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Cantata BWV 145
Ich lebe, mein Herze, zu deinem Ergötzen
Commentary in French |
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KANTATE ZUM 3. OSTERTAG (mardi de Pâques)
Leipzig 19 avril 1729 |
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CONTENU |
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Avertissement
Datation
Sources
Péricope
Texte
Généralités
Distribution
Aperçu
Bibliographie
Discographie
Annexe BWV 145 - Philipp Spitta |
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AVERTISSEMENT |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2008). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Outre les « interventions « CR » signalées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BD = Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BG = Bach-Gesellschaft = Société Bach (Leipzig, 1851-1899). J. S. Bach Werke. Gesamtausgabe (édition d’ensemble) der Bachgesellschaft
BJ = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande.
Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable ». |
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DATATION BWV 145 |
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Leipzig, 19 avril 1729
BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome 1, pages 584, 586]: « …D’après Smend… Bach aurait écrit pour la cour de Köthen au moins vingt-quatre cantates… Quelques unes des cantates de la période de Leipzig ne seraient que des parodies ou des refontes de cantates… La question se poserait pour BWV 32, 66, 120, 134, 145, 173, 174, 190, 193, 194, 202…etc. D’après Smend, en partie soutenu par les conclusions auxquelles était arrivé Spitta, les cantates BWV 32, 120, 145, 190, 193, 202 présenteraient des particularités de style qui laisseraient penser qu’on doit les considérer comme des parodies ou des réélaborations, avec ajout de nouveaux morceaux de cantates écrites à l’époque de Köthen… Les cantates BWV 32, 120, 145, 193 pourraient avoir été, à l’origine des œuvres écrites en hommage à Léopold… ».
- Volume 2, page 253: …l’année IV [du cycle des cantates], avec les BWV 149, 156, 159, 171, 174, 188, 197a, VI ( 24 juin 1728 - 10 juillet 1729).
BCW. Citation d‘Arnold Schering, in Bach-Jahrbuch, 1938. Une exécution possible à l‘église de l‘Université, Saint-Paul de Leipzig….
HERZ: 1729 ou 1730 ou Köthen ?
HIRSCH: Classement CN 183 (Die chronologisch Nummer - chronologie numérique).
Chronologie (celle d’Alfred Dürr): BWV 156 (dimanche 23 janvier 1729) – BWV 159 (dimanche « Estomihi, 27 février 1729) – BWV 145 – BWV 120a (1729 ?) – BWV 63 (Noël 1729)
NEUMANN: 1729 ?
SCHMIEDER: Leipzig, vers 1729 ou 1730. Cette cantate repose vraisemblablement sur une œuvre profane perdue remontant aux années de Bach à Köthen (1717-1723). A l’origine, le chœur So du mit deinem Munde bekennest » provient de Telemann.
SCHUHMACHER: «…Comme BWV 143, la cantate BWV 145 ne s’est conservée que dans une copie qui date du dix-neuvième siècle et contient en outre un chœur d’entrée de Telemann ainsi qu’un choral émanant vraisemblablement de Bach ; on ignore la fonction de ces morceaux. Le texte des mouvements 1 à 5 parut dans le cycle de cantates de Picander pour l’année liturgique 1728/1729 ; l’œuvre pourrait donc avoir été composée pour le troisième jour de Pâques (19 avril) de l’année 1729...»
WOLFF: [selon la notice de cet auteur, la cantate BWV 145 fut écrite pour le Jeudi Saint. Comme il n’y avait pas de musique figurée dans ce temps liturgique et que plus loin, Wolff renvoie à la cantate BWV 158 « écrite pour la même date liturgique du 3e jour de Pâques », il faut convenir que c’est bien ce jour auquel la cantate BWV 145 fut destinée puis exécutée à Leipzig] |
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SOURCES BWV 145 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Pas de sources connues
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Pas de sources connues
COPIES XIXe SIÈCLE = ABSCHRIFTEN 19 Jg.
BB / SPK P 151(Staatsbibliothek Preussicher Kulturbesitz), Berlin-Dahlem
Partition avec une notice de von Zelter de l’année 1816. 12 feuillets.
Carl Friedrich von Zelter (1758 - 1832). Tout d’abord maçon puis violoniste et chef d’orchestre. Ami de Goethe avec lequel il échangea une importante correspondance. Membre de la Singakademie de Berlin. Mendelssohn aurait pu être l’un de ses élèves…
BB SPK P 442. Autre copie tardive (19e siècle), sans doute pour une exécution festive…. Signalée par Harnoncourt et Schuhmacher. Schmieder l’attribue à A. Warner (amateur non identifié), datée 1843.
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, pages 454-455]: «…les sources qui l’ont transmises [la cantate] -la plus importante est BB/SPK 151- sont assez tardives puisqu’elles datent toutes des premières décennies du XIXe siècle, et n’autorisent guère une interprétation correcte et réellement digne de foi des circonstances qui ont présidé à la réalisation d’une œuvre pareille. D’un côté, elle semble être partiellement le résultat d’une parodie appliquée à une cantate profane de l’époque de Köthen (les deux arias n° 1 et 3), de l’autre elle a été « altérée » par l’adjonction de deux morceaux étrangers au texte de Picander: le choral de Bach, Auf mein Herz (strophe initial d’un lied de Caspar Neumann, c. 1700), cas tout à fait exceptionnel dans le cadre des cantates de Bach, et le chœur So du mit deinem Munde (Romains 10, 9) appartenant à une cantate de Pâques de Telemann, qui nous a été transmise par diverses sources et dont le texte fut publié en 1723 (mais cette œuvre pourrait avoir été écrite par Telemann alors qu’il était encore à Frankfort). Il est assez difficile d’établir à quel moment ont été opérés ces deux ajouts, autrement dit de savoir si cette opération a été pratiquée par Bach lui-même dès le départ, en composant sa cantate, ou plus tard dans la perspective d’une reprise de l’œuvre, en en modifiant la destination liturgique, les sources dont nous disposons désignant cette cantate comme composition pour le jour de Pâques (l’indication Fest, Paschat y figure régulièrement) et non pas pour le mardi suivant. On pourrait en outre formuler une troisième hypothèse: ces deux compléments auraient pu être ajoutés par Carl Philipp Emanuel Bach à Hambourg, ou encore par Wilhelm Friedemann, voire en éliminant une introduction instrumentale que, vu sa brièveté du plan original de l’œuvre, Bach avait peut-être prévue [note 5, page 844: (le quatrième cycle [des cantates] tout comme le second et les restes du cinquième) revinrent à Wilhelm Friedemann, et il pourrait bien être le responsable de ces deux ajouts ».
BCW: « Une copie dans une collection privée dont on a perdu la trace. Trois autres sont connues, les deux dernières tirées de la première. Celle-ci, en provenance d’un collectionneur de Francfort (Docteur Peters) a été confiée à C. F. Zelter qui l’a datée du 24 mai 1816. Les corrections de Zelter semblent –peut-être- avoir été effectuées à partir d’une source inconnue [la partition originale de Bach ?] La copie révèle aussi des indications de Carl Philipp Emanuel Bach qui a pu ajouter le chœur de Telemann [section « b »] pour une exécution [de la cantate] entre 1750 et 1782. Cette copie vendue au marchand de musique Johann Christophe Westphal (Hambourg) figure dans une liste d’ouvrages (vers 17) en provenance du fils Bach, sous le titre Geschriebene Musicalien, Oratorium, Opern, etc. à l’article Bach Joh. Sebast. … - Oster Cantate « So du mit deinem Munde bekennest ».
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG)
BG Jg. XXX (30e année - BWV 141-150). Pages 95 - 122. Préface de Paul Graf Waldersee (1884)
Pour cette édition, la BG a pris le titre « So du mit deinem Munde bekennest Jesum »
NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA)
KANTATEN SERIE I/ BAND 10. KANTATEN ZUM 2 UND 3. OSTERTAG
Bärenreiter Verlag BA 5004. 1955. Heraugegeben von A. Dürr. 5 fac-similés.
BWV 145. Pages 113-160. Die Kantate ist auch unter der Titel « So du mit deinem Munde bekennest Jesum ».
BWV 145 anh. Pages 141-148. Anhang
Avec BWV 66, 6, 134a, 158
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5004 41. Alfred Dürr 2/1974
Partition NBA dans le coffret Teldec / Das Kantatenwerk [Vol. 35]. 1984
HARNONCOURT: «…La cantate BWV 145 n’est malheureusement parvenue jusqu’à nous que dans une copie effectuée une centaine d’année [ca 1830] après la composition de l’œuvre La cantate étant plutôt courte et commençant sur un air accompagné par un instrument soliste, Alfred. Dürr présume qu’à l’origine Bach fit jouer en guise d’entrée en matière un mouvement concertant [on a avancé le mouvement d’un Concerto brandebourgeois BWV 1047] ou une sinfonia introductive. Dans la copie mentionnée figurent avant la cantate un tout simple choral de Bach et un chœur de Telemann.
AUTRES ÉDITIONS
Breitkopf & Härtel. Partition PB 2995. Chorst (chœur) ChB 2183. Orgue et clavier (révision M. Seiffert) OB 1220
2008. EB 7145 : Réduction piano et voix – ChB 4845 : Chœur
Différentes éditions du choral final [5] toujours chez Breitkopf depuis 1765… 1784, 1787 (Chorals à quatre parties)
BCW. Exemples
NET. ENMD de Grand et Petit Couronne. Partition « Chant et piano » (mise à jour 2006). |
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PÉRICOPE BWV 145 |
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Troisième jour (mardi) de Pâques
Épître: Acte des Apôtres 13, 26-33 [PBJ 1644]. Prédication de Paul à Antioche.
Évangile: Saint-Luc 24, 36-47 [PBJ 1583]. Jésus apparaît aux Apôtres à Jérusalem
Même occurrence : BWV 134 (11 avril 1724) et BWV 158 (2 février 1731) |
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TEXTE BWV 145 |
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Christian Friedrich Henrici, dit Picander
NEUMANN [Fac-similé in Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte, page 341].
1 à 6] Les textes du cycle (III/P 62) d’Henrici (dit Picander) fut publié pour la première fois en juin 1728. Le volume aujourd’hui disparu s’intitulait Cantaten auf die Sonn und Fest-Tage durch das gantze Jahr, verfertiget durch Picander, Leipzig 1728 (Cantates pour les dimanches et jours de fête pour toute l’année, confectionnés par Picander).
Réédition à Leipzig en 1732, 1737 et 1750 sous le titre Ernst-Scherzhaffte und Satyrische Gedichte (Poésies sérieuses, amusantes et satiriques).
WOLFF: «…Durant une longue période après 1727, Bach collabora de très près avec Picander… aussi bien à des œuvres sacrées que profanes. En 1728 Picander publia un volume complet de poèmes sacrés pour tous les dimanches et jours de fête de l’année liturgique. Dans la préface de cette œuvre il exprime l’espoir que « le manque d’élégance poétique serait compensé par la douceur de l’incomparable Maître de Chapelle Bach, et que ces chants seraient chantés dans les principales églises de la pieuse Leipzig ».
Voir in Bach-Dokumente II, n° 243 le texte de cette préface.
[Pour les textes de Picander, Alfred Dürr renvoie aux cantates BWV 120, 12a, 145, 149, 156, 159, 171, 174, 188, 197a années 1728-1729].
Citations bibliques:
1]. Citation de l’Épître aux Colossiens 2, 14 [PBJ 1739]: « Il a effacé, au détriment des ordonnances légales, la cédule de notre dette ». Dans la cantate, le texte vraisemblablement inspiré par cette épître devient: « L’acte écrit contre nous est déchiré…»
2] Picander Jg. 1728-1729 et 3e édition de ce recueil en 1732. Citation de Saint-Luc 24, 44 [PBJ 1583] : « …il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les psaumes… »
GOJOWY: Dans son étude « Le langage dans les cantates de Bach », l’auteur propose l’emblème se rapportant à l’illustration du passage de l’Évangile selon Saint-Luc 24, 44 [PBJ 1583] : « …il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les psaumes » et dans la cantate « J’ai signé ici-bas ma récompense / Avec le sang et les plaies de Jésus ».
«… Une forme historique, encore extrêmement efficace à l’ère baroque, de l’union d’art plastique et de poésie - est représentée par le genre de l’emblème, la réunion sous une devise d’un motif plastique riche de symbole et d’un texte en vers de teneur moralisatrice ou philosophique, atteignant son point culminant dans une sentence récapitulatrice… Bien des éléments qui nous paraissent obscurs, alambiqués et énigmatiques dans les images poétiques des textes des cantates de Bach peuvent s’expliquer de la sorte, comme allusions à des emblèmes qui ne sont plus connues de nous… Chez Crophius (une collection d’emblèmes établie dans l’ordre de l’année liturgique, Augsbourg, 1707), les représentations picturales s’en tiennent plus étroitement au texte biblique… Il arrive souvent que plusieurs motifs picturaux correspondent à plusieurs motifs du texte et que l’image fournisse la clef des métaphores et allusions apparemment choisies avec arbitraire contenues dans un texte de cantate. Chez Crophius, les représentations par l’image … destinées au 3ème jour de fête de Pâques pourraient presque avoir été conçues comme illustration des vers correspondants…» [L’auteur avance enfin l’hypothèse de l’utilisation des ces emblèmes par l’entremise de Bach qui a pu connaître le recueil d’emblèmes de Crophius (1707) et en conseiller l’usage à ses librettistes tels les Picander, Franck, Ziegler, etc.]
3-4] Picander Jg. 1728-1729 et réédition en 1732, 1737, 1750.
5] Strophe quatorzième du cantique (1560) « Erschienen ist der Herrlich Tag - Il a paru le jour merveilleux » (en 14 strophes) de Nikolaus Herman (vers 1500-1561)
BCW: Première apparition de la mélodie dans le recueil Sontags Ewangelica, Wittenberg 1560. Sources grégoriennes possibles pour un « chant de Pâques ». Autre source connue de Bach : « 17e Century Hymnal », Gotha, 1715. Parmi les utilisateurs de la mélodie, renvois à, Schein (1627), Scheidt (Görlitz –1650), Buxtehude (BUXWV 224), Walter, etc.
BOMBA: «…Le texte de Picander déjà sous sa forme quintuple se rapporte moins aux lectures faites le troisième jour de Pâques (Actes des apôtres 13, 26-33: Paul prêche à Antioche ; Luc 24, 36-47: « apparition de Jésus devant les apôtres à Jérusalem », qu’aux aspects plus généraux de la fête de Pâques. La structure du texte en dialogue que l’on retrouve dans le premier mouvement rappelle ainsi le style que Christian Friedrich Hunold, nommé « Menantes » cultiva dans les cantates d’anniversaire « profanes » que Bach mit en musique durant ses années de résidence à Weimar, à savoir BWV 66a… que Bach transforma en 1731 avec tout le texte de référence dialogué pour en faire la cantate BWV 66 ».
EKG 80: Cinq strophes seulement.
SCHUHMACHER: «…Le texte des mouvements 1 à 5 parut dans le cycle de cantates de Picander pour l’année liturgique 1728/1729 et en 1732 ». |
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GÉNÉRALITÉS BWV 145 |
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BOMBA: «…L’histoire de cette cantate est en quelque sorte déconcertante. Le librettiste de Bach, Picander, publia le texte en 1728. Bach le mit en musique au plus tôt l’année suivante. Puisque cette cantate commence immédiatement par un duo vocal accompagné de violons solo en obligé, mais que Bach avait l’habitude, dans des cas similaires (BWV 156, 174, 188), de faire précéder ce duo d’un mouvement concertant, on suppose qu’il procéda de même dans ce cas précis. L’effectif exigé, inhabituel pour une cantate et composé de la trompette, de la flûte, de deux hautbois d’amour et des cordes, n’est pas sans rappeler le deuxième Concerto brandebourgeois. Cependant nous ne pouvons que nous livrer à des spéculations si nous voulons savoir de quel mouvement il s’agissait réellement, parce qu’un problème supplémentaire vient s’ajouter à cela: la cantate n’a été transmise que dans le cadre d’un « pasticcio ». Dans ce morceau, le duo esprécédé d’un mouvement choral et d’un chœur (de Georg Philipp Telemann), sections auxquelles nous avons renoncé dans cet enregistrement [Hänssler]. Le désir de rétablir le lien entre la cantate du troisième jour de Pâques avec le dimanche de Pâques même et avec l’Evangile lu à cette occasion semble avoir motivé cette modification. Le mouvement choral « Debout mon cœur, le jour du Seigneur… » [1] se trouve dans le volume 85 [Hänssler].
BOYER [Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach., page 155]: «…Cette cantate très peu connue est l’une des plus courtes laissées par Bach ; en réalité il s’agit d’une cantate incomplète qui aurait admis (mais il doit s’agir d’un ajout postérieur de Carl Philipp Emanuel Bach) en première partie un choral « Jesu meine Zuversicht » et un chœur libre de la main de Telemann. En 1729, Bach ne semblait plus disposé à créer en continu des cantates nouvelles : il est fort possible qu’il se soit servi pour ce troisième jour de Pâques d’un matériau composite… »
HARNONCOURT: «…La cantate BWV 145 n’est malheureusement parvenue jusqu’à nous dans une copie effectuée une centaine d’année après la composition de l’œuvre. La cantate étant plutôt courte et commençant sur un air accompagné par un instrument soliste [violon solo], le Docteur Dürr présume qu’à l’origine Bach fit jouer en guise d’entrée en matière un mouvement concertant ou une sinfonia introductive. - Dans la copie mentionnée figurent avant la cantate un tout simple choral et un chœur de Telemann Ces mouvements n’ayant pas appartenu initialement à la cantate, il n’en a pas été tenu compte dans le présent enregistrement …(Teldec). [C’est également le cas pour J. P. Leusink, Helmuth Rilling…] .
L’articulation de la basse et du violon a été complétée dans ce duetto [1] et presque ajouté en [3]. La distribution [dans 1] d’un mouvement aussi richement instrumenté sans alto est quelque chose de fort inhabituel. Comme on doit partir du fait que le trompettiste jouait aussi la mélodie dans le choral final [5], mais que celle-ci n’est pas possible à exécuter sur la trompette naturelle, elle a été joué [enregistrement Teldec] au cornet à bouquin ».
HÄFNER: «…des symphonies instrumentales servant d’introduction semblent avoir été une particularité de ce 4e cycle annuel des cantates (période de Leipzig allant de la Fête de la Saint-Jean 1728 au quatrième de la Trinité 1729
NEUMANN: «…La cantate est également (NBA) connue sous le titre de « So du mit deinem Munde bekennest Jesum ». Les deux premiers morceaux (a et b), seraient des ajouts tardifs insérés vraisemblablement peu après la mort de Bach ».
PIRRO: [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach]: l’auteur [comme W. Gillies Whittaker] affecte à cette cantate le titre de So du mit deinem Munde (section « b », le chœur de Telemann !
ROMIJN: « Selon toute probabilité, la version originale comportait cinq mouvements mais deux chœurs ont été rajoutés au début et à la fin par un autre que Bach.[Les sections rajoutées « a » et « b », sont en tête de la cantate…]. Pourtant le premier chœur « Auf mein Herz !, des Herren Tag » est bien de la main de Bach [ ?] mais le second « So du mit deinem Munde » est de Telemann. Selon le spécialiste de Bach, Alfred Dürr, il est probable que l’ouvrage comportait initialement une introduction instrumentale ».
WOLFF: «…La cantate à cinq mouvements de Picander, réalisée par Bach, commence par un duo (avec solo de violon) …Cependant, étant donné la transmission problématique de l’œuvre, on peut se demander si cette séquence correspond au format original de Bach. Il est possible que l’œuvre ait commencé par un long mouvement concerto en guise d’introduction instrumentale, comme ce fut le cas avec la cantate BWV 174 composée pour le Lundi de Pentecôte 1729, également basée sur un texte de Picander ».
[Spitta connaît cette cantate sous le titre de Auf, mein Herz, des Herren Tag]. |
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DISTRIBUTION BWV 145 |
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NEUMANN. Sopran, Tenor, Baß. – Chor. Hohe trompete (D) (trompette aigüe en ré) ; Querflöte, Oboe d’amore I, II ; Streicher ; B.c ;
SCHMIEDER. Soli : S. T. B. Chor : S, A, T, B. Instrumente : Flauto trav. Oboe d’amore I, II ; Tromba ; Viol. I, II ; Vla. ; Cont. |
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APERÇU BWV 145 |
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a] CHORAL Ré majeur, C |
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« Auf, mein Herz! des Herren Tag / Hat die Nacht der Furcht vertrieben; / Christus, der im Grabe lag, / Ist im Tode nicht geblieben. / Nunmehr bin ich recht getröst, / Jesus hat die Welt erlöst. » -
Debout mon cœur, le jour du Seigneur / La nuit de la crainte a dissipé… ».
Ré majeur, C, 12 mesures
Texte de Caspar Neumann, vers 1700
Mélodie: « Jesu, meine Zuversicht ». Simple choral harmonisé avec l’ensemble instrumental au complet mais sans trompette.
Elle a été publiée dans le Praxis Pietatis Melica, de Johann Crüger, Berlin 1653. Seule utilisation connue dans une œuvre de Bach
BG, page 95. Marqué « Fête de Pâques |
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b] CHORSATZ. Ré majeur, 2/4 |
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So du mit deinem Munde bekennest Jesum, dass er der Herr sei, und glaubest in deinem Herzen, dass ihn Gott von den Toten auferweckt hat, so wirst du selig.
En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé…»
Ré majeur, 3/4, 90 mesures. Sopr., Alto, Ten., Basso. Tromba ; Viol. I, II, Vla, Continuo
Chœur tiré d’une cantate de Pâques (Twv 1:1350) composée par Telemann (texte de 1723). Forme bipartite. A) chor, forme canonique. B) Chœur fugué étendu aux cordes (avec oboe I et II), partie de trompette et ensemble instrumental au complet.
Le texte cite l’Épître aux Romains 10, 9 [PBJ 1681]: « En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur…»
BG, pages 96 - 103
SCHWEITZER [J.-S. Bach. Le langage musical des cantates - Les thèmes composés, page 258] : Ici le motif des pas assurés ; là un motif de joie.
- Traduction anglaise, volume 2, page 116: « deux thèmes correspondent respectivement aux mots « glauben » et « selig » [+ Exemple musical]. Page 235: « Le premier chœur de la cantate de Pâques [BWV 145] est un des exemples parmi les plus intéressants de la « déclamation / [articulation du discours] de Bach. Voyez par exemple comme il met en relief le mot « Herr ». Nous pouvons affirmer que le tutti du chœur entre sur le passage final « so wirst du selig » au moment ou l’orchestre fait apparaître le motif de la joie ».
WHITTAKER: Analyse de ces deux mouvements. Volume I, pages 661-663
[Ces deux mouvements ne figurent pas dans les enregistrements discographiques]. |
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1] ARIE (DUETT) SOPRAN, TENOR. BWV 145/1 |
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JESUS: ICH LEBE, MEIN HERZE, ZU DEINEM ERGÖTZEN,
SEELE: DU LEBEST, MEIN JESU, ZU MEINEM ERGÖTZEN,
JESUS : MEIN LEBEN ERHEBET DEIN LEBEN EMPOR.
SEELE : DEIN LEBEN ERHEBET MEIN LEBEN EMPOR
BEIDE (ensemble) : DIE KLAGENDE HANDSCHRIFT IST VÖLLIG ZERRISSEN, / DER FRIEDE VERSCHAFFET EIN RUHIG GEWISSEN / UND ÖFFNET DEN SÜNDERN DAS HIMMLISCHE TOR.
Jésus: Je vis, mon cœur, pour ta joie,
L’Ame: Tu vis, mon Jésus, pour ma joie.
Jésus: Ma vie exalte ta vie.
L’Ame: Ta vie exalte ma vie.
Ensemble: L’acte écrit contre nous est déchiré, / La paix procure une conscience tranquille / Et ouvre aux pécheurs les portes du ciel.
Ré majeur (D), 2/4, 119 mesures. Sopr., Ten., Viol. I, II, Continuo
BG Jg. XXX. Pages 104 - 109
NEUMANN. En forme de quatuor, Violine ; Sopran, Tenor, B.c. Libre Da-capo. Parties vocales encastrées
SCHMIEDER. Sopr., Ten., Viol., Continuo
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page 455]: «…forme du dialogue entre Jésus (exceptionnellement interprété par un ténor) et l’Âme (soprano)… le véritable protagoniste de cette page est, toutefois, le violon, auquel est confiée une lourde tâche soliste…».
BOMBA: «…La musique du mouvement d’introduction, appropriée à la fête de Pâques fait émaner conviction et joie ».
HIRSCH: [Un exemple de gématrie]: La somme numérique des mots « Ich lebe »… jusqu’à « Empor » est égale à 627 ; le violon solo joue 626 notes
KRUMMACHER: « Seuls quelques mouvements -principalement des duos - offrent une disposition dialogique dans les cantates où les parties solo portent des noms qui les personnifient (BWV 152/6 et 145/1, duos Jésus - l’Âme ; BWV 172/5 duo « Anima - Spiritus Sanctus » ; BWV 66/4 et 5 récitatif et duo « Crainte - Espé»
PIRRO: [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach - Le commentaire de l’accompagnement instrumental, pages 160-161]: «…Les élans d’octave de la basse continue… ajoutent souvent, aux descriptions de la joie exultante, une sorte de rude gaîté, brusque, un peu lourde, qui fait penser à la danse d’un hoplite [soldat grec pesamment armé] en belle humeur. Il y a, dans ces soubresauts, une surabondance de vigueur, un excès d’expansion, quelque chose de populaire, qu’on subit et qui entraîne. L’usage en est fréquent dans les grands chœurs, où ces motifs violents semblent stimuler l’orchestre et les voix, et dans les airs de jubilation… » [Exemple musical BG XXX, page 104, partie de ténor aux mesures 16 à 20]. Renvois aux cantates BWV 4, 11, 128, 129, 130, 82, 154… ».
SCHUHMACHER: «…Le dialogue figurant au début entre le Christ ressuscité et l’être humain [l’âme] symbolise, par le caractère victorieux du traitement mélodique, la fête, le violon solo Jésus en tant qu’homme et ici reconnu comme tel… virtuosité et plénitude sonore rehaussent le caractère de triomphe du duo initial ».
SCHWEITZER [J.-B. Bach. Le musicien-poète. Le langage musical des cantates, page 236]: « Les expressions et les images susceptibles de se traduire par un mouvement caractéristique que le maître fait ressortir en musique… ce thème réapparait dans l’air « Ich lebe, mein Herze ». [Exemple musical, Violino 1 solo aux mesures 1 à 6]. |
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2] REZITATIV TENOR. BWV 145/2 |
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NUN FORDRE, MOSES, WIE DU WILLT, / DAS DRÄUENDE GESETZ ZU ÜBEN ; / ICH HABE MEINE QUITTUNG HIER / MIT JESU BLUT UND WUNDEN UNTERSCHRIEBEN. / DIESELBE GILT ; / ICH BIN ERLÖST, ICH BIN BEFREIT / UND LEBE NUN MIT GOTT IN FRIED UND EINIGKEIT, / DER KLÄGER WIRD AN MIR ZUSCHANDEN, / DENN GOTT IST AUFERSTANDEN. / MEIN HERZ, DAS MERKE DIR !
Exige à présent, Moïse, d’exercer / A ta guise la loi menaçante ; / J’ai signé ici-bas ma récompense / Avec le sang et les plaies de Jésus. / Cette signature est valable ; / Je suis racheté, je suis délivré / Et vis à présent en paix et en accord avec Dieu, / Je ferai échouer le plaignant, / Car Dieu est ressuscité, / Souviens-t’en, mon cœur !
L’esprit de ce texte est proche de celui exprimé dans la cantate BWV 105/4 tiré de l’Épître aux Colossiens [PBJ 1739]: « Il a effacé au détriment des ordonnances légales, la cédule de notre dette, qui nous était contraire ; il m’a supprimée en la clouant à la croix… »
Si mineur (h) - si mineur (h). C, 12 mesures
BG Jg. XXX. Page 110
NEUMANN. Ténor. Arioso „adagio aux mesures 10 à 12
SCHMIEDER. Ten., Continuo
SCHUHMACHER: Récitatif secco et fin en adagio (arioso) |
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3] ARIE BAß. BWV 145/3 |
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MERKE, MEIN HERZE, BESTÄNDIG NUR DIES, / WENN DU ALLES SONST VERGIßT, / DAß DEIN HEILAND LEBEND IST. / LASSE DIESES DEINEM GLÄUBEN / EINEN GRUND UND VESTE BLEIBEN, / AUF SOLCHEM BESTEHT ER GEWIß. / MERKE, MEIN HERZE, NUR DIES !
Souviens-toi sans cesse, mon cœur, de cela seulement, / Toi qui autrement oublies tout, / Car ton Sauveur est vivant. / Fais-en l’irréprochable fondement / De ta foi qui, sur un tel appui, / Est sûre de vivre à jamais. / De cela seulement, mon cœur, souviens-toi sans cesse !
Ré majeur (D). 3/8, 192 mesures
BG Jg. XXX. Pages 110 - 121
NEUMANN. Ensemble des instruments. Libre da capo. Caractère de danse (pastorale)
SCHMIEDER. Basso ; Tromba, Flauto trav. Oboe d’amore I, II ; Viol. I, II, Continuo
BASSO [Jean-Sébastien Bach, volume 2, page274]: Rythme de danse. Page 455 « … on devine la présence d’un modèle profane, souligné ici par une franche allure de danse joyeuse et par l’emploi d’un quatuor d’instruments à vent (trompette, flûte traversière, 2 hautbois d’amour) pour célébrer le retour, la vie, la résurrection du Sauveur ».
BOMBA: «…Riche effectif instrumental concertant avec le chanteur ; on ne peut se soustraire ici encore à l’image modèle d’une cantate profane au caractère de menuet dansant.. »
SCHUHMACHER: «…Trompettes ainsi que violons renforcés de hautbois forment avec la basse continue la partie orchestrale de cet air de victoire et de ferme assurance ».
[Figurations sur les mots « Be-ständig », mesures 45 à 48 - « Heiland », mesures 89 à 91 - et « Herze » aux mesures 143-146 |
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4] REZITATIV SOPRAN. BWV 145/4 |
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MEIN JESUS LEBT ! / DAS SOLL MIR NIEMAND NEHMEN, / DRUM STERB ICH SONDER GRÄMEN. / UND BIN GEWIß / UND HABE DAS VERTRAUEN, / DAß MICH DES GRABES FINSTERNIS / ZUR HIMMELSHERRLICHKEIT ERHEBT. / MEIN JESU LEBT ! / ICH HABE NUN GENUG, MEIN HERZ UND SINN / WILL HEUTE NOCH ZUM HIMMEL HIN, / SELBST DEN ERLÖSER ANZUSCHAUEN.
Mon Jésus vit ! / Nul ne m’enlèvera cette certitude, / Aussi est-ce sans affliction que je meurs. / Je n’ai pas de doute / Et j’ai confiance / Que les ténèbres du tombeau / M’élèveront à la gloire céleste. / Mon Jésus vit ! / J’ai maintenant mon compte, mon cœur et mon âme / Veulent dès aujourd’hui monter au ciel, / Contempler le Rédempteur.
La majeur (A) – fa dièse (fis). 4/4, 12 mesures
BG Jg. XXX. Page 121
NEUMANN. Récitatif secco. Soprano
SCHMIEDER. Soprano ; Continuo
BOMBA: «…récitatif commençant par le message flamboyant de Pâques « Mein Jesu lebt » ; la conduite de la gestique musicale de Bach souligne les mots « Grabes Finsternis - les ténèbres du tombeau » et « Zum Himmel hin - monter au ciel ».
DÜRR: «…Confirmation des textes qui précèdent. Affirmation de la confiance dans la Rédemption ». |
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5] CHORAL. BWV 145/5 |
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DRUM WIR AUCH BILLIG FRÖHLICH SEIN, / SINGEN DAS HALLUJA FEIN // UND LOBEN DICH, HERR JESU CHRIST, // ZU TROST DU UNS ERSTANDEN BIST. // HALLELUJA !
C’est pourquoi, je veux, ce n’est que justice, / Me réjouir et chanter l’alléluia / Et te glorifier, Seigneur Jésus-Christ, / Toi qui es ressuscité pour notre consolation. / Alleluia !
- Nikolaus Hermann (1560) : EKG 80, strophe 14
Mélodie Erschienen ist derr Herrlich Tag. On l’a retrouve dans la cantate BWV 67/4 et BWV 629 (Orgelbüchlein, n° 31).
Elle a pu être tirée d’un chant populaire français « Quand Jean Renaud de guerre revint » mais que James Lyon attribue bien à Nikolaus Herman, de caractère imprégné par la tradition médiévale des antiennes.
Fa dièse (fis). 3/4, 18 mesures.
BG Jg. XXX. Page 122
NEUMANN. Simple choral harmonisé. L’ensemble des instruments sauf les trompettes non spécifiées
SCHMIEDER. Sopr. Alto, Ten., Basso ; Continuo
BOYER: [Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. Page 267]: Choral harmonisé sur mélodie de choral (MDC) 029
[Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach., page 155]: « …La fanfare des trois notes répétées et la sonnerie de quinte qui suit sont facilement mémorisables comme chant de victoire ». |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 145 |
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BACH CANTATAS WEBSITE (BCW):
AMG. Notice de James Leonard
BRAATZ, Thomas: Provenance
CROUCH, Simon: Notice 1996-1998
ORON, Aryeh: Discussions 1] 24 mars 2002 - 2] 15 juin 2008.
Provenanc-e
Chorale Melodies. Chorale Melodies used in Bach’s Vocal Works
Choral Text. Text and Translation of Chorale
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BASSO, Alberto: Jean-Sébastien Bach. Edizioni di Torino, 1979, Fayard. Vol. I (1984): pages 95, 158, 586
Vol. 2 (1985): pages 253, 256, 268, 274, 446, 448, 449, 454-455
BOMBA, Andreas. (Dr.): Notice Hänssler / Rilling / edition bachakademie [Vol. 44]. 2000
BOYER, Henri: Les cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach. L’Harmattan 2002. Pages 267-268
: Les mélodies de chorals dans les cantates de J.-S. Bach. L’Harmattan 2003. Pages 154-155
*BREITKOPF. Recueils
Breitkopf n° 10: 371 Vierstimmige Choragesänge. C. Ph. E. Bach – KJ. Ph. Kirnberger (sans date). B n° 17
Breitkopf n° 3765: 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. C n° 83-84
CHAILLEY, Jacques: Les chorals pour orgue de Jean-Sébastien Bach. A. Leduc 1974. BWV 629 (n° 31) « Orgelbüchlein ». Page 116
DÜRR, Alfred: Die Kantaten von J.-S. Bach. Bärenreiter. Kassel 1974. Deux volumes. Volume 1, pages 246-248
: Zur Echtheit einiger Bach zugeschriebener Kantaten. BJ 1951-1952. Pages 30-46. Avec BWV 141, 145, 160, 189, 218, 219 (Sur l’authenticité de quelques cantates…)
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69]. Bach in Köthen, Berlin 1951.Kantaten BWV 22, 23, 32, 63, 64, 66, 66a, 120, 134, 134a, 145, 173, 173a, 184, 184a, 190, 193, 193a, 202, 244a, 249a, IX, XII, XIII
SCHMIEDER, Wolfgang: Thematisch-Systematiches Verzeichnis der Werke Joh. Seb. Bachs (BWV). Breitkopf & Härtel 1950-1973-1998
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SCHUHMACHER, Gerhard: Notice du coffret Teldec / Das Kantatenwerk [Vol. 35] 1984
SCHWEITZER, Albert: J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Édition française de 1905. Pages188, 236, 258
Édition allemande complète, en deux volumes. 1911
Édition américaine (traduction de E. Neumann). Dover Publications, inc. New York. 1911-1966
Deux volumes. Volume 2, pages 81, 116, 235, 343, note des pages 462-463
SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 » Novello & Cy 1889 – Dover 1951-1952. Trois volumes. Volume 2, page 442, note 476
WHITTAKER, W. Gillies: The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U.P. 1959-1985 Volume II, pages434, 660-665
WOLFF, Christoph: Notice du CD Koopman. 2005
WUSTMANN, Rudolf: J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 105-106 [Texte intégral des mouvements a, b et 1 à 5]
ZWANG, Philippe et Gérard: Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. ZK 177, Pages 271-272 Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 145 |
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*] Enregistrement non connu
Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW).
DURÉE (sans le chœur et le choral introductifs). Gardiner (8’58). Harnoncourt (9’24). Koopman (8’20). Leusink (9’30). Neumann (19’). Rilling (9’37).
BACH CANTATAS WEBSITE: Discographie établie par Aryeh Oron et complétée, autant qu’il ait été possible, par [CR].
5 références (Mars 2002 - avril 2007janvier 2006) + 4 mouvements individuels
Exemples musicaux
5] GARDINER. Monteverdi Choir. The English Baroque Soloists. Bach Cantate Pilgrimage. Eisenach, Georgenkirche, 25 avril 2000
CD SDG 128 [Vol. 22] 2007.
2] HARNONCOURT. Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus Wien. 1984
Disque. Coffret Teldec 91762-2 (D). Das Kantatenwerk - Sacred cantatas. Vol. 8.
Disque Teldec. Das Kantatenwerk [Vol. 35] 6.35653-00-501-503. 1984
CD Teldec [Vol.35] 2292-42630-2. 1989.
Coffret Teldec 9031-76137-2. Avec BWV 4, 6, 31, 66, 134, 158. Critique in Diapason, septembre 1992
Reprises CD Teldec. Edition Bach 2000 (coffret) et Intégrale Warner Classics 2007 (volume 44) 8573-81166-5
4] KOOPMAN [Vol.19]. The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir. Amsterdam, 26 février - 7 mars 2002
CD Antoine Marchand CC 72219. Février, mars 2002. France 2005
3] LEUSINK. Holland Boys Choir. Netherlands Bach Collegium.
CD Brilliant Classic. Bach Edition 2000. Volume 12 - Cantatas Vol. VI
Reprise CD Bach Edition 2006 CD III/29 - 93102/75. Brilliant Classics. Avec BWV 192, 93, 171
1] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Württembergisches Kammerorchester Heilbronn. Février 1984
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Verlag. Laudate 98744. Avec BWV 51. 1981
CD. Die Bach Kantate [Vol. 5]. Hänssler Classic. Laudate 98.856. Avec BWV 117, 174. 1984
CD. Hänssler edition bachakademie [Vol. 44]. Hänssler-Verlag 92.044. 2000
MOUVEMENTS INDIVIDUELS BWV 145
M-1. Mvt. 5]. PROHASKA. Chor & Orchestra of the Bach Guild. Disque Vanguard Classics. 1951. Avec BWV 146, 161, 7
M-2. Mvt. a]. KULINSKY, Bohumil. Chœur et orgue. CD Supraphon, avril 1997
M-3. Mvt. a]. RILLING. Ein Choralbuch [Vol. 85]. Gächinger Kantorei Stuttgart. Septembre 1998, juin et septembre 1999
Hänssler edition Bachakademie 92.085. 1999-2000
Le choral [5] « Erschienen ist der herrlich Tag ». Les versets 1, 13 et 14 sont chantés dans l’enregistrement de l’Orgelbüchlein, BWV 629. Figuralchor Stuttgart. Helmuth Rilling. Disque en 1965 puis CD Cantate C 57608 (volume II). octobre 1996]
M-4. Mvt. 5]. MATT, Nicol. Nordic Chamber Choir. Freiburger Barockorchester. CD Brilliant Classics, juin 1999
Reprise CD Bach Edition 2006 . Chamber Chor of Europe. Soloists of the Freiburger Barockorchester
CD Brilliant Classics 93102 V-30-136 CD 1579 |
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ANNEXE BWV 145
Philipp Spitta |
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Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes.
Volume 2, page 442 et note 476
« La musique pour le troisième jour de Pâques « Ich lebe, meine Herze, zu deinem Ergötzen » est l’une des plus rafraîchissantes et brillantes parmi les œuvres du maître [Bach] ; l’air de basse « Merke, mein Herze beständig nur dies » [3] est plein de rythme et possède par-là un caractère dansant ; on peu presque y voir de robustes et joyeuses personnages dansant au printemps. Comme les deux précédentes cantates [BWV 156 et 159], elle est écrite pour voix solistes, non compté l’habituel choral final à quatre parties ».
Note 476 de la page 442: Cet ouvrage a été porté à ma connaissance récemment par un manuscrit autographe de la collection Zelter. Dans celui-ci, le choral « Auf, mein Herz, des Herren Tag » et le chœur « So du mit deinem Munde bekennest Jesum » sont placés avant le duo d’ouverture [1]. Il ne peut y avoir de doute sur l’origine du choral mais j’ai de sérieuses hésitations en ce qui concerne le chœur [b]. La façon dont est traitées la mélodie ainsi que la fugue ne sont pas de Bach mais plutôt de Telemann. A partir de ces deux morceaux [a et b] du début, la cantate est parfois dénommée par la première ligne de leur texte. Voir Mosewius, J. S. Bach, ses cantates d’églises et ses chorals, page 21, où ils sont destinés au premier jour de Pâques et généralement à Pâques ». |
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Contributed by Claude Role (August 2008) |
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