ou Kurt Bauer, (chef et organiste ?) Dresden Cathedral Choir & Orchestra (?) Soprano : Ursula Buckel. Contralto : Hertha Töpper. Ténor : John van Kesteren. Basse : Kieth Engen. Enregistrement en concert, début des années 1960. Durée 33’26
Disque Baroque Records. Everest B 2802
12] RIFKIN. The Bach Ensemble. Un par voix, pas de chœur USA, septembre 1985. Durée : 27‘07
CD Decca / L’Oiseau-Lyre 417 450-2. 1986-1987. Reprise Early Vocal Polygram Records (USA). Avec la cantate BWV 80
Reprise en coffret de deux CD Decca /Oiseau-Lyre 417616-2. 1996. Avec les cantates BWV 80, 140, 8, 51 et 78
10] RILLING. Frankfurter Kantorei. Bach-Collegium Stuttgart. Soprano : Arleen Auger. Alto : Helen Watts. Ténor : Kurt Equiluz. Basse : Wolfgang Schöne. Stuttgart, septembre 1976, janvier et juin 1977. Durée: 31’25
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Laudate 98687. 1978
Disque Erato STU 71186 (3 x 30). Les grandes cantates. (volume 8). 1978-1979. Avec la cantate BWV 163
CD. Die Bach Kantate (volume 12). Hänssler Classic. Laudate 98863. 1982. Avec les cantates BWV 71 et 192
CD. Hänssler edition bachakademie (volume 45). Hänssler-Verlag 92.045. 2000
20] SUZUKI (volume 12). Bach Collegium Japan. Kobe Shoin Women‘s University Chapel. Juin 1999. Durée : 29’59
CD BIS 1031 Digital. 2000. Avec la cantate BWV 21
*1] THOMAS, Kurt. Kantorei der Dreikkönigskirche Frankfurt. Orchestre Collegium Musicum. Basse : Erik Wenk. Milieu des années 1950
Disque L‘Oiseau-Lyre SOL 60.027
2] WERNER, Fritz (, premier enregistrement). Heinrich Schütz Chor Heilbronn. Südwestfunk-Orchester Baden-Baden. Soprano : Ingeborg Reichelt. Alto : Margareth Bence. Ténor : Helmuth Krbs. Basse : Franz Kelch. Itsfeld (D), mars 1957. Durée : 35’40
Disque mono Erato 3054. 1957. Avec la cantate BWV 160
6] WERNER, Fritz (volume 15). Deuxième enregistrement. Heinrich Schütz Chor Heilbronn. Pforzheim Chamber Orchestra. Soprano : Agnes Giebel. Alto : Claudia Hellmann. Ténor : Helmuth Krebs. Basse : Jakob Stämpfli. Juin 1963, Isfeld (D). Durée : 33’36
Disque Erato STU 70182. Les Grandes cantates, volume 15. Avec la cantate BWV 90
Disque Columbia EMI Erato SMC 95162 [USA]. Bach. Das Kantatenwerk. Avec la cantate BWV 90
Reprise 2 CD ( Erato 2292 –45444-2. 1990. Avec les cantates BWV 4, 21, 90, 140 et 147
Reprise CD (coffret de 2 CD) sous présentation Erato - Ultima
Reprise Warner Classics 2564 61402-2 LC 04281. Volume 2/2 (coffret de 10 CD). 2004
7] WILLCOKS, David. King‘s College Choir Cambridge. Academy of St Martin in the Fields. Soprano : Elly Ameling. Mezzo-soprano :Janet Baker. Ténor : Ian Partridge. Basse : John Shirley-Quirk. Cambridge (GB). Juillet 1970. Durée 32’51.
Avec les motets BWV 228 et 230. Disque EMI Classics
Reprise CD (coffret de 2 CD) EMI Classics. Avec les six motets et les chorals pour l‘Avent et Noel.
]*WINSCHERMANN. Deutsche Bachsolisten. Ensemble vocal néerlandais. Soprano : Lleana Cotrubas. Alto : Julia Hamari. Ténor : Kurt Equiluz. Basse : William Reiner. Durée : 32’20
Disque Philips 65 00.386. Janvier 1972. Avec la cantate BWV 74
Reprise en coffret de 5 disques Philips 6770 049 et 6542806 à 6542810 « 10 Festkantaten » avec les cantates BWV 191, 57, 151, 32, 134, 128, 74, 173, 147 et 51. Reprise CD. Coffret de 5 CD Philips 454 345-2 à 454. 349. 1996
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 147
Le nombre d’enregistrements fragmentaires (arrangements et transcriptions pour orgue, piano, guitare, jazz, voix, chœurs, etc.), évidemment ceux du fameux choral [mouvements 6 et surtout 10 de la cantate] « Jésus demeure ma joie » sous le titre régulièrement erroné mais d’usage « Que ma joie demeure » est le plus important de toute l’œuvre de Bach. Aryeh Oron [BCW] a eu le courage d’en entreprendre la recension (+ de 200 entrées, arrêtée au mois de mai 2010), par ordre alphabétique, A, B, etc. Parmi les interprètes les mieux connus des mélomanes européens, voici une courte sélection :
Enregistrements. Partie 2 (décembre 2001 à juin 2003) :
Liste des noms commençant par A-1 à B-26. Vingt-six entrées: Marie-Claire Alain (orgue) [A-2] – Maurice André (trompette) [A- 6] – Rudolph Baumgartner [B-8] – André Bernard [B-12] – Hans Joachim Rotzsch |B-14] – Power Biggs [B-15] – Idil Biret (piano) [B-17].
Enregistrements. Partie 3 (décembre 2001 à octobre 2005) :
Liste des noms commençant par C-1 à E-6. Vingt-cinq entrées. Michel Corboz [C-12] – Jörg Demus (piano) [D-2] – Philippe Entremont (piano) [E-6].
Enregistrements. Partie 4 (décembre 2001 à février 2005) :
Liste des noms commençant par F-1 à J-3 6. Trente-six entrées. Arthur Fiedler (orchestre) [F-6] – Walter Gieseking (piano) [G-3] – Ludwig Güttler (orgue) [G-10 et G-11 ] – Edward Higginbottom (chœur) [H-6].
Enregistrements. Partie 5 (décembre 2001 à février 2005) :
Liste des noms commençant par K-1 à M-119. Trente-sept entrées par K-Katia et Marielle Labèque [L-2] Ton Koopman [orchestre) [M-109 ?] – Raymond Leppard (orchestre) [L-7] – Dinu Lipatti (piano) [L-9] – Neville Mariner (orchestre [M-112] – Charles Medlam / E. Kirkby (soprano, mouvement 5) [M-115] – Modern Jazz Quartet [M-118] – Karl Münchinger (Orchestre) [ M-119].
1 à M-119. Julius Katchen (piano) / Marriner [K-3] – Wilhelm Kempf (piano) [K-5, K-6 et K-7] – Paul Kuentz [K-11].
Enregistrements. Partie 6 (décembre 2001 à mai 2005) :
Liste des noms commençant par N-1 à R-5. Trente et une entrées. Eugene Ormandy (Orchestre) [O-8, O-9, O 10] – Jean-François Paillard (Orchestre [P-1] – Andrew Parott [Orchestre) [P-4] – Kurt Redel (Orchestre) [R-2].
Enregistrements. Partie 7 (décembre 2001 à novembre 2003) :
Liste des noms commençant par S-1 à Z-1 Quarante-cinq entrées. Paul Steinitz (Orchestre) [S-15] – Leopold Stokowski (Orchestre) [S-16, S-17 et S-18] – Taverner Consort (chœur) [T-2] – John Williams (guitare) [W-6] – Helmuth Winschermann (Orchestre) [W-9].
Norbert Dufourcq dans son ouvrage Jean-Sébastien Bach / Génie allemand ? Génie latin ? paru en 1947-1950 pour commémorer le bi-centenaire de la mort de Bach donne une série importante d'enregistrement du choral, effectués avant 1947, donc en 7disque noirs 78 tours :
Jesu bleibet meine Freude. Chœur Chapelle royale et orgue, Angl. : HMV. E. 445;
chœur Temple Church Goosens (hautbois) et piano, dir. G. T. Ball, Angl. : HMV. B. 8123, U.S.A. : VIC. 4286 ;
Bach Cantata Club et Léon Goosens (hautbois), dir. Kennedy Scott (en anglais), France : Col. DF. 1089, U.S.A. : Col CM. 232, Angl. ; Col. DB. 507;
Batchelor girl'school, chorus et piano (en anglais), Angl. : Col. DB. 1615
orchestre à cordes, chœur, orgue et hautbois, dir. Alexandre Cellier, France : LUM. 32026
Glasgow Orpheus Choir, HMV. B.9697
*E. Power Biggs (orgue), Memorial Church Cambridge, USA. : V. 18292
*John Mac Cormack (t.) et G . Moore (piano | Gerald Moore), Angl. : HMV.DA. 1786
*Walter Gieseking (piano), U.S.A. : Col. 17150 D
*Albert Levêque (piano), France : Gra. K. 7502
*Myra Hess (piano), U.S.A. : VIC. 4538, Angl. : HMV. B 9035, Angl. : Col. D. 1635
*Irène Scharrer (piano), Angl. : HMV. E. 489 ; * Mark et Michael Hambourg (piano 3 mains)
*Bartlett et Robertson (2 pianos), U.S.A. : Col. 17240 D
*Orch. Philadelphie, dir. Ormandy. : U.S.A. : V. 14973, Angl. : HMV. DB. 3693 |
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ANNEXE BWV 147
Philipp Spitta |
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SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré : « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes.
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume I, Appendix n° 30, pages 643/644] : « La partition autographe dela cantate Herz und Mund und That [sic] und Leben est à la bibliothèque royale à Berlin. Son aspect révèle l'histoire de ses origines. L'autographe est constitué de six feuilles et, à en juger par les filigranes, les quatre premières proviennent d'un papier [utilisé] à Weimar, les deux dernières, à Leipzig. Cette superbe copie montre une grande élégance par sa netteté d'écriture - les barres de mesures sont marquées à la règle dans le premier chœur [1] et plus loin tracées très soigneusement - ; il n'y a guère de corrections, ni titre, ni l'habituel J. J [Jesu juvat]. L'aspect général de manuscrit est tout à fait identique à celui de l'autographe [de la cantate] Himmelskönig, sei wilkommen [BWV 182] , les deux cantates ayant pris leur forme présente à peu près à la même époque. Quand Bach entreprit de réviser la cantate, il rédigea à part les parties destinées à être insérées puis alors procéda à la "mise au net". Dans le lot, copie et parties séparées qu'il avait amenées de Weimar, il s'y trouva quelques feuilles de papier à musique demeurées en blanc. Dans son sens de l'économie qui lui est caractéristique, il [Bach] les réutilisa et, comme ce n'était pas suffisant, pris deux nouvelles feuilles [de musique] vierges. Les modifications du texte sont ici assez importante et sans égard pour le fait que la cantate était destinée à une occasion différente -La Fête de la Visitation de la B.V.M. (la Bienheureuse Vierge Marie), avec encore trois récitatifs ajoutés et le choral final modifié [le mouvement 6 de la première version BWV 147a]. A l'origine, le texte de Franck était constitué par la sixième strophe du [cantique] Ich dank dir, lieber Herre [de la cantate BWV 147a/6 = Dein Wort lass mich bekennen"]. En révisant [la cantate BWV 147 à Leipzig] Bach y inséra [à la place] la première strophe de l'hymne de Janus [Martin Jahn] "Jesu, meiner Seelen Wonne" sur la mélodie de Werde munter, meine Gemüte - éveille-toi, mon âme“. …L'état du choral primitif est entièrement perdu et les arias 2 et 3 de la cantate BWV 147a ont été changés de place ; les modifications du texte sont peu importantes mais on note surtout que la premiere aria [BWV 147] est maintenant accompagnée du hautbois d'amour, non pas comme à l'origine [BWV 147a]. Et finalement un nouveau texte est donné à la quatrième aria parce qu'il ne s'accordait pas à la Fête de la Visitation…»
[Appendix n° 39, page 694] : « Les quatre premières feuilles [de la partition] possèdent le filigrane Weimar, les deux dernières [Leipzig] le filigrane "MA"; d'autre part les parties séparées ont le filigrane d'une période comprise entre 1723 et 1727. Nous trouvons le filigrane "MA" pour la première fois dans l'autographe de la cantate funèbre pour la reine Christina Eberhardine [BWV 198], 15 octobre 1727. Le nouveau manuscrit de la cantate BWV 147 doit avoir été rédigé dans une période médiane, probablement à l'été 1727 ».
SPITTA [Johann Sebastian Bach, volume II, page 412] : « Les cantates de Leipzig, 1724-1727] …nous devons mentionner la cantate Herz und Mund und That [sic] und Leben qui a probablement été écrite pour le quatrième dimanche de l'Avent, 1716, à Weimar; mais elle a subi une profonde révision à Leipzig et comme cette musique ne pouvait être exécutée [à Leipzig] pour la période de l'Avent, elle fut alors adaptée pour la fête de la Visitions de la Vierge Marie. Bien que rien ne soit absolument certain, il est extrêmement probable qu'elle ne fut pas exécutée avant 1727 ». |
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Contributed by Claude Role (October 2010) |
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Cantatas BWV 147 & BWV 147a : Complete Recordings of BWV 147 | Recordings of Individuaul Movements: A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z | Details of BWV 147a | Discussions: Part 1 | Part 2 | Part 3 | Part 4 |
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