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BWV
1 Edition Second. Avril 2011
|
CANTATE BWV
1
WIE SCHÖN LEUCHTET DER
MORGENSTERN
Comme
brille l‘étoile du matin
KANTATE
ZUM FESTE MARIA VERKÜNDIGUNG
Cantate
pour l’Annonciation de Marie
Festo
annunciationis Mariæ
Leipzig,
25 mars 1725
|
AVERTISSEMENT
Cette
notice dédiée à une cantate de Bach tend à
rassembler des textes (essentiellement de langue française),
des notes, voire des critiques discographiques parfois
peu accessibles (2011). Le but est de donner à lire un
ensemble cohérent d’informations et de proposer aux
amateurs et mélomanes francophones un panorama espéré
« élargi » de cette partie de l’œuvre
vocale de Bach. Outre les quelques interventions « CR »
identifiées par des crochets [...]
le rédacteur précise qu’il a toujours pris le
soin jaloux de signaler sans ambiguïté le nom des auteurs
sélectionnés. A cet effet
il a indiqué clairement, entre guillemets «…»
toutes les citations fragmentaires tirées de leurs travaux.
Rendons à César...
ABRÉVIATIONS
(A)
= la majeur
(B)
= si bémol majeur
BB
/ SPK = Bach Bibliothek / Staatsbibliothek
Preussicher
Kulturbesitz
B.c.
= Basse continue ou continuo
BCW
= Bach Cantatas Website
BD
= Bach-Dokumente (4 volumes, 1975)
BGA
= Bach-Gesellschaft Ausgabe = Société Bach (Leipzig,
1851-1899). J. S. Bach
Werke. Gesamtausgabe
(édition d’ensemble) der
Bachgesellschaft
BJ
= Bach-Jahrbuch
(C)
= ut majeur. (c) = ut mineur
D
= Deutschland
(D)
= Ré majeur – (d) = ré mineur
(E)
= (mi – (Es) = mi bémol majeur
EKG
= Evangelisches
Kirchen-Gesangbuch.
(F)
= fa
(G)
= Sol majeur. (g) = sol mineur
GB
= Grande Bretagne / Angleterre
(H)
= Si = h moll = si mineur
NBA
= Neue Bach Ausgabe (nouvelle publication de l’œuvre de
Bach à partir des années 1954-1955)
NBG
= Neue Bach Gesellschatf = Nouvelle société Bach
(fondée en 1900)
OP
= Original Partitur = Partition autographe originale
Ost
= Original Stimmen = Parties séparées originales
P
= Partition = Partitur
PBJ
= Petite Bible de Jérusalem
PKB
= Preußicher Kulturbesitz, Staatsbibliothek, Berlin
St.
= Parties séparées = Stimmen
La
première lettre -en gras- d’un mot du texte de la
cantate indique la majuscule de la langue allemande. Dans
le corps de ce même texte
allemand, le mot ou groupe de mots mis en italiques
désignent un affect particulier ou un « accident »
remarquable.
DATATION
BWV 1
Leipzig,
dimanche 25 mars 1725.
Pas
de cantate depuis le dimanche « Estomihi »,
avec la cantate BWV 127 du 11 février 1725.
Longtemps,
jusque dans les années 1950, la datation inspirée par
Spitta, affectait les cantates-choral à la fin des années
1735-1744.
BOMBA
: «…durant les sept dernières semaines avant
Pâques, la période du Carême, la musique
figurative [figurée serait préférable] était
interdite dans les églises de Leipzig. Cette période
était cependant interrompue par la Fête de
l’Annonciation lorsque le 25 mars tombait dans la période
du Carême…»
DÜRR :
Chronologie : 1725 : BWV 126 (dimanche de Sexagésime, 4
février) – BWV 127 (dimanche Estomihi, 11 février)
BWV Anh 14 (Un mariage, lundi 12 février) – BWV 249a
(vendredi 23 février, un anniversaire) – BWV 1 (dimanche
25 mars) - BWV 245 (Passion
selon Saint-Jean,
30 mars) – BWV 4 (dimanche de Pâques, 1er
avril. Reprise de cette cantate) – BWV 6 (lundi de Pâques,
2 avril).
«…dernière
cantate chorale de la deuxième année [période de
Leipzig], car à partir de Pâques réapparaissent
des textes de forme traditionnelle…»
HIRSCH
: Classement CN 117 (Die chronologisch Nummer – numérotation
chronologique). Jahrgang
II. Période allant du 11 juin 1724 au 27 mai 1725. C’est
l’année de la Passion
selon Saint-Jean (30
mars 1725), œuvre qui suit de peu de jour la cantate BWV 1.
HERZ
: Comme Spitta, 1735-1744 ou 1733-174 ?
HOFMANN
: « La fête de l’Annonciation de Marie a lieu
le 25 mars et, à cette occasion, des instruments de musique se
font exceptionnellement entendre pendant le temps du Carême à
Leipzig. C’est ainsi que cette cantate fut créée
en 1725 ».
SCHMIEDER
(1973) : Datation d’après Spitta, 1735 et 1744 ou
1733/1734.
SCHWEITZER
: Datation (d’après Spitta) Les cantates écrites
après 1734 (dans les 36 cantates-chorals écrites entre
1735 et 1745.
SPITTA :
Les Cantates chorales. « Le lecteur voudra bien se
rappeler que vers 1732, l’idée vint à Bach
d’utiliser un ensemble complet de chorals…[page 91] dont
la cantate BWV 116 est la dernière composées pour le 15
novembre 1744. Il semblerait, d’autre part que parmi les
premières [cantates] figurent les cantates BWV 94, 3, 133, 41,
la première d’entre elles écrites pour le 7 août
1735.
SOURCES
BWV 1
PARTITION
AUTOGRAPHE = ORIGINALPARTITUR
Pas
de sources connues.
PARTIES
SÉPARÉES = ORIGINALSTIMMEN
St
Thom L. Thomasschule,
Bach-Archiv Leipzig.
Les
parties séparées (Originalstimen) conservées à
la Thomasschule de Leipzig étaient depuis l’après
guerre aux Stadtarchiv / Bach-Archiv Leipzig (ex RDA).
Corrections
de la main de Bach sur les parties de continuo.
BG.
: « Am Feste
Mariæ Verkündigung
| Wie schön
leuchtet der Morgenstern
(F dur = fa). Corno I,
II. Oboe di caccia I, II. Violino concertanto
I, II.
Violino ripieno I, II,
Viola. Soprano, Alto , Tenore, Basso, Continuo.
D’autres
parties séparées reviennent à Christian Gottlieb
Meissner (1707-1760), présent à Leipzig entre 1723 et
1729, classé « copiste C ».
Enfin des
parties attribuées à Wilhelm Friedman Bach. Elles
semblent avoir été supervisés par Bach lui-même
et corrigées de sa main. Elles ont servi à la
publication de la BG fin 1851.
Filigrane.
Ils est classé Sw 1 par G. Herz (deux épées
croisées) et se retrouve dans BWV 245 (partiellement), BWV 249
(Oratorio de Pâques, BWV 6, 4, 85 et 103. Spitta dans
sa liste des cantates chorales (1732-1745) ne décrit pas ce
type de filigrane.
BRAATZ
[BCW] : Une première publication en deux parties à deux
époques différentes du début du 19e siècle
(non précisé ?). Le même dans « Discussions
1 » du 26 mars 2001 fait le point sur les copistes
des parties séparées ayant par la suite servi à
l’édition de la BGA.
HERZ :
les copistes: Johann Andreas Kuhnau (neveu de l’ancien Cantor),
présent à Leipzig de février 1723 au 30 décembre
1725 dont la présence [dernière période = K4]
est attestée à Leipzig [ce qui paraît
incompatible avec la datation des parties séparées par
le même auteur en 1733-1740]…Identifiés
également: Christian Gottlob Meißner à Leipzig
entre 1723 et 1729, un familier de Bach ainsi que le fils du Cantor,
Wilhelm Friedemann Bach. Enfin figure un copiste au nom inconnu,
généralement classé copiste « C ».
ÉDITIONS
SOCIÉTÉ
BACH
= BACH-GESELLSCHAFT
(BG)
BGA.
Jg. I (1ère
année) Pages 1 à 52. Préface de Moritz
Hauptmann (décembre 1851), ancien Kantor de Saint-Thomas, de
1842 à 1868. – Cantates
BWV 1 à
10.
[La
partition « BG » se trouve dans l’intégrale
/ Teldec / Harnoncourt, volume 1. 1971].
NOUVELLE
ÉDITION BACH
= NEUE
BACH AUSGABE
(NBA)
KANTATEN
SERIE I. BAND 28/2. KANTATEN ZU MARIENFESTEN II.
Bärenreiter
Verlag BA 5085. 1995. Matthias Wendt.
BWV
1. Pages 3 à 62. Fac-similé: Bl. 1r
der Stimme Violino Concert 1 geschrieben von Johann Andreas
Kuhnau (Thomasschule Leipzig, in Verwahrung des Bach-Archivs Leipzig
vorübergehend im Stadtarchiv Leipzig, ohne Signatur. Beginn
des 1 Satzes
KB
(Kritischer Bericht). BA 5085 41. 1995. Matthias Wendt.
BACH-INSTITUT
GÖTTINGEN: Die Neue Bach-Ausgabe [NBA]. Série
I: Kantaten 282.
Net www. Bach-Institut.
de
AUTRES ÉDITIONS
BÄRENREITER-VERLAG.
Kassel. Sämtliche
Kantaten. 11
TP 1291. 2007.
Band
I/28.2. Kantaten zu Marienfesten II.
Faksimile.
BWV 1. Bl. 1. Originalstimme Violino concertato I.
Herausgegeben
: Matthias Wendt.
BWV
1. Page 3 à 62. Bärenreiter-Verlag. Kassel. 1995.
BCW.
Partition BGA + Réduction chant et piano.
BREITKOPF
& HÄRTEL Partition PB 2851 - Parties séparées,
voix, orgue et clavier (Max Seiffert) - Orgue (G. Schreck) –
Partition du chœur = ChB 688 et 2009.
2008
: Partition (52 pages) = PB 4501 – Réduction piano et
voix (40 pages) = EB 7001 – Parties séparées (8)
= OB 4501.
Partition
du chœur (Chorstimmen, 16 pages) = ChB 4501.
CARUS.
Stuttgarter Bach-Ausgaben. Partition 31.001/00. Partition d’étude
31.001/07. Réduction pour piano : 31.001/03. Partition du
chœur 31.001/05. Parties séparées :
31.001/09 et 31.001/11 à 16.
Stuttgater
Bach-Ausgaben. Serie B: Johann Seb. Bach: Geistliche Musik, HE 31
001/01. Hänssler-Verlag, Neuhausen-Stuttgart
EULENBURG. Partition de poche. N° 1012. Préface
d’Arnold Schering (1928).
KALMUS
STUDY SCORES. N° 805 (volume 1) New York 1968. Cantates BWV 1 à
4.
PETERS.
N° 858. Réduction voix et piano - K1A.
PÉRICOPE
BWV 1
Annonciation
faite à Marie.
L’une
des trois fêtes mariales conservées par le luthéranisme
avec la Purification le 2 février et la fête de la
Visitation, le 2 juillet.
Épître:
Isaïe 7, 10 à 16 [PBJ. 1109] : « Voici
qu’une Vierge concevra et mettra au monde un fils ».
Évangile:
Saint Luc 1, 26-38 [PBJ. 1534]. L’Ange Gabriel annonce à
Marie la naissance de Jésus.
[Isaïe
14, 12 [PBJ. 1118] : « Astre
du matin, fils de l’aurore »
mais dans une acception étrangère au texte de la
cantate. Il s’agit de la traduction du texte d’Isaïe
par saint Jérôme].
Malgré
le Carême de cette année 1725, exceptionnellement fut
accordé de faire ce dimanche 25 mars 1725 de la musique
« figurée ». Cette fête est
ordinairement fixée en dépendance de la fête de
Noël (25 mars – 25 décembre) célébrant
l’accomplissement du plan divin. C’est l’annonce de
l’Incarnation. En 1725 à Leipzig, cette solennité
tombe le même dimanche que celui des Rameaux. Il apparaît
ici, qu’exceptionnellement, le « tempus closum »
(dimanche « invocavit »
ou premier dimanche de Carême) ait été rompu en
cette circonstance. On ne possède apparemment, qu’une
seule cantate pour les Rameaux, la cantate BWV 182 datée e
1714, reprise le 25 mars pour la fête de l’Annonciation,
durant le tempus closum (27 février au 2 avril 1724) avec la
même rupture (?) Cette cantate BWV 182 avait été
exécutée à la place d’une autre cantate
classée XXXV par Alfred
Dürr : Siehe,
eine Jungfrau ist schwanger,
redécouverte à Leningrad en 1971 par Hobohem et
apparemment non mise en musique par Bach (voir BJ. 1976, page 171 et
Alberto Basso (volume 2), note 4, page 832).
MISSEL
: page 1255. Psaume 44/11, 12, 13, 15 et 16 [PBJ. 843] ; Isaïe
7, 10 à 16 [PBJ. 1109] :
« Voici
qu’une Vierge concevra et mettra au monde un fils ».
Évangile selon saint Luc 1, 26 à 38 [PBJ. 1534] :
L’Annonciation. Le
sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu…
C’est l’annonce prophétique du Messie.
EKG.
Mariae
Verkündigung (25März).
Psaume
45 [PBJ. 842-843]. Lied
EKG 200 (das
Magnificat).
Isaïe 7, 10 à 14 [PBJ. 1109].
Evangile :
Saint Luc 1, 26 à 38 [PBJ. 1531].
Peter
Bloemendaal (Website) donne Apocalypse 22, 16 [PBJ. 1819] : « Je
suis le rejeton de la race de David, l’Etoile radieuse du
matin…»
HOFMANN
: «…En 1725, la fête de l’Annonciation
coïncida avec le dimanche des Rameaux [ ?] alors que
l’évangile rapporte comment Jésus fut acclamé
par la foule en entrant dans Jérusalem. On n’aurait pu
choisir un meilleur texte à l’occasion de cette fête
exaltée de Marie : non seulement le ton hymnique du texte
et de la mélodie brille tout au long de la cantate, mais le
cantique correspond également parfaitement au niveau du
contenu, bien qu’il s’appliquait en fait à
l’Épiphanie (6 janvier). Bien entendu, en accord avec la
tradition protestante (et en tenant compte du dimanche des Rameaux),
la Fête de Marie est pour ainsi dire une fête de Jésus:
le texte de Nicolaï est rempli de l’expression d’un
amour exalté pour Jésus et le librettiste de Bach
interprète le cantique dans son adaptation des strophes
intercalaires dans le sens de la joie anticipée de l’Avent
qui nous entraîne vers la naissance de Jésus à
Bethlehem ».
[Même
occurrence, la cantate BWV 182 (25 mars 1714].
TEXTE ET CANTIQUE
EKG 48
L’auteur
du texte (et compilation partielle du cantique EKG 48) est inconnu.
Il est classé « B3 » par Arthur Hirsch.
Carl de Nys évoque le nom de Picander (Henrici). Il est à
rapprocher de ceux des cantates BWV 181, 78, 8, 96, 5, 115, 26, 62 et
125.
Il
emprunte au cantique en 7 strophes, de Philipp Nicolaï (publié
à Francfort, 1597-1599) dont la première et la dernière
sont utilisées littéralement sur une mélodie
connue à Strasbourg dès 1538.
Nicolaï
fut pasteur à Sainte-Catherine de Hambourg (1556-1608).
Cantique jubilatoire, parfois extatique à tendance mystique,
dont l’intitulé est « un cantique spirituel de la
fiancée des âmes croyantes, de Jésus-Christ, leur
fiancé céleste », fondé sur le psaume
45 du prophète David ».
Sa
mélodie repose sur deux airs du Moyen âge (Strasbourg),
l’hymne latin Ecce dominis nomen Emmanuel
et Gross und Herr ist Gottes nam Emmanuel. Ce cantique lu
pour l’Annonciation est plus spécialement voué à
l’Epiphanie (6 janvier).
Renvois
aux chorals pour orgue BWV 739, 763, 764, les cantiques à 4
voix BWV 375, 436 et dans les cantates BWV 36/4, 37/3, 49/6, 61/6,
172/6. Elle se retrouve également dans le Neu Leipziger
Gesangbuch, Leipzig 1682.
Strophe
1: Luc I 26 à 38 (Annonciation). EKG 48/1. Proximité du
psaume 45 (fête de la Sainte Vierge). Occurrence du mariage
d’un roi d’Israël avec une princesse de Tyr. On
verra aussi II Pierre 19 [PBJ. 1786] : « comme une
lampe qui brille dans un lieu obscure, jusqu’à ce
que le jour commence à poindre et que l’aube du matin
commence à poindre et que l’astre du matin se lève
dans vos cœurs. »
Le
texte de Nicolaï "wie schöne leuchtet"
évoque aussi le cantique EKG 46/1 "Herr Jesu Christ,
der einig Gottes Sohn", 1524, par Elisabeth Kreuziger (vers
1500-1535) : «…Christ, notre seigneur… il est
l’étoile du matin dont l’éclat s’étend
plus loin que celui des autres astres », que l’on
retrouve d'autre part dans la cantate BWV 96/1 et BWV 601 et 698.
Strophe
2 : Citation EKG 48/2 en relation avec l’Evangile « du
wahrer Gottes und Marien Sohn » :
Gabriel avec allégresse
donna la
promesse
de Bethlehem.
Ce
cantique Wie schön
leuchtet“ est
expressément mentionné dans le nouveau Dresdner
Gesang-Buch
(Blankenburg).
BOMBA :
«…Le début est le même que celui du
cantique de Philipp Nicolaï (1599). Conservés mot pour
mot : strophes 1 et 7 (phrases 1 et 6). Réécrit
(auteur inconnu) strophes 2 à 6 (phrases 2 à 5).
-
LE CANTIQUE "WIE
SCHÖN LEUCHTET"
DANS BWV 1 ET AUTRES CANTATES.
-
Strophe 1 : EKG 48/1. Utilisation intégrale. La mélodie
se retrouve en de nombreuses occasions (voir ci-après) et
singulièrement dans
BWV
61/6 (avec les 4 dernières lignes seulement de la 7e
et dernière strophe.
-
Strophe 2 : Citation du cantique : Du
wahrer Gott und marien Sohn.
Himmelsbrot dans
la cantate pour Himmelsblum.
-
Strophe 3 : Citation EKG 48/3 : Göttlichen
Flammen /
mir deiner liebeflamme
dans la cantate et Liebe
Flamme dans le
cantique.
-
Strophe 4 : Citation EKG 48/4 : Ein
Freundenschein ist mir von Gott dans
la cantate / pour
Von Gott kommt mir ein Freundenschein
Heilands
Leib und Blut dans la
cantate et Dein leib
und Blut dans le
cantique.
Cette
strophe et sa mélodie sont dans la
cantate BWV 172/6.
-
Strophe 5: Brève allusion : Unser
Mund und Ton der Saiten dans
la cantate et Zwingt
die saiten in Cythara dans
le cantique.
Se trouve (texte et mélodie) dans la cantate BWV
37/3.
-
Strophe 6 : EKG 48/6 : Gross
ist der König
pour Grosser
dans la cantate. Texte de cette strophe et la mélodie dans la
cantate BWV 36/4
- Strophe 7
: EKG 48/7. Utilisation intégrale. Egalement (texte et
mélodie) dans BWV 49/6, 61/6 (les trois derniers vers).
TERRY
: [une curiosité ! Acrostiche: si l’on prend la
première lettre des sept strophes du cantique, on obtient:
W-E-G-V-H-Z-W. Ces lettres correspondraient, selon Terry Sanford à
: Wilhelm
Ernst
Graf
und
Herr
zu
Waldeck, peut-être
un hommage de Nicolaï à un ancien élève
issu d’une grande famille de Hesse.
BASSO
[Jean-Sébastien
Bach, volume 2, page
430] : «…Pour 1726, deux cantates avec un emploi très
restreint de passages bibliques, BWV 47/1 et BWV 49/6 ».
[Voir la
citation dans la cantate BWV 37/1. Renvois à Graupner pour
l’utilisation du même cantique].
BCW
: «…Le Cantique Wie
schön leuchtet der Morgenstern »:
…certains ont remarqué la typographie de ce cantique
(1599) quand on aligne le texte il la forme d’un vase parait
renvoyant à celui de la « Cène »…
si non e vero…
La mélodie
du cantique se retrouve dans E.K.G. 103 (paroles de Michael Schirmer,
1640), E.K.G. 172 (paroles de Werner Fabricius 1659) et E.K. G. 173
(paroles de Philipp Spitta, 1827). Pour Bach, cinq utilisations
repérées de la mélodie renvoient à BWV 1,
436, 739, 763, 764
Dans
Wustmann, quelques variantes du texte dans les sections 1 (du Sohn
Davids et David dans l’édition
de 1599), 2 (du König derer
ou Du Königaller),
4 Und unser Glaube
ou Den der Glaube),
6 Des Klopf ich in die Hände
ou Des falt ich froh die Hände).
[Voir la
citation dans la cantate BWV 37/1].
BLANKENBURG
: « Cantique de Philipp Nicolaï… expressément
mentionné dans le nouveau Dresdner Gesang-Buch parmi les
cantiques destinés au jour de l’Annonciation… la
parabole du Christ identifié à l’étoile du
matin, signalant l’approche du jour du Seigneur ».
BOMBA :
«…La mélodie de Philipp Nicolaï renvoie à
deux airs médiévaux : « l’hymne
latin « Ecce
Domini nomen Emmanuel »
et sa version allemande plus récente « Groß
und Herr ist Gottes Nam Emmanuel ».
L’œuvre de Nicolaï consista à élargir
la mélodie en sixte au début et en déclinant la
gamme à la fin…»
CANTAGREL :
« Le livret ne fait aucune allusion au message de
l’archange Gabriel, au récit de la scène qui
aurait pu être emprunté à saint Luc, pas plus
qu’il n’en tire d’enseignement ; il se borne à
chanter la joie et l’émerveillement dan l’attente
de la naissance du Sauveur. En choisissant pour ouvrir et clore sa
cantate la première et la dernière strophe du célèbre
choral de Philipp Nicola¨…Bach apporte un premier niveau
de commentaire., puisque ce cantique est expressément destiné
à l’Épiphanie et non l’Annonciation..
A la joie de la bonne novelle.. il tient à associer
l’apparition de l’étoile d’une deuxième
annonciation, celle, au monde, de la naissance du Sauveur. Et à
un troisième niveau de commentaire, d’ordre artistique
ou poétique, celui-là, il fait entendre dans le premier
chœur traité en style de motet ancien, une véritable
symphonie de la nature, celle de la crèche, deux cors et deux
hautbois da caccia, dialoguant avec deux violons concertants. La
glose est transparente : celui dont la naissance est annoncée
à Marie ce jour, est bien le Fils de David chanté par
le choral de Nicolaï, qui viendra au monde dans une crèche,
au cœur de la nature…»
DÜRR
: « Le cantique de Nicolaï n’a qu’un
vague rapport avec l’Évangile du jour, dont le thème
est l’histoire de L’Annonciation… c’est dans
la strophe finale qu’on peut encore le mieux voir l’annonce
de la venue du Sauveur et le parolier de Bach a entremêlé
d’autres allusions au second mouvement…»
HOFMANN
: «…Les lectures et l’Évangile du jour sont
dans un étroit rapport. L’épître (Isaïe
7, 10 à 14), contient la prophétie traditionnelle
annonçant la naissance du Christ: « Voici,
la jeune femme est enceinte, elle va enfanter un fils et elle lui
donnera le nom d’Emmanuel » (qui signifie « Dieu
avec nous ».
L’Évangile selon saint Luc 1, 26 à 38, raconte
comment l’Ange Gabriel annonce à Marie qu’elle
donnera naissance au Messie. Le cantique sur lequel cette cantate
repose est l’un des plus beau du riche ensemble de l’église
évangéliste. Il provient du poète et compositeur
Philipp Nicolaï (1556-1608) ».
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas I, pages 27
à 29] : «…Quoique le cantique de Nicolaï ne
soit pas spécialement destiné à la fête de
l’Annonciation, le librettiste qui en a tiré la matière
de la cantate BWV 1 (probablement Picander) le considère comme
un hymne marial. La première et la dernière strophe
sont reprises textuellement, l’une pour le chœur
d’ouverture, l’autre pour le choral final. Les strophes 2
à 6 ont été paraphrasées dans les autres
parties de la cantate, trois récitatifs et deux arias ».
SCHREIER
[disque
Erato, volume 4] :
«…L’intérêt des textes que Bach a mis
en musique dans ses cantates est constitué par leur
arrière-plan théologique. Il est vraisemblable (et on
peut vérifier à partir des corrections autographes que
Bach a faites de certains livrets préexistants) que le
compositeur a choisi ses textes conformément à ses
conceptions théologiques fortement imprégnées de
l’orthodoxie luthérienne. La bibliothèque de
Bach, dont nous connaissons le contenu par la liste de ce qu’il
a laissé à sa mort, représente un courant
théologique bien défini à partir de Luther ;
elle constitue la source essentielle des investigations théologiques
et même simplement littéraires sur les textes des
cantates ».
GÉNÉRALITÉS
BWV 1
C’est
la dernière cantate-choral de Jahrgang II.
BASSO :
«…Cantate en relation avec la liturgie de l’eucharistie
(la Cène). La venue du Christ. Un événement
solennel avec un effectif instrumental de circonstance. Festkantate à
l’atmosphère nuptiale, proche, selon Whittaker de la
cantate BWV 65/1.
BLOEMENDAAL
: «…Cette cantate emprunte à celle peut-être
composée par Bach, BWV Anh. I 199 (perdue), composée
avant 1724, dont le titre est « Siehe, eine Jungfrau
ist schwanger » (Isaïe 7. 14). [Cette référence
(Anh. 199) n’est pas dans « Schmieder »
1973]
BOYER [Les
Cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, pages
119/120] : «…Une cantate [au même titre] du
prédécesseur de Bach, Johann Kuhnau] écrite sur
la même mélodie de choral [avec le texte des strophes 1
et 6 du cantique de Nicolaï]. Dernière des cantates sur
une mélodie de choral pour l724/1725. Après Pâques,
un nouveau style va s’esquisser, cantates "évangéliques"
avec en exergue un fragment de l’Évangile.
CANDÉ
: «… C’est une composition éclatante de
joie, l’une des cantates les plus optimistes de Bach…
toutes les formes de la joie mystique s’y expriment ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach] : « La toute
première cantate éditée par la Bach Gesellschaft
qui venait de se constituer en 1850 ».
CHAILLEY :
«…La paraphrase du cantique de Nicolaï traité
par Bach dans le choral-fantaisie en 3 parties BWV 739, daterait de
l'époque de Mühlhausen ».
DUFOURCQ :
«…Hymne de célébration et d’exaltation ».
GEIRINGER :
«…Œuvre qui brille d’une joie et d’un
optimisme inhabituels ».
GÉROLD
: « Parmi les autres cantates de la dernière
période d’activité de Bach, nous mentionnerons la
cantate BWV 1 où le sentiment de la nature s’allie si
heureusement au sentiment religieux ».…et la
cantate BWV 42 qui lui est apparentée…
HERZ
: «…Chronologie. Dernière cantate choral de
Jahrgang II ».
HOFMANN
: «…Bach fait entendre l’une des caractéristiques
du chœur dans les deux arias et le chœur conclusif ».
JORDAHN
: «…La place de la cantate dans le service religieux
protestant. Utilisation par Bach à six reprises du cantique
d’inspiration nettement eucharistique. Joie dispensée
par la communion. Voir les
cantates BWV 6, 49,
140 et 180 ».
ORON
[BCW] : «…Bach donne à l’orchestre une
couleur joyeuse qui se retrouve dans le chœur d’entrée
de BWV 65 (Epiphanie 1724) ».
SPITTA
: «…Dernière période des cantates. Aucune
allusion au filigrane ».
TIENOT
: «…Chronologie 1742 (celle de Spitta). Renvoi texte: 2
Saint-Pierre, 19 ».
WOLFF
: «…Le riche effectif de la cantate correspond au
caractère festif de l'occasion, qui interrompt la période
sans musique de la Passion.
Les
violons mis en valeur de manière concertante (n° 1 et
5) ».
[Pour
mémoire, une cantate du même titre composée par
Christoph Graupner (1683-1760,
cantor
à Darmstadt) et peut-être exécutée, comme
« probation » à Leipzig en février
1723 pour le concours où finalement, en avril de la même
année Jean-Sébastien Bach l’emporta.
Elle
fut diffusée sur France musique en novembre 1973, Hans Joachim
Rotzsch dirigeant le
Thomanerchor,
Leipzig].
DISTRIBUTION BWV 1
CANTAGREL :
« Le cor est, depuis le Moyen Âge au moins,
l’instrument de la chasse… Au-delà des seules
scènes de chasse, les musiciens l’emploient plus
généralement dans les évocations bucoliques de
la nature…. Ce dernier [le cor] peut se charger d’un
commentaire musical spécifique…»
HARNONCOURT
: «…Le cor, étendue en principe comme celle de la
trompette, est employé chez Bach avant tout pour les
évocations romantiques et tendres de la nature…»
NEUMANN
: Sopran, Tenor, Baß. – Chor. Horn I, II ; Oboe da
caccia I, II ; Streicher ; B.c.
Tonalité:
1] Choralchorsatz. (Fa : sérénité). 2] Rezitativ
ten (ré min-sol min. 3] Aria Sopran (sib majeur :
équilibre / joie). 4] Rezitativ Bass (sol- mi-sib
maj. = équilibre-joie). 5] Aria Tenor (fa maj. = béatitude
sérénité spirituelle. 6] Choral (fa maj. =
béatitude sérénité spirituelle). En tout
526 mesures.
SCHMIEDER :
Soli: Soprano, ténor, basse. Chœur: S, A, T, B.
Instruments: Corno (en fa) I-II, Oboe da caccia I-II. Violons
concertants I et II. Viol. Ripieni I et II. Vla, continuo. CF
au soprano.
SUZUKI
[Note de la production. volume 34. 2007] : «…Le
matériel de base de cette œuvre est constitué des
parties originales conservées aux Archives Bach à
Leipzig. Curieusement, deux parties pour le oboe da caccia qui fait
un obbligato dans le troisième mouvement [Aria] auraient dû
nous parvenir. Cependant, il est inconcevable que deux instruments
aient pû être utilisés à l’unisson.
C’est pour cette raison que cette partie est jouée sur
cet enregistrement [BIS 2007] par un seul interprète ».
APERÇU BWV 1
1]
CHORALCHORSATZ. BWV 1/1
Wie
schön leuchtet der Morgenstern
/ VOLL
GNAD
UND WAHRHEIT
VON DEM HERRN, /
DIE
SÜßE WURZEL
JESSE !
|| DU
SOHN
DAVIDS
AUS JAKOBS
STAMM,
/ MEIN
KÖNIG UND MEIN BRÄUTIGAM,
/ HAST
MIR MEIN HERZ
BESESSEN, ||| LIEBLICH,
/ FREUNDLICH,
/ SCHÖN
UND HERRLICH, GROß UND EHRLICH, REICH
VON GABEN,
/ HOCH
UND SEHR PRÄCHTIG ERHABEN.
Comme
brille l’étoile du matin, / pleine de la grâce et
de la vérité du Seigneur, / la douce source de Jessé !
/ O toi, fils de David et de la tribu Jacob, / mon Roi et mon fiancé,
/ tu as possédé mon cœur, / aimablement, /
amicalement, / avec beauté et magnificence, grandeur et
honnêteté, riche de dons, / dans la splendeur de ton
élévation suprême.
Fa
(F), 119 mesures. 12/8
BGA. Jg. I.
Pages 1 à 35 | Corni I. | Corni II. | Oboe da caccia I. | Oboe
da caccia II. | Violino concertante I. | Violino concertante II. |
Violino ripieno I. | Violino ripieno II. | Viola. | Soprano. | Alto.
| Tenore. Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Sinfonia introductive
ayant son thème propre de 12 mesures avec deux violons
concertants (et ritournelles encastrées). Cantus firmus au
soprano avec imitations aux instruments.
BLOEMENDAAL
[BCW] : «…Apocalypse,
22, 16 [PBJ. 1819] : « Je
suis le rejeton de la race de David, l’Etoile radieuse du
matin ».
Isaïe 11, 1
[PBJ. 1114] : « Un
rejeton sort de la souche de Jessé ».
Voir aussi
Isaïe 11, 10 [PBJ.
1115] : « Ce
jour là, la racine de Jessé se dressera comme le signal
des peuples ».
Romains I, 3. [PBJ.
1670) : « concernant
son fils, issu de la lignée de David selon la chair ».
Matthieu II,
2 [PBJ. 1456] :
«…voici
que des mages venus d Orient se présentèrent à
Jérusalem et demandèrent :
« Où est
le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en
effet, son astre se lever… ».
Matthieu 9, 15 [PBJ. 1466] et Apocalypse 17, 14 [PBJ. 1813] :
l’époux. Cantique des Cantiques, 2, 3 et 14 [PBJ.
994-995] : « Mon
Bien-aimé…».
Saint-Jean, 6, 31 et 35 [PBJ. 1594] : le Pain de vie. Évangile
selon saint
Luc, 12, 34 [PBJ.
1560] : « Car
où est votre trésor, là aussi sera votre cœur ».
Apocalypse, 22, 13 [PBJ. 1819] : « Je
suis l’Alpha et l’Oméga…»
Parties
instrumentales indépendantes avec violons concertants et
ritournelles. Parties encastrées. CF au soprano
en imitations.
BASSO
: «…Tempo de danse "pastorale" (voir les
cantates BWV 41/2, 46/5 et 64/7). Le morceau s’ouvre et se clôt
sur une intervention instrumentale (prélude/ postlude) de 12
mesures, qui apparaît également en conclusion du verset
3. La strophe est décomposée en deux quatrains, A. A.
B. Stollen. Même discours pré-ordonné suivant le
schéma numérique des mesures conçu de la manière
suivante : 12 – 5 – 29 – 4 – 5 où
les numéros pairs indiquent les ritournelles instrumentales et
les numéros impairs les versets entonnés
polyphoniquement par les voix sur un cantus firmus confié au
soprano et doublé par le cor I. Dans les versets 2 et 5 (de 9
mesures chacun) la mélodie du choral apparaît également
en valeurs diminuées de moitié et sous forme de canon
dans les autres voix. Le quatrain 3 est réalisé de la
façon la plus simple, séparé des 2 Stollen
par une ritournelle instrumentale. L’abgesang comporte deux
versets (VII et VIII) très brefs (bi-syllabiques) et en tant
que tels réalisés homophoniquement dans l’espace
d’une seule mesure chacun (séparés l’un de
l’autre par le même espace, cependant que les deux
derniers versets (IX et X) reprennent l’aspect polyphonique en
imitation propre au six premiers ».
BOMBA
: «…grand arrangement choral solennel, intégré
dans une composition concertante, riche en instruments… les
voix graves imitent de différentes manières le cantus
firmus exécuté par le soprano, alors que les deux
registres des violons avec leurs figurations, donnent à la
sonorité de la composition l’éclat correspondant
à l’étoile du matin…»
BOYER
[Les Mélodies de
chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, pages
347/348] : En n° 1 (Mélodie de choral / MDC 110),
nous avons à faire à une élaboration de type
choral incrusté II, dans une ritournelle instrumentale avec
deux violons concertants à la partie supérieure et deux
hautbois da caccia qui soulignent la partie centrale. Le cantus
firmus est exécuté en valeurs longues au soprano avec
doublure du premier cor, tandis que les trois autres parties vocales
se présentent en imitations. L’ensemble du choral est
inséré, verset par verset, dans un vaste mouvement
orchestral. Large morceau d’introduction, sorte de pastorale à
12/8 qui s’ouvre et se clôt sur une intervention
instrumentale de 12 mesures qui ferme également le troisième
verset ».
BRAATZ
[BCW – Exemples tirés de la partition] : le motif
du « scintillement » au deux violons
« concertant ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S. Bach] : « La venue sur
terre du Messie est annoncée dans un climat pastoral, comme le
soulignent dès la ritournelle introductive, qui sera reprise
pour conclure, le doux balancement ternaire d’une mesure à
12/8 et la tonalité de fa majeur…l’éclat
des cors ajoute une touche de majesté à ce morceau qui
annonce la venue du « roi », tandis que les
motifs de bariolage des deux violons solistes concertants font
resplendir l’étoile du matin et scintiller la joie de
l’univers…
DUFOURCQ :
«…L’ouverture vocale avec son da capo instrumental
conçue suivant les principes du choral figuré.
Prédilection de Bach pour ces chœurs où les voix
de soprano donnent en valeurs longues le thème du cantique,
alors que les autres parties en valeurs brèves tissent une
polyphonie sous-jacente ».
DÜRR
: «…Le chœur d’introduction constitue un
exemple parfait du type de composition employé avec
prédilection dans les cantates chorales …Deux violons
concertants sur un tutti de cordes dont les figurations reflètent
le scintillement de l’étoile. La mélodie du
choral exécutée en valeurs longues au soprano (avec le
cor I) en contrepoint pour les autres voix est insérée,
verset par verset dans le mouvement orchestral original ».
GARDINER
: «…L‘œuvre
s‘ouvre par une représentation intime de l‘Annonciation…
à un solo de second violon modéré, répond
l‘orchestre au complet, auquel font suite en écho, à
la dominante, d‘abord les deux violons puis, par paire, cors,
hautbois et violons, consuisant à une danse toute de
spontanéité… triple répétition de
« Reich
von gaben
- riche de dons ».
HIRSCH
: «…Motif sur Hoch
(und
sehr).
Mesures 84 à
87 sur Lieblich
/ Freundlich,
à l’unisson. Die
Zahl / CN 117, page 126
: La somme des lettres du texte Wie
schön…Morgenstern
donne 352 et la somme de la partie suivante Voll
Gnad und…Herrn
est de 350. Les violons solos 1 et 2 jouent 350 notes. Les autres
"approximations" paraissent peu convaincantes et le nombre
de mesures "119" n'offre apparemment pas d'illustration.
Par contre, dans les chiffres proposés de 112 et 74 (donné
pages 64 et 62), la somme des lettres de "Christus"
est de 112 (3 + 8 + 17 + 9 + 18 + 19 + 20 + 18) pouvant correspondre
aux nombre de notes chantés par le chœur (parties 1 + 4)
et la somme du mot "Christ" 74, chiffre correspondrait au
nombre de mesures chantées par le chœur dans les parties
1 et 2 (37 + 37).
HOFMANN
: «…La cantate est un véritable coup de maître
et se passerait presque de commentaires. La couleur instrumentale du
solennel chœur introductif est caractérisée par
une instrumentation exquise: aux cordes s’ajoutent deux cors,
deux oboe da caccia
(hautbois dans le registre alto) et deux violons solistes. La partie
orchestrale est thématiquement autonome. La gaieté qui
caractérise la partie vocale qui passe d’une mesure à
4/4 à un dansant 12/8. Le texte de la partie vocale n’est
pas véritablement évocateur alors qu’on y
retrouve plutôt des passages rhétoriques. On peut
cependant considérer les motifs des deux violons solistes
comme illustratifs avec leur représentation musicale du
scintillement de l’étoile du matin ».
KUIJKEN :
Les six premiers vers (iambiques) sont tous exposés séparément
les uns des autres par des intermèdes instrumentaux
dialoguant ; Le soprano (soutenu par le premier cor) reprend la
mélodie chorale connue dans de longues valeurs de notes,
tandis que les trois voix de dessous utilisent le motif initial
instrumental comme élément pour leur trame
contrapuntique.
L’introduction
instrumentale est répétée encore une fois « da
capo » en conclusion, dans une belle symétrie
(notons en marge que cette introduction est de 14 mesures : nous
trouvons souvent ce chiffre chez Bach comme une sorte de
« signature » : 14 est en effet la somme
des chiffres 2+1+3+8 qui donnent transposés dans l’alphabet
les lettres B-A-C-H, souvent utilisé par Bach comme
signature).
MARCHAND :
«…Nombre d’or. Structure du mouvement : A1 =
37 mesures (ritournelle 12 ; vers 1-3 = 25 mesures). A2 = 37
mesures (ritournelle 12 mesures ; vers 4-6). B = 45 mesures
(ritournelle = 8 mesures ; vers 7 = 13 mesures ;
ritournelle = 4 mesures ; vers 8 = 6 mesures ; ritournelle
= 14 mesures). Total 119 mesures divisées par 1, 618 =
73, 5. A1 + A2 = 44 mesures ».
NEUMANN
: «…Fantaisie chorale de grande envergure. Les 2 et 3e
lignes du choral présentent une tension accrue par le fait que
l’alto puis le ténor sur des valeurs de notes plus
brèves font entendre la mélodie du soprano avant lui,
ce qui fait ressortir d’autant plus sa large et noble
intervention. L’entrée du soprano dans son registre
élevé est d’un effet extraordinaire. Orchestre
du concerto grosso (oboe da caccia et cor). Contemplation, calme,
extase ».
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas I, pages
237 à 239] : «…Dès le premier chœur
on ne peut manquer d’être frappé par le symbolisme
mélodique et instrumentale. Figurations rappelant l’air
de ténor dans la cantate BWV 65/6. Les violons concertants
peuvent symboliser le dialogue entre l’ange Gabriel et la
Vierge. Les cors (atmosphère de chasse) font peut-être
allusion à un chant religieux du moyen âge (identique à
Brahms dans son Requiem):
Dieu connu comme un chasseur envoyant l’archange chasser son
gibier spirituel (le chasseur angélique) ».
Bach
décrit Dieu comme un chasseur envoyant l’archange
Gabriel pour chasser son « gibier spirituel « Der
engelgleich
Jäger »,
le chasseur angélique. Dans ce premier chœur [écrit
Pirro]
le soprano à l’unisson avec le cor, chante la mélodie
et les paroles de la première strophe du choral. Le thème
est exposé par fragments que l’orchestre précède,
accompagne et relie. Bach ne s’est pas astreint à fonder
chacun de ces préludes ou un de ces intermèdes
instrumentaux sur un motif du choral. Il n’a employé que
pour le deuxième et cinquième vers ce procédé
imaginé par Pachelbel dans ses chorals pour orgue. De cette
manière les instruments s’épanouissent librement:
ils ornent le chant du choral sans être obligé de le
refléter constamment. L’artifice est ainsi moins
rigoureux et la poésie plus grande. Les voix de l’orchestre
chantent pour elles-mêmes. Non soumises au texte, mais nourries
du texte, elles en agrandissent la signification, en déploient
tout le pittoresque et en prolongent le sentiment. Elles y ajoutent
une sorte de commentaire, inarticulé, il est vrai, mais plein
de figures allégoriques. L’âme du poète y
revit, émancipées des chaînes du langage et
enivré du lyrisme où la jettent ces visions de la
nature dans lesquelles elle contemple le reflet de Dieu. Chaque
instrument a une tâche bien déterminée dans
cette description de l’aurore du salut. Le violon chante le
scintillement de l’astre du matin, les cors et les oboi da
caccia disent le calme des grands espaces où vibre une
harmonie secrète. Tout l’orchestre, d’ailleurs,
est pénétré d’un sentiment d’extase
qui, évoqué par le premier motif des violons, va
dominer, repris par les instruments à l’unisson, enfin
adopté par les voix, redit et varié infiniment. On
dirait que cette phrase initiale se propage dans la première
partie de la cantate, comme se propage merveilleusement persuasif
l’enthousiasme d’un cœur profondément élu ».
ORON
[BCW] : «…Mesure 1b : exemple inhabituel de
descente des instruments de la note la plus haute à la plus
basse, évocation ( ?) de la lumière de l’étoile
descendant sur la terre. Remarquables séries d’entrées
sur le mot « hoch »
au soprano, dans le choral, retrouvées dans BWV 140/1. Sur ce
même mot « hoch »,
les voix inférieures s’élèvent également.
L’étoile du matin en fait est Jésus, fils de
David. Dans la ritournelle introductive, le thème des cors
précèdent l’intervention des volons concertants.
La mélodie du choral est au soprano
en longues notes.
Richter rend ce mouvement plein de grandeur et de joie. [Cependant]
il ne semble pas avoir manifesté d’intérêt
dans la représentation de la scène nocturne que
d’autres chefs ont [tenté] de décrire.
[Harnoncourt (désigné dans le texte comme le meilleur)
paraît ici avoir été sensiblement mieux inspiré
dans la représentation du calme
de la nuit sur Bethléem
(violons) et le
rayonnement de l’étoile du matin
(cors) « on entends la caravane des mages se diriger
lentement vers Bethléem…lorsque le chœur débute
il semble que les anges accueillent Jésus [littérature !]
Version Rilling proche de celle de Richter ; le motif de la joie
est plus clairement traité. La version de Leusink se rapproche
de celle d’Harnoncourt. La cantate BWV 1 est l’une de
celle dont chaque mouvement est un chef-d’œuvre. Pour
Marie Jansen, plus l’Epiphanie que l’Annonciation (rythme
comme dans BWV 65/1) ».
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– L’orchestration,
page 239] : «…Les cors servent aussi au pittoresque des
scènes de chasse… Dans les cantates BWV 112/5 et BWV
1/1, on dirait que les cors ajoutent, comme fond au paysage pastoral
que Bach y suggère, une peinture de la forêt…»
[Conclusion,
page 469] : «…Dans le premier chœur, le violino
concertant
ressasse, de même
[que dans la cantate BWV 96/1] des roulades claires et vibrantes…
motif rayonnant des violons concertants en allusion à l’étoile
du matin.. [page 473: «….A ce concert des cieux, la
musique des bergers répond par des accords de hautbois.
Suivant la coutume, Bach use de ces instruments dans ses descriptions
pastorales… Dans le premier chœur, les hautbois, avec
les cors, réveillent en nous des sensations de la vie aux
champs
PIRRO
[J.-S. Bach, pages 174 à 176] : « Le thème
du choral exposé par fragments que l’orchestre précède,
accompagné et relié. Les préludes ou intermèdes
ne sont pas toujours fondés sur le choral… seulement
dans les versets 1 et 2. Ce procédé rappelle Pachelbel
dans ses chorals pour orgue, De cette manière, les instruments
s’épanouissent librement : ils ornent le chant du
choral sans être obligés de le refléter
constamment. L’artifice est ainsi moins vigoureux, et la poésie
plus grande. Les voix de l’orchestre chantent pour elles-mêmes.
Non soumises au texte, mais nourries du texte, elles en agrandissent
la signification, en déploient tout le pittoresque, et en
prolongent le sentiment. Elles y ajoutent une sorte de commentaire
inarticulé, il est vrai, mais plein de figures allégoriques…
Chaque instrument a une tâche bien déterminée,
dans cette description de l’aurore du salut. Le violon chante
le scintillement de l’astre du matin, les cors et les oboi da
caccia disent le calme des grands espaces où vibre une
harmonie secrète. Tout l’orchestre, d’ailleurs,
est pénétré d’un sentiment d’extase
qui, évoqué par le premier motif des violons, va
dominer, repris par les instruments à l’unisson, enfin
adopté par les voix, redit et varié infiniment. On
dirait que cette phrase initiale se propage dans la première
partie de la cantate comme se propage, merveilleusement persuasif,
m’enthousiasme d’un chœur profondément ému.
La musique interprète d’ailleurs avec une égale
harmonie de sentiment le reste du cantique : même
magnificence d’images, même abondance de délices,
même lumière…»
2]
REZITATIV, TENOR. BWV 1/2
Du
wahrer
Gottes
und MarIen
Sohn,
/ DU KÖNIG
[Wustmann:
„Fürst“]
DERER AUSERWÄHLTEN,
/ WIE SÜß IST UNS DIES LEBENSWORT,
/ NACH DEM DIE ERSTEN VÄTER
SCHON / SO JAHR’
ALS TAGE
ZÄHLTEN, / DAS GABRIEL
MIT FREUDEN
DORT / IN BETHLEHEM
VERHEIßEN ! / O
SÜßIGKEIT,
O HIMMELSBROT,
/ DAS WEDER GRAB,
GEFAHR, NOCH TOD
/ AUS UNSERN HERZEN
REIßEN.
Toi
Dieu véritable et fils de Marie, / toi Roi des Elus, / comme
nous est douce la parole de vie / d’après laquelle les
premiers pères / comptaient déjà les années
et les jours / et dont Gabriel, avec allégresse / donna la
promesse à Bethléem ! / O douceur, ô manne
céleste / que ni le tombeau, le danger, ni la mort / ne
peuvent arracher de nos cœurs.
[Citation
fragmentaire d' E.K.G. 48/2 : Du
wahrer Gottes…]
Ré
mineur (d-moll)
→
sol mineur
(g-moll),
13 mesures, C
BGA.
Jg. I. Page 36.| RECITATIVO. | Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif
secco. Tenor.
BLOEMENDAAL
[BCW] : «…Ce morceau est superbe dans sa simplicité.
Evocation de l’archange Gabriel. Figurations sur les mots süß
et Süßigkeit ».
DÜRR
: «…Déclamation essentiellement syllabique ».
HIRSCH
: «…Accentuation sur les mots Süssigkeit,
Grab,
Tod. Chromatisme
et modulation conclusive de ce récitatif.
Die
Zahl / CN 117, page
126 : 13
mesures : peut-être le Christ et les apôtres ? La Cène
?
ORON
[BCW] : « …Chute des voix (après avoir été
à leur point le plus haut sur « Tod »
= langage descriptif musical ».
WHITTAKER
[volume 2, page 107] : « il y a une curieuse « fausse
relation » à la fin de ce mouvement, sur O
süßigkeit, O
Himmelsbrot…
reißen…
[démarche du continuo interprétant ces mots, comme si
Bach voulait donner leur donner un sens négatif, comme il le
fait si souvent pour illustrer la profonde affliction du cœur…»
3]
ARIE SOPRAN. BWV
1/3
Erfüllet,
ihr
himmlischen
göttlichen Flammen,
/ Die
nach euch verlangende
GLÄUBIGE BRUST !
/ DIE
SEELEN
EMPFINDEN DIE KRÄFTIGSTEN TRIEBE
/ DER
BRÜNSTIGSTEN LIEBE / UND
SCHMECKEN AUF ERDEN
DIE HIMMLISCHE
LUST.
Emplissez,
célestes flammes divines, / la poitrine croyante qui aspire à
Vous. / Les âmes ressentent les puissants élans / Du
plus fervent des amours / Et goûtent ici-bas la joie céleste.
Si
bémol
majeur (B Dur), 84
mesures, C
BGA. Jg. I.
Pages 36 à 40 | ARIA. | Oboe di caccia. | Soprano. | Continuo.
NEUMANN.
Soprano, oboe da caccia, continuo. Triosatz. Libre da capo.
BASSO
: «…Caractère serein et joyeux ».
BLOEMENDAAL
[BCW] : «…débute [mesures 1 à 9] par une
belle ritournelle confiée au hautbois obligé ».
BOMBA
: « l’air du soprano (phrase 3) réunit la
partie de chant aiguë au son grave du oboe da caccia obligé
et pourrait être ressenti comme représentation de la
‘poitrine pieuse » et d’une image rythmique
décrivant le sentiment d’assouvissement…»
BRAATZ
[BCW – Exemples tirés de la partition] : le point
le plus bas de la phrase vocal sur le mot « Erden –
ici-bas », mesure 49.
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] :
« charmant et gracieux trio… basse continue en
pizzicato, mêle les volutes du soliste à celle du
hautbois comme pour évoquer les « divines flammes
célestes », ce que montrent les vocalises sur le
mot « Flammen » descendantes comme si elles
venaient du ciel ».
GEIRINGER
: «…Un sentiment de joyeuse impatience pénètre
ce trio exprimant l’attente joyeuse de la venue du Sauveur ».
HIRSCH
: «…Trio da camera. Accentuation sur Erfüllet.
Pizzicati au continuo (tambourin).
Die
Zahl / CN 117, page
126 : notes chantées au soprano : 40-160-160-60-40-120 donne
480 (Erfüllet,
ihr…
Flammen
= 478.
[Le chiffre
« 84 » ( = la foi que multiplie l’Eglise
(7 x 12), pour les 84 mesures du mouvement, n'a pas donné
lieu à identification, alors que le texte exprime justement
« cette « poitrine croyante ».…]
HOFMANN
: «…Bach fait entendre l’une des caractéristiques
du chœur dans les deux arias et le chœur conclusif. Dans
l’aria de soprano, il combine de manière inhabituelle la
voix aiguë avec le hautbois alto grave (qui évoque les
flammes mentionnées dans le texte avec des coloratures) ».
MARCHAND
: «…Correspondance « approximative »
du nombre d’or. A = 34 mesures (ritournelle 8 ; vers 1-2,
22 ; ritournelle, 4). B = 16 mesures (a : vers 3-5, 6
mesures ; b) ritournelle 4 mesures ; a’) vers 3-5, 6
mesures. A’34 mesures (ritournelle 8 mesures, vers 1-2= 18
mesures, ritournelle = 8 mesures. 84 mesures au total que divise 1,
618 = 51, 9. A + B = 50 mesures. B + A’ = 50 mesures ».
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas I,
pages 237 à 239] : «…Scène de
l'Annonciation. Les flammes de l'amour divin, les élans de
l'âme dont le texte fait mention ici sont exprimés par
les figurations vives et montantes de la voix ; l'ensemble fait
songer à un cantique mystique de sainte Thérèse
d'Avila, le continuo évoquant presque un accompagnement de
tambourin [.. ] Aria écrite en trio pour un oboe da caccia, le
soprano solo et le continuo ».
ORON
[BCW] : «…Mesure 3. A nouveau les voix sont au point le
plus bas sur le mot « Erde ».
PIRRO
[J.-S. Bach,
pages 174 à 176] : «…Il suffit d’entendre
l’air de soprano et l’air de ténor, paraphrases de
la troisième strophe du choral, pour reconnaître que
Bach fut l’interprète fidèle des pensées
de Nicolaï ».
WHITTAKER
: [illustration] des mots …Flammen, verlangende.
Elan de désir vers le divin. Courbes
ascendantes et descendantes sur Flammen ».
[Remarquer
les mots „Erde“,
„Erfüllet
Himmlischen“
avec les hautbois et les pizzicati de la basse].
4]
REZITATIV, BAß. BWV 1/4
EIN
IRDISCHER GLANZ,
ein
leiblich Licht
/ Rührt meine Seele
nicht; / EIN FREUDENSCHEIN
IST MIR VON GOTT
ENSTANDEN, / DENN EIN VOLKOMMNES GUT,
/ DES HEILANDS
LEIB
UND BLUT,
/ IST ZUR ERQUICKUNG
DA, / SO
MUß UNS JA / DER ÜBERREICHE SEGEN,
/ DER UNS VON EWIGKEIT
BESTIMMT / UND UNSER [Wustmann:“den
der“]
GLAUBE
ZU SICH NIMMT, / ZUM
DANK
UND PREIS
BEWEGEN.
Un
éclat terrestre, une lumière de ce monde / ne peuvent
toucher mon âme ; / Une lueur de joie m’est venue de
Dieu, / car le bien suprême / du corps et du sang du Sauveur /
est là pour mon réconfort. / Aussi faut-il que la
bénédiction octroyée / qui nous est destinée
de toute éternité / et que recueille notre foi / nous
inspire louange et gratitude.
Sol
mineur (g
moll) →
si bémol majeur (B). 12 mesures, C
BGA. Jg. I
Page 40 | RECITATIVO. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Récitatif secco (continuo).
BLOEMENDAAL
[BCW] : «…figurations sur les mots Glanz,
Freudenschein et
Erquickung ».
HIRSCH
: «…Réconfort et vocalises joyeuses. Mélismes
sur Glanz, ein
Freudenschein ».
ORON
[BCW] : «…Mesure 4: figuration musicale sur le mot
« Freud ».
PIRRO
[L’Esthétique
de Jean-Sébastien Bach
– La formation
rythmique des motifs,
pages 102/103] : «…Bach associe volontiers un motif
rythmique ainsi terminé par des notes accélérées
aux paroles qui éveillent une idée de béatitude
souriante [+ Exemple musical sur ein
Freudenschein. BG. I,
page 40]. Renvois aux cantates BWV 63, 119, 186, 32, 50, 155, 171,
186, 155, 25, 83 ».
WHITTAKER
: «…deux petites figures arioso sur Freudenschein
et Erquickung. Effet d’écho…
l‘explosion de joie [dans ce mouvement] est une référence
possible à la conversion de Paul de Tarse ».
5]
ARIE, TENOR. BWV 1/5
Unser
Mund
und Ton
der
Saiten
/ Sollen
dir / FÜR
UND FÜR / DANK
UND OPFER
ZUBEREITEN. || HERZ
UND SINNEN
SIND ERHOBEN, / LEBENSLANG
/ MIT
GESANG,
/ GROßER
König,
DICH ZU LOBEN.
Notre
bouche et les musiques de nos instruments (à cordes) / ne
cesseront / à tout jamais / de t’offrir notre gratitude
et notre sacrifice. / Notre cœur et nos esprits s’élèvent
/ pour que nos chants / durant toute notre vie / te célèbrent,
Grand Roi.
Fa
(F), 277 mesures,
3/8
BGA. Jg. I.
Pages 40 à 50 | ARIA. | Violino concertante I. | Violino
concertante II. | Violino ripieno I. | Violino ripieno II. | Viola. |
Tenore. | Continuo.
NEUMANN.
Parties de cordes avec deux violons concertants, B.c., Tenor. Forme
da capo. Bipartite A + B
BASSO
: «…Effectif instrumental au complet pour donner plus de
vigueur et d’épaisseur au son des cordes, cordes
d’ailleurs évoquées dans le texte [par les deux
violons concertants]: "Ton
der Saiten – la musique de nos instruments" ».
BLOEMENDAAL
[BCW] : «…Au début de ce morceau ce sont
prioritairement les cordes qui soutiennent la voix du ténor.
Ritournelle (forme de danse) aux violons. Illustration de Für
und für. Cet aria
est comme une pierre précieuse ».
BOMBA
: «… Bach construit l’air du ténor
(phrase 5) comme une danse, car ici c’est de la musique
elle-même dont il s’agit ».
CANTAGREL
[Les cantates de J.-S.
Bach] : « ce
second air demande la participation de toutes les parties
d’instruments à cordes, au nombre de six, c’est à
dire les deux violons concertants, des premiers et seconds violons,
des altos et de la basse continue, sans les instruments à
vent, comme l’appelle le texte parlant des instruments à
cordes qui doivent participer à la louange. Le continuo, les
altos et les seconds violons ponctuent le discours musical en
staccatos, tandis que les deux violons concertants et les premiers
violons lancent à l’unisson la ritournelle de l’air,
avant de se désolidariser pour dialoguer entre eux et avec le
soliste vocal, qui s’épanche lui aussi en joyeuses
vocalises… fioritures pour orner le mot « Gesang »
et l’extraordinaire apparition sonore du roi, annoncée
d’une longue tenue débouchant sur un superbe paraphe ».
GEIRINGER
: «…Jubilant, ce brillant aria techniquement très
difficile [virtuose pour le ténor] qui contient quelques
images sonores frappantes. Atmosphère de fête liée
aux deux violons ».
HIRSCH
: «…Caractéristique de danse courante italienne.
Mélismes sur Gesang,
loben.
Staccato instrumental. Le sentiment de joie mène à la
jubilation de la louange et de la reconnaissance ».
HOFMANN
: «…L’air de ténor, d’après la
strophe « Zwingt
die Saiten in Cythara »,
ne conserve, comme le texte l’indique, que les cordes au sein
de la partie instrumentale alors que les deux violons solistes
continuent de jouer de manière concertante, détachés
de l’orchestre. Le mouvement est un hymne qui reprend un rythme
de menuet. Les voix soulignent comme il sied le größer
König et
illustrent le mot de Gesang
par des coloratures particulièrement choisies ».
MARCHAND
: «…Correspondance « approximative »
du nombre d’or. Structure : A = 104 mesures. Ritournelle
28 mesures + vers 1 et 2 = 12 mesures + Ritournelle 8 mesures + vers
1 et 2 = 28 mesures + Ritournelle = 28 mesures. B = 69 mesures. Vers
3 à 6 = 24 mesures. Ritournelle = 13 mesures. Vers 3 à
6 = 32 mesures. A = 104 mesures. A + B + A = 277 mesures : 1,
618 = 171, 1. A + B = 173 mesures ».
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas I, page
239] : «…l'ensemble de l'orchestre à cordes, ce
qui est fond sans doute par une allusion musicale dans le texte La
dernière aria adopte la coupe du da capo chantée par le
ténor et accompagné par les deux violons concertants et
l’ensemble de l’orchestre à cordes, ce qui est
fondé sans doute par une allusion musicale dans le texte
Ton der Saiten (le son
des cordes). Même empressement joyeux, même abandon
confiant que l'ensemble de la partition ».
WHITTAKER
: «…Trille sur und
et tenue sur Grosser,
les deux dernières notes de chaque phrase marquées
« staccato ».
6]
CHORAL. BWV 1/6
Wie
bin ich doch so herzlich froh, / Das
mein Schatz
ist das A
und O,
/ DER
ANFANG
UND DAS ENDE ;
/ ER
WIRD MICH DOCH ZU SEINEM PREIS
/ AUFNEHMEN
IN DAS PARADEIS,
/ DES
KLOPF
ICH IN DIE HÄNDE.[Variante :
Des
falt
ich
froh die Hände]
/ AMEN !
/ AMEN !
/ KOMM
DU SCHÖNE FREUDENKRONE,
BLEIB NICHT LANGE, / DEINER WART ICH MIT VERLANGEN.
Comme
je suis heureux au plus profond de mon cœur / que mon trésor
soit l‘Alpha et l’oméga, / le commencement et la
fin ; / Il va donc pour sa gloire / m’accepter au paradis
/ et j’y applaudis des deux mains. / Amen ! / Amen !
/ Viens, magnifique couronne de joies, ne tarde pas, / je t’attends
de tout mon désir.
Septième
et dernière strophe du cantique de Nicolaï.
Fa
majeur
(F), 20 mesures, C
BGA. Jg. I.
Pages 51 et 52 | CHORAL. | Corno I. | Corno II. | Oboe da caccia I. |
Oboe da caccia II. | Violino I. | Violino II. | Viola. | Soprano. |
Alto. | Tenore. | Basso. | Continuo.
NEUMANN.
Simple choral harmonisé [homophone]. Ensemble instrumental au
complet avec deux cors obligés.
[Simple
choral harmonisé à 4 voix avec deux cors obligés
et l’ensemble instrumental. Stollen : A.B. Abgesang].
BASSO
: «…Effectif instrumental au complet et rôle
indépendant du cor II ».
BLOEMENDAAL
[BCW] : «…Hymne festif qui par son instrumentation
rappelle le chœur d’ouverture. Illustration d’Apocalypse
22, sur le retour de Jésus : « Komm,
du schöne Freudenkrone…».
BOYER
[Les Mélodies de
chorals dans les cantates de Jean-Sébastien Bach, page
58] : « Le choral est harmonisé avec
instruments colla parte… Ajout d’une cinquième
voix supplémentaire … l’harmonisation à
quatre voix se voit déjouée, au moins dans neuf cas,
par l’addition d’une cinquième voix supplémentaire
et indépendante… deux parties de cors, l’une
doublant le soprano, l’autre dotée d’une partie
indépendante. Renvois aux cantates BWV 12/7, BWV 27/6, BWV
61/6, BWV 95/7, BWV 112/5, BWV 136/6, BWV 172/6 et BWV 149/7 ».
CANTAGREL
[Le
moulin et la rivière. Air et variations sur Bach.
page 318] : «…utilisation
du choral « Wie
schön leuchtet der Morgenstern »
par exemple dans la
cantate BWV 37/1 et
3 ».
DÜRR
: «…Mouvement emprunt de simplicité enrichi par
la ligne mélodique indépendante du 2e
cor…»
GEIRINGER
: «…Une harmonisation de choral orné de contre
mélodie expressive du 2e
cor. Proclame la confiance de l’humanité dans la
rédemption finale ».
HIRSCH
: «…Analogie avec le choral final de BWV 96. Atmosphère
aussi festive que dans toute la cantate. Voir aussi BWV 61/4, 36/4,
49/6 et 172/6. Grande solennité à laquelle le 2e
cor contribue très particulièrement. Virtuosité.
Le violon 1 joue 351 notes = 351 somme des lettres de "Wie
schöne leuchtet der Morgenstern",
ce qui renvoie au n° 1. Structure des mesures: 28-20-28-28 //
25-12-32, da capo ».
HOFMANN
: «…Le somptueux choral conclusif a recours aux cors.
Alors que les autres instruments de l’orchestre suivent les
voix, le second cor a une partie indépendante et confère
avec son motif qui rappelle un signal ou un climat de fête tout
à fait dans l’esprit baroque ». Les mélomanes
de Leipzig ne pouvaient se douter que ce choral conclusif allait
également constituer un point final: cette cantate clôt
la succession régulière des cantates-choral plus tôt
que prévu. On ne sait pour quelle raison. S’il s’avérait
que le librettiste de Bach était bien le Konrecktor de la
Thomasschule, Andreas Stübel, sa mort soudaine en janvier 1725
pourrait alors en être la raison et il est probable qu’un
successeur ne put être immédiatement trouvé. Bach
fut probablement forcé de faire un compromis: pour Pâques
1725, il reprit une cantate composée plus d’une
quinzaine d’années auparavant, la BWV 4, puis, dans les
semaines qui suivirent, il eut recours à des livrets de
cantates traditionnelles ne reposant pas sur des cantiques religieux.
Plus tard, il écrira à plusieurs reprises des textes
[sur des textes, serait plus juste] de cantiques dans la forme de
cantate, manifestement avec l’intention de compléter sa
série de cantates pour chaque dimanche de l’année
mais il n’atteindra pas tout à fait son but ».
NYS,
Carl de [Cantates à
Saint-Thomas I, page
239] : «…Le choral avec sa double exclamation de l’amen
final achève la cantate dans une atmosphère de joie
glorieuse ».
ORON
[BCW] : «…Mesure 6B: indépendance mélodique
du continuo qui ici ne double pas simplement la ligne vocale. Seul le
cor soutient le soprano qui a la mélodie. Symbolique du nombre
7. Harnoncourt littéralement refuse le legato des parties
vocales, plus spécialement quand celles-ci chantent les mots:
« des klopf
ich in die Hände - battre des mains ».
[« l’A
und O »,
autrement L’alpha et l’Oméga », un
classique dans les textes utilisés par Bach. Renvoi aux
cantates BWV 31/3 et 41/3].
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DISCOGRAPHIE
BWV 1
BACH
CANTATAS WEBSITE :
Discographie
établie par Aryeh Oron. Elle est ici proposée sous
forme sensiblement allégée avec, parfois, quelques
précisions relatives aux références et aux
dates. Les numéros 1] et suivants indiquent l’ordre
chronologique de parution de l’enregistrement.
15
références (mars 2001 à mai 2010) + 9
mouvements individuels (mars 2001 à novembre 2008).
Exemples
musicaux : Aryeh
Oron (janvier 2003 – avril 2008).
7]
GARDINER (volume 21) The Monteverdi Choir. English Baroque Soloists.
Soprano
: Malin Hartelius. Ténor : James Gilchrist.
Peter
Harvey. Bach Cantata Pilgrimage. Walpole St Peter. Norfolk. (GB). 26
mars
2000. Durée
: 21’ 25
CD
SDG 118. 2000-2006. Avec les cantates BWV 182 et 54
10]
GEORGE, Vance. Indiana University Singers & Orchestra. . Indiana
University School of Music. Bloomington. Indiana, USA. 2000
Durée :
22’19. CD Indiana University J. S. Bach Cantate Series. Avec la
cantate BWV 78 et
un extrait de la cantate BWV 174
4]
HARNONCOURT (volume 1). Concentus musicus Wien. Wiener Sängerknaben.
Soprano
: jeune garçon soliste. Ténor : Kurt Equiluz .
Basse
: Max van Egmond. Vienne, décembre
1970. Durée
: 25 ‘12
Disque
Teldec -Telefunken-Decca SKW 1/1-2 BR 2 Das
Kantatenwerk
(volume 1).Distribution en France,
1972.
CD
(D). Teldec 4509- 91755 2 Das
Kantatenwerk - Sacred Cantatas. Coffret
de 6 CD. Volume 1 avec les cantates BWV 1 à 19
CD
Teldec
8. 35027 242
497-2. 1971-1985. Das
Kantatenwerk
(volume 1). 2000
Reprise
Bach 2000.
Teldec, volume 1. Coffret de 15 CD. Septembre 1999. Cantates BWV 1 à
14 et BWV 16 à 47
Reprise
Warner Classics CD 8573-81124-5. Intégrale en CD séparés,
volume 1. 2006
12]
HIGUCHI, Ryuichi. Chorus & Orchestra of The Bach Akademie Gakuin.
Tokyo. 4 octobre 2003. Durée : 23’41
CD
Bach Akademie Meiji Gakuin. Tokyo. Live Recording. Avec les cantates
BWV 125 et 147
9]
KOOPMAN (volume 13). Amsterdam
Baroque Orchestra & Choir.
Soprano
: Deborah York. Ténor : Paul Agnew. Basse : Klaus Mertens.
Waalse
Kerk. Amsterdam (NL).
Novembre, décembre
2000. Durée : 22’06
CD
Antoine Marchand / Challenge Classics CC
72213. Distribution
en France, mai 2003. Avec les cantates BWV 62 et 96
15]
KUIJKEN (volume 6). La Petite Bande. Soprano
: Siri Thornhill Ténor : Markus Ullmann. Basse :
Jan van der Crabben.
Mars
2007. Padoue (Italie). Durée : 22’14
CD
(SACD) Accent ACC 25306. 2007. Avec les cantates BWV 18 et 23. Un par
voix
*1]
LEHMANN.Berliner Motettenchor. Berliner
Philarmoniker. Soprano
: Gunthild Weber. Ténor : Helmut Krebs. Basse : Hermann Schey
Berlin,
10 juin 1952. Durée :
25’09
Disque
Archiv Produktion (25 cms) AVM 2437 puis EMI RFA (25 cms), vers
1953-1955.
Reprise
disques Decca, et enfin dernier
Couplage
disque Archiv Produktion (mono 14079) avec la cantate BWV 4
Reprise
CD DGG « Résonance» avec le Magnificat
BWV243 dirigé par Ferdinand
Leitner.
8]
LEUSINK Holland Boys Choir/ Netherlands Bach Collegium. Soprano
: Marjon Strijk. Ténor : Knut Schoch. Basse : Bas Ramselaar.
Église
Saint-Nicolas. Elburg (NL). Durée
: 23’08
CD
Brilliant Classics. Bach Edition. 2000. Volume18, Cantatas, volume
IX. CD 99377/1
Reprise
Bach Edition. 2006. CD Brilliant Classics IV - 93102 11/87. Avec les
cantates BWV 195 et 63
14]
MILNES, Eric (volume 3). Montreal Baroque. 18 au 21 juin 2006. Un par
voix. Soprano :
Monika Mauch. Ténor : Charles Daniels.
Basse :
Stephan Mc Leod.
CD
Atma Classique DSD 2 2402. SACD. Avec les cantates BWV 147 et 82
11]
OHMURA, Emiko. Bach Choir Tokyo. Tokyo Cantata Chamber Orchestra.
Live Tokyo 10 mai 2003. Durée : 24’44
CD
Bach Tokyo Choir BACH01. Chanté en japonais. Avec les cantates
BWV 4 et 6
3]
RICHTER. 1ère
version connue : Disque 25 cm Archiv 13.018. Antérieure à
1957. Durée : 23’15
Enregistrement
signalé par Carl
de Nys. Cantates
à Saint-Thomas
1957
2e
version. Münchener Bach Chor & Orchester. Soprano
: Edith
Mathis. Ténor : Ernst Haefliger. Basse : Dietrich
Fischer-Dieskau.
Herkules-Saal.
Munich.
Juillet 1968
Disque
Archiv 198465. 1968-1969
Reprise
en coffret de six disques Archiv Produktion, 2722005 puis de 11
disques 30 2722 018 (volume II).
Reprise
en CD) Archiv Produktion 439 374-2
« Ostern » (coffret de 5 CD) : CD 439376-2
1
Reprise
intégrale des enregistrements de Karl Richter. Coffret Archiv
Produktion (coffret de 26 CD).
5]
RILLING. Gächinger Kantorei Stuttgart. Bach-Collegium
Stuttgart. Soprano
: Inga Nielsen. Ténor : Adalbert Kraus. Basse : Philippe
Huttenlocher.
Gedächtniskirche
Stuttgart, Février-avril 1980. Durée :
22’55
Disque
(D). Die
Bach Kantate.
Hänssler Verlag. Classic.
Laudate 98719. 1981. Avec la cantate BWV 127
CD.
Die
Bach Kantate (volume
16). Hänssler Verlag. Laudate 98.867. 1989. Avec les cantates
BWV 61 et 191
CD.
Hänssler edition bachakademie
(volume
1). Hänssler-Verlag 92.001. 1998. Avec les cantates BWV 2 et 3
Voir
aussi BWV 436 / Rilling CD (volume 78)
6]
ROTZSCH. Thomanerchor.
Neues Bachisches Collegium Musicum. Soprano : Arleen Auger. Ténor
: Peter Schreier. Basse : Siegfried
Lorenz.
Paul Gerhardt Kirche. Leipzig (D). 10 février 1981.
Durée : 21’23
Disque
Eterna Edition(ex RDA) 827675. 1982. Avec la cantate BWV 140
Reprise
CD Berlin Classics 0021 502 BC. 1994. Avec les cantates BWV 172 et 68
Reprise
CD Leipzig Classics 001825 2Bc « Bach
made in Germany ». Cantatas II. Volume IV/2. 1999.
Avec
les cantates BWV 172 et 68
]
SCHREIER. Radio Leipzig. Chœur / Dresde . Soprano
: Alto : Ténor : Basse :
CD
Philips 4 220 882 (vers 1990)
13]
SUZUKI (volume 34). Bach Collegium Japan. Soprano
: Carolyn Sampson. Ténor : Gerd Türk. Basse : Peter Kooy.
Kobe Shoin Women‘s
University
Chapel. Japan. Juin
2005
CD
BIS-SACD-1551. 2007. Durée: 22’23. Avec les cantates BWV
126 et 127
2]
WERNER. Heinrich Schütz Choir, Heilbronn. Pforzheim
Chamber Orchestra. Soprano
: Maria Friesenhausen. Ténor : Helmut Krebs.
Basse
: Barry Mc Daniel. Heilbronn (D), 1965. Durée :
25’49
Disque
Erato STU 70284. Les
Grandes Cantates, volume
1. Le
premier disque de cantates de Bach enregistré par Fritz
Werner.
Avec
la cantate BWV 10. 1965
Reprise
CD. Warner Classics / Bach Cantatas. Coffret n° 1 (dix CD).
2004. Notice d’Alfred Dürr
MOUVEMENTS
INDIVIDUELS BWV 1
M-1.
Mvts. 1 et 6] The
Ansbach Bach Festival Choir & Orchestra. Disque
Baroque Music Club. Début années 1970
M-2.
Mvt. 3] Amelling. Utrecht. Ensemble instrumental. CD EMI Classics.
Juillet 1983
M-3.
Mvt. 3] Magdalena Kozena. Musica Florea. CD
Archiv & Concentus Moraviae. Juillet, septembre 1996
M-4.
Mvt. 3] Nienke Oostenriijk. CD Vanguard. Juin,
juillet 1998
M-5.
Mvts. 1, 6].Norman Scribner. Choral
Arts Society of Washington [1 et 6]. Naxos. Juin 1999
M-6.
Mvts. 1, 6] Robert King/ Tölzer Knabenchor/ The King’s
Consort [6]. Hyperion 1999
M-7.
Mvt. 3] Ruth Rosique. Ars Armonica. Octobre 2000
M-8.
Mvt. 3] Julie Ann Giacobassi. [3]. Summit, 2001
M-9.
Mvt. 3] Transcription pour orgue. Helge Gamstrup. Arthus,
Denmark. CD Classic O. Octobre
2004, mai et août 2005
ANNEXE
BWV 1
PHILIPP
SPITTA
SPITTA,
Philipp : Johann
Sebastian Bach.
Sous-titré : « His
work and influence on the Music of Germany 1685-1750 ».
Novello
& Cy 1889 - Dover 1951-1952. Trois volumes.
Volume
III, pages 91/
92 :
« L'hymne
forme généralement et entièrement le
soubassement de chaque cantate (de cette période). Dans le cas
ou le choral renferme plusieurs strophes, certaines sont omises. Mais
ceci n'altère ou n'affaiblit pas le cours de l'ensemble et est
toujours en accord avec l'usage ordinaire de celui que chante
l'assemblée. Toutefois la première et la dernière
strophe apparaissent toujours dans leur forme initiale et liée
à la mélodie. Dans quelques rares cas, une ou plusieurs
strophes se voient dans le cours de la cantates avec le texte
original dont la mélodie est toujours utilisée comme un
indispensable élément. La plupart des strophes du
choral sont traitées poétiquement dans le style du
madrigal et participent librement comme matériel poétique
au solos. Le texte altéré est conforme aux paroles
originales avec ça et là, exceptionnellement, quelques
retranchements ou ajouts. Mais le sens même dans le cas de
certaines expressions ou de mots particuliers demeure le même.
Le choral n'apparaît pas substantiellement changé mais
sous-entendu. Cette règle peut être appliquée
plus ou moins strictement à l'ensemble des textes de cantates…
Par exemple dans les cantates BWV 2, 135, 126, 123, 180… la
traduction suit remarquablement le texte original. Mais par
ailleurs, comme dans [les cantates] BWV 121, 115, 102, 61, 1 et 96,
le poète [inconnu] prend de grandes libertés en
s’éloignant parfois largement de l’original…»
Pages
94: « Dans la forme "madrigalesque", quelques
applications (ou paraphrases) sont jugées opportunes et alors
introduites. Ainsi, l'hymne de Nicolaï "Wie
schön leuchtet der Morgenstern"
n'a pas été à l'origine écrit pour la
fête de l'Annonciation. Quand il fut utilisé pour cette
circonstance, il parut opportun de l'utiliser comme ici, la mention
de l'Ange Gabriel dans le récitatif de ténor, construit
sur la seconde strophe du cantique. En outre, dans ce dernier,
apparaissent diverses allusions à la première strophe,
façon de faire qui n'est pas particulière à
cette cantate ».
Page
449 : Citation du choral de Nicolaï dans la
cantate BWV 49/6.
C.
Role Avril 2011
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