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RATSWECHSEL
Leipzig, 26 août 1728 |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2008). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach
Sauf les « interventions « CR » signalées par des parenthèses [...] le rédacteur précise qu’il a toujours pris le soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs sélectionnés dans la bibliographie. Semblablement, il a indiqué clairement, entre guillemets «…» toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux. Rendons à César...
ABRÉVIATIONS:
B.c. = Basse continue ou continuo
BCW = Bach Cantatas Website
BG = Bach Gesellschaft = Société Bach (1850-1899).
BGA = Bach Gesellschaft Ausgabe, ou édition d’ensemble (Gesamtausgabe) des œuvres de Bach à partir de 1851
Bj = Bach-Jahrbuch
D = Deutschland
EKG = Evangelisches Kirchen-Gesangbuch.
F = France
PBJ = Petite Bible de Jérusalem
NBA = Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de Bach à partir des années 1954-1955)
NBG = Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach (fondée en 1900)
La première lettre -en gras- d’un mot du texte de la cantate indique la majuscule de la langue allemande.
Dans le corps du texte allemand de la cantate, le mot ou un groupe de mots mis en italiques désignent un affect particulier ou un « accident remarquable ». |
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DATATION BWV 120 |
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BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome I, pages 584 et 586]: « … D’après Smend… Bach aurait écrit pour la cour de Köthen au moins vingt-quatre cantates… Quelques unes des cantates de la période de Leipzig ne seraient que des parodies ou des refontes de cantates… La question se poserait pour BWV 32, 66, 120…etc. D’après Smend, en partie soutenu par les conclusions auxquelles était arrivé Spitta, les cantates BWV 32, 120, 145, 190, 193, 202 présenteraient des particularités de style qui laisseraient penser qu’on doit les considérer comme des parodies ou des réélaborations, avec ajout de nouveaux morceaux de cantates écrites à l’époque de Köthen… Les cantates BWV 32, 120, 145, 193 pourraient avoir été, à l’origine, des œuvres écrites en hommage à Léopold… »
[Tome II, page 589]: « Cantate exécutée en 1728 ou peut-être plus probablement en 1729, elle est, en partie du moins, la parodie d’une œuvre apprêtée pour la cour de Köthen…]
BOMBA: « Ce morceau a été exécuté lors du service religieux à l’occasion de l’élection du Conseil en 1729 ou plus tôt, plus tard en tout cas une fois en 1742. La genèse de la cantate est assez incertaine. Pourtant on a les preuves ou les suppositions de l’emploi répété de certains mouvements et des idées musicales. Il semble également normal que Bach ait eu recours à une musique qui avait été déjà exécutée auparavant une fois dans un autre contexte, pour un événement spécial comme ce service religieux de fête ou qu’il ait écrit une nouvelle musique qu’il attribuera ensuite à d’autres occasions » .
FINSCHER: 1728 ou 1729
HIRSCH: 1728 (ou 1729). Classée CN 176 (Die chronologisch Nummer)
Chronologie 1728 : BWV 216 (5 juin 1728) - BWV 120 (26 août 1728) - BWV 149 (29 septembre 1728) - BWV 197a (25 décembre 1728)
NEUMANN (1971): 30 août 1728 ou 29 août 1729
NYS, Carl de: « Nous connaissons une bonne dizaine de cantates de Bach destinées à célébrer l’élection du nouveau conseil municipal de Leipzig, plus exactement peut-être à être interprétées au culte d’action de grâce après une élection obtenue dans de bonnes conditions. Elles comptent parmi les plus belles et aussi bien entendu parmi les plus éclatantes de celles qu’il a composées. La date est généralement bien connue pour des raisons faciles à comprendre ; pourtant la cantate que nous présentons en première ce soir [6 septembre 1970] offre quelques problèmes de ce point de vue, malgré la présence d’une partition autographe. C’est que le cantor l’a employée deux fois pour une circonstance analogue mais aussi une troisième fois -qui se situe probablement entre les deux autres- pour la célébration de la Confession d’ Augsbourg dont c’était en 1730 le deuxième centenaire ; c’est en effet le 25 juin 1530 que le texte célèbre de la Réforme avait été remis à Charles-Quint et à la diète impériale. Des deux versions ultérieures de l’œuvre nous n’avons que les livrets, dont l’un au moins - BWV 120a Herr Gott, Beherrscher aller Dinge - est signé Picander, ce qui incline à supposer qu’il est également l’auteur des livrets pour le culte d’action de grâces après l’élection BWV 120 et BWV 120b. Cette cantate BWV 120a est une cantate de mariage. Il y a donc trois versions et quatre exécutions de l’œuvre ; elles se répartissent probablement de 1727-1728 à 1735, ce qui indique assez l’estime que le compositeur lui-même avait pour cette musique ».
SCHMIEDER: 1728 ? 1730
WHITTAKER [Tome I, pages 292-295]: Date possible vers 1730, fin août, période habituelle [de l’élection du Conseil].
WOLFF: « La cantate BWV 120 fut écrite pour l’élection annuelle du conseil de la ville de Leipzig. L’œuvre, qui convient à une occasion festive, fut créée le 29 août 1729 au plus tard, mais elle pourrait dater d’une occasion antérieure inconnue… »
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SOURCES BWV 120 |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Mus. ms Bach P 871. Uniwersytet Jagiellonski. Biblioteka Jagiellonska, Krakow,
12 feuillets, 24 pages dont 21 écrites.
BGA.1876: Présentation. La partition originale appartient au chanteur Joseph Hauser à Carlsruhe. Filigrane: blason avec couronne et aigle tourné vers la droite avec ses deux serres.
Titre: « J. J. Concerto à 4 Voci, due Hautb, due Violini, Viola, 3 Trombe, Tamburi è Continuo. Ajout: « …Auf die Rathswahl in Leipzig »
BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome II, page 589]: En 1980-1984, Basso écrivait: « Partition autrefois à Berlin, P 871, à présent perdue ». Depuis la NBA en a retrouvé sa trace à Cracovie (PL).
WOLFF: « La partition originale qui a été préservée montre une révision et une réécriture datant de 1742. La version originale des mouvements 1, 2 et 4 de 1729 n’a donc pas été préservée. Le mouvement 4 provenait peut-être d’un concerto perdu pour violon ».
HERZ: filigrane « Aigle double ».
PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
Pas de sources connues
ÉDITIONS
BACH-GESELLSCHAFT
Jg. XXIV, 249-284. BWV 111-120. Préface et commentaires d’Alfred Dörffel, Novembre 1876
NEUE BACH AUSGABE. NBA.
KANTATEN SERIE I/ BAND 322. RATSWAHLKANTATEN II
Bärenreiter Verlag BA 5077. 1994. Herausgegeben von Christine Fröde. 6 Faksimiles
BWV 120. Pages 55-110. Bl. 1r der Autographen Partitur (Uniwersytet Jagiellonski. Biblioteka Jagiellonska, Krakow, Mus. ms Bach P 871)
Avec BWV 29, 69, anh. 3, anh. 193
Kritischer Bericht (commentaires). BA 5077 41. 1994. Christine Fröde
AUTRES ÉDITIONS
Breitkopf & Härtel. Partition PB 2970
Voix et accompagnement Ch B 2143
Continuo (orgue et clavier). M. Seiffert. OB 2714
Peters: Voix et accompagnement
BCW: Voix et piano. + Exemples musicaux |
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PÉRICOPE BWV 120 |
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[Élection du Conseil municipal de la ville de Leipzig, chaque année, le 24 août, jour de la Saint-Barthélemy. Le Culte d’intronisation, a lieu le lundi ou le vendredi suivant à l’église Saint-Nicolas, principale paroisse de la ville. On félicite les conseillers sortants et on accueille les nouveaux promus. La cantate est donnée après le sermon].
Occurrence identique avec les cantates BWV 119 (30 août 1723. Sans précision pour les années 1724 et 1725. - BWV 193 (1726-1727 ?) - BWV XVIa (W. Neumann), Anh. 4 = 1727 et 1741 ? - BWV 120 (août 1728 ou 1729) - BWV XI (Werner Neumann) Anh. 28 août 1730) - BWV 29 (lundi 27 août 1731) - Cantates non connues pour 1732 à 1738 - BWV 29 - reprise ? (31 août 1739 - BWV V (Werner Neumann), (29 août 1740) - BWV XVIa (W. Neumann). Anh. 4. Reprise le 28 août 1741. Cantates non connues pour les années 1742 (1742…Selon Wolff, une reprise éventuelle de BWV 120) à 1748 - BWV 29, une reprise le 25 août 1749]. |
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TEXTE BWV 120 |
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Auteur inconnu.
Wolfgang Schmieder et Werner Neumann (entre autres) ont suggéré le nom de Picander (Christian Friedrich Henrici, dit), fonctionnaire et librettiste en particulier de l’esquisse du quatrième cycle (inachevé) de cantates prévu par Bach. Il est né le 14 janvier 1700 à Stolpen bei Dresden) et est mort à Leipzig le 10 mai 1764. Renvoi à la cantate BWV 120a dont Werner Neumann a publié le fac-similé (1729) du livret in Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte.
BCW: Selon le musicologue Charles Sanford Terry, il pourrait s’agir aussi [sans certitude] du pasteur de la Thomaskirche, Christian Weiß (1671-1736).
HÄFNER [Bj 1975]: « Le cycle annuel des cantates de Picander (première impression 1728 et réimpression en 1732) doit être considéré comme le livre des textes pour les musiques d’église à Leipzig, à partir de la Saint-Jean de [juin] 1728 jusqu’au quatrième dimanche après la Trinité de 1729 ».
WOLFF: « Dans le premier mouvement [1] le poète anonyme utilise le psaume 65/2 et pour le mouvement final, la paraphrase allemande de Luther du Te Deum « Herr Gott dich loben wir » (1529). Cette strophe du lied anticipait le Te Deum traditionnellement chanté à la fin du service de l’élection du conseil ».
1] Psaume 65, 2 [PBJ 859]. Citation textuelle
4] Psaume 85, 11 [PBJ 882]. Paraphrase
6] BWV 120/6. Texte (4e partie) et mélodie de la paraphrase allemande par Martin Luther du Te Deum « Herr Gott dich loben wir ». A l’origine un chant d’action de grâce remontant au IVe siècle.
Cantique édité par Joseph Klug à Wittenberg (1529) dans le Geistliche Lieder et à Erfurt en 1531. Selon BCW aucune copie de cette première édition ne nous est parvenue. Ce cantique offre de nombreuses versions tant du texte que de la mélodie originale de Luther. Renvoi à Graun, Haendel, Sarti, Joseph et Michael Haydn et ce jusqu’au XXe siècle….
Renvois à :
BWV 16/1. Texte et mélodie (partie 1). Le cantique a donné son titre à cette cantate
BWV 119/9. Texte et mélodie (3e partie, lignes 3 et 4)
BWV 190/2. Citation de la première ligne du cantique et mélodie
BWV 190/7. La mélodie seule
BWV 190a/2. Citation de la première ligne du cantique et mélodie
Mélodie dans BWV 328 (chœur à quatre voix) et BWV 725 (orgue).
Renvoi à EKG 137, le Te Deum de Luther |
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GÉNÉRALITÉS BWV 120 |
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HALBREICH: « Œuvre de fête aux trompettes éclatantes mais curieusement Bach commence par un air pour contralto, sur un fragment de la paraphrase luthérienne du Te Deum, page à l’animation joyeusement affairée, dans laquelle le hautbois d’amour et la voix rivalisent d’allègre virtuosité, et dont le modèle instrumental est peut-être un mouvement de Concerto perdu ».
WOLFF: « La cantate BWV 120 dans son entier constitue le modèle de la cantate de mariage BWV 120a [conservée partiellement], écrite peu de temps après [1729]. La cantate BWV 120b (perdue) serait une version plus tardive (1730) remaniée de la cantate BWV 120, afin de célébrer le deuxième centenaire de la Confession d’Ausburg (fêtes du 25 au 27 juin 1730) à l’église Saint-Thomas (W. Neumann). |
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DISTRIBUTION BWV 120 |
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NEUMANN: Sopran, Alt, Tenor, Baß. – Chor. Trompete I-III, Pauken ; Oboe d’amore I, II ; Streicher ; B.c.
SCHMIEDER: Soli: S. A. T. B. Chor: S. A. T. B. Instruments: Oboe d’amore I, II; Tromba I, II, III: Timpani; Viol. I, II,; Vla; Cont. |
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APERÇU BWV 120 |
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1] ARIE ALT. BWV 120/1 |
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GOTT, MAN LOBET DICH IN DER STILLE ZU ZION, UND DIR BEZAHLET MAN GELÜBDE.
A toi, ô Dieu, louange est due en Sion et on accomplira les vœux qu’on t’a faits.
Psaume 65, 1 [PBJ 859]. Hymne d’action de grâces. « A toi la louange est due, / Ô Dieu, dans Sion, / Que pour toi le vœu soit acquitté… »
Dans l’enregistrement Erato / Rilling / Les grandes cantates, Manfred Schreier se livre à une analyse magistrale du psaume 65 selon le prêche de Martin Luther à Dessau pour le prince de Anhalt en 1534
BGA. 1876. Pages 249-263. La majeur (A). 6/8, 97 mesures
NEUMANN: Alt, 2 Oboi d’amore, Streicher, B.c. Parodie dans BWV 120a/6. Da capo
SCHMIEDER: Alto ; Oboe d’amore I, II ; Viol. I, II, Vla. ; Continuo
BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome II, pages 589-590]: « …L’aria initial est vraisemblablement l’adaptation du mouvement central d’un concerto de solistes perdu… »
[Tome II, page 589] : « …est à nouveau évoqué… le nom de Sion [un point d’orgue à la mesure 26] …trames délicates et subtiles d’une aria « d’entrée » fortement vocalisée à laquelle, cas très rare, est confié un bref texte biblique (Ps. 65, 2) réalisé suivant un modèle mélodique de nature instrumentale… »
BOMBA: « Bach introduit le mouvement avec les tons calmes de la voix d’alto, accompagnée de deux hautbois d’amour, ce qui étonne pour cette occasion mais qui correspond tout à fait à la teneur du texte. Friedrich Smend a ici déjà supposé comme dans le mouvement aux motifs semblables de BWV 35/2 que Bach avait pris comme modèle un mouvement instrumental créé à Köthen, les vocalises virtuoses de la voix d’alto auraient pu être écrites par exemple pour un violon. En tout cas, Bach réutilisa ce mouvement ainsi que le chœur 2 et l’air de soprano 4 dans la cantate de mariage exécutée en 1729, BWV 120a, ainsi dans BWV 120b qui porte le même nom [que BWV 120], jouée le 26 juin 1730 à l’occasion de la fête du 200ème anniversaire de la Confession d’Augsbourg ».
BOYER [Les Mélodies de chorals…page 188] : « …c’est une longue aria d’alto de quatre-vingt-dix-sept mesures qui commence l’œuvre, aria bien routinière où l’alto proclame avec un manque d’humour évident qu’il faut louer Dieu en silence… »
FINSCHER: « Le mouvement initial n’est pas un chœur mais -ce que dictent les paroles- un air d’alto pour ainsi dire « muet » qui ne célèbre les louanges divines que dans les vocalises de virtuosité de la partie chantée, captant l’hommage muet dans une page intime, à la fois ritournelle et mouvement d’accompagnement, déjà presque galante et frappant par sa sonorité moderne… peut-être ce mouvement constitue-t-il la parodie du mouvement lent d’un concerto de soliste écrit à Coethen et aujourd’hui perdu ».
HALBREICH: « Bach commence par un air pour contralto, sur un fragment de la paraphrase luthérienne du Te Deum, page à l’animation joyeusement affairée, dans laquelle le hautbois d’amour et la voix rivalisent d’allègre virtuosité, et dont le modèle instrumental est peut-être un mouvement de Concerto perdu ».
HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk, page 73. Mélismes]: L’alto chante 46 notes sur le mot « lobet » aux mesures 15-17, 23-25 et 68-70 (da capo)
NYS, Carl de: « La première aria de l’œuvre, destinée à la voix d’alto et accompagnée par deux hautbois et l’orchestre à cordes, sur le verset du psaume 65, 2: « Seigneur, on te loue dans la tranquillité de Sion et l’on t’offre des hommages » semble bien être le mouvement lent d’un des concertos pour violons perdus …Le caractère très recueilli, apaisé, le mouvement évoquant la sicilienne à 6/8 rendent l’hypothèse fort vraisemblable, mais l’on comprend aussi pourquoi le cantor s’est souvenu de cette page lorsqu’il eut à composer le verset du psaume ».
…On imagine aisément la présentation de l’œuvre dans le cadre du culte. On chantait la première aria donnant sans doute au pasteur le thème de son sermon de circonstance, l’importance de l’action de grâces qui est un dû, un hommage, l’acquittement d’une dette ».
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach. Le commentaire de l’accompagnement instrumental, page 171]: « L’ondulation morne et infinie de la basse = la longue obscurité de l’âme [Renvoi à BWV 6]… cette formule rythmique est d’ailleurs assez voisine de l’immobilité, pour que Bach l’emploie pour figurer l’idée de calme. Dans la cantate [BWV 120], paraissent à la basse, des groupes de notes répétées en doubles croches » [BG, page 249 et suivantes]
SCHREIER: « …le motif principal présenté par le premier hautbois d’amour apparenté à la première ligne du choral final, sa structure est rigoureusement symétrique. A la voix… colorature en triples croches… si le point d’orgue de la mesure 28 doit être compris comme une citation du psautier, il est facile de voir les rapports du psaume avec le texte chanté ».
WIJNEN: « Curieusement, la cantate BWV 120 « Dieu on te célèbre dans la tranquillité [Paix, repos serait préférable ?] ne commence pas par l’habituelle fanfare festive, mais par une douce aria, probablement pour souligner le « silence » dont parle le texte. Ce silence se caractérise par de longues notes tenues sur « Stille », plus longues même encore dans le da capo, et un long silence survenant en plein discours musical ».
WHITTAKER: « La cantate débute, inhabituellement pour une cantate-choral, par une aria pour alto. Ce morceau est passablement long, presque une centaine de mesures, en un lent 6/8 (Sicilienne), mais d’un grand charme malgré la différence entre le texte et la musique ».
WOLFF: « Le choix inhabituel d’ouvrir la cantate avec un air et de le faire suivre d’un mouvement choral est déterminé par le contenu: le commencement en prière paisible à Dieu à laquelle succède le cri de la foule [2], avec chœur et orchestre complet, incluant les bois et les cuivres ainsi que les timbales. Ce mouvement de choral fut repris après 1742 dans la Messe en si mineur, où Bach le retravailla pour son « Et expecto ». |
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2] CHORSATZ. BWV 120/2 |
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JAUCHZET , IHR ERFREUTEN STIMMEN, / STEIGET BIS ZUM HIMMEL NAUF! [W. Neumann: « auf »] / LOBET GOTT IM HEILIGTUM / UND ERHEBET SEINEN RUHM ; / SEINE GÜTE, / SEIN ERBARMENDES GEMÜTE / HÖRT ZU KEINEN ZEITEN AUF !
Exultez, voix réjouies, / Elevez-vous jusqu’aux cieux ! / Louez Dieu dans le sanctuaire / Et exaltez sa gloire ; / Que sa bonté, / Que sa miséricorde / Ne prennent jamais fin !
BGA. 1876. Pages 264-274. Ré majeur (D), 4/4, 151 mesures
NEUMANN: Chor, Trompete I-III ; Pauken ; Streicher (+ Oboe d’amore I, II), B.c. Parodie dans BWV 120a/1. Da capo. Mouvement bipartite
SCHMIEDER: Chor: Sopr. Alto, Ten. Basso. Tromba I, II, III ; Oboe d’amore I e Viol. I (all’ unis.), Oboe d’amore II e Viol. II (all’ unis.), Vla. ; Continuo
BASSO [Jean-Sébastien Bach. Tome II, page 590]: « …le second [mouvement], dans la forme avec da capo, consiste en une frénétique jubilatio faisant intervenir trompettes (au nombre habituel de trois) et timbales (la section centrale est en accords, contrairement aux deux extrêmes, qui sont polyphoniquement articulés ».
BOMBA: « Le vrai mouvement introductif caractérisé par sa splendeur se place ici en deuxième position. Les cris d’allégresse des voix et leur montée aux cieux sont coulés dans des images musicales directement compréhensibles ; la partie centrale de ce mouvement a été introduite plus tard dans le « Credo » de la Messe en si mineur [avec une cinquième partie vocale ajoutée]. La partie moyenne du chœur de la cantate est homophone et est structurée par des intermèdes musicaux.
BOYER [Les Cantates sacrées…, pages 243-244]: « Chœur de forme da capo. A: chœur polyphonique. B: chœur relativement homophone ».
FINSCHER: « C’est seulement lorsque survient le chœur, s’enchaînant sans récitatif, que les voix entonnent avec trompettes et timbales une explosion d’allégresse. Ce brillant morceau rappelle lui aussi par maints aspects des œuvres instrumentales de Coethen… »
HALBREICH: « C’est ici qu’éclate enfin la jubilation du grand chœur avec trompettes de forme da capo, et dont les volets extérieurs, très transformés, sont devenus l’Et expecto de la Messe en si mineur ».
NYS, Carl de: « …Si l’on excepte les récitatifs et le choral final traditionnel -la quatrième strophe de la paraphrase allemande par Luther (1529), de l’hymne ambrosien-, il ne reste donc qu’un seul mouvement original dans cette partition, mais quel mouvement ! C’est le grand chœur pour quatre voix, trompettes, timbales et cordes n°2, Jauchzet ihr erfreuten Stimmen, page éclatante animée d’un incoercible mouvement ascendant, comme si l’on voyait brusquement monter le chant de joie de l’action de grâces vers le maître de l’histoire ».
…Après le sermon on enchaînait avec le chœur éclatant et jubilant qui exprimait cette action de grâces, mais dans la liberté de l’amour. Deux décades plus tard, lorsque Bach voudra achever sa somme, la Messe en si, il se souviendra de cette extraordinaire envolée lorsqu’il aura à composer les mots qui terminent le symbole de Nicée: Et expecto resurrectionem mortuorum. Il retravaillera son chœur, non pas seulement pour l’adapter à la prosodie du texte latin, mais encore pour lui donner toute la perfection ultime qu’il conçoit pour le testament musical. Mais la destination première de cette partition montre à quel point l’invention musicale de Bach n’est pas gratuite, à quel point son langage est précis et dans quelle mesure fondamentale ce qui lui importe toujours, malgré les combinaisons mathématiques ou ésotériques, c’est l’expression de la Parole… »
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach. La formation rythmique des motifs, page 100]: « Rythme des motifs associés aux paroles où la joie s’épanouit librement. Le type de cette figure rythmique est nettement défini dans les vocalises qui accompagnent …le mot « jauchzen » / pousser des cris d’allégresse » [exemple musical, BGA XXIV, page 265 et BWV 16, BGA II, page 181].
[L’orchestration, page 237]: « Le rôle des trompettes dans l’orchestre de Bach… il en fait somptueusement usage. Il suffit de citer les superbes arpèges des trois trompettes [BGA, XXIV, page 264] et renvois aux cantates BWV 130/1, 129/1, 41/1, 34/1 ».
SCHREIER: « …Le prélude instrumental de ce chœur semble être construit sur la mélodie du choral final… il est possible que l’avant-dernière mesure soit une citation de l’« Amen » de la mélodie de l’hymne… cadences sur les mots Gemüte hört zu keinen Zeiten auf (mesures 71 et 85)… » |
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3] REZITATIV BAß. BWV 120/3 |
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AUF, DU GELIEBTE LINDENSTADT, / KOMM, FALLE VOR DEM HÖCHSTEN NIEDER, / ERKENNE, WIE ER DICH / IN DEINEM SCHMUCK UND PRACHT / SO VÄTERLICH / ERHÄLT, BESCHÜZT / UND SEINE LIEBESHAND / NOCH ÜBER DIR BESTÄNDIG HAT. / WOHLAN, / BEZAHLE DIE GELÜBDE, DIE DU DEM HÖCHSTEN HAST GETAN, / UND SINGE DANK UND DEMUSTLIEDER ! / KOMM, BITTE, DAß ER STADT UND LAND / UNENDLICH WOLLE MEHR ERQUICKEN / UND DIESE WERTE OBRIGKEIT, / SO HEUTE SITZ UND WAHL VERNEUT [Wustmann / W. Neumann donne „erneut“], / MIT VIELEM SEGEN WOLLE SCHMÜCKEN !
Allons, chère cité des tilleuls, / Viens te prosterner devant le Très-Haut., / Sache reconnaître / Combien paternellement / Il te conserve, te protège et te veille/ Dans ta splendeur et ton luxe / Et avec quel amour il étend constamment / Au-dessus de toi sa main. / Allons, / Accomplis les promesses que tu as faites au Très-Haut / Et chante-lui des hymnes de gratitude et de soumission ! / Prie donc qu’il veuille toujours et sans fin / Davantage réconforter ville et contrée / Et parer de toutes ses bénédictions / Cette respectable autorité / Qui renouvelle aujourd’hui son siège et les membres de son Conseil !
BGA. 1876. Page 275. Si mineur (h) → Si mineur (h). 4/4, 17 mesures
NEUMANN : Baß, B.c. Secco
SCHMIEDER: Basso ; Continuo
BOMBA: « Dans le récitatif, le mot « Lindenstadt » apparaît comme dans BWV 119/3. Il s’agit là bien sûr de Leipzig. En réalité il y avait et il y a encore jusque de nos jours, où le tilleul est apprécié en tant qu’arbre des villes très résistant, de nombreux tilleuls à Leipzig et aux alentours. Le tilleul aux racines profondes était déjà familier dans cette région au sol très profond et fertile, lorsque les Slaves formèrent cette colonie en l’an 1015. Ils lui donnèrent le nom de Libzi, « lieu auprès des tilleuls ». Le nom latin et encore courant à l’époque de Bach « Lipsia » a fait revivre ce fait dans la conscience et a été à l’origine de cette allégorie botanique ».
FINSCHER: « Un bref récitatif célèbre en Leipzig la « ville des tilleuls » et mène par là du général au particulier… »
WIJNEN: « …En effet, les tilleuls font partie obligée de tout chant de louanges pour Leipzig… »
WHITTAKER: « première allusion directe [aux autorités] au Conseil municipal de laville … Leipzig était très fière de ses tilleuls… » |
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4] ARIE SOPRAN. BWV 120/4 |
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HEIL UND SEGEN / SOLL UND MUß ZU ALLER ZEIT / SICH AUF UNSRE OBRIGKEIT / IN ERWÜNSCHTER FÜLLE LEGEN, / DAß SICH RECHT UND TREUE MÜSSEN / MITEINANDER FREUNDLICH KÜSSEN.
Veuille en tout temps, il le faut, / Répandre dans la profusion voulue / Prospérité et bénédiction / Sur l’autorité qui nous gouverne, / Afin que justice et loyauté / S’y embrassent dans l’amitié.
Psaume 85, 11 [PBJ 882] … Amour et fidélité se rencontrent, / Justice et paix s’embrassent ; Fidélité germera de la terre…
BGA. 1876. Pages 276-282. Sol majeur (G). 6/8, 90 mesures
NEUMANN: Sopran, Violine (Konzertante), Streicher, B.c. Da capo. Parodie dans BWV 120a/3
SCHMIEDER: Soprano. Violino concertante. Viol. I, II, Vla. ; Continuo
BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome II, pages 589 et 590]: « … Cette aria est la variante d’un mouvement de la Sonate en sol majeur pour violon et clavecin dans sa première version (BWV 1019a/3)… »
[Tome II, pages 590]: « …un violon concertant, lancé sur le terrain de la figuration brillante et ornementale, fournit un constant support au discours de la voix soliste (soprano), complété comme il se doit de sobres interventions de l’ensemble des cordes ».
BOMBA: « Bach avait déjà utilisé une fois l’idée musicale qui sous-tend l’air n° 4, à savoir dans le troisième mouvement de la deuxième version de la Sonate pour violon et clavecin obligé BWV 1019a, sans que l’on puisse dire que cette œuvre créée à Köthen représente une sorte d’archétype. Le mouvement plein des cordes et le rythme calme de ce morceau -comme celui du récitatif suivant accompagné des cordes- dégagent une dignité pondérée et une solennité discrète ».
FINSCHER: « Par ses accents l’air rappelle, ce qui n’a rien de fortuit, le premier mouvement: c’est probablement la parodie d’une composition non conservée de l’époque de Coethen, que Bach avait déjà remaniée antérieurement pour en faire le 3e mouvement de la Sonate de violon BWV 1019a…. »
HALBREICH: « Très bel air pour soprano avec cordes et violons obligés, morceau d’une atmosphère affectueuse et confiante, variante vocale d’un mouvement de Sonate pour violon et clavecin (BWV 1019a). »
NYS, Carl de: « L’aria de soprano accompagnée par les cordes [4] Heil und Segen, où le librettiste paraphrase un verset du psaume 85, semble également remonter à une composition instrumentale antérieure: le cantabile, ma un poco Adagio, troisième mouvement de la sonate pour violon et clavecin n° 6 BWV 1019a ».
PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach. L’orchestration, page 210]: « Le solo de violon joint à l’air de soprano de la cantate [BWV 120] est d’une sérénité plus limpide encore [que dans l’air d’alto « Mon cœur ; enferme cette merveille bénie… » de l’Oratorio de Noël]. Tandis que le mode mineur laissait un voile de mélancolie au solo de l’Oratorio de Noël, la tonalité de l’air de BWV 120 est claire, et il s’écoule avec une absence souriante en prélude à ces paroles: « Le salut et la bénédiction demeureront sur nos magistrats ». BGA XXIV, page 276 ».
[La musique instrumentale, page 355]: « Le cantabile, ma un poco adagio de la sonate BWV 1019a est transcrit dans BWV 120/4… La mélodie du soprano est modelée sur la partie de clavecin, le violon solo joue la partie de violon originale, et le quatuor à cordes réalise les harmonies de la basse continue]. |
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5] REZITATIV TENOR. BWV 120/5 |
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NUN, HERR, SO WEIHE SELBST DAS [W. Neumann/BGA: « dein »], REGIMENT MIT DEINEM SEGEN EIN, / DAß ALLE BOSHEIT VON UNS FLIEHE, / UND DIE GERECHTIGKEIT IN UNSERM HÜTTEN BLÜHE, / DAß DEINES VATERS REINER SAME / UND DEIN GEBENEDEITER NAME / BEI UNS VERHERRLICH MÖGE SEIN !
A présent, Seigneur, accorde toi-même au gouvernement la consécration de ta bénédiction / Afin que toute méchanceté s’écarte de nous / Et que la justice soit florissante dans nos demeures, / Afin que la descendance sans tache de ton Père / Et ton nom béni entre tous / Soient glorifiés parmi nous !
BGA.1876. Page 283. Ré majeur (D) → Fa dièse mineur (fis). 4/4, 9 mesures
NEUMANN: Tenor, Streicher, B.c.
SCHMIEDER: Ten.; Viol. I, II; Vla.; Continuo
FINSCHER: « Un cérémonieux accompagnato, de plus grand poids que le premier récitatif, conduit au choral final… » |
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6] CHORAL. BWV 120/6 |
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NUN HILF UNS, HERR, DEN DIENERN DEIN, / DIE MIT DEINEM [W. Neumann: « teuren Blut »] BLUT ERLÖSET SEIN ! / LAß UNS IM HIMMEL HABEN TEIL / MIT DEN HEILGEN IM EWGEN HEIL ! / HILF DEINEM VOLK, HERR JESU CHRIST, / UND SEGNE, WAS DEIN ERBTEIL IST ; / WART UND PFLEG IHR’ ZU ALLER ZEIT / UND HEB SIE HOCH IN EWIGKEIT !
Aussi veuille nous secourir, nous, tes serviteurs / Que tu as rachetés de ton sang ! / Donne-nous place au ciel / Avec les saints dans le salut éternel ! / Viens au secours de ton peuple, Seigneur Jésus-Christ, / Et bénis ce qui est ta famille. / Veille sur lui et prends soin de lui dans tous les temps / Et élève-le jusqu’à la vie éternelle !
Texte (4e partie ; huit vers) et mélodie de la paraphrase allemande par Martin Luther du Te Deum « Herr Gott dich loben wir »
Simple choral harmonisé. Mélodie du cantique. Renvoi BWV 13, 119, 190, 190a
BGA. 1876. Page 284. Si mineur (h) → Ré majeur (D). 4/4, 16 mesures
NEUMANN: Chor, Instruments non précisés sur l’autographe)):Oboe d’amore, Streicher, B.c.
SCHMIEDER: Chor : Sopr., Alto, Ten., Basso. Les instruments colla parte ne sont pas précisés
BOYER [Les Cantates sacrées…, pages 243-244]. Choral harmonisé. Mélodie de choral (MDC 041) de type I
FINSCHER: « …choral final dont la simplicité produit ici, dans une œuvre atténuant de la sorte les manifestations de joie solennelle et offrant presque le caractère intime de la musique de chambre, une impression bien moins programmatique que dans la cantate BWV 119 ».
SCHREIER: Cet auteur propose deux sources bibliques pour la 4e strophe du cantique de Luther. La première renvoie à l’Épître aux Colossiens [PBJ 1737] avec le texte « vous remercierez le Père qui vous a mis en mesure de partager le sort des saints dans la lumière » ; la deuxième cite le psaume 28, 9 [PBJ 825] où il est dit: « Sauve ton peuple, bénis son héritage, / Conduis-les, porte-les à jamais ». Une troisième source demeure obscure avec un renvoi à la première ou à la seconde Épître de Saint-Pierre [PBJ 1781 ou 1786]. |
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BIBLIOGRAPHIE BWV 120 |
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BACH CANTATAS WEBSITE:
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CROUCH, Simon. Notice 1966-1998
EMMANUEL MUSIC. Notice de Craigh, Smith (le seul musicologue à dater la cantate de 1727 ?)
ORON, Aryeh. Discussions I : 4 mars 2001. Projet II: 13 juillet 2008
AMBROSE, Z. Philip (University of Vermont): The new translation of cantata texts. Hänssler/ Rilling. Die Bach Kantate (67). 1992
Voir aussi le NET : Classics/faculty/bach/BWV
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Vol. 2 (1985): pages 248, 268, 447, 566, 586, 587, 589-590, 605, 724, 834, 862
BOMBA, Andreas: Notice de l’enregistrement Hänssler / Rilling / edition bachakademie [Vol. 38]. 1999
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Breitkopf n° 3765: 389 Choralgesänge für vierstimmigen gemischten Chor (sans date). Classement alphabétique. C 133, 134
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: Sämtliche von Johann Sebastian Bach vertonte Texte. VEB Leipzig 1974. Pages 172, 333 [BWV 120b/1]
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53] Kleine Bachstudien, in BJ 1933, S. 30-70
55] Johann Sebastian Bach und das Musikleben Leipzigs im 18. Jahrhundert.
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SCHNEIDER, Charles: Luther poète et musicien et les Enchiridien de 1524. Edition Henn. Genève 1942
SCHREIER, Manfred: Notice de l’enregistrement Erato / Rilling. Traduction de Carl de Nys. Juillet 1973
SCHWEITZER, Albert: J.- S. Bach "Le musicien-poète". Foestich 1967, 8e édition. Page 194 (simple citation)
SMEND, Friedrich: 63] Bachs h-moll-Messe. Bj. 1937
69] Bach in Köthen, Berlin 1951.Kantaten BWV 22, 23, 32, 63, 64, 66, 66a, 120, 134, 134a, 145, 173, 173a, 184, 184a, 190, 193, 193a, 202, 244a, 249a, IX, XII, XIII
SPITTA, Philipp: Johann Sebastian Bach. Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »
Novello & Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes. Tome 2, pages 471
[Spitta ne paraît pas avoir porté d’intérêt à cette œuvre].
WIJNEN, Dingeman van: Notice (sur CD) de l’enregistrement de Peter Leusink
WHITTAKER, W. Gillies: The Cantatas of Johann Sebastian Bach. Sacred & Secular Oxford U. P. 1959-1985
Tome I, pages 234, 236, 238, 292-295. Tome II, page 74
WOLFF, Christoph: Notice de l’enregistrement de T. Koopman (Volume 20). 2005
WUSTMANN, Rudolf: J.S. Bachs geistliche und weltliche Kantatentexte. Breitkopf & Härtel, 1913-1967. Pages 313-314
ZWANG, Philippe et Gérard: Guide pratique des cantates de Bach. R. Laffont 1982. Pages. ZK 166. Pages 257-258
Réédition révisée et augmentée. L’Harmattan 2005 |
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DISCOGRAPHIE BWV 120 |
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Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW).
DURÉE: Harnoncourt (21’16). Herreweghe (19’53). Koopman (19’32). Leusink (20’47). Mandel (20’20). Neumann (26’). Rilling (22’20)
BACH CANTATAS WEBSITE: Discographie établie par Aryeh Oron et complétée, autant qu’il a été possible par [CR].
6 références (Mars 2001 - janvier 2006) + 1 mouvement individuel (mars 2001 - juillet 2006)
3] HARNONCOURT. Tölzer Knabenchor. Concentus Musicus Wien. 1982
Disque Teldec Das Kantatenwerk [Vol. 30] 635578-00-501-503 (SKW 30/1-2)
CD (D). Teldec. Das Kantatenwerk - Sacred Cantatas, Vol. 7
CD Teldec Das Kantatenwerk [Vol. 30] CD 242 609-2 ZL. 1982
Voir aussi CD Edition Bach 2000 et la reprise de l’intégrale par Warner Classics 2007.
4] HERREWEGHE. Collegium Vocale Gent. CD Harmonia Mundi France. Janvier 1999.
CD Harmonia Mundi 2981 690 HM 65. Deux éditions. Notice tirée de l’ouvrage de Alberto Basso
6] KOOPMAN [Vol.20]. The Amsterdam Baroque Orchestra & Choir.
Séances d’enregistrement: 6/2001 [Mvt. 5], 5/2002 [Mvt. 3], 9 et 10/2002 [Mvt. 4], 2/2003 [Mvt. 2 et 6], 10/2003 [Mvt. 1]
CD Antoine Marchand CC 72220. 2005.
5] LEUSINK. Holland Boys Choir / Netherlands Bach Collegium. Juin, juillet 2000
CD Brilliant Classics 2000. Bach Edition, Vol. 21. Cantatas Volume 12
Reprise Bach Edition 2006 CDV IV- 93102-30-106. Avec BWV 41, 29
1] MANDEL, Arthur. The Cantata Singers and Orchestra. Disque Schola Antiqua. Fin des années 40, début 50.
2] RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium Stuttgart. [1 et 3] = avril 1982. [2, 4, 6] = mars avril 1973
Disque (D). Die Bach Kantate. Hänssler Classics Verlag 98665. Avec BWV 69
Disque Erato (F). Les grandes cantates STU 70855 [Vol. 4]. Coffret de 5 disques. 1975.
CD. Die Bach Kantate [Vol. 67]. Hänssler Classic Laudate 98. 829. Avec BWV 193, 69
CD. Hänssler edition bachakademie [Vol. 38]. Hänssler-Verlag. CD 92.038. 1999
Référence incertaine (1/2008):
Louisville Bach Society. Disque Riverside. USA, vers 1965-1970
Enregistrement signalé par Alain Fantapié. Revue Diapason, n° 195, mars 1975: "Une interprétation de la BWV 146, due à F. Prohaska, a disparu du catalogue américain (d'après BCW, elle date de 1953) où subsistent seulement couplées en un disque Riverside, les Cantates BWV 69 et 120 par La Louisville Bach Society et des interprètes américains. Ce disque n'a jamais été disponible en France".
EN CONCERT
MARTIN, Père Émile. Orchestre de chambre Paul Kuentz. La Société des Chanteurs de Saint-Eustache. ORTF 23 nov. 1970
Mazamet, septembre 1970
MOUVEMENT INDIVIDUEL BWV 120
M-1. 6] Nicol Matt. Nordic Chamber Choir. Soloists of the Freiburger Barockorchester. Juin 1999
Bach Edition 2000. Oeuvres vocales, volume 23
Reprise CD Brilliant Classics. Bach Edition 2006. CD V-93102/32/138 |
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Contributed by Claude Role (January 2008) |