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Commentary: Cantatas BWV 1-50 | Cantatas BWV 51-100 | Cantatas BWV 101-150 | Cantatas BWV 151-200 | Cantatas BWV 201-224 | Other Vocal Works BWV 225-524 | Sources |
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Ihr werdet weinen und heulen Vous pleurerez et vous vous lamenterez… Commentary in French |
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ZUM SONNTAG JUBILATE |
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Avertissement |
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Cette notice dédiée à une cantate de Bach tend à rassembler des textes, des notes, voire des critiques discographiques souvent introuvables ou difficilement accessibles aujourd’hui (2009). Le but est de donner à lire un ensemble cohérent d’informations et de proposer aux amateurs et mélomanes francophones un panorama élargi et espéré parfois inédit de cette partie de l’œuvre vocale de Bach |
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Leipzig. Dimanche 22 avril 1725. 2 Jahrgang. |
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PARTITION AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR BG: Titre de la main de Bach, à la couverture: « Dominica Jubilate / Ihr werdet weinen und heulen / a / 4 Voci / Tromba / Flauto piccolo / 2 Hautb: d’Amour / 2 Violini / Viola / e / Continuo / di / John : Sebast. Bach. Sur le haut de la première page : JJ. [Jesu juvat] Doica [dimanche] Jubilate Ihr werdet weinen und heulen A la fin, contrairement à l’habitude, Bach n’a pas mis le fameux « SDG ». [L’appellation « Concerto » signalé par Alberto Basso n’a pas été détectée pour la cantate BWV 103. Voir cependant en annexe André Spitta et Werner Neumann]. Cette cantate figure dans le catalogue des œuvres ayant appartenues à Carl Philipp Emanuel Bach Emanuel. Comportant 86 cantates sacrées), il fut publié à Hambourg en 1790, par Gottlieb Friedrich Schniebes sous le titre « Verzeichniss des musikalischen Nachlasses des verstorbenen Cappelmeisters Carl Philipp Emanuel Bach ». BCW / BRAATZ: « A la mort de son père, la partition autographe vint en la possession de Carl Philipp Emanuel Bach. Dans le même temps il reçut aussi des copies (doubles) des parties séparées originales. Ceci est confirmé par la liste des œuvres de son père qui apparurent en 1790 après sa propre mort. Le propriétaire suivant fut la Berliner Singakademie. En 1855 ce fut la Bibliothèque royale de Berlin qui acquit la partition et les doubles [des parties séparées]. Les parties séparées originales entrèrent à la Deutsche Staatsbibliothek de Berlin via le collectionneur Karl Otto Friedrich von Voß (1786-1864) qui les détenait depuis 1806. Rien n‘est assuré à leur propos en ce qui concerne la période entre 1750 et 1806 ». HERZ: reconnaît le filigrane aux deux épées entrecroisée (SW. 1). SCHMIEDER: 12 feuilles, 21 pages écrites PARTIES SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN Mus. ms Bach St 63M. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kulturbesitz. Anciennement à la Marburg Staatsbibliothek.. Berlin West. HERZ: L’auteur propose l’écriture du copiste de Johann Andreas Kuhnau (K4) dans la dernière partie de son séjour à Leipzig ainsi que celle Wilhelm Friedmann Bach. ÉDITIONS La première édition fut faite en 1830 sous le titre "Kirchenmusik zu 4 Singstimme mit Orchester". 2 vol. (avec les cantates BWV 101 à 106), présentée par Adolph Bernhard Marx pour l’éditeur Simrock. SOCIÉTÉ BACH = BACH-GESELLSCHAFT (BG) BG Jg. XXIII, (23e années - BWV 101-110). Pages 69 – 94. Préface de Wilhelm Rust (1876) [Partition de la BG / Breitkopf & Härtel, dans le coffret Teldec / Das Kantatenwerk / Harnoncourt, volume 26. 1980] NOUVELLE ÉDITION BACH = NEUE BACH AUSGABE (NBA) KANTATEN SERIE I/ BAND 11/2. KANTATEN ZUM SOONTAG JUBILATE Bärenreiter Verlag BA 5072. 1989. Heraugegeben von Emans, Reinmar. 5 fac-similés BWV 103. Page 27. Bl 1r [début 1] Deutsch Staatsbibliothek zu Berlin. Mus. ms. Bach P 122 - Bl 1r [Violino conc. Johann Ludwig Krebs. Staatsbibliothek zu Berlin Preußicher Kulturbesitz. Berlin/West. Mus. ms Bach St 63 [début 1]. Kritischer Bericht (commentaires). BA 5072 41. Emans, Reinmar 1989. AUTRES ÉDITIONS BCW : Réduction voix et piano (36 pages) et partition de la BG Breitkopf & Härtel. Partition PB 2953. Orch. Voix, orgue et clavier (par Max Seiffert) : OB 1914/16. Chœur ChB 1416 et 1868. 2008: Réduction voix et piano = EB 7103 (36 pages) – Chœur = ChB 4603 Kalmus Study. Volume 30, 834. 1968 (avec les cantates BWV 104 à 106) Peters. Réduction voix et piano |
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Dimanche « Jubilate » (3e dimanche après Pâques). L’introït du psaume 65 « Jubilate Deo, omnis terra, alleluja » donne son titre à ce dimanche, comparable au psaume 100, versets 1 et 2 dont l’incipit commence sur les mêmes paroles « Jubilate Deo, omnis terra ». |
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Texte de Christiane Mariane von Ziegler dans le recueil [Volume = Teil 1] Christianan Marianen / von Ziegler / Herzlich / in gebundener / Schreib-Art.. Leipzig / Bey John. Friedrich Brauns Sel. Erben 1728. Andachtige Gedichte. Fer. II Pentec. Née à Leipzig en Juin 1695 et morte le 1er mai 1760 à Frankfurt am Oder, c’est la fille du maire de Leipzig, Frantz Conrad Romanus. |
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SCHWEITZER [J. S. Bach, tome 1, page 241, note 3]: « Zelter et Goethe »: « Zelter [tout d’abord maçon puis violoniste et chef d’orchestre. Ami de Goethe avec lequel il échangea une importante correspondance. Membre de la Singakademie de Berlin. Mendelssohn fut son élève ( ?)] semble aussi avoir exécuté quelques cantates en privé. Il admirait particulièrement les cantates BWV 39, 103, 22, 110… » |
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NEUMANN. Solo : Alt, Tenor. – Chor. Trompete (D) ; Flauto piccolo = hohe Blockflöte (in späterer durch solovioline oder Querflöte) ; |
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1] CHORSATZ (Rilling: Coro e basso solo).. BWV 103/1 |
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I HR WERDET WEINEN UND HEULEN, ABER DIE WELT WIRD SICH FREUEN.Baß: IHR ABER WERDET TRAURIG SEIN. CHOR : DOCH EURE TRAURIGKEIT SOLL IN FREUDE VERKEHRET WERDEN. Vous pleurerez et vous vous lamenterez, mais le monde, lui, se réjouira. Vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se transformera en joie. Si mineur (h), 155 mesures, 3 /4. - 1] Sinfonia (mesures 1 à 26) - 2] Première fugue (mesures 27 à 55) – Deuxième fugue et ritournelle (mesures 55-74 et 75 à 100) – 4] C (4/4) Arioso de basse, adagio: (mesures 101 à 108) – Troisième chœur fugué (Dürr = Fugue II) avec ritournelles (mesures 109 à 128 puis 129 à 155). BG. Jg. XXIII (23e année). Pages 69-83. Evangelium St. Johannis Cap. 16, 16-23. Flauto piccolo / Oboe d’Amore I. / Oboe d’Amore II. / Violino I. / Violino II. / Viola. / Soprano. / Alto. / Tenore. / Basso. / Continuo. NEUMANN. Chor ; Baß. Flauto piccolo (d’origine) Blockflöte (Version plus tardive (späterer Fassung) Solovioline oder Querflöte) ; Oboe d’amore I, II ; Streicher ; B.c. Sinfonia introductive. Chœur fugué et arie de basse (Baßarioso) avec le thème thématique aux instruments BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome 2, pages 392-393]: «…Bach fait entonner par le chœur [Jean 16, 20], en le chargeant d’une complexe structure polyphonique, en style de fugue (du genre de « permutation »), dfois proposée, avec un large morceau instrumental d’introduction, ensuite englobé dans la fugue caractérisé par la présence constante d’une flûte à bec soprano… les cent mesures qui composent cette première partie sont suivies d’un adagio en style de récitatif accompagné (dans une mesure binaire [4/4] contrastante), confié à la basse…» BCW: De nombreux intervenants s‘interrogent sur l‘utilisation relativement rare chez Bach (renvois aux cantates BWV 8, 96 et 103) d‘une „Flauto piccolo“ et de son éventuelle signication cachée, ici dans le premier chœur. Certains musicologues y ont vu une signification parfois assimilée à des „traits moqueurs“ adressés aux chrétiens en l‘absence de Jésus… BOMBA: «…En règle générale et en accord avec la tradition, Bach confie la tache de reproduire l’effet pseudo-emphatique de la « vox – voix » Christi au soliste de basse . Et la basse joue réellement ce rôle dans cette cantate, à savoir sous forme de césure en plein chœur introductif, ce qui prend à nouveau une forme très élégante et riche en détails. Bach tient à présenter dès le début le contraste décrit, de tension intense des mouvements internes. Le texte lui-même impose la pratique de cette méthode, car il parle de pleurs et de lamentations et en même temps de la métamorphose de cet abattement en joie – c’est ainsi que le lien avec le thème de ce dimanche est réalisé . D’une part, la symphonie instrumentale dans laquelle le mouvement est intégré, offre un contraste important : les instruments solistes (flûte, deux hautbois d’amour) opposés aux cordes d’autre part, la structure du chœur construit sous forme d’une fugue double archaïque au centre de ce mouvement « moderne ». Les sujets de la fugue reprennent nettement les émotions contraires exprimées dans le « Weinen –pleurerez » (motif du lamento) et le « Freuen – s’en réjouira » (mouvement vocalises). Au centre de cette suite en motet, la « vox Christi » a un double rôle à jouer, à savoir de produire un certain ralentissement mais, en faisant planer en même temps, la menace de la tristesse, de donner au chœur, Le coup d’envoi l’incitant à espérer la joie éternelles en des mouvements joyeux au-delà des pleurs et lamentations ». DÜRR: Structure: Sinfonie – A: : Fugue I (Ihr werdet weinen und heulen – Sinfonie (1ère ligne) + Chor („ aber dieWelt wird sich Freuen“ – A‘: Fugue II (Sinfonie + Chor (aber die Welt wird sich Freuen) – B Récitatif („Ihr aber werden trauring sein“) – A‘ Fugue II („Doch eure Traurigkeit“) – Sinfonia + Chor („soll in Freude verkehret werden“) . Principe des motets FINSCHER: «…Le chœur initial, d‘une structure extrêmement complexe, est déjà entièrement disposé en fonction de ce contraste [tristesse / joie], que les deux récitatifs et airs continuent à développer…» GARDINER: «…Eclatante fanfare pour violon concertant doublant la flûte à bec soprano en ré… Sujet de fugue anguleuse (comprenant une seconde augmentée et une septième ascendante)… la thématique instrumentale ne représente pas la joie des disciples devant la résurrection du Christ mais les rires tapageurs des sceptiques…» HIRSCH [Die Zahl im Kantatenwerk Jhann Sebastian Bachs, page 47]: Le thème de la première fugue est de 14 notes = Bach lui-même? HOFMANN: «…Pour le chœur d’entrée, Bach fait appel à une conception sonore totalement inhabituelle : au sein de l’orchestre, en plus des cordes habituelles s’ajoutent deux hautbois d’amour et une flauto piccolo, que l’on appelle aujourd’hui flûte à bec soprano en ré. Bach a confié à cet instrument rarement utilisé une partie concertante exigeant la plus haute virtuosité… le commencement en récitatif sur les mots de « Ihr werdet weinen und heulen - Vous pleurerez et vous vous lamenterez…» chantés par la basse et représentant la voix de Jésus… après un moment de repos, Bach reprend l’idée du lien contrapuntique des deux champs affectifs. Le nouveau texte « Doch eure Traurigkeit soll in Freude verkehret werden - Vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se transformera en joie. » ne présente pas une nouvelle musique mais a plutôt recours à des variations simples sur les thèmes entendus précédemment….» LEMAÎTRE : «…Il faut remarquer que la tête du contre-sujet de la fugue 1 traduit de façon efficace les lamentations par une descente chromatique de quarte…» PIRRO [J.-S. Bach, pages 155-158] : « Bach interprète de la façon la plus transparente l’antithèse contenue dans ce verset de l’évangile [Jean 16, 20]. D’une part, il exprime la tristesse par un thème chromatique, d’autre part il annonce la joie par un motif de rythme agile. Voici le début de la partie de soprano où figurent, expliquées par les mots ces deux dessins mélodiques. [+ Exemple musical]. On observera que dans le thème de lamentations, Bach emploie la suite chromatique descendante dont l’acception douloureuse est si fortement déterminée chez les maîtres du XVIIe siècle. Dans le thème de l’allégresse, il se sert d’une formule rythmique également significative. M. Hermann Kretzschmar dit avec raison que, dans tous les passages où Bach nous propose cette cadence, on peut être certain qu’il veut manifester sa « bonne humeur ». (note: Ersten deutsches Bach-Fest in Berlin – 21 au 23 mars 1901), Festchrift und Programmbuch, p. 37). Ces thème paraissent aussi dans l’accompagnement de l’orchestre, où les flûtes émettent une sorte de rire aigu. A partir du moment où le chœur se met à chanter « Votre tristesse se changera en joie », le motif de la douleur s’éteint peu à peu, se fond dans de longues tenues, et le chœur termine par des vocalises joyeuses ». PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach – Le commentaire de l’accompagnement instrumental, pages 164-165 ]: «…L’usage dans les voix, des thèmes chromatiques… Il nous reste maintenant à en considérer une fonction plus spécialement instrumentale », non plus entièrement symbolique, mais, jusqu’à un certain point imitative… l’emploi de ce moyen sonore pour représenter, d’une manière directe, les pleurs mêlés de sanglots, et les larmes geignantes… Nous trouvons le thème nettement expliqué, au début de la cantate Ihr werdet weinen und heulen BWV 103], dans cette phrase du ténor [+ Exemple musical, BG XXIII, page 71]. Une mesure avant la voix, la flûte avait déjà fait entendre la même suite chromatique. Ici, l’interprétation instrumentale est immédiatement précisé par le chant… ». Renvoi à BWV 13 BG II, page 93 ». [Page 184]: «…motif rythmique formé de croches et de doubles croches… Dans le premier chœur de la cantate [BWV 103], un rythme semblable fait contraster la joie des impies avec la plainte des fidèles [+ Exemple musical, BG XXIII, page 69, partie du hautbois]. Renvoi à la cantate BWV 10, BG, I, page 277 et BWV 62, BG XVI, page 21. [L’orchestration, page 230]: « Dans la cantate [BWV 103] : , Bach se sert du Flauto piccolo dont les arpèges aigus se joignent dans le chœur, au thème de la « joie du monde ». … Dans le récit de basse qui sépare ce chœur [1] en deux parties, la flûte fait au contraire entendre, à trois reprises, un court motif de lamentation [BG XXIII, pages 69 et suivantes]. [Les compositions adaptées, page 336]: « le motif joué par le violino concertante (ou flauto traverso) et la flauto piccolo dans le premier chœur de la cantate [BWV 103], pour symboliser la joie maligne du monde, tandis que les fidèles se lamentent. Renvoi à la Passion selon sain Jean (le leitmotiv de la haine des hommes contre le Messie). ROBERT: « Les mots soupirer et lamentablement pleurer » sont toujours accompagnés d’un gémissement chromatique… un exemple très caractéristique de cet emploi se rencontre au début de la cantate BWV 103, sur les mots « vous pleurerez » [+ Exemple musical]. ROMIJN: «…Peinture sonore de Bach, les secondes augmentées, les poignants sauts de 7e et les chromatismes sur « Weinen - pleurer »… la fin du premier chœur présente une particularité, un lent solo de basse sur les mots « Ihr aber werdet traurig sein ». SCHWEITZER: «…Bach pousse jusqu’à l’extrême la description du contraste entre la douleur et la joie, par l’antagonisme de ces deux motifs [+ Exemple musical. Motif de la douleur – motif de la joie]. WHITTAKER: …les arpèges des crochesde la flauto piccolo, rendent évident les moqueries acerbes des incroyants. Renvoi à la foule [la Turba] des Passions. L‘importance du mot „aber“ ouvrant le rythme de joie et le changement de climat, avec renvoi au premier chœur de la cantate BWV 21/2 ». |
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2] REZITATIV TENOR. BWV 103/2 |
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W ER SOLLTE NICHT IN KLAGEN UNTERGEHN, / WENN UNS DER [Wustmann: „das“] LIEBSTE WIRD ENTRISSEN ? / DER SEELEN [Neumann done BG „Seele“] HEIL, DIE ZUFLUCHT KRANKER HERZEN / ACHT NICHT AUF UNSRE SCHMERZEN.Qui ne se répandrait pas en plaintes / Lorsque l’Être bien-aimé nous est arraché ? / Le salut des âmes, le refuge des cœurs malades / Ne teint plus compte de nos souffrances. Fa dièse mineur (fis) – ut dièse mineur (cis). 7 mesures, C BG. Jg. XXIII. Page 84. Recitativ. Tenore. / Continuo. NEUMANN. Rezitativ Secco avec élément arioso. Tenor, B.c. BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome 2, page 393]: «…caractère de similarité avec le deuxième récitatif, n° 4 … conclusion en arioso…» HIRSCH: affects (dissonances) sur les mots „Klagen“, „kranker“, le mot „Schmerzen“ en arioso |
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3] ARIE ALT. BWV 103/3 |
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K EIN ARZT IST AUßER DIR ZU FINDEN, / ICH SUCHE DURCH GANZ GILEAD ; / WER HEILT DIE WUNDEN MEINER SÜNDEN, / WEIL MAN HIER KEINEN BALSAM HAT ? / VERBIRGST DU DICH, SO MUß ICH STERBEN. / ERBARME DICH, ACH, HÖRE DOCH ! / DU SUCHEST JA NICHT MEIN VERDERBEN, / WOHLAN, SO HOFFT MEIN HERZE NOCH.On ne peut trouver d’autre médecin que Toi, / Je cherche dans tout Galaad. / Qui peut guérir les plaies de mes péchés / S’il n’y a pas ici de baume ? / Si tu te dérobes, il me faut donc mourir. / Aie pitié, ah, prête-moi l’oreille ! / Ce n’est pas ma perte que tu cherches. / Aussi mon cœur espère-t-il encore. Fa dièse mineur (fis), 69 mesures, 6/8 BG XXIII. Pages 84-88. Arie. Violino concertante o Flauto traverso. / Alto. / Continuo (marqué staccato e piano) NEUMANN. Triosatz. Alt, Flauto piccolo -ou Blockflöte ; voir 1]. B.c. Forme bipartite avec ritournelle instrumentale BASSO [Jean-Sébastien Bach, tome 2, page 393]: «…caractère virtuose, forme bipartite et recours à un instrument concertant…» HOFMANN: «…air d’alto avec une partie obligée virtuose de flauto piccolo… La tête du thème de la partie de flûte, à l’allure résolue, n’est pas seulement reprise par la voix aux mots « Kein Arzt ist außer dir zu finden - On ne peut trouver d’autre médecin que Toi… » au commencement mais également en d’autres endroits, variée et reprise différemment…» LABIE: « Le commentaire des douleurs est inspiré à Mariane von Ziegler par un texte de Jérémie 8, 22. La figure de la maladie conduit tout naturellement à la crainte de la mort inévitable si Dieu se dérobe et refuse son secours. Le chant de souffrance de l’âme est accompagné par le grincement de la flûte piccolo qui, comme un merle de blasphème, en souligne et en travestit la ligne. ». NEUMANN: Le texte de Christiane Mariane von Ziegler subit dans la cantate quelques très légères modifications « da man hier keinen Balsam hat ? et « Drum hofft mein armes Herze noch ». PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach – direction des motifs, page 35]: « …L’idée de plénitude lui [Bach] suggère aussi des motifs de grande envergure. Il les forme volontiers avec les notes de l’accord parfait arpégé, et les épanouit sur l’octave entière [+ Exemple musical sur le mot « ganz » BG XXIII, page 85]. Renvoi aux cantates BWV 115/3 et BWV 151/2. ROMIJN «…Partie concertante de flûte à bec sopranino ». |
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4] REZITATIV ALT. BWV 103/4 |
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D U WIRST MICH NACH DER ANGST AUCH WIEDERUM ERQUICKEN ; / SO WILL ICH MICH ZU DEINER ANKUNFT SCHICKEN, / ICH TRAUE DEM VERHEIßUNGSWORT, / DAß MEINE TRAURIGKEIT / IN FREUDE SOLL VERKEHRET WERDEN.Après l’angoisse que j’ai traversée tu me réconfortes de nouveau : / Aussi vais-je me préparer à ta venue. / J’ai confiance en ta promesse / Selon laquelle ma tristesse / Se changera en joie. Si mineur (h) → ré majeur (D), 9 mesures, C BG. Jg. XXIII. Page 88. Recitativ. Alto. / Continuo. NEUMANN. Rezitativ secco. Alt, B.c. HIRSCH: Accords de septième sur les mots „Angst“ „“Traurigkeit“ et colorature sur le mot „Freude“. HOFMANN: «…colorature élaborée sur le mot « Freude – joie »… NEUMANN [fac-similé, page 359]: nombreuses modifications de texte dans la cantate par rapport au texte imprimé de 1728 |
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5] ARIE TENOR. BWV 103/5 |
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E RHOLET EUCH, BETRÜBTE SINNEN [BG: „Stimmen“], / IHR TUT EUCH SELBER ALLZU WEH. / LAßT VON DEM TRAURIGEN BEGINNEN, / EH ICH IN TRÄNEN UNTERGEH, / MEIN JESUS LÄßT SICH WIEDER SEHEN, / O FREUDE, DER NICHTS GLEICHEN KANN ! / WIE WOHL IST MIR DADUCH GESCHEHEN, / NIMM, NIMM MEIN HERZ ZUM OPFER AN !Remettez-vous, sens affligés, / Vous ne vous infligez vous-mêmes que trop de douleur. / Abandonnez votre tristesse, / Avant que je ne me répande en pleurs / Mon Jésus se manifeste de nouveau à moi, / O joie à nulle autre égale ! / Oh ! quel bien m ‘a été fait par cette intervention, / Prends, prends mon cœur en offrande ! Ré majeur (D), 66 mesures, C BG Jg. XXIII. Pages 89-93. Arie. Tromba. / Violino I. (oboe d‘amore I, II. col Violino I.) / Violino II. / Viola. / Tenore. / Continuo NEUMANN. Tenor ; Hohe Trompete (obligée) (Oboe = Rilling) ; Streicher ; B.c. Arie da capo Forme bipartite avec comme un da capo (Zweitelig mit da-capo ähnlicher abrundung). BASSO: «…Rythme dansant de Gigue » [?] «…caractère virtuose, forme bipartite et recours à un instrument concertant…» HOFMANN: «…L’air de ténor rassure joyeusement les « betrübte Sinnen – esprits attristés » alors qu’une légère tristesse –traduite musicalement par des « perturbations « harmoniques – est chassée par la trompette et des motifs de fanfare en accord parfait à l’orchestre ainsi que par les coloratures « joyeuses » et enlevées de la partie soliste ». LABIE: «…La disparition de l’instrument [la flûte piccolo] marque la ligne de partage des eaux qui coupe cette cantate en son milieu. Le musicien nous fait entrer dans les promesses du réconfort…. L’union de la sérénité et de l’exultation est soulignée par les instruments qui supportent le chanteur : les hautbois de la tendresse et la trompette de la gloire. » LEMAÎTRE: «…Par son caractère dansant, la brillance de la sonorité de la trompette, la tonalité de ré majeur, le motif musical en fanfare et les longues vocalises sur « Freude, l’air de ténor transforme la douleur en joie ». PIRRO [L’Esthétique de Jean-Sébastien Bach – La formation rythmiques des motifs, page 101]: «…l’alliance de notes de valeur brève et l’élan se trouve dans les passages où Bach veut faire éprouver des sentiments de consolation, de bénédiction, de bonheur revenu [+ exemple musical sur « Erholet euch, erholet euch », BG XXIII, page 89]. Renvois aux cantates BWV 78/2 et 32/5 [Le commentaire de l’accompagnement instrumental, pages 158-160 ]: «…ces arpèges limpides nous parlent de satisfaction, s’accordent aux textes qui célèbrent la quiétude des cœurs purifiés et bénis… Ces thèmes clairs résonnent en fanfare… ils exultent dans l’air de ténor avec trompette de la cantate BWV 103, à ces paroles « Remettez-vous, voix troublées [+ Exemple musical, BG XXIII, page 90]. Renvoi aux cantates BWV 43 et 180.. ROMIJN «…Ce n’est qu’à partir de l’aria n° 5 que les couleurs sombres et désespérées finissent par laisser place à une certaine joie…» SCHWEITZER: «…plus le thème est audacieux, plus l’intensité de la joie est grande. On rencontre de ces basses qui semblent sauter par-dessus tous les obstacles. [+ Exemple musical]. Renvois aux cantates BWV 162/5, BWV 129/2. |
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6] CHORAL. BWV 103/6 |
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I CH HAB DICH EINEN AUGENBLICK, / O LIEBES KIND, VERLASSEN ; // SIEH ABER, SIEH, MIT GROßEM GLÜCK / UND TROST OHN ALLE MAßEN // WILL ICH DIR SCHON DIE FREUDENKRON / AUFSETZEN UND VEREHREN ; / DEIN KURZES LEID SOLL SICH IND FREUD // UND EWIG WOHL VERKEHREN.Je t’ai abandonné un instant, / O très cher enfant : / Mais vois, vois avec un bonheur immense / Et une infinie consolation / Comme je vais en hommage / Te ceindre le front de la couronne de joie ; / Ta brève souffrance, je vais la changer en joie / Et en salut éternel. - Mélodie « Was mein Gott will, das g’scheh allzeit ». Voir BWV 65/7, 72/6, 92/1, 111/1 et 144/6 Si mineur (h), 16 mesures, C BG. Jg. XXIII. Page 94. Choral (Mélo« Was mein Gott will »). Soprano. Tromba, Flauto traverso. Oboe d’amore I. II. Violino I. col Soprano. / Alto. Violino II. coll’ Alto. / Tenore. Viola col Tenor. / Basso. / Continuo. NEUMANN.. Simple choral harmonisé (+ trompette) ; Chor. Querflöte, Oboe d’amore I, II ; Streicher ; B.c. BOYER [Les Cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages 225-226]. Mélodie de choral (MDC 105) de type I, simplement harmonisée avec instruments colla parte. BOYER [Les Mélodies de chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, pages 327, 330]: « Mélodie de Joachim Magdeburg (1572) calquée sur une chanson de Claudin de Sermisy « Il me suffit de tous mes maux ». LABIE: «…La mélodie renvoie à un choral proche parent de celui qui fermait la cantate BWV 12., Was mein Gott will, das gescheh allzeit » Entrée dans l’hypnologie allemande, elle [la mélodie] a connu plusieurs usages, servant entre autres de support au « cantique du Bon Pasteur », le Psaume 23 : « Le Seigneur est mon berger ». |
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BACH CANTATAS WEBSITE (BCW): |
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Les numéros 1] et suivants indiquent la chronologie discographique établie par Aryeh Oron (BCW). |
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Johann Sebastian Bach . Sous-titré: « His work and influence on the Music of Germany 1685-1750 »Novello & Cy 1889-1951. Trois volumes. Volume 3, pages 72, 80, Appendix, page 281 « Pour le troisième dimanche après Pâque, la cantate commence par le chœur « Ihr werdet weinen und heulen » [note 87, en bas de page : BG ., XXIII., N° 103. P 1697 [la signification de cette référence est actuellement inconnue du rédacteur] dans lequel les contrastes entre larmes et joie sont décrits avec une merveilleuse puissance, et réunis tout au long d’une double fugue. Après, vient un récitatif de basse [la partie « adagio »] suivi d’un long développement du mouvement d’entrée sur d’autres paroles. Appendix du volume 3, note 2, page 281. « Le nouveau filigrane particulier « R°°°S caractérise les cantates suivantes : BWV 103, 108, 87, 128, 44, 59, 68, 175. Je considère ces huit cantates comme composées à la suite pour la même année » [ici 1735]… par le fait que le papier avec ce filigrane n’a jamais été utilisé par lui [Bach], excepté dans ces cantates ». « Au haut de la dernière page [de la cantate BWV 103] figurent les mots Dominica Quasimodogeniti Concerto et en dessous, le commencement, biffée, d’une musique de sept mesures de long dont voici la partie supérieure [+ Exemple musical]. On ne sait si ce sketch fut composé par ailleurs mais il s’agit indubitablement d’une composition perdue ». [Pour la fête de la Quasimodo suivant le troisième dimanche après Pâques, sont connues deux cantates, les BWV 42 (avril 1725) et BWV 67 (avril 1724) plus une cantate perdue que Werner Neumann désigne sous le n° XXXII, sans titre, avec la seule indication « Concerto Doica Quasimodogeniti, J. J. » et dont ces sept mesures sont annexées à la fin de l’autographe P 122 de la cantate BWV 103. |
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Contributed by Claude Role (April 2009) |
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Last update: ýApril 29, 2009 ý01:20:48